Autoblog de reflets.infohttp://reflets.info/http://reflets.info/ Las Rebes : une ZAD dans les quartiers populairesa4c8f1da-bfe9-424e-a9d1-d6a7b0ff9bf9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20181005_170809_Las_Rebes___une_ZAD__dans_les_quartiers_populairesFri, 05 Oct 2018 17:08:09 +0200

Naissance, vie et mort de la première "Zone à défendre" axée sur les quartier déshérités.

Même en voyage, il est des nouvelles du pays qui interpellent. Qui obligent à ré-accorder de l'attention à son territoire, qui donne envie de s'exprimer. La tentative d'évacuation de Notre Dames des Landes a été une de ces nouvelles.

Reporterre

Cette évacuation a provoqué débat. Elle a montré des lignes de fracture dans la société entre les "pro" et "anti" évacuation. Entre ceux qui en ont marre des casseurs et ceux sont persuadés de voir accoucher un nouveau monde. Et puis mince, Reflets ne s'était pas encore exprimé sur le sujet ! Dans les situations comme celles-là, rien de tel que les vieux cartons. On y trouve toujours de petites pépites, des articles inachevés qui prennent du jour au lendemain, à nouveau, toute leur place dans l’actualité. Laisser moi vous conter une histoire de ZAD différente, locale et optimiste. Une histoire de construction dans le bon et le mauvais sens. Une histoire aujourd'hui achevée. Une histoire qui finit mal et qui pourtant peut,elle aussi,prétendre apporter sa voix dans le débat.

Retour sur le printemps 2016 et l'émergence du mouvement #NuitDebout.

Devant l'assemblée, sur la place de la Comédie à Montpellier, s'avancent deux associations : "Poumons verts" et "Les enfants de la colline". Elles témoignent d'une zone verte coincée au milieu des quartiers déshérités. Elles parlent d'habitants s'opposant aux camions et aux bulldozers. Elles en appellent à la solidarité de l'assemblée populaire et appellent de leur vœux une ZAD, rempart humain contre la béton. Le vote est lancé, le "Oui" l'emporte et le soir même une première caravane part s'installer sur place : la ZAD "Las Rebes"...

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Naissance, vie et mort de la première "Zone à défendre" axée sur les quartier déshérités.

Même en voyage, il est des nouvelles du pays qui interpellent. Qui obligent à ré-accorder de l'attention à son territoire, qui donne envie de s'exprimer. La tentative d'évacuation de Notre Dames des Landes a été une de ces nouvelles.

Reporterre

Cette évacuation a provoqué débat. Elle a montré des lignes de fracture dans la société entre les "pro" et "anti" évacuation. Entre ceux qui en ont marre des casseurs et ceux sont persuadés de voir accoucher un nouveau monde. Et puis mince, Reflets ne s'était pas encore exprimé sur le sujet ! Dans les situations comme celles-là, rien de tel que les vieux cartons. On y trouve toujours de petites pépites, des articles inachevés qui prennent du jour au lendemain, à nouveau, toute leur place dans l’actualité. Laisser moi vous conter une histoire de ZAD différente, locale et optimiste. Une histoire de construction dans le bon et le mauvais sens. Une histoire aujourd'hui achevée. Une histoire qui finit mal et qui pourtant peut,elle aussi,prétendre apporter sa voix dans le débat.

Retour sur le printemps 2016 et l'émergence du mouvement #NuitDebout.

Devant l'assemblée, sur la place de la Comédie à Montpellier, s'avancent deux associations : "Poumons verts" et "Les enfants de la colline". Elles témoignent d'une zone verte coincée au milieu des quartiers déshérités. Elles parlent d'habitants s'opposant aux camions et aux bulldozers. Elles en appellent à la solidarité de l'assemblée populaire et appellent de leur vœux une ZAD, rempart humain contre la béton. Le vote est lancé, le "Oui" l'emporte et le soir même une première caravane part s'installer sur place : la ZAD "Las Rebes"...

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La Chine et la Russie sont les grands méchants loups de la cyber-guerre6a9f1c06-0fbd-420e-a117-9bd158af9fe1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20181005_115546_La_Chine_et_la_Russie_sont_les_grands_mechants_loups_de_la_cyber-guerreFri, 05 Oct 2018 11:55:46 +0200

Oui, mais...

La Chine est accusée d'avoir implanté des micro-puces dans des serveurs livrés à Apple et Amazon. Le GRU russe a quant à lui voulu pirater l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Quand le sage montre la lune...

Image issue de l'album "Le secret de l'Espadon" - Edgar P. Jacobs - D.R.

Branle-bas de combat dans les chancelleries et dans les rédactions : les révélations se multiplient sur les velléités cyber-guerrières de la Chine et de la Russie. Comme si la supposée manipulation des élections américaines ou du Brexit n'avaient pas suffi à effrayer Mme Michu, on nous propose aujourd'hui des histoires abracadabrantes, "dignes de la guerre froide" ou d'un bon techno-thriller.

Ainsi, la Chine aurait installé des micro-puces sur des cartes mères de marque Supermicro, livrés à des sociétés comme Apple ou Amazon. Voilà le "péril jaune" au coeur de la cyber-économie cyber-marchande. Mme Michu et son mari se demandent immédiatement si sa liste d'achats sur Amazon s'est retrouvée entre les mains des agents du renseignement chinois. L'affaire a fait assez de bruit hier pour que l'action SuperMicro s'effondre de plus de 40% en bourse. Il y en a qui ont dû bien profiter de cette baisse... Apple et Amazon ont très vigoureusement démenti cette information dans la soirée d'hier.

Le GRU, service de renseignement militaire s'est quant à lui fait prendre la main dans le sac, ou plutôt le matériel informatique dans le coffre de la Citroën C3. Des agents du GRU avaient loué une voiture et truffé son coffre de matériel informatique visant à pirater le réseau de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à La Haye, aux Pays-Bas.

Voilà deux annonces qui pointent clairement d'où vient le danger. De la...

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Oui, mais...

La Chine est accusée d'avoir implanté des micro-puces dans des serveurs livrés à Apple et Amazon. Le GRU russe a quant à lui voulu pirater l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Quand le sage montre la lune...

Image issue de l'album "Le secret de l'Espadon" - Edgar P. Jacobs - D.R.

Branle-bas de combat dans les chancelleries et dans les rédactions : les révélations se multiplient sur les velléités cyber-guerrières de la Chine et de la Russie. Comme si la supposée manipulation des élections américaines ou du Brexit n'avaient pas suffi à effrayer Mme Michu, on nous propose aujourd'hui des histoires abracadabrantes, "dignes de la guerre froide" ou d'un bon techno-thriller.

Ainsi, la Chine aurait installé des micro-puces sur des cartes mères de marque Supermicro, livrés à des sociétés comme Apple ou Amazon. Voilà le "péril jaune" au coeur de la cyber-économie cyber-marchande. Mme Michu et son mari se demandent immédiatement si sa liste d'achats sur Amazon s'est retrouvée entre les mains des agents du renseignement chinois. L'affaire a fait assez de bruit hier pour que l'action SuperMicro s'effondre de plus de 40% en bourse. Il y en a qui ont dû bien profiter de cette baisse... Apple et Amazon ont très vigoureusement démenti cette information dans la soirée d'hier.

Le GRU, service de renseignement militaire s'est quant à lui fait prendre la main dans le sac, ou plutôt le matériel informatique dans le coffre de la Citroën C3. Des agents du GRU avaient loué une voiture et truffé son coffre de matériel informatique visant à pirater le réseau de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à La Haye, aux Pays-Bas.

Voilà deux annonces qui pointent clairement d'où vient le danger. De la...

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Rififi chez Les Républicains en Russie...7ce23ed3-89d1-4c33-b670-ad5c0a5d8a6fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20181004_164451_Rififi_chez_Les_Republicains_en_Russie...Thu, 04 Oct 2018 16:44:51 +0200

Les élections relancent les polémiques

Les élection à la tête de la délégation LR de Moscou approchent. Les tensions sont ravivées par cette échéance.

Alexis Tarrade - D.R. - D.R.

Le patron des Républicains à Moscou, Alexis Tarrade, est pris dans une curieuse affaire de revente de fichier confidentiel à une loge franc-maçonne, comme nous l'avions révélé sur Mediapart. Alors que de nouvelles élections se profilent, les rancœurs refont surface et les prétendants se déchirent par Facebook interposé.

Alexis Tarrade a fait irruption sur la scène politique locale après son installation en Russie en devenant LR Russie. Il n’avait pourtant aucune activité militante publique auparavant. Ce proche de Thierry Mariani a été installé parce que l'on a demandé à son prédécesseur Nicolas Megrelis de lui passer la main. « Megrelis ne faisait rien. Ses likes et ses retweets de La République en marche montraient bien qu’il était en train de changer de camp [ce qu’il a fait par la suite – ndlr], explique Mariani. Il n’y avait pas eu d’élection depuis six ans à Moscou. J’en ai provoqué une et il ne s’est pas représenté. Alexis Tarrade a gagné et même s’il est contesté, c’est un très bon responsable. »

Mais sur son temps libre, Alexis Tarrade, qui est également lié au sénateur Christophe-André Frassa, est aussi membre de la loge L’Entente parfaite de la Grande Loge de Russie, rattachée à la Grande Loge nationale de France. Il a été initié en Russie le 21 mai 2016. A l’époque, ses frères le présentait comme: «un homme libre, indépendant, dynamique et entreprenant dans l’âme avec beaucoup de générosité à partager et qui souhaite honnêtement s’améliorer et...

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Les élections relancent les polémiques

Les élection à la tête de la délégation LR de Moscou approchent. Les tensions sont ravivées par cette échéance.

Alexis Tarrade - D.R. - D.R.

Le patron des Républicains à Moscou, Alexis Tarrade, est pris dans une curieuse affaire de revente de fichier confidentiel à une loge franc-maçonne, comme nous l'avions révélé sur Mediapart. Alors que de nouvelles élections se profilent, les rancœurs refont surface et les prétendants se déchirent par Facebook interposé.

Alexis Tarrade a fait irruption sur la scène politique locale après son installation en Russie en devenant LR Russie. Il n’avait pourtant aucune activité militante publique auparavant. Ce proche de Thierry Mariani a été installé parce que l'on a demandé à son prédécesseur Nicolas Megrelis de lui passer la main. « Megrelis ne faisait rien. Ses likes et ses retweets de La République en marche montraient bien qu’il était en train de changer de camp [ce qu’il a fait par la suite – ndlr], explique Mariani. Il n’y avait pas eu d’élection depuis six ans à Moscou. J’en ai provoqué une et il ne s’est pas représenté. Alexis Tarrade a gagné et même s’il est contesté, c’est un très bon responsable. »

Mais sur son temps libre, Alexis Tarrade, qui est également lié au sénateur Christophe-André Frassa, est aussi membre de la loge L’Entente parfaite de la Grande Loge de Russie, rattachée à la Grande Loge nationale de France. Il a été initié en Russie le 21 mai 2016. A l’époque, ses frères le présentait comme: «un homme libre, indépendant, dynamique et entreprenant dans l’âme avec beaucoup de générosité à partager et qui souhaite honnêtement s’améliorer et...

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Florence Parly visite la DIRISI6857b930-35f2-4e63-b2f5-431503304e02http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20181001_223250_Florence_Parly_visite_la_DIRISIMon, 01 Oct 2018 22:32:50 +0200

Une visite "ouverte-fermée" pour la presse

Faire un petit tour dans un datacenter de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information, pourquoi pas. Mais l'Armée n'est pas surnommée "la grande muette pour rien"...

La Lumière Rouge - © Reflets - Citation Reflets.info requise

La ministre des Armées, Florence Parly, était en déplacement au Fort du Mont Valérien ce 1 octobre, en visite dans les locaux de la DIRISI. Elle était accompagnée de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, des apéros French Tech, et de BFM Tech. La presse était conviée à suivre cette visite. Ce type de déplacements est généralement d'une grande banalité, les discours prononcés sont creux et lénifiants. Bref, cela n'a aucun intérêt à part pour les ministres qui voient leur nom le lendemain dans le journal par la magie d'une dépêche d'agence.

Pas vraiment la tasse de thé de Reflets, bizarrement. Mais faire un petit tour dans l'un des quatre datacenters de la DIRISI, cela a un peu piqué notre curiosité. Pour plusieurs raisons. La première étant que la DIRISI est une cliente de longue date d'Amesys. Et qui sait, c'était peut-être l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'entité qui assure les communications de l'armée française, une sorte d'équivalent de la DISA ? Reflets a donc fait le déplacement.

Datacenter DIRISI - © Reflets - Citation Reflets.info requise
Datacenter DIRISI - Reflets - Citation Reflets.info requise

Mais c'était sans compter sur l'armée... Cette grande muette... Elle invite la presse mais l'encadre de très, très près. Pas question de poser des questions aux ministres. Pas question de prendre des photos de telle ou telle armoire, tout ça est sans doute secret-défense. Sauf pour la très grosse équipe de presse interne au ministère qui avait...

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Une visite "ouverte-fermée" pour la presse

Faire un petit tour dans un datacenter de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information, pourquoi pas. Mais l'Armée n'est pas surnommée "la grande muette pour rien"...

La Lumière Rouge - © Reflets - Citation Reflets.info requise

La ministre des Armées, Florence Parly, était en déplacement au Fort du Mont Valérien ce 1 octobre, en visite dans les locaux de la DIRISI. Elle était accompagnée de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, des apéros French Tech, et de BFM Tech. La presse était conviée à suivre cette visite. Ce type de déplacements est généralement d'une grande banalité, les discours prononcés sont creux et lénifiants. Bref, cela n'a aucun intérêt à part pour les ministres qui voient leur nom le lendemain dans le journal par la magie d'une dépêche d'agence.

Pas vraiment la tasse de thé de Reflets, bizarrement. Mais faire un petit tour dans l'un des quatre datacenters de la DIRISI, cela a un peu piqué notre curiosité. Pour plusieurs raisons. La première étant que la DIRISI est une cliente de longue date d'Amesys. Et qui sait, c'était peut-être l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'entité qui assure les communications de l'armée française, une sorte d'équivalent de la DISA ? Reflets a donc fait le déplacement.

Datacenter DIRISI - © Reflets - Citation Reflets.info requise
Datacenter DIRISI - Reflets - Citation Reflets.info requise

Mais c'était sans compter sur l'armée... Cette grande muette... Elle invite la presse mais l'encadre de très, très près. Pas question de poser des questions aux ministres. Pas question de prendre des photos de telle ou telle armoire, tout ça est sans doute secret-défense. Sauf pour la très grosse équipe de presse interne au ministère qui avait...

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Education Nationale : des évaluations chez Amazon ?267ddb9a-4289-49b3-adfd-96340046618fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180927_102237_Education_Nationale___des_evaluations_chez_Amazon__Thu, 27 Sep 2018 10:22:37 +0200

Oui, mais non

C’est un prof qui a lancé un petit pavé dans la marre sur Twitter : la plateforme qui permet à l’éducation nationale de procéder à ses « évaluations nationales » pour les élèves de CP, CE1, 6ème et de seconde est hébergé chez Amazon.

En fait, cette plateforme est gérée par un prestataire luxembourgeois, Open Assessment Technologies (OAT), qui utilise pour vendre ce service un hébergement sur les serveurs d’un des "GAFAM", en l’occurrence Amazon, via sa filiale d'hébergement Amazon Web Services. La polémique a rapidement enflé, à tel point que le service CheckNews de Libération a jugé utile de vérifier ces affirmations et que le ministère de l’éducation nationale a de son côté mis à jour sa page consacrée à ces évaluations, pour rassurer les parents des gamins. Les articles se succèdent, comme celui de Sud Radio dans lequel le syndicat Sud Éducation extrapole à un point inquiétant : « Nul doute qu'à l'instar d'autres multinationales qui proposent déjà ce type de dispositif, Amazon sera en mesure de proposer de nouveaux contrats lucratifs à l'Éducation nationale à l'aide de toutes ces données livrées gracieusement par le ministère ». On atteint un niveau d’incompréhension technique crasse. Amazon Web Services est un service de « cloud ». On loue des serveurs, on paye à l’utilisation. AWS ne propose pas de « contrats lucratifs à l’aide de données collectées ». Il est même probable qu’Amazon ignore que des données concernant les élèves français sont stockées sur les machines de sa filiale.

L'Etat économe ?

Sud Education n'aborde pas les questions de coût et pourtant, il est probable que si la tempête dans un verre d'eau transformée en tornade par la magie des...

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Oui, mais non

C’est un prof qui a lancé un petit pavé dans la marre sur Twitter : la plateforme qui permet à l’éducation nationale de procéder à ses « évaluations nationales » pour les élèves de CP, CE1, 6ème et de seconde est hébergé chez Amazon.

En fait, cette plateforme est gérée par un prestataire luxembourgeois, Open Assessment Technologies (OAT), qui utilise pour vendre ce service un hébergement sur les serveurs d’un des "GAFAM", en l’occurrence Amazon, via sa filiale d'hébergement Amazon Web Services. La polémique a rapidement enflé, à tel point que le service CheckNews de Libération a jugé utile de vérifier ces affirmations et que le ministère de l’éducation nationale a de son côté mis à jour sa page consacrée à ces évaluations, pour rassurer les parents des gamins. Les articles se succèdent, comme celui de Sud Radio dans lequel le syndicat Sud Éducation extrapole à un point inquiétant : « Nul doute qu'à l'instar d'autres multinationales qui proposent déjà ce type de dispositif, Amazon sera en mesure de proposer de nouveaux contrats lucratifs à l'Éducation nationale à l'aide de toutes ces données livrées gracieusement par le ministère ». On atteint un niveau d’incompréhension technique crasse. Amazon Web Services est un service de « cloud ». On loue des serveurs, on paye à l’utilisation. AWS ne propose pas de « contrats lucratifs à l’aide de données collectées ». Il est même probable qu’Amazon ignore que des données concernant les élèves français sont stockées sur les machines de sa filiale.

L'Etat économe ?

Sud Education n'aborde pas les questions de coût et pourtant, il est probable que si la tempête dans un verre d'eau transformée en tornade par la magie des...

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Macron et l’assurance chômagecc96d0df-cfd0-47fc-9240-762828e8c00dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180924_133101_Macron_et_l___assurance_chomageMon, 24 Sep 2018 13:31:01 +0200

Quand tu veux te débarrasser de ton chien…

Les négociations pour une réforme de l’assurance chômage doivent débuter sous peu entre le gouvernement et les « partenaires sociaux » pour faire faire 1,3 milliards d’euros d’économies annuelles à l’Unedic pendant 3 ans. Quand on sait comment se crée ce déficit, d’où viennent les bénéfices et quelles sont les prévisions budgétaires de l'Unedic, l'entourloupe est avérée.

Muriel Pénicaud, la force rouge d'Emmanuel : les chômeurs n'ont qu'à bien se tenir ! - Détournement sur Twitter - Twitter

Macron est un président très habile. Et la presse dans sa grande majorité, peu curieuse des réalités comptables de l'Unedic, lui déroule des tapis rouges. Pour la énième fois depuis le début de son mandat, le président ni gauche ni droite va donc encore enfumer la population afin de lui faire avaler une grosse pilule : celle de la "nécessaire" réforme des allocations chômage. En résumé : le déficit cumulé des caisses de l’Unedic est de plus de 35 milliards d’euros, il faut donc le faire baisser. Emmanuel Macron, via sa ministre DRH du Travail propose donc de faire faire des économies à l'Unedic, parce que bien entendu, quand on a une grosse dette il suffit de moins dépenser. Donc, moins indemniser les chômeurs, ou en moins grand nombre, ou moins longtemps ou différemment. Cette explication de comptabilité basique peut être comprise par un écolier de CE2. Et c’est bien le problème puisque la réalité est très différente de celle que donne à avaler le gouvernement français et la presse au public, jusqu'à aujourd'hui. Une réalité bien plus complexe à décrypter que ce que les connaissances d’un enfant de CE2 nécessitent.

Le pognon de dingue n’appartient pas à Macron ou à l’Etat… et pourtant…

Un premier point mérite d’être souligné pour les foules à qui on explique que le déficit de l’Unédic « c’est grave » : le pognon de dingue de la caisse d’assurance chômage n’est pas payé par des impôts ou des taxes, ce n’est pas un budget public mais une caisse...

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Quand tu veux te débarrasser de ton chien…

Les négociations pour une réforme de l’assurance chômage doivent débuter sous peu entre le gouvernement et les « partenaires sociaux » pour faire faire 1,3 milliards d’euros d’économies annuelles à l’Unedic pendant 3 ans. Quand on sait comment se crée ce déficit, d’où viennent les bénéfices et quelles sont les prévisions budgétaires de l'Unedic, l'entourloupe est avérée.

Muriel Pénicaud, la force rouge d'Emmanuel : les chômeurs n'ont qu'à bien se tenir ! - Détournement sur Twitter - Twitter

Macron est un président très habile. Et la presse dans sa grande majorité, peu curieuse des réalités comptables de l'Unedic, lui déroule des tapis rouges. Pour la énième fois depuis le début de son mandat, le président ni gauche ni droite va donc encore enfumer la population afin de lui faire avaler une grosse pilule : celle de la "nécessaire" réforme des allocations chômage. En résumé : le déficit cumulé des caisses de l’Unedic est de plus de 35 milliards d’euros, il faut donc le faire baisser. Emmanuel Macron, via sa ministre DRH du Travail propose donc de faire faire des économies à l'Unedic, parce que bien entendu, quand on a une grosse dette il suffit de moins dépenser. Donc, moins indemniser les chômeurs, ou en moins grand nombre, ou moins longtemps ou différemment. Cette explication de comptabilité basique peut être comprise par un écolier de CE2. Et c’est bien le problème puisque la réalité est très différente de celle que donne à avaler le gouvernement français et la presse au public, jusqu'à aujourd'hui. Une réalité bien plus complexe à décrypter que ce que les connaissances d’un enfant de CE2 nécessitent.

Le pognon de dingue n’appartient pas à Macron ou à l’Etat… et pourtant…

Un premier point mérite d’être souligné pour les foules à qui on explique que le déficit de l’Unédic « c’est grave » : le pognon de dingue de la caisse d’assurance chômage n’est pas payé par des impôts ou des taxes, ce n’est pas un budget public mais une caisse...

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Atos perd ses procès en diffamation contre une journaliste96d3054e-3cdd-44d2-ac89-7847fb65ac15http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180924_102508_Atos_perd_ses_proces_en_diffamation_contre_une_journalisteMon, 24 Sep 2018 10:25:08 +0200

Breton-La-Menace renvoyé à ses supercalculateurs

Thierry Breton n'aime pas que l'on parle en termes peu flatteurs de son entreprise et dégaine la menace de procès plus vite que son ombre. Il avait déclenché trois procédures bâillon contre Stéphanie Fontaine. Trois procès perdus.

Thierry Breton - Copyleft - CC-BY-3.0

Atos, cette entreprise formidable, devenue l'une des premières "entreprise de services du numérique" (en fait une SSII)... Elle est dirigée par Thierry Breton, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Chez Kitetoa.com, elle était bien connue pour ses boulettes informatiques à répétition. Chez Reflets.info, elle est connue pour son absorption de Bull et de sa filiale Amesys, délestée auparavant de son activité Eagle. Lorsque nous avions relevé que Thierry Breton avait choisi de conserver au sein de l'organigramme d'Atos Philippe Vannier, le patron d'Atos avait immédiatement mandaté son avocat pour qu'il nous envoie un courrier peu amène. L'instruction en cours devant le Pôle Crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, pour complicité de torture en raison de la vente d'un système d'interception du trafic Internet Libyen par Philippe Vannier, n'avait pas l'air d'inquiéter Thierry Breton. En revanche, un article qui en parlait... Stéphanie Fontaine, journaliste spécialiste des marchés publics et des radars automatiques, a quant à elle eu droit à trois procès pour diffamation. Cet article, et celui-ci dans l'Express avaient particulièrement fait tiquer l'irascible Atos.

Trois procès qui s'apparentent fort à des procès bâillons, trois relaxes, les deux dernières étant intervenues la semaine dernière.

Pour le premier procès, Atos a fait appel. Il est fort possible que...

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Breton-La-Menace renvoyé à ses supercalculateurs

Thierry Breton n'aime pas que l'on parle en termes peu flatteurs de son entreprise et dégaine la menace de procès plus vite que son ombre. Il avait déclenché trois procédures bâillon contre Stéphanie Fontaine. Trois procès perdus.

Thierry Breton - Copyleft - CC-BY-3.0

Atos, cette entreprise formidable, devenue l'une des premières "entreprise de services du numérique" (en fait une SSII)... Elle est dirigée par Thierry Breton, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Chez Kitetoa.com, elle était bien connue pour ses boulettes informatiques à répétition. Chez Reflets.info, elle est connue pour son absorption de Bull et de sa filiale Amesys, délestée auparavant de son activité Eagle. Lorsque nous avions relevé que Thierry Breton avait choisi de conserver au sein de l'organigramme d'Atos Philippe Vannier, le patron d'Atos avait immédiatement mandaté son avocat pour qu'il nous envoie un courrier peu amène. L'instruction en cours devant le Pôle Crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, pour complicité de torture en raison de la vente d'un système d'interception du trafic Internet Libyen par Philippe Vannier, n'avait pas l'air d'inquiéter Thierry Breton. En revanche, un article qui en parlait... Stéphanie Fontaine, journaliste spécialiste des marchés publics et des radars automatiques, a quant à elle eu droit à trois procès pour diffamation. Cet article, et celui-ci dans l'Express avaient particulièrement fait tiquer l'irascible Atos.

Trois procès qui s'apparentent fort à des procès bâillons, trois relaxes, les deux dernières étant intervenues la semaine dernière.

Pour le premier procès, Atos a fait appel. Il est fort possible que...

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L'hôpital Pinel révélateur du malaise de la psychiatrie en France69732709-2ede-4d56-a17e-eb472d292cfahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180919_220424_L_hopital_Pinel_revelateur_du_malaise_de_la_psychiatrie_en_FranceWed, 19 Sep 2018 22:04:24 +0200

Les personnels soignants campent devant l'établissement

Alors qu'Emmanuel Macron annonce un plan santé et invente le concept d'assistants médicaux, que s'appelerio "infirmiers", l'hôpital psy d'Amiens tente de survivre.

Campement des soignants devant l'hôpital - Jacques Duplessy - © Reflets

Devant l’entrée de l’hôpital psychiatrique Pinel à Amiens, les grévistes ont installé un campement improvisé: un barnum et une dizaine de tentes Quechua. C’est la fermeture d’un quatrième service qui a mis le feu aux poudres. «Les patients ont été transférés dans d’autres unités, raconte Priscilia, une infirmière non syndiquée. Nous avons du rajouter des lits dans des chambrespour entasser les patients. Celles prévues pour un lit sont passées à deux, celles conçues pour 2 en accueillent trois ou quatre.»

Après plus de 90 jours et, plus de 60 nuits devant l’hôpital, ils viennent d’obtenir une première petite victoire: une table-ronde le 25 septembre avec l’Agence régionale de la Santé (ARS) et tous les acteurs de la psychiatrie: personnel soignants, médecins, associations de familles et direction de l’hôpital. «Jusqu’à présent l’ARS refusait mais proposait de recevoir les acteurs séparément, déplore Chrystel Leclerc, la secrétaire de la CGT. C’était pour mieux les balader en tenant des discours différentssuivant à qui elle parle. Donc nous refusions.» Pour montrer leur détermination, ils ont occupé les locaux de l’ARS pendant trois jours, avant d’en être délogés par les policiers.

Hôpital Pinel - Revendications - Jacques Duplessy - © Reflets
Hôpital Pinel - Revendications - Jacques Duplessy - Reflets

Officiellement, l’hôpital Pinel a 208 lits auxquels il faut ajouter 30 lits de post-cure. «Dans la réalité, il y a 120% de sur-occupation, explique Priscilia. On a jusqu’à 28 patients dans des services prévus pour 20. Vous imaginez la...

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Les personnels soignants campent devant l'établissement

Alors qu'Emmanuel Macron annonce un plan santé et invente le concept d'assistants médicaux, que s'appelerio "infirmiers", l'hôpital psy d'Amiens tente de survivre.

Campement des soignants devant l'hôpital - Jacques Duplessy - © Reflets

Devant l’entrée de l’hôpital psychiatrique Pinel à Amiens, les grévistes ont installé un campement improvisé: un barnum et une dizaine de tentes Quechua. C’est la fermeture d’un quatrième service qui a mis le feu aux poudres. «Les patients ont été transférés dans d’autres unités, raconte Priscilia, une infirmière non syndiquée. Nous avons du rajouter des lits dans des chambrespour entasser les patients. Celles prévues pour un lit sont passées à deux, celles conçues pour 2 en accueillent trois ou quatre.»

Après plus de 90 jours et, plus de 60 nuits devant l’hôpital, ils viennent d’obtenir une première petite victoire: une table-ronde le 25 septembre avec l’Agence régionale de la Santé (ARS) et tous les acteurs de la psychiatrie: personnel soignants, médecins, associations de familles et direction de l’hôpital. «Jusqu’à présent l’ARS refusait mais proposait de recevoir les acteurs séparément, déplore Chrystel Leclerc, la secrétaire de la CGT. C’était pour mieux les balader en tenant des discours différentssuivant à qui elle parle. Donc nous refusions.» Pour montrer leur détermination, ils ont occupé les locaux de l’ARS pendant trois jours, avant d’en être délogés par les policiers.

Hôpital Pinel - Revendications - Jacques Duplessy - © Reflets
Hôpital Pinel - Revendications - Jacques Duplessy - Reflets

Officiellement, l’hôpital Pinel a 208 lits auxquels il faut ajouter 30 lits de post-cure. «Dans la réalité, il y a 120% de sur-occupation, explique Priscilia. On a jusqu’à 28 patients dans des services prévus pour 20. Vous imaginez la...

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Comment la directive Copyright va tuer les plateformes... 9382da82-edfd-40a7-9168-e55b60959a10http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180913_131800_Comment_la_directive_Copyright_va_tuer_les_plateformes..._Thu, 13 Sep 2018 13:18:00 +0200

On peut toujours rêver....

L'hégémonie de Google, de Facebook et de Twitter en matière d'hébergement et de "distribution" de contenus est évidente. Le vote de la directive pourrait avoir des effets de bord insoupçonnés, comme la re-décentralisation des contenus. Ou pas...

Plateformes variées - D.R.

Qu'ils soient arrivés sur Internet aux alentours de 2005, ou qu'ils soient des quiches (et souhaitent le rester) sur un plan technique, il y a une grande majorité d'internautes qui pensent que Google, c'est le Web, que le Web, c'est Internet et que le contenu ne peut être partagé que sur Facebook ou Twitter. Ils ne savent pas ce qu'est une URL, ne veulent retenir aucun nom de domaine parce que Internet (comprendre Google) les retrouve pour eux. Cette nouvelle génération succède à celle qui pensait, elle, qu'Internet, c'était le "e" bleu sur le bureau de leur ordinateur. A ceux-là, il est impossible d'expliquer des concepts comme la centralisation des contenus sur des plateformes incontrôlables, qui se nourrissent de leurs données personnelles pour mieux les vendre comme des produits, du "temps de cerveau disponible", comme le disait un dinosaure du siècle dernier. Impossible de leur expliquer que chacun peut construire sa propre plateforme de diffusion sur Internet, ce grand machin initialement décentralisé. Allez leur dire qu'il leur faut payer un hébergement, gérer soi-même ses mails, héberger ses données sur son propre espace disque distant, chiffrer, activer un fil RSS, paramétrer son propre lecteur de fils RSS, on en passe. Pas moyen. Trop compliqué. Et comment rester en contact avec ses amis à l'autre bout du monde sans Facebook ? C'est pas Internet, avec son mail, ses serveurs Web, son IRC qui va...

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On peut toujours rêver....

L'hégémonie de Google, de Facebook et de Twitter en matière d'hébergement et de "distribution" de contenus est évidente. Le vote de la directive pourrait avoir des effets de bord insoupçonnés, comme la re-décentralisation des contenus. Ou pas...

Plateformes variées - D.R.

Qu'ils soient arrivés sur Internet aux alentours de 2005, ou qu'ils soient des quiches (et souhaitent le rester) sur un plan technique, il y a une grande majorité d'internautes qui pensent que Google, c'est le Web, que le Web, c'est Internet et que le contenu ne peut être partagé que sur Facebook ou Twitter. Ils ne savent pas ce qu'est une URL, ne veulent retenir aucun nom de domaine parce que Internet (comprendre Google) les retrouve pour eux. Cette nouvelle génération succède à celle qui pensait, elle, qu'Internet, c'était le "e" bleu sur le bureau de leur ordinateur. A ceux-là, il est impossible d'expliquer des concepts comme la centralisation des contenus sur des plateformes incontrôlables, qui se nourrissent de leurs données personnelles pour mieux les vendre comme des produits, du "temps de cerveau disponible", comme le disait un dinosaure du siècle dernier. Impossible de leur expliquer que chacun peut construire sa propre plateforme de diffusion sur Internet, ce grand machin initialement décentralisé. Allez leur dire qu'il leur faut payer un hébergement, gérer soi-même ses mails, héberger ses données sur son propre espace disque distant, chiffrer, activer un fil RSS, paramétrer son propre lecteur de fils RSS, on en passe. Pas moyen. Trop compliqué. Et comment rester en contact avec ses amis à l'autre bout du monde sans Facebook ? C'est pas Internet, avec son mail, ses serveurs Web, son IRC qui va...

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Apparences, réalité, attention, Facebook et Twitter sont dans un bateaua51bc904-5333-441c-891f-35e2c6ae124ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180911_174721_Apparences__realite__attention__Facebook_et_Twitter_sont_dans_un_bateauTue, 11 Sep 2018 17:47:21 +0200

On se demande qui tombe à l'eau...

L'époque est aux apparences, qui comptent plus que la réalité. Twitter ou Facebook jouent un rôle prépondérant, comme les agences de presse dans les années 80, et travestissent la réalité tout en faisant perdre de vue à ses utilisateurs les points d'attention nécessaires

Kim Phúc photographiée par Kim Phúc le 6 juin 1972 - Nick U - © AP

Drôle de mélange que celui qui gouverne l'information au XXIème siècle. Les plus vieux se souviennent de la loi de proximité qui contribuait à modifier la perception des événements. Ce qui est proche de nos lecteurs, les touche (intéresse ?) plus que ce qui est loin. Bilan, 10000 morts en Inde, c'est une brève ou un filet, le chien du président français qui se casse une patte, c'est un article de Une, coco. De cette loi, découle la hiérarchie de l'information. Chaque média classe les événements en fonction de leur importance, aux yeux du directeur de la rédaction. Les temps ont changé. Et ce n'est pas forcément mieux.

La course à l'immédiateté a nettement accéléré son rythme avec l'arrivée d'Internet et plus particulièrement des réseaux sociaux. Au siècle dernier, les agences de presse crachaient leurs dépêches sur des téléscripteurs, des gens découpaient à la main ces rouleaux infinis de papier et déposaient les dépêches sur les bureaux des journalistes. Ces derniers validaient l'information si besoin, prenaient des contacts pour les enrichir. Aujourd'hui, les dépêches papier ont laissé la place aux écrans depuis le milieu des années 90 et un tweet peut déclencher toute une série d'articles, sans que personne ne vérifie plus rien. Les canulars ne sont pas une nouveauté de ce siècle, mais leur réussite renforcée intrigue. Ainsi ce tweet annonçant la mort de Costa-Gavras qui a généré toute une tripotée d'articles et de...

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On se demande qui tombe à l'eau...

L'époque est aux apparences, qui comptent plus que la réalité. Twitter ou Facebook jouent un rôle prépondérant, comme les agences de presse dans les années 80, et travestissent la réalité tout en faisant perdre de vue à ses utilisateurs les points d'attention nécessaires

Kim Phúc photographiée par Kim Phúc le 6 juin 1972 - Nick U - © AP

Drôle de mélange que celui qui gouverne l'information au XXIème siècle. Les plus vieux se souviennent de la loi de proximité qui contribuait à modifier la perception des événements. Ce qui est proche de nos lecteurs, les touche (intéresse ?) plus que ce qui est loin. Bilan, 10000 morts en Inde, c'est une brève ou un filet, le chien du président français qui se casse une patte, c'est un article de Une, coco. De cette loi, découle la hiérarchie de l'information. Chaque média classe les événements en fonction de leur importance, aux yeux du directeur de la rédaction. Les temps ont changé. Et ce n'est pas forcément mieux.

La course à l'immédiateté a nettement accéléré son rythme avec l'arrivée d'Internet et plus particulièrement des réseaux sociaux. Au siècle dernier, les agences de presse crachaient leurs dépêches sur des téléscripteurs, des gens découpaient à la main ces rouleaux infinis de papier et déposaient les dépêches sur les bureaux des journalistes. Ces derniers validaient l'information si besoin, prenaient des contacts pour les enrichir. Aujourd'hui, les dépêches papier ont laissé la place aux écrans depuis le milieu des années 90 et un tweet peut déclencher toute une série d'articles, sans que personne ne vérifie plus rien. Les canulars ne sont pas une nouveauté de ce siècle, mais leur réussite renforcée intrigue. Ainsi ce tweet annonçant la mort de Costa-Gavras qui a généré toute une tripotée d'articles et de...

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Europe : des robocopyrights et des droits voisins pour la presseaa67ea3a-bb5e-464f-81a7-55a4e28af283http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180910_091546_Europe___des_robocopyrights_et_des_droits_voisins_pour_la_presseMon, 10 Sep 2018 09:15:46 +0200

Les idiots utiles ne sont peut-être pas là où l'on pense

Le 12 septembre, le Parlement européen votera (ou pas) le projet de directive européenne "copyright" qui suscite des débats passionnés.

L'essentiel des débats se cristallise autour de deux articles de la directive « Droit d'auteur dans le marché unique ». L'article 13 entend imposer aux plus grandes plateformes un filtrage automatisé des contenus mis en ligne par les utilisateurs afin de protéger le sacro-saint droit d'auteur. L'article 11, quant à lui, entend mettre en œuvre un droit voisin pour les éditeurs de presse. Jamais avares en matière de paille et de poutre, les ayant-droits de l'industrie culturelle et certains éditeurs de presse, comme cette agence de presse tout à sa neutralité qui n'hésite pas à faire passer sa propagande pour une « actualité » ou à faire dans le pathos, accusent les « GAFA » d'être à l'origine d'un lobbying intense contre le projet de directive. Les arguments des défenseurs des libertés sur Internet et, de façon plus générale, ceux des opposants sont, au mieux, ignorés. Au pire, ils sont assimilés à des idiots utiles des géants de l'Internet, l'artifice réthorique visant à réduire le débats à une oppositions entre méchants GAFA et gentils créateurs et journalistes.

Une presse libre et indépendante près de chez votre député
Une presse libre et indépendante près de chez votre député

Des robocopyrights et des idiots utiles

L'article 13 vise donc à imposer aux « plateformes » la mise en place d'outils permettant de filtrer les contenus protégés par un copyright de manière automatique. En théorie, il s'agit de combattre l'évasion des revenus des ayants-droit lorsque leurs...

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Les idiots utiles ne sont peut-être pas là où l'on pense

Le 12 septembre, le Parlement européen votera (ou pas) le projet de directive européenne "copyright" qui suscite des débats passionnés.

L'essentiel des débats se cristallise autour de deux articles de la directive « Droit d'auteur dans le marché unique ». L'article 13 entend imposer aux plus grandes plateformes un filtrage automatisé des contenus mis en ligne par les utilisateurs afin de protéger le sacro-saint droit d'auteur. L'article 11, quant à lui, entend mettre en œuvre un droit voisin pour les éditeurs de presse. Jamais avares en matière de paille et de poutre, les ayant-droits de l'industrie culturelle et certains éditeurs de presse, comme cette agence de presse tout à sa neutralité qui n'hésite pas à faire passer sa propagande pour une « actualité » ou à faire dans le pathos, accusent les « GAFA » d'être à l'origine d'un lobbying intense contre le projet de directive. Les arguments des défenseurs des libertés sur Internet et, de façon plus générale, ceux des opposants sont, au mieux, ignorés. Au pire, ils sont assimilés à des idiots utiles des géants de l'Internet, l'artifice réthorique visant à réduire le débats à une oppositions entre méchants GAFA et gentils créateurs et journalistes.

Une presse libre et indépendante près de chez votre député
Une presse libre et indépendante près de chez votre député

Des robocopyrights et des idiots utiles

L'article 13 vise donc à imposer aux « plateformes » la mise en place d'outils permettant de filtrer les contenus protégés par un copyright de manière automatique. En théorie, il s'agit de combattre l'évasion des revenus des ayants-droit lorsque leurs...

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Effondrement de la civilisation : social, environnement et économie dans le même bateau ?3ddb7570-5c11-477a-9b9b-ce2211a161ebhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180905_193611_Effondrement_de_la_civilisation___social__environnement_et_economie_dans_le_meme_bateau__Wed, 05 Sep 2018 19:36:11 +0200

Du rapport Meadows au modèle "Human And Nature Dynamical"

Depuis 1972, avec le rapport du Club de Rome commandé à Dennis Meadows du MIT, la fin de la civilisation industrielle est annoncée pour 2020-2030. 46 ans plus tard, le début de la fin a commencé, confirmé par d'autres modèles informatiques. Bienvenue dans un monde finissant.

Copie d'écran du jeu "The Last of us" - Screenshot de Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=wcNvgK-Y4Gc

La collapsologie a été définie en 2015 et si elle n’est pas une science en tant que telle, elle met à contribution de nombreux domaines d’études permettant de vérifier et prédire l’écroulement de la — désormais unique — civilisation humaine basée sur un système économique commun, le « capitalisme mondialisée » ou ultra-libéralisme, néo-libéralisme, économie financiarisée [cochez la case de votre choix]. La démission de Nicolas Hulot n'est pas étrangère aux travaux de modélisation informatique annonçant la fin du monde industriel en cours, le ministre étant très au fait des rapports scientifiques qui circulent sur le sujet.

Mais ce n’est pas la première fois que des chercheurs tentent d’observer l’aspect systémique des sociétés humaines modernes dans leur dimension d’auto-destruction possible. Le célèbre rapport du Club de Rome de 1972 (The Limit to Growth, Dennis Meadowhall, MIT) annonçait déjà une limite au développement humain sur Terre, menant d’après les modèles de l’époque, à un « écroulement général de la civilisation industrielle » dans la première moitié du XXIème siècle. Ce rapport basé sur un modèle informatique, le World3, a été révisé et confirmé dans ses conclusions en 1993 puis en 2004.

Modèle World3
Modèle World3
(infographie : article "1972, le rapport du club de Rome", par Pablo Servigne, plusconscient.net)

A l’époque, les ressources énergétiques — dont le pétrole au premier chef — étaient un facteur important du futur effondrement. Mais la démographie et...

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Du rapport Meadows au modèle "Human And Nature Dynamical"

Depuis 1972, avec le rapport du Club de Rome commandé à Dennis Meadows du MIT, la fin de la civilisation industrielle est annoncée pour 2020-2030. 46 ans plus tard, le début de la fin a commencé, confirmé par d'autres modèles informatiques. Bienvenue dans un monde finissant.

Copie d'écran du jeu "The Last of us" - Screenshot de Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=wcNvgK-Y4Gc

La collapsologie a été définie en 2015 et si elle n’est pas une science en tant que telle, elle met à contribution de nombreux domaines d’études permettant de vérifier et prédire l’écroulement de la — désormais unique — civilisation humaine basée sur un système économique commun, le « capitalisme mondialisée » ou ultra-libéralisme, néo-libéralisme, économie financiarisée [cochez la case de votre choix]. La démission de Nicolas Hulot n'est pas étrangère aux travaux de modélisation informatique annonçant la fin du monde industriel en cours, le ministre étant très au fait des rapports scientifiques qui circulent sur le sujet.

Mais ce n’est pas la première fois que des chercheurs tentent d’observer l’aspect systémique des sociétés humaines modernes dans leur dimension d’auto-destruction possible. Le célèbre rapport du Club de Rome de 1972 (The Limit to Growth, Dennis Meadowhall, MIT) annonçait déjà une limite au développement humain sur Terre, menant d’après les modèles de l’époque, à un « écroulement général de la civilisation industrielle » dans la première moitié du XXIème siècle. Ce rapport basé sur un modèle informatique, le World3, a été révisé et confirmé dans ses conclusions en 1993 puis en 2004.

Modèle World3
Modèle World3
(infographie : article "1972, le rapport du club de Rome", par Pablo Servigne, plusconscient.net)

A l’époque, les ressources énergétiques — dont le pétrole au premier chef — étaient un facteur important du futur effondrement. Mais la démographie et...

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Thierry Coste sans foi ni loi, et sans Hulotc3794867-9298-424b-971b-ba5f87eb8285http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180901_150443_Thierry_Coste_sans_foi_ni_loi__et_sans_HulotSat, 01 Sep 2018 15:04:43 +0200

Le lobbyiste des chasseurs aurait précipité le départ du ministre

Il est l’homme par qui le scandale serait arrivé. Thierry Coste, 62 ans, lobbyiste assumé. Sa présence à l’Elysée lors d’une réunion sur la chasse aurait précipité la décision de démission que Nicolas Hulot murissait depuis l’été. Portrait de l’homme qui l’aurait fait basculer...

Thierry Coste - Isabelle Souquet - © Reflets

Dans ce café très chic de l’Esplanade des Invalides – nappes blanches en terrasse, tentures de velours bleu canard, serveurs empressés - il est chez lui. Il appelle les serveurs par leur prénom, demande à ce qu’on lui réserve la petite salle pour l’interview, dès qu’elle sera libérée par la réunion d’une ambassade voisine. Ici, à deux pas de l’Assemblée et de son bureau de la rue de Varenne, il est chez lui, comme le sont beaucoup de députés, chefs d’entreprises et de « cabinets d’affaires publiques » - le nom pudique des lobbyistes - dont c’est un repaire habituel. On en croisera un certain nombre, d’ailleurs, le temps de l’interview. Qu’il ne manquera pas de saluer. C’est un des royaumes de l’entre soi.

Thierry Coste, 62 ans, grand sourire et yeux acier, a la poignée de main ferme et franche. Etre interviewé l’amuse visiblement beaucoup. L’homme ne craint ni la lumière, ni le micro, ni l’appareil photo. Le ton est vite donné, et il est cash. « Je suis un mercenaire et je l’assume. Je défends les intérêts de gens qui me payent pour ça ».

Sur ses méthodes aussi l’homme est assez disert, et tout aussi direct. « Mon métier c’est d’abord de faire beaucoup d’investigation, de renseignements et d’en chercher dans les groupes de pression opposés ». Et d’expliquer qu’une de ses spécialités c’est d’infiltrer les organismes qui peuvent « nuire » à ses clients : associations de consommateurs, O.N.G. environnementales, syndicats, en y faisant, si possible, embaucher undercover des...

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Le lobbyiste des chasseurs aurait précipité le départ du ministre

Il est l’homme par qui le scandale serait arrivé. Thierry Coste, 62 ans, lobbyiste assumé. Sa présence à l’Elysée lors d’une réunion sur la chasse aurait précipité la décision de démission que Nicolas Hulot murissait depuis l’été. Portrait de l’homme qui l’aurait fait basculer...

Thierry Coste - Isabelle Souquet - © Reflets

Dans ce café très chic de l’Esplanade des Invalides – nappes blanches en terrasse, tentures de velours bleu canard, serveurs empressés - il est chez lui. Il appelle les serveurs par leur prénom, demande à ce qu’on lui réserve la petite salle pour l’interview, dès qu’elle sera libérée par la réunion d’une ambassade voisine. Ici, à deux pas de l’Assemblée et de son bureau de la rue de Varenne, il est chez lui, comme le sont beaucoup de députés, chefs d’entreprises et de « cabinets d’affaires publiques » - le nom pudique des lobbyistes - dont c’est un repaire habituel. On en croisera un certain nombre, d’ailleurs, le temps de l’interview. Qu’il ne manquera pas de saluer. C’est un des royaumes de l’entre soi.

Thierry Coste, 62 ans, grand sourire et yeux acier, a la poignée de main ferme et franche. Etre interviewé l’amuse visiblement beaucoup. L’homme ne craint ni la lumière, ni le micro, ni l’appareil photo. Le ton est vite donné, et il est cash. « Je suis un mercenaire et je l’assume. Je défends les intérêts de gens qui me payent pour ça ».

Sur ses méthodes aussi l’homme est assez disert, et tout aussi direct. « Mon métier c’est d’abord de faire beaucoup d’investigation, de renseignements et d’en chercher dans les groupes de pression opposés ». Et d’expliquer qu’une de ses spécialités c’est d’infiltrer les organismes qui peuvent « nuire » à ses clients : associations de consommateurs, O.N.G. environnementales, syndicats, en y faisant, si possible, embaucher undercover des...

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Le long sanglot profiteur du Hulot des bois 7e044ceb-0d0d-4ca9-a70f-b6274a62a9a3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180830_174448_Le_long_sanglot_profiteur_du_Hulot_des_bois_Thu, 30 Aug 2018 17:44:48 +0200

(pris à son propre piège)

La démission du Hulot des bois est très intéressante à plusieurs titres. L'un d'eux est la démonstration brutale que ceux qui sont censés résoudre les problèmes en sont la cause.

Tweet de Ouest France pendant l'interview-démission de Hulot sur France Inter ce 28 août 2018 - Twitter

Hulot a été «émouvant». Sa démission en direct ce mardi 28 août 2018 est un «coup de tonnerre», un «avertissement» à tous, un acte de responsabilité qui devrait «nous ouvrir les yeux» sur la terrible voie dans laquelle nous sommes engagés. Car c’est «la fin du monde si on continue à ne pas faire assez pour le sauver» qui nous a été annoncée par le ministre de l’écologie. Un monde qu’il a tenté de protéger en vain, selon lui, durant plus d’un an, et qui — malgré la profonde admiration qu’il a pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe, renouvelée en direct sur Inter — n’a pas pu l’être. C'est triste. Et émouvant à la fois.

L’ex présentateur de TF1 sponsorisé par Rhône-Poulenc, bénéficiaire des royalties de la marque de shampoings «Ushuaia» via une société conseil, Eole — shampoings réputés pour leurs perturbateurs endocriniens et dont les flacons plastiques encombrent les océans (mais aussi président de sa fondation de protection de l’environnement subventionnée par EDF, Veolia et Vinci), a fait des constats terribles en direct sur «l’incompatibilité entre le système libéral et l’arrêt de la destruction de la planète».

"En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d'affaire par an. Une machine à cash pour l'écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9% des parts."

Un éclairage politico-économique que les auditeurs de la chaîne publique n’avaient pas...

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(pris à son propre piège)

La démission du Hulot des bois est très intéressante à plusieurs titres. L'un d'eux est la démonstration brutale que ceux qui sont censés résoudre les problèmes en sont la cause.

Tweet de Ouest France pendant l'interview-démission de Hulot sur France Inter ce 28 août 2018 - Twitter

Hulot a été «émouvant». Sa démission en direct ce mardi 28 août 2018 est un «coup de tonnerre», un «avertissement» à tous, un acte de responsabilité qui devrait «nous ouvrir les yeux» sur la terrible voie dans laquelle nous sommes engagés. Car c’est «la fin du monde si on continue à ne pas faire assez pour le sauver» qui nous a été annoncée par le ministre de l’écologie. Un monde qu’il a tenté de protéger en vain, selon lui, durant plus d’un an, et qui — malgré la profonde admiration qu’il a pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe, renouvelée en direct sur Inter — n’a pas pu l’être. C'est triste. Et émouvant à la fois.

L’ex présentateur de TF1 sponsorisé par Rhône-Poulenc, bénéficiaire des royalties de la marque de shampoings «Ushuaia» via une société conseil, Eole — shampoings réputés pour leurs perturbateurs endocriniens et dont les flacons plastiques encombrent les océans (mais aussi président de sa fondation de protection de l’environnement subventionnée par EDF, Veolia et Vinci), a fait des constats terribles en direct sur «l’incompatibilité entre le système libéral et l’arrêt de la destruction de la planète».

"En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d'affaire par an. Une machine à cash pour l'écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9% des parts."

Un éclairage politico-économique que les auditeurs de la chaîne publique n’avaient pas...

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Alerte : la cryptographie sera bientôt illégale9d4d6f9b-0f81-4bbe-8aeb-7e7b5989f3e5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180825_160922_Alerte___la_cryptographie_sera_bientot_illegaleSat, 25 Aug 2018 16:09:22 +0200

C'est vrai puisque c'est écrit sur Twitter

Au Bar des Amis, Paulo, accoudé au comptoir nous explique que les Etats devraient pouvoir écouter toutes les conversations chiffrées et que d'ailleurs, si un Etat le voulait vraiment, s'en serait fini de la crypto, qui serait d'ailleurs cassée aisément...

Phil Zimmermann, papa de PGP - Matt Crypto - CC BY-SA 3.0

Bon... accrochez-vous, saycompliqué... Tout part d'un tweet de l'inénarrable Laurent Alexandre qui fait sa pub pour une de ses chroniques dans L'Express : "La contre-révolution numérique". En résumé notre urologue reconverti en expert de l'intelligence artificielle nous explique que ceux qui croyaient, aux débuts d'Internet, que le réseau allait booster la démocratie étaient des enfants utopistes, naïfs. Et oui, aujourd'hui, nous explique Laurent Alexandre, "Le Web est devenu un outil majeur de désinformation et de contrôle policier. Il n'a pas élargi les libertés politiques ni tué les régimes autoritaires. Bien au contraire : outil d'émancipation politique entre 1995 et 2005, il est maintenant un allié majeur des régimes autoritaires, dont les trois piliers - la censure, la propagande et la surveillance - sont facilités par les technologies numériques.". La douche froide.

Et de donner quelques exemples : "Les lois sécuritaires ont réduit les libertés numériques et permettent la surveillance de masse sous prétexte de lutte antiterroriste. Les blocages des comptes Twitter et Facebook à la demande de l'Etat français se multiplient".

Les lecteurs de Reflets le savent depuis 2011, les Etats, et la France en particulier, ont déployé des systèmes permettant des interceptions de masse sur le réseau. Laurent Alexandre semble découvrir en 2018 que tout n'est pas rose en matière de surveillance.

Mais son bagage...

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C'est vrai puisque c'est écrit sur Twitter

Au Bar des Amis, Paulo, accoudé au comptoir nous explique que les Etats devraient pouvoir écouter toutes les conversations chiffrées et que d'ailleurs, si un Etat le voulait vraiment, s'en serait fini de la crypto, qui serait d'ailleurs cassée aisément...

Phil Zimmermann, papa de PGP - Matt Crypto - CC BY-SA 3.0

Bon... accrochez-vous, saycompliqué... Tout part d'un tweet de l'inénarrable Laurent Alexandre qui fait sa pub pour une de ses chroniques dans L'Express : "La contre-révolution numérique". En résumé notre urologue reconverti en expert de l'intelligence artificielle nous explique que ceux qui croyaient, aux débuts d'Internet, que le réseau allait booster la démocratie étaient des enfants utopistes, naïfs. Et oui, aujourd'hui, nous explique Laurent Alexandre, "Le Web est devenu un outil majeur de désinformation et de contrôle policier. Il n'a pas élargi les libertés politiques ni tué les régimes autoritaires. Bien au contraire : outil d'émancipation politique entre 1995 et 2005, il est maintenant un allié majeur des régimes autoritaires, dont les trois piliers - la censure, la propagande et la surveillance - sont facilités par les technologies numériques.". La douche froide.

Et de donner quelques exemples : "Les lois sécuritaires ont réduit les libertés numériques et permettent la surveillance de masse sous prétexte de lutte antiterroriste. Les blocages des comptes Twitter et Facebook à la demande de l'Etat français se multiplient".

Les lecteurs de Reflets le savent depuis 2011, les Etats, et la France en particulier, ont déployé des systèmes permettant des interceptions de masse sur le réseau. Laurent Alexandre semble découvrir en 2018 que tout n'est pas rose en matière de surveillance.

Mais son bagage...

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Des malwares dans les apps bancaires ?420e2c83-3b71-4dfc-a6c6-187ce9ae88e4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180821_173421_Des_malwares_dans_les_apps_bancaires__Tue, 21 Aug 2018 17:34:21 +0200

Quand la cybermenace monte en puissance à la vitesse d'une moule lancée au galop

La communication, ça coûte cher, peuchère. Du coup, pour se faire de la pub à peu de frais, les boîtes ont trouvé la martingale : pondre un livre blanc ou une étude avec un sujet bien clickbait.

Moule zébrée - F. Lamiot - CC BY-SA 1.0

Cette fois, c'est Kaspersky qui s'y colle. Et ça donne un très long article dans les Echos "La cybermenace monte en puissance sur les applications bancaires". Bingo. Pub gratuite assurée. Décortiquons un peu ce papier des Echos.

On comprend dès le titre que ça chauffe du côté de la cybermenace et des apps bancaires. Oui mais à quel point ? Eh bien c'est grâve, selon Kaspersky : "Au deuxième trimestre, cette menace a atteint un pic historique : selon les données collectées par Kaspersky auprès de ses clients dans le monde, le nombre d'installations de logiciels malveillants de type « cheval de Troie bancaire » dans les smartphones a triplé par rapport au premier trimestre pour atteindre 61.045". Les installations de chevaux de Troie ont donc triplé au deuxième trimestre. Mais pour atteindre le chiffre assez faible de 61.045 installations détectées. A l'échelle mondiale, ça ne fait pas grand chose, sachant que, selon les estimations de l'International Telecommunication Union, le nombre d'abonnements mobiles est proche de 7,7 milliards fin 2017. Toujours selon Kaspersky, environ 600 détenteurs de téléphones mobiles français se sont fait avoir par un cheval de Troie visant les données bancaires.

Mais attention, ça se complique. Il parait, nous explique les Echos, que certains malwares peuvent même embarquer le détenteur de téléphone dans une attaque de type DDoS et submerger les serveurs d'une banque. Techniquement, ce...

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Quand la cybermenace monte en puissance à la vitesse d'une moule lancée au galop

La communication, ça coûte cher, peuchère. Du coup, pour se faire de la pub à peu de frais, les boîtes ont trouvé la martingale : pondre un livre blanc ou une étude avec un sujet bien clickbait.

Moule zébrée - F. Lamiot - CC BY-SA 1.0

Cette fois, c'est Kaspersky qui s'y colle. Et ça donne un très long article dans les Echos "La cybermenace monte en puissance sur les applications bancaires". Bingo. Pub gratuite assurée. Décortiquons un peu ce papier des Echos.

On comprend dès le titre que ça chauffe du côté de la cybermenace et des apps bancaires. Oui mais à quel point ? Eh bien c'est grâve, selon Kaspersky : "Au deuxième trimestre, cette menace a atteint un pic historique : selon les données collectées par Kaspersky auprès de ses clients dans le monde, le nombre d'installations de logiciels malveillants de type « cheval de Troie bancaire » dans les smartphones a triplé par rapport au premier trimestre pour atteindre 61.045". Les installations de chevaux de Troie ont donc triplé au deuxième trimestre. Mais pour atteindre le chiffre assez faible de 61.045 installations détectées. A l'échelle mondiale, ça ne fait pas grand chose, sachant que, selon les estimations de l'International Telecommunication Union, le nombre d'abonnements mobiles est proche de 7,7 milliards fin 2017. Toujours selon Kaspersky, environ 600 détenteurs de téléphones mobiles français se sont fait avoir par un cheval de Troie visant les données bancaires.

Mais attention, ça se complique. Il parait, nous explique les Echos, que certains malwares peuvent même embarquer le détenteur de téléphone dans une attaque de type DDoS et submerger les serveurs d'une banque. Techniquement, ce...

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Facebook vs DOJ : Messenger dans la mouise ?08a52c85-2636-4628-b422-4dfca09b7b56http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180818_193444_Facebook_vs_DOJ___Messenger_dans_la_mouise__Sat, 18 Aug 2018 19:34:44 +0200

Chiffré de bout-en-bout, pas si sûr…

Dans le dernier épisode des « cryptowars », c'est au tour de Facebook de se retrouver opposé au gouvernement états-uniens, dans une affaire où il est, encore une fois, question de cryptographie.

Department of Justice - Coolcaesar - CC BY-SA 3.0

C'est l'agence Reuters qui révélait, hier, un conflit juridique opposant le Département de la justice (DOJ) et le géant des réseaux sociaux. D'après Reuters, dans une affaire qui n'est pas sans rappeler celle dans laquelle s'affrontaient le FBI et Apple, les autorités demandent en effet à Facebook sa collaboration pour l'interception des communications d'un suspect via l'application de messagerie instantanée Messenger.

La demande du DOJ porte précisément sur la fonctionnalité « voix » de la messagerie, c'est un point d'importance. Comme Apple avant elle, la société Facebook se défend d'être en capacité de répondre favorablement à cette demande, en avançant que les communications sur Messenger sont chiffrées de bout-en-bout.

En effet, il existe deux catégories de chiffrement. Dans le cas du chiffrement de « transport », les informations ne sont rendues confidentielles que pendant leur acheminement entre le client et le serveur, en « flux », et sont déchiffrées aux « extrémités ». Les opérateurs des serveurs ont alors accès « en clair » aux communications. Dans le cas du chiffrement dit « de bout-en-bout », seuls les participants à la conversation disposent des clés de secrètes utilisées pour le chiffrement. Les serveurs jouent alors le rôle de « passe-plat » et, à l'exception des métadonnées — qui parle à qui, à quelle heure, etc. — n'ont accès à rien. On pourra rétorquer que les métadonnées sont bavardes, ce qui est vrai,...

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Chiffré de bout-en-bout, pas si sûr…

Dans le dernier épisode des « cryptowars », c'est au tour de Facebook de se retrouver opposé au gouvernement états-uniens, dans une affaire où il est, encore une fois, question de cryptographie.

Department of Justice - Coolcaesar - CC BY-SA 3.0

C'est l'agence Reuters qui révélait, hier, un conflit juridique opposant le Département de la justice (DOJ) et le géant des réseaux sociaux. D'après Reuters, dans une affaire qui n'est pas sans rappeler celle dans laquelle s'affrontaient le FBI et Apple, les autorités demandent en effet à Facebook sa collaboration pour l'interception des communications d'un suspect via l'application de messagerie instantanée Messenger.

La demande du DOJ porte précisément sur la fonctionnalité « voix » de la messagerie, c'est un point d'importance. Comme Apple avant elle, la société Facebook se défend d'être en capacité de répondre favorablement à cette demande, en avançant que les communications sur Messenger sont chiffrées de bout-en-bout.

En effet, il existe deux catégories de chiffrement. Dans le cas du chiffrement de « transport », les informations ne sont rendues confidentielles que pendant leur acheminement entre le client et le serveur, en « flux », et sont déchiffrées aux « extrémités ». Les opérateurs des serveurs ont alors accès « en clair » aux communications. Dans le cas du chiffrement dit « de bout-en-bout », seuls les participants à la conversation disposent des clés de secrètes utilisées pour le chiffrement. Les serveurs jouent alors le rôle de « passe-plat » et, à l'exception des métadonnées — qui parle à qui, à quelle heure, etc. — n'ont accès à rien. On pourra rétorquer que les métadonnées sont bavardes, ce qui est vrai,...

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La CNIL, cette autorité indépendante1c4edadc-cd88-4c0c-9804-6b669d463955http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180817_191033_La_CNIL__cette_autorite_independanteFri, 17 Aug 2018 19:10:33 +0200

Lettre de la CNIL adressée à Anticor - Copie d'écran - CC
Lettre de la CNIL adressée à Anticor - Copie d'écran - CC

Le propre d'un autorité indépendante, c'est d'être... Indépendante. La CNIL a encore manqué une occasion de se démarquer. Saisie par Anticor à propos de l'utilisation du fichier des relations presse du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes pour faire la promotion d'un livre personnel de Marlène Schiappa, la CNIL a expliqué que tout cela relevait d'une erreur humaine. Merci captain Obvious, ce n'est pas une erreur d'un algorithme de deep learning mâtiné de Blockchain à la sauce réseaux neuronaux. Comme il s'agit d'une erreur humaine, et bien, il n'y a pas d'utilisation illégale d'un fichier nominatif. C'est un peu capilotracté, mais pour la CNIL, c'est une évidence. Marlène et Edouard Philippe ont dit que c'était juste une petite erreur humaine, donc ce n'est pas grave. Avis aux entreprises qui subiraient un contrôle de la CNIL : plaidez l'erreur humaine, elle clôturera son enquête.

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Lettre de la CNIL adressée à Anticor - Copie d'écran - CC
Lettre de la CNIL adressée à Anticor - Copie d'écran - CC

Le propre d'un autorité indépendante, c'est d'être... Indépendante. La CNIL a encore manqué une occasion de se démarquer. Saisie par Anticor à propos de l'utilisation du fichier des relations presse du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes pour faire la promotion d'un livre personnel de Marlène Schiappa, la CNIL a expliqué que tout cela relevait d'une erreur humaine. Merci captain Obvious, ce n'est pas une erreur d'un algorithme de deep learning mâtiné de Blockchain à la sauce réseaux neuronaux. Comme il s'agit d'une erreur humaine, et bien, il n'y a pas d'utilisation illégale d'un fichier nominatif. C'est un peu capilotracté, mais pour la CNIL, c'est une évidence. Marlène et Edouard Philippe ont dit que c'était juste une petite erreur humaine, donc ce n'est pas grave. Avis aux entreprises qui subiraient un contrôle de la CNIL : plaidez l'erreur humaine, elle clôturera son enquête.

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Devinez qui va payer la guerre Trump/Erdogan ?451ade05-5dff-4442-949f-9d46ee47ec28http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180816_174315_Devinez_qui_va_payer_la_guerre_Trump_Erdogan__Thu, 16 Aug 2018 17:43:15 +0200

Rien ne change : les peuples

Mise à l'index par Donald Trump, la Turquie voit le cours de sa monnaie s'effondrer. Mais au delà des sanctions économiques et des hausses de taxes de part et d'autres, il y a un vrai souci qui se profile. Et in fine, ce sont les peuples qui vont morfler pendant que leurs dirigeants jouent à qui a la plus grosse (sanction).

Trump - Erdogan - D.R - D.R.

Tout est parti de l'arrestation en Turquie d'un pasteur américain, Andrew Brunson. Et Trump de décider que les relations entre les États-Unis et la Turquie, n'étaient «pas bonnes en ce moment». D'où une série de sanctions. Paf, un doublement des droits de douane sur l'acier et l'aluminium turcs importés aux États-Unis... Et c'est évidemment avec un tweet démontrant une fois de plus sa finesse intellectuelle que le président américain a annoncé ce qu'il croit être le coup de grâce face au dictateur turc. Derrière la guerre de communiqués et les hausses de droits de douane (Erdogan a répliqué avec des hausses sur 22 produits américains), se joue une course droit dans le mur pour la Turquie et un risque pour la monnaie américaine.

Premier point, le mur. Les banques turques, les entreprises du pays et l'Etat lui-même, sont depuis des années de gros emprunteurs en billets verts. Les obligations émises en dollars doivent être remboursées en dollars lorsqu'elles arrivent à échéance. Ce sera le cas pour un volume de 16 milliards de dollars avant la fin de l'année prochaine, indique Bloomberg.

Evidemment, si les banques, les entreprises et l'Etat avaient des difficultés pour rembourser leurs créanciers, cela se traduirait par des faillites et sans doute, une nouvelle crise financière grave. Devinez qui sera le payeur en dernier ressort ? Les peuples, comme toujours. Merci Donald. Merci Recep Tayyip.

Tweet de Donald - Copie d'écran - CC
Tweet de Donald - Copie...

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Rien ne change : les peuples

Mise à l'index par Donald Trump, la Turquie voit le cours de sa monnaie s'effondrer. Mais au delà des sanctions économiques et des hausses de taxes de part et d'autres, il y a un vrai souci qui se profile. Et in fine, ce sont les peuples qui vont morfler pendant que leurs dirigeants jouent à qui a la plus grosse (sanction).

Trump - Erdogan - D.R - D.R.

Tout est parti de l'arrestation en Turquie d'un pasteur américain, Andrew Brunson. Et Trump de décider que les relations entre les États-Unis et la Turquie, n'étaient «pas bonnes en ce moment». D'où une série de sanctions. Paf, un doublement des droits de douane sur l'acier et l'aluminium turcs importés aux États-Unis... Et c'est évidemment avec un tweet démontrant une fois de plus sa finesse intellectuelle que le président américain a annoncé ce qu'il croit être le coup de grâce face au dictateur turc. Derrière la guerre de communiqués et les hausses de droits de douane (Erdogan a répliqué avec des hausses sur 22 produits américains), se joue une course droit dans le mur pour la Turquie et un risque pour la monnaie américaine.

Premier point, le mur. Les banques turques, les entreprises du pays et l'Etat lui-même, sont depuis des années de gros emprunteurs en billets verts. Les obligations émises en dollars doivent être remboursées en dollars lorsqu'elles arrivent à échéance. Ce sera le cas pour un volume de 16 milliards de dollars avant la fin de l'année prochaine, indique Bloomberg.

Evidemment, si les banques, les entreprises et l'Etat avaient des difficultés pour rembourser leurs créanciers, cela se traduirait par des faillites et sans doute, une nouvelle crise financière grave. Devinez qui sera le payeur en dernier ressort ? Les peuples, comme toujours. Merci Donald. Merci Recep Tayyip.

Tweet de Donald - Copie d'écran - CC
Tweet de Donald - Copie...

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Affaire Benalla : 1,7 millions de tweets, excusez du pneu7e1d3d15-49b2-450f-b7aa-48836a632605http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180804_190413_Affaire_Benalla___1_7_millions_de_tweets__excusez_du_pneuSat, 04 Aug 2018 19:04:13 +0200

Du gonflage russophile et du dégonflage en marche

Les militants et responsables politiques En Marche se sont jetés, telle la vérole sur le bas clergé, sur une « analyse » faisant état du « gonflage » de l'affaire Benalla sur Twitter par des comptes « russophiles » anormalement actifs.

Rare image de l'affaire Benalla dans son milieu naturel - KOS - Domaine Public

C'est BFMTV qui a ouvert le feu, le 1er août, à propos du « gonflage numérique », artificiel, dont aurait fait l'objet l'affaire Benalla sur Twitter. D'autres ont bien sûr embrayé dans la foulée, par exemple à l'Opinion qui n'hésite pas à titrailler sur « l'activisme de la « russosphère » », où à l'AFP, qui préfère en ces temps de canicule parler d'inondation.

Certains militants ou responsables politiques En Marche en ont bien sûr profité pour sous-entendre que l'engouement du public pour l'affaire Benalla était une construction de Moscou, à l'instar de Benjamin Griveaux. En effet, le porte-parole du gouvernement « juge positive l'initiative » de Frédéric Lefèbvre, patron du mouvement de centre-droit « Agir la droite constructive », qui demande à la commission d'enquête du Sénat de faire la « lumière » sur la « manipulation attribuée aux comptes russophiles ». Outre le fait qu'il soit cocasse d'aller demander aux vénérables sénateurs leurs éclairages sur un quelconque sujet ayant trait à Internet, on rappellera à toutes fins utiles à MM. Lefèbvre et Griveaux que les audiences des commissions d'enquête sur les chaînes d'information en continu ont été des records. À moins qu'ils n'envisagent que les équipes de BFMTV ou LCI aient été infiltrées par les séides du Kremlin, il faudra bien se rendre à l'évidence : cette affaire intéresse nombre de nos concitoyens.

Mais revenons à nos moutons. À...

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Du gonflage russophile et du dégonflage en marche

Les militants et responsables politiques En Marche se sont jetés, telle la vérole sur le bas clergé, sur une « analyse » faisant état du « gonflage » de l'affaire Benalla sur Twitter par des comptes « russophiles » anormalement actifs.

Rare image de l'affaire Benalla dans son milieu naturel - KOS - Domaine Public

C'est BFMTV qui a ouvert le feu, le 1er août, à propos du « gonflage numérique », artificiel, dont aurait fait l'objet l'affaire Benalla sur Twitter. D'autres ont bien sûr embrayé dans la foulée, par exemple à l'Opinion qui n'hésite pas à titrailler sur « l'activisme de la « russosphère » », où à l'AFP, qui préfère en ces temps de canicule parler d'inondation.

Certains militants ou responsables politiques En Marche en ont bien sûr profité pour sous-entendre que l'engouement du public pour l'affaire Benalla était une construction de Moscou, à l'instar de Benjamin Griveaux. En effet, le porte-parole du gouvernement « juge positive l'initiative » de Frédéric Lefèbvre, patron du mouvement de centre-droit « Agir la droite constructive », qui demande à la commission d'enquête du Sénat de faire la « lumière » sur la « manipulation attribuée aux comptes russophiles ». Outre le fait qu'il soit cocasse d'aller demander aux vénérables sénateurs leurs éclairages sur un quelconque sujet ayant trait à Internet, on rappellera à toutes fins utiles à MM. Lefèbvre et Griveaux que les audiences des commissions d'enquête sur les chaînes d'information en continu ont été des records. À moins qu'ils n'envisagent que les équipes de BFMTV ou LCI aient été infiltrées par les séides du Kremlin, il faudra bien se rendre à l'évidence : cette affaire intéresse nombre de nos concitoyens.

Mais revenons à nos moutons. À...

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Le sort de Wikileaks et de Julian Assange est visiblement en train de se jouere3162077-df6b-4a90-9ab6-cd7e6eba8526http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180801_134948_Le_sort_de_Wikileaks_et_de_Julian_Assange_est_visiblement_en_train_de_se_jouerWed, 01 Aug 2018 13:49:48 +0200

La presse en arbitre qui se cache

L'Equateur a retiré sa protection diplomatique à Julian Assange, réfugié dans son ambassade à Londres. Le shitstorm a commencé, information et désinformation vont se succéder à un rythme effréné favorisant une fois encore la polarisation quant la voie de la raison (du milieu) serait la bonne...

Julian Assange - David G Silvers - cc-by-sa-2.0

Les signes avant-coureurs étaient là depuis plusieurs mois - comme la coupure de l'accès à Internet de Julian Assange, l'Equateur a retiré sa protection diplomatique au fondateur de Wikileaks. En 2010, deux femmes accusent Julian Assange de viol, Interpol émet alors un mandat international. Alors au Royaume-Uni, il est arrêté puis libéré. Pendant environ deux ans, il se défend contre les autorités britanniques qui entendent l'extrader vers la Suède. L'activiste Australien finit par se réfugier dans l'ambassade de l'Équateur, la justice britannique émet quelques jours plus tard, en juin 2012, un mandat d'arrêt pour violation de liberté conditionnelle.

Le parquet suédois a fini par abandonner les poursuites mais, depuis six ans, Julian Assange vit en reclus dans une pièce exigüe de l'ambassade. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire conclura d'ailleurs que le fondateur de Wikileaks est effectivement victime de détention arbitraire. Trois policiers de Scotland Yard surveillent en permanence les accès à l'ambassade équatorienne.

Dans les semaines à venir il est fort probable que plusieurs choses se passent. Julian Assange sera remis aux autorités britanniques. Puis, se posera la question de l'extradition vers les Etats-Unis. Mais pas uniquement. Il est fort probable que le réseau de sources de Wikileaks soit déstabilisé, que des perquisitions interviennent un peu partout. Accompagnant ce shitstorm,...

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La presse en arbitre qui se cache

L'Equateur a retiré sa protection diplomatique à Julian Assange, réfugié dans son ambassade à Londres. Le shitstorm a commencé, information et désinformation vont se succéder à un rythme effréné favorisant une fois encore la polarisation quant la voie de la raison (du milieu) serait la bonne...

Julian Assange - David G Silvers - cc-by-sa-2.0

Les signes avant-coureurs étaient là depuis plusieurs mois - comme la coupure de l'accès à Internet de Julian Assange, l'Equateur a retiré sa protection diplomatique au fondateur de Wikileaks. En 2010, deux femmes accusent Julian Assange de viol, Interpol émet alors un mandat international. Alors au Royaume-Uni, il est arrêté puis libéré. Pendant environ deux ans, il se défend contre les autorités britanniques qui entendent l'extrader vers la Suède. L'activiste Australien finit par se réfugier dans l'ambassade de l'Équateur, la justice britannique émet quelques jours plus tard, en juin 2012, un mandat d'arrêt pour violation de liberté conditionnelle.

Le parquet suédois a fini par abandonner les poursuites mais, depuis six ans, Julian Assange vit en reclus dans une pièce exigüe de l'ambassade. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire conclura d'ailleurs que le fondateur de Wikileaks est effectivement victime de détention arbitraire. Trois policiers de Scotland Yard surveillent en permanence les accès à l'ambassade équatorienne.

Dans les semaines à venir il est fort probable que plusieurs choses se passent. Julian Assange sera remis aux autorités britanniques. Puis, se posera la question de l'extradition vers les Etats-Unis. Mais pas uniquement. Il est fort probable que le réseau de sources de Wikileaks soit déstabilisé, que des perquisitions interviennent un peu partout. Accompagnant ce shitstorm,...

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La vieille histoire des "copinages malsains"e88c3c68-9b2b-4b84-8760-adcafc10fc10http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180730_144006_La_vieille_histoire_des__copinages_malsains_Mon, 30 Jul 2018 14:40:06 +0200

Où comment surgit le fantôme de Charles Pasqua

L'affaire Banalla/Macron résulterait de "dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinages malsains". Problème : ces copinages remontent loin et n'ont pas fini d'exister.

Les collègues d'Alexandre Benalla, le 1er mai - Taranis News - © Tarani News

Auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech a eu cette phrase : « Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinages malsains ». C'est dommage qu'il se soit arrêté là car il aurait pu raconter aux députés présents, mais certains le savaient déjà (comme Marine Le Pen), comment sont nés ces copinages malsains.

Tout commence aux alentours de 1986.

Le 25 janvier 1985, le directeur des affaires internationales de la Délégation générale pour l'Armement du ministère de la Défense, René Audran est assassiné devant chez lui à Saint-Cloud. Le 17 novembre 1986, le groupe « Action directe » assassine le PDG de la régie Renault, Georges Besse. Charles Pasqua est alors ministre de l'Intérieur. Robert Pandraud est ministre délégué à la Sécurité. Les deux compères ont un passé commun. Tous deux sont des militants de longue date du RPR, proches de Jacques Chirac, ont trainé leurs basques jusque dans les barbouzeries du SAC, ils connaissent la maison poulaga comme leur poche.

C'est dans ce contexte d'assassinats qu'ils décident que les personnalités « importantes », dirigeants de grandes entreprises comme Serge Dassault ou hommes politiques, comme Jean-Marie Le Pen, doivent bénéficier de protection. Et c'est là que commencent les copinages.

Les personnalités se payent des gardes du corps, souvent des anciens de la maison,...

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Où comment surgit le fantôme de Charles Pasqua

L'affaire Banalla/Macron résulterait de "dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinages malsains". Problème : ces copinages remontent loin et n'ont pas fini d'exister.

Les collègues d'Alexandre Benalla, le 1er mai - Taranis News - © Tarani News

Auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech a eu cette phrase : « Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinages malsains ». C'est dommage qu'il se soit arrêté là car il aurait pu raconter aux députés présents, mais certains le savaient déjà (comme Marine Le Pen), comment sont nés ces copinages malsains.

Tout commence aux alentours de 1986.

Le 25 janvier 1985, le directeur des affaires internationales de la Délégation générale pour l'Armement du ministère de la Défense, René Audran est assassiné devant chez lui à Saint-Cloud. Le 17 novembre 1986, le groupe « Action directe » assassine le PDG de la régie Renault, Georges Besse. Charles Pasqua est alors ministre de l'Intérieur. Robert Pandraud est ministre délégué à la Sécurité. Les deux compères ont un passé commun. Tous deux sont des militants de longue date du RPR, proches de Jacques Chirac, ont trainé leurs basques jusque dans les barbouzeries du SAC, ils connaissent la maison poulaga comme leur poche.

C'est dans ce contexte d'assassinats qu'ils décident que les personnalités « importantes », dirigeants de grandes entreprises comme Serge Dassault ou hommes politiques, comme Jean-Marie Le Pen, doivent bénéficier de protection. Et c'est là que commencent les copinages.

Les personnalités se payent des gardes du corps, souvent des anciens de la maison,...

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Le syndicat des homéopathes fait son Caliméro5401f2f7-a7dc-4bd8-ba47-a2016175efcdhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180729_192551_Le_syndicat_des_homeopathes_fait_son_CalimeroSun, 29 Jul 2018 19:25:51 +0200

Et envoie son avocat au charbon

C'est une tribune, signée initialement par 124 professionnels de santé, rejoints depuis par plus de 2000 signataires, qui a provoqué l'ire du syndicat, qui inonde l'Ordre des médecins d'une pluie de plaintes.

Cette tribune, publiée sur le Figaro ainsi que sur le blog du collectif à l'origine de l'initiative, monte au créneau contre ce qu'elle qualifie de « fake médecines », ces thérapies « alternatives » au sens large. Elle cite explicitement l'homéopathie, la mésothérapie, ou l'acupuncture, ses signataires ne souhaitant plus, notamment, que les diplômes correspondant soient reconnus « comme des diplômes ou qualifications médicales » et que « les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse » ne fassent plus l'objet d'une prise en charge, fût-ce partiellement, par les cotisations sociales. En creux, on peut y lire une défense de la médecine scientifique, fortement chahutée, particulièrement en France.

La France, n°1 sur la défiance envers les vaccins
La France, n1 sur la défiance envers les vaccins

Sur l'homéopathie précisément, le texte précise qu'elle « n'est en rien scientifique » et que « ces pratiques sont basées sur des croyances ». Enfin, ses auteurs indiquent que « le Conseil scientifique des Académies des Sciences Européennes a publié un rapport confirmant l’absence de preuves de l’efficacité de l’homéopathie ». De quoi nous fâcher tout rouge les homéopathes, redoutant une évaluation par le ministère de la Santé qui déboucherait sur le dé-remboursement, comme nous l'évoquions dans un précédent épisode.

Alors ça c'est injuste, c'est vraiment trop injuste

Il n'en fallait donc pas plus pour mettre le...

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Et envoie son avocat au charbon

C'est une tribune, signée initialement par 124 professionnels de santé, rejoints depuis par plus de 2000 signataires, qui a provoqué l'ire du syndicat, qui inonde l'Ordre des médecins d'une pluie de plaintes.

Cette tribune, publiée sur le Figaro ainsi que sur le blog du collectif à l'origine de l'initiative, monte au créneau contre ce qu'elle qualifie de « fake médecines », ces thérapies « alternatives » au sens large. Elle cite explicitement l'homéopathie, la mésothérapie, ou l'acupuncture, ses signataires ne souhaitant plus, notamment, que les diplômes correspondant soient reconnus « comme des diplômes ou qualifications médicales » et que « les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse » ne fassent plus l'objet d'une prise en charge, fût-ce partiellement, par les cotisations sociales. En creux, on peut y lire une défense de la médecine scientifique, fortement chahutée, particulièrement en France.

La France, n°1 sur la défiance envers les vaccins
La France, n1 sur la défiance envers les vaccins

Sur l'homéopathie précisément, le texte précise qu'elle « n'est en rien scientifique » et que « ces pratiques sont basées sur des croyances ». Enfin, ses auteurs indiquent que « le Conseil scientifique des Académies des Sciences Européennes a publié un rapport confirmant l’absence de preuves de l’efficacité de l’homéopathie ». De quoi nous fâcher tout rouge les homéopathes, redoutant une évaluation par le ministère de la Santé qui déboucherait sur le dé-remboursement, comme nous l'évoquions dans un précédent épisode.

Alors ça c'est injuste, c'est vraiment trop injuste

Il n'en fallait donc pas plus pour mettre le...

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Prière de ne pas rire : un groupe de travail franco-russe sur la « cybersécurité »a3c3abef-8c44-4f9a-9edd-9f9b58ff0457http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180728_181813_Priere_de_ne_pas_rire___un_groupe_de_travail_franco-russe_sur_la____cybersecurite___Sat, 28 Jul 2018 18:18:13 +0200

C'est une bien étrange information que l'on peut trouver dans l'édition du 25 juillet d'Intelligence Online. D'après le site, spécialisé dans les services de renseignement, la rencontre entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en marge de la Coupe du monde de football aurait également été l'occasion de discuter de la création d'un « groupe de travail mixte sur la cybersécurité copiloté par la patronne du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Claire Landais, et son équivalent russe, Nikolai Patrushev, le très influent secrétaire du Conseil de sécurité nationale (CSN) ». Guillaume Poupard, le patron de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI), qui n'est jamais très loin quand il est question de « cyber », aurait, toujours d'après Intelligence Online, participé aux entretiens.

L'objectif affiché est la mise en place d'« une "ligne rouge" pour le cas où des activités suspectes seraient détectées ». Plutôt étonnant quand on sait l'agressivité des services russes en ce domaine ainsi que le degré de liberté — et souvent, de négligence — dont ils font preuve quand ils conduisent leurs opérations. En effet, l'attaque sur la chaîne TV5 Monde a été officiellement attribuée par les enquêteurs au groupe APT 28, en fait une unité du GRU, le service de renseignement militaire russe. Il est très probable que ce même groupe soit à l'origine de très nombreuses...

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C'est une bien étrange information que l'on peut trouver dans l'édition du 25 juillet d'Intelligence Online. D'après le site, spécialisé dans les services de renseignement, la rencontre entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en marge de la Coupe du monde de football aurait également été l'occasion de discuter de la création d'un « groupe de travail mixte sur la cybersécurité copiloté par la patronne du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Claire Landais, et son équivalent russe, Nikolai Patrushev, le très influent secrétaire du Conseil de sécurité nationale (CSN) ». Guillaume Poupard, le patron de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI), qui n'est jamais très loin quand il est question de « cyber », aurait, toujours d'après Intelligence Online, participé aux entretiens.

L'objectif affiché est la mise en place d'« une "ligne rouge" pour le cas où des activités suspectes seraient détectées ». Plutôt étonnant quand on sait l'agressivité des services russes en ce domaine ainsi que le degré de liberté — et souvent, de négligence — dont ils font preuve quand ils conduisent leurs opérations. En effet, l'attaque sur la chaîne TV5 Monde a été officiellement attribuée par les enquêteurs au groupe APT 28, en fait une unité du GRU, le service de renseignement militaire russe. Il est très probable que ce même groupe soit à l'origine de très nombreuses...

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Benalla et les parangons de vertue79b09b9-9ac1-42e7-9957-7f8ad2b22032http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180727_175225_Benalla_et_les_parangons_de_vertuFri, 27 Jul 2018 17:52:25 +0200

Un Alexandre Benalla et tout est oublié

Ils ont pu étaler leur indignation dans tous les journaux, s'époumoner devant tous les micros, grimacer devant toutes les caméras, certains politiques drapés dans leur vertu ne l'ont pas toujours été

Fanfan - D.R.

C'est un effet de bord inattendu. Les politiques, hors La république en marche, ont entonné un chant particulier depuis le début de l'affaire Benalla/Macron. Tout à coup, c'est la République que l'on assassine, c'est le retour de l'ancien monde, c'est une atteinte à l'état de droit, on en passe. Ces nouveaux parangons de vertu ont trouvé une oreille très complaisante au sein du quatrième pouvoir qui a relayé leurs discours. Rares sont les organes de presse qui ont rappelé que ces contempteurs du dévoiement de la politique avaient quelques casseroles solidement accrochées aux fesses.

Marine Le Pen n'a pas manqué de cuisiner les personnes auditionnées par la commission d'enquête parlementaire. Ces gens-là sont forcément coupables de quelque chose et cachent des choses au peuple. Quant à Emmanuel Macron ? Il se comporte «comme un chef de clan ». Toute ressemblance avec papa Le Pen serait fortuite. Il n'y a jamais eu de clan Le Pen. «Il l aurait dû avoir une parole officielle, il aurait dû s’adresser aux Français», a-t-elle osé... Inutile de rappeler à Marine Le Pen que son papa vient de refuser une convocation de la police, tout comme elle l'avait fait pour les juges qui voulaient l'entendre dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants du parti d’extrême droite au Parlement européen. Non, le clan la famille Le Pen n'est pas du genre à fuir ses responsabilité et à refuser de s'expliquer devant le...

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Un Alexandre Benalla et tout est oublié

Ils ont pu étaler leur indignation dans tous les journaux, s'époumoner devant tous les micros, grimacer devant toutes les caméras, certains politiques drapés dans leur vertu ne l'ont pas toujours été

Fanfan - D.R.

C'est un effet de bord inattendu. Les politiques, hors La république en marche, ont entonné un chant particulier depuis le début de l'affaire Benalla/Macron. Tout à coup, c'est la République que l'on assassine, c'est le retour de l'ancien monde, c'est une atteinte à l'état de droit, on en passe. Ces nouveaux parangons de vertu ont trouvé une oreille très complaisante au sein du quatrième pouvoir qui a relayé leurs discours. Rares sont les organes de presse qui ont rappelé que ces contempteurs du dévoiement de la politique avaient quelques casseroles solidement accrochées aux fesses.

Marine Le Pen n'a pas manqué de cuisiner les personnes auditionnées par la commission d'enquête parlementaire. Ces gens-là sont forcément coupables de quelque chose et cachent des choses au peuple. Quant à Emmanuel Macron ? Il se comporte «comme un chef de clan ». Toute ressemblance avec papa Le Pen serait fortuite. Il n'y a jamais eu de clan Le Pen. «Il l aurait dû avoir une parole officielle, il aurait dû s’adresser aux Français», a-t-elle osé... Inutile de rappeler à Marine Le Pen que son papa vient de refuser une convocation de la police, tout comme elle l'avait fait pour les juges qui voulaient l'entendre dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants du parti d’extrême droite au Parlement européen. Non, le clan la famille Le Pen n'est pas du genre à fuir ses responsabilité et à refuser de s'expliquer devant le...

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Du mercenariat sauvage aux sociétés militaires privéesaadcc4fa-aeba-4ccd-ab68-ebc298eb2ad2http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180726_144847_Du_mercenariat_sauvage_aux_societes_militaires_priveesThu, 26 Jul 2018 14:48:47 +0200

Bob Denard et Erik Prince, quelle différence ?

La présence de mercenaires sur plusieurs zones de conflit actuelles (Syrie, Ukraine entre autres) ainsi que le développement de sociétés spécialisées dans la sécurité et la défense, interroge quant à la nature précise de ces deux activités et les liens qu’elles peuvent entretenir. Mercenariat et sociétés militaires privées, même combat ?

Metal Gear Solid 4 - D.R.

Le terme de « mercenaire » désigne communément toute personne qui propose ses services contre une rémunération. Dans le domaine militaire, un mercenaire est donc un engagé volontaire, étranger ou non, (qui n’appartient donc à aucune armée officielle) rémunéré pour une activité militaire pour le compte d’un employeur (état, sociétés privées, ONG, particuliers).

Si le mercenariat est une activité vieille comme la guerre, il est souvent critiqué et mal vu. Dès 1532, dans son traité politique Le Prince, Machiavel considère l’emploi de mercenaires comme une menace pour un dirigeant politique : « les capitaines mercenaires sont ou ne sont pas de bons guerriers : s’ils le sont, on ne peut s’y fier, car ils ne tendent qu’à leur propre grandeur, en opprimant, soit le prince même qui les emploie, soit d’autres contre sa volonté ; s’ils ne le sont pas, celui qu’ils servent est bientôt ruiné. »

Évidemment, le statut et le métier de mercenaire ont changé en cinq siècles. De nos jours, le terme même de « mercenaire » fait débat et laisse peu à peu la place à un vocabulaire moins péjoratif. Ainsi, on ne parle plus aujourd’hui de « troupe » ou de « compagnie » de mercenaires, mais de « société militaire privée » (SMP). Cette appellation renvoient à une réalité plus complexe qu’au temps du penseur florentin et désigne des activités différentes.

Il est important de différencier les sociétés militaires privées (SMP) du mercenariat « classique ». Les SMP se doivent notamment d’agir dans un...

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Bob Denard et Erik Prince, quelle différence ?

La présence de mercenaires sur plusieurs zones de conflit actuelles (Syrie, Ukraine entre autres) ainsi que le développement de sociétés spécialisées dans la sécurité et la défense, interroge quant à la nature précise de ces deux activités et les liens qu’elles peuvent entretenir. Mercenariat et sociétés militaires privées, même combat ?

Metal Gear Solid 4 - D.R.

Le terme de « mercenaire » désigne communément toute personne qui propose ses services contre une rémunération. Dans le domaine militaire, un mercenaire est donc un engagé volontaire, étranger ou non, (qui n’appartient donc à aucune armée officielle) rémunéré pour une activité militaire pour le compte d’un employeur (état, sociétés privées, ONG, particuliers).

Si le mercenariat est une activité vieille comme la guerre, il est souvent critiqué et mal vu. Dès 1532, dans son traité politique Le Prince, Machiavel considère l’emploi de mercenaires comme une menace pour un dirigeant politique : « les capitaines mercenaires sont ou ne sont pas de bons guerriers : s’ils le sont, on ne peut s’y fier, car ils ne tendent qu’à leur propre grandeur, en opprimant, soit le prince même qui les emploie, soit d’autres contre sa volonté ; s’ils ne le sont pas, celui qu’ils servent est bientôt ruiné. »

Évidemment, le statut et le métier de mercenaire ont changé en cinq siècles. De nos jours, le terme même de « mercenaire » fait débat et laisse peu à peu la place à un vocabulaire moins péjoratif. Ainsi, on ne parle plus aujourd’hui de « troupe » ou de « compagnie » de mercenaires, mais de « société militaire privée » (SMP). Cette appellation renvoient à une réalité plus complexe qu’au temps du penseur florentin et désigne des activités différentes.

Il est important de différencier les sociétés militaires privées (SMP) du mercenariat « classique ». Les SMP se doivent notamment d’agir dans un...

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Alexandre Benalla : les images de son implication le 1er mai, avant la Contrescarpe452bf41b-dd41-465c-a045-6af9d2b45ae3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180724_195426_Alexandre_Benalla___les_images_de_son_implication_le_1er_mai__avant_la_ContrescarpeTue, 24 Jul 2018 19:54:26 +0200

Avant de s'acharner sur un civil place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla était déjà très actif dans la journée

Les images tournées par Taranis News dans la journée, avant les événements de la Contrescarpe montrent un Alexandre Benalla en communication via le fameux talkie-walkie et en constante présence de forces de l'ordre qui n'ont pas l'air de le chaperonner. Il semble faire partie intégrante du dispositif policier.

Alexandre Benalla et Philippe Mizerski - Taranis News - © Tarani News

Taranis News, agence de presse indépendante a ressorti ses rushs de la journée du 1er mai. On y voit très distinctement Alexandre Benalla aller et venir en compagnie de policiers et notamment de son chaperon, Philippe Mizerski, de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Il est déjà accompagné de Vincent Crase.

Philippe Mizerski ne semble pas s'intéresser plus que cela à ce que font les deux pieds-nickelés. Alexandre Benalla est déjà très affairé avec son talkie-walkie et porte, son brassard "Police" dans ces images tournées boulevard de l'hôpital et près du pont d'Austerlitz deux à trois heures avant la bastonnade de la Contrescarpe.

Allexandre Benalla en train de commander un Uber pour un certain Emmanuel M. (non encore identifié) - Taranis News - © Taranis News
Allexandre Benalla en train de commander un Uber pour un certain Emmanuel M. (non encore identifié) - Taranis News - Taranis News

Place de la Contrescarpe, Philippe Mizerski assistera passivement aux coups violents portés par Alexandre Benalla ou Vincent Crase.

Sur plusieurs images on le voit utiliser le talkie-walkie, sans doute pas pour commander une pizza. Son implication, bien au delà d'un simple observateur est évidente.

Allexandre Benalla en train de commander une pizza à un certain Gérard C. (non encore identifié) - Taranis News - © Taranis News
Allexandre Benalla en train de commander une pizza à un certain Gérard C. (non encore identifié) - Taranis News - Taranis News

Au cours de son audition devant les députés, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République, a indiqué qu'Alexandre Benalla «était extrêmement disponible, extrêmement réactif, extrêmement efficace !»

C'est donc...

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Avant de s'acharner sur un civil place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla était déjà très actif dans la journée

Les images tournées par Taranis News dans la journée, avant les événements de la Contrescarpe montrent un Alexandre Benalla en communication via le fameux talkie-walkie et en constante présence de forces de l'ordre qui n'ont pas l'air de le chaperonner. Il semble faire partie intégrante du dispositif policier.

Alexandre Benalla et Philippe Mizerski - Taranis News - © Tarani News

Taranis News, agence de presse indépendante a ressorti ses rushs de la journée du 1er mai. On y voit très distinctement Alexandre Benalla aller et venir en compagnie de policiers et notamment de son chaperon, Philippe Mizerski, de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Il est déjà accompagné de Vincent Crase.

Philippe Mizerski ne semble pas s'intéresser plus que cela à ce que font les deux pieds-nickelés. Alexandre Benalla est déjà très affairé avec son talkie-walkie et porte, son brassard "Police" dans ces images tournées boulevard de l'hôpital et près du pont d'Austerlitz deux à trois heures avant la bastonnade de la Contrescarpe.

Allexandre Benalla en train de commander un Uber pour un certain Emmanuel M. (non encore identifié) - Taranis News - © Taranis News
Allexandre Benalla en train de commander un Uber pour un certain Emmanuel M. (non encore identifié) - Taranis News - Taranis News

Place de la Contrescarpe, Philippe Mizerski assistera passivement aux coups violents portés par Alexandre Benalla ou Vincent Crase.

Sur plusieurs images on le voit utiliser le talkie-walkie, sans doute pas pour commander une pizza. Son implication, bien au delà d'un simple observateur est évidente.

Allexandre Benalla en train de commander une pizza à un certain Gérard C. (non encore identifié) - Taranis News - © Taranis News
Allexandre Benalla en train de commander une pizza à un certain Gérard C. (non encore identifié) - Taranis News - Taranis News

Au cours de son audition devant les députés, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République, a indiqué qu'Alexandre Benalla «était extrêmement disponible, extrêmement réactif, extrêmement efficace !»

C'est donc...

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Fancy Bear : du spearphishing, des bitcoins et beaucoup de YOLO25a42894-d39d-4403-bcda-bfb1ce606ccehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180723_205019_Fancy_Bear___du_spearphishing__des_bitcoins_et_beaucoup_de_YOLOMon, 23 Jul 2018 20:50:19 +0200

Des espions russes pas très discrets

Le dossier d'accusation à l'encontre de 12 agents russes soupçonnés d'avoir participé au piratage de la campagne démocrate de 2016 révèle une quantité de ratés stupéfiante de la part des agents russes, et relie ce piratage aux Macron Leaks.

22 Kirova, Moscou - Google Street View

Ce sont pas moins de 12 agents de deux unités, 21165 et 74455, du Glavnoe Razvedyvatelnoe Upravlenie, ou GRU, l'un des (très gros) services de renseignement russes, qui sont identifiés dans le document. Celui-ci apporte de nombreux éléments techniques, qui complètent ou précisent des informations qui étaient d'ores-et-déjà connues. Il permet ainsi de se faire une image très nette de la campagne de piratage ayant visé les élections présidentielles américaines de 2016. Outre la campagne d'Hillary Clinton, du Democratic National Committee (DNC), du Democratic Congressional Campaign Committee (DCCC), les attaques ont également visé le système électoral de différents états, particulièrement l'Illinois, et un fournisseur de logiciel électoraux, VR Systems. Ces actions avaient notamment débouché sur la fuite de très nombreux emails et documents, d'abord via le site « DCLeaks », dans un second temps par l'entremise d'un avatar créé pour l'occasion, « Guccifer 2.0 », puis, finalement, via l'organisation Wikileaks.

Les responsabilités de chacune deux unités sont assez clairement établies par le dossier. L'unité 21165, installée au 20 Komsomol'skiy Prospekt, dans les anciens locaux des services de cryptanalyse soviétique à Moscou, s'est chargée du piratage proprement dit. Une campagne de spear phishing (harponnage, ou hameçonnage ciblé) a permis de récupérer les informations d'authentification de comptes emails, d'accéder aux...

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Des espions russes pas très discrets

Le dossier d'accusation à l'encontre de 12 agents russes soupçonnés d'avoir participé au piratage de la campagne démocrate de 2016 révèle une quantité de ratés stupéfiante de la part des agents russes, et relie ce piratage aux Macron Leaks.

22 Kirova, Moscou - Google Street View

Ce sont pas moins de 12 agents de deux unités, 21165 et 74455, du Glavnoe Razvedyvatelnoe Upravlenie, ou GRU, l'un des (très gros) services de renseignement russes, qui sont identifiés dans le document. Celui-ci apporte de nombreux éléments techniques, qui complètent ou précisent des informations qui étaient d'ores-et-déjà connues. Il permet ainsi de se faire une image très nette de la campagne de piratage ayant visé les élections présidentielles américaines de 2016. Outre la campagne d'Hillary Clinton, du Democratic National Committee (DNC), du Democratic Congressional Campaign Committee (DCCC), les attaques ont également visé le système électoral de différents états, particulièrement l'Illinois, et un fournisseur de logiciel électoraux, VR Systems. Ces actions avaient notamment débouché sur la fuite de très nombreux emails et documents, d'abord via le site « DCLeaks », dans un second temps par l'entremise d'un avatar créé pour l'occasion, « Guccifer 2.0 », puis, finalement, via l'organisation Wikileaks.

Les responsabilités de chacune deux unités sont assez clairement établies par le dossier. L'unité 21165, installée au 20 Komsomol'skiy Prospekt, dans les anciens locaux des services de cryptanalyse soviétique à Moscou, s'est chargée du piratage proprement dit. Une campagne de spear phishing (harponnage, ou hameçonnage ciblé) a permis de récupérer les informations d'authentification de comptes emails, d'accéder aux...

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L'affaire (Benalla) banale de la sole plate9d70f760-3786-4bfc-a1ce-0d0d5fc818e4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180721_162405_L_affaire__Benalla__banale_de_la_sole_plateSat, 21 Jul 2018 16:24:05 +0200

Emmanuel Macron évolue en 3 dimensions, pas nous...

L'affaire Benalla n'en est pas vraiment une. Ce sordide fait divers qui implique un (trop) proche d'Emmanuel Macron est surtout un énième révélateur que dans notre société, certains sont hors-sol tandis que nous, nous y sommes confinés.

Manu et Alex - EPA - D.R.

Un type particulièrement et très étrangement proche du président s'arroge le droit de porter un brassard de police et de tabasser un passant dans le cadre d'une manifestation. Voilà qui est choquant. Mais cela va plus loin. Alexandre Benalla est "couvert" par la présidence qui se contente de le mettre à pied pendant quinze jours. Ce n'est qu'après la publication d'une vidéo de la scène et son identification par Le Monde que le scandale éclate et que l'Elysée le licencie. Jusque là il s'agit d'une "affaire Benalla". Elle devient une affaire d'Etat dans la mesure où la présidence a visiblement tenté de "couvrir" les agissements de ce collaborateur en ne les dénonçant pas à la Justice. Cela semble simple. En fait c'est une affaire de sole plate.

Cette affaire n'est qu'un énième révélateur de la façon dont se comporte une partie de la population. Qu'elles soient simplement détentrices d'un grand pouvoir ou d'une fortune conséquente, certaines tranches de la population vivent hors-sol. Les règles qui s'appliquent au reste de la société, ne les concernent pas. Chez ces gens là, monsieur, on fait les règles, mais elles s'appliquent à d'autres. Ils ne rendent compte à personne ou presque. Leur vie est tellement différente de celle de la majorité des citoyens, que cette dernière ne peut même pas imaginer à quoi elle ressemble. Sans quoi, la population ferait rapidement un remake de...

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Emmanuel Macron évolue en 3 dimensions, pas nous...

L'affaire Benalla n'en est pas vraiment une. Ce sordide fait divers qui implique un (trop) proche d'Emmanuel Macron est surtout un énième révélateur que dans notre société, certains sont hors-sol tandis que nous, nous y sommes confinés.

Manu et Alex - EPA - D.R.

Un type particulièrement et très étrangement proche du président s'arroge le droit de porter un brassard de police et de tabasser un passant dans le cadre d'une manifestation. Voilà qui est choquant. Mais cela va plus loin. Alexandre Benalla est "couvert" par la présidence qui se contente de le mettre à pied pendant quinze jours. Ce n'est qu'après la publication d'une vidéo de la scène et son identification par Le Monde que le scandale éclate et que l'Elysée le licencie. Jusque là il s'agit d'une "affaire Benalla". Elle devient une affaire d'Etat dans la mesure où la présidence a visiblement tenté de "couvrir" les agissements de ce collaborateur en ne les dénonçant pas à la Justice. Cela semble simple. En fait c'est une affaire de sole plate.

Cette affaire n'est qu'un énième révélateur de la façon dont se comporte une partie de la population. Qu'elles soient simplement détentrices d'un grand pouvoir ou d'une fortune conséquente, certaines tranches de la population vivent hors-sol. Les règles qui s'appliquent au reste de la société, ne les concernent pas. Chez ces gens là, monsieur, on fait les règles, mais elles s'appliquent à d'autres. Ils ne rendent compte à personne ou presque. Leur vie est tellement différente de celle de la majorité des citoyens, que cette dernière ne peut même pas imaginer à quoi elle ressemble. Sans quoi, la population ferait rapidement un remake de...

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Alerte canicule : ça chauffe sous les scalps France Insoumise662c93ac-373c-49ee-beb7-40a757bea6b1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180719_182718_Alerte_canicule_____a_chauffe_sous_les_scalps_France_InsoumiseThu, 19 Jul 2018 18:27:18 +0200

Quand une militante anti plein de choses perd une occasion de se taire

C'est l'été, il fait chaud. Gare à l'utilisation intempestive des réseaux sociaux, les esprits s'échauffent vite, quitte à proférer quelques imbécilités. Exemple...

Article du Canard

Cette semaine, le Canard publie un portrait de Sophia Chikirou. Chaque semaine, le palmipède dresse un portrait pas toujours amène d'une personnalité en page 7, sous la têtière "Prise de becs". Cette fois, c'est le tour de l'ex bras-droit de Jean-Luc Mélenchon. Crime de lèse-majesté, menteries évidentes, basse vengence, Sophia Chikirou mitraille sur Twitter.

Sophia Chikirou répond au Canard - Capture d'écran - CC
Sophia Chikirou répond au Canard - Capture d'écran - CC

Etant un peu au fait des choses canardesques pour y publier quelques articles depuis plus de vingt ans, je me permets d'apporter une précision. Sophia Chikirou se lance dans une théorie un peu conspirationniste dans la mesure où le "papa de Aude Rossigneux" a quitté le Canard depuis déjà un bon moment.

Echange de tweets - Copie d'écran - CC
Echange de tweets - Copie d'écran - CC

Rembobinons... Pourquoi cette tirade sur le papa d'Aude Rossigneux ? Parce que Aude Rossigneux a été licenciée par le Média, la chaîne dirigée par Sophia Chikirou et très proche (euphémisme) de la France Insoumise. Or, le papa en question a été rédacteur en chef du Canard Enchaîné. CQFD, le Canard publie un portrait de Sophia Chikirou pour venger la fille de son rédac'chef.

Oui, mais non. Le papa a quitté le journal depuis belle lurette.

Sophia Chikirou ne répond bien entendu pas à mon tweet. Mais une militante se charge donner des pistes de réflexions aux gens qui suivent le thread...

Le Canard, ce journal macroniste... - Copie d'écran - CC
Le Canard, ce journal macroniste... - Copie d'écran - CC

Si le Canard ne venge pas...

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Quand une militante anti plein de choses perd une occasion de se taire

C'est l'été, il fait chaud. Gare à l'utilisation intempestive des réseaux sociaux, les esprits s'échauffent vite, quitte à proférer quelques imbécilités. Exemple...

Article du Canard

Cette semaine, le Canard publie un portrait de Sophia Chikirou. Chaque semaine, le palmipède dresse un portrait pas toujours amène d'une personnalité en page 7, sous la têtière "Prise de becs". Cette fois, c'est le tour de l'ex bras-droit de Jean-Luc Mélenchon. Crime de lèse-majesté, menteries évidentes, basse vengence, Sophia Chikirou mitraille sur Twitter.

Sophia Chikirou répond au Canard - Capture d'écran - CC
Sophia Chikirou répond au Canard - Capture d'écran - CC

Etant un peu au fait des choses canardesques pour y publier quelques articles depuis plus de vingt ans, je me permets d'apporter une précision. Sophia Chikirou se lance dans une théorie un peu conspirationniste dans la mesure où le "papa de Aude Rossigneux" a quitté le Canard depuis déjà un bon moment.

Echange de tweets - Copie d'écran - CC
Echange de tweets - Copie d'écran - CC

Rembobinons... Pourquoi cette tirade sur le papa d'Aude Rossigneux ? Parce que Aude Rossigneux a été licenciée par le Média, la chaîne dirigée par Sophia Chikirou et très proche (euphémisme) de la France Insoumise. Or, le papa en question a été rédacteur en chef du Canard Enchaîné. CQFD, le Canard publie un portrait de Sophia Chikirou pour venger la fille de son rédac'chef.

Oui, mais non. Le papa a quitté le journal depuis belle lurette.

Sophia Chikirou ne répond bien entendu pas à mon tweet. Mais une militante se charge donner des pistes de réflexions aux gens qui suivent le thread...

Le Canard, ce journal macroniste... - Copie d'écran - CC
Le Canard, ce journal macroniste... - Copie d'écran - CC

Si le Canard ne venge pas...

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Quel avenir pour l'Europe de la Défense ? 56657151-44ae-45bf-b16c-e0bc45de4db4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180711_172254_Quel_avenir_pour_l_Europe_de_la_Defense___Wed, 11 Jul 2018 17:22:54 +0200

Le contexte international pourrait permettre l'émergence d'un début de mécanisme de défense européen

Le serpent de mer qu’est l’idée d’une Défense européenne est peut être prêt à sortir de l’eau. Depuis quelques années, les déclarations des dirigeants européens et les décisions prises par leurs alliés laissent à penser qu’une Europe qui assure sa propre sécurité n’est pas si loin que cela. Cependant, la complexité de la machine de l’Union européenne et des relations internationales pourraient entraver ce projet.

L’Eurofighter Typhoon est un pur produit de la coopération européenne : il est produit par un consortium qui rassemble l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni - Bundesheer (Bundesministerium für Landesverteidigung und Sport) / Markus Zinner 12 July 2007 - CC BY 4.0

Fin juin, neuf pays européens ont officiellement lancé l'Initiative européenne d'intervention (IEI). Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, l'IEI n'a pas vocation à devenir une force d'intervention au service de ses contributeurs ou de l'Union européenne (UE). Il s'agit en fait d'un mécanisme indépendant de l'UE et de l'OTAN. L'objectif de l'IEI est de rapprocher les états-majors européens pour faciliter les échanges et la constitution d'une culture stratégique commune. La création de l'IEI est un pas supplémentaire vers l'Europe de la Défense.

D'où vient l'idée d'Europe de la Défense

Si, dans les années cinquante, la France est à l’initiative de la proposition et, finalement, du rejet du projet de Communauté européenne de défense (CED), sa position a aujourd’hui changé. Dans le contexte historique et géopolitique de l’époque, il était inconcevable, pour les autorités françaises, de réarmer l’Allemagne (la RFA en l’occurrence) moins de dix ans après le second conflit mondial. À noter que les britanniques et les américains y étaient très favorables. Les derniers, inquiets de leur engagement en Corée et de son coût, voyaient d’un bon œil le réarmement du Vieux continent face au bloc communiste et un éventuel conflit qui éclaterait en Allemagne. Le projet de CED, amorcé en 1950 avec l’idée d’une Europe fédérale, est finalement réduit à néant, en 1954, par le refus français de ratifier le...

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Le contexte international pourrait permettre l'émergence d'un début de mécanisme de défense européen

Le serpent de mer qu’est l’idée d’une Défense européenne est peut être prêt à sortir de l’eau. Depuis quelques années, les déclarations des dirigeants européens et les décisions prises par leurs alliés laissent à penser qu’une Europe qui assure sa propre sécurité n’est pas si loin que cela. Cependant, la complexité de la machine de l’Union européenne et des relations internationales pourraient entraver ce projet.

L’Eurofighter Typhoon est un pur produit de la coopération européenne : il est produit par un consortium qui rassemble l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni - Bundesheer (Bundesministerium für Landesverteidigung und Sport) / Markus Zinner 12 July 2007 - CC BY 4.0

Fin juin, neuf pays européens ont officiellement lancé l'Initiative européenne d'intervention (IEI). Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, l'IEI n'a pas vocation à devenir une force d'intervention au service de ses contributeurs ou de l'Union européenne (UE). Il s'agit en fait d'un mécanisme indépendant de l'UE et de l'OTAN. L'objectif de l'IEI est de rapprocher les états-majors européens pour faciliter les échanges et la constitution d'une culture stratégique commune. La création de l'IEI est un pas supplémentaire vers l'Europe de la Défense.

D'où vient l'idée d'Europe de la Défense

Si, dans les années cinquante, la France est à l’initiative de la proposition et, finalement, du rejet du projet de Communauté européenne de défense (CED), sa position a aujourd’hui changé. Dans le contexte historique et géopolitique de l’époque, il était inconcevable, pour les autorités françaises, de réarmer l’Allemagne (la RFA en l’occurrence) moins de dix ans après le second conflit mondial. À noter que les britanniques et les américains y étaient très favorables. Les derniers, inquiets de leur engagement en Corée et de son coût, voyaient d’un bon œil le réarmement du Vieux continent face au bloc communiste et un éventuel conflit qui éclaterait en Allemagne. Le projet de CED, amorcé en 1950 avec l’idée d’une Europe fédérale, est finalement réduit à néant, en 1954, par le refus français de ratifier le...

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Amesys à Milipol : "on vit dans la peur"75c7b9d2-5abf-4302-8707-c7f152da2a45http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180710_145436_Amesys_a_Milipol____on_vit_dans_la_peur_Tue, 10 Jul 2018 14:54:36 +0200

Advanced Middle East Systems (Amesys) a la trouille. La trouille que des journalistes viennent les voir. Ça n'a pas manqué...

Que dit Amesys à un prospect sur le salon Milipol ? A peu près tout. Que dit Amesys à un journaliste ? Rien. Pourquoi ? Parce que chez Amesys, on est attaqués par les défenseurs d'Internet, par la presse, cette méchante. Bilan, chez Amesys, on vit dans la peur.

Advanced Middle East Systems au salon Milipol - © Reflets - CC -Citation requise

Ce n'est sans doute pas la même peur que celle des opposants politiques qui ont été torturés sur la base des interceptions réalisées par Eagle (rebaptisé Cerebro), mais chez Advanced Middle East Systems (Amesys), on vit dans la peur, la peur des journalistes. Il faut dire que ces méchants racontent des choses horribles sur l'entreprise dès qu'il y a une vente. Alors que la vente est autorisée par la France ! C'est dire si c'est méchant.

C'est une éthique très particulière que celle que se sont choisis les salariés d'Amesys. Si l'exportation de nos armes numériques sont autorisées, peu importe le mal qui sera fait avec elles... Nous nous étions longuement interrogés sur l'éthique des développeurs d'Amesys, ici ou ou encore et surtout, ici.

Pour mieux comprendre les ressorts internes des salariés d'Amesys, nous sommes allés leur poser des questions sur leur stand à Milipol, le salon où tout espion ou tout policier peut aller s'acheter sa panoplie.

Vous allez découvrir une première partie qui montre que pour les prospects, Amesys a plein de choses à raconter. Amesys y confirme une bonne partie des informations parues sur Reflets. La deuxième partie montre comment Amesys répond aux journalistes.

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Advanced Middle East Systems (Amesys) a la trouille. La trouille que des journalistes viennent les voir. Ça n'a pas manqué...

Que dit Amesys à un prospect sur le salon Milipol ? A peu près tout. Que dit Amesys à un journaliste ? Rien. Pourquoi ? Parce que chez Amesys, on est attaqués par les défenseurs d'Internet, par la presse, cette méchante. Bilan, chez Amesys, on vit dans la peur.

Advanced Middle East Systems au salon Milipol - © Reflets - CC -Citation requise

Ce n'est sans doute pas la même peur que celle des opposants politiques qui ont été torturés sur la base des interceptions réalisées par Eagle (rebaptisé Cerebro), mais chez Advanced Middle East Systems (Amesys), on vit dans la peur, la peur des journalistes. Il faut dire que ces méchants racontent des choses horribles sur l'entreprise dès qu'il y a une vente. Alors que la vente est autorisée par la France ! C'est dire si c'est méchant.

C'est une éthique très particulière que celle que se sont choisis les salariés d'Amesys. Si l'exportation de nos armes numériques sont autorisées, peu importe le mal qui sera fait avec elles... Nous nous étions longuement interrogés sur l'éthique des développeurs d'Amesys, ici ou ou encore et surtout, ici.

Pour mieux comprendre les ressorts internes des salariés d'Amesys, nous sommes allés leur poser des questions sur leur stand à Milipol, le salon où tout espion ou tout policier peut aller s'acheter sa panoplie.

Vous allez découvrir une première partie qui montre que pour les prospects, Amesys a plein de choses à raconter. Amesys y confirme une bonne partie des informations parues sur Reflets. La deuxième partie montre comment Amesys répond aux journalistes.

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Electrohypersensibilité : le Monde bat la campagned11c09e4-4190-472b-b500-bd9d5d07e1e0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180707_163000_Electrohypersensibilite___le_Monde_bat_la_campagneSat, 07 Jul 2018 16:30:00 +0200

Après Libé et l'homéopathie, le Monde et l'électrohypersensibilité

Après le désastreux dossier sur l'homéopathie de Libération, c'est au tour du Monde de malmener les sciences, à grand renfort de cautions plus que douteuses.

Signs

Il y a quelques semaines, Libération nous avait fait rire jaune avec son dossier complètement orienté — pour utiliser un doux euphémisme — sur l'homéopathie.

Apparemment vexé par le succès de ses confrères et néanmoins amis, le Monde entend, via un article — pardon, une « enquête », faire découvrir à ses lecteurs un mal méconnu du grand public : l'électrohypersensibilité.

Cet article nous détaille par le menu « le calvaire de l'électrohypersensibilité », ce mal supposé provoquer des troubles physiques chez certaines personnes particulièrement sensibles aux champs et ondes électromagnétiques et dont la « souffrance augmente à mesure que le territoire français est de mieux en mieux couvert en réseau téléphonique ».

Pour les besoins de son enquête, le journaliste est parti en goguette dans la cambrousse (espérons qu'il avait pensé aux vaccins avant de partir) rencontrer « Odile », obligée de vivre « à distance de sa maison, cette grosse bâtisse qu’elle aperçoit au loin, en levant les yeux ». « Portable, Wi-Fi, pile de montre… Tout provoque en elle d’insupportables maux de têtes, nausées, chutes de tension », continue le quotidien. Si même une « pile de montre » est susceptible de provoquer ce genre de réactions, c'est sûr que ça doit pas être facile tous les jours. Et le journaliste de s'interroger :

« Odile se dit même allergique au simple courant électrique de 50 hertz. Elle n’est pas la seule ? Non. Mais qui l’écoute ? Qui les écoute, tous ceux...

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Après Libé et l'homéopathie, le Monde et l'électrohypersensibilité

Après le désastreux dossier sur l'homéopathie de Libération, c'est au tour du Monde de malmener les sciences, à grand renfort de cautions plus que douteuses.

Signs

Il y a quelques semaines, Libération nous avait fait rire jaune avec son dossier complètement orienté — pour utiliser un doux euphémisme — sur l'homéopathie.

Apparemment vexé par le succès de ses confrères et néanmoins amis, le Monde entend, via un article — pardon, une « enquête », faire découvrir à ses lecteurs un mal méconnu du grand public : l'électrohypersensibilité.

Cet article nous détaille par le menu « le calvaire de l'électrohypersensibilité », ce mal supposé provoquer des troubles physiques chez certaines personnes particulièrement sensibles aux champs et ondes électromagnétiques et dont la « souffrance augmente à mesure que le territoire français est de mieux en mieux couvert en réseau téléphonique ».

Pour les besoins de son enquête, le journaliste est parti en goguette dans la cambrousse (espérons qu'il avait pensé aux vaccins avant de partir) rencontrer « Odile », obligée de vivre « à distance de sa maison, cette grosse bâtisse qu’elle aperçoit au loin, en levant les yeux ». « Portable, Wi-Fi, pile de montre… Tout provoque en elle d’insupportables maux de têtes, nausées, chutes de tension », continue le quotidien. Si même une « pile de montre » est susceptible de provoquer ce genre de réactions, c'est sûr que ça doit pas être facile tous les jours. Et le journaliste de s'interroger :

« Odile se dit même allergique au simple courant électrique de 50 hertz. Elle n’est pas la seule ? Non. Mais qui l’écoute ? Qui les écoute, tous ceux...

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Qosmos a-t-elle facturé 4 millions d'euros à la DGSE entre 2011 et 2012 ?cb4afacd-6395-4138-a275-a336968ffa79http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180704_141615_Qosmos_a-t-elle_facture_4_millions_d_euros_a_la_DGSE_entre_2011_et_2012__Wed, 04 Jul 2018 14:16:15 +0200

C'est en tout cas le montant versé par l’agence comptable des services industriels de l’armement au fabriquant de sondes DPI

Comme l'indique la Cour des comptes, l’agence comptable des services industriels de l’armement est le comptable assignataire de la direction générale de la sécurité extérieure. Or l'ACSIA a versé plus de 4 millions à Qosmos entre 2011 et 2012

Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des sceaux des premiers ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve l'avait juré craché au cours d'une "table ronde sur les libertés et les activités de renseignement" le 13 novembre 2014 : Amesys ? Qosmos ? Connais pas... En tant que président de la commission des lois et président de la Délégation parlementaire du renseignement, cela nous avait un peu étonnés.

Mais réécoutons Jean-Jacques Urvoas :

"Sur Qosmos, Amesys, heu... je..., je..., n'ai jamais rencontré depuis que je suis directeur, enfin président de la délégation parlementaire au renseignement, cette structure, je n'ai jamais entendu qu'elle soit un prestataire de qui que ce soit, en tout cas pas pour les organes qu'il m'arrive de fréquenter".

C'est presque aussi beau qu'un ministre garde des sceaux qui transmettrait des informations confidentielles à un député, concernant une enquête pénale visant ce dernier. Le tout via Telegram, cette "application cryptée" que les terroristes utilisent pour préparer leurs attentats, comme le répètent à l'envi les politiques de tous bords...

Mais revenons à Qosmos et à la DGSE.

Selon des documents consultés par Reflets, il apparait que l’agence comptable des services industriels de l’armement (ACSIA) a versé sur le compte n 30076 02544 103963 002 00 au Crédit du Nord, détenu par la société Qosmos la somme de 4 009 729,92 euros entre 2011 et 2012.

Une paille, pour du...

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C'est en tout cas le montant versé par l’agence comptable des services industriels de l’armement au fabriquant de sondes DPI

Comme l'indique la Cour des comptes, l’agence comptable des services industriels de l’armement est le comptable assignataire de la direction générale de la sécurité extérieure. Or l'ACSIA a versé plus de 4 millions à Qosmos entre 2011 et 2012

Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des sceaux des premiers ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve l'avait juré craché au cours d'une "table ronde sur les libertés et les activités de renseignement" le 13 novembre 2014 : Amesys ? Qosmos ? Connais pas... En tant que président de la commission des lois et président de la Délégation parlementaire du renseignement, cela nous avait un peu étonnés.

Mais réécoutons Jean-Jacques Urvoas :

"Sur Qosmos, Amesys, heu... je..., je..., n'ai jamais rencontré depuis que je suis directeur, enfin président de la délégation parlementaire au renseignement, cette structure, je n'ai jamais entendu qu'elle soit un prestataire de qui que ce soit, en tout cas pas pour les organes qu'il m'arrive de fréquenter".

C'est presque aussi beau qu'un ministre garde des sceaux qui transmettrait des informations confidentielles à un député, concernant une enquête pénale visant ce dernier. Le tout via Telegram, cette "application cryptée" que les terroristes utilisent pour préparer leurs attentats, comme le répètent à l'envi les politiques de tous bords...

Mais revenons à Qosmos et à la DGSE.

Selon des documents consultés par Reflets, il apparait que l’agence comptable des services industriels de l’armement (ACSIA) a versé sur le compte n 30076 02544 103963 002 00 au Crédit du Nord, détenu par la société Qosmos la somme de 4 009 729,92 euros entre 2011 et 2012.

Une paille, pour du...

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Franck Perry, le maire de Vittel, condamné628c1ccc-fe23-4714-a083-25f3672d3813http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180703_212607_Franck_Perry__le_maire_de_Vittel__condamneTue, 03 Jul 2018 21:26:07 +0200

conseil municipal vittel
conseil municipal vittel

L'affaire avait commencé avec le retrait du maire LR Jean-Jacques Gaultier au profit de son premier adjoint. Jean-Jacques Gaultier voulait devenir député. Dans un premier article, nous évoquions la conception très particulière de Jean-Jacques Gaultier et de certaines proches du bien commun. Mais Franck Perry, le premier adjoint était dans le collimateur de la Justice. Ni une ni deux, il plaide coupable, ce qui lui laisse le temps de devenir maire de la ville. Son nouveau poste n'a pas impressionné les juges. Le tribunal d'Epinal l'a condamné à 8000 euros d'amende dans une affaire de de faux en écriture et sa condamnation sera inscrite sur son casier judiciaire. De là à ce qu'il démissionne... En tout cas, en ces temps de canicule et de vent mauvais judiciaire, il pourra toujours se rafraîchir avec un verre de Vittel bien frais.

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conseil municipal vittel
conseil municipal vittel

L'affaire avait commencé avec le retrait du maire LR Jean-Jacques Gaultier au profit de son premier adjoint. Jean-Jacques Gaultier voulait devenir député. Dans un premier article, nous évoquions la conception très particulière de Jean-Jacques Gaultier et de certaines proches du bien commun. Mais Franck Perry, le premier adjoint était dans le collimateur de la Justice. Ni une ni deux, il plaide coupable, ce qui lui laisse le temps de devenir maire de la ville. Son nouveau poste n'a pas impressionné les juges. Le tribunal d'Epinal l'a condamné à 8000 euros d'amende dans une affaire de de faux en écriture et sa condamnation sera inscrite sur son casier judiciaire. De là à ce qu'il démissionne... En tout cas, en ces temps de canicule et de vent mauvais judiciaire, il pourra toujours se rafraîchir avec un verre de Vittel bien frais.

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Déclaration d'amour au chiffrement, DGSE-stylea0056638-a99f-48b2-9f41-0c5da69f3f4bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180701_174635_Declaration_d_amour_au_chiffrement__DGSE-styleSun, 01 Jul 2018 17:46:35 +0200

Le point de vue priceless du directeur technique de la DGSE sur la question

Lors de la conférence de clôture du SSTIC, un symposium sur la sécurité informatique, Patrick Pailloux proposait de tordre « le cou à une idée que l'on entend trop souvent »… Pour finir par la soutenir.

CC0 Public Domain

À quelle idée le directeur technique de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), Patrick Pailloux, lors d'une de ses rares prises de parole publiques, le 15 juin, faisait-il allusion ?

« Celle selon laquelle les services de sécurité, les services de police et de renseignement, seraient contre le développement de la sécurité ou contre le développement de la cryptologie. »

Et de rabattre le caquet aux imbéciles qui auraient pu avoir cette pensée saugrenue :

« Alors pardonnez-moi mais, est-ce bien sérieux, quand même, de penser ça. Notre travail, mon travail, c'est de protéger les français. Et donc nous on serait pour que les réseaux soient ouverts, que tout soit accessible, que n'importe qui puisse accéder aux données ? (...) Par ailleurs, et je ne vais pas délivrer un secret en vous disant qu'aujourd'hui l'avantage il est très largement à l'attaquant. (...) Et donc, quand on est en situation de faiblesse, la première chose qu'on ne fait pas c'est d'abaisser nos protections. C'est pas du tout sérieux. Last, but not least, on est quand même dans une démocratie, les agents de la DGSE sont des français, des gens qui vivent dans la démocratie, et le développement de la sécurité il a une conséquence. C'est que les données elles sont de plus en plus difficiles à obtenir. Par le développement du chiffrement, tout ce qu'on a dit… »

Nous voilà rassurés, Mr Pailloux semble être un ardent défenseur du chiffrement....

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Le point de vue priceless du directeur technique de la DGSE sur la question

Lors de la conférence de clôture du SSTIC, un symposium sur la sécurité informatique, Patrick Pailloux proposait de tordre « le cou à une idée que l'on entend trop souvent »… Pour finir par la soutenir.

CC0 Public Domain

À quelle idée le directeur technique de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), Patrick Pailloux, lors d'une de ses rares prises de parole publiques, le 15 juin, faisait-il allusion ?

« Celle selon laquelle les services de sécurité, les services de police et de renseignement, seraient contre le développement de la sécurité ou contre le développement de la cryptologie. »

Et de rabattre le caquet aux imbéciles qui auraient pu avoir cette pensée saugrenue :

« Alors pardonnez-moi mais, est-ce bien sérieux, quand même, de penser ça. Notre travail, mon travail, c'est de protéger les français. Et donc nous on serait pour que les réseaux soient ouverts, que tout soit accessible, que n'importe qui puisse accéder aux données ? (...) Par ailleurs, et je ne vais pas délivrer un secret en vous disant qu'aujourd'hui l'avantage il est très largement à l'attaquant. (...) Et donc, quand on est en situation de faiblesse, la première chose qu'on ne fait pas c'est d'abaisser nos protections. C'est pas du tout sérieux. Last, but not least, on est quand même dans une démocratie, les agents de la DGSE sont des français, des gens qui vivent dans la démocratie, et le développement de la sécurité il a une conséquence. C'est que les données elles sont de plus en plus difficiles à obtenir. Par le développement du chiffrement, tout ce qu'on a dit… »

Nous voilà rassurés, Mr Pailloux semble être un ardent défenseur du chiffrement....

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Reflets chez Thinkerviewa7726c0f-37d7-4722-814e-6297ac1c56a5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180629_133822_Reflets_chez_ThinkerviewFri, 29 Jun 2018 13:38:22 +0200

Mercredi dernier, Reflets.info était invité chez Thinkerview pour parler journalisme, hacking, surveillance, etc. C'était un moment très agréable et on est ressortis vivants. Vous pouvez regarder l'interview ici :

Et quand vous aurez fini, allez regarder d'autres interview, parce qu'il y en a une tripotée d'intéressantes. Si vous appréciez leur travail, il y a un Tipee ouvert ici

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Mercredi dernier, Reflets.info était invité chez Thinkerview pour parler journalisme, hacking, surveillance, etc. C'était un moment très agréable et on est ressortis vivants. Vous pouvez regarder l'interview ici :

Et quand vous aurez fini, allez regarder d'autres interview, parce qu'il y en a une tripotée d'intéressantes. Si vous appréciez leur travail, il y a un Tipee ouvert ici

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Le débat sur l'identité nationale en mode disruptif et co-créatif9f7ac15b-b07a-4f6a-84d2-4c7758a975d7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180628_230817_Le_debat_sur_l_identite_nationale_en_mode_disruptif_et_co-creatifThu, 28 Jun 2018 23:08:17 +0200

Ou comment Emmanuel Macron instrumentalise le nationalisme

Emmanuel Macron est un Nicolas Sarkozy avec la finesse en plus. Et ça change tout. On passe du comptoir du Bar des Amis et le fameux "débat sur l'identité nationale" à un nationalisme exacerbé par le rejet d'autrui : les réfugiés.

Emmanuel Macron en meeting à Paris le 10 décembre 2016 - Copie d'écran - CC

Quoi de mieux qu'une bonne dose de nationalisme pour resserrer les rangs dans un pays miné par les crises. La crise économique, l'ultra-libéralisme galopant qui amène son lot d'incertitude, la sensation d'un avenir incertain quand tous les acquis sociaux sont défoncés à grand coups de boutoir chaque jour qui passe... Tout cela divise, crée de l'angoisse. A cela, un politique sans foi ni loi peut opposer une raison de se rassembler, histoire de faire passer la pilule. Oui mais quoi ? Certainement pas des avancées sociales, ni des idées pour améliorer la vie de la majorité, Emmanuel Macron règne pour une minorité. Une toute petite minorité. Non, ce qui marche à tous les coups, c'est de flatter les plus bas instincts de la population. Et le nationalisme, c'est un très bon sujet.

Oh, bien sûr, il n'est pas question de relancer l'innommable débat sur l'identité nationale inventé par Nicolas Sarkozy. Non, Manu est bien plus fin que l'ancien président. Mieux éduqué, plus diplômé, plus cultivé, plus subtil. Il va trouver autre chose. Agiter un chiffon rouge, un truc bien anxiogène, qui rassemble tout le monde contre lui... Comme la "submersion" du bon peuple de France par les migrants. On retrouve les ressorts de "l'insécurité" agitée en son temps par la droite. Ou "l'invasion migratoire", des "allogènes" qui vont te détruire en deux temps trois mouvements une société bien blanche, avec des...

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Ou comment Emmanuel Macron instrumentalise le nationalisme

Emmanuel Macron est un Nicolas Sarkozy avec la finesse en plus. Et ça change tout. On passe du comptoir du Bar des Amis et le fameux "débat sur l'identité nationale" à un nationalisme exacerbé par le rejet d'autrui : les réfugiés.

Emmanuel Macron en meeting à Paris le 10 décembre 2016 - Copie d'écran - CC

Quoi de mieux qu'une bonne dose de nationalisme pour resserrer les rangs dans un pays miné par les crises. La crise économique, l'ultra-libéralisme galopant qui amène son lot d'incertitude, la sensation d'un avenir incertain quand tous les acquis sociaux sont défoncés à grand coups de boutoir chaque jour qui passe... Tout cela divise, crée de l'angoisse. A cela, un politique sans foi ni loi peut opposer une raison de se rassembler, histoire de faire passer la pilule. Oui mais quoi ? Certainement pas des avancées sociales, ni des idées pour améliorer la vie de la majorité, Emmanuel Macron règne pour une minorité. Une toute petite minorité. Non, ce qui marche à tous les coups, c'est de flatter les plus bas instincts de la population. Et le nationalisme, c'est un très bon sujet.

Oh, bien sûr, il n'est pas question de relancer l'innommable débat sur l'identité nationale inventé par Nicolas Sarkozy. Non, Manu est bien plus fin que l'ancien président. Mieux éduqué, plus diplômé, plus cultivé, plus subtil. Il va trouver autre chose. Agiter un chiffon rouge, un truc bien anxiogène, qui rassemble tout le monde contre lui... Comme la "submersion" du bon peuple de France par les migrants. On retrouve les ressorts de "l'insécurité" agitée en son temps par la droite. Ou "l'invasion migratoire", des "allogènes" qui vont te détruire en deux temps trois mouvements une société bien blanche, avec des...

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Caisse des Dépôts : un apprenti pour un job nécessitant une grande expérience691d00ef-ac60-4a35-b3e9-98a751fb871chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180628_174201_Caisse_des_Depots___un_apprenti_pour_un_job_necessitant_une_grande_experienceThu, 28 Jun 2018 17:42:01 +0200

Paye ton boulot d'esclave...

Le recours systématique aux stages et aux contrats d'apprentissage pour des jobs nécessitant une bonne expérience s'étend visiblement du secteur privé au secteur public

Fiche de poste - Copie d'écran - CC

La Caisse des Dépôts... Une institution centrale dans le monde bancaire français. Elle gère les fonds du livret A, de l'immobilier, fait de l'assurance, finance la politique de la ville, on en passe. Elle a une mission d'intérêt général. Pas de panique, votre intérêt général est entre de bonnes mains. L'institution semble veiller au grain et surtout, tente de ne pas trop en dépenser. C'est sans doute pour cela qu'elle a décidé de recruter un "Apprenti Chargé de mission "stratégie et transformation numérique". Un apprenti, ça ne coûte pas trop cher. Bien entendu, c'est un "investissement". On le forme et il deviendra un atout pour l'entreprise. A terme.

Etant apprenti, on imagine que l'on ne peut pas lui confier de missions trop complexes demandant une longue expérience.

En fait, si.

Sans doute persuadés qu'un apprenti issu de la génération des Millennials ne peut qu'être un crac en "transformation numérique", les vieux briscards de la Caisse ont sans doute flairé la bonne affaire. Il est forcément né avec une tablette dans la main, un smartphone greffé à l'autre et un ordinteur portable posé sur le bidon...

Du coup, la Caisse des Dépôts va demander à cet apprenti d'élaborer le plan stratégique de transformation numérique de l'institution et la feuille de route digitale. Rien de moins.

What could go wrong ?

missions attendue à la Caisse des Dépôts - Copie d'écran - CC
missions attendue à la Caisse des Dépôts - Copie d'écran - CC

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Paye ton boulot d'esclave...

Le recours systématique aux stages et aux contrats d'apprentissage pour des jobs nécessitant une bonne expérience s'étend visiblement du secteur privé au secteur public

Fiche de poste - Copie d'écran - CC

La Caisse des Dépôts... Une institution centrale dans le monde bancaire français. Elle gère les fonds du livret A, de l'immobilier, fait de l'assurance, finance la politique de la ville, on en passe. Elle a une mission d'intérêt général. Pas de panique, votre intérêt général est entre de bonnes mains. L'institution semble veiller au grain et surtout, tente de ne pas trop en dépenser. C'est sans doute pour cela qu'elle a décidé de recruter un "Apprenti Chargé de mission "stratégie et transformation numérique". Un apprenti, ça ne coûte pas trop cher. Bien entendu, c'est un "investissement". On le forme et il deviendra un atout pour l'entreprise. A terme.

Etant apprenti, on imagine que l'on ne peut pas lui confier de missions trop complexes demandant une longue expérience.

En fait, si.

Sans doute persuadés qu'un apprenti issu de la génération des Millennials ne peut qu'être un crac en "transformation numérique", les vieux briscards de la Caisse ont sans doute flairé la bonne affaire. Il est forcément né avec une tablette dans la main, un smartphone greffé à l'autre et un ordinteur portable posé sur le bidon...

Du coup, la Caisse des Dépôts va demander à cet apprenti d'élaborer le plan stratégique de transformation numérique de l'institution et la feuille de route digitale. Rien de moins.

What could go wrong ?

missions attendue à la Caisse des Dépôts - Copie d'écran - CC
missions attendue à la Caisse des Dépôts - Copie d'écran - CC

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Mesurer la démesure du budget de la défense américainc13a5812-8c2d-47ba-bcf1-7e4712d4f7c6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180626_173322_Mesurer_la_demesure_du_budget_de_la_defense_americainTue, 26 Jun 2018 17:33:22 +0200

Des milliards de dollars pour une guerre permanente

Quand on commence à manier des chiffres qui se comptent en centaines de milliards de dollars, l'échelle devient floue. On a besoin de lunettes ou d'une infographie. En tout cas, d'autres chiffres pour comparer.

Dollars - D.R.

Les représentants américains sont en train de définir l'enveloppe qui sera attribuée au département de la Défense pour l'année fiscale 2019 aux Etats-Unis. A ce stade, le National Defense Authorization Act fournira quelque 717 milliards de dollars au département.

Ce chiffre, on le pressent assez naturellement, est astronomique. Mais pour prendre la mesure de la démesure, il faut le confronter à d'autres chiffres. Par exemple le montant nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde. D'autres chiffres en centaines de milliards de dollars.

Voici donc une petite infographie :

Visualiser les centaines de milliards de dollars - © Reflets - CC - citation requise
Visualiser les centaines de milliards de dollars - Reflets - CC - citation requise

Le budget américain de la défense totalisait 610 milliards en 2017. Le deuxième budget le plus élevé dans le monde après les Etats-Unis était celui de la Chine avec 228 milliards de dollars.

Le budget 2017 de la défense américain équivalait à ceux, combinés, de la Chine, de l'Arabie saoudite, de la Russie, de l'Inde, de la France, du Royaume-Uni, du Japon et de l'Allemagne.

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Des milliards de dollars pour une guerre permanente

Quand on commence à manier des chiffres qui se comptent en centaines de milliards de dollars, l'échelle devient floue. On a besoin de lunettes ou d'une infographie. En tout cas, d'autres chiffres pour comparer.

Dollars - D.R.

Les représentants américains sont en train de définir l'enveloppe qui sera attribuée au département de la Défense pour l'année fiscale 2019 aux Etats-Unis. A ce stade, le National Defense Authorization Act fournira quelque 717 milliards de dollars au département.

Ce chiffre, on le pressent assez naturellement, est astronomique. Mais pour prendre la mesure de la démesure, il faut le confronter à d'autres chiffres. Par exemple le montant nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde. D'autres chiffres en centaines de milliards de dollars.

Voici donc une petite infographie :

Visualiser les centaines de milliards de dollars - © Reflets - CC - citation requise
Visualiser les centaines de milliards de dollars - Reflets - CC - citation requise

Le budget américain de la défense totalisait 610 milliards en 2017. Le deuxième budget le plus élevé dans le monde après les Etats-Unis était celui de la Chine avec 228 milliards de dollars.

Le budget 2017 de la défense américain équivalait à ceux, combinés, de la Chine, de l'Arabie saoudite, de la Russie, de l'Inde, de la France, du Royaume-Uni, du Japon et de l'Allemagne.

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Trump : "Dehors les migrants, sauf maman !" 1ae95793-9b0e-4685-9f45-9f5283f87619http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180621_221815_Trump____Dehors_les_migrants__sauf_maman____Thu, 21 Jun 2018 22:18:15 +0200

Mary Ann McLeod-Trump - Raidió Teilifís Éireann
Mary Ann McLeod-Trump - Raidió Teilifís Éireann
Cela n'a pas pu vous échapper, dans l'Amérique de Trump, on veut construire un mur à la frontière du Mexique pour contenir les immigrants. Et en attendant on enferme les mêmes immigrants en séparant enfants et parents. Visiblement le président américain a un gros problème avec les gens qui voudraient immigrer dans son pays. Il a sans doute oublié que dans sa famille, seul son père est né aux Etats-Unis. Sa mère est elle-même une immigrante. Tous à la porte sauf maman...

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Mary Ann McLeod-Trump - Raidió Teilifís Éireann
Mary Ann McLeod-Trump - Raidió Teilifís Éireann
Cela n'a pas pu vous échapper, dans l'Amérique de Trump, on veut construire un mur à la frontière du Mexique pour contenir les immigrants. Et en attendant on enferme les mêmes immigrants en séparant enfants et parents. Visiblement le président américain a un gros problème avec les gens qui voudraient immigrer dans son pays. Il a sans doute oublié que dans sa famille, seul son père est né aux Etats-Unis. Sa mère est elle-même une immigrante. Tous à la porte sauf maman...

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Révélation : Emmanuel Macron affirme que la terre est plate5d86756b-68c7-468b-946f-98451bd87608http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180619_140928_Revelation___Emmanuel_Macron_affirme_que_la_terre_est_plateTue, 19 Jun 2018 14:09:28 +0200

Ou l'Aquarius comme révélateur d'une époque

A force d'inversion du sens, de règne du faux, les dirigeants finiront par rendre folles les populations. Et c'est dangereux.

Pinocchio - http://www.memoments.fr/ - CC

La tendance du règne du faux entamée sous George Bush, poursuivie avec application sous Nicolas Sarkozy et magnifiée par Emmanuel Macron risque d'avoir des répercussions violentes sur les populations. Enoncer quelque chose tout en pensant exactement l'inverse, opposer systématiquement ses déclarations et ses convictions profondes donne à voir un spectacle très perturbant. Tant que personne ne comprend qu'il y a là une dichotomie complète, tout va bien. On passe pour celui que l'on n'est pas, mais peu importe. En revanche, lorsque tout le monde prend conscience de l'tendue de cette inversion des valeurs, du sens et de cette opposition entre les actes, les paroles et les convictions profondes des dirigeants, les effets sur les populations deviennent dévastateurs.

La gestion de l'Aquarius, pourrait être ce déclencheur. Un révélateur d'une époque qui donnerait à voir les dirigeants tels qu'ils sont réellement. Plus encore que les fameuses déclarations d'Emmanuel Macron sur le "pognon de dingue" que l'on donnerait aux pauvres pour des prunes. Car dans ce cas précis, Emmanuel Macron pense réellement ce qu'il énonce.

L'Aquarius, ce navire de l'association SOS Méditerranée a sauvé début juin 629 migrants, dont sept femmes enceintes, onze enfants et 123 mineurs, de la noyade. Il a souhaité accoster en Italie mais cette dernière lui a fermé ses portes. Puis ce fut au tour de Malte de refuser le débarquement. Pendant...

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Ou l'Aquarius comme révélateur d'une époque

A force d'inversion du sens, de règne du faux, les dirigeants finiront par rendre folles les populations. Et c'est dangereux.

Pinocchio - http://www.memoments.fr/ - CC

La tendance du règne du faux entamée sous George Bush, poursuivie avec application sous Nicolas Sarkozy et magnifiée par Emmanuel Macron risque d'avoir des répercussions violentes sur les populations. Enoncer quelque chose tout en pensant exactement l'inverse, opposer systématiquement ses déclarations et ses convictions profondes donne à voir un spectacle très perturbant. Tant que personne ne comprend qu'il y a là une dichotomie complète, tout va bien. On passe pour celui que l'on n'est pas, mais peu importe. En revanche, lorsque tout le monde prend conscience de l'tendue de cette inversion des valeurs, du sens et de cette opposition entre les actes, les paroles et les convictions profondes des dirigeants, les effets sur les populations deviennent dévastateurs.

La gestion de l'Aquarius, pourrait être ce déclencheur. Un révélateur d'une époque qui donnerait à voir les dirigeants tels qu'ils sont réellement. Plus encore que les fameuses déclarations d'Emmanuel Macron sur le "pognon de dingue" que l'on donnerait aux pauvres pour des prunes. Car dans ce cas précis, Emmanuel Macron pense réellement ce qu'il énonce.

L'Aquarius, ce navire de l'association SOS Méditerranée a sauvé début juin 629 migrants, dont sept femmes enceintes, onze enfants et 123 mineurs, de la noyade. Il a souhaité accoster en Italie mais cette dernière lui a fermé ses portes. Puis ce fut au tour de Malte de refuser le débarquement. Pendant...

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Marine : rends l'argent !b80823f5-9a97-4940-a2ae-7e2e47135ecfhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180619_125801_Marine___rends_l_argent__Tue, 19 Jun 2018 12:58:01 +0200

Le tribunal de l'UE confirme la décision du Parlement européen

Pour le tribunal, le Parlement était fondé à ordonner la récupération auprès de la députée frontiste de quelque 300.000 euros indûment versé en faveur de Mme Le Pen au titre de l’assistance parlementaire

Marine Le Pen au cours d'une rencontre avec Vladimir Poutine - Kremlin - CC BY 4.0

La décision du Tribunal de l'UE était un peu attendue. En effet, la veille, il avait adressé aux journalistes un communiqué de presse un peu spécial. Au delà de l'habituel rappel de la date de la future décision, la Cour de justice listait une série de décisions passées pour laisser entendre que celle-ci ne serait pas différente :

Autres affaires similaires déjà jugées :

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputée Dominique Bilde les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 40 320 euros), au motif qu’elle n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci (T-633/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a partiellement annulé la décision du Parlement de recouvrer auprès de l’eurodéputée Sophie Montel des sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (77 276,42 euros réclamés au total), dans la mesure où le Parlement n’a pas apporté d’éléments permettant de réfuter les preuves produites par Mme Montel afin d’établir l’effectivité du travail de cet assistant pour la période allant de février à avril 2015 (T-634/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 7 mars 2018, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 320 026,23 euros), au motif qu’il n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci...

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Le tribunal de l'UE confirme la décision du Parlement européen

Pour le tribunal, le Parlement était fondé à ordonner la récupération auprès de la députée frontiste de quelque 300.000 euros indûment versé en faveur de Mme Le Pen au titre de l’assistance parlementaire

Marine Le Pen au cours d'une rencontre avec Vladimir Poutine - Kremlin - CC BY 4.0

La décision du Tribunal de l'UE était un peu attendue. En effet, la veille, il avait adressé aux journalistes un communiqué de presse un peu spécial. Au delà de l'habituel rappel de la date de la future décision, la Cour de justice listait une série de décisions passées pour laisser entendre que celle-ci ne serait pas différente :

Autres affaires similaires déjà jugées :

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputée Dominique Bilde les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 40 320 euros), au motif qu’elle n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci (T-633/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a partiellement annulé la décision du Parlement de recouvrer auprès de l’eurodéputée Sophie Montel des sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (77 276,42 euros réclamés au total), dans la mesure où le Parlement n’a pas apporté d’éléments permettant de réfuter les preuves produites par Mme Montel afin d’établir l’effectivité du travail de cet assistant pour la période allant de février à avril 2015 (T-634/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 7 mars 2018, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 320 026,23 euros), au motif qu’il n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci...

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Homéopathie : quand Libé fait le SAV des pseudo-sciencesbe64f9fb-5e5c-42d2-959e-8a01d25f0da2http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180617_171347_Homeopathie___quand_Libe_fait_le_SAV_des_pseudo-sciencesSun, 17 Jun 2018 17:13:47 +0200

Le nawak à dose allopathiques

Dans son édition du week-end, Libération entend « refaire le match » sur un « débat passionné ». En réalité, le quotidien assure sans aucun complexe le service après-vente de l'homéopathie.

Du sucre - designfoto - CC0 1.0

Derrière la Une du quotidien de presse nationale, donc forcément sérieux, ce sont plusieurs articles qui prétendent faire un état des lieux sur l'efficacité de l'homéopathie. Après l'annonce par la ministre de la santé, Agnès Buzin, qu'elle envisageait une «évaluation scientifique » préalable au déremboursement des médicaments homéopathiques, une tribune signée par de nombreux professionnels de santé alertait dans le Figaro sur les dangers des « médecines alternatives », en tête desquelles l'homéopathie. Libération allume donc un contre-feu, sous la forme d'une interview du docteur Jean-François Masson, qui a bloqué l'aiguille du bullshitomètre dans le rouge et provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Efficace et pas cher, c'est Masson qu'elle préfère

Dès le chapô, le ton est donné, on comprend que l'auteur de l'interview est totalement neutre dans ce « débat passionné », et que l'interviewé va être sacrément secoué :

Le médecin homéopathe Jean-François Masson défend l’efficacité de sa pratique, soulignant également son aspect préventif, facteur à terme d’économies.

Notre intuition est d'ailleurs confirmée dans le premier paragraphe, où l'on nous apprend que le bon docteur Masson, « médecin de renom » a « le calme de ceux qui en ont vu d’autres ». Le genre de mecs qui vous soigne un inflammation du côlon d'un simple regard au dessus de « ses petites lunettes cerclées ». Évidemment qu'il en a vu...

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Le nawak à dose allopathiques

Dans son édition du week-end, Libération entend « refaire le match » sur un « débat passionné ». En réalité, le quotidien assure sans aucun complexe le service après-vente de l'homéopathie.

Du sucre - designfoto - CC0 1.0

Derrière la Une du quotidien de presse nationale, donc forcément sérieux, ce sont plusieurs articles qui prétendent faire un état des lieux sur l'efficacité de l'homéopathie. Après l'annonce par la ministre de la santé, Agnès Buzin, qu'elle envisageait une «évaluation scientifique » préalable au déremboursement des médicaments homéopathiques, une tribune signée par de nombreux professionnels de santé alertait dans le Figaro sur les dangers des « médecines alternatives », en tête desquelles l'homéopathie. Libération allume donc un contre-feu, sous la forme d'une interview du docteur Jean-François Masson, qui a bloqué l'aiguille du bullshitomètre dans le rouge et provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Efficace et pas cher, c'est Masson qu'elle préfère

Dès le chapô, le ton est donné, on comprend que l'auteur de l'interview est totalement neutre dans ce « débat passionné », et que l'interviewé va être sacrément secoué :

Le médecin homéopathe Jean-François Masson défend l’efficacité de sa pratique, soulignant également son aspect préventif, facteur à terme d’économies.

Notre intuition est d'ailleurs confirmée dans le premier paragraphe, où l'on nous apprend que le bon docteur Masson, « médecin de renom » a « le calme de ceux qui en ont vu d’autres ». Le genre de mecs qui vous soigne un inflammation du côlon d'un simple regard au dessus de « ses petites lunettes cerclées ». Évidemment qu'il en a vu...

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Tout va très bien à la FCPE, Madame la marquise…4df729a7-7e81-49cf-87e9-f758fd2918cehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180614_195358_Tout_va_tres_bien_a_la_FCPE__Madame_la_marquise___Thu, 14 Jun 2018 19:53:58 +0200

Pointer les dysfonctionnement, c'est se faire instrumentaliser ?

La fédération de parents d'élèves traverse une crise. Financière mais aussi de gouvernance. Des querelles de clocher pour les postes et le pouvoir minent le travail de terrain des adhérents.

Affiche du film Clochemerle - D.R.

A lire les propos de la direction nationale de la FCPE, tout va très bien au sein de la première fédération de parents d’élèves, la FCPE. Le récent congrès annuel a toutefois été une sorte de désastre. Vote électronique aléatoire, modification après le congrès des résultats d’un des votes, délégués absents, démission annoncée d’un administrateur (trésorier adjoint) mais finalement repoussée par la direction, non adoption du rapport financier 2018, tous les ingrédients étaient réunis pour saper le moral déjà assez bas de la base.

Il faut remonter le temps pour comprendre comment on en est arrivé là. Les querelles de clocher se multiplient au sein des fédérations locales et de la direction nationale. Plusieurs « courants » s’opposent pour conserver les postes, les pouvoirs qui vont avec. Ces courants sont souvent liés à des lignes politiques (Parti Socialiste, Insoumis).

Dans le Pas de Calais, en 2016, la présidente locale, Karine Dupuis, a vécu un conflit ouvert avec la présidente de la fédération nationale, Liliana Moyano.

Dans les Bouches-du-Rhône, les élus des conseils locaux des écoles, collèges et lycées du département ont découvert une situation abracadabrantesque. Impossible d’avoir accès aux comptes bancaires, locaux départementaux de la FCPE 13 fermés, tout comme la page Facebook où s’exprimaient des critiques contre le président départemental, Jean-Philippe Garcia

Plus récemment, c’est Carla Dugault, ancienne dirigeante de la fédération de l’Essonne, devenue n2...

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Pointer les dysfonctionnement, c'est se faire instrumentaliser ?

La fédération de parents d'élèves traverse une crise. Financière mais aussi de gouvernance. Des querelles de clocher pour les postes et le pouvoir minent le travail de terrain des adhérents.

Affiche du film Clochemerle - D.R.

A lire les propos de la direction nationale de la FCPE, tout va très bien au sein de la première fédération de parents d’élèves, la FCPE. Le récent congrès annuel a toutefois été une sorte de désastre. Vote électronique aléatoire, modification après le congrès des résultats d’un des votes, délégués absents, démission annoncée d’un administrateur (trésorier adjoint) mais finalement repoussée par la direction, non adoption du rapport financier 2018, tous les ingrédients étaient réunis pour saper le moral déjà assez bas de la base.

Il faut remonter le temps pour comprendre comment on en est arrivé là. Les querelles de clocher se multiplient au sein des fédérations locales et de la direction nationale. Plusieurs « courants » s’opposent pour conserver les postes, les pouvoirs qui vont avec. Ces courants sont souvent liés à des lignes politiques (Parti Socialiste, Insoumis).

Dans le Pas de Calais, en 2016, la présidente locale, Karine Dupuis, a vécu un conflit ouvert avec la présidente de la fédération nationale, Liliana Moyano.

Dans les Bouches-du-Rhône, les élus des conseils locaux des écoles, collèges et lycées du département ont découvert une situation abracadabrantesque. Impossible d’avoir accès aux comptes bancaires, locaux départementaux de la FCPE 13 fermés, tout comme la page Facebook où s’exprimaient des critiques contre le président départemental, Jean-Philippe Garcia

Plus récemment, c’est Carla Dugault, ancienne dirigeante de la fédération de l’Essonne, devenue n2...

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Communication de l'Elysée : destruction du modèle social au PMU du coinb205db62-2a87-456f-ad07-bccea7b88716http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180613_182009_Communication_de_l_Elysee___destruction_du_modele_social_au_PMU_du_coinWed, 13 Jun 2018 18:20:09 +0200

Macron nous prend pour des cons, et en plus ça le fait kiffer

La vidéo de communication élyséenne préparatoire au discours d'Emmanuel Macron au 42e congrès de la Mutualité Française est une œuvre d'art de politique populiste. Mais elle est surtout une déclaration du démantèlement à venir du modèle social français et de l'Etat providence — basée sur de grossières affirmations parfaitement fausses. Explications.

Vidéo de propagande du régime français - Crédit photo : ©Elysée & BFM Propaganda - Licence : © Sodome et Gomorrhe (publique)

Cette vidéo à proprement parler hallucinante — ou hallucinatoire selon la capacité de chacun à la déchiffrer— a été parfaitement étudiée par les dir'comm de l'Elysée et savamment calculée par le média de propagande BFMTV. Laissons-nous bercer par l'explication présidentielle du "problème" des aides sociales que ce dernier entend bien régler :

"Tout le système social, on met trop de pognon"

Comment comprendre cette phrase ? Qu'entend-on par le "système social" ? Qui est ce "on" ? Emmanuel Macron devrait savoir que s'il parle des caisses de retraite, allocations familiales, caisse de santé, ce n'est pas lui et ses amis gestionnaires de l'Etat qui collectent la totalité des fonds ensuite reversés aux citoyens : cet argent n'est pas collecté par les seuls impôts, et s'il comporte des taxes ce n'est pas Bercy qui tient la comptabilité du "système social français". L'État peut changer des taux de prélèvement, peut remettre en cause des règles mais ce n'est pas lui qui collecte tout l'argent, ce n'est pas lui seul qui le gère. Loin de là.

Les cotisations sociales représentaient près de 90% des recettes des régimes d’assurance sociale des administrations de Sécurité sociale à la fin des années 80. Aujourd'hui elles sont à peine à 65%. Mais durant cette période la part des impôts et taxes est passée de 5 % à près de 30 %. Le "pognon" que Macron et ses potes...

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Macron nous prend pour des cons, et en plus ça le fait kiffer

La vidéo de communication élyséenne préparatoire au discours d'Emmanuel Macron au 42e congrès de la Mutualité Française est une œuvre d'art de politique populiste. Mais elle est surtout une déclaration du démantèlement à venir du modèle social français et de l'Etat providence — basée sur de grossières affirmations parfaitement fausses. Explications.

Vidéo de propagande du régime français - Crédit photo : ©Elysée & BFM Propaganda - Licence : © Sodome et Gomorrhe (publique)

Cette vidéo à proprement parler hallucinante — ou hallucinatoire selon la capacité de chacun à la déchiffrer— a été parfaitement étudiée par les dir'comm de l'Elysée et savamment calculée par le média de propagande BFMTV. Laissons-nous bercer par l'explication présidentielle du "problème" des aides sociales que ce dernier entend bien régler :

"Tout le système social, on met trop de pognon"

Comment comprendre cette phrase ? Qu'entend-on par le "système social" ? Qui est ce "on" ? Emmanuel Macron devrait savoir que s'il parle des caisses de retraite, allocations familiales, caisse de santé, ce n'est pas lui et ses amis gestionnaires de l'Etat qui collectent la totalité des fonds ensuite reversés aux citoyens : cet argent n'est pas collecté par les seuls impôts, et s'il comporte des taxes ce n'est pas Bercy qui tient la comptabilité du "système social français". L'État peut changer des taux de prélèvement, peut remettre en cause des règles mais ce n'est pas lui qui collecte tout l'argent, ce n'est pas lui seul qui le gère. Loin de là.

Les cotisations sociales représentaient près de 90% des recettes des régimes d’assurance sociale des administrations de Sécurité sociale à la fin des années 80. Aujourd'hui elles sont à peine à 65%. Mais durant cette période la part des impôts et taxes est passée de 5 % à près de 30 %. Le "pognon" que Macron et ses potes...

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Démocratie fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (Fin)6563216e-2011-439a-8ebe-0b47cae44a43http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180612_220127_Democratie_fissuree___chroniques_d___un_mauvais_eleve_de_la_Republique__Fin_Tue, 12 Jun 2018 22:01:27 +0200

De Sarkozy à la disruption panoptique : tous aux abris

Si les attentats du 11 septembre 2001 sont un tournant mondial qui affecte toutes les sociétés et font basculer le monde dans une dystopie de classe internationale, en France, 6 ans plus tard, le mandat de Sarkozy est une apocalypse majeure : plus rien ne sera comme avant. Même — et surtout — la culture. Depuis cette époque, le pays des lumières est vraiment devenu celui des hypermarchés et des racistes décomplexés.

Le "digital" c'est chouette…

Je me rappelle l’avoir vu raconter n’importe quoi et déformer les chiffres sur un plateau de télévision en 2007 pour énerver la marquise socialiste Ségolène, son adversaire du deuxième tour de la présidentielle. Il était la caricature du petit mafieux politicien arrogant, bourré de tics à force de snifer trop de coke dans ses soirées échangistes. Un Trump avant l’heure, ce Sarkozy. Le populiste qui aspire l’électorat d’extrême droite et applique leur politique sans vergogne, avec comme seul objectif sa réélection pour continuer d’arroser tous ses potes placés un peu partout, que ce soit dans le «public» ou dans le privé. Ce type a été éduqué avec un poste de tv : il est une caricature de beauf inculte, vulgaire et méprisant, un arriviste sans scrupules qui ment comme il respire et utilise l’appareil d’Etat pour ses propres intérêts. Sans même s’en cacher vraiment. Je suis sur le cul. Et ça ne va pas s’arranger. Sarko était pote avec Berlusconi : on comprend pourquoi.

Évènement dystopique majeur : ON
Évènement dystopique majeur : ON

2007-2012 : au secours, je voudrais descendre de là

Ce quinquennat Sarkozy est celui de tous les excès réactionnaires doublés de la mise en place d’un Etat policier, intrusif et paranoïaque, au service des grands comptes de l’économie mafieuse internationale : Sarkozy applique ce que ses amis chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest font depuis des décennies, une politique de dictateur de république bananière. Avec cette petite touche française du type qui vend quand même la «...

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De Sarkozy à la disruption panoptique : tous aux abris

Si les attentats du 11 septembre 2001 sont un tournant mondial qui affecte toutes les sociétés et font basculer le monde dans une dystopie de classe internationale, en France, 6 ans plus tard, le mandat de Sarkozy est une apocalypse majeure : plus rien ne sera comme avant. Même — et surtout — la culture. Depuis cette époque, le pays des lumières est vraiment devenu celui des hypermarchés et des racistes décomplexés.

Le "digital" c'est chouette…

Je me rappelle l’avoir vu raconter n’importe quoi et déformer les chiffres sur un plateau de télévision en 2007 pour énerver la marquise socialiste Ségolène, son adversaire du deuxième tour de la présidentielle. Il était la caricature du petit mafieux politicien arrogant, bourré de tics à force de snifer trop de coke dans ses soirées échangistes. Un Trump avant l’heure, ce Sarkozy. Le populiste qui aspire l’électorat d’extrême droite et applique leur politique sans vergogne, avec comme seul objectif sa réélection pour continuer d’arroser tous ses potes placés un peu partout, que ce soit dans le «public» ou dans le privé. Ce type a été éduqué avec un poste de tv : il est une caricature de beauf inculte, vulgaire et méprisant, un arriviste sans scrupules qui ment comme il respire et utilise l’appareil d’Etat pour ses propres intérêts. Sans même s’en cacher vraiment. Je suis sur le cul. Et ça ne va pas s’arranger. Sarko était pote avec Berlusconi : on comprend pourquoi.

Évènement dystopique majeur : ON
Évènement dystopique majeur : ON

2007-2012 : au secours, je voudrais descendre de là

Ce quinquennat Sarkozy est celui de tous les excès réactionnaires doublés de la mise en place d’un Etat policier, intrusif et paranoïaque, au service des grands comptes de l’économie mafieuse internationale : Sarkozy applique ce que ses amis chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest font depuis des décennies, une politique de dictateur de république bananière. Avec cette petite touche française du type qui vend quand même la «...

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Les médecins arnaqués sur le dos des handicapés79a26968-c109-4277-a930-2946382f923dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180611_183908_Les_medecins_arnaques_sur_le_dos_des_handicapesMon, 11 Jun 2018 18:39:08 +0200

Ils sont sommés par des boites loufoques d'adapter l'accès à leurs cabinets

Quelques centaines d'euros pour se mettre en règle ? Les médecins plongent. Ils reçoivent un petit bout de papier qui ne les met à l'abri de rien.

Ad'AP - Ministère de la transition écologique et solidaire - Copie d'écran - CC

Cela part d’une bonne intention : depuis décembre 2015, les médecins, comme tous les professionnels recevant du public, doivent pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap.

Évidemment, dans les grandes villes, les cabinets médicaux sont souvent en étage, dans des immeubles d’habitation, où rien n’est prévu en matière d'accessibilité. Le législateur en a tenu compte et les établissements ayant des difficultés à réaliser des travaux immédiatement devaient soumettre à l’administration, avant le 1er janvier 2018, un agenda de mise aux normes. Effet de bord non prévu par le législateur, une tripotée d’entreprises farfelues ont vu le jour et démarchent encore aujourd’hui agressivement les médecins, disent-elles, pour leur éviter les pires calamités… Moyennant quelques centaines d’euros.

Ces entreprises, dont la plupart ne déposent pas leurs comptes, ont entamé un démarchage systématique des médecins. Elles envoient des courriers aux allures de document officiel les enjoignant à leur payer une somme de plusieurs centaines d’euros pour échapper aux sanctions qu’elles prennent bien soin de souligner en gras. Le démarchage est également effectué par téléphone de manière réitérée. Craignant de supposées amendes allant, selon les courriers, jusqu’à 225.000 euros, de nombreux médecins ont payé pour un diagnostic fantôme.

Une généraliste raconte à Reflets qu’après un premier courrier rappelant en gras les sanctions auxquelles elle s’exposait, elle a reçu un coup de...

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Ils sont sommés par des boites loufoques d'adapter l'accès à leurs cabinets

Quelques centaines d'euros pour se mettre en règle ? Les médecins plongent. Ils reçoivent un petit bout de papier qui ne les met à l'abri de rien.

Ad'AP - Ministère de la transition écologique et solidaire - Copie d'écran - CC

Cela part d’une bonne intention : depuis décembre 2015, les médecins, comme tous les professionnels recevant du public, doivent pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap.

Évidemment, dans les grandes villes, les cabinets médicaux sont souvent en étage, dans des immeubles d’habitation, où rien n’est prévu en matière d'accessibilité. Le législateur en a tenu compte et les établissements ayant des difficultés à réaliser des travaux immédiatement devaient soumettre à l’administration, avant le 1er janvier 2018, un agenda de mise aux normes. Effet de bord non prévu par le législateur, une tripotée d’entreprises farfelues ont vu le jour et démarchent encore aujourd’hui agressivement les médecins, disent-elles, pour leur éviter les pires calamités… Moyennant quelques centaines d’euros.

Ces entreprises, dont la plupart ne déposent pas leurs comptes, ont entamé un démarchage systématique des médecins. Elles envoient des courriers aux allures de document officiel les enjoignant à leur payer une somme de plusieurs centaines d’euros pour échapper aux sanctions qu’elles prennent bien soin de souligner en gras. Le démarchage est également effectué par téléphone de manière réitérée. Craignant de supposées amendes allant, selon les courriers, jusqu’à 225.000 euros, de nombreux médecins ont payé pour un diagnostic fantôme.

Une généraliste raconte à Reflets qu’après un premier courrier rappelant en gras les sanctions auxquelles elle s’exposait, elle a reçu un coup de...

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La France ce pays communiste où l'Etat plombe l'investissement par l'impôt... Ou pas.20a0674a-43ab-4c9e-ba6f-1090fe63f6b4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180611_164725_La_France_ce_pays_communiste_ou_l_Etat_plombe_l_investissement_par_l_impot..._Ou_pas.Mon, 11 Jun 2018 16:47:25 +0200

Etude EY - Copie d'écran - CC

Rapport EY - Copie d'écran - CC
Rapport EY - Copie d'écran - CC
Ouin-ouin, la France empêche les patrons d'investir, il y a trop de pression fiscale, il faut aider le patronat qui ne veut que le bien de la France et de ses salariés. L'antienne du Medef est connue... Pourtant, le cabinet EY a pondu ne étude annuelle sur la compétitivité de notre pays qui conforte les chiffres habituels de l'investissement étranger. "Le retour des investisseurs étrangers dans l’Hexagone se confirme en 2017. Avec 1019 projets annoncés en 2017 et une progression de 31% par rapport à 2016, la France se hisse quasiment au niveau de ses grands concurrents, le Royaume-Uni et l’Allemagne", indique le cabinet. Bon, pas fous, les investisseurs étrangers ne perdent pas vue la fameuse et juteuse "flexibilité" du marché du travail (traduisons-les : la précarisation des salariés) : "une part croissance de décideurs souhaiterait que les pouvoirs publics français s’engagent dans la poursuite de l’action de réduction du coût du travail (38% contre 31% l’année précédente)." .C'est sans doute la convergence des luttes entre patronat français et patronat étranger.

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Etude EY - Copie d'écran - CC

Rapport EY - Copie d'écran - CC
Rapport EY - Copie d'écran - CC
Ouin-ouin, la France empêche les patrons d'investir, il y a trop de pression fiscale, il faut aider le patronat qui ne veut que le bien de la France et de ses salariés. L'antienne du Medef est connue... Pourtant, le cabinet EY a pondu ne étude annuelle sur la compétitivité de notre pays qui conforte les chiffres habituels de l'investissement étranger. "Le retour des investisseurs étrangers dans l’Hexagone se confirme en 2017. Avec 1019 projets annoncés en 2017 et une progression de 31% par rapport à 2016, la France se hisse quasiment au niveau de ses grands concurrents, le Royaume-Uni et l’Allemagne", indique le cabinet. Bon, pas fous, les investisseurs étrangers ne perdent pas vue la fameuse et juteuse "flexibilité" du marché du travail (traduisons-les : la précarisation des salariés) : "une part croissance de décideurs souhaiterait que les pouvoirs publics français s’engagent dans la poursuite de l’action de réduction du coût du travail (38% contre 31% l’année précédente)." .C'est sans doute la convergence des luttes entre patronat français et patronat étranger.

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Colombie : la guerre silencieuse666d2b75-75a0-4964-b351-2b8d9d1a05e9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180611_160027_Colombie___la_guerre_silencieuseMon, 11 Jun 2018 16:00:27 +0200

Promenade dans les sentiers tortueux de la vie politique colombienne.

Le monde politique colombien est marqué par les groupes paramilitaires, les mouvements de guérilla et les trafiquants de drogue. Plongée en eaux troubles.

Manifestation pour les victimes des paramilitaires - D.R.

Sept octobre 2016 : un étrange ballet de déroule au palais royal de Stockholm. Le président Colombien, Juan Manuel Santos, s'avance pour recevoir le prix Nobel de la paix . Il est récompensé pour l'accord de paix qu'il a mené à bien avec les «Forces Armées Révolutionnaires Colombienne» (FARC), accord qui a conduit à la démobilisation de cette puissante guérilla née dans les années 60. Et pourtant, ce prix prestigieux fait un peu office de béquille. Quelques jours plus tôt, le peuple colombien a rejeté par référendum l'accord de paix signé durant l'été. À l'époque, l’événement m'avait étonné. J'avais célébré l'accord d'un tonitruant post Facebook. Et voilà que le peuple Colombien, le principal bénéficiaire, choisit de rejeter le rameau d'olivier. Est-ce une des raisons qui m'a donné envie d'aller voir sur place, pour mieux comprendre ce pays ?

La Colombie se choisit un nouveau président. Le premier tour s'est déroulé le 27 mai. Le 15 juin prochain, nous découvrirons la nouvelle face du pays. Pourquoi s'en préoccuper ? Parce que l'avenir de la paix en Colombie sera entre les mains de ce président. Parce que dans un monde interconnecté, la Colombie est un pays stratégique, un pays pivot. Interface entre les continents américains Nord et Sud, elle est le quatrième pays du continent par sa taille et par son économie. La Colombie possède des frontières avec 5 pays et ses côtes lui donnent accès à l'Océan...

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Promenade dans les sentiers tortueux de la vie politique colombienne.

Le monde politique colombien est marqué par les groupes paramilitaires, les mouvements de guérilla et les trafiquants de drogue. Plongée en eaux troubles.

Manifestation pour les victimes des paramilitaires - D.R.

Sept octobre 2016 : un étrange ballet de déroule au palais royal de Stockholm. Le président Colombien, Juan Manuel Santos, s'avance pour recevoir le prix Nobel de la paix . Il est récompensé pour l'accord de paix qu'il a mené à bien avec les «Forces Armées Révolutionnaires Colombienne» (FARC), accord qui a conduit à la démobilisation de cette puissante guérilla née dans les années 60. Et pourtant, ce prix prestigieux fait un peu office de béquille. Quelques jours plus tôt, le peuple colombien a rejeté par référendum l'accord de paix signé durant l'été. À l'époque, l’événement m'avait étonné. J'avais célébré l'accord d'un tonitruant post Facebook. Et voilà que le peuple Colombien, le principal bénéficiaire, choisit de rejeter le rameau d'olivier. Est-ce une des raisons qui m'a donné envie d'aller voir sur place, pour mieux comprendre ce pays ?

La Colombie se choisit un nouveau président. Le premier tour s'est déroulé le 27 mai. Le 15 juin prochain, nous découvrirons la nouvelle face du pays. Pourquoi s'en préoccuper ? Parce que l'avenir de la paix en Colombie sera entre les mains de ce président. Parce que dans un monde interconnecté, la Colombie est un pays stratégique, un pays pivot. Interface entre les continents américains Nord et Sud, elle est le quatrième pays du continent par sa taille et par son économie. La Colombie possède des frontières avec 5 pays et ses côtes lui donnent accès à l'Océan...

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A chacun ses combats juridiques...5dc46cdf-b127-40b6-b296-444cbf76beb7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180609_131830_A_chacun_ses_combats_juridiques...Sat, 09 Jun 2018 13:18:30 +0200

La CEDH rend une décision historique tout comme les représentants américains

La CEDH vient de reconnaître dans deux arrêts la responsabilité de la CIA dans des actes de torture. Les Représentants s'opposent à une guerre contre l'Iran. En France, Myriam Quéméner obtient satisfaction pour la deuxième fois dans sa lutte contre Bluetouff, le dangereux co-fondateur de Reflets...

Couverture du rapport de l'Open Society Justice Initiative sur la CIA et la torture - Copie d'écran - CC

Deux arrêts rendus le 31 mai dernier par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) sont passés un peu inaperçus. Pourtant il y avait une actualité à laquelle les relier. Dans une affaire contre la Pologne et une autre contre la Lituanie, la Cour reconnaît que la CIA a joué un rôle dans la torture de civils, dans le cadre de son combat contre le terrorisme et que certains Etats européens, dont les deux cités précédemment, ont joué un rôle facilitateur. Cela tombe à point, au moment où les Etats-Unis nomment à la tête de l'agence de renseignement extérieur Gina Haspel, qui gérait une prison occulte pratiquant la torture en 2002.

Dans son arrêt sur la Roumanie, la Cour revient sur le "extraordinary rendition program" (programme d'extraditions extraordinaires) des Etats-Unis qui ont mené à des cas de torture validés par l'Administration Bush. Et elle estime que :

"Following an extensive and detailed analysis of the evidence in the present case, the Court has established conclusively and beyond reasonable doubt that Romania hosted CIA Detention Site Black from 22 September 2003 to 5 November 2005; that the applicant was secretly detained there from 12 April 2004 to 6 October 2005, or, at the latest, to 5 November 2005; that Romania knew of the nature and purposes of the CIA’s activities in its country and cooperated in the execution of the HVD Programme; and that Romania knew that, by enabling the CIA to detain terrorist suspects on its...

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La CEDH rend une décision historique tout comme les représentants américains

La CEDH vient de reconnaître dans deux arrêts la responsabilité de la CIA dans des actes de torture. Les Représentants s'opposent à une guerre contre l'Iran. En France, Myriam Quéméner obtient satisfaction pour la deuxième fois dans sa lutte contre Bluetouff, le dangereux co-fondateur de Reflets...

Couverture du rapport de l'Open Society Justice Initiative sur la CIA et la torture - Copie d'écran - CC

Deux arrêts rendus le 31 mai dernier par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) sont passés un peu inaperçus. Pourtant il y avait une actualité à laquelle les relier. Dans une affaire contre la Pologne et une autre contre la Lituanie, la Cour reconnaît que la CIA a joué un rôle dans la torture de civils, dans le cadre de son combat contre le terrorisme et que certains Etats européens, dont les deux cités précédemment, ont joué un rôle facilitateur. Cela tombe à point, au moment où les Etats-Unis nomment à la tête de l'agence de renseignement extérieur Gina Haspel, qui gérait une prison occulte pratiquant la torture en 2002.

Dans son arrêt sur la Roumanie, la Cour revient sur le "extraordinary rendition program" (programme d'extraditions extraordinaires) des Etats-Unis qui ont mené à des cas de torture validés par l'Administration Bush. Et elle estime que :

"Following an extensive and detailed analysis of the evidence in the present case, the Court has established conclusively and beyond reasonable doubt that Romania hosted CIA Detention Site Black from 22 September 2003 to 5 November 2005; that the applicant was secretly detained there from 12 April 2004 to 6 October 2005, or, at the latest, to 5 November 2005; that Romania knew of the nature and purposes of the CIA’s activities in its country and cooperated in the execution of the HVD Programme; and that Romania knew that, by enabling the CIA to detain terrorist suspects on its...

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An 1 de l’algocrature française : état des lieux6e9d18f6-c755-410c-8f9a-18a64ffdbed9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180531_132222_An_1_de_l___algocrature_fran__aise___etat_des_lieuxThu, 31 May 2018 13:22:22 +0200

Bienvenue dans l'algocrature (plus ou moins douce) en Marche !

Le président Macron élu sur son projet de startup-nation continue de mettre en place la société du « nouveau monde » à laquelle il aspire, à grands coups d’ordonnances, de rapports, de déclarations péremptoires et de réformes. Derrière le discours pragmatique du "There is no choice" et de la "disruption par l'innovation", apparaît en réalité un choix idéologique très clair, celui de la mise en place d’une "algocrature". Explications.

The Prophet from The World - CC BY 2.0

L’algocrature n’est pas un fantasme d’informaticien techno-critique paranoïaque qui aurait trop lu les auteurs d’anticipation du XXème siècle. Non : l’algocrature est une réalité politique qui s’installe et se forme silencieusement, masquée par de nombreux outils de communication médiatique, mais qui trace son sillon très rapidement. Pour rappel et pour ne pas redéfinir ce concept — débuté il y a quelques années — véritablement devenu «idéologie politique active» avec Macron, le plus simple est de relire cet article de Reflets de 2016, en forme de question… à l'époque :

> Article : France 2016 : bienvenue en algocrature ?

«L’algopolitique en "démocrature" donne une "algocrature". L'administration, en algocrature, agit donc algorithmiquement dans la majorités des domaines qu'elle doit traiter. Pour contrôler et encadrer les citoyens et les rassurer dans le même temps sur ses "bonnes intentions»."

Outils de contrôle et automatisation sociale

Surveillance automatisée
Surveillance automatisée

Les logiciels de statistique d'apprentissage automatique [et autres algorithmes décisionnels et d'analyse], vendus comme "IA" la plupart du temps par une pléthore d'entreprises [qui ont bien compris que le nouvel or noir est celui du traitement des big ou small data], sont en train d'envahir toutes les sphères de la société. Personne ou presque ne peut les voir ou même connaître leur existence la plupart du temps, mais les résultats...

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Bienvenue dans l'algocrature (plus ou moins douce) en Marche !

Le président Macron élu sur son projet de startup-nation continue de mettre en place la société du « nouveau monde » à laquelle il aspire, à grands coups d’ordonnances, de rapports, de déclarations péremptoires et de réformes. Derrière le discours pragmatique du "There is no choice" et de la "disruption par l'innovation", apparaît en réalité un choix idéologique très clair, celui de la mise en place d’une "algocrature". Explications.

The Prophet from The World - CC BY 2.0

L’algocrature n’est pas un fantasme d’informaticien techno-critique paranoïaque qui aurait trop lu les auteurs d’anticipation du XXème siècle. Non : l’algocrature est une réalité politique qui s’installe et se forme silencieusement, masquée par de nombreux outils de communication médiatique, mais qui trace son sillon très rapidement. Pour rappel et pour ne pas redéfinir ce concept — débuté il y a quelques années — véritablement devenu «idéologie politique active» avec Macron, le plus simple est de relire cet article de Reflets de 2016, en forme de question… à l'époque :

> Article : France 2016 : bienvenue en algocrature ?

«L’algopolitique en "démocrature" donne une "algocrature". L'administration, en algocrature, agit donc algorithmiquement dans la majorités des domaines qu'elle doit traiter. Pour contrôler et encadrer les citoyens et les rassurer dans le même temps sur ses "bonnes intentions»."

Outils de contrôle et automatisation sociale

Surveillance automatisée
Surveillance automatisée

Les logiciels de statistique d'apprentissage automatique [et autres algorithmes décisionnels et d'analyse], vendus comme "IA" la plupart du temps par une pléthore d'entreprises [qui ont bien compris que le nouvel or noir est celui du traitement des big ou small data], sont en train d'envahir toutes les sphères de la société. Personne ou presque ne peut les voir ou même connaître leur existence la plupart du temps, mais les résultats...

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Droits de retransmission du foot : au secours88e9e5fb-f19d-44a9-976b-8e398b610a8fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180530_165131_Droits_de_retransmission_du_foot___au_secoursWed, 30 May 2018 16:51:31 +0200

Le foot... - Meme - CC
Le foot... - Meme - CC
Le groupe espagnol Mediapro a remporté les droits de diffusion des matchs de foot de la Ligue 1. C'est sans doute un truc important parce que l'ensemble des lots ont été vendus par la Ligue pour la modique somme de 1,153 milliard d’euros. Quelqu'un s'est-il demandé ce que l'on pourrait faire d'utile ou de créatif avec pareille somme plutôt que d'enrichir des intermédiaires ou des gens qui tapent dans un ballon ? Un milliard, cinq cent cinquante trois millions d'euros... Et encore, c'est moins que les 6,92 milliards d’euros dépensés pour le foot anglais. Parfois, quand les choses deviennent trop démentes, plus personne ne se rend compte du fait que c'est dément. Allez jeter un oeil sur l'annexe 3 de ce rapport de la Banque Mondiale sur le paludisme dans le monde... On a toujours besoin d'un élément de comparaison quand on commence à parler en milliards d'euros.

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Le foot... - Meme - CC
Le foot... - Meme - CC
Le groupe espagnol Mediapro a remporté les droits de diffusion des matchs de foot de la Ligue 1. C'est sans doute un truc important parce que l'ensemble des lots ont été vendus par la Ligue pour la modique somme de 1,153 milliard d’euros. Quelqu'un s'est-il demandé ce que l'on pourrait faire d'utile ou de créatif avec pareille somme plutôt que d'enrichir des intermédiaires ou des gens qui tapent dans un ballon ? Un milliard, cinq cent cinquante trois millions d'euros... Et encore, c'est moins que les 6,92 milliards d’euros dépensés pour le foot anglais. Parfois, quand les choses deviennent trop démentes, plus personne ne se rend compte du fait que c'est dément. Allez jeter un oeil sur l'annexe 3 de ce rapport de la Banque Mondiale sur le paludisme dans le monde... On a toujours besoin d'un élément de comparaison quand on commence à parler en milliards d'euros.

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Devenons-nous des machines ? [Avec Paul Jorion]fa6b778f-0ed8-47bd-97c0-761dbda6ea66http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180529_184643_Devenons-nous_des_machines____Avec_Paul_Jorion_Tue, 29 May 2018 18:46:43 +0200

Le Pistolet et La Pioche #15

Tandis que les algorithmes d'apprentissage non-supervisés progressent chaque jour un peu plus et tendent à nous ressembler, il semble que les êtres humains perdent en complexité et en nuances, voire en intelligence. Sommes-nous en train de nous mettre à fonctionner comme des IA ?

Paul Jorion est l'invité de cet épisode du Pistolet et la Pioche et il se trouve que le jour de l'interview était aussi le jour de la sortie de son dernier bouquin qui parle de l'intelligence artificielle, entre autres. Merci à lui d'avoir consacré ces 20 minutes passionnantes d'entretien.

Durée : 35'28

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Le Pistolet et La Pioche #15

Tandis que les algorithmes d'apprentissage non-supervisés progressent chaque jour un peu plus et tendent à nous ressembler, il semble que les êtres humains perdent en complexité et en nuances, voire en intelligence. Sommes-nous en train de nous mettre à fonctionner comme des IA ?

Paul Jorion est l'invité de cet épisode du Pistolet et la Pioche et il se trouve que le jour de l'interview était aussi le jour de la sortie de son dernier bouquin qui parle de l'intelligence artificielle, entre autres. Merci à lui d'avoir consacré ces 20 minutes passionnantes d'entretien.

Durée : 35'28

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Alexandre del Valle et Mediapart : un vieux routier des coups tordus9fcb5e10-f574-4d4a-b32b-7f88fc0bff48http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180526_172736_Alexandre_del_Valle_et_Mediapart___un_vieux_routier_des_coups_tordusSat, 26 May 2018 17:27:36 +0200

Il s'était déjà illustré dans la diffusion d'un vrai-faux rapport sur le MRAP

Alexandre del Valle, de son vrai nom Marc d’Anna, est de longue date une passerelle entre la droite et l'extrême-droite. Son cabinet a pondu, pour le compte d'un euro-député frontiste, un "rapport" sur Mediapart, qualifié de média aux mains des Frères musulmans. Retour sur le long passé d'Alexandre del Valle.

Alexandre del Valle lors de l'un de ses passages sur un plateau de télévision - Copie d'écran - CC

Il faut remonter au début des années 2000 pour bien cerner le personnage qui vient de livrer un rapport accablant sur Mediapart à l'euro-député FN Jean-Luc Schaffhauser. Accablant car on y découvre que Mediapart mènerait un « jihad médiatico-intellectuel », visant à « saper de l’intérieur les fondements de l’État français », avec deux « facettes », « trotskisme » et « islamisme radical ». Qualifié d'« agent d'influence des islamistes », le journal serait « entre les mains des Frères musulmans », selon le compte rendu qu'en fait Marine Turchi sur Mediapart. Il faut dire que Marc d’Anna, alias Alexandre del Valle fait une fixette depuis des lustres sur le péril musulman et sur les gauchistes qui menacent l'Occident. Remontons le temps...

En 2010, Alexandre del Valle était en cheville avec Arnaud Dassier et Rachid Kaci au sein d'un courant de l'UMP dénommé "La Droite Libre". Initiateurs du concept de "droite décomplexée" repris par la suite par Nicolas Sarkozy, les trois personnages avaient projeté leur groupuscule sur le devant de la scène par des méthodes un peu particulières.

Ils avaient par exemple appelé à bombarder les boites mails de syndicats, ce qui n'avait pas été du goût de la Justice qui les avait condamnés. Arnaud Dassier était à la tête d'une agence Web à l'origine du Sarkospam et avait par ailleurs lancé « gauchestory.com », un site parodiant l’émission Le Loft pendant la campagne présidentielle de...

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Il s'était déjà illustré dans la diffusion d'un vrai-faux rapport sur le MRAP

Alexandre del Valle, de son vrai nom Marc d’Anna, est de longue date une passerelle entre la droite et l'extrême-droite. Son cabinet a pondu, pour le compte d'un euro-député frontiste, un "rapport" sur Mediapart, qualifié de média aux mains des Frères musulmans. Retour sur le long passé d'Alexandre del Valle.

Alexandre del Valle lors de l'un de ses passages sur un plateau de télévision - Copie d'écran - CC

Il faut remonter au début des années 2000 pour bien cerner le personnage qui vient de livrer un rapport accablant sur Mediapart à l'euro-député FN Jean-Luc Schaffhauser. Accablant car on y découvre que Mediapart mènerait un « jihad médiatico-intellectuel », visant à « saper de l’intérieur les fondements de l’État français », avec deux « facettes », « trotskisme » et « islamisme radical ». Qualifié d'« agent d'influence des islamistes », le journal serait « entre les mains des Frères musulmans », selon le compte rendu qu'en fait Marine Turchi sur Mediapart. Il faut dire que Marc d’Anna, alias Alexandre del Valle fait une fixette depuis des lustres sur le péril musulman et sur les gauchistes qui menacent l'Occident. Remontons le temps...

En 2010, Alexandre del Valle était en cheville avec Arnaud Dassier et Rachid Kaci au sein d'un courant de l'UMP dénommé "La Droite Libre". Initiateurs du concept de "droite décomplexée" repris par la suite par Nicolas Sarkozy, les trois personnages avaient projeté leur groupuscule sur le devant de la scène par des méthodes un peu particulières.

Ils avaient par exemple appelé à bombarder les boites mails de syndicats, ce qui n'avait pas été du goût de la Justice qui les avait condamnés. Arnaud Dassier était à la tête d'une agence Web à l'origine du Sarkospam et avait par ailleurs lancé « gauchestory.com », un site parodiant l’émission Le Loft pendant la campagne présidentielle de...

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Loi "Fake News" : la régulation de l'information est en Marche !acc6130d-0ddb-4c70-8247-7954572c4a15http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180523_170345_Loi__Fake_News____la_regulation_de_l_information_est_en_Marche__Wed, 23 May 2018 17:03:45 +0200

La presse officielle, sérieuse, validée par l'Etat français, c'est fiable - http://www.journal-suzon.fr/wp-content/uploads/2015/03/LOeuvre-23-juin-41-Copie.jpg

C'est un amendement pour la loi sur les fausses informations, présenté par Mme Michu Moutchou , qui laisse envisager de gros changements dans la diffusion de l'information en France. Figurez-vous que cet amendement propose que "Les opérateurs de plateforme en ligne (…) s’engagent, notamment par l’élaboration de chartes de bonnes pratiques ou d’accords signés avec les organisations représentatives des journalistes, des éditeurs de presse et des services de communication audiovisuelle, à identifier et promouvoir les contenus d’information produits par les entreprises de presse dans le référencement des contenus d’information."

Le résumé de l'amendement est clair :

"Le rôle croissant qu'exercent les opérateurs de plateforme en matière de classement, référencement et diffusion de l'information en ligne justifie la mise en place d'instruments juridiques souples, tels que des chartes de bonnes pratiques ou partenariats avec les entreprises de presse, permettant de réguler la diffusion de l'information sur les réseaux sociaux. Le but est ainsi d'assurer un référencement adéquat des contenus édités par des entreprises de presse, afin de promouvoir le traitement journalistique de l'information."

Si l'on consulte la liste des médias et entreprises de presse sur le site de a Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), il semble que désormais, les internautes — via les opérateurs de plateforme —...

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La presse officielle, sérieuse, validée par l'Etat français, c'est fiable - http://www.journal-suzon.fr/wp-content/uploads/2015/03/LOeuvre-23-juin-41-Copie.jpg

C'est un amendement pour la loi sur les fausses informations, présenté par Mme Michu Moutchou , qui laisse envisager de gros changements dans la diffusion de l'information en France. Figurez-vous que cet amendement propose que "Les opérateurs de plateforme en ligne (…) s’engagent, notamment par l’élaboration de chartes de bonnes pratiques ou d’accords signés avec les organisations représentatives des journalistes, des éditeurs de presse et des services de communication audiovisuelle, à identifier et promouvoir les contenus d’information produits par les entreprises de presse dans le référencement des contenus d’information."

Le résumé de l'amendement est clair :

"Le rôle croissant qu'exercent les opérateurs de plateforme en matière de classement, référencement et diffusion de l'information en ligne justifie la mise en place d'instruments juridiques souples, tels que des chartes de bonnes pratiques ou partenariats avec les entreprises de presse, permettant de réguler la diffusion de l'information sur les réseaux sociaux. Le but est ainsi d'assurer un référencement adéquat des contenus édités par des entreprises de presse, afin de promouvoir le traitement journalistique de l'information."

Si l'on consulte la liste des médias et entreprises de presse sur le site de a Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), il semble que désormais, les internautes — via les opérateurs de plateforme —...

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#Venezuela: l'exodef910f5cb-9527-479a-a6f3-f0acd182d93ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180522_200356__Venezuela__l_exodeTue, 22 May 2018 20:03:56 +0200

Coulisses et réalités de la plus grande crise migratoire de l'histoire moderne de l'Amérique Latine.

Alors que le Vénézuéla vient de réélire Nicolas Maduro, le pays connait une crise migratoire terrible, conséquence d'une crise économique profonde.

Queue à la frontière

La crise au Venezuela, vous en avez sûrement entendu parler. Ce pays n'a pas bonne presse en Europe. Nos grands médias prennent soin, à intervalle régulier, de nous conter les affres du peuple Vénézuélien. Outre Atlantique, chez le grand frère américain, c'est encore pire. Ce pays est dans la ligne de mire des trois derniers présidents Américains. Tout commence avec l'élection en 1998 du président Hugo Chavez et la mise en application de son programme extrême gauchiste et anti-impérialiste à quelques encablures des côtes Sud des États-Unis. La toute puissante compagnie nationale pétrolière va re-basculer dans le giron national et une grande partie des bénéfices pétroliers vont alimenter des programmes sociaux, les relations avec l’île honnie de Cuba vont être normalisées ... Il n'en fallait pas plus pour mettre dans la bouche du nouveau président Américain une formule qui avait déjà fait tant de mal à l’Amérique du Sud: "Régime change".

Les attentats du 11 septembre 2001 passent par là, donnant des ailes à George Bush et son gang néo-conservateur. Le monde déroule un tapis rouge à l’Amérique interventionniste et il faut en profiter. Dès 2002, les faucons sponsorisent un coup d'État qui sera un coup dans l'eau. Le gouvernement intérimaire vénézuélien, presque immédiatement reconnu par l'administration américaine ne durera que 48 heures et Chavez sera remis au pouvoir sous la pression de la rue et d'une partie de l'institution...

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Coulisses et réalités de la plus grande crise migratoire de l'histoire moderne de l'Amérique Latine.

Alors que le Vénézuéla vient de réélire Nicolas Maduro, le pays connait une crise migratoire terrible, conséquence d'une crise économique profonde.

Queue à la frontière

La crise au Venezuela, vous en avez sûrement entendu parler. Ce pays n'a pas bonne presse en Europe. Nos grands médias prennent soin, à intervalle régulier, de nous conter les affres du peuple Vénézuélien. Outre Atlantique, chez le grand frère américain, c'est encore pire. Ce pays est dans la ligne de mire des trois derniers présidents Américains. Tout commence avec l'élection en 1998 du président Hugo Chavez et la mise en application de son programme extrême gauchiste et anti-impérialiste à quelques encablures des côtes Sud des États-Unis. La toute puissante compagnie nationale pétrolière va re-basculer dans le giron national et une grande partie des bénéfices pétroliers vont alimenter des programmes sociaux, les relations avec l’île honnie de Cuba vont être normalisées ... Il n'en fallait pas plus pour mettre dans la bouche du nouveau président Américain une formule qui avait déjà fait tant de mal à l’Amérique du Sud: "Régime change".

Les attentats du 11 septembre 2001 passent par là, donnant des ailes à George Bush et son gang néo-conservateur. Le monde déroule un tapis rouge à l’Amérique interventionniste et il faut en profiter. Dès 2002, les faucons sponsorisent un coup d'État qui sera un coup dans l'eau. Le gouvernement intérimaire vénézuélien, presque immédiatement reconnu par l'administration américaine ne durera que 48 heures et Chavez sera remis au pouvoir sous la pression de la rue et d'une partie de l'institution...

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Le Senate Intelligence Committee valide la candidature de Gina Haspel à la tête de la CIA00a8cda7-41b3-4a78-971b-a4d9a60ce2b6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180516_231245_Le_Senate_Intelligence_Committee_valide_la_candidature_de_Gina_Haspel_a_la_tete_de_la_CIAWed, 16 May 2018 23:12:45 +0200

Gina Haspel - Central Intelligence Agency
Gina Haspel - Central Intelligence Agency
Le premier pas est franchi. Le Senate Intelligence Committee a voté à 10 contre 5 en faveur de la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA, comme le souhaite Donald Trump. L'ensemble du Sénat doit désormais voter pour que sa nomination devienne effective. Cela pourrait intervenir dans les tous prochains jours. Gina Haspel avait été entendue par le comité le 9 mai. A la tête d'une prison en Thaïlande, ayant pratiqué la torture sous l'Administration Bush, elle avait expliqué qu'à l'époque, ces traitements des prisonniers étaient légaux. Elle n'avait pas confirmé que la torture avait été utile pour obtenir des informations mais avait refusé de dire que cela était immoral. Ce qui est sans doute moral à ses yeux, c'est que Barack Obama ait refusé que George Bush ou Dick Cheney soient poursuivis pour crimes de guerre. Ou qu'elle puisse briguer la tête de la CIA en dépit de son rôle majeur (y compris dans la destruction de preuves d'actes de torture) dans les programmes de torture et d'enlèvement de la CIA.

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Gina Haspel - Central Intelligence Agency
Gina Haspel - Central Intelligence Agency
Le premier pas est franchi. Le Senate Intelligence Committee a voté à 10 contre 5 en faveur de la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA, comme le souhaite Donald Trump. L'ensemble du Sénat doit désormais voter pour que sa nomination devienne effective. Cela pourrait intervenir dans les tous prochains jours. Gina Haspel avait été entendue par le comité le 9 mai. A la tête d'une prison en Thaïlande, ayant pratiqué la torture sous l'Administration Bush, elle avait expliqué qu'à l'époque, ces traitements des prisonniers étaient légaux. Elle n'avait pas confirmé que la torture avait été utile pour obtenir des informations mais avait refusé de dire que cela était immoral. Ce qui est sans doute moral à ses yeux, c'est que Barack Obama ait refusé que George Bush ou Dick Cheney soient poursuivis pour crimes de guerre. Ou qu'elle puisse briguer la tête de la CIA en dépit de son rôle majeur (y compris dans la destruction de preuves d'actes de torture) dans les programmes de torture et d'enlèvement de la CIA.

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Terrorisme : et si on enfermait les gens préventivement ?ee2158ef-b729-4f9f-8b79-3ceed724f5b7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180515_145215_Terrorisme___et_si_on_enfermait_les_gens_preventivement__Tue, 15 May 2018 14:52:15 +0200

La question stupide revient après chaque attentat

Quels que soient les arguments, quels que soient les contradicteurs de cette option, policiers, avocats, juges, la droite et l'extrême-droite reviennent à l'assaut après chaque attentat avec cette envie d'enterrer la démocratie, comme les terroristes qu'ils disent combattre.

"Terrorisme : emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique". Le but de l'Etat islamique est sans aucun doute d'enterrer le système politique choisi par ses ennemis, c'est à dire la démocratie. Ce système n'est pas parfait et l'oligarchie qui a tendance à remplacer la démocratie dans nos contrées peut pousser à rechercher sa réforme en profondeur. Mais l'enterrer ? Enterrer le concept même de la Démocratie (avec un D majuscule) ? Le veut-on vraiment ? On sait ce que l'on perd, pas ce que l'on gagne. Et pourtant, les groupes Les Républicains et Front National ne manquent pas une occasion - un attentat - de s'ériger en fossoyeur, peut-être involontaires (qui sait ?), de la Démocratie.

De nombreux auteurs d'attentats sont fichés S et parfois au FSPRT, le fichier qui recense les personnes soupçonnées de radicalisation.

Alors, nous expliquent en cœur ces Captain Obvious, puisqu'ils sont déjà fichés, repérés, il suffirait de les enfermer préventivement pour éviter leur passage à l'acte. Mais comment est-il possible que l'on ait pas pensé à ça avant ?

En fait, si, il y a bien des gens qui y ont pensé. Dans la même veine, l'Administration Bush avait planché durant des mois sur un statut spécifique pour les combattants d'Al-Qaïda. L'idée était d'éviter d'avoir à les traiter comme des prisonniers de guerre et de leur déniant la protection de la Convention de Genève. Captain Obvious...

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La question stupide revient après chaque attentat

Quels que soient les arguments, quels que soient les contradicteurs de cette option, policiers, avocats, juges, la droite et l'extrême-droite reviennent à l'assaut après chaque attentat avec cette envie d'enterrer la démocratie, comme les terroristes qu'ils disent combattre.

"Terrorisme : emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique". Le but de l'Etat islamique est sans aucun doute d'enterrer le système politique choisi par ses ennemis, c'est à dire la démocratie. Ce système n'est pas parfait et l'oligarchie qui a tendance à remplacer la démocratie dans nos contrées peut pousser à rechercher sa réforme en profondeur. Mais l'enterrer ? Enterrer le concept même de la Démocratie (avec un D majuscule) ? Le veut-on vraiment ? On sait ce que l'on perd, pas ce que l'on gagne. Et pourtant, les groupes Les Républicains et Front National ne manquent pas une occasion - un attentat - de s'ériger en fossoyeur, peut-être involontaires (qui sait ?), de la Démocratie.

De nombreux auteurs d'attentats sont fichés S et parfois au FSPRT, le fichier qui recense les personnes soupçonnées de radicalisation.

Alors, nous expliquent en cœur ces Captain Obvious, puisqu'ils sont déjà fichés, repérés, il suffirait de les enfermer préventivement pour éviter leur passage à l'acte. Mais comment est-il possible que l'on ait pas pensé à ça avant ?

En fait, si, il y a bien des gens qui y ont pensé. Dans la même veine, l'Administration Bush avait planché durant des mois sur un statut spécifique pour les combattants d'Al-Qaïda. L'idée était d'éviter d'avoir à les traiter comme des prisonniers de guerre et de leur déniant la protection de la Convention de Genève. Captain Obvious...

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Mourir pour permettre aux gestionnaires d’atteindre leurs objectifs ?d8b322dd-02c2-428d-ac19-66785ca8dc15http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180515_134831_Mourir_pour_permettre_aux_gestionnaires_d___atteindre_leurs_objectifs___Tue, 15 May 2018 13:48:31 +0200

"Une société efficace est-elle une société qui discrimine bien ?"

La mort de Naomi, 22 ans est terrifiante. Cette jeune femme, souffrant atrocement, a appelé les pompiers pour qu’on vienne l’aider. Les opératrices ne l’ont pas prise au sérieux et celle du SAMU s’est même moquée d’elle alors que la jeune femme expliquait qu’elle se sentait mourir, avait des douleurs atroces au ventre. 

Muffingg - Wikipedia / Creative Commons

L’histoire de l'opératrice du SAMU et de la mort de Naomi est dans tous les journaux.

Cette histoire ne raconte pas seulement le décalage et la faute professionnelle d’une employée du SAMU. Cette histoire sordide est aussi le symptôme d’un fonctionnement de société qui intègre désormais des chaînes d’acteurs au service d’un ensemble d’objectifs issus d’une politique.

Naomi est morte par la faute d’un système, pas seulement d’une ou plusieurs fautes professionnelles. Un système accepté et intégré par des salariés inquiets de répondre aux objectifs managériaux en vigueur et dont le travail comporte des injonctions contradictoires. Dans le cas d’espèce : recevoir des appels de personnes en détresse pour tenter de les sauver tout en évitant au maximum d’engorger les services d’urgence et d’économiser au maximum les moyens humains ou matériels de leur structure.

Rentabilité, efficacité, pragmatisme et respect des normes en vigueur : la déshumanisation au service du management ?

Dans la chaîne de responsabilités directes de la mort de Naomi, les pompiers ont une part de responsabilité. Si les cas médicaux doivent être transférés par les pompiers au SAMU — en cas de problème médical — l’appel à l’opératrice du Samu a été l’objet d’ironie de la part de l'opératrice des pompiers, sur l’état de la jeune femme, avec le commentaire suivant : « La dame que j’ai au bout du fil, elle me dit qu’elle va mourir. Si, si, ça s’entend, elle va mourir… ».

"Un ton, un brin...

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"Une société efficace est-elle une société qui discrimine bien ?"

La mort de Naomi, 22 ans est terrifiante. Cette jeune femme, souffrant atrocement, a appelé les pompiers pour qu’on vienne l’aider. Les opératrices ne l’ont pas prise au sérieux et celle du SAMU s’est même moquée d’elle alors que la jeune femme expliquait qu’elle se sentait mourir, avait des douleurs atroces au ventre. 

Muffingg - Wikipedia / Creative Commons

L’histoire de l'opératrice du SAMU et de la mort de Naomi est dans tous les journaux.

Cette histoire ne raconte pas seulement le décalage et la faute professionnelle d’une employée du SAMU. Cette histoire sordide est aussi le symptôme d’un fonctionnement de société qui intègre désormais des chaînes d’acteurs au service d’un ensemble d’objectifs issus d’une politique.

Naomi est morte par la faute d’un système, pas seulement d’une ou plusieurs fautes professionnelles. Un système accepté et intégré par des salariés inquiets de répondre aux objectifs managériaux en vigueur et dont le travail comporte des injonctions contradictoires. Dans le cas d’espèce : recevoir des appels de personnes en détresse pour tenter de les sauver tout en évitant au maximum d’engorger les services d’urgence et d’économiser au maximum les moyens humains ou matériels de leur structure.

Rentabilité, efficacité, pragmatisme et respect des normes en vigueur : la déshumanisation au service du management ?

Dans la chaîne de responsabilités directes de la mort de Naomi, les pompiers ont une part de responsabilité. Si les cas médicaux doivent être transférés par les pompiers au SAMU — en cas de problème médical — l’appel à l’opératrice du Samu a été l’objet d’ironie de la part de l'opératrice des pompiers, sur l’état de la jeune femme, avec le commentaire suivant : « La dame que j’ai au bout du fil, elle me dit qu’elle va mourir. Si, si, ça s’entend, elle va mourir… ».

"Un ton, un brin...

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Consommation, piège à cons ?01fd3c42-ad68-43a1-8815-af2dca3a4b7chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180510_101509_Consommation__piege_a_cons__Thu, 10 May 2018 10:15:09 +0200

Le Pistolet et La Pioche #14

La société de consommation dévore tout, même ses consommateurs qui tout en la haïssant, la plébiscitent chaque jour. Comment cette boucle rétroactive est-elle possible ? Avec quels effets ? Y a-t-il des moyens d'en sortir, ou à minima d'être moins happé ?

Parler de la société de consommation et du système de pensée consumériste n'est pas simple, surtout que ces concepts sont au centre du fonctionnement de la "civilisation capitaliste". Le Pistolet et la Pioche a quand même décidé d'aller creuser dans tout ça, avec des constats, mais aussi des solutions. Le tout en musique, comme d'habitude, et pas n'importe quelle musique…

Durée : 33'53 minutes

Killing Joke — Eighties

Eighties, I'm living in the eighties

Eighties, I have to push, I have to struggle

Eighties, get out of my way, I'm not for sale no more

Eighties, let's kamikaze till we get there

And we sang

You do it this way

Eighties, by day we run by night we dance, we do

Eighties, I'm in love with the coming race

Eighties, I've got the best, I'll take all I can get

Eighties, I'm living for the eighties

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties, I struggle

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, push, push, struggle

Eighties, I'm living

Eighties, eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, push, push, struggle

The Stranglers — Always The Sun

How many times have you woken up and prayed for the rain ?

How many times have you seen the papers apportion the blame ?

Who gets to say ?

Who gets to work and who gets to play ?

I was always told at school, everybody should get the same

How many times have you been told if you don't ask you don't get ?

How many lads have taken your money? Your Mother said you shouldn't bet

Who has the fun ?

Is it always a man with a gun ?

Someone must have told you if you work too hard you can sweat ?

There's always the sun

Mmmm

There's always the sun

Always, always, always the sun

How many times have the weathermen told you stories that made you laugh ?

You know its not unlike the politicians and the leaders, when they do things by halves

Who gets the job ?

Of pushing the knob

That's what responsibility you draw straws for if you're mad enough

There's always the sun

Mmmm

There's always the sun

Always, always, always the sun

The The — This is The Day

Well you didn't wake up this morning

'Cause you didn't go to bed

You were watching the whites of your eyes turn red

The calendar on your wall

Is ticking the days off

You've been reading some old letters

You smile and think how much you've changed

All the money in the world

Couldn't buy back those days

You pull back the curtains

And the sun burns into your eyes

You watch a plane flying

Across the clear blue Sky

This is the day

Your life will surely change

This is the day

When things fall into place

You could've done anything

If you'd wanted

And all your friends and family

Think that you're lucky

But the side of you they'll never see

Is when you're left alone with the memories

That hold your life

Together like

Glue

You pull back your curtains

And the sun burns into your eyes

You watch a plane flying

Across the clear blue Sky

This is the day

Your life will surely change

This is the day

When things fall into place

This is the day (this is the day)

That your life will surely change

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Le Pistolet et La Pioche #14

La société de consommation dévore tout, même ses consommateurs qui tout en la haïssant, la plébiscitent chaque jour. Comment cette boucle rétroactive est-elle possible ? Avec quels effets ? Y a-t-il des moyens d'en sortir, ou à minima d'être moins happé ?

Parler de la société de consommation et du système de pensée consumériste n'est pas simple, surtout que ces concepts sont au centre du fonctionnement de la "civilisation capitaliste". Le Pistolet et la Pioche a quand même décidé d'aller creuser dans tout ça, avec des constats, mais aussi des solutions. Le tout en musique, comme d'habitude, et pas n'importe quelle musique…

Durée : 33'53 minutes

Killing Joke — Eighties

Eighties, I'm living in the eighties

Eighties, I have to push, I have to struggle

Eighties, get out of my way, I'm not for sale no more

Eighties, let's kamikaze till we get there

And we sang

You do it this way

Eighties, by day we run by night we dance, we do

Eighties, I'm in love with the coming race

Eighties, I've got the best, I'll take all I can get

Eighties, I'm living for the eighties

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties, I struggle

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, push, push, struggle

Eighties, I'm living

Eighties, eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, push, push, struggle

The Stranglers — Always The Sun

How many times have you woken up and prayed for the rain ?

How many times have you seen the papers apportion the blame ?

Who gets to say ?

Who gets to work and who gets to play ?

I was always told at school, everybody should get the same

How many times have you been told if you don't ask you don't get ?

How many lads have taken your money? Your Mother said you shouldn't bet

Who has the fun ?

Is it always a man with a gun ?

Someone must have told you if you work too hard you can sweat ?

There's always the sun

Mmmm

There's always the sun

Always, always, always the sun

How many times have the weathermen told you stories that made you laugh ?

You know its not unlike the politicians and the leaders, when they do things by halves

Who gets the job ?

Of pushing the knob

That's what responsibility you draw straws for if you're mad enough

There's always the sun

Mmmm

There's always the sun

Always, always, always the sun

The The — This is The Day

Well you didn't wake up this morning

'Cause you didn't go to bed

You were watching the whites of your eyes turn red

The calendar on your wall

Is ticking the days off

You've been reading some old letters

You smile and think how much you've changed

All the money in the world

Couldn't buy back those days

You pull back the curtains

And the sun burns into your eyes

You watch a plane flying

Across the clear blue Sky

This is the day

Your life will surely change

This is the day

When things fall into place

You could've done anything

If you'd wanted

And all your friends and family

Think that you're lucky

But the side of you they'll never see

Is when you're left alone with the memories

That hold your life

Together like

Glue

You pull back your curtains

And the sun burns into your eyes

You watch a plane flying

Across the clear blue Sky

This is the day

Your life will surely change

This is the day

When things fall into place

This is the day (this is the day)

That your life will surely change

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La fête à Macron : une manif bon enfant de gens énervés3459fc3e-2f1b-4bb9-b6a6-d12e736e356dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180506_104542_La_fete_a_Macron___une_manif_bon_enfant_de_gens_enervesSun, 06 May 2018 10:45:42 +0200

Organisée par les Insoumis, la manif du 5 mai a rassemblé les mécontents de Macron

Méluche à bien tenté d'haranguer les foules, sans grand succès, même en leur parlant depuis l'office du tourisme. Dans le cortège beaucoup d'enfants, de poussettes et les habituels fans d'Ernesto (Che) Guevara. Des cheminots, l'église de la très sainte consommation, quelques jeunes venus faire le coup de poing avec la police. Mais surtout, énormément de policiers, très tendus.

Cortège de la manifestation du 5 mai - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Rassemblement des forces devant l'Opéra. Attac est là. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Rassemblement des forces devant l'Opéra. Attac est là. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Vers une heure, l'Opéra n'a pas attiré grand monde, les gens sont déjà en train de former le cortège une rue plus loin - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Vers une heure, l'Opéra n'a pas attiré grand monde, les gens sont déjà en train de former le cortège une rue plus loin - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Au début de la manif, et pendant tout le trajet, la voiture de France-Info s'est déplacée sans aucun souci. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Au début de la manif, et pendant tout le trajet, la voiture de France-Info s'est déplacée sans aucun souci. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Surement un hacker, vu le masque... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Surement un hacker, vu le masque... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Ambiance rigolote, la tendance est à la blague politique laissant filtrer un ras-le-bol généralisé. Le président des riches énerve. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Ambiance rigolote, la tendance est à la blague politique laissant filtrer un ras-le-bol généralisé. Le président des riches énerve. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Sur le parcours de la manifestation, les forces de l'ordre sont quasiment invisibles. Mais dans les rues adjacentes, elles sont très nombreuses. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Sur le parcours de la manifestation, les forces de l'ordre sont quasiment invisibles. Mais dans les rues adjacentes, elles sont très nombreuses. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

C'est un peu carnaval, jusque là tout va bien. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
C'est un peu carnaval, jusque là tout va bien. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

L'humour poursuit sa route dans le défilé... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
L'humour poursuit sa route dans le défilé... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Le marteau et la faucille au milieu du cortège. "Souvent fauché, toujours marteau" (Bérus) - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Le marteau et la faucille au milieu du cortège. "Souvent fauché, toujours marteau" (Bérus) - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Il y a comme toujours dans les manifestations, les nostalgiques d'Ernesto (Che) Guevara qui n'en demandait sans doute pas tant. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Il y a comme toujours dans les manifestations, les nostalgiques d'Ernesto (Che) Guevara qui n'en demandait sans doute pas tant. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Le cortège s'étend - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Le cortège s'étend - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Mélenchon, l'homme qui n'aime pas la presse, essaye de parler à la foule depuis l'office du tourisme. Bide total. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Mélenchon, l'homme qui n'aime pas la presse, essaye de parler à la foule depuis l'office du tourisme. Bide total. - Reflets.info - CC...

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Organisée par les Insoumis, la manif du 5 mai a rassemblé les mécontents de Macron

Méluche à bien tenté d'haranguer les foules, sans grand succès, même en leur parlant depuis l'office du tourisme. Dans le cortège beaucoup d'enfants, de poussettes et les habituels fans d'Ernesto (Che) Guevara. Des cheminots, l'église de la très sainte consommation, quelques jeunes venus faire le coup de poing avec la police. Mais surtout, énormément de policiers, très tendus.

Cortège de la manifestation du 5 mai - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Rassemblement des forces devant l'Opéra. Attac est là. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Rassemblement des forces devant l'Opéra. Attac est là. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Vers une heure, l'Opéra n'a pas attiré grand monde, les gens sont déjà en train de former le cortège une rue plus loin - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Vers une heure, l'Opéra n'a pas attiré grand monde, les gens sont déjà en train de former le cortège une rue plus loin - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Au début de la manif, et pendant tout le trajet, la voiture de France-Info s'est déplacée sans aucun souci. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Au début de la manif, et pendant tout le trajet, la voiture de France-Info s'est déplacée sans aucun souci. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Surement un hacker, vu le masque... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Surement un hacker, vu le masque... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Ambiance rigolote, la tendance est à la blague politique laissant filtrer un ras-le-bol généralisé. Le président des riches énerve. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Ambiance rigolote, la tendance est à la blague politique laissant filtrer un ras-le-bol généralisé. Le président des riches énerve. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Sur le parcours de la manifestation, les forces de l'ordre sont quasiment invisibles. Mais dans les rues adjacentes, elles sont très nombreuses. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Sur le parcours de la manifestation, les forces de l'ordre sont quasiment invisibles. Mais dans les rues adjacentes, elles sont très nombreuses. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

C'est un peu carnaval, jusque là tout va bien. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
C'est un peu carnaval, jusque là tout va bien. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

L'humour poursuit sa route dans le défilé... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
L'humour poursuit sa route dans le défilé... - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Le marteau et la faucille au milieu du cortège. "Souvent fauché, toujours marteau" (Bérus) - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Le marteau et la faucille au milieu du cortège. "Souvent fauché, toujours marteau" (Bérus) - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Il y a comme toujours dans les manifestations, les nostalgiques d'Ernesto (Che) Guevara qui n'en demandait sans doute pas tant. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Il y a comme toujours dans les manifestations, les nostalgiques d'Ernesto (Che) Guevara qui n'en demandait sans doute pas tant. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Le cortège s'étend - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Le cortège s'étend - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0

Mélenchon, l'homme qui n'aime pas la presse, essaye de parler à la foule depuis l'office du tourisme. Bide total. - Reflets.info - CC BY-NC-SA 2.0
Mélenchon, l'homme qui n'aime pas la presse, essaye de parler à la foule depuis l'office du tourisme. Bide total. - Reflets.info - CC...

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Quelques clés pour les réactionnaires qui s’ignorent0a5bac12-07d7-4459-a252-75b79e4dc777http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180505_214724_Quelques_cles_pour_les_reactionnaires_qui_s___ignorentSat, 05 May 2018 21:47:24 +0200

Etre réactionnaire c'est à la portée de tout le monde

Le terme « réactionnaire » ou « réac » est revenu en grâce par la magie médiatique. Et c’est une bonne chose, puisque cette catégorisation permet en réalité de mieux comprendre ce qui agite ceux qui composent la société, des plus modestes aux plus en vue. Il ne faudrait pas se méprendre : être réactionnaire n’est pas être « de droite », n’est pas forcément lié à un conservatisme bien défini.

Le terme « réactionnaire » ou « réac » est revenu en grâce par la magie médiatique. Et c’est une bonne chose, puisque cette catégorisation permet en réalité de mieux comprendre ce qui agite ceux qui composent la société, des plus modestes aux plus en vue. Il ne faudrait pas se méprendre : être réactionnaire n’est pas être « de droite », n’est pas forcément lié à un conservatisme bien défini. De nombreux « gauchistes » ou assimilés à une forme de pensée « progressiste » et pétrie de bon sentiments « fraternalistes », sont des réactionnaires qui s’ignorent. Et c’est bien là que la bât blesse : quand les réac sont à peu près partout, montant au créneau de leurs causes idéologiques fabriquées [en ligne] sans aucune colonne vertébrale, le pouvoir politique en place ricane et sait qu’il a les mains libres. Ouvrons les portes de la pensée réactionnaire actuelle avec les clés de déchiffrement des contradictions des foules déculturées.

Toi aussi défends la police quand ça t’arrange

Soyons clair : que l’on puisse penser que des forces de police, les palais de justice, sont un « mal nécessaire » dans une société pas assez mûre pour s’en passer, n’est pas être réactionnaire. L’anarchie est une utopie qui n’est pas visiblement encore réalisable en France, pays de l’infantilisation des citoyens et de la démocratie d’apparat à base de monarchie républicaine ploutocratique. Mais si le réactionnaire du XXème siècle était simplement un défenseur aveugle des forces de l’ordre et de...

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Etre réactionnaire c'est à la portée de tout le monde

Le terme « réactionnaire » ou « réac » est revenu en grâce par la magie médiatique. Et c’est une bonne chose, puisque cette catégorisation permet en réalité de mieux comprendre ce qui agite ceux qui composent la société, des plus modestes aux plus en vue. Il ne faudrait pas se méprendre : être réactionnaire n’est pas être « de droite », n’est pas forcément lié à un conservatisme bien défini.

Le terme « réactionnaire » ou « réac » est revenu en grâce par la magie médiatique. Et c’est une bonne chose, puisque cette catégorisation permet en réalité de mieux comprendre ce qui agite ceux qui composent la société, des plus modestes aux plus en vue. Il ne faudrait pas se méprendre : être réactionnaire n’est pas être « de droite », n’est pas forcément lié à un conservatisme bien défini. De nombreux « gauchistes » ou assimilés à une forme de pensée « progressiste » et pétrie de bon sentiments « fraternalistes », sont des réactionnaires qui s’ignorent. Et c’est bien là que la bât blesse : quand les réac sont à peu près partout, montant au créneau de leurs causes idéologiques fabriquées [en ligne] sans aucune colonne vertébrale, le pouvoir politique en place ricane et sait qu’il a les mains libres. Ouvrons les portes de la pensée réactionnaire actuelle avec les clés de déchiffrement des contradictions des foules déculturées.

Toi aussi défends la police quand ça t’arrange

Soyons clair : que l’on puisse penser que des forces de police, les palais de justice, sont un « mal nécessaire » dans une société pas assez mûre pour s’en passer, n’est pas être réactionnaire. L’anarchie est une utopie qui n’est pas visiblement encore réalisable en France, pays de l’infantilisation des citoyens et de la démocratie d’apparat à base de monarchie républicaine ploutocratique. Mais si le réactionnaire du XXème siècle était simplement un défenseur aveugle des forces de l’ordre et de...

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Censure : 2018, une année noire pour les libertés 9cc99c27-34d3-47d0-8921-1d789ade1e1ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180504_160749_Censure___2018__une_annee_noire_pour_les_libertes_Fri, 04 May 2018 16:07:49 +0200

Après Google, Amazon interdit le domain fronting

En quelques semaines, Google puis Amazon ont totalement et volontairement redistribué le paysage de la censure sur Internet.

Jef Mathiot - CC BY-SA 4.0

Il y a quelques semaines, les développeurs de Signal modifiaient le code source de l'application de messagerie. Celle-ci utiliserait dorénavant une terminaison d'Amazon Cloudfront, celle du site souq.com, comme façade afin de contourner la censure en Égypte, aux Émirats arabes unis, à Oman et au Qatar. Auparavant, c'était google.com auquel Signal avait recours, mais Google avait prévenu que cette pratique ne serait plus autorisée.

C'est maintenant au tour d'Amazon Web Services (AWS), la filiale d'Amazon qui fournit des services d'hébergement, de l'interdire. Dans un billet de blog, Moxie Marlinspike retranscrivait il y a quelques jours l'email envoyé par un employé d'Amazon :

De : [caviardé], [caviardé] <[caviardé]@amazon.com>
Subject: Notification d'un suspension potentielle de compte en regard des conditions d'utilisation d'AWS

Moxie,

Hier AWS a pris connaissance de votre [code source sur] Github et des billets sur Hacker News / YCombinator décrivant comment Signal prévoit de faire en sorte que son trafic ressemble au trafic d'un autre site (pratique connue comme du "domain fronting") en utilisant un domaine propriété d'Amazon — Souq.com. Vous n'avez pas la permission d'Amazon d'utiliser Souq.com pour quelque raison que ce soit. N'importe quelle usage de Souq.com ou d'un autre domaine pour vous faire passer pour une autre entité sans la permission expresse du propriétaire...

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Après Google, Amazon interdit le domain fronting

En quelques semaines, Google puis Amazon ont totalement et volontairement redistribué le paysage de la censure sur Internet.

Jef Mathiot - CC BY-SA 4.0

Il y a quelques semaines, les développeurs de Signal modifiaient le code source de l'application de messagerie. Celle-ci utiliserait dorénavant une terminaison d'Amazon Cloudfront, celle du site souq.com, comme façade afin de contourner la censure en Égypte, aux Émirats arabes unis, à Oman et au Qatar. Auparavant, c'était google.com auquel Signal avait recours, mais Google avait prévenu que cette pratique ne serait plus autorisée.

C'est maintenant au tour d'Amazon Web Services (AWS), la filiale d'Amazon qui fournit des services d'hébergement, de l'interdire. Dans un billet de blog, Moxie Marlinspike retranscrivait il y a quelques jours l'email envoyé par un employé d'Amazon :

De : [caviardé], [caviardé] <[caviardé]@amazon.com>
Subject: Notification d'un suspension potentielle de compte en regard des conditions d'utilisation d'AWS

Moxie,

Hier AWS a pris connaissance de votre [code source sur] Github et des billets sur Hacker News / YCombinator décrivant comment Signal prévoit de faire en sorte que son trafic ressemble au trafic d'un autre site (pratique connue comme du "domain fronting") en utilisant un domaine propriété d'Amazon — Souq.com. Vous n'avez pas la permission d'Amazon d'utiliser Souq.com pour quelque raison que ce soit. N'importe quelle usage de Souq.com ou d'un autre domaine pour vous faire passer pour une autre entité sans la permission expresse du propriétaire...

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Démocratie fissurée : chroniques d'un mauvais élève de la République (3)63197f39-65b9-43cc-946a-e8bb8295a829http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180501_131519_Democratie_fissuree___chroniques_d_un_mauvais_eleve_de_la_Republique__3_Tue, 01 May 2018 13:15:19 +0200

Les années noires du néo-libéralisme mondialisé (pour tous)

De Chirac à Jospin puis à Chirac, en passant par le grand show mondial du 11 septembre, tout s'appauvrit, même la musique et le cinéma. A se demander si tout le monde ne rêve pas de vivre dans un grand supermarché à la Disneyland. Il faut dire que la propagande néolibérale bat son plein.

Années 2000 : le début de la fin

>Démocratie fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (1)

>Démocratie fissurée : chroniques d'un mauvais élève de la République (2)

Juste avant la victoire de Chirac je me rappelle avoir lancé : "Je me casse si ce type devient président". Ça n'a pas loupé : le grand dadet escroc arriviste démonte Jospin à la présidentielle grâce à des slogans creux mais suffisamment orientés sur le terrain du socialiste de pacotille pour brouiller les pistes. La fracture sociale ! Chirac veut résoudre la fracture sociale ! Six mois après son élection, il a déjà oublié et dans les rues résonnent les trompettes de la contestation syndicale et sociale contre la réforme des retraites. Sur les ondes et les écrans de tévé ça explique en parallèle aux gens comment la mondialisation c'est drôlement chouette parce qu'on va "tous en profiter". Niveau musique, ça commence à patiner : les morts du "rock sans avenir" n'ont pas trouvé de remplaçants, et en 3 ou 4 ans apparaissent les premiers petits bourgeois de la chanson française. Leur crédo : chanter leur malaise quotidien de trentenaire affligé par leur vie de merde conformiste. Ça craint franchement : je me casse début 96 à l'autre bout du monde avec mes deux gosses et leur mère, en Afrique de l'Est. J'apprendrai de là-bas quelques trucs vagues sur mon pays d'origine via une radio [prêtée par un voisin], radio que je bidouille en installant un fil de fer de de...

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Les années noires du néo-libéralisme mondialisé (pour tous)

De Chirac à Jospin puis à Chirac, en passant par le grand show mondial du 11 septembre, tout s'appauvrit, même la musique et le cinéma. A se demander si tout le monde ne rêve pas de vivre dans un grand supermarché à la Disneyland. Il faut dire que la propagande néolibérale bat son plein.

Années 2000 : le début de la fin

>Démocratie fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (1)

>Démocratie fissurée : chroniques d'un mauvais élève de la République (2)

Juste avant la victoire de Chirac je me rappelle avoir lancé : "Je me casse si ce type devient président". Ça n'a pas loupé : le grand dadet escroc arriviste démonte Jospin à la présidentielle grâce à des slogans creux mais suffisamment orientés sur le terrain du socialiste de pacotille pour brouiller les pistes. La fracture sociale ! Chirac veut résoudre la fracture sociale ! Six mois après son élection, il a déjà oublié et dans les rues résonnent les trompettes de la contestation syndicale et sociale contre la réforme des retraites. Sur les ondes et les écrans de tévé ça explique en parallèle aux gens comment la mondialisation c'est drôlement chouette parce qu'on va "tous en profiter". Niveau musique, ça commence à patiner : les morts du "rock sans avenir" n'ont pas trouvé de remplaçants, et en 3 ou 4 ans apparaissent les premiers petits bourgeois de la chanson française. Leur crédo : chanter leur malaise quotidien de trentenaire affligé par leur vie de merde conformiste. Ça craint franchement : je me casse début 96 à l'autre bout du monde avec mes deux gosses et leur mère, en Afrique de l'Est. J'apprendrai de là-bas quelques trucs vagues sur mon pays d'origine via une radio [prêtée par un voisin], radio que je bidouille en installant un fil de fer de de...

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Toi aussi achète une vierge pour un million d'euros !89bb91f3-0a38-4fbd-92a2-22a4cafb83cehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180501_120230_Toi_aussi_achete_une_vierge_pour_un_million_d_euros__Tue, 01 May 2018 12:02:30 +0200

L'heureuse élue n'a qu'une hâte : perdre sa virginité avec le vieux et payer ses dettes, comme toute jeune femme qui s'émancipe…

C'est un article de Closer retweeté qui explique qu'une jeune française s'est faite payer une défloration à 1,25 millions d'euros par un vieux monsieur newyorkais.

La jeune femme de 20 ans est aux anges : elle va pouvoir aider sa famille à payer ses crédits et pouvoir réaliser son rêve de voyager en classe affaire partout dans le monde. Youpi. En plus, comme elle l'explique, c'est "à la mode", et ses parents, ses amis, au vu de la somme, la soutiennent inconditionnellement.

Cette jeune femme, comme l'explique le torchon magazine, serait quasiment une militante féministe puisque Closer explique que "Jasmine voit son acte comme une certaine émancipation : "Cela ne devrait pas être tabou pour une femme de faire ce qu'elle veut avec son corps" nous apprend la veinarde millionnaire.

Mais oui ! Grave ! On n'y avait pas pensé : vendre son corps, sa virginité aux 1% par enchères sur un site internet — comme le bétail pour le marché de gros — c'est une émancipation et un droit fondamental de faire keskonveut avec son corps ! Pardi…

Yes ! Ca y est j'ai le million, suffit juste que le vieux m'enfile dix minutes dans son appart de luxe et papa maman vont pouvoir rembourser l'emprunt !
Yes ! Ca y est j'ai le million, suffit juste que le vieux m'enfile dix minutes dans son appart de luxe et papa maman vont pouvoir rembourser l'emprunt !

Bien entendu, tout ça n'a pas été simple, puisqu'il a fallu s'inscrire et être sélectionnée par une plateforme 2.0 disruptive et innovante en diable qui propose ce marché juteux de la vente de corps et de...

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L'heureuse élue n'a qu'une hâte : perdre sa virginité avec le vieux et payer ses dettes, comme toute jeune femme qui s'émancipe…

C'est un article de Closer retweeté qui explique qu'une jeune française s'est faite payer une défloration à 1,25 millions d'euros par un vieux monsieur newyorkais.

La jeune femme de 20 ans est aux anges : elle va pouvoir aider sa famille à payer ses crédits et pouvoir réaliser son rêve de voyager en classe affaire partout dans le monde. Youpi. En plus, comme elle l'explique, c'est "à la mode", et ses parents, ses amis, au vu de la somme, la soutiennent inconditionnellement.

Cette jeune femme, comme l'explique le torchon magazine, serait quasiment une militante féministe puisque Closer explique que "Jasmine voit son acte comme une certaine émancipation : "Cela ne devrait pas être tabou pour une femme de faire ce qu'elle veut avec son corps" nous apprend la veinarde millionnaire.

Mais oui ! Grave ! On n'y avait pas pensé : vendre son corps, sa virginité aux 1% par enchères sur un site internet — comme le bétail pour le marché de gros — c'est une émancipation et un droit fondamental de faire keskonveut avec son corps ! Pardi…

Yes ! Ca y est j'ai le million, suffit juste que le vieux m'enfile dix minutes dans son appart de luxe et papa maman vont pouvoir rembourser l'emprunt !
Yes ! Ca y est j'ai le million, suffit juste que le vieux m'enfile dix minutes dans son appart de luxe et papa maman vont pouvoir rembourser l'emprunt !

Bien entendu, tout ça n'a pas été simple, puisqu'il a fallu s'inscrire et être sélectionnée par une plateforme 2.0 disruptive et innovante en diable qui propose ce marché juteux de la vente de corps et de...

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Un an de Macron : où donc ce président mène-t-il la France ?3886a6d3-0116-4336-abf6-e01de8098741http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180425_183826_Un_an_de_Macron___ou_donc_ce_president_mene-t-il_la_France__Wed, 25 Apr 2018 18:38:26 +0200

Décryptage du "projet" macronien en action

Le président jupitérien, ni gauche ni droite et « hors du système » préside la France depuis bientôt un an. Sa volonté de « réformes » est au centre de sa politique « transformatrice » de l’Etat… et de la société. Analyse globale de la « nouvelle France « que créent Macron et ses troupes, au service du PDG de la startup-nation.

Jouer à faire comme les salariés : comme au théâtre, le PDG France s'amuse

Il n’est pas possible de comprendre la présidence Macron en se contentant de zoomer par instants sur ses saillies, ses discours ou chacune de ses réformes successives. En fragmentant cette politique — ce que font les réseaux sociaux de par leur incapacité à maintenir une vision continue de l’histoire — la volonté de «la plus haute autorité de l’Etat» échappe à l’analyse, et surtout, la nouvelle société qu’il tente de créer n’est pas compréhensible et encore moins clairement envisageable. Pourtant, une photographie d’ensemble est possible, et le «projet» bien visible…

La multinationale France

Le concept de «startup nation» élaboré par Macron est central dans sa politique de la transformation de la société. L’idée obsessionnelle du président issu du monde bancaire est de faire basculer la pays dans ses fondements — dont celui du rôle de l’Etat — dans un autre mode : celui de la multinationale.

La société que Macron rêve et a déjà commencé à créer est celle de la modernité par l’automatisation.

Le management présidentiel d’Emmanuel Macron est symptomatique de cette nouvelle voie où les concepts essentiels des services publics, par exemple, deviennent des «services» — rentables — avec des «clients». Le XXIe siècle, pour le «président manager», est celui de la fin des Etats anciens et providentiels du vieux monde, au profit des Etats-entreprises performatifs. La France, pour Macron, n’est rien d’autre qu’une multinationale géante contenant elle-même des multinationales et qui...

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Décryptage du "projet" macronien en action

Le président jupitérien, ni gauche ni droite et « hors du système » préside la France depuis bientôt un an. Sa volonté de « réformes » est au centre de sa politique « transformatrice » de l’Etat… et de la société. Analyse globale de la « nouvelle France « que créent Macron et ses troupes, au service du PDG de la startup-nation.

Jouer à faire comme les salariés : comme au théâtre, le PDG France s'amuse

Il n’est pas possible de comprendre la présidence Macron en se contentant de zoomer par instants sur ses saillies, ses discours ou chacune de ses réformes successives. En fragmentant cette politique — ce que font les réseaux sociaux de par leur incapacité à maintenir une vision continue de l’histoire — la volonté de «la plus haute autorité de l’Etat» échappe à l’analyse, et surtout, la nouvelle société qu’il tente de créer n’est pas compréhensible et encore moins clairement envisageable. Pourtant, une photographie d’ensemble est possible, et le «projet» bien visible…

La multinationale France

Le concept de «startup nation» élaboré par Macron est central dans sa politique de la transformation de la société. L’idée obsessionnelle du président issu du monde bancaire est de faire basculer la pays dans ses fondements — dont celui du rôle de l’Etat — dans un autre mode : celui de la multinationale.

La société que Macron rêve et a déjà commencé à créer est celle de la modernité par l’automatisation.

Le management présidentiel d’Emmanuel Macron est symptomatique de cette nouvelle voie où les concepts essentiels des services publics, par exemple, deviennent des «services» — rentables — avec des «clients». Le XXIe siècle, pour le «président manager», est celui de la fin des Etats anciens et providentiels du vieux monde, au profit des Etats-entreprises performatifs. La France, pour Macron, n’est rien d’autre qu’une multinationale géante contenant elle-même des multinationales et qui...

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Le nouveau (ancien) monde97728cca-bccb-464c-a788-06948b8fd828http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180424_123820_Le_nouveau__ancien__mondeTue, 24 Apr 2018 12:38:20 +0200

Il y a du Pompidou dans ce Macron

Le storytelling d'Emmanuel Macron est bien rodé. Même si le vernis commence à sérieusement craqueler, le président de la République martèle qu'il représente le nouveau monde, en opposition avec l'ancien, moribond. Vraiment ?

Emmanuel Macron sur Fox News - Copie d'écran - CC

En accordant une interview à la chaîne l'organe de propagande Fox News, le président français a redit en d'autres termes qu'il représentait le nouveau monde, celui qui remplacerait un ancien monde symbolisé par ses prédécesseurs, les hommes et femmes politiques d'avant. "Nous avons une relation très spéciale car nous sommes tous les deux anticonformistes. L’élection du président Trump a été une surprise dans votre pays et la mienne sans doute aussi en France.". Répéter une incongruité n'en fait pas une vérité et le storytelling politique du nouveau monde n'est pas plus discret que celui de l'ancien monde. Et même du très ancien monde. Un monde oublié par la plupart des Français. En tout cas par les jeunes.

A l'heure où l'on reparle de Mai 68, cinquantenaire oblige, il n'est pas idiot de comparer les discours de l'époque De Gaulle/Pompidou et celle du jeune président.

Evoquant les étudiants qui occupent les universités, Emmanuel Macron a convoqué Michel Audiard :

"Ce ne sont pas des étudiants mais ce sont des agitateurs professionnels, les professionnels du désordre, dont parlait Michel Audiard, (qui) doivent comprendre que nous sommes dans un Etat d'ordre".

Le 11 mai 1968, Georges Pompidou, alors premier ministre, s'exprime sur l'ORTF

Et que dit-il sur les étudiants qui occupent les facs ?

Image de Mai 68 - CC
Image de Mai 68 - CC

Surprise :

"J'ai décidé que la Sorbonne serait librement ouverte à partir...

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Il y a du Pompidou dans ce Macron

Le storytelling d'Emmanuel Macron est bien rodé. Même si le vernis commence à sérieusement craqueler, le président de la République martèle qu'il représente le nouveau monde, en opposition avec l'ancien, moribond. Vraiment ?

Emmanuel Macron sur Fox News - Copie d'écran - CC

En accordant une interview à la chaîne l'organe de propagande Fox News, le président français a redit en d'autres termes qu'il représentait le nouveau monde, celui qui remplacerait un ancien monde symbolisé par ses prédécesseurs, les hommes et femmes politiques d'avant. "Nous avons une relation très spéciale car nous sommes tous les deux anticonformistes. L’élection du président Trump a été une surprise dans votre pays et la mienne sans doute aussi en France.". Répéter une incongruité n'en fait pas une vérité et le storytelling politique du nouveau monde n'est pas plus discret que celui de l'ancien monde. Et même du très ancien monde. Un monde oublié par la plupart des Français. En tout cas par les jeunes.

A l'heure où l'on reparle de Mai 68, cinquantenaire oblige, il n'est pas idiot de comparer les discours de l'époque De Gaulle/Pompidou et celle du jeune président.

Evoquant les étudiants qui occupent les universités, Emmanuel Macron a convoqué Michel Audiard :

"Ce ne sont pas des étudiants mais ce sont des agitateurs professionnels, les professionnels du désordre, dont parlait Michel Audiard, (qui) doivent comprendre que nous sommes dans un Etat d'ordre".

Le 11 mai 1968, Georges Pompidou, alors premier ministre, s'exprime sur l'ORTF

Et que dit-il sur les étudiants qui occupent les facs ?

Image de Mai 68 - CC
Image de Mai 68 - CC

Surprise :

"J'ai décidé que la Sorbonne serait librement ouverte à partir...

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Google bas du front, c'est le Souq chez Signal65c6cf7a-3822-43b7-8140-e4a86fa8f13ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180419_125350_Google_bas_du_front__c_est_le_Souq_chez_SignalThu, 19 Apr 2018 12:53:50 +0200

Google interdit le domain fronting

Décidément, ça bouge dans le monde de messageries sécurisées. Les développeurs de Signal sont contraints de s'adapter aux modifications récentes imposées par Google.

Souk de Tunis - Leandro Neumann Ciuffo - CC BY 2.0

Alors que nous étudions les mesures techniques mises en place par Telegram pour contrer le dispositif de censure, massif, des autorités russes, nous sommes tombés sur une bizarrerie. Pour comprendre le système de découverte d'adresses IP de la messagerie, nous avions en effet écrit un script imitant le comportement de l'application. Deux mécanismes relativement similaires ont été mis en place par les développeurs.

Le premier, qui fonctionne toujours, utilise le domain fronting via google.com pour s'adresser au service dns.google.com. Le second utilise la même terminaison, google.com, mais pour dissimuler cette fois-ci les requêtes à destinations de dns-telegram.appspot.com. Mais impossible de le faire fonctionner. C'est la raison pour laquelle, dans le script, nous utilisons directement dns-telegram.appspot.com. En passant par google.com pour essayer d'atteindre cette seconde adresse le serveur renvoie ainsi le message suivant :

This HTTP request has a Host header that is not covered by the TLS certificate used. Due to an infrastructure change, this request cannot be processed.

Nous avions pensé au départ à un problème de notre côté, mais après plusieurs essais infructueux, il était évident qu'il n'était pas de notre fait. appspot.com étant le nom de domaine fourni par Google dans le cadre de son offre d'hébergement « Google App Engine », il fallait donc en conclure que Google avait interdit le « domain fronting » via google.com vers ...

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Google interdit le domain fronting

Décidément, ça bouge dans le monde de messageries sécurisées. Les développeurs de Signal sont contraints de s'adapter aux modifications récentes imposées par Google.

Souk de Tunis - Leandro Neumann Ciuffo - CC BY 2.0

Alors que nous étudions les mesures techniques mises en place par Telegram pour contrer le dispositif de censure, massif, des autorités russes, nous sommes tombés sur une bizarrerie. Pour comprendre le système de découverte d'adresses IP de la messagerie, nous avions en effet écrit un script imitant le comportement de l'application. Deux mécanismes relativement similaires ont été mis en place par les développeurs.

Le premier, qui fonctionne toujours, utilise le domain fronting via google.com pour s'adresser au service dns.google.com. Le second utilise la même terminaison, google.com, mais pour dissimuler cette fois-ci les requêtes à destinations de dns-telegram.appspot.com. Mais impossible de le faire fonctionner. C'est la raison pour laquelle, dans le script, nous utilisons directement dns-telegram.appspot.com. En passant par google.com pour essayer d'atteindre cette seconde adresse le serveur renvoie ainsi le message suivant :

This HTTP request has a Host header that is not covered by the TLS certificate used. Due to an infrastructure change, this request cannot be processed.

Nous avions pensé au départ à un problème de notre côté, mais après plusieurs essais infructueux, il était évident qu'il n'était pas de notre fait. appspot.com étant le nom de domaine fourni par Google dans le cadre de son offre d'hébergement « Google App Engine », il fallait donc en conclure que Google avait interdit le « domain fronting » via google.com vers ...

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De la naissance de Kitetoa.com à Tati e3e379c1-95bd-419a-bfad-dbf712e8c8cfhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180419_112813_De_la_naissance_de_Kitetoa.com_a_Tati_Thu, 19 Apr 2018 11:28:13 +0200

En passant par l'IoT de l'espace

Ce que l'on peut lire dans la presse sur le hack est la partie émergée de l'iceberg. Le reste ne remonte quasiment jamais à la surface.

Logo Tati - Copie d'écran

Retour à la fin des années 90, début des années 2000… Je ne suis certainement pas associé à tout ce que font ces groupe qui m’accueillent dans leurs discussions (ADM, Rhino9, w00w00), mais j’ai le privilège de bêta-tester quelques uns de leurs outils. Je me souviens encore de Whisker, un script en perl de RFP qui deviendra par la suite Nikto. Rhino9 produit quelques outils très amusants qui permettent de repérer des failles liées à Windows et théorisées dans la fameux WarDoc que l’on trouve encore en ligne, comme une sorte de photographie sépia d’un passé lointain.

A force de lire Bugtraq et les publications des groupes de hackers dont je suis plus ou moins proche, je me met à vérifier si les serveurs Web que je consulte sont bien configurés où s’ils laissent fuiter les données personnelles qu’ils récoltent. Je me suis fixé un principe : pas de piratage. Mon seul outil : un navigateur Web.

Le temps passe, j’épingle dans des articles publiés sur mon site www.kitetoa.com une liste interminable de serveurs dont la configuration est plus qu’hasardeuse.

A chaque article, je me dis que c’est fini, que je ne trouverais pas pire. En fait, c’est l’inverse qui se passe. Sans m’en rendre compte je dresse une sorte de photographie des débuts du Web qui montre à quel point tout le monde faisait n’importe quoi, n’importe comment. Avec mes articles, je fais rire beaucoup de monde mais aussi, grincer pas mal de dents.

Le moment va venir où quelqu’un portera plainte. L’occasion de...

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En passant par l'IoT de l'espace

Ce que l'on peut lire dans la presse sur le hack est la partie émergée de l'iceberg. Le reste ne remonte quasiment jamais à la surface.

Logo Tati - Copie d'écran

Retour à la fin des années 90, début des années 2000… Je ne suis certainement pas associé à tout ce que font ces groupe qui m’accueillent dans leurs discussions (ADM, Rhino9, w00w00), mais j’ai le privilège de bêta-tester quelques uns de leurs outils. Je me souviens encore de Whisker, un script en perl de RFP qui deviendra par la suite Nikto. Rhino9 produit quelques outils très amusants qui permettent de repérer des failles liées à Windows et théorisées dans la fameux WarDoc que l’on trouve encore en ligne, comme une sorte de photographie sépia d’un passé lointain.

A force de lire Bugtraq et les publications des groupes de hackers dont je suis plus ou moins proche, je me met à vérifier si les serveurs Web que je consulte sont bien configurés où s’ils laissent fuiter les données personnelles qu’ils récoltent. Je me suis fixé un principe : pas de piratage. Mon seul outil : un navigateur Web.

Le temps passe, j’épingle dans des articles publiés sur mon site www.kitetoa.com une liste interminable de serveurs dont la configuration est plus qu’hasardeuse.

A chaque article, je me dis que c’est fini, que je ne trouverais pas pire. En fait, c’est l’inverse qui se passe. Sans m’en rendre compte je dresse une sorte de photographie des débuts du Web qui montre à quel point tout le monde faisait n’importe quoi, n’importe comment. Avec mes articles, je fais rire beaucoup de monde mais aussi, grincer pas mal de dents.

Le moment va venir où quelqu’un portera plainte. L’occasion de...

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Telegram : DNS over Google10ce6c36-2fcf-4f74-b384-adf69a9a37b5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180417_161403_Telegram___DNS_over_GoogleTue, 17 Apr 2018 16:14:03 +0200

Le domain fronting du pauvre

Pour se prémunir du blocage et de la censure, Telegram a mis en œuvre un système de contournement… Assez ébouriffant.

Dans un précédent épisode, nous vous expliquions qu'il allait être difficile pour la messagerie Telegram de contourner le blocage imposé par le sympathique Vladimir Poutine.

C'était aller un peu vite en besogne (personne n'est parfait), car nous avons depuis découvert dans le code source de l'application que des mesures de contournement avait en réalité déjà été mises en place : une sorte de domain fronting du pauvre.

En effet, lorsque, sur le terminal d'un utilisateur, l'application de messagerie ne parvient pas — à cause du blocage — à se connecter aux serveurs de Telegram via les adresses IP préconfigurées, elle émet des requêtes HTTP vers google.com pour récupérer une nouvelle liste d'adresses IP.

En réalité, la véritable destination des requêtes n'est pas google.com, mais dns.google.com ou dns-telegram.appspot.com. google.com ne fait que les relayer. On trouve aussi une seconde « facade » dans le code source de Telegram, en l'occurrence le centre de téléchargement de Microsoft (software-download.microsoft.com), mais contrairement à la première, nous n'avons pas réussi à la faire fonctionner.

Lorsque l'on interroge l'un de ces deux URL, Telegram nous renvoie un charabia, apparemment encodé en base 64. Vous pouvez essayer par vous même sur Appspot ou sur le service dns.google.com.

Une fois les données en base 64 décodées, nous nous retrouvons avec des données chiffrées grâce à la clé privée RSA de Telegram. Nous...

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Le domain fronting du pauvre

Pour se prémunir du blocage et de la censure, Telegram a mis en œuvre un système de contournement… Assez ébouriffant.

Dans un précédent épisode, nous vous expliquions qu'il allait être difficile pour la messagerie Telegram de contourner le blocage imposé par le sympathique Vladimir Poutine.

C'était aller un peu vite en besogne (personne n'est parfait), car nous avons depuis découvert dans le code source de l'application que des mesures de contournement avait en réalité déjà été mises en place : une sorte de domain fronting du pauvre.

En effet, lorsque, sur le terminal d'un utilisateur, l'application de messagerie ne parvient pas — à cause du blocage — à se connecter aux serveurs de Telegram via les adresses IP préconfigurées, elle émet des requêtes HTTP vers google.com pour récupérer une nouvelle liste d'adresses IP.

En réalité, la véritable destination des requêtes n'est pas google.com, mais dns.google.com ou dns-telegram.appspot.com. google.com ne fait que les relayer. On trouve aussi une seconde « facade » dans le code source de Telegram, en l'occurrence le centre de téléchargement de Microsoft (software-download.microsoft.com), mais contrairement à la première, nous n'avons pas réussi à la faire fonctionner.

Lorsque l'on interroge l'un de ces deux URL, Telegram nous renvoie un charabia, apparemment encodé en base 64. Vous pouvez essayer par vous même sur Appspot ou sur le service dns.google.com.

Une fois les données en base 64 décodées, nous nous retrouvons avec des données chiffrées grâce à la clé privée RSA de Telegram. Nous...

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Les libertés en 2018 en France069341be-a836-44fb-936f-9b6f12923905http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180410_120000_Les_libertes_en_2018_en_FranceTue, 10 Apr 2018 12:00:00 +0200

Qui aurait imaginé tout ça il y a quelques années ?

Les lois liberticides s’empilent dans une indifférence quasi générale, de façon graduelle et étalée dans le  temps. Toute la difficulté pour le citoyen français face à ces reculs démocratiques silencieux, réside dans une capacité à agir, se comporter et faire du sens dans une société radicalement différente de celle d’il y a quelques années. Synthèse des restrictions des libertés en France en 2018.

Gérard Collomb, un sacré numéro ! Le ministre de l'intérieur, le 12 septembre 2017, à l'Assemblée nationale, évoquait "la sortie de l'état de droit" au lieu de "la sortie de l'état d'urgence". Un très beau lapsus qui mérite d'être salué pour son honnêteté.

Qui aurait imaginé en 1993, après le dévoilement du scandale des écoutes de l’Elysée — où l’on découvrait que François Mitterrand avait fait écouter les communications téléphoniques de plusieurs célébrités pendant des années —que ce serait la population entière qui verrait ses communications potentiellement espionnées par les services de renseignement ou de police ?

Le respect du droit à la vie privée par l’Etat est pourtant inscrit dans la déclaration des droits de l’homme de 1948 et a été introduit dans la loi française en 1970.

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un État, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Cette liste de limitations pour empêcher l’Etat français de peser sur la vie privée et les libertés individuelles semble aujourd’hui bien lointaine. Petite synthèse de l’annulation ou de la restriction des libertés en 2018, qui — bien que tout à fait soumise à controverse ou contestation idéologique par ceux qui défendent certaines de ces mesures — n’en représente pas moins une réalité de société, avec ses règles et contraintes tout à fait nouvelles, comparées à quelques décennies — ou moins — en arrière :

Liberté de circuler : Si rien ne vous empêche de circuler, le contrôle par l’Etat de vos déplacements est lui, de plus en plus important. Les douanes volantes ou les...

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Qui aurait imaginé tout ça il y a quelques années ?

Les lois liberticides s’empilent dans une indifférence quasi générale, de façon graduelle et étalée dans le  temps. Toute la difficulté pour le citoyen français face à ces reculs démocratiques silencieux, réside dans une capacité à agir, se comporter et faire du sens dans une société radicalement différente de celle d’il y a quelques années. Synthèse des restrictions des libertés en France en 2018.

Gérard Collomb, un sacré numéro ! Le ministre de l'intérieur, le 12 septembre 2017, à l'Assemblée nationale, évoquait "la sortie de l'état de droit" au lieu de "la sortie de l'état d'urgence". Un très beau lapsus qui mérite d'être salué pour son honnêteté.

Qui aurait imaginé en 1993, après le dévoilement du scandale des écoutes de l’Elysée — où l’on découvrait que François Mitterrand avait fait écouter les communications téléphoniques de plusieurs célébrités pendant des années —que ce serait la population entière qui verrait ses communications potentiellement espionnées par les services de renseignement ou de police ?

Le respect du droit à la vie privée par l’Etat est pourtant inscrit dans la déclaration des droits de l’homme de 1948 et a été introduit dans la loi française en 1970.

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un État, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Cette liste de limitations pour empêcher l’Etat français de peser sur la vie privée et les libertés individuelles semble aujourd’hui bien lointaine. Petite synthèse de l’annulation ou de la restriction des libertés en 2018, qui — bien que tout à fait soumise à controverse ou contestation idéologique par ceux qui défendent certaines de ces mesures — n’en représente pas moins une réalité de société, avec ses règles et contraintes tout à fait nouvelles, comparées à quelques décennies — ou moins — en arrière :

Liberté de circuler : Si rien ne vous empêche de circuler, le contrôle par l’Etat de vos déplacements est lui, de plus en plus important. Les douanes volantes ou les...

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Bombardement chimique en Syrie1720c837-20da-4e15-960d-1670f0fca494http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180409_163733_Bombardement_chimique_en_SyrieMon, 09 Apr 2018 16:37:33 +0200

Des témoignages

Après le bombardement de Douma, une ville de la Ghouta orientale, en périphérie de Damas, les témoignages sur l'utilisation d'armes chimiques se font plus précis. Reste la problématique de l'attribution, mais le résultat abject est là.

Enfant traité après le bombardement - D.R.

AVERTISSEMENT : les images et les témoignages en provenance de Douma et publiés dans cet article peuvent choquer.

Après le bombardement samedi 7 avril de Douma, les témoignages affluent sur l'utilisation d'armes chimiques. La France et les Etats-Unis ont publié des communiqués pour condamner l'utilisation de telles armes. Douma est la dernière ville de la Ghouta orientale qui n'ait pas été reprise par les forces gouvernementales.

Carte de la périphérie de Damas - Google Maps - CC
Carte de la périphérie de Damas - Google Maps - CC

Les témoignages récoltés par les ONG et les journalistes laissent penser que ce bombardement d'armes chimiques est le fait des forces gouvernementales qui bénéficient du soutien de l'Iran et de la Russie. Toutefois, la situation locale de guerre civile engage à la prudence en termes d'attribution. Lors d'une précédente attaque sur la ville de Khan Cheikhoun, un premier rapport de l'ONU avait attribué le bombardement aux autorités de Damas tandis qu'un rapport final évitait de prendre parti en termes d'attribution. Un troisième, du MIT, laissait entendre quant à lui que l'attaque avait été lancée depuis une zone rebelle.

Au delà de l'attribution, l'attaque en elle-même est abjecte et les photos et vidéos que nous publions ci-dessous témoignent de l'horreur à laquelle les populations civiles sont confrontées. Les documents que nous publions ont été collectés par la journaliste Liseron Boudoul auprès de ses contacts sur place. Vous allez...

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Des témoignages

Après le bombardement de Douma, une ville de la Ghouta orientale, en périphérie de Damas, les témoignages sur l'utilisation d'armes chimiques se font plus précis. Reste la problématique de l'attribution, mais le résultat abject est là.

Enfant traité après le bombardement - D.R.

AVERTISSEMENT : les images et les témoignages en provenance de Douma et publiés dans cet article peuvent choquer.

Après le bombardement samedi 7 avril de Douma, les témoignages affluent sur l'utilisation d'armes chimiques. La France et les Etats-Unis ont publié des communiqués pour condamner l'utilisation de telles armes. Douma est la dernière ville de la Ghouta orientale qui n'ait pas été reprise par les forces gouvernementales.

Carte de la périphérie de Damas - Google Maps - CC
Carte de la périphérie de Damas - Google Maps - CC

Les témoignages récoltés par les ONG et les journalistes laissent penser que ce bombardement d'armes chimiques est le fait des forces gouvernementales qui bénéficient du soutien de l'Iran et de la Russie. Toutefois, la situation locale de guerre civile engage à la prudence en termes d'attribution. Lors d'une précédente attaque sur la ville de Khan Cheikhoun, un premier rapport de l'ONU avait attribué le bombardement aux autorités de Damas tandis qu'un rapport final évitait de prendre parti en termes d'attribution. Un troisième, du MIT, laissait entendre quant à lui que l'attaque avait été lancée depuis une zone rebelle.

Au delà de l'attribution, l'attaque en elle-même est abjecte et les photos et vidéos que nous publions ci-dessous témoignent de l'horreur à laquelle les populations civiles sont confrontées. Les documents que nous publions ont été collectés par la journaliste Liseron Boudoul auprès de ses contacts sur place. Vous allez...

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Depuis quand l'éducation nationale est-elle devenue une machine à effrayer les enfants ?0de9e26c-aafd-4a66-89af-52bf253b2c19http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180406_155655_Depuis_quand_l_education_nationale_est-elle_devenue_une_machine_a_effrayer_les_enfants__Fri, 06 Apr 2018 15:56:55 +0200

Peut-on raisonnablement parler de terrorisme en cours préparatoire ?

Comment en est-on arrivé là ? Des enseignants qui parlent d'actes de terrorisme à des enfants de six ans ? Des exercices où les enfants doivent se cacher sous les tables ? L'apathie des parents est à la mesure se leur incapacité à regarder les actes terroristes en face...

Attentat du Bardo - D.R.

Le récent attentat de Trèbes a donné lieu à des explications par les enseignants en cours préparatoire. En voilà une idée géniale. Expliquer à des enfants de cinq ou six ans dont le monde est particulièrement fantasmatique qu'un méchant terroriste a tué des gens dans un supermarché, qu'un gentil gendarme a pris la place d'une otage mais que quand même, il est mort... On imagine la tête des enfants la prochaine fois que les parents leur feront franchir les portes d'un Super U pour les courses de la semaine...

Et pour couronner le tout, rien de mieux qu'un exercice de confinement. Allez les enfants, c'est un exercice, vous vous cachez sous les tables et surtout vous ne devez pas parler, on va fermer la porte de la classe à clef parce qu'un méchant intrus est dans l'école. Pour bien mettre tout le monde dans l'ambiance, le directeur de l'école joue le méchant terroriste et frappe comme un sourd à la porte de la classe. On avait très peur, on avait envie de crier mais la maîtresse avait dit qu'il ne fallait pas parler. Alors on a eu peur en silence. Il est plein de poésie et d'espoir ce monde que dépeint l'éducation nationale aux gamins.

A un âge où les enfants ne sont pas tout à fait sûrs de l'existence des dragons et des fées, leur expliquer qu'un homme tue les gens dans les supermarchés et que peut-être il pourrait venir tuer des enfants dans l'école, ça doit être très rassurant et très structurant.

Ecole,...

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Peut-on raisonnablement parler de terrorisme en cours préparatoire ?

Comment en est-on arrivé là ? Des enseignants qui parlent d'actes de terrorisme à des enfants de six ans ? Des exercices où les enfants doivent se cacher sous les tables ? L'apathie des parents est à la mesure se leur incapacité à regarder les actes terroristes en face...

Attentat du Bardo - D.R.

Le récent attentat de Trèbes a donné lieu à des explications par les enseignants en cours préparatoire. En voilà une idée géniale. Expliquer à des enfants de cinq ou six ans dont le monde est particulièrement fantasmatique qu'un méchant terroriste a tué des gens dans un supermarché, qu'un gentil gendarme a pris la place d'une otage mais que quand même, il est mort... On imagine la tête des enfants la prochaine fois que les parents leur feront franchir les portes d'un Super U pour les courses de la semaine...

Et pour couronner le tout, rien de mieux qu'un exercice de confinement. Allez les enfants, c'est un exercice, vous vous cachez sous les tables et surtout vous ne devez pas parler, on va fermer la porte de la classe à clef parce qu'un méchant intrus est dans l'école. Pour bien mettre tout le monde dans l'ambiance, le directeur de l'école joue le méchant terroriste et frappe comme un sourd à la porte de la classe. On avait très peur, on avait envie de crier mais la maîtresse avait dit qu'il ne fallait pas parler. Alors on a eu peur en silence. Il est plein de poésie et d'espoir ce monde que dépeint l'éducation nationale aux gamins.

A un âge où les enfants ne sont pas tout à fait sûrs de l'existence des dragons et des fées, leur expliquer qu'un homme tue les gens dans les supermarchés et que peut-être il pourrait venir tuer des enfants dans l'école, ça doit être très rassurant et très structurant.

Ecole,...

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Quand Defcon est devenue ADMCon4d0efbfd-632b-4744-912c-f57354e2c105http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180404_132348_Quand_Defcon_est_devenue_ADMConWed, 04 Apr 2018 13:23:48 +0200

The untold story…

ADM, le groupe sans doute le moins médiatisé de l'époque, mais aussi le plus avancé et le plus puissant avait déjà le goût du Lulz...

Defcon - Defcon - D.R.

Été 1999, je me rends à Las Vegas pour assister à Defcon, la « convention de hackers ». Cette réunion annuelle a été initiée par Jeff Moss, qui administrait un Bulletin Board System et avait lancé une invitation aux membres afin de se retrouver « IRL », à Las Vegas. Ils partirent une trentaine, et finirent à plus de 20.000. En 1999, il y avait encore relativement peu de monde et Jeff Moss avait déjà transformé cette réunion en petite entreprise avec les conférences BlackHat (onéreuses) qui se tenaient en parallèle.

Lorsque j’arrive à Defcon, quelques amis hackers français ont préparé le terrain et je ne suis pas largué : des gens m’attendent. Il y a Rain Forest Puppy, les amis de Rhino9, de w00w00, je dois aussi rencontrer des gens du cDc, de l0pht.

A l’époque, Defcon a lieu à Alexis Park, un hôtel en périphérie du Strip. Chaque groupe de hackers a réservé sa « suite ». Il y a ainsi la suite w00w00, la suite cDc (Cult of the Dead Cow), la suite que j’appellerai « Melting pot ». C’est dans cette suite qui mélange plusieurs groupes que va se dérouler le micro-événement Lulz de la convention.

Alexis PArk Hotel - © Reflets - CC
Alexis PArk Hotel - Reflets - CC

Vous allez le voir, le Lulz n’a pas commencé avec les Anonymous, ni avec LulzSec…

Un soir, nous buvons un coup et discutons de tout et de rien dans la suite lorsque la conversation s’oriente sur le site de Defcon. La synergie habituelle du « melting pot » se met en place. En Europe, on prépare la nouvelle page d’accueil de Defcon. Dans la suite à Las...

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The untold story…

ADM, le groupe sans doute le moins médiatisé de l'époque, mais aussi le plus avancé et le plus puissant avait déjà le goût du Lulz...

Defcon - Defcon - D.R.

Été 1999, je me rends à Las Vegas pour assister à Defcon, la « convention de hackers ». Cette réunion annuelle a été initiée par Jeff Moss, qui administrait un Bulletin Board System et avait lancé une invitation aux membres afin de se retrouver « IRL », à Las Vegas. Ils partirent une trentaine, et finirent à plus de 20.000. En 1999, il y avait encore relativement peu de monde et Jeff Moss avait déjà transformé cette réunion en petite entreprise avec les conférences BlackHat (onéreuses) qui se tenaient en parallèle.

Lorsque j’arrive à Defcon, quelques amis hackers français ont préparé le terrain et je ne suis pas largué : des gens m’attendent. Il y a Rain Forest Puppy, les amis de Rhino9, de w00w00, je dois aussi rencontrer des gens du cDc, de l0pht.

A l’époque, Defcon a lieu à Alexis Park, un hôtel en périphérie du Strip. Chaque groupe de hackers a réservé sa « suite ». Il y a ainsi la suite w00w00, la suite cDc (Cult of the Dead Cow), la suite que j’appellerai « Melting pot ». C’est dans cette suite qui mélange plusieurs groupes que va se dérouler le micro-événement Lulz de la convention.

Alexis PArk Hotel - © Reflets - CC
Alexis PArk Hotel - Reflets - CC

Vous allez le voir, le Lulz n’a pas commencé avec les Anonymous, ni avec LulzSec…

Un soir, nous buvons un coup et discutons de tout et de rien dans la suite lorsque la conversation s’oriente sur le site de Defcon. La synergie habituelle du « melting pot » se met en place. En Europe, on prépare la nouvelle page d’accueil de Defcon. Dans la suite à Las...

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Aliénation massive par la technique : un vieux problème qui s’amplified3162160-aa55-4726-a2f2-120383ebd75fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180403_094026_Alienation_massive_par_la_technique___un_vieux_probleme_qui_s___amplifieTue, 03 Apr 2018 09:40:26 +0200

La consommation d'industries culturelles comme seul horizon

A l’heure de la chasse aux Fake News, de l’arrivée imminente de l’IA dans l’éducation, la santé, etc, des commémorations nationales par les réseaux sociaux, l’abêtissement des masses n’a jamais été aussi profond. L’aliénation par la technique est au cœur de ce processus, tout comme la consommation compulsive d’une industrie culturelle crétinisante.

La technologie remplace le monde réel : asservissement total - facebook

L’addiction en cours — du plus grand nombre — aux technologies numériques est avérée et Reflets s’en fait souvent l’écho. Pour autant, une fois ces nouveau modes de vie, de relations et de communication décrits, leurs causes et leurs effets ne sont pas pour autant traités : la population française passe un temps infini à regarder et utiliser des écrans, plébiscite toujours plus les technologies numériques mais rien n’indique les raisons profondes de ce « fonctionnement » ni ce qu’il engendre concrètement. Tentative partielle de « décryptage » des causes et conséquences de l’aliénation par la technique et l’asservissement à la consommation d’une population profondément dépressive, frustrée et paralysée par l’impuissance.

La nourriture industrielle tu dévoreras… comme tout le reste

L’industrie culturelle n’est pas une invention récente. Elle est une création américaine du début du XXème siècle (avec la création des premiers grands studios de cinéma), parfaitement pensée et organisée à l’époque et véritablement déployée au sortir de la seconde guerre mondiale. Bernard Stiegler, le philosophe techno-critique en parle abondamment et rappelle d’ailleurs souvent le concept de « nouvelle forme de barbarie » employé dès 1944 par des intellectuels pour décrire la politique américaine de « l’industrie culturelle ». Et industrialiser toute chose n’est pas sans conséquences sachant que dans le cas de la culture (définie de façon sommaire par la l'ensemble des pratiques,...

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La consommation d'industries culturelles comme seul horizon

A l’heure de la chasse aux Fake News, de l’arrivée imminente de l’IA dans l’éducation, la santé, etc, des commémorations nationales par les réseaux sociaux, l’abêtissement des masses n’a jamais été aussi profond. L’aliénation par la technique est au cœur de ce processus, tout comme la consommation compulsive d’une industrie culturelle crétinisante.

La technologie remplace le monde réel : asservissement total - facebook

L’addiction en cours — du plus grand nombre — aux technologies numériques est avérée et Reflets s’en fait souvent l’écho. Pour autant, une fois ces nouveau modes de vie, de relations et de communication décrits, leurs causes et leurs effets ne sont pas pour autant traités : la population française passe un temps infini à regarder et utiliser des écrans, plébiscite toujours plus les technologies numériques mais rien n’indique les raisons profondes de ce « fonctionnement » ni ce qu’il engendre concrètement. Tentative partielle de « décryptage » des causes et conséquences de l’aliénation par la technique et l’asservissement à la consommation d’une population profondément dépressive, frustrée et paralysée par l’impuissance.

La nourriture industrielle tu dévoreras… comme tout le reste

L’industrie culturelle n’est pas une invention récente. Elle est une création américaine du début du XXème siècle (avec la création des premiers grands studios de cinéma), parfaitement pensée et organisée à l’époque et véritablement déployée au sortir de la seconde guerre mondiale. Bernard Stiegler, le philosophe techno-critique en parle abondamment et rappelle d’ailleurs souvent le concept de « nouvelle forme de barbarie » employé dès 1944 par des intellectuels pour décrire la politique américaine de « l’industrie culturelle ». Et industrialiser toute chose n’est pas sans conséquences sachant que dans le cas de la culture (définie de façon sommaire par la l'ensemble des pratiques,...

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Reflets lance son moteur de recherche bourré d'IAaa2fb9c2-7751-40a5-a4ed-5c14b13ca65chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180401_120319_Reflets_lance_son_moteur_de_recherche_bourre_d_IASun, 01 Apr 2018 12:03:19 +0200

Gogleuh.com - Reflets - CC
Gogleuh.com - Reflets - CC

Dans la foulée du rapport Villani sur l'intelligence artificielle, Reflets a décidé de contribuer aux efforts du gouvernement français pour mettre une bonne petite claque aux GAFAM. Nous avons donc décidé de lancer notre propre moteur de recherche qui fera bientôt de l'ombre à Google. Le premier moteur de recherche au monde spécialisé sur les documents PDF des sites du gouvernement.

Truffé de réseaux de neurones, d'Intelligence Artificielle (IA), de deep learning et de big data, mâtiné de blockchain, ce moteur disruptif a vocation à s'imposer bottom up dans l'éco-système des GAFAM. Celles-ci seront probablement rapidement renommées GAFAMGR (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, Gogleuh, Reflets).

Pour toute demande d'interview des développeurs de cette nouvelle plateforme aussi révolutionnaire qu'aspirationnelle, veillez adresser vos mails à redaction@reflets.info.

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Gogleuh.com - Reflets - CC
Gogleuh.com - Reflets - CC

Dans la foulée du rapport Villani sur l'intelligence artificielle, Reflets a décidé de contribuer aux efforts du gouvernement français pour mettre une bonne petite claque aux GAFAM. Nous avons donc décidé de lancer notre propre moteur de recherche qui fera bientôt de l'ombre à Google. Le premier moteur de recherche au monde spécialisé sur les documents PDF des sites du gouvernement.

Truffé de réseaux de neurones, d'Intelligence Artificielle (IA), de deep learning et de big data, mâtiné de blockchain, ce moteur disruptif a vocation à s'imposer bottom up dans l'éco-système des GAFAM. Celles-ci seront probablement rapidement renommées GAFAMGR (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, Gogleuh, Reflets).

Pour toute demande d'interview des développeurs de cette nouvelle plateforme aussi révolutionnaire qu'aspirationnelle, veillez adresser vos mails à redaction@reflets.info.

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Ca va être une vrai réussite ce big brother à Marseille...e74e1be2-0a20-4a48-86c2-11b278d443e0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180331_154511_Ca_va_etre_une_vrai_reussite_ce_big_brother_a_Marseille...Sat, 31 Mar 2018 15:45:11 +0200

Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Vous vous souvenez du "big brother" marseillais, le machin qui doit permettre de croiser toutes les sources possibles pour faire de la smart city, apporter la sécurité aux citoyens et du prédictif ? Ce qui est intéressant c'est que la majeure partie des flux doivent venir initialement de la police municipale. Or Le Point a fait une découverte intéressante.

Alain Q., directeur de police municipale et adjoint de Marc Labouz, patron des policiers municipaux de Marseille, diffuse sur son profil Facebook public des appels à l'exclusion notamment des musulmans. Y figurent bien visibles des appels à une « France sans islam » ou à un bouclier « anti-islam » (...) En plus des stickers haineux, Alain Q. fait figurer de la publicité pour les pratiques sado-masochistes. On peut également remarquer l'attrait de celui qui dirige le centre de surveillance urbain, et ses multiples caméras de vidéosurveillance, pour l'échangisme.

Ca pourrait vite devenir utile, ce système, pour alimenter la rubrique "Amateurs" de Youporn...

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Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Vous vous souvenez du "big brother" marseillais, le machin qui doit permettre de croiser toutes les sources possibles pour faire de la smart city, apporter la sécurité aux citoyens et du prédictif ? Ce qui est intéressant c'est que la majeure partie des flux doivent venir initialement de la police municipale. Or Le Point a fait une découverte intéressante.

Alain Q., directeur de police municipale et adjoint de Marc Labouz, patron des policiers municipaux de Marseille, diffuse sur son profil Facebook public des appels à l'exclusion notamment des musulmans. Y figurent bien visibles des appels à une « France sans islam » ou à un bouclier « anti-islam » (...) En plus des stickers haineux, Alain Q. fait figurer de la publicité pour les pratiques sado-masochistes. On peut également remarquer l'attrait de celui qui dirige le centre de surveillance urbain, et ses multiples caméras de vidéosurveillance, pour l'échangisme.

Ca pourrait vite devenir utile, ce système, pour alimenter la rubrique "Amateurs" de Youporn...

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Idée recette : une messagerie cryptée aux morilles37ad7ad9-228b-4b35-a827-2f48f6b4d0b8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180330_200802_Idee_recette___une_messagerie_cryptee_aux_morillesFri, 30 Mar 2018 20:08:02 +0200

Telegram, ou quand les défauts de conception finissent par se payer

Dans le bras de fer qui l'oppose au gouvernement russe, l'architecture de Telegram place la messagerie en mauvaise posture. Analyse.

Vlad il est pas très gentil - Kremlin - CC BY 4.0

Le 20 mars, un article de Bloomberg révélait l'échec de Telegram dans le bras de fer juridique qui l'oppose au FSB, le tout-puissant service de la sécurité intérieure russe. En effet, dans son œuvre de domestication d'Internet du « Runet », Vladimir Poutine entend mettre au pas l'ensemble des acteurs, y compris les systèmes de messagerie.

La Cour Suprême russe, en première instance, a donné raison au gouvernement de l'adorable Vladounet, en demandant à ce que Telegram « информации, необходимой для декодирования принимаемых, передаваемых, доставляемых и (или) обрабатываемых электронных сообщени ». Pardon, à ce que Telegram fournisse « les informations nécessaires au déchiffrement des messages électroniques reçus, à transmettre, transmis, et (ou) traités » (traduction par @MaliciaRogue).

D'après Bloomberg, l'autorité de régulation de communications Roskomnadzor exige que la société s'exécute, doigt sur la couture, dans les 15 jours. Telegram envisage quant à elle de faire appel de la décision. Le processus juridique pourrait, d'après son avocat, « durer jusqu'à l'été ». Le principal argument avancé par le FSB est assez hilarant — pour qui aime rire jaune. L'agence prétend ainsi qu'obtenir les clés de chiffrement n'équivaut pas à une violation du secret des correspondances, dans la mesure où les messages chiffrés devront être obtenus indépendamment des clés permettant de les déchiffrer. Du grand art.

La cryptographie,...

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Telegram, ou quand les défauts de conception finissent par se payer

Dans le bras de fer qui l'oppose au gouvernement russe, l'architecture de Telegram place la messagerie en mauvaise posture. Analyse.

Vlad il est pas très gentil - Kremlin - CC BY 4.0

Le 20 mars, un article de Bloomberg révélait l'échec de Telegram dans le bras de fer juridique qui l'oppose au FSB, le tout-puissant service de la sécurité intérieure russe. En effet, dans son œuvre de domestication d'Internet du « Runet », Vladimir Poutine entend mettre au pas l'ensemble des acteurs, y compris les systèmes de messagerie.

La Cour Suprême russe, en première instance, a donné raison au gouvernement de l'adorable Vladounet, en demandant à ce que Telegram « информации, необходимой для декодирования принимаемых, передаваемых, доставляемых и (или) обрабатываемых электронных сообщени ». Pardon, à ce que Telegram fournisse « les informations nécessaires au déchiffrement des messages électroniques reçus, à transmettre, transmis, et (ou) traités » (traduction par @MaliciaRogue).

D'après Bloomberg, l'autorité de régulation de communications Roskomnadzor exige que la société s'exécute, doigt sur la couture, dans les 15 jours. Telegram envisage quant à elle de faire appel de la décision. Le processus juridique pourrait, d'après son avocat, « durer jusqu'à l'été ». Le principal argument avancé par le FSB est assez hilarant — pour qui aime rire jaune. L'agence prétend ainsi qu'obtenir les clés de chiffrement n'équivaut pas à une violation du secret des correspondances, dans la mesure où les messages chiffrés devront être obtenus indépendamment des clés permettant de les déchiffrer. Du grand art.

La cryptographie,...

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L'espion triple zéro de Tarnac41bc66ed-4915-4d83-9d07-5c552750b322http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180330_155159_L_espion_triple_zero_de_TarnacFri, 30 Mar 2018 15:51:59 +0200

Mark Kennedy : un bien étrange policier britannique infiltré

Il a espionné des altermondialistes et environnementalistes. Menti aux militantes avec lesquelles il couchait et à la police qui l’employait avant finalement de se retourner contre elle. Accusé à tort les militants de Tarnac d’être des terroristes. Mais qui est vraiment Mark Kennedy ?

Tarnac - D.R.

C’est le chaînon manquant d’une affaire d’espionnage franco-britannique des plus rocambolesques. Après voir infiltré dans toute l’Europe des mouvements environnementalistes, altermondialistes ou anarchistes, l’agent britannique Mark Kennedy portait plainte en 2012 contre son employeur. Motif ? Scotland Yard l’avait laissé tomber amoureux des militantes qu’il espionnait…

On aurait pu croire que coucher pendant le service relevait d’une tradition nationale chez les espions de sa Gracieuse Majesté. Ainsi au cinéma James Bond détient de par son numéro 007 la permission de faire succomber au sens propre les méchants (licensed to kill) et au sens figuré tout ce qui bouge joliment sur escarpins, fût-ce dans le camp adverse. On ne sait quel numéro la police britannique avait attribué à Mark Kennedy. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a abondamment usé de sa deuxième licence en séduisant trois militantes britanniques en sept ans. « Il était charismatique, drôle, romantique. Passionné de musique, de voyages. Un type vraiment charmant. Il a assisté à l’anniversaire de ma mère, s’est occupé de ma fille » raconte à la BBC l’une d’elles. Sur les clichés de l’époque, celui qui se faisait appeler Mark Stone arbore en effet toute la panoplie du militant de gauche super-cool. Abondamment tatoué, queue de cheval, barbe bien taillée, boucle d’oreille et sourire malin, ce personnage de fiction ne ressemble guère aux photos officielles de Mark Kennedy dont les cheveux courts, le menton carré et...

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Mark Kennedy : un bien étrange policier britannique infiltré

Il a espionné des altermondialistes et environnementalistes. Menti aux militantes avec lesquelles il couchait et à la police qui l’employait avant finalement de se retourner contre elle. Accusé à tort les militants de Tarnac d’être des terroristes. Mais qui est vraiment Mark Kennedy ?

Tarnac - D.R.

C’est le chaînon manquant d’une affaire d’espionnage franco-britannique des plus rocambolesques. Après voir infiltré dans toute l’Europe des mouvements environnementalistes, altermondialistes ou anarchistes, l’agent britannique Mark Kennedy portait plainte en 2012 contre son employeur. Motif ? Scotland Yard l’avait laissé tomber amoureux des militantes qu’il espionnait…

On aurait pu croire que coucher pendant le service relevait d’une tradition nationale chez les espions de sa Gracieuse Majesté. Ainsi au cinéma James Bond détient de par son numéro 007 la permission de faire succomber au sens propre les méchants (licensed to kill) et au sens figuré tout ce qui bouge joliment sur escarpins, fût-ce dans le camp adverse. On ne sait quel numéro la police britannique avait attribué à Mark Kennedy. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a abondamment usé de sa deuxième licence en séduisant trois militantes britanniques en sept ans. « Il était charismatique, drôle, romantique. Passionné de musique, de voyages. Un type vraiment charmant. Il a assisté à l’anniversaire de ma mère, s’est occupé de ma fille » raconte à la BBC l’une d’elles. Sur les clichés de l’époque, celui qui se faisait appeler Mark Stone arbore en effet toute la panoplie du militant de gauche super-cool. Abondamment tatoué, queue de cheval, barbe bien taillée, boucle d’oreille et sourire malin, ce personnage de fiction ne ressemble guère aux photos officielles de Mark Kennedy dont les cheveux courts, le menton carré et...

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Gneu-gneu-gneu les terroristes sont des immigrés1dfa0f45-8791-4e7a-bb69-d28609a7a246http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180328_164421_Gneu-gneu-gneu_les_terroristes_sont_des_immigresWed, 28 Mar 2018 16:44:21 +0200

Mais où vont-ils chercher tout ça ?

De droite ou d'extrême-droite, les cris d'orfraies sur les terroristes immigrés refont surface.

Big
Nicolas Bay - Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - CC

Gneu-gneu-gneu, les Arabes, gneu-gneu-gneu, les bi-nationaux, gneu-gneu-gneu expulsions, gneu-gneu-gneu internement, la parole se libère à droite et à l'extrême-droite alors que les morts du dernier attentat ne sont pas encore enterrés. Point culminant, Nicolas Bay, vice-président du FN, qui estime le cas de Radouane Lakdim comme représentatif de « l'immigration qui génère le communautarisme ». D’après lui, « tous les terroristes sont immigrés ou issus de l'immigration, tous ont bénéficié de la générosité de la France et il faut mettre fin à ce système-là ».

Petite liste non exhaustive de personnes impliquées dans des dossiers terroristes de ces dernières années ou parties rejoindre l'Etat islamique :

  • Axel Baeza
  • Emilie Konig
  • Vanessa Berard
  • Benoît Roussillon
  • Jérémy Bailly
  • Fabien Clain
  • Jean-Michel Clain
  • Kevin Gonot
  • Romain Garnier
  • Benjamen Barbier
  • Christian Bouvier
  • Hugo Genty
  • Thomas Collange
  • Jimmy Jean de Dieu
  • Bruno DerelleDemarsy
  • Cyril Drugeon
  • David Drugeon
  • Laurent Glaise
  • Sébastien Decubre
  • Thomas Banouin
  • Nicolas Belloni
  • Eddy Galabru
  • Jérôme Cisse
  • Nicolas Moreau
  • Flavien Moreau
  • Bruno Faucheux
  • Jonathan Deneux
  • Jordan Boulanger
  • Cédric Belly
  • Vincent Poupier
  • Thomas Mayet
  • Benoît Karsenti
  • Kevin Chassin
  • Valentin Berno
  • Alexandre Bertin
  • Benoît Bodini
  • Nicolas Langevin
  • Aymeric Farcouli

En fait, c'est peut-être un peu plus compliqué que gneu-gneu-gneu...

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Mais où vont-ils chercher tout ça ?

De droite ou d'extrême-droite, les cris d'orfraies sur les terroristes immigrés refont surface.

Big
Nicolas Bay - Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - CC

Gneu-gneu-gneu, les Arabes, gneu-gneu-gneu, les bi-nationaux, gneu-gneu-gneu expulsions, gneu-gneu-gneu internement, la parole se libère à droite et à l'extrême-droite alors que les morts du dernier attentat ne sont pas encore enterrés. Point culminant, Nicolas Bay, vice-président du FN, qui estime le cas de Radouane Lakdim comme représentatif de « l'immigration qui génère le communautarisme ». D’après lui, « tous les terroristes sont immigrés ou issus de l'immigration, tous ont bénéficié de la générosité de la France et il faut mettre fin à ce système-là ».

Petite liste non exhaustive de personnes impliquées dans des dossiers terroristes de ces dernières années ou parties rejoindre l'Etat islamique :

  • Axel Baeza
  • Emilie Konig
  • Vanessa Berard
  • Benoît Roussillon
  • Jérémy Bailly
  • Fabien Clain
  • Jean-Michel Clain
  • Kevin Gonot
  • Romain Garnier
  • Benjamen Barbier
  • Christian Bouvier
  • Hugo Genty
  • Thomas Collange
  • Jimmy Jean de Dieu
  • Bruno DerelleDemarsy
  • Cyril Drugeon
  • David Drugeon
  • Laurent Glaise
  • Sébastien Decubre
  • Thomas Banouin
  • Nicolas Belloni
  • Eddy Galabru
  • Jérôme Cisse
  • Nicolas Moreau
  • Flavien Moreau
  • Bruno Faucheux
  • Jonathan Deneux
  • Jordan Boulanger
  • Cédric Belly
  • Vincent Poupier
  • Thomas Mayet
  • Benoît Karsenti
  • Kevin Chassin
  • Valentin Berno
  • Alexandre Bertin
  • Benoît Bodini
  • Nicolas Langevin
  • Aymeric Farcouli

En fait, c'est peut-être un peu plus compliqué que gneu-gneu-gneu...

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Facebook, CA et les autres, data analyse et société automatisée : devine qui vient dîner ce soir ?e9101b5b-2d55-4760-b0b2-8dcfde3930ddhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180327_125839_Facebook__CA_et_les_autres__data_analyse_et_societe_automatisee___devine_qui_vient_diner_ce_soir__Tue, 27 Mar 2018 12:58:39 +0200

Restons raisonnables : demandons l'impossible

Comment ne pas éclater de rire devant le grand cirque qui a débuté autour de la « pas du tout récente affaire » d’influence électorale de Cambridge Analytica via des profils Facebook ? Le problème viendrait-il du modèle Facebook (et des autres opérateurs du net) ou bien simplement du modèle plébiscité par les utilisateurs?

Big
Données personnelles et société d'hyperconsommation

Qu’est-ce qui est le plus dérangeant dans le [pseudo] scandale des 50 millions de profils utilisés par Cambridge Analytica pour effectuer du traitement statistique à des fins d’influence électorale (article Reflets du 14 juin 2017) ? Que CA utilise des données en masse pour cibler des électeurs ? Rien ne les empêche de le faire, tout comme les centaines d’entreprises du net (article Reflets du 10 octobre 2017) dont le modèle est similaire : influencer les consommateurs ou les électeurs, (Article_ Reflets_ sur l'opération électorale au Kenya de CA en 2017) là est leur objectif. Du côté de Facebook, où est le problème ? Leur business model est avéré : les données des utilisateurs du réseau social sont échangées vendues, données, traitées, moulinées pour générer des profits colossaux. Pour influencer les foules aussi (scandale de l'influence psychologique par Facebook, article Reflets de 2014).

Cette affaire est en réalité une non-affaire et son dénouement est connu d’avance (article Reflets du 22 mars 2018) . Facebook va "faire des efforts", prendre des engagements (que la firme ne tiendra pas ou si peu et de façon détournée), opérer des grandes manœuvres de séduction des foules. En parallèle, le mouton numérique, toujours prêt à se faire tondre pour conserver sa « gratuité de service » va continuer à lâcher des tonnes de données personnelles partout où il peut le faire…

Une société automatisée pour des moutons hypnotisés

Le problème réel auquel nous sommes...

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Restons raisonnables : demandons l'impossible

Comment ne pas éclater de rire devant le grand cirque qui a débuté autour de la « pas du tout récente affaire » d’influence électorale de Cambridge Analytica via des profils Facebook ? Le problème viendrait-il du modèle Facebook (et des autres opérateurs du net) ou bien simplement du modèle plébiscité par les utilisateurs?

Big
Données personnelles et société d'hyperconsommation

Qu’est-ce qui est le plus dérangeant dans le [pseudo] scandale des 50 millions de profils utilisés par Cambridge Analytica pour effectuer du traitement statistique à des fins d’influence électorale (article Reflets du 14 juin 2017) ? Que CA utilise des données en masse pour cibler des électeurs ? Rien ne les empêche de le faire, tout comme les centaines d’entreprises du net (article Reflets du 10 octobre 2017) dont le modèle est similaire : influencer les consommateurs ou les électeurs, (Article_ Reflets_ sur l'opération électorale au Kenya de CA en 2017) là est leur objectif. Du côté de Facebook, où est le problème ? Leur business model est avéré : les données des utilisateurs du réseau social sont échangées vendues, données, traitées, moulinées pour générer des profits colossaux. Pour influencer les foules aussi (scandale de l'influence psychologique par Facebook, article Reflets de 2014).

Cette affaire est en réalité une non-affaire et son dénouement est connu d’avance (article Reflets du 22 mars 2018) . Facebook va "faire des efforts", prendre des engagements (que la firme ne tiendra pas ou si peu et de façon détournée), opérer des grandes manœuvres de séduction des foules. En parallèle, le mouton numérique, toujours prêt à se faire tondre pour conserver sa « gratuité de service » va continuer à lâcher des tonnes de données personnelles partout où il peut le faire…

Une société automatisée pour des moutons hypnotisés

Le problème réel auquel nous sommes...

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Redouane Lakdim : un passage à l'acte spontané ?34f4f31e-53e1-44f8-b1d7-1f4cfd60b8f9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180327_114623_Redouane_Lakdim___un_passage_a_l_acte_spontane__Tue, 27 Mar 2018 11:46:23 +0200

Pas si simple

Après la fameuse et fumeuse théorie du "loup solitaire", voici celle du terroriste qui passe à l'acte de manière spontanée, sans que rien ne permette de le prédire.

Big
Gérard Collomb - Copie d'écran - CC

"Il s'appelait Redouane Lakdim. Il avait 26 ans et était connu pour des faits de petite délinquance et nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation, mais il est passé à l'acte brusquement", a immédiatement déclaré après l'attentat le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Pour le ministre qui a peut-être parlé un peu vite, Redouane Lakdim "a agi seul". Rien ne laissait présager un passage à l’acte a pour sa part indiqué le procureur de Paris, François Molins. Sans vouloir faire l'enquête à la place des services de police et de renseignement il est possible d'infirmer au moins partiellement ces propos.

En mai 2013, Redouane Lakdim entre dans les radars des services de renseignements pour sa radicalisation. C'est là que tout se noue. Les services notent qu'il est en contact au sein de la pizzeria dans laquelle il travaille avec une personne ayant un lourd passé. Selon les informations que Reflets a pu regrouper, ce point aurait dû être un marqueur bien plus important.

En 2014, la DGSI émet une fiche S au nom de Redouane Lakdim car elle détecte des contacts «avec le haut du spectre» des radicalisés de la région. Sa tante est également repérée pour sa radicalisation. Les service de renseignement soupçonnent Redouane Lakdim de vouloir partir combattre en Syrie. En 2015, il est logiquement inscrit dans le FSPRT, le nouveau Fichier des signalements pour la prévention et la...

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Pas si simple

Après la fameuse et fumeuse théorie du "loup solitaire", voici celle du terroriste qui passe à l'acte de manière spontanée, sans que rien ne permette de le prédire.

Big
Gérard Collomb - Copie d'écran - CC

"Il s'appelait Redouane Lakdim. Il avait 26 ans et était connu pour des faits de petite délinquance et nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation, mais il est passé à l'acte brusquement", a immédiatement déclaré après l'attentat le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Pour le ministre qui a peut-être parlé un peu vite, Redouane Lakdim "a agi seul". Rien ne laissait présager un passage à l’acte a pour sa part indiqué le procureur de Paris, François Molins. Sans vouloir faire l'enquête à la place des services de police et de renseignement il est possible d'infirmer au moins partiellement ces propos.

En mai 2013, Redouane Lakdim entre dans les radars des services de renseignements pour sa radicalisation. C'est là que tout se noue. Les services notent qu'il est en contact au sein de la pizzeria dans laquelle il travaille avec une personne ayant un lourd passé. Selon les informations que Reflets a pu regrouper, ce point aurait dû être un marqueur bien plus important.

En 2014, la DGSI émet une fiche S au nom de Redouane Lakdim car elle détecte des contacts «avec le haut du spectre» des radicalisés de la région. Sa tante est également repérée pour sa radicalisation. Les service de renseignement soupçonnent Redouane Lakdim de vouloir partir combattre en Syrie. En 2015, il est logiquement inscrit dans le FSPRT, le nouveau Fichier des signalements pour la prévention et la...

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Cambridge Analytica, Facebook, Trump, que retirer de tout cela ?80c7b324-fd85-43a7-9a37-91a08979de68http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180322_191724_Cambridge_Analytica__Facebook__Trump__que_retirer_de_tout_cela__Thu, 22 Mar 2018 19:17:24 +0100

Saymal, mais c'est comme ça...

Etrangement, par la magie du phénomène de buzz, l'affaire Cambridge Analytica ressurgit dans la presse, les politiques s'en emparent. Au delà du buzz du moment, qui va s'estomper, que doit-on retenir de cela ?

Big
cot, cot, cot, codet - D.R.

Marc Zuckerberg est convoqué par une commission d'enquête du Parlement britannique. L’Information Commissionner’s Office (ICO), la CNIL d'outre-Manche, s'offusque. Les utilisateurs du réseau social tombent des nues, certains ferment leur compte. Quoi, nos données personnelles sont moulinées par des algorithmes ? Des gens créent des profils sur la base de nos données ? Quoi, des entreprises sans foi ni loi tentent de manipuler notre vote ? Surprise... Bienvenue dans le monde d'hier, mais avec la puissance informatique en plus.

Les psyops ne sont pas une nouveauté. L'armée Française les utilisait en Algérie, les Américains au Vietnam, tous les partis politiques utilisent des bases de données pour faire du marketing ciblé et vendre leur sauce. Disons qu'aujourd'hui les choses sont rendues plus simples en raison des "progrès" technologiques.

Mais revenons à Facebook. L'entreprise de Mark Zuckerberg se contrefout de la confidentialité ou pas des données que les utilisateurs lui confient. Cet état de fait est assez bien résumé dans une conversation que le patron de Facebook aurait eu avec un ami en 2004 :

Zuck: Yeah so if you ever need info about anyone at Harvard
Zuck: Just ask.
Zuck: I have over 4,000 emails, pictures, addresses, SNS
[Redacted Friend's Name]: What? How'd you manage that one?
Zuck: People just submitted it.
Zuck: I don't know why.
Zuck: They "trust me"
Zuck: Dumb fucks.

Si l'on se place dans...

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Saymal, mais c'est comme ça...

Etrangement, par la magie du phénomène de buzz, l'affaire Cambridge Analytica ressurgit dans la presse, les politiques s'en emparent. Au delà du buzz du moment, qui va s'estomper, que doit-on retenir de cela ?

Big
cot, cot, cot, codet - D.R.

Marc Zuckerberg est convoqué par une commission d'enquête du Parlement britannique. L’Information Commissionner’s Office (ICO), la CNIL d'outre-Manche, s'offusque. Les utilisateurs du réseau social tombent des nues, certains ferment leur compte. Quoi, nos données personnelles sont moulinées par des algorithmes ? Des gens créent des profils sur la base de nos données ? Quoi, des entreprises sans foi ni loi tentent de manipuler notre vote ? Surprise... Bienvenue dans le monde d'hier, mais avec la puissance informatique en plus.

Les psyops ne sont pas une nouveauté. L'armée Française les utilisait en Algérie, les Américains au Vietnam, tous les partis politiques utilisent des bases de données pour faire du marketing ciblé et vendre leur sauce. Disons qu'aujourd'hui les choses sont rendues plus simples en raison des "progrès" technologiques.

Mais revenons à Facebook. L'entreprise de Mark Zuckerberg se contrefout de la confidentialité ou pas des données que les utilisateurs lui confient. Cet état de fait est assez bien résumé dans une conversation que le patron de Facebook aurait eu avec un ami en 2004 :

Zuck: Yeah so if you ever need info about anyone at Harvard
Zuck: Just ask.
Zuck: I have over 4,000 emails, pictures, addresses, SNS
[Redacted Friend's Name]: What? How'd you manage that one?
Zuck: People just submitted it.
Zuck: I don't know why.
Zuck: They "trust me"
Zuck: Dumb fucks.

Si l'on se place dans...

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Marseille s'offre son Big Brother grâce à Engie Ineob9eea779-234c-477a-897c-c68e0dbb23b4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180320_151414_Marseille_s_offre_son_Big_Brother_grace_a_Engie_IneoTue, 20 Mar 2018 15:14:14 +0100

Et ce n'est pas triste

Ce n'est pas nouveau, cela a déjà échoué, souvent lamentablement. Mais la Ville de Marseille veut son système d'analyse de big data, pour faire notamment, du prédictif. Les ratés de PredPol n'ont pas refroidi la mairie qui compte mettre en route son "fusion center" cette année.

Big
Centre de supervision de la ville de Marseille - Ville de Marseille

Annoncé au mois de novembre 2017 par la municipalité marseillaise et l'entreprise ayant obtenu le marché — Ineo Digital, filiale du groupe Engie (anciennement GDF Suez) — le « Big Data de la tranquillité publique » (sic) vise à booster l'efficacité de la police municipale grâce à un système de traitement de « l'ensemble des données disponibles sur le territoire ». Un document que s'est procuré la Quadrature du Net et que Reflets a pu consulter, livre des détails sur le programme de création de cet outil, déjà en cours et qui s'achèvera en 2020.

Le projet est composé de deux lots distincts. D'une part, la création de l'outil proprement dit, d'autre part des prestations d'accompagnement visant en réalité à affiner le cahier des charges initial, à recruter de nouveaux partenaires susceptibles de fournir des jeux de données au système et à « valoriser » ces derniers.

Le programme est structuré autour de différents axes thématiques, comme « l'analyse et l'anticipation des faits de délinquance et des troubles à la sécurité des administrés sur l'espace public », « des problématiques liées à l'occupation du domaine public », ou encore à celles « de fluidité de la circulation, de stationnement et de sécurité routière ». Les finalités sont donc plutôt larges, c'est en effet l'ensemble des principales missions de la police municipale qui est couvert. Pour chacun de ces axes, la municipalité donne des exemples de « ...

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Et ce n'est pas triste

Ce n'est pas nouveau, cela a déjà échoué, souvent lamentablement. Mais la Ville de Marseille veut son système d'analyse de big data, pour faire notamment, du prédictif. Les ratés de PredPol n'ont pas refroidi la mairie qui compte mettre en route son "fusion center" cette année.

Big
Centre de supervision de la ville de Marseille - Ville de Marseille

Annoncé au mois de novembre 2017 par la municipalité marseillaise et l'entreprise ayant obtenu le marché — Ineo Digital, filiale du groupe Engie (anciennement GDF Suez) — le « Big Data de la tranquillité publique » (sic) vise à booster l'efficacité de la police municipale grâce à un système de traitement de « l'ensemble des données disponibles sur le territoire ». Un document que s'est procuré la Quadrature du Net et que Reflets a pu consulter, livre des détails sur le programme de création de cet outil, déjà en cours et qui s'achèvera en 2020.

Le projet est composé de deux lots distincts. D'une part, la création de l'outil proprement dit, d'autre part des prestations d'accompagnement visant en réalité à affiner le cahier des charges initial, à recruter de nouveaux partenaires susceptibles de fournir des jeux de données au système et à « valoriser » ces derniers.

Le programme est structuré autour de différents axes thématiques, comme « l'analyse et l'anticipation des faits de délinquance et des troubles à la sécurité des administrés sur l'espace public », « des problématiques liées à l'occupation du domaine public », ou encore à celles « de fluidité de la circulation, de stationnement et de sécurité routière ». Les finalités sont donc plutôt larges, c'est en effet l'ensemble des principales missions de la police municipale qui est couvert. Pour chacun de ces axes, la municipalité donne des exemples de « ...

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Des années 90 à la fin des années 105d2702fc-ca70-4340-b391-b829ceb516a9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180319_204741_Des_annees_90__a_la_fin_des_annees_10Mon, 19 Mar 2018 20:47:41 +0100

Que de chemin parcouru...

Nous vivions dans un Far West sans Shérif. Aujourd'hui, un Shérif est caché dans chaque sonde DPI qui équipe nos chers DSLAM... Les temps changent. Pas les hommes.

Big
Fyodor, Marc Maiffret et Vacuum à Noisebridge - © Sébastien Micke - Reproduction interdite

Mi-mai 2003, lors de la première du deuxième volet de Matrix, un jeune homme se penche vers son voisin : « tiens, une scène de hack, ça va être du grand n’importe quoi comme d’habitude ». Il a tout faux. Trinity, l’un des personnages principaux du film utilise un logiciel permettant de créer une cartographie d’un réseau informatique. Son nom ? NMAP, pour « Network Mapper ». Le jeune homme écarquille les yeux : « Mais… Mais c’est mon logiciel ! ». Gordon Lyon, plus connu sous son alias, « Fyodor », vient de voir apparaître sur l’écran le logiciel qu’il a codé. Il le reverra dans d’autres films (Jason Bourne, Die Hard, sur un mur d’écrans de la NSA lors d’une visite de George Bush au sein de l’agence de renseignement américaine). Fyodor est devenu une sorte de légende tant son logiciel est prisé. Par des pirates, par des hackers, par des experts en sécurité informatique, mais aussi, désormais par le cinéma qui l’utilise comme une sorte de symbole du hack.

Fyodor observe NMAP qui observe Fyodor depuis la Matrice - © Reflets - CC - citation requise
Fyodor observe NMAP qui observe Fyodor depuis la Matrice - Reflets - CC - citation requise

Les hackers… Depuis le début des années 2000, ce mot s’affiche de plus en plus fréquemment à la Une de la presse. Parmi les derniers gros événements en date en France, le piratage de TV5 Monde qui a plongé la chaîne francophone dans le noir. Le gouvernement a parlé à cette occasion de cyber-terrorisme, de jihad électronique. Pourtant, ce monde est complexe, multiple. On y trouve à peu près la même chose que dans le monde « réel » où...

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Que de chemin parcouru...

Nous vivions dans un Far West sans Shérif. Aujourd'hui, un Shérif est caché dans chaque sonde DPI qui équipe nos chers DSLAM... Les temps changent. Pas les hommes.

Big
Fyodor, Marc Maiffret et Vacuum à Noisebridge - © Sébastien Micke - Reproduction interdite

Mi-mai 2003, lors de la première du deuxième volet de Matrix, un jeune homme se penche vers son voisin : « tiens, une scène de hack, ça va être du grand n’importe quoi comme d’habitude ». Il a tout faux. Trinity, l’un des personnages principaux du film utilise un logiciel permettant de créer une cartographie d’un réseau informatique. Son nom ? NMAP, pour « Network Mapper ». Le jeune homme écarquille les yeux : « Mais… Mais c’est mon logiciel ! ». Gordon Lyon, plus connu sous son alias, « Fyodor », vient de voir apparaître sur l’écran le logiciel qu’il a codé. Il le reverra dans d’autres films (Jason Bourne, Die Hard, sur un mur d’écrans de la NSA lors d’une visite de George Bush au sein de l’agence de renseignement américaine). Fyodor est devenu une sorte de légende tant son logiciel est prisé. Par des pirates, par des hackers, par des experts en sécurité informatique, mais aussi, désormais par le cinéma qui l’utilise comme une sorte de symbole du hack.

Fyodor observe NMAP qui observe Fyodor depuis la Matrice - © Reflets - CC - citation requise
Fyodor observe NMAP qui observe Fyodor depuis la Matrice - Reflets - CC - citation requise

Les hackers… Depuis le début des années 2000, ce mot s’affiche de plus en plus fréquemment à la Une de la presse. Parmi les derniers gros événements en date en France, le piratage de TV5 Monde qui a plongé la chaîne francophone dans le noir. Le gouvernement a parlé à cette occasion de cyber-terrorisme, de jihad électronique. Pourtant, ce monde est complexe, multiple. On y trouve à peu près la même chose que dans le monde « réel » où...

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Avant j’étais féministe (écologiste et égalitariste aussi)d4b284c9-3ca6-457f-94c3-959c85e8eacdhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180317_132311_Avant_j___etais_feministe__ecologiste_et_egalitariste_aussi_Sat, 17 Mar 2018 13:23:11 +0100

Quand l'arène numérique embarque tout

A un moment, quand tout est récupéré de manière bornée et agressive, on se dit qu’en fait tout ça n’a plus aucun sens et ne mènera nulle part. Autant alors se dégager de toute forme de défense d’idéal social ou quoi que ce soit d’équivalent.

Big

Avant j’étais féministe, parce que — certainement — ma mère était une militante féministe des années 70. Certainement. Parce que j’ai bien vu et senti — très tôt — que mépriser les femmes était une idée absurde, dégueulasse et humainement inacceptable. Ou même leur assigner des fonctions spécifiques quotidiennes. J’étais aussi écologiste : mes parents étaient des anti-nucléaires de la première heure et s’étaient lancés dans l’agro-biologie. La Terre allait crever de la pollution humaine, déjà, et il fallait la préserver, pour préserver aussi les humains, leur santé. Les remettre en harmonie avec la nature. C’était il y a plus de 40 ans.

J’étais aussi égalitariste dans le sens où l’injustice me faisait mal. Je pensais que si l’on créait plus de choses pour aider les gens à faire «plus ce qu’ils voulaient», ce serait mieux pour tout le monde et qu’en créant plus d’égalité — dans le sens d’offrir des outils qui donnent leur chances à tous — on s’éclaterait plus, en gros. Ca irait mieux. Mais ça n’a pas bien fonctionné. A tous les niveaux, que ce soit d’un point de vue politique ou social. Chez les gens aussi, dans leur tête, ça n’a pas bien fonctionné.

Mon féminisme à moi…

Aujourd’hui, être féministe c’est assez compliqué pour quelqu’un comme moi. On a été quelques uns — avec quelques potes — à montrer l’exemple en fait. Je pense. On n’est pas allé dans la rue avec des pancartes revendiquer des trucs pour les femmes, non. On a fonctionné avec les femmes de façon juste et...

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Quand l'arène numérique embarque tout

A un moment, quand tout est récupéré de manière bornée et agressive, on se dit qu’en fait tout ça n’a plus aucun sens et ne mènera nulle part. Autant alors se dégager de toute forme de défense d’idéal social ou quoi que ce soit d’équivalent.

Big

Avant j’étais féministe, parce que — certainement — ma mère était une militante féministe des années 70. Certainement. Parce que j’ai bien vu et senti — très tôt — que mépriser les femmes était une idée absurde, dégueulasse et humainement inacceptable. Ou même leur assigner des fonctions spécifiques quotidiennes. J’étais aussi écologiste : mes parents étaient des anti-nucléaires de la première heure et s’étaient lancés dans l’agro-biologie. La Terre allait crever de la pollution humaine, déjà, et il fallait la préserver, pour préserver aussi les humains, leur santé. Les remettre en harmonie avec la nature. C’était il y a plus de 40 ans.

J’étais aussi égalitariste dans le sens où l’injustice me faisait mal. Je pensais que si l’on créait plus de choses pour aider les gens à faire «plus ce qu’ils voulaient», ce serait mieux pour tout le monde et qu’en créant plus d’égalité — dans le sens d’offrir des outils qui donnent leur chances à tous — on s’éclaterait plus, en gros. Ca irait mieux. Mais ça n’a pas bien fonctionné. A tous les niveaux, que ce soit d’un point de vue politique ou social. Chez les gens aussi, dans leur tête, ça n’a pas bien fonctionné.

Mon féminisme à moi…

Aujourd’hui, être féministe c’est assez compliqué pour quelqu’un comme moi. On a été quelques uns — avec quelques potes — à montrer l’exemple en fait. Je pense. On n’est pas allé dans la rue avec des pancartes revendiquer des trucs pour les femmes, non. On a fonctionné avec les femmes de façon juste et...

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L'IRC : zone de rencontre avec les hackers95f798bc-cbf8-4717-bbac-329b5a2f57e0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180316_173306_L_IRC___zone_de_rencontre_avec_les_hackersFri, 16 Mar 2018 17:33:06 +0100

L0pht, Rhino9, ADM, w00w00, Teso, les groupes sont déjà là

Dans un esprit de partage commun aux débuts du Web, les hackers répondent à mes questions débiles. Je découvre RTFM...

Big
ADM - ADM - © ADM

C’est en explorant l’Internet Relay Chat (IRC) que je finis par trouver mes premiers « hackers ». Ils sont français. J’ai des tonnes de questions de béotien dans la tête. J’en pose quelques unes. Je ne sais pas bien expliquer pourquoi, mais ils me répondent. Mieux, ils m’expliquent comment fonctionne ce réseau. J’apprends. Peut-être prennent-ils le temps de m’apprendre toutes ces choses parce que l’on est à une époque du Net où le partage n’est pas un vain mot. Il y a bien dû avoir un RTFM (read the fucking manual) qui s’est affiché à un moment ou un autre, mais dans l’ensemble, l’ambiance est bonne. Dans le même temps, je lis. Pas que le fucking manual, mais BugTraq. La mailing list qui permet aux hackers de publier les failles qu’ils découvrent dans tel ou tel logiciel. Je suis de près quelques groupes américains et leurs publications.

A cette époque, on était encore dans une tendance « full disclosure ». En d’autres termes, les chercheurs en sécurité informatique qui trouvaient des failles les publiaient, avec des Proof of Concept ( PoC). C’était un mouvement de balancier logique. Depuis des années, les remontées de failles n’aboutissaient à rien. En tout cas pas à des correctifs. Qui savait que tel ou tel logiciel était troué ? Où se renseigner ? Quel journal en parlait ? BugTraq et Internet changent la donne. Ceux qui trouvent peuvent publier si l’éditeur ne fait rien. Et toute la communauté saura qui est réactif ou pas. Mais comme tout mouvement de balancier, il...

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L0pht, Rhino9, ADM, w00w00, Teso, les groupes sont déjà là

Dans un esprit de partage commun aux débuts du Web, les hackers répondent à mes questions débiles. Je découvre RTFM...

Big
ADM - ADM - © ADM

C’est en explorant l’Internet Relay Chat (IRC) que je finis par trouver mes premiers « hackers ». Ils sont français. J’ai des tonnes de questions de béotien dans la tête. J’en pose quelques unes. Je ne sais pas bien expliquer pourquoi, mais ils me répondent. Mieux, ils m’expliquent comment fonctionne ce réseau. J’apprends. Peut-être prennent-ils le temps de m’apprendre toutes ces choses parce que l’on est à une époque du Net où le partage n’est pas un vain mot. Il y a bien dû avoir un RTFM (read the fucking manual) qui s’est affiché à un moment ou un autre, mais dans l’ensemble, l’ambiance est bonne. Dans le même temps, je lis. Pas que le fucking manual, mais BugTraq. La mailing list qui permet aux hackers de publier les failles qu’ils découvrent dans tel ou tel logiciel. Je suis de près quelques groupes américains et leurs publications.

A cette époque, on était encore dans une tendance « full disclosure ». En d’autres termes, les chercheurs en sécurité informatique qui trouvaient des failles les publiaient, avec des Proof of Concept ( PoC). C’était un mouvement de balancier logique. Depuis des années, les remontées de failles n’aboutissaient à rien. En tout cas pas à des correctifs. Qui savait que tel ou tel logiciel était troué ? Où se renseigner ? Quel journal en parlait ? BugTraq et Internet changent la donne. Ceux qui trouvent peuvent publier si l’éditeur ne fait rien. Et toute la communauté saura qui est réactif ou pas. Mais comme tout mouvement de balancier, il...

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De l'endogamie à l'exogamie en matière d'informatique ac367622-684b-4c60-9fae-451164cf555bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180316_172811_De_l_endogamie_a_l_exogamie_en_matiere_d_informatique_Fri, 16 Mar 2018 17:28:11 +0100

Ou le cercle sans fin du grand n'importe quoi

C'est bien connu, le problème est entre la chaise et le clavier. Et si le user est un imbécile, autant essayer d'en tirer le plus grand profit. Au delà de ce triste constat qui sied si bien aux GAFAM, l'écosystème se tire un balle dans le pied en admettant le pire.

Big
Philippe Vannier - Copie d'écran - CC

C'est comme ça... Vous pouvez avoir signé un contrat inavouable avec Kadhafi, être poursuivi par la Justice pour cela et rester au sommet de l'écosystème. Ce dernier permet que Philippe Vannier soit "Vice President Big Data & Security Solutions and Group" d'Atos. Notre dernier article évoquant" l'asile politique" accordé par Thierry Breton à Philippe Vannier nous avait valu un courrier d'avocat assez menaçant. Thierry Breton est un habitué des procès contre les journalistes qui grattent un peu le vernis duquel il est recouvert.

Dans le domaine de la sécurité informatique, comme dans à peu près tous les cercles, il est assez improbable que quiconque dénonce la présence en son sein de canards boiteux. Les casseroles sont très proprement remisées, oubliées au fond d'un placard fermé à double tour.

Philippe Vannier est donc auréolé de son titre de vice-président Big Data et solutions de sécurité, de CTO du groupe Atos. Oublié le contrat avec Kadhafi, les fonds versés au festival mondial des arts nègres. Tout est pardonné.

Thierry Breton et Philippe Vannier, l'homme phare du DPI français se sont bien trouvés. Il y a des hasards surprenants dans la vie. Souvenez-vous... Le 6 juin 2016, Reflets révélait que la France s'était équipée dès 2009 de sondes DPI dans les DSLAM pour des interceptions administratives. IOL, pour Interceptions obligatoires légales, était justement... Illégal. Comme le rappelait à l'époque Jérôme...

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Ou le cercle sans fin du grand n'importe quoi

C'est bien connu, le problème est entre la chaise et le clavier. Et si le user est un imbécile, autant essayer d'en tirer le plus grand profit. Au delà de ce triste constat qui sied si bien aux GAFAM, l'écosystème se tire un balle dans le pied en admettant le pire.

Big
Philippe Vannier - Copie d'écran - CC

C'est comme ça... Vous pouvez avoir signé un contrat inavouable avec Kadhafi, être poursuivi par la Justice pour cela et rester au sommet de l'écosystème. Ce dernier permet que Philippe Vannier soit "Vice President Big Data & Security Solutions and Group" d'Atos. Notre dernier article évoquant" l'asile politique" accordé par Thierry Breton à Philippe Vannier nous avait valu un courrier d'avocat assez menaçant. Thierry Breton est un habitué des procès contre les journalistes qui grattent un peu le vernis duquel il est recouvert.

Dans le domaine de la sécurité informatique, comme dans à peu près tous les cercles, il est assez improbable que quiconque dénonce la présence en son sein de canards boiteux. Les casseroles sont très proprement remisées, oubliées au fond d'un placard fermé à double tour.

Philippe Vannier est donc auréolé de son titre de vice-président Big Data et solutions de sécurité, de CTO du groupe Atos. Oublié le contrat avec Kadhafi, les fonds versés au festival mondial des arts nègres. Tout est pardonné.

Thierry Breton et Philippe Vannier, l'homme phare du DPI français se sont bien trouvés. Il y a des hasards surprenants dans la vie. Souvenez-vous... Le 6 juin 2016, Reflets révélait que la France s'était équipée dès 2009 de sondes DPI dans les DSLAM pour des interceptions administratives. IOL, pour Interceptions obligatoires légales, était justement... Illégal. Comme le rappelait à l'époque Jérôme...

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Une histoire de hackers6d86da8b-e155-4d82-92a9-924ffd151ad8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180315_102804_Une_histoire_de_hackersThu, 15 Mar 2018 10:28:04 +0100

Sans Anonymous, sans pirates chinois, nord-coréens ou russes

Quelques hackers et les groupes auxquels ils appartenaient ont marqué les débuts du Web. Leurs nicknames et les noms de leurs groupes font désormais partie de l'Histoire du Net.

Big
Rencontres du 3ème type - D.R.

« C’était mieux avant »… Voilà une phrase que les vieux ont tendance à répéter. En tout cas, c’était différent. Et pour ce qui est des hackers, c’était comment, avant que les Anonymous, Wikileaks, les hackers russes, nord-coréens, chinois, soient les vedettes des médias ? Avant que la presse ne nous vende ces derniers comme l’unique représentation des « hackers » ?

C’était différent.

Si l’histoire des hackers remonte plus loin que l’arrivée du Web, ce dernier a créé un appel d’air. Une sorte de « big bang ». Avec lui est arrivé une nouvelle génération de personnes qui ont écrit les premières pages d’une histoire sans fin. Mais qui s’en souvient aujourd’hui ? Et pourtant…

Ceux qui utilisent des SQL injections à n’en plus finir pour pirater tel ou tel site savent-ils à qui ils doivent cette technique ? A l’un de ces pionniers. Ceux qui utilisent NMAP pour cartographier des réseaux savent-ils que son auteur était l’un de ces premiers hackers qui ont marqué l’histoire du Web ?

Nous allons tenter au fil de quelques articles, de raconter cette histoire du Web. En partie tout au moins. Raconter ce qui est racontable. Et avec un prisme. Ce prisme, c’est celui de l’auteur. Embeded, comme on dit aujourd’hui, dans plusieurs groupes de hackers, je n’ai qu’une vision partielle de ce qu’a été cette époque. Je ne peux parler que de ceux que j’ai connu et fréquentés. Pas des autres, et ils sont nombreux.

Chapeau : Une histoire de hackers - Sans Anonymous, sans pirates chinois,...

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Sans Anonymous, sans pirates chinois, nord-coréens ou russes

Quelques hackers et les groupes auxquels ils appartenaient ont marqué les débuts du Web. Leurs nicknames et les noms de leurs groupes font désormais partie de l'Histoire du Net.

Big
Rencontres du 3ème type - D.R.

« C’était mieux avant »… Voilà une phrase que les vieux ont tendance à répéter. En tout cas, c’était différent. Et pour ce qui est des hackers, c’était comment, avant que les Anonymous, Wikileaks, les hackers russes, nord-coréens, chinois, soient les vedettes des médias ? Avant que la presse ne nous vende ces derniers comme l’unique représentation des « hackers » ?

C’était différent.

Si l’histoire des hackers remonte plus loin que l’arrivée du Web, ce dernier a créé un appel d’air. Une sorte de « big bang ». Avec lui est arrivé une nouvelle génération de personnes qui ont écrit les premières pages d’une histoire sans fin. Mais qui s’en souvient aujourd’hui ? Et pourtant…

Ceux qui utilisent des SQL injections à n’en plus finir pour pirater tel ou tel site savent-ils à qui ils doivent cette technique ? A l’un de ces pionniers. Ceux qui utilisent NMAP pour cartographier des réseaux savent-ils que son auteur était l’un de ces premiers hackers qui ont marqué l’histoire du Web ?

Nous allons tenter au fil de quelques articles, de raconter cette histoire du Web. En partie tout au moins. Raconter ce qui est racontable. Et avec un prisme. Ce prisme, c’est celui de l’auteur. Embeded, comme on dit aujourd’hui, dans plusieurs groupes de hackers, je n’ai qu’une vision partielle de ce qu’a été cette époque. Je ne peux parler que de ceux que j’ai connu et fréquentés. Pas des autres, et ils sont nombreux.

Chapeau : Une histoire de hackers - Sans Anonymous, sans pirates chinois,...

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L'Atelier de Jean-Michel Billaut0480918c-09ce-43f1-9559-eed8e3d79153http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180315_102644_L_Atelier_de_Jean-Michel_BillautThu, 15 Mar 2018 10:26:44 +0100

Ma porte d'entrée sur Internet

Le BBS de l'Atelier ou les prémices d'un Internet qui pointe le bout de son nez. Avec Internet, la question de la sécurité est consubstantielle...

Big
Jean-Michel Billaut - D.R.

1993… Je suis journaliste financier et je m’occupe des banques. Plus particulièrement des nouveaux canaux de distribution. Les nouvelles technologies, à l’époque, c’est principalement la carte à puce qui va se généraliser et qui permet d’envisager de nouveaux services. Ma chef de service me parle d’un professeur Nimbus, travaillant dans les sous-sols d’une banque. « Il faut que tu ailles le voir. Il paraît qu’il fait des trucs incroyables ». Soit…

En décrochant mon téléphone quelques jours plus tard, ma vie va changer. Je vais m’arrimer, sans le savoir, à Internet. Le Web n’existe pas encore. Google n’est même pas une idée.

J’obtiens un rendez-vous. Avenue Kléber, la Compagnie Bancaire est une institution. On me fait descendre dans les sous-sols. Au bout d’un long couloir, je pénètre dans « l’Atelier ». Effectivement, je trouve là une sorte de professeur Nimbus qui me parle d’avenir avec un sourire perpétuel. Jean-Michel Billaut a créé au sein de la Compagnie Bancaire un service de recherche et développement : « L’Atelier de la Compagnie Bancaire ». Lui et son équipe sont chargés de prévoir l’évolution du secteur financier. Quels services, que sera la banque de demain, comment mieux tirer partie du Minitel ?

Mais au lieu de confiner son service de recherche et développement au groupe, Jean-Michel Billaut l’ouvre sur l’extérieur. Il le transforme en très puissante boite à idées, à expérimentations. Il organise des Ateliers de l’Atelier où chacun vient présenter son...

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Ma porte d'entrée sur Internet

Le BBS de l'Atelier ou les prémices d'un Internet qui pointe le bout de son nez. Avec Internet, la question de la sécurité est consubstantielle...

Big
Jean-Michel Billaut - D.R.

1993… Je suis journaliste financier et je m’occupe des banques. Plus particulièrement des nouveaux canaux de distribution. Les nouvelles technologies, à l’époque, c’est principalement la carte à puce qui va se généraliser et qui permet d’envisager de nouveaux services. Ma chef de service me parle d’un professeur Nimbus, travaillant dans les sous-sols d’une banque. « Il faut que tu ailles le voir. Il paraît qu’il fait des trucs incroyables ». Soit…

En décrochant mon téléphone quelques jours plus tard, ma vie va changer. Je vais m’arrimer, sans le savoir, à Internet. Le Web n’existe pas encore. Google n’est même pas une idée.

J’obtiens un rendez-vous. Avenue Kléber, la Compagnie Bancaire est une institution. On me fait descendre dans les sous-sols. Au bout d’un long couloir, je pénètre dans « l’Atelier ». Effectivement, je trouve là une sorte de professeur Nimbus qui me parle d’avenir avec un sourire perpétuel. Jean-Michel Billaut a créé au sein de la Compagnie Bancaire un service de recherche et développement : « L’Atelier de la Compagnie Bancaire ». Lui et son équipe sont chargés de prévoir l’évolution du secteur financier. Quels services, que sera la banque de demain, comment mieux tirer partie du Minitel ?

Mais au lieu de confiner son service de recherche et développement au groupe, Jean-Michel Billaut l’ouvre sur l’extérieur. Il le transforme en très puissante boite à idées, à expérimentations. Il organise des Ateliers de l’Atelier où chacun vient présenter son...

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Bertrand Cantat et la haine ordinaire populiste79f7a5bf-2ae4-4e37-9fe0-e8470d16e7dchttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180314_110000_Bertrand_Cantat_et_la_haine_ordinaire_populisteWed, 14 Mar 2018 11:00:00 +0100

Big
texte cantat - facebook - facebook

Le populisme français actuel révèle aujourd'hui son vrai visage, celui d'une haine féroce envers la justice et les institutions démocratiques, en général. Son leitmotiv est simple, à ce populisme : le peuple sait mieux que le "système". Même le système judiciaire. Condamner quelqu'un à la prison n'est pas suffisant pour les populistes, il faudrait en sus le brimer, le punir à vie, l'empêcher d'exercer son métier. Quitte à faire pratiquer la censure et aller contre l'esprit de la loi. C'est ainsi que des associations, dont des associations "féministes" ont appelé à faire annuler les concerts de Bertrand Cantat, et le pousser à ne pas participer aux festivals d'été. Il s'en est expliqué sur sa page Facebook :

Texte Cantat Facebook - Cantat - Facebook
Texte Cantat Facebook - Cantat - Facebook

Face aux multiples aboiements des foules hargneuses et revendicatives — à la limite du lynchage — comme du mutisme de la ministre de la Culture, l’Observatoire de la liberté de création s'est fendu d'un communiqué pour rappeler quelques points importants défendus normalement par notre société :

(…) Le Code pénal réprime le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique d'un an d'emprisonnement et de quinze mille euros d'amende.D’autre part, l'Etat (c’est l’article 3 de cette loi), à travers ses services...

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Big
texte cantat - facebook - facebook

Le populisme français actuel révèle aujourd'hui son vrai visage, celui d'une haine féroce envers la justice et les institutions démocratiques, en général. Son leitmotiv est simple, à ce populisme : le peuple sait mieux que le "système". Même le système judiciaire. Condamner quelqu'un à la prison n'est pas suffisant pour les populistes, il faudrait en sus le brimer, le punir à vie, l'empêcher d'exercer son métier. Quitte à faire pratiquer la censure et aller contre l'esprit de la loi. C'est ainsi que des associations, dont des associations "féministes" ont appelé à faire annuler les concerts de Bertrand Cantat, et le pousser à ne pas participer aux festivals d'été. Il s'en est expliqué sur sa page Facebook :

Texte Cantat Facebook - Cantat - Facebook
Texte Cantat Facebook - Cantat - Facebook

Face aux multiples aboiements des foules hargneuses et revendicatives — à la limite du lynchage — comme du mutisme de la ministre de la Culture, l’Observatoire de la liberté de création s'est fendu d'un communiqué pour rappeler quelques points importants défendus normalement par notre société :

(…) Le Code pénal réprime le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique d'un an d'emprisonnement et de quinze mille euros d'amende.D’autre part, l'Etat (c’est l’article 3 de cette loi), à travers ses services...

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Procès en appel du co-fondateur de Reflets47791a2c-d03e-4340-bfa8-f47446f8bf64http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180312_130301_Proces_en_appel_du_co-fondateur_de_RefletsMon, 12 Mar 2018 13:03:01 +0100

Tout ça pour ça

Bluetouff, co-fondateur de Reflets était jugé en appel jeudi 8 mars pour la mise à disposition d'un script déjà publié par ailleurs ayant permis à des pirates de lancer une attaque par déni de service

Big
Myriam Quemener - copie d'écran Youtube - © https://www.youtube.com/watch?v=vWHNGTSCDk8

Jeudi 8 mars, se tenait le procès en appel de Bluetouff, co-fondateur de Reflets. Olivier Laurelli était poursuivi pour avoir, "sans motif légitime, importé, détenu, offert, cédé ou mis a disposition un équipement, un instrument, un programme informatique ou toute donnée concus ou spécialement adaptés pour commettre une ou plusieurs infractions prévues par les articles 323-1 a 323-3 du Code pénal, a savoir des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données, en l'espèce en publiant sur son blog Bluetouff.com un script permettant d'exploiter des failles de sécurité informatique liées aux jeux utilisant le code source et le moteur de jeu Quake 3".

En 2011, OVH ne voulant pas mettre fin en débranchant les serveurs de jeu utilisés comme relais lors d'une vaste attaque par déni de service, Olivier Laurelli avait écrit un article expliquant ce qui était en train de se passer. Il avait re-publié un script — dont il n'était pas l'auteur et qui était disponible sur Internet par ailleurs — sur un site visité par d'autres experts en sécurité informatique (l0g.me). En sécurité informatique, on appelle ça un POC (Proof of Concept), il ne s'agit pas d'un programme utilisable tel quel.

Mal convoqué par la Justice, Olivier Laurelli avait demandé à être re-jugé après une condamnation initiale en son absence à 500 euros d'amende. Il était alors relaxé. Le tribunal avait rappelé dans son arrêt que "l'article 323-3-1 du code...

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Tout ça pour ça

Bluetouff, co-fondateur de Reflets était jugé en appel jeudi 8 mars pour la mise à disposition d'un script déjà publié par ailleurs ayant permis à des pirates de lancer une attaque par déni de service

Big
Myriam Quemener - copie d'écran Youtube - © https://www.youtube.com/watch?v=vWHNGTSCDk8

Jeudi 8 mars, se tenait le procès en appel de Bluetouff, co-fondateur de Reflets. Olivier Laurelli était poursuivi pour avoir, "sans motif légitime, importé, détenu, offert, cédé ou mis a disposition un équipement, un instrument, un programme informatique ou toute donnée concus ou spécialement adaptés pour commettre une ou plusieurs infractions prévues par les articles 323-1 a 323-3 du Code pénal, a savoir des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données, en l'espèce en publiant sur son blog Bluetouff.com un script permettant d'exploiter des failles de sécurité informatique liées aux jeux utilisant le code source et le moteur de jeu Quake 3".

En 2011, OVH ne voulant pas mettre fin en débranchant les serveurs de jeu utilisés comme relais lors d'une vaste attaque par déni de service, Olivier Laurelli avait écrit un article expliquant ce qui était en train de se passer. Il avait re-publié un script — dont il n'était pas l'auteur et qui était disponible sur Internet par ailleurs — sur un site visité par d'autres experts en sécurité informatique (l0g.me). En sécurité informatique, on appelle ça un POC (Proof of Concept), il ne s'agit pas d'un programme utilisable tel quel.

Mal convoqué par la Justice, Olivier Laurelli avait demandé à être re-jugé après une condamnation initiale en son absence à 500 euros d'amende. Il était alors relaxé. Le tribunal avait rappelé dans son arrêt que "l'article 323-3-1 du code...

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Fake news : les médias tout feu tout flammes2f1ef56e-cf65-45e9-bdfb-e4dae92b386ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180311_001435_Fake_news___les_medias_tout_feu_tout_flammesSun, 11 Mar 2018 00:14:35 +0100

Oui, mais non

C'est une étude scientifique, réalisée par trois chercheurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology, « The spread of true and false news online », qui a mis le feu aux poudres. Ou plus exactement, aux médias.

Big

Pour LCI, les « fake news » sont « plus rapides que les vraies informations sur Internet ». Kif-kif à l'AFP. Du côté de France Info, service public oblige, on est plus sobre, « une fausse information circule bien mieux qu'une information exacte ». À l'Obs, on monte d'un cran dans l'intensité dramatique, les « fake news » se propageant plus vite que « la vérité ». Rien que ça. Au Temps, on ne barguigne pas, c'est carrément le « mensonge » qui se diffuse plus loin que la « vérité ». Même son de cloche chez Numerama, où « le mensonge est plus viral que la vérité ». Impossible de citer tout le monde, prière aux absents de bien vouloir nous excuser.

La conclusion est donc sans appel : nous vivons la Grande Apocalypse Informationnelle, le mensonge est partout. Nous sommes définitivement perdus, condamnés à patauger pour les siècles et les siècles dans un océan de menteries, d'inventions et d'impostures.

À ceci près qu'en vérité, ce n'est pas ce que dit cette étude. Ô, Ironie.

Le travail de recherche réalisé par les trois compères du Media Lab du MIT est impressionnant, et très intéressant. Ils ont en effet étudié 126 000 « cascades » de tweets publiées sur le réseau social à l'oiseau bleu, sur une période s'étalant de 2006 à 2017. Au total, ce sont les interactions de 3 millions de personnes qui ont été passées au crible. Cet échantillon a été utilisé pour analyser la dynamique de propagation des tweets : profondeur et taille des «...

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Oui, mais non

C'est une étude scientifique, réalisée par trois chercheurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology, « The spread of true and false news online », qui a mis le feu aux poudres. Ou plus exactement, aux médias.

Big

Pour LCI, les « fake news » sont « plus rapides que les vraies informations sur Internet ». Kif-kif à l'AFP. Du côté de France Info, service public oblige, on est plus sobre, « une fausse information circule bien mieux qu'une information exacte ». À l'Obs, on monte d'un cran dans l'intensité dramatique, les « fake news » se propageant plus vite que « la vérité ». Rien que ça. Au Temps, on ne barguigne pas, c'est carrément le « mensonge » qui se diffuse plus loin que la « vérité ». Même son de cloche chez Numerama, où « le mensonge est plus viral que la vérité ». Impossible de citer tout le monde, prière aux absents de bien vouloir nous excuser.

La conclusion est donc sans appel : nous vivons la Grande Apocalypse Informationnelle, le mensonge est partout. Nous sommes définitivement perdus, condamnés à patauger pour les siècles et les siècles dans un océan de menteries, d'inventions et d'impostures.

À ceci près qu'en vérité, ce n'est pas ce que dit cette étude. Ô, Ironie.

Le travail de recherche réalisé par les trois compères du Media Lab du MIT est impressionnant, et très intéressant. Ils ont en effet étudié 126 000 « cascades » de tweets publiées sur le réseau social à l'oiseau bleu, sur une période s'étalant de 2006 à 2017. Au total, ce sont les interactions de 3 millions de personnes qui ont été passées au crible. Cet échantillon a été utilisé pour analyser la dynamique de propagation des tweets : profondeur et taille des «...

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PNIJ : une lente montée en puissancea141ca57-47fd-4221-8ac6-98e3f0d2cfa0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180308_230013_PNIJ___une_lente_montee_en_puissanceThu, 08 Mar 2018 23:00:13 +0100

Big
Les grandes oreilles...

Alors que la CNCTR devrait publier son rapport annuel ce mois-ci, on peut déjà prendre la mesure de la lente mais sûre montée en puissance de la PNIJ et de l'importance croissante de la téléphonie dans les enquêtes judiciaires. Selon nos informations, ce sont quelque 2 millions d'écoutes judiciaire qui ont été demandées en 2017. Près de 700.000 conversations téléphonique et 1million de SMS ont été interceptées par semaine. La capacité actuelle de la PNIJ est de 1200 interceptions judiciaires simultanées mais ce nombre devrait croître. La PNIJ mise en place par Thalès est régulièrement décriée par les forces de l'ordre qui mettent en avant des bugs. Ceci dit, l'Intérieur a perdu avec la PNIJ la main-mise sur les écoutes qui étaient réalisées jusque là par des officines privées pas toujours de manière très encadrée. C'est désormais le ministère de la Justice qui a la main.

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Big
Les grandes oreilles...

Alors que la CNCTR devrait publier son rapport annuel ce mois-ci, on peut déjà prendre la mesure de la lente mais sûre montée en puissance de la PNIJ et de l'importance croissante de la téléphonie dans les enquêtes judiciaires. Selon nos informations, ce sont quelque 2 millions d'écoutes judiciaire qui ont été demandées en 2017. Près de 700.000 conversations téléphonique et 1million de SMS ont été interceptées par semaine. La capacité actuelle de la PNIJ est de 1200 interceptions judiciaires simultanées mais ce nombre devrait croître. La PNIJ mise en place par Thalès est régulièrement décriée par les forces de l'ordre qui mettent en avant des bugs. Ceci dit, l'Intérieur a perdu avec la PNIJ la main-mise sur les écoutes qui étaient réalisées jusque là par des officines privées pas toujours de manière très encadrée. C'est désormais le ministère de la Justice qui a la main.

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Merci SFR d'assurer la confidentialité (ou pas du tout) des communications des journalistescefc2adf-51a2-4e32-8924-4a706c71c593http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180307_225106_Merci_SFR_d_assurer_la_confidentialite__ou_pas_du_tout__des_communications_des_journalistesWed, 07 Mar 2018 22:51:06 +0100

Quand les sujets d'enquête se télescopent avec les centres d'appels de SFR

C'est sans doute un malheureux hasard, mais un centre d'appel de SFR se trouve en Tunisie d'où les opérateurs peuvent prendre la main sur la box d'un des journalistes de Reflets qui a enquêté sur l'attentat du Bardo à Tunis

Big
Ambassade de France à Tunis - © Reflets

Plusieurs mois d'enquête, un déplacement à Tunis ont permis à un journaliste de Reflets (l'auteur de ces lignes) de publier une série d'articles sur l'attentat du Bardo et de démontrer à quel point la justice tunisienne ne collabore pas avec la justice Française. L'un sur Reflets, d'autres dans des journaux ayant un public plus large. Sur place à Tunis, un policier donne le ton : "ici, de toutes façons, on met tout le monde sur écoute, par principe". Cette phrase résonne de manière toute particulière après un long échange avec le service technique de SFR...

La box refusant de connecter mon réseau domestique à Internet, j'ai entrepris de discuter avec le 1023. Après les péripéties habituelles liées au CRM de SFR, la conversation s'engage avec la charmante dame qui a pris la main sur la box à distance. Elle est... en Tunisie.

Sans pousser la parano trop loin, on peut aisément se dire que les services de renseignement Tunisiens peuvent, s'il le souhaitent, considérer la box d'un journaliste français enquêtant sur les les irrégularités de l'enquête sur l'attentat du musée du Bardo à Tunis comme... accessible.

Cela, bien entendu, remet totalement à zéro le compteur en matière de protection déjà en place sur le matériel informatique se reliant au réseau Wifi de la box.

Mais cela pose une question également sur les impacts de la délocalisation des centres d'appel et des pouvoirs techniques qui leur sont attribués par...

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Quand les sujets d'enquête se télescopent avec les centres d'appels de SFR

C'est sans doute un malheureux hasard, mais un centre d'appel de SFR se trouve en Tunisie d'où les opérateurs peuvent prendre la main sur la box d'un des journalistes de Reflets qui a enquêté sur l'attentat du Bardo à Tunis

Big
Ambassade de France à Tunis - © Reflets

Plusieurs mois d'enquête, un déplacement à Tunis ont permis à un journaliste de Reflets (l'auteur de ces lignes) de publier une série d'articles sur l'attentat du Bardo et de démontrer à quel point la justice tunisienne ne collabore pas avec la justice Française. L'un sur Reflets, d'autres dans des journaux ayant un public plus large. Sur place à Tunis, un policier donne le ton : "ici, de toutes façons, on met tout le monde sur écoute, par principe". Cette phrase résonne de manière toute particulière après un long échange avec le service technique de SFR...

La box refusant de connecter mon réseau domestique à Internet, j'ai entrepris de discuter avec le 1023. Après les péripéties habituelles liées au CRM de SFR, la conversation s'engage avec la charmante dame qui a pris la main sur la box à distance. Elle est... en Tunisie.

Sans pousser la parano trop loin, on peut aisément se dire que les services de renseignement Tunisiens peuvent, s'il le souhaitent, considérer la box d'un journaliste français enquêtant sur les les irrégularités de l'enquête sur l'attentat du musée du Bardo à Tunis comme... accessible.

Cela, bien entendu, remet totalement à zéro le compteur en matière de protection déjà en place sur le matériel informatique se reliant au réseau Wifi de la box.

Mais cela pose une question également sur les impacts de la délocalisation des centres d'appel et des pouvoirs techniques qui leur sont attribués par...

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La sécurité informatique, c'est un peu deux poids, deux mesuresdcc75367-9a9a-41bf-ad8c-21093f63651ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180301_181622_La_securite_informatique__c_est_un_peu_deux_poids__deux_mesuresThu, 01 Mar 2018 18:16:22 +0100

La Matrice, ça fait un peu mal aux fesses... depuis 23 ans

Il y a sécurité informatique et... sécurité informatique. Entre ce que ce petit monde donne à voir et la réalité, il y a un monde. Bienvenue dans la Matrice

Big
Le hacker vu par la presse - Image volée sur https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com/ - © WTF

Il est beau ce monde que l'éco-système a construit. Au fil des plaquettes sur papier glacé vantant les mérites de telle ou telle solution de sécurité informatique, au détour de telle ou telle déclaration d'officiels gouvernementaux, derrière le sourire "ultra bright" des commerciaux et autre patrons de pépites de la sécurité informatique, il y a un monde parfois moche, pourri par le non dit et le mensonge.

A l'époque où Guillermito était poursuivi par les branquignoles de Tegam, tout le secteur de la sécurité informatique, à quelques rares exceptions près, s'est tu. C'est fort dommage. C'était une occasion de mettre à l'index un canard boîteux. Mais un canard boîteux qui avait des contrats avec le gouvernement français...

Il est lisse, ce monde de la sécurité informatique qui n'embauche pas de hackers. Il faut lire la réponse de Philippe Courtot : "Nous avons une politique très claire: nous ne recrutons pas de hackers. Que certains le fassent, ou que les gouvernements trouvent un intérêt, parfois, à utiliser leurs compétences, ça les regarde." Un Must. Le moteur de vulnérabilités de Qualys a été codé par des hackers. Et même par les meilleurs. Il est tellement touchy et incontournable que personne n'a jamais vraiment pu mettre à jour les babasses sur lesquelles il tourne. Mais chuuuut... Où croyez-vous qu'ont fini tous les hackers qui ont marqué les débuts d'Internet ? Dans une grotte ? Dans une boutique...

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La Matrice, ça fait un peu mal aux fesses... depuis 23 ans

Il y a sécurité informatique et... sécurité informatique. Entre ce que ce petit monde donne à voir et la réalité, il y a un monde. Bienvenue dans la Matrice

Big
Le hacker vu par la presse - Image volée sur https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com/ - © WTF

Il est beau ce monde que l'éco-système a construit. Au fil des plaquettes sur papier glacé vantant les mérites de telle ou telle solution de sécurité informatique, au détour de telle ou telle déclaration d'officiels gouvernementaux, derrière le sourire "ultra bright" des commerciaux et autre patrons de pépites de la sécurité informatique, il y a un monde parfois moche, pourri par le non dit et le mensonge.

A l'époque où Guillermito était poursuivi par les branquignoles de Tegam, tout le secteur de la sécurité informatique, à quelques rares exceptions près, s'est tu. C'est fort dommage. C'était une occasion de mettre à l'index un canard boîteux. Mais un canard boîteux qui avait des contrats avec le gouvernement français...

Il est lisse, ce monde de la sécurité informatique qui n'embauche pas de hackers. Il faut lire la réponse de Philippe Courtot : "Nous avons une politique très claire: nous ne recrutons pas de hackers. Que certains le fassent, ou que les gouvernements trouvent un intérêt, parfois, à utiliser leurs compétences, ça les regarde." Un Must. Le moteur de vulnérabilités de Qualys a été codé par des hackers. Et même par les meilleurs. Il est tellement touchy et incontournable que personne n'a jamais vraiment pu mettre à jour les babasses sur lesquelles il tourne. Mais chuuuut... Où croyez-vous qu'ont fini tous les hackers qui ont marqué les débuts d'Internet ? Dans une grotte ? Dans une boutique...

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Tutoriel : L'Express, ou comment ne pas gérer une fuite de donnéesd2ea722a-a09b-40ef-b1df-33eac59b541ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180301_162737_Tutoriel___L_Express__ou_comment_ne_pas_gerer_une_fuite_de_donneesThu, 01 Mar 2018 16:27:37 +0100

Aujourd'hui, c'est ZDNet qui révèle qu'un serveur de base de données MongoDB, géré par l'Express et contenant environ 700 000 documents, était ouvert aux quatre vents.

Jusque là, malheureusement rien d'exceptionnel — quoique cela soit fâcheux, la configuration par défaut de MongoDB est notoirement mauvaise. Les contrôles d'accès ne sont en effet pas activés par défaut. De plus, il aura fallu attendre mai 2017 et la version 3.5.7 du logiciel pour qu'il n'écoute plus sur toutes les interfaces réseau, mais uniquement sur le localhost. Autrement dit, avant cette date, un serveur fraîchement installé acceptait n'importe quelle connexion entrante sans aucune forme d'authentification.

D'après ZDNet, Mickey Dimov, le techos américain à l'origine de la découverte, a été contraint de contacter l'Express par « le biais d'un intermédiaire ». C'est un détail, mais cela signifie sans doute que le choix de l'interlocuteur n'était pas clair, que la langue était un problème, ou les deux. Afficher de manière lisible, en français et en anglais (la franca lingua en matière de sécurité informatique), le canal à utiliser (généralement une adresse email assortie d'une clé de chiffrement GPG) pour contacter l'interlocuteur ad hoc est une bonne pratique. Elle est malheureusement (très) peu répandue, alors qu'elle ne coûte pas grand chose.

Le signalement est par la suite resté lettre morte, pendant près d'un mois....

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Aujourd'hui, c'est ZDNet qui révèle qu'un serveur de base de données MongoDB, géré par l'Express et contenant environ 700 000 documents, était ouvert aux quatre vents.

Jusque là, malheureusement rien d'exceptionnel — quoique cela soit fâcheux, la configuration par défaut de MongoDB est notoirement mauvaise. Les contrôles d'accès ne sont en effet pas activés par défaut. De plus, il aura fallu attendre mai 2017 et la version 3.5.7 du logiciel pour qu'il n'écoute plus sur toutes les interfaces réseau, mais uniquement sur le localhost. Autrement dit, avant cette date, un serveur fraîchement installé acceptait n'importe quelle connexion entrante sans aucune forme d'authentification.

D'après ZDNet, Mickey Dimov, le techos américain à l'origine de la découverte, a été contraint de contacter l'Express par « le biais d'un intermédiaire ». C'est un détail, mais cela signifie sans doute que le choix de l'interlocuteur n'était pas clair, que la langue était un problème, ou les deux. Afficher de manière lisible, en français et en anglais (la franca lingua en matière de sécurité informatique), le canal à utiliser (généralement une adresse email assortie d'une clé de chiffrement GPG) pour contacter l'interlocuteur ad hoc est une bonne pratique. Elle est malheureusement (très) peu répandue, alors qu'elle ne coûte pas grand chose.

Le signalement est par la suite resté lettre morte, pendant près d'un mois....

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Les études scientifiques sont-elles des marchandises comme les autres ?f099087d-4d1d-4b42-a056-3e1de2ff2861http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180301_122937_Les_etudes_scientifiques_sont-elles_des_marchandises_comme_les_autres__Thu, 01 Mar 2018 12:29:37 +0100

Quelles valeur accorder aux résultats des études scientifiques qui ne cessent de tomber en permanence ?

Depuis une dizaine d’années le phénomène des "études scientifiques médiatisées" est en croissance exponentielle. Seul problème : la plupart sont arrangées, biaisées, non reproductibles et orientées à des fins intéressées.

Big
Comment avoir une meilleur indice scientifique qu'Enstein auprès de Google Scholar ? Il suffit de balancer 102 publications bidons.

Depuis une dizaine d’années le phénomène des "études scientifiques médiatisées" est en croissance exponentielle : pas une semaine sans un titre annonçant «une étude scientifique démontre que…». Que ce soit pour l’alimentation, la pollution, la médecine, l’économie, la zoologie, le climat, les transports ou n’importe quel domaine au final, il existe toujours une nouvelle étude scientifique venant démontrer l’inverse ou accentuer les résultats des précédentes. Seul problème : la plupart sont arrangées, biaisées, non reproductibles et orientées à des fins intéressées.

La «science» est toujours considérée comme une activité respectable par le grand public. La vision du scientifique, neutre, objectif, pétri d’humanisme désintéressé, travaillant au bien de l’humanité dans une recherche purement intellectuelle de vérité est encore bien ancrée dans les esprits. Cette vision de ce qu’est la science et de ceux qui l’exercent n’a pas beaucoup bougé depuis la fin du XIXè siècle, période des grandes découvertes sans lesquelles le monde moderne n’aurait jamais vu le jour.

Pourtant, les qualités de la science et de ses scientifiques ne correspondent plus à rien de concret au XXIème siècle. Le nombre d’études publiées donne le vertige, leur contrôle est limité et surtout les biais sont majoritaires, au point que certains observateurs affirment que 80% de celles-ci sont «orientées» et au final, arrangées, donc fausses. La science est-elle devenue un business comme un autre qui...

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Quelles valeur accorder aux résultats des études scientifiques qui ne cessent de tomber en permanence ?

Depuis une dizaine d’années le phénomène des "études scientifiques médiatisées" est en croissance exponentielle. Seul problème : la plupart sont arrangées, biaisées, non reproductibles et orientées à des fins intéressées.

Big
Comment avoir une meilleur indice scientifique qu'Enstein auprès de Google Scholar ? Il suffit de balancer 102 publications bidons.

Depuis une dizaine d’années le phénomène des "études scientifiques médiatisées" est en croissance exponentielle : pas une semaine sans un titre annonçant «une étude scientifique démontre que…». Que ce soit pour l’alimentation, la pollution, la médecine, l’économie, la zoologie, le climat, les transports ou n’importe quel domaine au final, il existe toujours une nouvelle étude scientifique venant démontrer l’inverse ou accentuer les résultats des précédentes. Seul problème : la plupart sont arrangées, biaisées, non reproductibles et orientées à des fins intéressées.

La «science» est toujours considérée comme une activité respectable par le grand public. La vision du scientifique, neutre, objectif, pétri d’humanisme désintéressé, travaillant au bien de l’humanité dans une recherche purement intellectuelle de vérité est encore bien ancrée dans les esprits. Cette vision de ce qu’est la science et de ceux qui l’exercent n’a pas beaucoup bougé depuis la fin du XIXè siècle, période des grandes découvertes sans lesquelles le monde moderne n’aurait jamais vu le jour.

Pourtant, les qualités de la science et de ses scientifiques ne correspondent plus à rien de concret au XXIème siècle. Le nombre d’études publiées donne le vertige, leur contrôle est limité et surtout les biais sont majoritaires, au point que certains observateurs affirment que 80% de celles-ci sont «orientées» et au final, arrangées, donc fausses. La science est-elle devenue un business comme un autre qui...

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La France serait sur le point d'annoncer la mort de Mokhtar Belmokhtarb3f6c794-be34-42d1-bf9d-ac736b6ad11dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180301_114819_La_France_serait_sur_le_point_d_annoncer_la_mort_de_Mokhtar_BelmokhtarThu, 01 Mar 2018 11:48:19 +0100

Big
Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d'écran Youtube

L'homme a été déclaré mort plusieurs fois mais, selon une source judiciaire française, celle-ci serait la bonne. La France s'apprêterait à annoncer officiellement le décès du djihadiste. Passé par le GIA et le CSPC en Algérie pendant les années noires (années 90), Mokhtar Belmokhtar combat également au Mali et en Libye. Plusieurs raids, américains et français tentent de l'éliminer, visiblement sans succès. A chaque fois que sa mort est annoncée, elle est démentie par les groupes djihadistes auxquels il appartient.

Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d'écran Youtube
Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d'écran Youtube

Mokhtar Belmokhtar est l'organisateur de la prise d'otages d'In Amenas sur le site d'exploitation gazière de Tiguentourine. Quelques 800 personnes travaillaient sur le site. Après un assaut des forces de sécurité algériennes, quarante otages - dont un français - et 32 terroristes ont été tués.

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Big
Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d'écran Youtube

L'homme a été déclaré mort plusieurs fois mais, selon une source judiciaire française, celle-ci serait la bonne. La France s'apprêterait à annoncer officiellement le décès du djihadiste. Passé par le GIA et le CSPC en Algérie pendant les années noires (années 90), Mokhtar Belmokhtar combat également au Mali et en Libye. Plusieurs raids, américains et français tentent de l'éliminer, visiblement sans succès. A chaque fois que sa mort est annoncée, elle est démentie par les groupes djihadistes auxquels il appartient.

Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d'écran Youtube
Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d'écran Youtube

Mokhtar Belmokhtar est l'organisateur de la prise d'otages d'In Amenas sur le site d'exploitation gazière de Tiguentourine. Quelques 800 personnes travaillaient sur le site. Après un assaut des forces de sécurité algériennes, quarante otages - dont un français - et 32 terroristes ont été tués.

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Bienvenue dans un monde épuisantc566a061-88e0-409d-9bda-6879753e79abhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180228_155320_Bienvenue_dans_un_monde_epuisantWed, 28 Feb 2018 15:53:20 +0100

Tout est éphémère mais d'une importance vitale

Est-ce le prisme déformant des réseaux sociaux ? Toute information devient capitale en quelques instants mais est aussi immédiatement frappée par un _Time To Live_ (TTL) minimal

Big
Image : http://www.pngmart.com/image/author/eric

Qui ne peut s'indigner du sort réservé aux civils de la Goutha Orientale ? C'est le sujet du moment. Avec ses informations périphériques mais non moins érigées en débat national : LeMedia a décidé de ne montrer aucune image de ce conflit parce qu'elles ne pourraient pas être authentifiées. Paf, le nouveau débat est né et tourne en boucle : le correspondant de Le Media — qui entend donner des leçons à toute la presse — est un complotiste qui n'y connaît rien. Indignons-nous. Dans le même temps, nous sommes nombreux à nous indigner des projets du gouvernement pour la SNCF. Nous avons oublié depuis plusieurs semaines le drame des Rohingyas parce qu'une information essentielle chasse l'autre.

Est-ce le prisme des réseaux sociaux et leur capacité à faire croître des bulles informationnelles qui finissent par exploser et disparaître qui nous plonge dans ce monde où toute information est essentielle mais en même temps n'a qu'un temps de vie très éphémère ?

Avons-nous perdu notre capacité à rester indignés en parallèle sur plusieurs sujets ? L'affaire de la SNCF sera probablement oubliée quelques semaines après les ordonnances qui ne manqueront pas de tomber. Il sera toujours temps de s'indigner sur autre chose, le gouvernement Philippe n'est sans doute pas à court d'idées pour niveler par le bas la vie de ceux qui ne font pas partie de son cercle.

MeeToo et BalanceTonPorc, la neige qui a paralysé la moitié du pays, sont déjà presque...

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Tout est éphémère mais d'une importance vitale

Est-ce le prisme déformant des réseaux sociaux ? Toute information devient capitale en quelques instants mais est aussi immédiatement frappée par un _Time To Live_ (TTL) minimal

Big
Image : http://www.pngmart.com/image/author/eric

Qui ne peut s'indigner du sort réservé aux civils de la Goutha Orientale ? C'est le sujet du moment. Avec ses informations périphériques mais non moins érigées en débat national : LeMedia a décidé de ne montrer aucune image de ce conflit parce qu'elles ne pourraient pas être authentifiées. Paf, le nouveau débat est né et tourne en boucle : le correspondant de Le Media — qui entend donner des leçons à toute la presse — est un complotiste qui n'y connaît rien. Indignons-nous. Dans le même temps, nous sommes nombreux à nous indigner des projets du gouvernement pour la SNCF. Nous avons oublié depuis plusieurs semaines le drame des Rohingyas parce qu'une information essentielle chasse l'autre.

Est-ce le prisme des réseaux sociaux et leur capacité à faire croître des bulles informationnelles qui finissent par exploser et disparaître qui nous plonge dans ce monde où toute information est essentielle mais en même temps n'a qu'un temps de vie très éphémère ?

Avons-nous perdu notre capacité à rester indignés en parallèle sur plusieurs sujets ? L'affaire de la SNCF sera probablement oubliée quelques semaines après les ordonnances qui ne manqueront pas de tomber. Il sera toujours temps de s'indigner sur autre chose, le gouvernement Philippe n'est sans doute pas à court d'idées pour niveler par le bas la vie de ceux qui ne font pas partie de son cercle.

MeeToo et BalanceTonPorc, la neige qui a paralysé la moitié du pays, sont déjà presque...

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Comment avoir l’air ridicule en quelques mails e13cbeaa-7c0f-4a6f-a704-3019a54de540http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180227_141955_Comment_avoir_l___air_ridicule_en_quelques_mails_Tue, 27 Feb 2018 14:19:55 +0100

Ca marche très bien dans la Com'

Où comment le directeur de la création apprend que l'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces de Troll

Big
Bienvenue dans la Com' - © Reflets

Ma première connexion à Internet remonte à 1994. Je m’en souviens comme si c’était hier. A l’époque, il y avait un logiciel qui permettait d’aller chercher du contenu sur des serveurs, “Gopher”.

Cette petite introduction digressive pour vous faire comprendre que je suis rompu, par habitude et observation attentive des usages du Net, aux discussions par mail ou de type café du commerce (Usenet).

Une autre manière de dire que je suis assez doué (mode auto-congratulation “on”) pour amener en quelques mails, quelqu’un à être ridicule.

Préalable : mettre quelques personnes en copie pour avoir des témoins (sinon c’est moins drôle) et utiliser des formes courtes. Moins on en dit tout en appâtant l’autre, plus on a de chances de le voir se répandre en stupidités variées.

Bref. L’autre jour, j’observe que l’une de mes collègues, dont le rôle est de relire avec un œil acéré les écrits des autres avant mise en production, est en arrêt maladie. Cela fait des mois que notre nouveau Directeur de la création lui met une pression d’enfer, histoire de la faire partir. Du harcèlement mode cour de récréation (parfois) et mode sale type (souvent).

J’envoie donc un mail au Directeur de la création, au DG responsable du client, à la commerciale en chef pour ce client et à la personne responsable de la ventilation des tâches. J’explique qu’en l’absence de ma collègue et ayant sur le dos deux textes particulièrement corsés à revoir et/ou produire, je suis ennuyé. Peut-on la remplacer, dis-je.

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Ca marche très bien dans la Com'

Où comment le directeur de la création apprend que l'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces de Troll

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Bienvenue dans la Com' - © Reflets

Ma première connexion à Internet remonte à 1994. Je m’en souviens comme si c’était hier. A l’époque, il y avait un logiciel qui permettait d’aller chercher du contenu sur des serveurs, “Gopher”.

Cette petite introduction digressive pour vous faire comprendre que je suis rompu, par habitude et observation attentive des usages du Net, aux discussions par mail ou de type café du commerce (Usenet).

Une autre manière de dire que je suis assez doué (mode auto-congratulation “on”) pour amener en quelques mails, quelqu’un à être ridicule.

Préalable : mettre quelques personnes en copie pour avoir des témoins (sinon c’est moins drôle) et utiliser des formes courtes. Moins on en dit tout en appâtant l’autre, plus on a de chances de le voir se répandre en stupidités variées.

Bref. L’autre jour, j’observe que l’une de mes collègues, dont le rôle est de relire avec un œil acéré les écrits des autres avant mise en production, est en arrêt maladie. Cela fait des mois que notre nouveau Directeur de la création lui met une pression d’enfer, histoire de la faire partir. Du harcèlement mode cour de récréation (parfois) et mode sale type (souvent).

J’envoie donc un mail au Directeur de la création, au DG responsable du client, à la commerciale en chef pour ce client et à la personne responsable de la ventilation des tâches. J’explique qu’en l’absence de ma collègue et ayant sur le dos deux textes particulièrement corsés à revoir et/ou produire, je suis ennuyé. Peut-on la remplacer, dis-je.

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Attribution des attaques informatiques : « Qui n'est pas responsable d'Olympic Destroyer ? »79882178-c34a-4c89-b5d0-f849843b1e1ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180227_140713_Attribution_des_attaques_informatiques______Qui_n_est_pas_responsable_d_Olympic_Destroyer_____Tue, 27 Feb 2018 14:07:13 +0100

Nous l'avions déjà longuement développé dans nos colonnes : identifier les auteurs d'une attaque informatique est un exercice périlleux. L'attribution de ces attaques par les « officiels » gouvernementaux à tel ou tel acteur est tout autant, sinon davantage, une affaire de politique que de technique.

Dans un intéressant billet de blog, deux analystes de Talos en donnent une illustration en résumant de manière accessible les analyses du malware « Olympic Destroyer ». Ce dernier aurait pu être utilisé lors d'une attaque contre les jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud.

Se basant sur leurs propres travaux ou sur les analyses d'autres sociétés spécialisées, les chercheurs placent différents groupes sur la « rangée de suspects ». Le groupe Lazarus, d'abord, que certains soupçonnent d'être lié au gouvernement nord-coréen. APT3 et APT10 ensuite, groupes supposément en lien avec le gouvernement chinois. Enfin, on trouve des similitudes entre « Olympic Destroyer » et un autre malware qui a fait beaucoup parler de lui, « NotPetya », dont certains attribuent la paternité à un groupe proche du gouvernement russe.

Et de conclure :

Au fur et à mesure que les compétences et techniques de ces acteurs évoluent, nous les verrons sans doute adopter des ruses pour compliquer et rendre confuse l'attribution. L'attribution est d'ores et déjà difficile. Il est peu probable qu'elle devienne plus facile.

Difficile de leur donner tort.

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Nous l'avions déjà longuement développé dans nos colonnes : identifier les auteurs d'une attaque informatique est un exercice périlleux. L'attribution de ces attaques par les « officiels » gouvernementaux à tel ou tel acteur est tout autant, sinon davantage, une affaire de politique que de technique.

Dans un intéressant billet de blog, deux analystes de Talos en donnent une illustration en résumant de manière accessible les analyses du malware « Olympic Destroyer ». Ce dernier aurait pu être utilisé lors d'une attaque contre les jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud.

Se basant sur leurs propres travaux ou sur les analyses d'autres sociétés spécialisées, les chercheurs placent différents groupes sur la « rangée de suspects ». Le groupe Lazarus, d'abord, que certains soupçonnent d'être lié au gouvernement nord-coréen. APT3 et APT10 ensuite, groupes supposément en lien avec le gouvernement chinois. Enfin, on trouve des similitudes entre « Olympic Destroyer » et un autre malware qui a fait beaucoup parler de lui, « NotPetya », dont certains attribuent la paternité à un groupe proche du gouvernement russe.

Et de conclure :

Au fur et à mesure que les compétences et techniques de ces acteurs évoluent, nous les verrons sans doute adopter des ruses pour compliquer et rendre confuse l'attribution. L'attribution est d'ores et déjà difficile. Il est peu probable qu'elle devienne plus facile.

Difficile de leur donner tort.

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Harcèlement judiciaire contre le co-fondateur de Reflets ?7b5ac939-541a-4c3e-ad3e-5250ab682dcbhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180226_203406_Harcelement_judiciaire_contre_le_co-fondateur_de_Reflets__Mon, 26 Feb 2018 20:34:06 +0100

Le parquet s'entête pour une amende de 500 euros...

Un premier procès nous avait menés jusqu'en cassation. Le parquet relance une nouvelle procédure contre Olivier Laurelli, co-fondateur de Reflets.

Big
DGSI - Wikipedia

En 2012, Olivier Laurelli (Bluetouff) découvre via une recherche sur Google, une longue liste de documents listés dans le répertoire d'un site. Il utilise une commande (wget) pour tout télécharger et regarder ça plus tard. C'est le début d'ennuis judiciaires qui vont durer trois ans. Une procédure totalement absurde dans laquelle le parquet de Paris va s'entêter et finalement gagner, renversant une jurisprudence qu'il avait lui-même voulue en 2001. Mais comme si cela n'était pas suffisant, le parquet de Paris a fait appel d'une autre décision de relaxe Olivier Laurelli. Cette fois, l'affaire est encore plus aberrante. A croire qu'il y a comme une sorte de vendetta personnelle derrière ces procédures.

Dans la première affaire, l'ANSES avait stocké ses documents sur un serveur de manière publique. Les documents n'étaient protégés par aucune protection spécifique, ni indication qu'ils étaient destinés à des utilisateurs particuliers. A tel point qu'après avoir porté plainte pour accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, l'ANSES ne s'était, prudemment, pas portée partie civile. Il faut dire que l'article 226-17 du Code Pénal est assez clair : « Le fait de procéder ou de faire procéder à un traitement de données à caractère personnel sans mettre en oeuvre les mesures prescrites à l'article 34 de la loi nº 78-17 du 6 janvier 1978 précitée est puni de cinq ans...

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Le parquet s'entête pour une amende de 500 euros...

Un premier procès nous avait menés jusqu'en cassation. Le parquet relance une nouvelle procédure contre Olivier Laurelli, co-fondateur de Reflets.

Big
DGSI - Wikipedia

En 2012, Olivier Laurelli (Bluetouff) découvre via une recherche sur Google, une longue liste de documents listés dans le répertoire d'un site. Il utilise une commande (wget) pour tout télécharger et regarder ça plus tard. C'est le début d'ennuis judiciaires qui vont durer trois ans. Une procédure totalement absurde dans laquelle le parquet de Paris va s'entêter et finalement gagner, renversant une jurisprudence qu'il avait lui-même voulue en 2001. Mais comme si cela n'était pas suffisant, le parquet de Paris a fait appel d'une autre décision de relaxe Olivier Laurelli. Cette fois, l'affaire est encore plus aberrante. A croire qu'il y a comme une sorte de vendetta personnelle derrière ces procédures.

Dans la première affaire, l'ANSES avait stocké ses documents sur un serveur de manière publique. Les documents n'étaient protégés par aucune protection spécifique, ni indication qu'ils étaient destinés à des utilisateurs particuliers. A tel point qu'après avoir porté plainte pour accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, l'ANSES ne s'était, prudemment, pas portée partie civile. Il faut dire que l'article 226-17 du Code Pénal est assez clair : « Le fait de procéder ou de faire procéder à un traitement de données à caractère personnel sans mettre en oeuvre les mesures prescrites à l'article 34 de la loi nº 78-17 du 6 janvier 1978 précitée est puni de cinq ans...

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Comment se construire avec les écrans ?e105aaf9-a9a3-491e-a55b-b29f23324659http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180223_080000_Comment_se_construire_avec_les_ecrans__Fri, 23 Feb 2018 08:00:00 +0100

Le Pistolet et La Pioche #13

Le sujet de la construction des individus, du sujet, par et avec les écrans, est le thème de ce 3ème épisode de la deuxième saison du Pistolet et la Pioche. La construction des individus, donc, dont celle des enfants, bien entendu… Que peut devenir l'humain, être social, s'il fixe des écrans toute la sainte journée ?

La construction des individus se fait par plein de choses différentes. Enfin, normalement. Que se passe-t-il lorsque que tout ou presque passe par écrans interposés ? Et les enfants, que deviennent-ils dans cette histoire ? Le Pistolet et la Pioche est allé creuser ce sujet fort délicat, puisqu'il touche désormais la grande majorité de la population française…

Durée : 40 minutes

Imagine : Just an Illusion

Yes vous aime : Ferme ta gueule sur Facebook

Extraits de : Envoyé spécial. L'addiction aux écrans :"héroïne numérique" - 18 janvier 2018 (France 2)

Police : Voices in my head

Interview : Marie, psychomotricienne

Urban Dance Squad : Modern Woman

Jane's Addiction : Mountain Song

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Le Pistolet et La Pioche #13

Le sujet de la construction des individus, du sujet, par et avec les écrans, est le thème de ce 3ème épisode de la deuxième saison du Pistolet et la Pioche. La construction des individus, donc, dont celle des enfants, bien entendu… Que peut devenir l'humain, être social, s'il fixe des écrans toute la sainte journée ?

La construction des individus se fait par plein de choses différentes. Enfin, normalement. Que se passe-t-il lorsque que tout ou presque passe par écrans interposés ? Et les enfants, que deviennent-ils dans cette histoire ? Le Pistolet et la Pioche est allé creuser ce sujet fort délicat, puisqu'il touche désormais la grande majorité de la population française…

Durée : 40 minutes

Imagine : Just an Illusion

Yes vous aime : Ferme ta gueule sur Facebook

Extraits de : Envoyé spécial. L'addiction aux écrans :"héroïne numérique" - 18 janvier 2018 (France 2)

Police : Voices in my head

Interview : Marie, psychomotricienne

Urban Dance Squad : Modern Woman

Jane's Addiction : Mountain Song

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Avec le RGPD, une révolution, Mounir te promet la lune44cb416a-ec82-4f1f-bc7e-5ab0b9703afahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180222_080000_Avec_le_RGPD__une_revolution__Mounir_te_promet_la_luneThu, 22 Feb 2018 08:00:00 +0100

Mais au mieux, tu vas choper un pauvre fichier XML

Quand un secrétaire d’État chargé du numérique se transforme en bonimenteur des grands boulevards...

Big
Mounir sur Twitter - En Marche !

Si l'on n'y prend garde, on pourrait se croire face à un vendeur de Darty ou un bonimenteur devant les grands magasins parisiens. "Approchez madame, monsieur, regardez mon couteau éplucheur révolutionnaire, il coupe, mais il épluche en même temps, tout en vous fabriquant un gâteau à plateaux couronné de chantilly et le tout, madame monsieur, pour la modique somme de 300 euros, oui, j'ai bien dit 300 euros, pas 2000, pas 1000, pas 500, non, 300 euros ! Et si vous en prenez deux, je vous fais un prix imbattable de 599 euros !"

Dans une vidéo (voir ci-dessous), l'inénarrable secrétaire d’État chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, vous explique la "véritable petite révolution" que va être le RGPD, le fameux règlement général sur la protection des données personnelles. Et figurez-vous que grâce à lui, vous allez pouvoir "récupérer vos données". L'empowerment, comme on dit dans le monde merveilleux des startups. Vous voilà maître de vos données. Si, si, vous pouvez les récupérer dans un format interopérable... pour pouvoir les donner à d'autres plateformes. Elle n'est pas belle la vie ?

Non, elle n'est pas plus belle avec le RGDP que sans. Vos données, vous ne les récupérez pas. Vous obtenez un jeu de données, peut-être à peu près propre (un gros fichier XML ?) mais vos données restent chez celui à qui vous les avez demandées. Essayez pour voir de lui demander d'en virer une partie parce...

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Mais au mieux, tu vas choper un pauvre fichier XML

Quand un secrétaire d’État chargé du numérique se transforme en bonimenteur des grands boulevards...

Big
Mounir sur Twitter - En Marche !

Si l'on n'y prend garde, on pourrait se croire face à un vendeur de Darty ou un bonimenteur devant les grands magasins parisiens. "Approchez madame, monsieur, regardez mon couteau éplucheur révolutionnaire, il coupe, mais il épluche en même temps, tout en vous fabriquant un gâteau à plateaux couronné de chantilly et le tout, madame monsieur, pour la modique somme de 300 euros, oui, j'ai bien dit 300 euros, pas 2000, pas 1000, pas 500, non, 300 euros ! Et si vous en prenez deux, je vous fais un prix imbattable de 599 euros !"

Dans une vidéo (voir ci-dessous), l'inénarrable secrétaire d’État chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, vous explique la "véritable petite révolution" que va être le RGPD, le fameux règlement général sur la protection des données personnelles. Et figurez-vous que grâce à lui, vous allez pouvoir "récupérer vos données". L'empowerment, comme on dit dans le monde merveilleux des startups. Vous voilà maître de vos données. Si, si, vous pouvez les récupérer dans un format interopérable... pour pouvoir les donner à d'autres plateformes. Elle n'est pas belle la vie ?

Non, elle n'est pas plus belle avec le RGDP que sans. Vos données, vous ne les récupérez pas. Vous obtenez un jeu de données, peut-être à peu près propre (un gros fichier XML ?) mais vos données restent chez celui à qui vous les avez demandées. Essayez pour voir de lui demander d'en virer une partie parce...

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La France innove avec le Deep Packet Protection©b5ab97df-4f4e-4cda-abe1-ce32b8ffac86http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180221_191307_La_France_innove_avec_le_Deep_Packet_Protection__Wed, 21 Feb 2018 19:13:07 +0100

LPM 2.0 : du DPI technique, pas du DPI politique

Le projet de loi de programmation militaire, dans sa nouvelle mouture pour la période 2019 à 2025, aka LPM v2.0, prévoit, outre les habituelles questions de budget, d'effectifs, de moyens, "le développement de la résilience « cyber »" de la fière startup-nation.

Big
George Hodan - CC0 1.0

Concrètement, l'article 19 du projet de loi prévoit l'ajout de nouveaux versets au sacro-saint Code de postes et des communications électroniques, texte qui réglemente en particulier l'activité des opérateurs de télécommunications.

Le Code des postes et communications électroniques, CPCE pour les intimes, pose comme principe la protection de la vie privée des usagers des réseaux. En théorie, un opérateur ne peut exploiter que les informations pertinentes pour la réalisation de sa mission — acheminer les communications d'un point A à un point B — ou celles nécessaires à la facturation de ses abonnés.

Dans sa grande sagesse le législateur a prévu (what did you expect?) des exceptions, telles la mise à contribution des opérateurs pour la mise en œuvre d'interceptions judiciaires ou, bien plus controversée, celle des interceptions de sécurité commandées par les services de renseignement, donc sans intervention de l'autorité judiciaire.

Au principe, le projet de loi de programmation militaire ajoute une nouvelle dérogation, et de taille. En effet, le texte prévoit que « pour les besoins de la sécurité et de la défense des systèmes d’information, les opérateurs de communications électroniques peuvent recourir, sur les réseaux de communications électroniques qu’ils exploitent, à des dispositifs mettant en œuvre des marqueurs techniques à seules fins de détecter des événements susceptibles d’affecter la sécurité des systèmes d’information de leurs abonnés »...

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LPM 2.0 : du DPI technique, pas du DPI politique

Le projet de loi de programmation militaire, dans sa nouvelle mouture pour la période 2019 à 2025, aka LPM v2.0, prévoit, outre les habituelles questions de budget, d'effectifs, de moyens, "le développement de la résilience « cyber »" de la fière startup-nation.

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George Hodan - CC0 1.0

Concrètement, l'article 19 du projet de loi prévoit l'ajout de nouveaux versets au sacro-saint Code de postes et des communications électroniques, texte qui réglemente en particulier l'activité des opérateurs de télécommunications.

Le Code des postes et communications électroniques, CPCE pour les intimes, pose comme principe la protection de la vie privée des usagers des réseaux. En théorie, un opérateur ne peut exploiter que les informations pertinentes pour la réalisation de sa mission — acheminer les communications d'un point A à un point B — ou celles nécessaires à la facturation de ses abonnés.

Dans sa grande sagesse le législateur a prévu (what did you expect?) des exceptions, telles la mise à contribution des opérateurs pour la mise en œuvre d'interceptions judiciaires ou, bien plus controversée, celle des interceptions de sécurité commandées par les services de renseignement, donc sans intervention de l'autorité judiciaire.

Au principe, le projet de loi de programmation militaire ajoute une nouvelle dérogation, et de taille. En effet, le texte prévoit que « pour les besoins de la sécurité et de la défense des systèmes d’information, les opérateurs de communications électroniques peuvent recourir, sur les réseaux de communications électroniques qu’ils exploitent, à des dispositifs mettant en œuvre des marqueurs techniques à seules fins de détecter des événements susceptibles d’affecter la sécurité des systèmes d’information de leurs abonnés »...

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Ma vie analogique (presque) déconnectéef1c54450-2657-4e4f-b025-8d9bb26e2dd3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180221_151943_Ma_vie_analogique__presque__deconnecteeWed, 21 Feb 2018 15:19:43 +0100

Le numérique, les écrans ça peut être bien, hyper bien même. Oui, si l’on ne se fait pas hyper aspirer…

Il y a un problème dans le monde actuel. Un gros problème. Et comme ce problème me touche, parce que je fais partie du monde, j’ai décidé de m’en emparer pour tenter de le régler… à mon échelle. Ce problème est la vie numérique. La société numérique. La passion du numérique. L’enfermement numérique. L’enfer numérique et celui des écrans au final.

Big

Pourtant, le numérique, les écrans ça peut être bien, hyper bien. Oui, si l’on ne se fait pas hyper aspirer…

Les livres papier : une sacrée innovation

Ce qui m’a troublé, petit, dès que j’ai su lire, ce sont les livres. J’ai dévoré pleins de choses différentes, de mon âge et pas de mon âge : des six compagnons aux Misérables de Victor Hugo en passant par le club des 5 ou Jules Verne, et même Lovecraft alors que j’étais encore un pré-adolescent. Les livres c’était un univers dans lequel je rentrais et je pouvais sortir à loisir, qui me faisait vivre des vies incroyables dans lesquelles je m’identifiais. J’y apprenais ce que l’humanité était capable de faire : le pire comme le meilleur. Des émotions : c’est cela que dégageaient ces histoires. Des images qui s’imprimaient dans mon cerveau. Que seul je pouvais voir. C’était magique.

La télévision : à quoi ça sert ?

Je n’ai jamais eu la télévision chez mes parents. Je l’ai pourtant regardée chez ma grand-mère. La série Kung-fu m’a beaucoup enrichi. L’Homme de l’Atlantide, celui qui valait 3 milliards, les Mystères de l’Ouest, Super Jaimie, Starsky et Hutch. Les chiffres et les Lettres aussi, c’est drôle de repenser au fait que je jouais avec mes grands-parents aux Chiffres et au Lettres, quand on y pense. C’était plutôt sympathique, parce qu’on partageait ensemble quelque chose devant un écran. On parlait et on se regardait. On apprenait. Plus tard, adolescent, je n’ai plus su ce que la télévision fabriquait, comme lorsqu’...

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Le numérique, les écrans ça peut être bien, hyper bien même. Oui, si l’on ne se fait pas hyper aspirer…

Il y a un problème dans le monde actuel. Un gros problème. Et comme ce problème me touche, parce que je fais partie du monde, j’ai décidé de m’en emparer pour tenter de le régler… à mon échelle. Ce problème est la vie numérique. La société numérique. La passion du numérique. L’enfermement numérique. L’enfer numérique et celui des écrans au final.

Big

Pourtant, le numérique, les écrans ça peut être bien, hyper bien. Oui, si l’on ne se fait pas hyper aspirer…

Les livres papier : une sacrée innovation

Ce qui m’a troublé, petit, dès que j’ai su lire, ce sont les livres. J’ai dévoré pleins de choses différentes, de mon âge et pas de mon âge : des six compagnons aux Misérables de Victor Hugo en passant par le club des 5 ou Jules Verne, et même Lovecraft alors que j’étais encore un pré-adolescent. Les livres c’était un univers dans lequel je rentrais et je pouvais sortir à loisir, qui me faisait vivre des vies incroyables dans lesquelles je m’identifiais. J’y apprenais ce que l’humanité était capable de faire : le pire comme le meilleur. Des émotions : c’est cela que dégageaient ces histoires. Des images qui s’imprimaient dans mon cerveau. Que seul je pouvais voir. C’était magique.

La télévision : à quoi ça sert ?

Je n’ai jamais eu la télévision chez mes parents. Je l’ai pourtant regardée chez ma grand-mère. La série Kung-fu m’a beaucoup enrichi. L’Homme de l’Atlantide, celui qui valait 3 milliards, les Mystères de l’Ouest, Super Jaimie, Starsky et Hutch. Les chiffres et les Lettres aussi, c’est drôle de repenser au fait que je jouais avec mes grands-parents aux Chiffres et au Lettres, quand on y pense. C’était plutôt sympathique, parce qu’on partageait ensemble quelque chose devant un écran. On parlait et on se regardait. On apprenait. Plus tard, adolescent, je n’ai plus su ce que la télévision fabriquait, comme lorsqu’...

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Transparence numérique et totalitarisme algorithmique : l’aliénation des masses en questioncaaef240-6f11-4644-955d-b5a74ddc43d1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180220_140000_Transparence_numerique_et_totalitarisme_algorithmique___l___alienation_des_masses_en_questionTue, 20 Feb 2018 14:00:00 +0100

Tyrannie et transparence numérique : une nouvelle servitude volontaire

L’aliénation des masses dans une société transparente et gérée par un système totalitaire algorithmique est en cours… Jusqu’à quel point sera-t-il possible de limiter la casse ?

Big
La tyrannie algorithmique est douce puisque volontaire - phonandroid.com

Le sujet de la collecte et du traitement des données commence à faire débat au point que les instances politiques s’en sont emparées. Un débat vite bouclé, puisque le Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui arrive est censé rassurer les foules hypnotisées par leurs vies numériques… qu’elles offrent sans compter (et pourraient bientôt vendre). Les entreprises de traitement des big data poussent comme des champignons : le traitement des données par machine learning est devenu le nouveau pétrole du XXIè siècle. L’aliénation des masses dans une société transparente et gérée par un système totalitaire algorithmique est en cours… Jusqu’à quel point sera-t-il possible de limiter la casse ? La gouvernance algorithmique et le totalitarisme qui en découle ont été analysés depuis plusieurs années sur Reflets :

Le nouvel âge de l'algopolitique… et ses outils

Sous le règne de la gouvernance algorithmique

France 2016 : bienvenue en algocrature ?

La République des lettres et la République des nombres

Société technologique : vie impérative et artifice de liberté

Nous vous scrutons, bien que ce ne soit pas vous la cible

Mais en 2018, ces sujets prennent une autre tournure puisqu’ils commencent enfin à être mis (un peu) en avant et dénoncés pour ce qu’ils sont, et ce, dans la presse généraliste : un danger pour la société dans son ensemble, une véritable transformation des individus passant du statut de «citoyens éclairés et responsables» à celui de «valeurs...

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Tyrannie et transparence numérique : une nouvelle servitude volontaire

L’aliénation des masses dans une société transparente et gérée par un système totalitaire algorithmique est en cours… Jusqu’à quel point sera-t-il possible de limiter la casse ?

Big
La tyrannie algorithmique est douce puisque volontaire - phonandroid.com

Le sujet de la collecte et du traitement des données commence à faire débat au point que les instances politiques s’en sont emparées. Un débat vite bouclé, puisque le Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui arrive est censé rassurer les foules hypnotisées par leurs vies numériques… qu’elles offrent sans compter (et pourraient bientôt vendre). Les entreprises de traitement des big data poussent comme des champignons : le traitement des données par machine learning est devenu le nouveau pétrole du XXIè siècle. L’aliénation des masses dans une société transparente et gérée par un système totalitaire algorithmique est en cours… Jusqu’à quel point sera-t-il possible de limiter la casse ? La gouvernance algorithmique et le totalitarisme qui en découle ont été analysés depuis plusieurs années sur Reflets :

Le nouvel âge de l'algopolitique… et ses outils

Sous le règne de la gouvernance algorithmique

France 2016 : bienvenue en algocrature ?

La République des lettres et la République des nombres

Société technologique : vie impérative et artifice de liberté

Nous vous scrutons, bien que ce ne soit pas vous la cible

Mais en 2018, ces sujets prennent une autre tournure puisqu’ils commencent enfin à être mis (un peu) en avant et dénoncés pour ce qu’ils sont, et ce, dans la presse généraliste : un danger pour la société dans son ensemble, une véritable transformation des individus passant du statut de «citoyens éclairés et responsables» à celui de «valeurs...

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Mélina Boughedir expulsée d'Irak63d558f4-07dc-4278-94dd-e4ab9f97bc2ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180219_192922_Melina_Boughedir_expulsee_d_IrakMon, 19 Feb 2018 19:29:22 +0100

Une sympathisante de longue date de l'islamisme radical

L'Irak a ordonné l'expulsion de Mélina Boughedir qui avait rejoint Daech en Syrie. Elle sera accueillie par la DGSI à son arrivée en France, étant connue de longue date de la justice française.

Big
Logo du groupe Forzane Alizza - D.R.

Ce lundi 19 février, la Cour pénale centrale de Bagdad a remis en liberté Mélina Boughedir, née en 1990 à Meulun, après l'avoir condamnée à sept mois de prison pour être entrée illégalement en Irak. Ayant déjà passé sept mois en détention provisoire, sa peine était purgée. Elle sera expulsée vers la France où il est très probable que la DGSI l'accueillera. Mélina Boughedir est en effet connue da la justice française.

Son nom était apparu dans le dossier Forsane Alizza. Son mari, Maximilien Thibaut, était membre de cette association ("Les cavaliers de la fierté"), très active entre 2010 et 2012, se réclamant du salafisme djihadiste. Très présente sur Internet, l'association n'était pas passée à l'acte mais avait été dissoute à la demande du ministre de l'intérieur de l'époque, Claude Guéant. Plusieurs projets d'assassinats ou d'enlèvements avaient été évoqués par les membres de Forzane Alizza, des armes avaient été retrouvées aux domiciles de plusieurs membres. Un membre de l'organisation qualifiait par ailleurs Mohammed Merah de "martyr".

Maximilien Thibaut était en 2012 agent d'accueil à l'Université de Nanterre dans un bâtiment situé à Saint-Cloud. Il était titulaire d'une licence de tir sportif et détenteur à ce titre d'une carabine 22 long rifle équipée d'une lunette et d'un trépied pour le tir à longue distance.

Maximilien Thibaut - D.R.
Maximilien Thibaut - D.R.

Lorsque les policiers procèdent à une...

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Une sympathisante de longue date de l'islamisme radical

L'Irak a ordonné l'expulsion de Mélina Boughedir qui avait rejoint Daech en Syrie. Elle sera accueillie par la DGSI à son arrivée en France, étant connue de longue date de la justice française.

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Logo du groupe Forzane Alizza - D.R.

Ce lundi 19 février, la Cour pénale centrale de Bagdad a remis en liberté Mélina Boughedir, née en 1990 à Meulun, après l'avoir condamnée à sept mois de prison pour être entrée illégalement en Irak. Ayant déjà passé sept mois en détention provisoire, sa peine était purgée. Elle sera expulsée vers la France où il est très probable que la DGSI l'accueillera. Mélina Boughedir est en effet connue da la justice française.

Son nom était apparu dans le dossier Forsane Alizza. Son mari, Maximilien Thibaut, était membre de cette association ("Les cavaliers de la fierté"), très active entre 2010 et 2012, se réclamant du salafisme djihadiste. Très présente sur Internet, l'association n'était pas passée à l'acte mais avait été dissoute à la demande du ministre de l'intérieur de l'époque, Claude Guéant. Plusieurs projets d'assassinats ou d'enlèvements avaient été évoqués par les membres de Forzane Alizza, des armes avaient été retrouvées aux domiciles de plusieurs membres. Un membre de l'organisation qualifiait par ailleurs Mohammed Merah de "martyr".

Maximilien Thibaut était en 2012 agent d'accueil à l'Université de Nanterre dans un bâtiment situé à Saint-Cloud. Il était titulaire d'une licence de tir sportif et détenteur à ce titre d'une carabine 22 long rifle équipée d'une lunette et d'un trépied pour le tir à longue distance.

Maximilien Thibaut - D.R.
Maximilien Thibaut - D.R.

Lorsque les policiers procèdent à une...

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Presse : la fabrique de l'opinion01f38541-3c33-4613-a05a-015f17ff1ad6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180218_180307_Presse___la_fabrique_de_l_opinionSun, 18 Feb 2018 18:03:07 +0100

Le Diario de Ibiza construit une réalité alternative

On prête souvent à la presse le fait d'être un quatrième pouvoir aux côtés de l'exécutif, du législatif et du judiciaire. C'est lui faire trop d'honneur. L'état du secteur laisse plutôt penser que la presse est moribonde. Toutefois, il lui reste un pouvoir. Celui de fabriquer l'opinion aux côtés des nouveaux entrants, comme Twitter ou Facebook. Passons en revue un exemple parlant, venu des îles.

Big
Ibiza - © Reflets

Août 2017, une tempête très violente secoue les îles Baléares d'Ibiza et de Formentera. A Ibiza, les plus gros dégâts sont à déplorer sur la côte sud de l'île.

Ibiza et Formentera
Ibiza et Formentera

A Ibiza, jusqu'il y a quelques années, il n'y avait qu'un journal quotidien. Si la situation a changé avec l'apparition de plusieurs concurrents, le Diario de Ibiza conserve une position importante. Son traitement de l'information est exemplaire à propos de cette tempête.

Aux côtés d'articles factuels sur les conséquences de la tempête, apparaissent des tribunes énervées sur… une urbanisation. Bien que de nombreuses constructions aient été touchées ailleurs, notamment un restaurant de plage très connu et quasiment détruit (à Es Torrent), le tir nourri de tribunes se concentre sur une seule urbanisation.

Article Xescu Prats
Article Xescu Prats

La bataille est menée par Xescu Prats, journaliste qui se spécialise dans les reportages sur les bonnes adresses et les endroits les plus enchanteurs de l'île.

Pour lui, la cause est entendue : la tempête a détruit une route à Es Cubells, des rochers se sont détachés des falaises et ont failli tuer des gens. La faute en revient à "des spéculateurs français qui se sont établis sur la côte d'Es Cubells il y a quarante ans et ont réussi, contre toute logique, à obtenir de la mairie de l'époque, le droit d'injecter du béton et d'urbaniser des falaises de rochers et d'argile qui tenaient à peine". N'en jetez...

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Le Diario de Ibiza construit une réalité alternative

On prête souvent à la presse le fait d'être un quatrième pouvoir aux côtés de l'exécutif, du législatif et du judiciaire. C'est lui faire trop d'honneur. L'état du secteur laisse plutôt penser que la presse est moribonde. Toutefois, il lui reste un pouvoir. Celui de fabriquer l'opinion aux côtés des nouveaux entrants, comme Twitter ou Facebook. Passons en revue un exemple parlant, venu des îles.

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Ibiza - © Reflets

Août 2017, une tempête très violente secoue les îles Baléares d'Ibiza et de Formentera. A Ibiza, les plus gros dégâts sont à déplorer sur la côte sud de l'île.

Ibiza et Formentera
Ibiza et Formentera

A Ibiza, jusqu'il y a quelques années, il n'y avait qu'un journal quotidien. Si la situation a changé avec l'apparition de plusieurs concurrents, le Diario de Ibiza conserve une position importante. Son traitement de l'information est exemplaire à propos de cette tempête.

Aux côtés d'articles factuels sur les conséquences de la tempête, apparaissent des tribunes énervées sur… une urbanisation. Bien que de nombreuses constructions aient été touchées ailleurs, notamment un restaurant de plage très connu et quasiment détruit (à Es Torrent), le tir nourri de tribunes se concentre sur une seule urbanisation.

Article Xescu Prats
Article Xescu Prats

La bataille est menée par Xescu Prats, journaliste qui se spécialise dans les reportages sur les bonnes adresses et les endroits les plus enchanteurs de l'île.

Pour lui, la cause est entendue : la tempête a détruit une route à Es Cubells, des rochers se sont détachés des falaises et ont failli tuer des gens. La faute en revient à "des spéculateurs français qui se sont établis sur la côte d'Es Cubells il y a quarante ans et ont réussi, contre toute logique, à obtenir de la mairie de l'époque, le droit d'injecter du béton et d'urbaniser des falaises de rochers et d'argile qui tenaient à peine". N'en jetez...

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Lactalis : le prisme de la salmonelle5ccc1e85-aadd-49c7-9852-3bf5d45d7cf7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180215_165600_Lactalis___le_prisme_de_la_salmonelleThu, 15 Feb 2018 16:56:00 +0100

Ou comment les suicides des agriculteurs passent à la trappe

Le récent scandale de contamination des laits pour nourrissons par une salmonelle a fait oublier le taux de suicides particulièrement élevé dans cette tranche de la population.

Big
Logo de Lactalis - Lactalis

La contamination par une salmonelle de lots de lait pour enfants en bas âge a remis un coup de projecteur peu aimable sur le groupe Lactalis. Ce géant de l'agroalimentaire est, selon Wikipedia, le premier groupe mondial de transformation fromagère et le deuxième groupe agroalimentaire du monde derrière Danone.

L'indignation générale générée par le fait que le problème touche des nourrissons s'appuyait déjà sur le fait que le groupe, bien qu'engrangeant des milliards de chiffre d'affaires (16,8 milliards d’euros en 2015), ne dépose pas ses comptes. La gestion calamiteuse de la crise par Lactalis n'a pas aidé ce dernier à améliorer son image dans le public...

La présence d'une salmonelle dans le lait peut paraître choquant aujourd'hui. Cela l'était moins il y a quelques dizaines d'années. En outre, sans vouloir excuser le géant de l'agroalimentaire, les salmonelles en question sont généralement rapidement identifiées par les pédiatres. Elles provoquent des diarrhées récalcitrantes. Le risque étant bien entendu la déshydratation.

Ce que les médecins savent bien moins soigner, ce sont les suicides. Or les agriculteurs sont une profession particulièrement touchée sur ce plan. L'institut de veille sanitaire produit des études de ce phénomène. Le dernier rapport est parlant : "La population étudiée comprend tous les chefs d’exploitation et leurs conjoints collaborateurs, en activité professionnelle en 2010 et 2011. Le présent...

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Ou comment les suicides des agriculteurs passent à la trappe

Le récent scandale de contamination des laits pour nourrissons par une salmonelle a fait oublier le taux de suicides particulièrement élevé dans cette tranche de la population.

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Logo de Lactalis - Lactalis

La contamination par une salmonelle de lots de lait pour enfants en bas âge a remis un coup de projecteur peu aimable sur le groupe Lactalis. Ce géant de l'agroalimentaire est, selon Wikipedia, le premier groupe mondial de transformation fromagère et le deuxième groupe agroalimentaire du monde derrière Danone.

L'indignation générale générée par le fait que le problème touche des nourrissons s'appuyait déjà sur le fait que le groupe, bien qu'engrangeant des milliards de chiffre d'affaires (16,8 milliards d’euros en 2015), ne dépose pas ses comptes. La gestion calamiteuse de la crise par Lactalis n'a pas aidé ce dernier à améliorer son image dans le public...

La présence d'une salmonelle dans le lait peut paraître choquant aujourd'hui. Cela l'était moins il y a quelques dizaines d'années. En outre, sans vouloir excuser le géant de l'agroalimentaire, les salmonelles en question sont généralement rapidement identifiées par les pédiatres. Elles provoquent des diarrhées récalcitrantes. Le risque étant bien entendu la déshydratation.

Ce que les médecins savent bien moins soigner, ce sont les suicides. Or les agriculteurs sont une profession particulièrement touchée sur ce plan. L'institut de veille sanitaire produit des études de ce phénomène. Le dernier rapport est parlant : "La population étudiée comprend tous les chefs d’exploitation et leurs conjoints collaborateurs, en activité professionnelle en 2010 et 2011. Le présent...

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Résistances indigènes sur les plates-bandes du capitalismehttps://reflets.info/?p=39181http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180213_181603_Resistances_indigenes_sur_les_plates-bandes_du_capitalismeTue, 13 Feb 2018 17:16:03 +0000 Résistances indigènes sur les plates-bandes du capitalismec20caf21-3766-472e-8748-93cd0eaade51http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180213_181600_Resistances_indigenes_sur_les_plates-bandes_du_capitalismeTue, 13 Feb 2018 18:16:00 +0100

"Attention, à partir de maintenant nous entrons en territoire Mapuche. Ils pourraient nous arrêter à n'importe quel moment et brûler le camion". Le travailleur forestier qui nous a pris en stop ne semble pas particulièrement haineux en disant cela.

Big

Il ne vient pas de ces régions mais du nord du Chili. Il poursuit: "Depuis que nous sommes petits, on nous explique que les Indiens Mapuche sont des voleurs, des alcooliques et des fainéants. Beaucoup de mes confrères forestiers les détestent. Moi non."

Les évènements mettant en cause les Indiens d'Araucanie divisent en effet les sociétés chilienne et argentine. C'est d'abord l'affaire Santiago Madonaldo qui en Argentine a récemment défrayé la chronique. Cet activiste de 28 ans avait disparu après avoir participé à un barrage routier sauvage mis en place par les Mapuche pour exiger la libération d'un de leur leader séparatiste, Facundo Jones Huala. La société argentine exigea des réponses de la ministre de l’intérieur, Patricia Bullrich, dont les forces spéciales avaient violemment dispersé le barrage. Le corps fut finalement retrouvé 78 jours plus tard noyé dans la rivière Chubut, proche des lieux du drame. L'affaire n'est pas encore résolue et beaucoup soupçonnent un cas de disparition forcée. Quelques jours après la dispersion du barrage, le leader Mapuche du RAM ("Resistencia Ancestral Mapuche") toujours emprisonné, déclarait à la télévision d'argentine :

"Il y a des choses que je ne peux pas cacher comme ma doctrine politique et idéologique. Nous soutenons l'utilisation de la violence politique comme moyen d’autodéfense. Nous planifions la libération du peuple Mapuche et la reconstruction de notre monde....

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"Attention, à partir de maintenant nous entrons en territoire Mapuche. Ils pourraient nous arrêter à n'importe quel moment et brûler le camion". Le travailleur forestier qui nous a pris en stop ne semble pas particulièrement haineux en disant cela.

Big

Il ne vient pas de ces régions mais du nord du Chili. Il poursuit: "Depuis que nous sommes petits, on nous explique que les Indiens Mapuche sont des voleurs, des alcooliques et des fainéants. Beaucoup de mes confrères forestiers les détestent. Moi non."

Les évènements mettant en cause les Indiens d'Araucanie divisent en effet les sociétés chilienne et argentine. C'est d'abord l'affaire Santiago Madonaldo qui en Argentine a récemment défrayé la chronique. Cet activiste de 28 ans avait disparu après avoir participé à un barrage routier sauvage mis en place par les Mapuche pour exiger la libération d'un de leur leader séparatiste, Facundo Jones Huala. La société argentine exigea des réponses de la ministre de l’intérieur, Patricia Bullrich, dont les forces spéciales avaient violemment dispersé le barrage. Le corps fut finalement retrouvé 78 jours plus tard noyé dans la rivière Chubut, proche des lieux du drame. L'affaire n'est pas encore résolue et beaucoup soupçonnent un cas de disparition forcée. Quelques jours après la dispersion du barrage, le leader Mapuche du RAM ("Resistencia Ancestral Mapuche") toujours emprisonné, déclarait à la télévision d'argentine :

"Il y a des choses que je ne peux pas cacher comme ma doctrine politique et idéologique. Nous soutenons l'utilisation de la violence politique comme moyen d’autodéfense. Nous planifions la libération du peuple Mapuche et la reconstruction de notre monde....

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Monétiser ses données personnelles, l'arbre qui cache la forêtc7f37952-ab87-41c0-9249-c7e2639cc691http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180208_180743_Monetiser_ses_donnees_personnelles__l_arbre_qui_cache_la_foretThu, 08 Feb 2018 18:07:43 +0100

Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue.

Big

Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue. A en croire la presse unanime, le sujet du jour, ce sont vos données personnelles. Et que je t'invite un philosophe pour t'expliquer que tes données sont... personnelles, et que je te publie une tribune d'experts du "digital", et patati et patata.

Le débat évolue. Après nous avoir assommés de cris d'orfraies sur l'aspiration et la monétisation de nos données personnelles par les diables de la Silicon Valley, la presse pousse un sujet annexe : et si nous reprenions le contrôle de nos données ? Quitte à les faire payer par les méchantes plateformes ?

On a beau avoir la mémoire qui flanche, l'affaire avait déjà fait le tour du net à ses débuts quand une personne avait mis en vente toutes ses données personnelles. Revoilà l'idée incongrue mais présentée comme une panacée face à l'appétit des ogres de la donnée personnelle.

La concomitance d'articles sur un même sujet est rarement une coïncidence. De deux trois choses l'une, soit il s'agit d'un événement...

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Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue.

Big

Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue. A en croire la presse unanime, le sujet du jour, ce sont vos données personnelles. Et que je t'invite un philosophe pour t'expliquer que tes données sont... personnelles, et que je te publie une tribune d'experts du "digital", et patati et patata.

Le débat évolue. Après nous avoir assommés de cris d'orfraies sur l'aspiration et la monétisation de nos données personnelles par les diables de la Silicon Valley, la presse pousse un sujet annexe : et si nous reprenions le contrôle de nos données ? Quitte à les faire payer par les méchantes plateformes ?

On a beau avoir la mémoire qui flanche, l'affaire avait déjà fait le tour du net à ses débuts quand une personne avait mis en vente toutes ses données personnelles. Revoilà l'idée incongrue mais présentée comme une panacée face à l'appétit des ogres de la donnée personnelle.

La concomitance d'articles sur un même sujet est rarement une coïncidence. De deux trois choses l'une, soit il s'agit d'un événement...

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Monétiser ses données personnelles, l'arbre qui cache la forêtc7f37952-ab87-41c0-9249-c7e2639cc691http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180208_180700_Monetiser_ses_donnees_personnelles__l_arbre_qui_cache_la_foretThu, 08 Feb 2018 18:07:00 +0100

Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue.

Big

A en croire la presse unanime, le sujet du jour, ce sont vos données personnelles. Et que je t'invite un philosophe pour t'expliquer que tes données sont... personnelles, et que je te publie une tribune d'experts du "digital", et patati et patata.

Le débat évolue. Après nous avoir assommés de cris d'orfraies sur l'aspiration et la monétisation de nos données personnelles par les diables de la Silicon Valley, la presse pousse un sujet annexe : et si nous reprenions le contrôle de nos données ? Quitte à les faire payer par les méchantes plateformes ?

On a beau avoir la mémoire qui flanche, l'affaire avait déjà fait le tour du net à ses débuts quand une personne avait mis en vente toutes ses données personnelles. Revoilà l'idée incongrue mais présentée comme une panacée face à l'appétit des ogres de la donnée personnelle.

La concomitance d'articles sur un même sujet est rarement une coïncidence. De deux trois choses l'une, soit il s'agit d'un événement sur lequel personne ne peut faire l'impasse, soit les journaux se recopient les uns les autres parce que le sujet est vendeur, soit... il y a une agence de com' derrière. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit sans doute d'une offensive des ogres de la Silicon Valley par le biais de subtils lobbyistes (pour faire polis on dit agences de communication de crise ).

Il n'a échappé à personne que le RGPD arrive à grands pas et que les entreprises, y...

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Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue.

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A en croire la presse unanime, le sujet du jour, ce sont vos données personnelles. Et que je t'invite un philosophe pour t'expliquer que tes données sont... personnelles, et que je te publie une tribune d'experts du "digital", et patati et patata.

Le débat évolue. Après nous avoir assommés de cris d'orfraies sur l'aspiration et la monétisation de nos données personnelles par les diables de la Silicon Valley, la presse pousse un sujet annexe : et si nous reprenions le contrôle de nos données ? Quitte à les faire payer par les méchantes plateformes ?

On a beau avoir la mémoire qui flanche, l'affaire avait déjà fait le tour du net à ses débuts quand une personne avait mis en vente toutes ses données personnelles. Revoilà l'idée incongrue mais présentée comme une panacée face à l'appétit des ogres de la donnée personnelle.

La concomitance d'articles sur un même sujet est rarement une coïncidence. De deux trois choses l'une, soit il s'agit d'un événement sur lequel personne ne peut faire l'impasse, soit les journaux se recopient les uns les autres parce que le sujet est vendeur, soit... il y a une agence de com' derrière. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit sans doute d'une offensive des ogres de la Silicon Valley par le biais de subtils lobbyistes (pour faire polis on dit agences de communication de crise ).

Il n'a échappé à personne que le RGPD arrive à grands pas et que les entreprises, y...

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Harcèlement 2.0 ou comment détruire les autres sans risqueabeb1a80-92c4-401d-bdb0-8278893dd765http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180208_145000_Harcelement_2.0_ou_comment_detruire_les_autres_sans_risqueThu, 08 Feb 2018 14:50:00 +0100

Le Pistolet et La Pioche #12

Le "cyber harcèlement" est traité depuis des années comme un mal de société qui progresse et n'a pourtant encore trouvé aucune réponse. Le terme même de cyber harcèlement ne représente pas correctement la réalité de cette véritable entreprise de démolition et d'humiliation en ligne que de nombreux "amoureux" éconduits pratiquent en toute impunité à l'encontre de leur ex-compagne, le plus souvent…

Le Pistolet la Pioche est donc allée creuser du côté de cette pratique — vieille comme le monde — qui avec les outils numériques, décuple les possibilités de harcèlement pour les harceleurs, ces mystérieux individus capables de "tentative de meurtre par dévoilement de l'intimité de leur victime sur le Net"…

Bonne écoute.

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Le Pistolet et La Pioche #12

Le "cyber harcèlement" est traité depuis des années comme un mal de société qui progresse et n'a pourtant encore trouvé aucune réponse. Le terme même de cyber harcèlement ne représente pas correctement la réalité de cette véritable entreprise de démolition et d'humiliation en ligne que de nombreux "amoureux" éconduits pratiquent en toute impunité à l'encontre de leur ex-compagne, le plus souvent…

Le Pistolet la Pioche est donc allée creuser du côté de cette pratique — vieille comme le monde — qui avec les outils numériques, décuple les possibilités de harcèlement pour les harceleurs, ces mystérieux individus capables de "tentative de meurtre par dévoilement de l'intimité de leur victime sur le Net"…

Bonne écoute.

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Armes numériques : l'Europe reprend d'une main ce qu'elle donne d'une autre598aac7e-de88-474f-8dcc-21402f9f16dfhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180207_124253_Armes_numeriques___l_Europe_reprend_d_une_main_ce_qu_elle_donne_d_une_autreWed, 07 Feb 2018 12:42:53 +0100

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

Big

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...

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Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

Big

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...

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Armes numériques : l'Europe reprend d'une main ce qu'elle donne d'une autre598aac7e-de88-474f-8dcc-21402f9f16dfhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180207_124200_Armes_numeriques___l_Europe_reprend_d_une_main_ce_qu_elle_donne_d_une_autreWed, 07 Feb 2018 12:42:00 +0100

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

Big
Corentin Béchade - CC BY-SA 4.0

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...

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Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

Big
Corentin Béchade - CC BY-SA 4.0

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...

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A Bruxelles, Salah Abdeslam muré dans le silence27c83260-dba4-41cc-b8ba-0a33d70c6ed4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180206_133340_A_Bruxelles__Salah_Abdeslam__mure_dans_le_silenceTue, 06 Feb 2018 13:33:40 +0100

Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle.

Big

Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle. Salah Abdeslam a refusé de se lever arguant d’une grande fatigue liée à l’extraction matinale de la prison. « Non, à aucune question ». S’en suit une grande diatribe provocante. « Les musulmans sont jugés impitoyablement. Il n’y a pas de présomption d’innocence. » Olivier Laplaud, de l’association Life for Paris, raconte que Salah Abdeslam a échangé un clin d’oeil complice avec Sofien Ayari.

La présidente tente un dialogue : « Et pourtant vous êtes là. Vous pouvez vous défendre. On n’a pas du tout de préjugés ». Abdeslam lance d’une voie grave pleine de défi : « On m’a demandé de venir, je suis venu. On m’accuse, mais mon silence ne fait pas de moi un coupable. C’est ma manière de me défendre. Qu’on se base sur des preuves scientifiques pour m’accuser. Ce tribunal est là pour satisfaire les médias et l’opinion publique ». Il enchaîne : « J’atteste qu’il n’y a de divinité à part Allah et que Mohammed est son prophète. Que la paix soit sur lui. Jugez moi comme vous le voulez, faîtes de moi ce...

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Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle.

Big

Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle. Salah Abdeslam a refusé de se lever arguant d’une grande fatigue liée à l’extraction matinale de la prison. « Non, à aucune question ». S’en suit une grande diatribe provocante. « Les musulmans sont jugés impitoyablement. Il n’y a pas de présomption d’innocence. » Olivier Laplaud, de l’association Life for Paris, raconte que Salah Abdeslam a échangé un clin d’oeil complice avec Sofien Ayari.

La présidente tente un dialogue : « Et pourtant vous êtes là. Vous pouvez vous défendre. On n’a pas du tout de préjugés ». Abdeslam lance d’une voie grave pleine de défi : « On m’a demandé de venir, je suis venu. On m’accuse, mais mon silence ne fait pas de moi un coupable. C’est ma manière de me défendre. Qu’on se base sur des preuves scientifiques pour m’accuser. Ce tribunal est là pour satisfaire les médias et l’opinion publique ». Il enchaîne : « J’atteste qu’il n’y a de divinité à part Allah et que Mohammed est son prophète. Que la paix soit sur lui. Jugez moi comme vous le voulez, faîtes de moi ce...

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A Bruxelles, Salah Abdeslam muré dans le silence27c83260-dba4-41cc-b8ba-0a33d70c6ed4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180206_133300_A_Bruxelles__Salah_Abdeslam__mure_dans_le_silenceTue, 06 Feb 2018 13:33:00 +0100

Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle.

Big

Salah Abdeslam a refusé de se lever arguant d’une grande fatigue liée à l’extraction matinale de la prison. « Non, à aucune question ». S’en suit une grande diatribe provocante. « Les musulmans sont jugés impitoyablement. Il n’y a pas de présomption d’innocence. » Olivier Laplaud, de l’association Life for Paris, raconte que Salah Abdeslam a échangé un clin d’oeil complice avec Sofien Ayari.

La présidente tente un dialogue : « Et pourtant vous êtes là. Vous pouvez vous défendre. On n’a pas du tout de préjugés ». Abdeslam lance d’une voie grave pleine de défi : « On m’a demandé de venir, je suis venu. On m’accuse, mais mon silence ne fait pas de moi un coupable. C’est ma manière de me défendre. Qu’on se base sur des preuves scientifiques pour m’accuser. Ce tribunal est là pour satisfaire les médias et l’opinion publique ». Il enchaîne : « J’atteste qu’il n’y a de divinité à part Allah et que Mohammed est son prophète. Que la paix soit sur lui. Jugez moi comme vous le voulez, faîtes de moi ce que vous voulez. Je place ma confiance dans mon Seigneur. Je n’ai pas peur de vous, ni de vos alliés. Je n’ai rien d’autre à ajouter. Mon silence ne fait pas de moi un coupable ni un criminel ».

La présidente prend acte. « Bon, nous entendrons les avocats. Sachez que vous pouvez décider de parler à tout moment ». Et elle suspend l’audience.

Deux heures et demi, plus tôt, le procès s’était ouvert dans un palais...

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Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle.

Big

Salah Abdeslam a refusé de se lever arguant d’une grande fatigue liée à l’extraction matinale de la prison. « Non, à aucune question ». S’en suit une grande diatribe provocante. « Les musulmans sont jugés impitoyablement. Il n’y a pas de présomption d’innocence. » Olivier Laplaud, de l’association Life for Paris, raconte que Salah Abdeslam a échangé un clin d’oeil complice avec Sofien Ayari.

La présidente tente un dialogue : « Et pourtant vous êtes là. Vous pouvez vous défendre. On n’a pas du tout de préjugés ». Abdeslam lance d’une voie grave pleine de défi : « On m’a demandé de venir, je suis venu. On m’accuse, mais mon silence ne fait pas de moi un coupable. C’est ma manière de me défendre. Qu’on se base sur des preuves scientifiques pour m’accuser. Ce tribunal est là pour satisfaire les médias et l’opinion publique ». Il enchaîne : « J’atteste qu’il n’y a de divinité à part Allah et que Mohammed est son prophète. Que la paix soit sur lui. Jugez moi comme vous le voulez, faîtes de moi ce que vous voulez. Je place ma confiance dans mon Seigneur. Je n’ai pas peur de vous, ni de vos alliés. Je n’ai rien d’autre à ajouter. Mon silence ne fait pas de moi un coupable ni un criminel ».

La présidente prend acte. « Bon, nous entendrons les avocats. Sachez que vous pouvez décider de parler à tout moment ». Et elle suspend l’audience.

Deux heures et demi, plus tôt, le procès s’était ouvert dans un palais...

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Le Pistolet et La Pioche S02E02 : Harcèlement 2.0 ou comment détruire les autres sans risquehttps://reflets.info/?p=39139http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180201_144519_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S02E02___Harcelement_2.0_ou_comment_detruire_les_autres_sans_risqueThu, 01 Feb 2018 13:45:19 +0000 Mexique : vers une répression massive des polices communautaires ?15838327-c6d7-4c7b-86b4-52d25fa1b7f1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180131_095130_Mexique___vers_une_repression_massive_des_polices_communautaires__Wed, 31 Jan 2018 09:51:30 +0100

Dans la région mexicaine historiquement ingouvernable et couverte de cultures de pavot du Guerrero, tout le monde possède des armes. Et nombreux sont celles et ceux qui s’en servent : polices communautaires légales, milices d’autodéfense illégales, narco-trafiquants et militaires en grand nombre. Photo Eduardo Blas En 2017, Reflets écrivait que la région se trouvait au bord de la guerre civile.

Big

Dans la région mexicaine historiquement ingouvernable et couverte de cultures de pavot du Guerrero, tout le monde possède des armes. Et nombreux sont celles et ceux qui s’en servent : polices communautaires légales, milices d’autodéfense illégales, narco-trafiquants et militaires en grand nombre.

Photo Eduardo Blas

En 2017, Reflets écrivait que la région se trouvait au bord de la guerre civile. D’où l’intention affichée par le gouvernement régional de désarmer toutes les polices communautaires, milices d’autodéfenses et autres forces légales ou illégales assurant le maintien de l’ordre indépendamment de l’Etat dans la région. Mais la répression gouvernementale, dès le début de l’année 2018, s’avère plus que jamais asymétrique; en dépit de la paix fragile subsistant entre ces milices.

La police communautaire chassée d’Acapulco

Le 7 janvier, la police du gouvernement régional a neutralisé par la force les membres de la Coordination des autorités et polices communautaires (CRAC-PC) en périphérie rurale de la cité balnéaire d’Acapulco, sur un territoire reconnaissant légalement la juridiction de cette police non étatique. Le gouvernement d’Hector Astudillo Flores a décrété l’intervention en réaction à un affrontement entre policiers communautaires et civils armés qui avait fait 8 morts à l’aube. A peine arrivés sur les lieux, les officiers en charge de l’opération ont coupé court au dialogue et tenu la CRAC-PC pour responsable de la tragédie.

Quelque 38 agents et...

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Dans la région mexicaine historiquement ingouvernable et couverte de cultures de pavot du Guerrero, tout le monde possède des armes. Et nombreux sont celles et ceux qui s’en servent : polices communautaires légales, milices d’autodéfense illégales, narco-trafiquants et militaires en grand nombre. Photo Eduardo Blas En 2017, Reflets écrivait que la région se trouvait au bord de la guerre civile.

Big

Dans la région mexicaine historiquement ingouvernable et couverte de cultures de pavot du Guerrero, tout le monde possède des armes. Et nombreux sont celles et ceux qui s’en servent : polices communautaires légales, milices d’autodéfense illégales, narco-trafiquants et militaires en grand nombre.

Photo Eduardo Blas

En 2017, Reflets écrivait que la région se trouvait au bord de la guerre civile. D’où l’intention affichée par le gouvernement régional de désarmer toutes les polices communautaires, milices d’autodéfenses et autres forces légales ou illégales assurant le maintien de l’ordre indépendamment de l’Etat dans la région. Mais la répression gouvernementale, dès le début de l’année 2018, s’avère plus que jamais asymétrique; en dépit de la paix fragile subsistant entre ces milices.

La police communautaire chassée d’Acapulco

Le 7 janvier, la police du gouvernement régional a neutralisé par la force les membres de la Coordination des autorités et polices communautaires (CRAC-PC) en périphérie rurale de la cité balnéaire d’Acapulco, sur un territoire reconnaissant légalement la juridiction de cette police non étatique. Le gouvernement d’Hector Astudillo Flores a décrété l’intervention en réaction à un affrontement entre policiers communautaires et civils armés qui avait fait 8 morts à l’aube. A peine arrivés sur les lieux, les officiers en charge de l’opération ont coupé court au dialogue et tenu la CRAC-PC pour responsable de la tragédie.

Quelque 38 agents et...

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Mexique : vers une répression massive des polices communautaires ?15838327-c6d7-4c7b-86b4-52d25fa1b7f1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180131_095100_Mexique___vers_une_repression_massive_des_polices_communautaires__Wed, 31 Jan 2018 09:51:00 +0100

Dans la région mexicaine historiquement ingouvernable et couverte de cultures de pavot du Guerrero, tout le monde possède des armes. Et nombreux sont celles et ceux qui s’en servent : polices communautaires légales, milices d’autodéfense illégales, narco-trafiquants et militaires en grand nombre.

Big

En 2017, Reflets écrivait que la région se trouvait au bord de la guerre civile. D’où l’intention affichée par le gouvernement régional de désarmer toutes les polices communautaires, milices d’autodéfenses et autres forces légales ou illégales assurant le maintien de l’ordre indépendamment de l’Etat dans la région. Mais la répression gouvernementale, dès le début de l’année 2018, s’avère plus que jamais asymétrique; en dépit de la paix fragile subsistant entre ces milices.

La police communautaire chassée d’Acapulco

Le 7 janvier, la police du gouvernement régional a neutralisé par la force les membres de la Coordination des autorités et polices communautaires (CRAC-PC) en périphérie rurale de la cité balnéaire d’Acapulco, sur un territoire reconnaissant légalement la juridiction de cette police non étatique. Le gouvernement d’Hector Astudillo Flores a décrété l’intervention en réaction à un affrontement entre policiers communautaires et civils armés qui avait fait 8 morts à l’aube. A peine arrivés sur les lieux, les officiers en charge de l’opération ont coupé court au dialogue et tenu la CRAC-PC pour responsable de la tragédie.

Quelque 38 agents et sympathisants civils de la police communautaire ont été arrêtés sans mandat après avoir été brutalisés voire brièvement torturés en vue d’obtenir des pièces à conviction. Trois policiers communautaires ont été abattus dans des conditions qui ressemblent, selon l’organisation de défense des droits humains ...

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Dans la région mexicaine historiquement ingouvernable et couverte de cultures de pavot du Guerrero, tout le monde possède des armes. Et nombreux sont celles et ceux qui s’en servent : polices communautaires légales, milices d’autodéfense illégales, narco-trafiquants et militaires en grand nombre.

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En 2017, Reflets écrivait que la région se trouvait au bord de la guerre civile. D’où l’intention affichée par le gouvernement régional de désarmer toutes les polices communautaires, milices d’autodéfenses et autres forces légales ou illégales assurant le maintien de l’ordre indépendamment de l’Etat dans la région. Mais la répression gouvernementale, dès le début de l’année 2018, s’avère plus que jamais asymétrique; en dépit de la paix fragile subsistant entre ces milices.

La police communautaire chassée d’Acapulco

Le 7 janvier, la police du gouvernement régional a neutralisé par la force les membres de la Coordination des autorités et polices communautaires (CRAC-PC) en périphérie rurale de la cité balnéaire d’Acapulco, sur un territoire reconnaissant légalement la juridiction de cette police non étatique. Le gouvernement d’Hector Astudillo Flores a décrété l’intervention en réaction à un affrontement entre policiers communautaires et civils armés qui avait fait 8 morts à l’aube. A peine arrivés sur les lieux, les officiers en charge de l’opération ont coupé court au dialogue et tenu la CRAC-PC pour responsable de la tragédie.

Quelque 38 agents et sympathisants civils de la police communautaire ont été arrêtés sans mandat après avoir été brutalisés voire brièvement torturés en vue d’obtenir des pièces à conviction. Trois policiers communautaires ont été abattus dans des conditions qui ressemblent, selon l’organisation de défense des droits humains ...

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Manu M : ce monarque un tantinet méprisant6234e5cf-2da9-401d-a04a-e436bc63adb0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180129_171312_Manu_M___ce_monarque_un_tantinet_meprisantMon, 29 Jan 2018 17:13:12 +0100

Missing

C'est l'Express qui vient de sortir l'info. Citons-les. C'est beau :

Alors qu'il est assailli de demandes d'autographes de la part d'enfants à Clermont-Ferrand, le président demande à l'un des policiers chargés de sa surveillance s'il n'a pas un "truc pour signer dessus".

Celui-ci lui tend alors une sacoche en cuir blindée, utilisée pour sa protection rapprochée. "C'est pas un truc blindé en fait, c'est de la daube", réagit Emmanuel Macron, surpris par la souplesse de l'objet. Et d'ajouter, sur le ton de la plaisanterie, que si les policiers ne disposent pas de support plus rigide pour écrire, c'est parce qu'ils "n'en ont jamais trouvé un qui sait écrire". Ce à quoi le fonctionnaire de police répond au président: "Enfoiré" puis "salaud".

No comment.

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C'est l'Express qui vient de sortir l'info. Citons-les. C'est beau :

Alors qu'il est assailli de demandes d'autographes de la part d'enfants à Clermont-Ferrand, le président demande à l'un des policiers chargés de sa surveillance s'il n'a pas un "truc pour signer dessus".

Celui-ci lui tend alors une sacoche en cuir blindée, utilisée pour sa protection rapprochée. "C'est pas un truc blindé en fait, c'est de la daube", réagit Emmanuel Macron, surpris par la souplesse de l'objet. Et d'ajouter, sur le ton de la plaisanterie, que si les policiers ne disposent pas de support plus rigide pour écrire, c'est parce qu'ils "n'en ont jamais trouvé un qui sait écrire". Ce à quoi le fonctionnaire de police répond au président: "Enfoiré" puis "salaud".

No comment.

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Jawad Bendaoud dans le texte...36363f4b-79c7-4f65-952d-829955e2d0behttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180127_193517_Jawad_Bendaoud_dans_le_texte...Sat, 27 Jan 2018 19:35:17 +0100

Il s'est fait connaître en accordant une interview à la télévision après l'assaut de la planque des terroristes du 13 novembre 2015. Il avait loué un appartement (qui ne lui appartenait pas) aux terroristes. Jawad Bendaoud est une sorte de Jean-Pierre Papin du trafic de stupéfiants, un philosophe qui s'ignore. ses sorties tragi-comiques ont fait le tour du Net. Petit florilège au moment où s'ouvre son procès... "Vous savez, le mec dans l'imprimerie avec les Kouachi il a pas choisi.

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Il s'est fait connaître en accordant une interview à la télévision après l'assaut de la planque des terroristes du 13 novembre 2015. Il avait loué un appartement (qui ne lui appartenait pas) aux terroristes. Jawad Bendaoud est une sorte de Jean-Pierre Papin du trafic de stupéfiants, un philosophe qui s'ignore. ses sorties tragi-comiques ont fait le tour du Net. Petit florilège au moment où s'ouvre son procès...

"Vous savez, le mec dans l'imprimerie avec les Kouachi il a pas choisi. Moi j'ai pas choisi non plus. On m'a vendu un boeuf bourguignon et j'ai fini avec un couscous". Au tribunal.

"Je ne sais pas si y a des consommateurs de cocaïne dans la salle. Mais c'est un peu je prends un gramme et pic et pic et colégram". Au tribunal.

La seule fois où j'ai vu des explosifs, c'est avec Jack Bauer, Enquête Exclusive, tout ça". Au tribunal.

"Ils (des amis, NDLR) me ramènent une Maghrébine qui fume des Marlboro Light. Comment je peux savoir que ces gens-là vont me ramener des kamikazes ?" Au tribunal.

"C'est comme si vous me disiez que Snoop Dog, il fait des soirées avec Ben Laden". Au tribunal.

"Moi, concevoir un détonateur, vous me mettez 25 grammes avec un fil, j'ai peur que ça m'explose à la gueule", dit-il à la présidente, qui lui répond: "Oui le TATP c'est très instable." Au tribunal.

"Moi terroriste, c'est comme si Joey Starr rejoint Daech....

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Il s'est fait connaître en accordant une interview à la télévision après l'assaut de la planque des terroristes du 13 novembre 2015. Il avait loué un appartement (qui ne lui appartenait pas) aux terroristes. Jawad Bendaoud est une sorte de Jean-Pierre Papin du trafic de stupéfiants, un philosophe qui s'ignore. ses sorties tragi-comiques ont fait le tour du Net. Petit florilège au moment où s'ouvre son procès... "Vous savez, le mec dans l'imprimerie avec les Kouachi il a pas choisi.

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Il s'est fait connaître en accordant une interview à la télévision après l'assaut de la planque des terroristes du 13 novembre 2015. Il avait loué un appartement (qui ne lui appartenait pas) aux terroristes. Jawad Bendaoud est une sorte de Jean-Pierre Papin du trafic de stupéfiants, un philosophe qui s'ignore. ses sorties tragi-comiques ont fait le tour du Net. Petit florilège au moment où s'ouvre son procès...

"Vous savez, le mec dans l'imprimerie avec les Kouachi il a pas choisi. Moi j'ai pas choisi non plus. On m'a vendu un boeuf bourguignon et j'ai fini avec un couscous". Au tribunal.

"Je ne sais pas si y a des consommateurs de cocaïne dans la salle. Mais c'est un peu je prends un gramme et pic et pic et colégram". Au tribunal.

La seule fois où j'ai vu des explosifs, c'est avec Jack Bauer, Enquête Exclusive, tout ça". Au tribunal.

"Ils (des amis, NDLR) me ramènent une Maghrébine qui fume des Marlboro Light. Comment je peux savoir que ces gens-là vont me ramener des kamikazes ?" Au tribunal.

"C'est comme si vous me disiez que Snoop Dog, il fait des soirées avec Ben Laden". Au tribunal.

"Moi, concevoir un détonateur, vous me mettez 25 grammes avec un fil, j'ai peur que ça m'explose à la gueule", dit-il à la présidente, qui lui répond: "Oui le TATP c'est très instable." Au tribunal.

"Moi terroriste, c'est comme si Joey Starr rejoint Daech....

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Jawad Bendaoud dans le texte...36363f4b-79c7-4f65-952d-829955e2d0behttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180127_193500_Jawad_Bendaoud_dans_le_texte...Sat, 27 Jan 2018 19:35:00 +0100

Il s'est fait connaître en accordant une interview à la télévision après l'assaut de la planque des terroristes du 13 novembre 2015. Il avait loué un appartement (qui ne lui appartenait pas) aux terroristes. Jawad Bendaoud est une sorte de Jean-Pierre Papin du trafic de stupéfiants, un philosophe qui s'ignore.

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Ses sorties tragi-comiques ont fait le tour du Net. Petit florilège au moment où s'ouvre son procès...

"Vous savez, le mec dans l'imprimerie avec les Kouachi il a pas choisi. Moi j'ai pas choisi non plus. On m'a vendu un boeuf bourguignon et j'ai fini avec un couscous". Au tribunal.

"Je ne sais pas si y a des consommateurs de cocaïne dans la salle. Mais c'est un peu je prends un gramme et pic et pic et colégram". Au tribunal.

La seule fois où j'ai vu des explosifs, c'est avec Jack Bauer, Enquête Exclusive, tout ça". Au tribunal.

"Ils (des amis, NDLR) me ramènent une Maghrébine qui fume des Marlboro Light. Comment je peux savoir que ces gens-là vont me ramener des kamikazes ?" Au tribunal.

"C'est comme si vous me disiez que Snoop Dog, il fait des soirées avec Ben Laden". Au tribunal.

"Moi, concevoir un détonateur, vous me mettez 25 grammes avec un fil, j'ai peur que ça m'explose à la gueule", dit-il à la présidente, qui lui répond: "Oui le TATP c'est très instable." Au tribunal.

"Moi terroriste, c'est comme si Joey Starr rejoint Daech. Ça a très peu de chance d'arriver". Au tribunal.

Il a traité les terroristes de "fils de pute" et s'en explique :  "J’ai dit que c’était à cause de gens comme ça qu’on ne pouvait plus rouler sans permis et vendre de la drogue". Au tribunal.

"On essaye de me faire passer pour un...

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Il s'est fait connaître en accordant une interview à la télévision après l'assaut de la planque des terroristes du 13 novembre 2015. Il avait loué un appartement (qui ne lui appartenait pas) aux terroristes. Jawad Bendaoud est une sorte de Jean-Pierre Papin du trafic de stupéfiants, un philosophe qui s'ignore.

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Ses sorties tragi-comiques ont fait le tour du Net. Petit florilège au moment où s'ouvre son procès...

"Vous savez, le mec dans l'imprimerie avec les Kouachi il a pas choisi. Moi j'ai pas choisi non plus. On m'a vendu un boeuf bourguignon et j'ai fini avec un couscous". Au tribunal.

"Je ne sais pas si y a des consommateurs de cocaïne dans la salle. Mais c'est un peu je prends un gramme et pic et pic et colégram". Au tribunal.

La seule fois où j'ai vu des explosifs, c'est avec Jack Bauer, Enquête Exclusive, tout ça". Au tribunal.

"Ils (des amis, NDLR) me ramènent une Maghrébine qui fume des Marlboro Light. Comment je peux savoir que ces gens-là vont me ramener des kamikazes ?" Au tribunal.

"C'est comme si vous me disiez que Snoop Dog, il fait des soirées avec Ben Laden". Au tribunal.

"Moi, concevoir un détonateur, vous me mettez 25 grammes avec un fil, j'ai peur que ça m'explose à la gueule", dit-il à la présidente, qui lui répond: "Oui le TATP c'est très instable." Au tribunal.

"Moi terroriste, c'est comme si Joey Starr rejoint Daech. Ça a très peu de chance d'arriver". Au tribunal.

Il a traité les terroristes de "fils de pute" et s'en explique :  "J’ai dit que c’était à cause de gens comme ça qu’on ne pouvait plus rouler sans permis et vendre de la drogue". Au tribunal.

"On essaye de me faire passer pour un...

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François Molins, les données de connexion, l'arrêt Tele2 et le chiffrement : un casse-tête9b006a4d-91de-4c72-bc04-8525cb991c36http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180125_181645_Fran__ois_Molins__les_donnees_de_connexion__l_arret_Tele2_et_le_chiffrement___un_casse-teteThu, 25 Jan 2018 18:16:45 +0100

Il faut parfois savoir lire entre les lignes. La presse s'est faite l'écho d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins. Ce dernier s'inquiète des "conséquences désastreuses" d'un accès restreint aux données de connexion dans le cadre d'enquêtes antiterroriste. Mais encore ? A première vue, on peut se dire que le procureur s'inquiète de ne pas avoir accès aux données de connexion, en d'autres termes, principalement, aux données de téléphonie.

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Il faut parfois savoir lire entre les lignes. La presse s'est faite l'écho d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins. Ce dernier s'inquiète des "conséquences désastreuses" d'un accès restreint aux données de connexion dans le cadre d'enquêtes antiterroriste. Mais encore ?

A première vue, on peut se dire que le procureur s'inquiète de ne pas avoir accès aux données de connexion, en d'autres termes, principalement, aux données de téléphonie. Or, tous les dossiers d'instruction des affaires liées au terrorisme débordent de "données de connexion". C'est même une véritable orgie. On se demande d'ailleurs comment travaillait la police pour résoudre des crimes avant l'apparition des téléphones portables. En ce qui concerne les "données de connexion" liées aux mails, les dossiers liés au terrorismes sont également fournis. La justice obtient sans trop de mal toutes les informations qu'elle demande de la part des grands fournisseurs de mail comme Gmail ou Yahoo, pourtant sociétés étrangères.

Alors, à quoi rime cette soudaine inquiétude du procureur ? La grande crainte des autorités vient d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union Européenne. Les Exégètes amateurs avaient planché sur ce sujet.

Elle ne s'en vante pas, mais la France fait tout ce qu'elle peut, officieusement, pour tenter de renverser cette jurisprudence. Plusieurs hauts responsables français...

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Il faut parfois savoir lire entre les lignes. La presse s'est faite l'écho d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins. Ce dernier s'inquiète des "conséquences désastreuses" d'un accès restreint aux données de connexion dans le cadre d'enquêtes antiterroriste. Mais encore ? A première vue, on peut se dire que le procureur s'inquiète de ne pas avoir accès aux données de connexion, en d'autres termes, principalement, aux données de téléphonie.

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Il faut parfois savoir lire entre les lignes. La presse s'est faite l'écho d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins. Ce dernier s'inquiète des "conséquences désastreuses" d'un accès restreint aux données de connexion dans le cadre d'enquêtes antiterroriste. Mais encore ?

A première vue, on peut se dire que le procureur s'inquiète de ne pas avoir accès aux données de connexion, en d'autres termes, principalement, aux données de téléphonie. Or, tous les dossiers d'instruction des affaires liées au terrorisme débordent de "données de connexion". C'est même une véritable orgie. On se demande d'ailleurs comment travaillait la police pour résoudre des crimes avant l'apparition des téléphones portables. En ce qui concerne les "données de connexion" liées aux mails, les dossiers liés au terrorismes sont également fournis. La justice obtient sans trop de mal toutes les informations qu'elle demande de la part des grands fournisseurs de mail comme Gmail ou Yahoo, pourtant sociétés étrangères.

Alors, à quoi rime cette soudaine inquiétude du procureur ? La grande crainte des autorités vient d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union Européenne. Les Exégètes amateurs avaient planché sur ce sujet.

Elle ne s'en vante pas, mais la France fait tout ce qu'elle peut, officieusement, pour tenter de renverser cette jurisprudence. Plusieurs hauts responsables français...

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François Molins, les données de connexion, l'arrêt Tele2 et le chiffrement : un casse-tête9b006a4d-91de-4c72-bc04-8525cb991c36http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180125_181600_Fran__ois_Molins__les_donnees_de_connexion__l_arret_Tele2_et_le_chiffrement___un_casse-teteThu, 25 Jan 2018 18:16:00 +0100

Il faut parfois savoir lire entre les lignes. La presse s'est faite l'écho d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins. Ce dernier s'inquiète des "conséquences désastreuses" d'un accès restreint aux données de connexion dans le cadre d'enquêtes antiterroriste. Mais encore ?

Big

A première vue, on peut se dire que le procureur s'inquiète de ne pas avoir accès aux données de connexion, en d'autres termes, principalement, aux données de téléphonie. Or, tous les dossiers d'instruction des affaires liées au terrorisme débordent de "données de connexion". C'est même une véritable orgie. On se demande d'ailleurs comment travaillait la police pour résoudre des crimes avant l'apparition des téléphones portables. En ce qui concerne les "données de connexion" liées aux mails, les dossiers liés au terrorismes sont également fournis. La justice obtient sans trop de mal toutes les informations qu'elle demande de la part des grands fournisseurs de mail comme Gmail ou Yahoo, pourtant sociétés étrangères.

Alors, à quoi rime cette soudaine inquiétude du procureur ? La grande crainte des autorités vient d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union Européenne. Les Exégètes amateurs avaient planché sur ce sujet.

Elle ne s'en vante pas, mais la France fait tout ce qu'elle peut, officieusement, pour tenter de renverser cette jurisprudence. Plusieurs hauts responsables français s'inquiètent en off des répercussions potentielles de cet arrêt de la cour de justice de l'UE. De fait, celui-ci pourrait potentiellement mettre en péril des dossiers en cours. Ou, si l'Etat Français se rangeait à la décision, il mettrait en difficulté les services d'enquête qui se reposent dangereusement sur ces...

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Il faut parfois savoir lire entre les lignes. La presse s'est faite l'écho d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins. Ce dernier s'inquiète des "conséquences désastreuses" d'un accès restreint aux données de connexion dans le cadre d'enquêtes antiterroriste. Mais encore ?

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A première vue, on peut se dire que le procureur s'inquiète de ne pas avoir accès aux données de connexion, en d'autres termes, principalement, aux données de téléphonie. Or, tous les dossiers d'instruction des affaires liées au terrorisme débordent de "données de connexion". C'est même une véritable orgie. On se demande d'ailleurs comment travaillait la police pour résoudre des crimes avant l'apparition des téléphones portables. En ce qui concerne les "données de connexion" liées aux mails, les dossiers liés au terrorismes sont également fournis. La justice obtient sans trop de mal toutes les informations qu'elle demande de la part des grands fournisseurs de mail comme Gmail ou Yahoo, pourtant sociétés étrangères.

Alors, à quoi rime cette soudaine inquiétude du procureur ? La grande crainte des autorités vient d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union Européenne. Les Exégètes amateurs avaient planché sur ce sujet.

Elle ne s'en vante pas, mais la France fait tout ce qu'elle peut, officieusement, pour tenter de renverser cette jurisprudence. Plusieurs hauts responsables français s'inquiètent en off des répercussions potentielles de cet arrêt de la cour de justice de l'UE. De fait, celui-ci pourrait potentiellement mettre en péril des dossiers en cours. Ou, si l'Etat Français se rangeait à la décision, il mettrait en difficulté les services d'enquête qui se reposent dangereusement sur ces...

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Macron et les 1 % : le tweet du berger à la bergère041a0271-b148-4da9-ba71-544d53ac2fe5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180125_171416_Macron_et_les_1_____le_tweet_du_berger_a_la_bergereThu, 25 Jan 2018 17:14:16 +0100

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Lors de son discours à Davos, Emmanuel Macron dénonçait un « capitalisme de stars qui bénéficient de la financiarisation et de la technologie », s'en prenant aux 1 % de la population accaparant l'essentiel des richesses.

Réagissant sur Twitter, l'économiste Maxime Combes faisait un rappel fort judicieux à propos de la politique économique et sociale du même président de la République française, Emmanuel Macron :

SERIEUX ?

A #Davos @EmmanuelMacron dénonce la concentration des richesses sur les 1%

En France, il a pourtant :

supprimé #ISF réduit l'imposition du #capital augmenté la #CSG baissé les #APL refusé tout coup de pouce au #SMIC ouvert la #ChasseAuxChômeurs pic.twitter.com/7ryGnEUkwy

— Maxime Combes (@MaximCombes) 24 janvier 2018

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Lors de son discours à Davos, Emmanuel Macron dénonçait un « capitalisme de stars qui bénéficient de la financiarisation et de la technologie », s'en prenant aux 1 % de la population accaparant l'essentiel des richesses.

Réagissant sur Twitter, l'économiste Maxime Combes faisait un rappel fort judicieux à propos de la politique économique et sociale du même président de la République française, Emmanuel Macron :

SERIEUX ?

A #Davos @EmmanuelMacron dénonce la concentration des richesses sur les 1%

En France, il a pourtant :

supprimé #ISF réduit l'imposition du #capital augmenté la #CSG baissé les #APL refusé tout coup de pouce au #SMIC ouvert la #ChasseAuxChômeurs pic.twitter.com/7ryGnEUkwy

— Maxime Combes (@MaximCombes) 24 janvier 2018

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Alexandre Djouhri, l’encombrant de Londres…https://reflets.info/?p=38830http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180120_212504_Alexandre_Djouhri__l___encombrant_de_Londres___Sat, 20 Jan 2018 20:25:04 +0000 Les viticulteurs « défenseurs de l’environnement » nous prennent-ils pour des billes ?https://reflets.info/?p=38839http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180119_121512_Les_viticulteurs_____defenseurs_de_l___environnement_____nous_prennent-ils_pour_des_billes__Fri, 19 Jan 2018 11:15:12 +0000 Quand Trump fait décerner ses « prix fake news »https://reflets.info/?p=38832http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180118_094012_Quand_Trump_fait_decerner_ses_____prix_fake_news____Thu, 18 Jan 2018 08:40:12 +0000 Le Pistolet et La Pioche S02E01 : Pourquoi Twitter nous rend maladeshttps://reflets.info/?p=38808http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180117_130233_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S02E01___Pourquoi_Twitter_nous_rend_maladesWed, 17 Jan 2018 12:02:33 +0000 Notre-Dame des Landes : mobilisation générale de la réserve de la gendarmeriehttps://reflets.info/?p=38825http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180117_083233_Notre-Dame_des_Landes___mobilisation_generale_de_la_reserve_de_la_gendarmerieWed, 17 Jan 2018 07:32:33 +0000 De Haas-Lahaie : quand l’esprit Twitter rencontre la complexitéhttps://reflets.info/?p=38781http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180115_133721_De_Haas-Lahaie___quand_l___esprit_Twitter_rencontre_la_complexiteMon, 15 Jan 2018 12:37:21 +0000 Théories du complot : mais quelle bande de cons !https://reflets.info/?p=38705http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180110_133719_Theories_du_complot___mais_quelle_bande_de_cons__Wed, 10 Jan 2018 12:37:19 +0000 Société technologique : vie impérative et artifice de libertéhttps://reflets.info/?p=38698http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180107_113750_Societe_technologique___vie_imperative_et_artifice_de_liberteSun, 07 Jan 2018 10:37:50 +0000 Arrestation de djihadistes français en Syrie : l’épineux problème des revenantshttps://reflets.info/?p=38678http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20180105_134454_Arrestation_de_djihadistes_fran__ais_en_Syrie___l___epineux_probleme_des_revenantsFri, 05 Jan 2018 12:44:54 +0000 Etat du monde en 2017 : un pas de côtéhttps://reflets.info/?p=38668http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171231_170959_Etat_du_monde_en_2017___un_pas_de_coteSun, 31 Dec 2017 16:09:59 +0000 #FueraBullrich : Il n’y a pas que le soleil qui chauffe en Argentinehttps://reflets.info/?p=38611http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171229_135835__FueraBullrich___Il_n___y_a_pas_que_le_soleil_qui_chauffe_en_ArgentineFri, 29 Dec 2017 12:58:35 +0000 L’informatique, pièce maîtresse de la fraude électorale «style Honduras»https://reflets.info/?p=38595http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171221_195757_L___informatique__piece_maitresse_de_la_fraude_electorale___style_Honduras__Thu, 21 Dec 2017 18:57:57 +0000 Bitcoin, énergie et wtf twitterienhttps://reflets.info/?p=38563http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171218_115353_Bitcoin__energie_et_wtf_twitterienMon, 18 Dec 2017 10:53:53 +0000 Trump : et si on dotait l’Arabie Saoudite de technologie nucléaire ?https://reflets.info/?p=38559http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171218_113943_Trump___et_si_on_dotait_l___Arabie_Saoudite_de_technologie_nucleaire__Mon, 18 Dec 2017 10:39:43 +0000 La DGSE, l’École 42 et le petit bonhomme en moussehttps://reflets.info/?p=38547http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171214_134501_La_DGSE__l___Ecole_42_et_le_petit_bonhomme_en_mousseThu, 14 Dec 2017 12:45:01 +0000 Avec la France, les Five Eyes deviennent les Six Eyes…https://reflets.info/?p=38543http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171214_132631_Avec_la_France__les_Five_Eyes_deviennent_les_Six_Eyes___Thu, 14 Dec 2017 12:26:31 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E10 : Bienvenue en dystopie – 2017 reloadedhttps://reflets.info/?p=38530http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171214_101639_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E10___Bienvenue_en_dystopie_____2017_reloadedThu, 14 Dec 2017 09:16:39 +0000 Dans les coulisses de Reflets : Maltego, un outil d’enquête en lignehttps://reflets.info/?p=38510http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171213_123755_Dans_les_coulisses_de_Reflets___Maltego__un_outil_d___enquete_en_ligneWed, 13 Dec 2017 11:37:55 +0000 La Politique agricole commune tancée par la Cour des comptes européennehttps://reflets.info/?p=38532http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171212_165342_La_Politique_agricole_commune_tancee_par_la_Cour_des_comptes_europeenneTue, 12 Dec 2017 15:53:42 +0000 Analyse d’une rumeur sur les victimes du Bataclanhttps://reflets.info/?p=38515http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171212_110445_Analyse_d___une_rumeur_sur_les_victimes_du_BataclanTue, 12 Dec 2017 10:04:45 +0000 La pathétique contre-attaque du chargé de com d’Anne Hidalgo après une enquête sur sa patronnehttps://reflets.info/?p=38503http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171211_183614_La_pathetique_contre-attaque_du_charge_de_com_d___Anne_Hidalgo_apres_une_enquete_sur_sa_patronneMon, 11 Dec 2017 17:36:14 +0000 Agence de com’ super-branchéehttps://reflets.info/?p=38475http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171211_161441_Agence_de_com____super-brancheeMon, 11 Dec 2017 15:14:41 +0000 « Désir d’Ikea : le bonheur en pièces détachées » : un petit ouvrage à lirehttps://reflets.info/?p=38497http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171210_145505_____Desir_d___Ikea___le_bonheur_en_pieces_detachees_______un_petit_ouvrage_a_lireSun, 10 Dec 2017 13:55:05 +0000 Quand les 99% viennent célébrer un 1%, l’élite se marrehttps://reflets.info/?p=38489http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171209_091132_Quand_les_99__viennent_celebrer_un_1___l___elite_se_marreSat, 09 Dec 2017 08:11:32 +0000 Autopsie de la mort à Johnnyhttps://reflets.info/?p=38478http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171207_000107_Autopsie_de_la_mort_a_JohnnyWed, 06 Dec 2017 23:01:07 +0000 Chronique de l’ego-photographiehttps://reflets.info/?p=38448http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171205_115218_Chronique_de_l___ego-photographieTue, 05 Dec 2017 10:52:18 +0000 Régulation d’Internet : le Royaume-Uni donne le sourire au principal fournisseur de contenus pornohttps://reflets.info/?p=38427http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171203_132608_Regulation_d___Internet___le_Royaume-Uni_donne_le_sourire_au_principal_fournisseur_de_contenus_pornoSun, 03 Dec 2017 12:26:08 +0000 Coopération européenne sur l’anti-terrorismehttps://reflets.info/?p=38332http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171202_153745_Cooperation_europeenne_sur_l___anti-terrorismeSat, 02 Dec 2017 14:37:45 +0000 Tribune Gonzo : pourquoi l’inutile et l’inefficace populaire doivent revenirhttps://reflets.info/?p=38405http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171130_144917_Tribune_Gonzo___pourquoi_l___inutile_et_l___inefficace_populaire_doivent_revenirThu, 30 Nov 2017 13:49:17 +0000 Gérard Gribouille Collomb explique aux préfets la police de proximitéhttps://reflets.info/?p=38396http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171130_114038_Gerard_Gribouille_Collomb_explique_aux_prefets_la_police_de_proximiteThu, 30 Nov 2017 10:40:38 +0000 Macron voulait moins de conseillers pour les ministres, Edouard Philippe en veut plushttps://reflets.info/?p=38414http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171130_021845_Macron_voulait_moins_de_conseillers_pour_les_ministres__Edouard_Philippe_en_veut_plusThu, 30 Nov 2017 01:18:45 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E09 : Armes numériques : et la loi dans tout ça ?https://reflets.info/?p=38390http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171128_093421_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E09___Armes_numeriques___et_la_loi_dans_tout___a__Tue, 28 Nov 2017 08:34:21 +0000 Crise de civilisation : passer d’un monde illimité à un monde en perditionhttps://reflets.info/?p=38375http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171123_185818_Crise_de_civilisation___passer_d___un_monde_illimite_a_un_monde_en_perditionThu, 23 Nov 2017 17:58:18 +0000 Dans l’ombre de Spallian, géant français du big datahttps://reflets.info/?p=38292http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171122_163107_Dans_l___ombre_de_Spallian__geant_fran__ais_du_big_dataWed, 22 Nov 2017 15:31:07 +0000 Lafarge : son béton, sa collaboration avec l’Etat Islamique, sa mise en danger de ses employés… Toute une histoirehttps://reflets.info/?p=38284http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171120_163102_Lafarge___son_beton__sa_collaboration_avec_l___Etat_Islamique__sa_mise_en_danger_de_ses_employes____Toute_une_histoireMon, 20 Nov 2017 15:31:02 +0000 Dystopie armes autonomes en cours… ne quittez pas, une IA prend votre appelhttps://reflets.info/?p=38349http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171120_122601_Dystopie_armes_autonomes_en_cours____ne_quittez_pas__une_IA_prend_votre_appelMon, 20 Nov 2017 11:26:01 +0000 Démocratie connectée : politique truquée pour moutons numériques [ils ont tué Filoche]https://reflets.info/?p=38321http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171119_100529_Democratie_connectee___politique_truquee_pour_moutons_numeriques__ils_ont_tue_Filoche_Sun, 19 Nov 2017 09:05:29 +0000 Un moteur de recherche pour contourner l’interdiction du fichier uniquehttps://reflets.info/?p=38327http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171118_193425_Un_moteur_de_recherche_pour_contourner_l___interdiction_du_fichier_uniqueSat, 18 Nov 2017 18:34:25 +0000 La Cour pénale internationale pourrait enquêter sur les crimes de guerre américainshttps://reflets.info/?p=38315http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171118_151231_La_Cour_penale_internationale_pourrait_enqueter_sur_les_crimes_de_guerre_americainsSat, 18 Nov 2017 14:12:31 +0000 AMESys : les méandres d’Internet sont impénétrables…https://reflets.info/?p=38306http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171116_210312_AMESys___les_meandres_d___Internet_sont_impenetrables___Thu, 16 Nov 2017 20:03:12 +0000 Pour la plupart des développeurs d’Eagle, travailler sur un tel outil ne crée ni débat ni problème de consciencehttps://reflets.info/?p=38278http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171116_153819_Pour_la_plupart_des_developpeurs_d___Eagle__travailler_sur_un_tel_outil_ne_cree_ni_debat_ni_probleme_de_conscienceThu, 16 Nov 2017 14:38:19 +0000 Qatar : les Fingers de Mr Qatburyhttps://reflets.info/?p=38249http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171116_092431_Qatar___les_Fingers_de_Mr_QatburyThu, 16 Nov 2017 08:24:31 +0000 Maroc : le Popcorn a explosé sous François Hollandehttps://reflets.info/?p=38243http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171115_142438_Maroc___le_Popcorn_a_explose_sous_Fran__ois_HollandeWed, 15 Nov 2017 13:24:38 +0000 Maroc : Popcorn, le projet qui n’existait pashttps://reflets.info/?p=38237http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171115_103217_Maroc___Popcorn__le_projet_qui_n___existait_pasWed, 15 Nov 2017 09:32:17 +0000 AMES, Nexa : bienvenue sur la planète Salieshttps://reflets.info/?p=38163http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171114_142947_AMES__Nexa___bienvenue_sur_la_planete_SaliesTue, 14 Nov 2017 13:29:47 +0000 La liste des clients de Nexa/Amesys s’allonge : de la DCRI à la Belgique en passant par la Turquiehttps://reflets.info/?p=38148http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171114_121331_La_liste_des_clients_de_Nexa_Amesys_s___allonge___de_la_DCRI_a_la_Belgique_en_passant_par_la_TurquieTue, 14 Nov 2017 11:13:31 +0000 Armes de surveillance de masse françaises : révélations sur les coulisses d’un commerce mortifèrehttps://reflets.info/?p=38140http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171114_110115_Armes_de_surveillance_de_masse_fran__aises___revelations_sur_les_coulisses_d___un_commerce_mortifereTue, 14 Nov 2017 10:01:15 +0000 Pourquoi la planète pourrait être sauvée, mais ne le sera probablement pashttps://reflets.info/?p=38123http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171111_185105_Pourquoi_la_planete_pourrait_etre_sauvee__mais_ne_le_sera_probablement_pasSat, 11 Nov 2017 17:51:05 +0000 Climat, énergie et écologie sont dans un bateau : l’écologie tombe à l’eau…https://reflets.info/?p=38071http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171110_073050_Climat__energie_et_ecologie_sont_dans_un_bateau___l___ecologie_tombe_a_l___eau___Fri, 10 Nov 2017 06:30:50 +0000 A nos lecteurs : Reflets transphobe ?https://reflets.info/?p=38091http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171109_182831_A_nos_lecteurs___Reflets_transphobe__Thu, 09 Nov 2017 17:28:31 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E08 : l’Europe veut contourner le chiffrementhttps://reflets.info/?p=38055http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171108_081624_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E08___l___Europe_veut_contourner_le_chiffrementWed, 08 Nov 2017 07:16:24 +0000 Paradise papers : le scoop du siècle valide le sacre du totalitarisme globalhttps://reflets.info/?p=38057http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171107_195600_Paradise_papers___le_scoop_du_siecle_valide_le_sacre_du_totalitarisme_globalTue, 07 Nov 2017 18:56:00 +0000 L’imbécilité de la surveillance massive électronique : la preuve par Breivikhttp://reflets.info/?p=27374http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171107_191458_L___imbecilite_de_la_surveillance_massive_electronique___la_preuve_par_BreivikTue, 07 Nov 2017 18:14:58 +0000 Zéro réponse… Miam, miam…http://reflets.info/?p=23529http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171107_155343_Zero_reponse____Miam__miam___Tue, 07 Nov 2017 14:53:43 +0000 Privatisation des voitures-radar : un contrat à haut risque sur le point d’être signéhttps://reflets.info/?p=37851http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171105_174958_Privatisation_des_voitures-radar___un_contrat_a_haut_risque_sur_le_point_d___etre_signeSun, 05 Nov 2017 16:49:58 +0000 Vouloir gérer l’Etat comme une entreprise : quelles conséquences ?https://reflets.info/?p=37844http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171105_135539_Vouloir_gerer_l___Etat_comme_une_entreprise___quelles_consequences__Sun, 05 Nov 2017 12:55:39 +0000 BREAKING : Ibiza déclare son indépendance de la Catalogne !https://reflets.info/?p=37830http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171028_125905_BREAKING___Ibiza_declare_son_independance_de_la_Catalogne__Sat, 28 Oct 2017 10:59:05 +0000 Non, Emmanuel Macron, le premier de cordée ne part pas : il se rend au guichethttps://reflets.info/?p=37812http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171026_113655_Non__Emmanuel_Macron__le_premier_de_cordee_ne_part_pas___il_se_rend_au_guichetThu, 26 Oct 2017 09:36:55 +0000 Flat tax Macron : des dizaines de milliards évaporés par an, merci qui ?https://reflets.info/?p=37819http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171026_105333_Flat_tax_Macron___des_dizaines_de_milliards_evapores_par_an__merci_qui__Thu, 26 Oct 2017 08:53:33 +0000 Abdel Fattah al-Sissi : Emmanuel Macron jette une énième pelletée de terre sur la tombe de la démocratiehttps://reflets.info/?p=37807http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171025_115444_Abdel_Fattah_al-Sissi___Emmanuel_Macron_jette_une_enieme_pelletee_de_terre_sur_la_tombe_de_la_democratieWed, 25 Oct 2017 09:54:44 +0000 De l’indignation et de la propagande en 280 caractèreshttps://reflets.info/?p=37781http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171023_162053_De_l___indignation_et_de_la_propagande_en_280_caracteresMon, 23 Oct 2017 14:20:53 +0000 Un ancien aspirant gendarme au coeur de la tentative d’attentat dans le 16ème arrondissement ?https://reflets.info/?p=37767http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171022_142602_Un_ancien_aspirant_gendarme_au_coeur_de_la_tentative_d___attentat_dans_le_16eme_arrondissement__Sun, 22 Oct 2017 12:26:02 +0000 #BalanceTonPorc : l’économie sexuelle libérale détournée au profit du star systemhttps://reflets.info/?p=37773http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171016_231419__BalanceTonPorc___l___economie_sexuelle_liberale_detournee_au_profit_du_star_systemMon, 16 Oct 2017 21:14:19 +0000 Une vision étriquée de la cyber-guerre : choisir entre les DDoS ou les missileshttps://reflets.info/?p=37754http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171016_002705_Une_vision_etriquee_de_la_cyber-guerre___choisir_entre_les_DDoS_ou_les_missilesSun, 15 Oct 2017 22:27:05 +0000 240 millions de « profils électoraux » chez Cambridge Analytica : c’est tout bannonhttps://reflets.info/?p=37720http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171010_195334_240_millions_de_____profils_electoraux_____chez_Cambridge_Analytica___c___est_tout_bannonTue, 10 Oct 2017 17:53:34 +0000 Do you speak FCK MCRN ?https://reflets.info/?p=37740http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171010_195024_Do_you_speak_FCK_MCRN__Tue, 10 Oct 2017 17:50:24 +0000 Comment le gouvernement US bannit Kaspersky pour l’erreur d’un de ses agentshttps://reflets.info/?p=37695http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171006_172308_Comment_le_gouvernement_US_bannit_Kaspersky_pour_l___erreur_d___un_de_ses_agentsFri, 06 Oct 2017 15:23:08 +0000 Gérard Collomb, la Loi antiterroriste et la réalitéhttps://reflets.info/?p=37684http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171004_142012_Gerard_Collomb__la_Loi_antiterroriste_et_la_realiteWed, 04 Oct 2017 12:20:12 +0000 De Franco à Macron : les bégaiements de l’histoire politique à l’épreuve de la réalitéhttps://reflets.info/?p=37662http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20171002_120413_De_Franco_a_Macron___les_begaiements_de_l___histoire_politique_a_l___epreuve_de_la_realiteMon, 02 Oct 2017 10:04:13 +0000 Pierre Dartout, Préfet de la région Aquitaine, Préfet de la Gironde, remis à sa place par un tribunal bordelaishttps://reflets.info/?p=37642http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170928_123028_Pierre_Dartout__Prefet_de_la_region_Aquitaine__Prefet_de_la_Gironde__remis_a_sa_place_par_un_tribunal_bordelaisThu, 28 Sep 2017 10:30:28 +0000 La Loi du soupçon intérieur arrive : place à l’arbitrairehttps://reflets.info/?p=37648http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170927_121120_La_Loi_du_soup__on_interieur_arrive___place_a_l___arbitraireWed, 27 Sep 2017 10:11:20 +0000 Do you speak camarillahttps://reflets.info/?p=37640http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170924_201516_Do_you_speak_camarillaSun, 24 Sep 2017 18:15:16 +0000 Etouffement technologique : quand l’innovation tue le progrès humainhttps://reflets.info/?p=37632http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170923_141403_Etouffement_technologique___quand_l___innovation_tue_le_progres_humainSat, 23 Sep 2017 12:14:03 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E07 : L’économie du Portugal vue par un atterréhttps://reflets.info/?p=37616http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170922_092119_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E07___L___economie_du_Portugal_vue_par_un_atterreFri, 22 Sep 2017 07:21:19 +0000 Do you speak entre amishttps://reflets.info/?p=37622http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170921_233506_Do_you_speak_entre_amisThu, 21 Sep 2017 21:35:06 +0000 Macron annonce la sortie de l’état de droit : et ça le fait rire…https://reflets.info/?p=37610http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170921_122420_Macron_annonce_la_sortie_de_l___etat_de_droit___et___a_le_fait_rire___Thu, 21 Sep 2017 10:24:20 +0000 Clivage et discours dichotomiques au sommethttps://reflets.info/?p=37604http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170921_094338_Clivage_et_discours_dichotomiques_au_sommetThu, 21 Sep 2017 07:43:38 +0000 Les IA peuvent savoir si vous êtes homosexuel, enfin presquehttps://reflets.info/?p=37599http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170919_173401_Les_IA_peuvent_savoir_si_vous_etes_homosexuel__enfin_presqueTue, 19 Sep 2017 15:34:01 +0000 Verrouillage numérique : l’EFF claque la porte du W3C, parce que bon…https://reflets.info/?p=37593http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170919_161525_Verrouillage_numerique___l___EFF_claque_la_porte_du_W3C__parce_que_bon___Tue, 19 Sep 2017 14:15:25 +0000 Influence et guerre psychologique numérique : Cambridge Analytica opère au Kenyahttps://reflets.info/?p=37576http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170916_185211_Influence_et_guerre_psychologique_numerique___Cambridge_Analytica_opere_au_KenyaSat, 16 Sep 2017 16:52:11 +0000 La NSA, l’Allemagne, Snowden et la géopolitique des câbleshttps://reflets.info/?p=37566http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170915_130736_La_NSA__l___Allemagne__Snowden_et_la_geopolitique_des_cablesFri, 15 Sep 2017 11:07:36 +0000 Grosdidier, un sénateur bien casseroléhttps://reflets.info/?p=37561http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170914_155633_Grosdidier__un_senateur_bien_casseroleThu, 14 Sep 2017 13:56:33 +0000 Au Portugal, on sort de la crise par le mieux-disant socialhttps://reflets.info/?p=37547http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170913_195616_Au_Portugal__on_sort_de_la_crise_par_le_mieux-disant_socialWed, 13 Sep 2017 17:56:16 +0000 Do you speak clownhttps://reflets.info/?p=37543http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170913_110304_Do_you_speak_clownWed, 13 Sep 2017 09:03:04 +0000 Sephora, La Redoute à Roubaix ?https://reflets.info/?p=37536http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170908_174529_Sephora__La_Redoute_a_Roubaix__Fri, 08 Sep 2017 15:45:29 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E06 : Le Hippie et la blockchain, G1 et dividende universelhttps://reflets.info/?p=37527http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170905_204307_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E06___Le_Hippie_et_la_blockchain__G1_et_dividende_universelTue, 05 Sep 2017 18:43:07 +0000 Emmanuierre Macraz : la gouvernance française bicéphalehttps://reflets.info/?p=37514http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170903_150234_Emmanuierre_Macraz___la_gouvernance_fran__aise_bicephaleSun, 03 Sep 2017 13:02:34 +0000 La haine en partagehttps://reflets.info/?p=37510http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170827_172605_La_haine_en_partageSun, 27 Aug 2017 15:26:05 +0000 Politique truquée et gouvernance par le mensonge : quels résultats ?https://reflets.info/?p=37499http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170826_171712_Politique_truquee_et_gouvernance_par_le_mensonge___quels_resultats__Sat, 26 Aug 2017 15:17:12 +0000 Non, les grenades offensives n’ont jamais été interdites par l’État françaishttps://reflets.info/?p=37479http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170823_163552_Non__les_grenades_offensives_n___ont_jamais_ete_interdites_par_l___Etat_fran__aisWed, 23 Aug 2017 14:35:52 +0000 Attentats : tels des lapins pris dans les phareshttps://reflets.info/?p=37470http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170819_165425_Attentats___tels_des_lapins_pris_dans_les_pharesSat, 19 Aug 2017 14:54:25 +0000 Richard Ferrand s’ubérisehttps://reflets.info/?p=37448http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170814_220046_Richard_Ferrand_s___uberiseMon, 14 Aug 2017 20:00:46 +0000 Fuite de propagande terroriste aux Etats-Unis : plus de 5000 vidéos djihadistes accidentellement en lignehttps://reflets.info/?p=37218http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170809_204502_Fuite_de_propagande_terroriste_aux_Etats-Unis___plus_de_5000_videos_djihadistes_accidentellement_en_ligneWed, 09 Aug 2017 18:45:02 +0000 Au sud-ouest du Mexique, une poudrière appelée Guerrero (2/2)https://reflets.info/?p=37434http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170807_161234_Au_sud-ouest_du_Mexique__une_poudriere_appelee_Guerrero__2_2_Mon, 07 Aug 2017 14:12:34 +0000 Au sud-ouest du Mexique, une poudrière appelée Guerrero (1/2)https://reflets.info/?p=37397http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170806_113617_Au_sud-ouest_du_Mexique__une_poudriere_appelee_Guerrero__1_2_Sun, 06 Aug 2017 09:36:17 +0000 La Frenchtech a-t-elle un problème ?https://reflets.info/?p=37362http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170802_194531_La_Frenchtech_a-t-elle_un_probleme__Wed, 02 Aug 2017 17:45:31 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E05 : Piocher dans l’intelligence artificielle avec Paul Jorionhttps://reflets.info/?p=37391http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170802_174414_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E05___Piocher_dans_l___intelligence_artificielle_avec_Paul_JorionWed, 02 Aug 2017 15:44:14 +0000 Singularité inversée : quand la stupidité artificielle esclavagise l’homme automatehttps://reflets.info/?p=37368http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170801_182821_Singularite_inversee___quand_la_stupidite_artificielle_esclavagise_l___homme_automateTue, 01 Aug 2017 16:28:21 +0000 Il n’y a pas de crise économique, c’est ballot, non ?https://reflets.info/?p=37322http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170728_194444_Il_n___y_a_pas_de_crise_economique__c___est_ballot__non__Fri, 28 Jul 2017 17:44:44 +0000 Franck Perry, renvoyé en correctionnelle, devient Maire de Vittelhttps://reflets.info/?p=37354http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170728_125705_Franck_Perry__renvoye_en_correctionnelle__devient_Maire_de_VittelFri, 28 Jul 2017 10:57:05 +0000 Les vaccins : irrationalité française et faiblesse du discourshttps://reflets.info/?p=37335http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170727_170743_Les_vaccins___irrationalite_fran__aise_et_faiblesse_du_discoursThu, 27 Jul 2017 15:07:43 +0000 Axelle Lemaire, la cryptographie et la surveillance massive…https://reflets.info/?p=37312http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170725_154653_Axelle_Lemaire__la_cryptographie_et_la_surveillance_massive___Tue, 25 Jul 2017 13:46:53 +0000 Démocratie de consensus : le despotisme doux de Macronhttps://reflets.info/?p=36987http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170722_120236_Democratie_de_consensus___le_despotisme_doux_de_MacronSat, 22 Jul 2017 10:02:36 +0000 Chiffrement : les temps paniquenthttps://reflets.info/?p=37291http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170721_144212_Chiffrement___les_temps_paniquentFri, 21 Jul 2017 12:42:12 +0000 La chute de Mossoul et la fin annoncée de l’Etat Islamiquehttps://reflets.info/?p=37212http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170717_181707_La_chute_de_Mossoul_et_la_fin_annoncee_de_l___Etat_IslamiqueMon, 17 Jul 2017 16:17:07 +0000 De la dystopie actuelle : par delà les apparences, avec Stieglerhttps://reflets.info/?p=37255http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170717_122731_De_la_dystopie_actuelle___par_dela_les_apparences__avec_StieglerMon, 17 Jul 2017 10:27:31 +0000 Emmanuel Macron et les victimes de terrorismehttps://reflets.info/?p=37252http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170714_204350_Emmanuel_Macron_et_les_victimes_de_terrorismeFri, 14 Jul 2017 18:43:50 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E04 : Mais que font-ils avec nos données ? #Spalianhttps://reflets.info/?p=37237http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170713_204315_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E04___Mais_que_font-ils_avec_nos_donnees____SpalianThu, 13 Jul 2017 18:43:15 +0000 Ouverture surprise du procès de l’attentat du musée Bardo à Tunishttps://reflets.info/?p=37207http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170713_185235_Ouverture_surprise_du_proces_de_l___attentat_du_musee_Bardo_a_TunisThu, 13 Jul 2017 16:52:35 +0000 Transition écologique : quand le marketing énergétique remplace la politique environnementalehttps://reflets.info/?p=37187http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170712_154248_Transition_ecologique___quand_le_marketing_energetique_remplace_la_politique_environnementaleWed, 12 Jul 2017 13:42:48 +0000 Pourquoi faire-simple.gouv.fr quand on peut faire compliqué ?https://reflets.info/?p=37168http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170710_104913_Pourquoi_faire-simple.gouv.fr_quand_on_peut_faire_complique__Mon, 10 Jul 2017 08:49:13 +0000 Démocratie d’apparat : la startup-nation du Jupiter photoshopéhttps://reflets.info/?p=37155http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170708_131949_Democratie_d___apparat___la_startup-nation_du_Jupiter_photoshopeSat, 08 Jul 2017 11:19:49 +0000 Mic-mac immobilier à la mairie de Metz ?https://reflets.info/?p=37162http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170707_182112_Mic-mac_immobilier_a_la_mairie_de_Metz__Fri, 07 Jul 2017 16:21:12 +0000 Technologies à double usage : Bercy à l’origine de l’impunité d’Amesyshttps://reflets.info/?p=37144http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170706_141805_Technologies_a_double_usage___Bercy_a_l___origine_de_l___impunite_d___AmesysThu, 06 Jul 2017 12:18:05 +0000 Thierry Breton et l’asile politique de Philippe Vannierhttps://reflets.info/?p=37137http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170705_075216_Thierry_Breton_et_l___asile_politique_de_Philippe_VannierWed, 05 Jul 2017 05:52:16 +0000 Amesys : #LesDix passés à la question par les enquêteurs confirment l’implication de Philippe Vannierhttps://reflets.info/?p=37134http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170705_074944_Amesys____LesDix_passes_a_la_question_par_les_enqueteurs_confirment_l___implication_de_Philippe_VannierWed, 05 Jul 2017 05:49:44 +0000 Les alternative facts de Trump : un instant dans une évolutionhttps://reflets.info/?p=37107http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170704_164814_Les_alternative_facts_de_Trump___un_instant_dans_une_evolutionTue, 04 Jul 2017 14:48:14 +0000 Selon le FMI, la Finance n’est pas un facteur clef de croissancehttps://reflets.info/?p=37129http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170703_170958_Selon_le_FMI__la_Finance_n___est_pas_un_facteur_clef_de_croissanceMon, 03 Jul 2017 15:09:58 +0000 La surveillance étatique d’Internet fait son entrée dans la présidence Macronhttps://reflets.info/?p=37117http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170701_200957_La_surveillance_etatique_d___Internet_fait_son_entree_dans_la_presidence_MacronSat, 01 Jul 2017 18:09:57 +0000 « Bonjour, ma vie privée n’est pas à vendre »https://reflets.info/?p=37099http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170626_161942_____Bonjour__ma_vie_privee_n___est_pas_a_vendre____Mon, 26 Jun 2017 14:19:42 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E03 : Internet se meurt-il ?https://reflets.info/?p=37094http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170624_003130_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E03___Internet_se_meurt-il__Fri, 23 Jun 2017 22:31:30 +0000 Faut-il parler aux méchants ?https://reflets.info/?p=37081http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170623_122810_Faut-il_parler_aux_mechants__Fri, 23 Jun 2017 10:28:10 +0000 Le pouvoir des motshttps://reflets.info/?p=37079http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170622_130242_Le_pouvoir_des_motsThu, 22 Jun 2017 11:02:42 +0000 Un homme armé dans un spectacle d’enfants ? Normal…https://reflets.info/?p=37075http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170621_100218_Un_homme_arme_dans_un_spectacle_d___enfants___Normal___Wed, 21 Jun 2017 08:02:18 +0000 Fabriquer de l’Internet, c’est faire de la politiquehttps://reflets.info/?p=37038http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170619_194421_Fabriquer_de_l___Internet__c___est_faire_de_la_politiqueMon, 19 Jun 2017 17:44:21 +0000 Guerre psychologique électorale et big data : un business florissanthttps://reflets.info/?p=36977http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170614_181804_Guerre_psychologique_electorale_et_big_data___un_business_florissantWed, 14 Jun 2017 16:18:04 +0000 Faire de la politique autrement, ou pas…https://reflets.info/?p=37015http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170613_163930_Faire_de_la_politique_autrement__ou_pas___Tue, 13 Jun 2017 14:39:30 +0000 En Marche pour l’Etat d’urgence permanent !https://reflets.info/?p=37003http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170608_212542_En_Marche_pour_l___Etat_d___urgence_permanent__Thu, 08 Jun 2017 19:25:42 +0000 Le jour du début [global zero day] (End Of File)https://reflets.info/?p=36996http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170608_194902_Le_jour_du_debut__global_zero_day___End_Of_File_Thu, 08 Jun 2017 17:49:02 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E02 : « Informatique ou libertés ? »https://reflets.info/?p=36989http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170607_185108_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E02_______Informatique_ou_libertes______Wed, 07 Jun 2017 16:51:08 +0000 Nous sommes des paysans de l’Internet : achevez-nous… ou sauvez-nous !https://reflets.info/?p=36979http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170606_115854_Nous_sommes_des_paysans_de_l___Internet___achevez-nous____ou_sauvez-nous__Tue, 06 Jun 2017 09:58:54 +0000 Les contenus de Reflets sont désormais réservés à ses abonnéshttps://reflets.info/?p=36964http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170603_125745_Les_contenus_de_Reflets_sont_desormais_reserves_a_ses_abonnesSat, 03 Jun 2017 10:57:45 +0000 Attention : manager un pays comme une entreprise peut nuirehttps://reflets.info/?p=36954http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170602_184333_Attention___manager_un_pays_comme_une_entreprise_peut_nuireFri, 02 Jun 2017 16:43:33 +0000 Premier procès contre la presse de la part de la République en Marchehttps://reflets.info/?p=36908http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170602_155322_Premier_proces_contre_la_presse_de_la_part_de_la_Republique_en_MarcheFri, 02 Jun 2017 13:53:22 +0000 Le Pistolet et La Pioche S01E01 : WannaCryhttps://reflets.info/?p=36939http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170601_201539_Le_Pistolet_et_La_Pioche_S01E01___WannaCryThu, 01 Jun 2017 18:15:39 +0000 Le jour du début [global zero day] (3)https://reflets.info/?p=36930http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170601_174503_Le_jour_du_debut__global_zero_day___3_Thu, 01 Jun 2017 15:45:03 +0000 Richard Ferrand : une certaine éthiquehttps://reflets.info/?p=36904http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170529_232654_Richard_Ferrand___une_certaine_ethiqueMon, 29 May 2017 21:26:54 +0000 Le jour du début [global zero day] (2)https://reflets.info/?p=36850http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170524_120206_Le_jour_du_debut__global_zero_day___2_Wed, 24 May 2017 10:02:06 +0000 Les menstruations de la hontehttps://reflets.info/?p=36857http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170522_214155_Les_menstruations_de_la_honteMon, 22 May 2017 19:41:55 +0000 Les étranges déclarations de Gérard Collomb sur les victimes de pédophileshttps://reflets.info/?p=36854http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170522_112409_Les_etranges_declarations_de_Gerard_Collomb_sur_les_victimes_de_pedophilesMon, 22 May 2017 09:24:09 +0000 Le jour du début [global zero day]https://reflets.info/?p=36808http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170519_172331_Le_jour_du_debut__global_zero_day_Fri, 19 May 2017 15:23:31 +0000 Il serait temps d’arrêter avec cette histoire de Wannacryhttps://reflets.info/?p=36839http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170518_150740_Il_serait_temps_d___arreter_avec_cette_histoire_de_WannacryThu, 18 May 2017 13:07:40 +0000 WNCRY : pénalisons la bêtise numériquehttps://reflets.info/?p=36834http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170517_105004_WNCRY___penalisons_la_betise_numeriqueWed, 17 May 2017 08:50:04 +0000 #LREM : le marketing 2.0 au service de la startup EM à l’Elyséehttps://reflets.info/?p=36806http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170516_171709__LREM___le_marketing_2.0_au_service_de_la_startup_EM_a_l___ElyseeTue, 16 May 2017 15:17:09 +0000 5 ans pour rendre au numérique un peu d’humanitéhttps://reflets.info/?p=36800http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170510_114619_5_ans_pour_rendre_au_numerique_un_peu_d___humaniteWed, 10 May 2017 09:46:19 +0000 De la responsabilité en politiquehttps://reflets.info/?p=36768http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170509_091502_De_la_responsabilite_en_politiqueTue, 09 May 2017 07:15:02 +0000Monter des parties de la population les unes contre les autres a toujours été une technique politicienne fort usitée. Par l’extrême droite en particulier. Surtout par l’extrême droite. Depuis le référendum sur le traité constitutionnel de l’UE en 2005, jusqu’à la campagne présidentielle de 2007, les partis politiques et leurs représentants tentaient surtout de se faire élire en s’opposant sur deux terrains idéologiques bien définis : le libéralisme économique et « le moins d’État » accolé à un conservatisme des mœurs d’un côté, et la transformation de la société par une plus grande redistribution des richesses soutenue par un État providence assumé de l’autre.

Droite et gauche pouvaient ainsi facilement s’opposer sur des sujets tels que : le temps de travail, la sécurité, les services publics, le chômage, l’immigration ou encore la construction européenne. L’extrême droite, elle, venait juste rageusement expliquer que tous les débats de fond et leurs solutions politiques étaient sans issues puisque le cœur du problème n’était pas traité, selon eux : l’immigration. Chacun pouvait alors tranquillement s’écharper de manière établie et conforme à trois visions de la société : racisme et préférence nationale pour l’extrême droite, baisse des impôts, privatisations et performance individuelles pour la droite, renforcement des protections sociales, État providence et amélioration de la répartition des richesses pour la gauche.

Dans ce monde là, l’électeur choisissait en connaissance de cause une « voie » politique avec laquelle il adhérait. Mais depuis un peu plus de 10 ans, ce système de classement à tiroirs a lentement mais sûrement explosé. Jusqu’à créer une bouillie politique informe, incompréhensible, aux lignes tellement floues et en croisement permanent qu’il n’est quasiment plus possible pour l’électeur de s’y retrouver.

Le traité puis Sarkozy et son « ouverture »

Le débat et le vote de 2005 ont été un événement majeur pour expliquer le début de la fragmentation de l’espace politique français. Il a mené à la crise actuelle des repères et l’irresponsabilité caractérisée qui la définit. En 2005, un certain François Hollande se tient derrière un pupitre sur un plateau de télé juste à côté d’un certain Nicolas Sarkozy et défend avec un ténacité remarquable les idées de ce dernier. Un socialiste (de gauche) — secrétaire général du parti éponyme qui plus est — s’accorde pleinement avec l’étoile montante de la droite UMP, ministre de l’intérieur d’un certain Jacques Chirac, sur la signature d’un traité qui gravera dans le marbre une Union européenne anti-sociale, néolibérale, et technocratique.

Si la gauche socialiste plébiscite la même orientation économique et sociale pour l’Europe que l’UMP, comment va-t-il être possible de distinguer les deux camps ? Très difficilement. Au point que 2 ans plus tard, une fois Sarkozy élu, sa « politique d’ouverture » va lui permettre de commencer à souligner cette confusion. Accueillir des socialistes ou assimilés dans son gouvernement, et les voir se précipiter pour appliquer sa politique d’hyper-président réactionnaire (et ordolibérale) inaugure une nouvelle ère qui modifie grandement l’échiquier politique français.

Mais c’est à ce moment là, aussi, que la politique de clivage des populations et de confusions électorales se met en place : la France qui, se lève tôt, les racailles, l’identité nationale, travailler plus pour gagner plus, sont autant de moyens pour Sarkozy de déclarer qu’il existerait plusieurs « France ». D’entamer la guerre du tous contre tous. C’est un moyen de gagner une partie des voix du Front national, mais il s’agit aussi de diviser pour mieux régner. En face, chez les « progressistes » auto-proclamés, même si l’on hurle un peu au loup, la stupéfaction l’emporte sur la capacité à s’opposer. Certains socialistes commencent même à se positionner sur une nouvelle ligne du tout sécuritaire, doublée d’un libéralisme social assumé. Une sorte de sarkozisme « de gauche ». Manuel Valls écrit d’ailleurs un bouquin, et commence son travail de droitisation sociale et économique du PS. Visiblement, la méthode Sarkozy semble payante, alors pourquoi ne pas l’essayer au PS ?

2012 : l’irresponsabilité c’est maintenant !

5 ans d’idéologie de « droite forte », soufflée par Patrick Buisson, laissent des marques politiques, même si l’ouverture à gauche était censée jouer la carte de l’apaisement. Le sarkozisme, dans son volet social et sécuritaire se révèle être une copie politique des programmes du Front national. Il est à peine délimité, pour étouffer les accusations de plagiat ou de limites à ne pas franchir. Pour le reste, c’est la continuation des politiques libérales débutées par Thatcher et Reagan, plus de 25 ans auparavant.

Finalement, la présidentielle propulse François Hollande à l’Elysée, qu’on imagine stupéfait de sa propre victoire. Marine Le Pen fait un score de 18%, quand Hollande est à 28% et Sarkozy à 25%. Le Front national est toujours là, mais pas plus haut qu’en 2002. L’alternance a joué, et normalement, après cet essai du président pro-austérité et pro-europe libérale, tendance sociale d’extrême-droite, qui a augmenté la dette du pays de 600 milliards, il ne devrait pas être très compliqué pour un président socialiste de prendre tout cela à contrepied. Surtout que ce président du changement s’est opposé de toutes ses forces, petits poings levés durant la campagne électorale. Contre l’austérité, contre le traité européen de convergence, contre la finance, cet adversaire sans visage, contre toute la dérive autoritaire de Sarkozy. Hollande va changer les choses. « Le changement c’est maintenant ! » : on peut le lire partout sur ses affiches de campagne.

Et c’est là l’origine, ces 5 années de Hollande, que les 22% du premier tour de Marine Le Pen en 2017 vont se créer. Et les presque 34% de dimanche. Étranglement des classes moyennes avec des hausses d’impôts démesurées pour faire baisser le déficit budgétaire, cadeaux fiscaux aux entreprises de 40 milliards par an, fausse loi sur la séparation bancaire qui en réalité valide la capacité spéculative de ces dernières, attentisme social, aucune hausse du SMIC, application stricte des directives de Bruxelles, le tout dans une communication élyséenne digne d’une téléréalité, avec scandales sexuels et déplacements sur place à chaque fait divers. La marque de Sarkozy est restée gravée sur le front de Hollande qui reproduit, tel un élève, les agitations du maître. La dignité de la fonction n’existe plus et le mensonge prévaut sur la parole engagée.

Le couronnement de la politique ordolibérale de Hollande va survenir avec la nomination de Manuel Valls comme chef du gouvernement et de Bernard Cazeneuve à l’Intérieur : de la gauche revendiquée il n’y a plus que le mot, vidé de sa substance. Loi de programmation militaire, Loi renseignement, État d’urgence, projet sur la déchéance de nationalité, Hollande joue sur tous les tableaux. Il enfile tous les masques et se ridiculise jusqu’à devenir une figure politique honnie : 11% de bonnes opinions, le roi est nu. L’irresponsable « petit chef de l’État » finit par laisser un recueil de confidences être publié. Le mépris et la duplicité qui l’habitent transpirent au fil des pages. Il n’hésite pas à se vanter d’avoir commandité des assassinats d’État. Un cauchemar. « L’irresponsabilité c’est maintenant ! » pourrait être l’épitaphe du deuxième président socialiste de la Vème République.

Macron, Le Pen : le crépuscule de la République

Les deux candidats qui se sont affrontés pour la place en finale sont du même acabit. L’une est spécialiste de la division et de l’ostracisme, l’autre est un spécialiste de la communication et de la langue de bois qui méprise tout ce qui ne le soutient pas directement. Ni gauche ni droite chez Macron, et de droite et de gauche chez Le Pen, qui a entièrement assimilé une partie des programmes économiques de Mélenchon, tout en souhaitant rétablir l’autorité morale d’une droite conservatrice que l’on croyait oubliée (jusqu’à que Fillon ne tente de la ressusciter), et bien entendu soutenue par un nationalisme raciste qui balaye tout.

L’une vocifère contre les 10 ans de politique « UMPS » à la solde de Bruxelles, un message que de nombreux électeurs entendent très bien, et l’autre tente de faire croire qu’il incarne le renouveau, tout en ayant passé le dernier quinquennat auprès de Hollande. L’une veut plus d’État social tout en promettant une société ségrégationniste, raciste, autoritaire et repliée sur elle-même, l’autre appelle de ses voeux plus de libéralisme et moins d’État, dans une « Europe protectrice » accolée à une « mondialisation heureuse ». La confusion est totale, les repères sont explosés. Au point que plus personne ne semble savoir qui représente quelle idée, ou plutôt qui ne représente plus ce qui était autrefois consacré dans les urnes. Il n’y a plus de gauche, plus de droite, plus rien de connu, juste deux ego vociférant, se jetant l’opprobre, prêt à tout faire ou dire pour l’emporter.

Emmanuel Macron est le produit de la finance internationale détestée, des politiques européennes les plus anti-sociales, de l’ordolibéralisme de Hollande le plus socialement destructeur, quand Marine Le Pen est l’expression politique nationaliste, xénophobe et néo-fasciste la plus exécrable et anti-humaniste qui soit.

Ces candidats sont irresponsables. Tout comme les partis qui les soutiennent ou ceux qui ont exercé le pouvoir depuis plus d’une décennie. L’état de déliquescence politique qui règne dans le pays n’est pas dû à une quelconque et soudaine inconscience électorale, ou une lâcheté de la part de ceux qui n’ont pas voulu cautionner cette comédie du deuxième tour. Non, l’état politique, moral, électoral du pays est avant tout le produit de 5 années d’UMP et de Sarkozy auxquelles s’ajoutent 5 années de PS et de Hollande.

Normalement, quand on est élu et qu’on gouverne, on assume ses responsabilités. Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’échec est déjà acté avec cette élection basée sur la peur et les menaces. Et ce n’est certainement pas avec la peur qu’on change une société, encore moins avec des menaces. Emmanuel Macron a été élu président grâce à ces phénomènes, et l’on peut se demander s’il va s’en souvenir. Quant aux électeurs, une fois utilisés, en général, ils sont oubliés. Il ne leur reste donc aujourd’hui qu’une dernière carte à jouer : les législatives. Après, viendra le temps des ordonnances (si majorité d’En Marche ! il y a) et le slogan « l’irresponsablité, c’est maintenant ! » pourrait bien redevenir à la mode. Et rebelote. Et dix de der.

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MacronLeaks : anatomie d’un fake, ou la réalité alternative de l’extrême-droitehttps://reflets.info/?p=36781http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170507_200504_MacronLeaks___anatomie_d___un_fake__ou_la_realite_alternative_de_l___extreme-droiteSun, 07 May 2017 18:05:04 +0000Alors que la presse française garde un silence prudent et nécessaire sur les 9 gigaoctets de documents diffusés à la veille du second tour, de nombreux sites d’extrême droite, notamment à l’étranger, publient ce qu’ils croient être des scoops. Ces textes démontrent comment on peut créer une réalité alternative à grands coups de pseudo révélations, basées sur un bout de document. Les auteurs vrillent des morceaux de documents pour valider ce qu’ils voudraient voir. Et qui n’existe pas.

Un article de gotnews permet de démonter le délire dans lequel vivent ces gens-là.

Première « révélation » de l’article, Emmanuel Macron aurait reçu un mail de « VestiaireGay » et serait donc homosexuel. Un raccourci intéressant. Vu le nombre de spams incroyables que chacun reçoit chaque jour, nous sommes tous probablement échangistes, drogués et très intéressés par le Viagra. Il convient par ailleurs de noter qu’il n’y a pas de contenus de mails d’Emmanuel Macron dans le leak qui agite les gens d’extrême-droite.

« For example, why is Emmanuel Macron on the mailing list of VestiareGay?
Mailing lists like this are opt-in only. This image was found in an e-mail addressed to Emmanuel Macron. »

L’email en question est un évidemment un SPAM, qui plus est envoyé à l’assistant parlementaire d’Alain Tourret, Françis Amorim Machado, pas à Emmanuel Macron lui-même.

« L’article » passe ensuite aux choses sérieuses. L’assistant parlementaire d’Alain Tourret aurait commandé, pour le compte de ce dernier (70 ans au compteur) ou pour son propre compte et à trois reprises, de la drogue sur un site, en payant en Bitcoins.

 

 

Si l’on cherche dans la chaînes de bloc Bitcoins, on trouve en effet trois transactions dont les dates et montants correspondent, ainsi que les adresses Bitcoin de destination des paiements indiqués dans les emails de Buckled. Mais contrairement à ce que prétend Gotnews, rien ne relie les adresses Bitcoin utilisées à Alain Tourret ou à son assistant. L’information ne se vérifie donc que si les emails sont authentiques. Or, on peut légitimement supposer que ces derniers peuvent avoir tout à fait été « forgés ». Il s’agit d’une opération pas très compliquée.

De manière assez amusante, si l’on remonte l’adresse Bitcoin utilisée sur certaines transactions, on tombe selon toutes les apparences sur un pool de minage Bitcoin, pas sur un site de change. L’idée d’un parlementaire français, septuagénaire qui plus est, en train de miner du Bitcoin en fera sans doute sourire plus d’un.

Une commande de « c.. » pour Emmanuel Macron ?

Et la drogue, c’est visiblement un truc qui plait chez Emmanuel Macron puisque nos experts en scoops découvrent, disent-ils, qu’un mail annonce la commande de cocaïne pour Emmanuel Macron lui-même…

« But the drug use comes even closer to the man who wants to be the next President of France in an e-mail from Raphael Colhoun, Director of Finances, to the Vial household shortly before an exclusive party that campaign executives were attending. The email consists of a single line: “don’t forget to buy c. for the boss” »

Dans une photo d’un écran on peut voir, à l’appui des allégations, que Raphael Coulhon, à la direction des affaires finances d’En Marche, écrire à son destinataire « VIAL Domicile » (que Gotnews se représente être la gouvernante ou la femme de ménage d’Emmanuel Macron) d’acheter de la « c.. » pour le « boss ».

Mince…

Seul petit ennui, aucune trace de ce mail dans le leak. Ni aucune « VIAL Domicile ».

On retrouve toutefois une certaine Domitille VIAL, responsable commerciale d’un hôtel Mercure à Lyon. Rien à voir avec la supposée femme de ménage qui pourrait acheter de la cocaïne pour Emmanuel Macron… Et bien entendu, aucune mention d’un achat de « c.. ».

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L’extrême-droite, la réalité et le Canard Enchaînéhttps://reflets.info/?p=36776http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170507_160323_L___extreme-droite__la_realite_et_le_Canard_EnchaineSun, 07 May 2017 14:03:23 +0000C’est toujours intriguant d’observer les gens d’extrême-droite. Sont-ils idiots, sont-ils dingues ? Vivent-ils dans une réalité alternative, l’ont-ils forgée eux-mêmes ? Se laissent-ils tous embarquer dans cette réalité alternative parce qu’elle colle au monde tel qu’ils aimeraient qu’il soit ? Mystère. Toujours est-il que depuis quelques heures, circule un pseudo tweet du Canard Enchaîné que voici :

Votre serviteur est assez bien placé pour savoir que ce tweet n’existe pas. Voici une copie d’écran du fil du @canardenchaine :

 

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Salauds d’abstentionnistes…https://reflets.info/?p=36760http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170502_231528_Salauds_d___abstentionnistes___Tue, 02 May 2017 21:15:28 +0000Il est aisé d’entendre les appels à voter Emmanuel Macron, tout comme ma génération avait été contrainte de voter Jacques Chirac, la mort dans l’âme. Bien entendu, personne de sensé ne veut de Marine Le Pen à la présidence de la République. Où, comme le rappelle le Canard Enchaîné de demain, elle aurait parfaitement le pouvoir de changer tant de choses que nous serions tous une cible dans une dictature molle ou dure. Edwy Plenel a résumé dans un article très pertinent les raisons d’un vote pour Emmanuel Macron. Mais au delà, doit-on vouer aux gémonies ceux qui refuseront de glisser un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne, au risque d’augmenter un peu les chances de Marine Le Pen ?

Il ne faudrait pas oublier que le vote n’est pas obligatoire. S’abstenir ou voter blanc est une option que la démocratie nous offre. La saisir n’est pas pour autant un acte anti-démocratique ou pro-Le Pen.

En outre, le vote pour une personne est une adhésion à un programme politique. Voter pour quelqu’un dont on ne soutient pas le programme est une démarche complexe, pour ne pas dire autre chose.

Les politiques et les éditorialistes nous abreuvent de discours culpabilisants, au cas où nombre d’entre nous refuseraient de soutenir le dernier rempart contre Marine Le Pen, c’est à dire Emmanuel Macron. Soit. Mais peut-on, l’espace d’un instant, poser la question : qui est responsable de cette percée de Marine Le Pen ? Les abstentionnistes ? Ceux qui votent blanc ? Ceux qui ont voté Jean Lassalle ?

Bien entendu, les premier responsables sont ceux qui ont été assez décérébrés pour lui donner leur voix. Ceux-là mêmes qui plébiscitent le nationalisme, le repli sur soi alors qu’ils se sont laissés entraîner dans une société où l’acte de consommation devient la seule perspective ayant un sens. Cette consommation d’objets inutiles et toujours provenant, justement, de l’étranger. Chez ces gens-là, Monsieur, on n’est pas à une contradiction près.

Mais ils ne sont sans doute pas seuls en cause. Et leur choix n’est probablement pas un choix défini sans aide extérieure.

On peut sans aucun doute blâmer les partis politiques qui se sont illustrés au fil des ans, en se mettant au centre d’affaires financières au point de devoir changer de nom régulièrement (RPR, UMP, Les Républicains), sans jamais parvenir pourtant à assainir leurs pratiques illégales et au détriment de l’intérêt général. Leurs leaders politiques se sont illustrés : Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, on en passe.

Sur un plan purement politique, les choix de société proposés par un Nicolas Sarkozy peuvent également expliquer bien des choses : un monde du chacun pour soi et du moi d’abord, un monde où la loi du plus fort prime, un monde où les magistrats sont traités par le président de la république de « petits pois ». Un monde où le président décrète l’utilité d’un infâme débat puant sur l’identité nationalelibère de la parole raciste, tout cela a abouti à une fracturation de la société qui n’a plus de but commun, et sans doute même plus celui de faire barrage au Front National comme en 2002. La chasse aux électeurs de Marine Le Pen opérée par Nicolas Sarkozy sur les conseils de Patrick Buisson ont également contribué à banaliser les idées du Front National puisque diffusées par un membre de la frange « républicaine » du spectre politique français.

Plus récemment les renoncements, les promesses non tenues, le virage à droite ou à tout le moins vers une société à forte composante sécuritaire de François Hollande ont probablement contribué à essorer ceux qui avaient encore une once de sentiment d’appartenance à un groupe, ceux qui pensaient encore qu’un bulletin dans une urne pouvait contribuer à changer le monde.

« Le populisme, c’est aussi se foutre du « peuple » en prétendant parler en son nom« , conclut Eric Emptaz dans son éditorial du Canard Enchaîné de demain. En effet. Mais si l’on décidait d’examiner le degré de populisme de chaque homme politique Français, on aurait sans doute des surprises. Et l’on comprendrait sans doute mieux le résultat des élections récentes. Le nombre de personnes comprenant le sens du mot populisme de cette manière et désignant les politiques comme tels est sans doute en croissance permanente. Leur réponse à cette prise de conscience explique aussi, au moins sans doute en partie, les résultats de Marine Le Pen. Mauvaise réponse à une situation, mais réponse avec laquelle il faut compter.

La presse à le front bas…

Dans cette montée en puissance de Marine Le Pen, il ne faudrait pas oublier le rôle de la presse. Les multitudes de Unes des hebdos sur le « péril » que représenterait l’Islam n’a sans doute pas manqué de contribuer à ancrer cette peur d’un hypothétique envahisseur, cet « autre » qui trouble tant le français de souche, celui qui oublie que la République est un ensemble composé de branches qui poussent au fil du temps sur le même arbre. Mais la France a du mal à se défaire de son antisémitisme historique et de son islamophobie plus récente. La peur du « cosmopolitisme » supposé n’est pas nouvelle. Il suffit de souffler sur les braises pour que la flamme se ravive.

La presse encore qui a invité ces dernières années à demeure les tenants de ces délires hystériques qui travestissent la réalité pour instiller la peur, ce moteur de haine qui sert tellement bien Marine Le Pen. Eric Zemmour qui s’illustre depuis des années au Figaro, sur RTL, France 2, Paris Première, i-Télé, Canal +, la chaîne Histoire, M6… n’aurait jamais eu la visibilité qui est la sienne si les responsables de ces médias avaient décidé en conscience de lui couper le micro. Que dire de Yvan Rioufol (Le Figaro, i-Télé, RTL), Catherine Nay, Eric Brunet, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Bernard Henry-Levy, André Bercoff, on en passe… Tous invités, ré-invités, à demeure. Tout comme les nouvelles têtes du Front National qui sont les vedettes incontestées des chaînes d’information en continu, tel Florian Philippot. Aurait-il pu dérouler sa « dédiabolisation » supposée du Front National s’il n’avait pas été autant présent sur tous les plateaux télé ?

Et la Démocratie dans tout ça ?

Mais pourquoi ce parti dont des branches ont pourtant été dissoutes par l’État a-t-il toujours pignon sur rue ? Pourquoi la Démocratie tolère-t-elle un parti qui s’est juré de la mettre à bas ? Revoici donc la question de première année de philosophie du Droit (nous invoquons ici Maître Eolas) : jusqu’où la Démocratie peut-elle aller dans sa lutte contre ceux qui veulent sa mort ?

On peut faire un petit détour à ce stade vers les réponses que les démocraties ont apporté au terrorisme. En adoptant les méthodes de ses ennemis, la Démocratie se renie elle-même et bascule dans « autre chose ». Elle pave le chemin de ses contradicteurs comme le Front National. Ce dernier trouverait par exemple, s’il parvenait au pouvoir, tous les outils nécessaires et mis en place depuis que sévit Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, pour écraser toute contestation.

Blâmer les abstentionnistes ou ceux qui voteront nul est une réaction épidermique. C’est planquer sous le tapis en urgence la poussière accumulée depuis des années dans les armoires. Par les partis politiques et leurs leaders, certes. Mais aussi par la presse.

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Médecine : comment éviter la macronite aigüe sans risquer la lepénisation cérébrale ?https://reflets.info/?p=36741http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170428_181335_Medecine___comment_eviter_la_macronite_aigue_sans_risquer_la_lepenisation_cerebrale__Fri, 28 Apr 2017 16:13:35 +0000Bonjour, foule d’électeurs en délire, super militants de la dernière heure, zombis démocrates des tréfonds de Facebouc et de Touiteure ! Alors, aujourd’hui, le docteur Menkevick vous la fait courte, mais sans prendre de pincettes. L’heure est grave, il faut bien le dire, puisqu’une épidémie de macronite aigüe est en train de décimer le pays. Mais qu’est-ce au juste ? Et surtout : en se prémunissant de cette infection très contagieuse, ne risque-t-on pas d’attraper une lepénite chronique, comme certains médecins l’expliquent à la tévé ? Mais nan, allez, courage, tu vas voir, c’est pas si douloureux de se vacciner, et en plus ça aide la sécu. Enfin, presque. Parce que c’est pas gagné…

Ferme les yeux, bouche tes oreilles et pense à Brigitte

La macronite se traduit par plusieurs symptômes. Le premier est de rêver [presque] tout éveillé en se disant qu’il y a un « proooooojet » qui arrive et que la France va devenir un paradis économique et social grâce à… et là, paf tu te réveilles en sueur, tu cherches, mais en vain : c’est quoi le projet, bordayle ? Mais bon, tu te rendors, et la macronite te réveille une fois de plus, deux heures plus tard : « c’est notre proooooojet ». A force tu te dis qu’il faut aller voter. Pour que ça cesse, surtout. Mais est-ce que ça va marcher ? (Marcher -> En marche…)

Le deuxième symptôme de la macronite est une cascade de crises d’angoisses à base de défilés nazis et de bannières à la gloire de Florian Philippot qui surgissent à tout moment. Hallucinations ? Possible. Toujours est-il que ces crises te poussent à aller consulter. Les médecins sont connus : Dr Barbier, Dr Joffrin, Dr Salamé, Dr Seux, et même le bon Dr Valls.  Rien à faire, les crises ne passent pas. Prescription sur ordonnance : aller voter. Macron. Sinon, c’est la lepénisation cérébrale qui te guette, on te l’a expliqué, c’est clair. Et Brigitte dans tout ça ? Tu penses très fort à elle quand tu vas aller pousser ta petite enveloppe dans l’urne. Imagine là en petite tenue, c’est mieux. Ca aide. Si tu es une femme, pense à Emmanuel dans son petit costard, mais sans le bas, en caleçon avec la cravate un peu de travers et les yeux brillants.

La lepénite chronique c’est quoi ?

C’est assez simple. C’est une maladie qui sévit depuis en gros 1986, et qui contamine la population française par vagues. D’un seul coup les gens se disent : « Ouais y en a marre, tous des cons, des corrompus, si on essayait les autres jobards ?« . Et puis ça redescend, ça remonte. Mais à chaque fois, tout le truc c’est que personne n’y croit vraiment. Parce que ce sont vraiment des jobards. Le comptage des contaminés a été fait : ils sont aux alentours de 8 ou 9 millions, et en période de crise, ils peuvent monter à 12 ou 13 millions, grand maximum. De toute manière, les cerveaux sont déjà contaminés depuis belle lurette. Et en plus, certains disent même que la macronite est en réalité une résultante du virus de lepénisation cérébrale. En fait les deux sont liés. Donc, quand tu vas te soigner de tes peurs générées par la macronite, tu contamines plein de gens en les lepénisant du cerveau. C’est un truc de vases communiquants, et chronique en plus, la lepénisation cérébrale.

Mais que va-t-on devenir ?

On va devenir rien de plus ou de moins que ce qu’on est déjà : un pays remplis de gens bien contaminés qui se réveillent avec de la fièvre tous les 5 ans. Et que font-ils au lieu de se reposer, de prendre du repos pour essayer — peut-être — de tenter de se soigner ? Ils s’agitent encore plus et excitent les virus, accentuent l’état général déplorable du pays. Et alors la lepénisation cérébrale grandit, encore et encore. Et c’est là que c’est intéressant. Parce que quand la lepénisation cérébrale sera arrivée à son point culminant, plus rien ne pourra l’arrêter. Et ce sera une contamination massive. Les médecins les plus éminents (Barbier, Joffrin, etc…) pourront alors toujours prescrire des doses massives de vaccins à ceux qui auront résisté, ça ne servira plus à rien.

C’est ballot, hein ?

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Vittel : le premier adjoint du maire renvoyé devant le tribunal correctionnelhttps://reflets.info/?p=36737http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170428_164232_Vittel___le_premier_adjoint_du_maire_renvoye_devant_le_tribunal_correctionnelFri, 28 Apr 2017 14:42:32 +0000Nous vous parlions ici de l’ambiance à l’hôtel de Vittel il y a quelques jours. Franck Perry, premier adjoint du maire, en charge notamment des finances et de l’économie, était convoqué le 26 avril pour une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Selon nos informations, le magistrat qui a reçu Franck Perry n’a pas souhaité homologuer cette procédure et a renvoyé Franck Perry devant le tribunal correctionnel le 6 juin à 13h30. Peut-être le magistrat a-t-il jugé que les faits (usage de faux en écriture et escroquerie) relevaient plus du tribunal que d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ?

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La prière qui n’a pas sauvé François Fillonhttps://reflets.info/?p=36733http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170426_180020_La_priere_qui_n___a_pas_sauve_Fran__ois_FillonWed, 26 Apr 2017 16:00:20 +0000Vendredi dernier, c’était veillée d’arme pour les cathos fillonistes. « Adorons le Seigneur. Quelle foi pour la France ? » A la basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris, ils étaient conviés à « une veillée à caractère exceptionnel pour la France ». Rien que ça. Au menu : enseignement du père Nicolas Buttet, un Suisse fondateur d’une communauté tradi, messe, adoration. « Une démarche aussi patriotique que spirituelle, une rencontre à ne pas manquer », dixit le tract bardé de bleu-blanc-rouge. « Pas question de donner de consignes de vote, mais simplement de proposer des éléments de discernement », déclare l’organisateur Semeurs d’Espérance. Pendant la veillée, entre allusion aux manifs pour tous, accepter « l’imperfection de nos politiques », on est prié de lire entre les lignes. « C’est incroyable, nos candidats ne sont pas des saints », lance le prédicateur. L’assemblée rit au diapason. « Nous faisons l’acte le plus révolutionnaire qui existe, déclare le curé suisse. Nous sommes des insurgés de Dieu. Nous proclamons le primat de Dieu dans nos vies et dans la société civile et politique. » Mais pas un mot pour le policier tué. Adhérent de Flag, l’association LGBT de la police et pacsé, il n’entrait sans doute pas dans les critères de la Manif pour tous…

Mais c’est à la buvette après la prière que les participants se lâchent. « Dans la demande de justice dans la société actuellement, je vois l’Antéchrist à l’œuvre », déclare un homme, la cinquantaine, petit foulard en soie autour du cou. Plusieurs jeunes discutent. « Avec ses affaires, Fillon il est vraiment chrétien ? J’hésite à voter pour lui… », dit l’un. « Bien sûr, il faut voter pour lui. Avec Fillon, la famille sera au centre. » répond une jeune femme. « Et les juges l’ont innocenté. Je l’ai lu sur facebook, lance une autre. C’est bien un emploi fictif, mais c’est de la faute de son directeur de cabinet qui a fait une erreur. » Vive le royaume de la fake news ! Et de conclure : « Je vais prier pour vous pour que vous votiez pour lui. » Une obsession de nombre de participants : « Fillon, vous êtes sûrs qu’il n’est pas franc-maçon, au moins ? Et Macron ? » D’autres déclarent vouloir voter Dupont-Aignan ou Marine Le Pen « pour le redressement national ». KTO, la télé catho, était venue filmer la veillée pour la diffuser cette semaine. Histoire de chauffer les électeurs pour le second tour, sans doute. Raté ! La prière n’a pas sauvé le petit frère des riches.

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A votre bon coeur, une petite pièce pour papy Le Pen !https://reflets.info/?p=36729http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170425_174838_A_votre_bon_coeur__une_petite_piece_pour_papy_Le_Pen__Tue, 25 Apr 2017 15:48:38 +0000Alors que Marine Le Pen a annoncé qu’elle ne sera pas de la partie pour le traditionnel pataquès du 1er mai devant la statue de Jeanne d’Arc, papa Le Pen, qui ne manque pas une occasion de tacler sa gamine, a pour sa part décidé de conduire « le grand défilé en l’honneur de Jeanne d’Arc et du Travail« . Oui, mais bon, voilà, ça coûte cher d’organiser ce petit rassemblement des ultras de l’extrême droite, qui finit parfois par un lancer de personne ne ressemblant pas à Vercingétorix dans la seine, avec les conséquences que l’on sait : la mort. Alors, papy s’est lancé dans l’écriture d’une bafouille dans laquelle il demande l’obole.

Il lui faut 35.000 euros. Le millionaire de Montretout n’a visiblement plus un rond devant lui, à moins qu’il préfère ne rien débourser, étant désormais hors course (présidentielle) ?

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A Vittel, le bien commun ne coule pas de sourcehttps://reflets.info/?p=36717http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170425_165531_A_Vittel__le_bien_commun_ne_coule_pas_de_sourceTue, 25 Apr 2017 14:55:31 +0000
Photo Harald Bischoff (CC)

Franck Perry, premier adjoint (Finances et économie) au maire de Vittel, comparaîtra ce mercredi 26 avril devant le tribunal de grande instance d’Épinal, dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il s’agit d’une affaire d’usage de faux en écriture et d’escroquerie dans le cadre de son activité professionnelle. Le maire LR, Jean-Jacques Gaultier souhaite se faire élire député. Ce serait donc son premier adjoint, Franck Perry, qui lui succéderait.

L’ambiance à Vittel est visiblement assez particulière. Selon les documents que Reflets a pu consulter, la mairie semble faire peu de cas du bien commun.

Premier point, le laboratoire d’analyses médicales dirigé par le maire, Jean-Jacques Gaultier, a acheté en 2003 une maison 630 000 euros, et réalisé des travaux pour environ 200 000 euros (passés en amortissements et venant en déduction du résultat fiscal de l’entreprise) avant de revendre la masure, treize ans plus tard, à un certain Gaultier Jean-Jacques, pour la somme de… 653 000 euros. La dépréciation des biens immobiliers à Vittel est terrible.  La maison avait été vendue au laboratoire de biologie médicale par la Société des eaux minérales de Vittel, elle-même appartenant au Groupe Nestlé Waters France, entreprise que l’on retrouvera un peu plus bas.

Second point, la deuxième adjointe au maire, Claudie Pruvost, fait l’objet du deuxième signalement au procureur par l’association Anticor.

Ca pompe sec

En 2015, l’élue dirigeait la Commission locale de l’eau (CLE), chargée de trouver une solution pour mettre un terme au déficit de la nappe d’eau Grès trias inférieur (GTI) exploitée principalement par le Groupe Nestlé Waters France – notamment pour sa marque d’eau minérale Bonne source – et par le groupe L’Ermitage. A elles seules, les deux entreprises consomment 47% de l’eau puisée dans cette nappe contre 22% pour les usages domestiques.

La nappe étant en déficit (« on » pompe trop) le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) a été amené à produire un rapport mettant en garde les autorités. L’État a décidé en 2010 de mettre en place un Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) dont l’élaboration est confiée à la fameuse CLE.

Celle-ci a décrété que la solution passait par des économies de la part des particuliers, les utilisateurs industriels n’étant visiblement pas au centre des préoccupations de la commission.

Ce qui a sans doute ravi un certain Bernard Pruvost, mari de Claudie Pruvost, mais surtout, directeur « Recherche et déve­loppement » chez Nestlé. Un léger conflit d’intérêts qui avait sans doute échappé aux deux époux. De nouvelles élections ont eu lieu et Claudine Pruvost n’est plus présidente de la CLE mais « seulement » membre du bureau…

Anticor est revenu à la charge car Claudie Pruvost, multi-casquette, est également représentante du Conseil départemental au Comité départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) où elle a participé à un vote sur une demande d’autorisation de forages sup­plémentaires pour Nestlé Waters. Pourtant, Le CODERST, qui avait été alerté de la situation d’éventuel conflit d’intérêt, n’a pourtant pas demandé à Claudie Pruvost de s’abstenir lors des débats ou du vote. Elle a bien sûr émis un vote favorable sur cette demande.

Reflets a tenté en vain de joindre Jean-Jacques Gaultier, Franck Perry et Claudine Pruvost, tous trois visiblement très occupés.

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LR et le PS hors course ? Attendez une minute…https://reflets.info/?p=36715http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170424_104201_LR_et_le_PS_hors_course___Attendez_une_minute___Mon, 24 Apr 2017 08:42:01 +0000Comme nous l’évoquions hier soir, la droite (LR) et la gauche (PS) traditionnelles sont écartées du second tour de la présidentielle. C’est une première. Tout le monde ou presque y voit un chamboulement, une première qui marque le début d’une grande recomposition du paysage politique français. Salutaire sans doute. Souhaitée par une grande part de la population, assurément. Mais il faut se garder de crier victoire trop vite. Emmanuel Macron, qui a émergé par la grâce des casseroles de François Fillon, et sans parti politique traditionnel, va probablement être élu président de la république. C’est toujours mieux que Marine Le Pen. Mais après…

S’il a annoncé vouloir commencer sa présidence sous le signe des ordonnances, il faudra bien qu’il compose, à un moment ou un autre, avec un Parlement. Et celui-ci pourrait bien être en juin le résultat d’un retour des partis traditionnels.

Déjà, depuis hier soir, les coulisses sont agitées des petites tractations habituelles et chacun prépare son avenir. A droite, tout le monde rêve d’un retrait de Fillon, qui ne l’entend pas de cette oreille et il va falloir s’attendre à des tirs de canons entre amis « ayant les mêmes valeurs » de droite, bien sûr, le tout, pour le bien commun, c’est évident. A gauche, Manuel Valls, Cambadelis, Hamon creusent déjà leurs tranchées.

Les Français voteront-ils en masse pour le nouveau parti déjà presque traditionnel En Marche aux législatives ? Pas certain. Les pro-Mélenchon espèrent prendre leur revanche, les pro-Le Pen rêvent d’une présence importante au sein de l’Assemblée. LR espère ne pas tout perdre… Bref, on retombe sur des partis, des arrangements, tout ce qu’il y a de plus habituels. La grande recomposition n’est peut-être pas pour demain.

En outre, le système (faites clici-clic), ne se limite pas à la sphère politique. Ce groupe de groupes qui compose la strate supérieure de l’organisation de notre société (pour résumer), comprend également les cercles financiers et industriels. Aucun de ces cercles ne veut disparaître ou être mis de côté. Le but principal du système étant de conserver ses positions. Et avec Emmanuel Macron, ledit système n’est pas près de perdre ses positions.

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Bienvenue dans un avenir sombrehttps://reflets.info/?p=36712http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170423_225608_Bienvenue_dans_un_avenir_sombreSun, 23 Apr 2017 20:56:08 +0000
Photo MartinMarazek

Tu t’es vu quand tu as voté ? Ce pourrait être le prochain slogan à la mode. Les Français ont voté dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle. A priori et sauf grosse surprise, Emmanuel Macron sera opposé au second tour à Marine Le Pen. Les commentateurs sont en boucle : c’est un bouleversement dans la Vème république, les « dégagistes » ont gagné, les deux partis traditionnels ne sont pas représentés…

Ce n’est pas faux. La droite (LR) n’est pas au second tour. La gauche (PS) non plus. Les électeurs ont donc cessé de porter au pouvoir des gens qui sont, pour les premiers, empêtrés dans ce que les mêmes commentateurs appellent pudiquement « les affaires » et pour les seconds, des gens qui ont trahi leurs promesses de 2012. François Hollande a plombé le PS avec une efficacité redoutable. L’homme pour qui la finance était l’ennemi (au lendemain de la plus gave crise financière que la planète ait connu) a choisi à peine élu comme secrétaire général adjoint de la présidence un banquier d’affaires, puis comme ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique… le même banquier d’affaires… Un certain Emmanuel Macron.

François Hollande, portait tous les espoirs des gens de gauche qui avaient été essorés par Nicolas Sarkozy et ses troupes. Cinq ans de délire total, ponctué par la guerre illégale en Libye, l’infâme débat puant sur l’identité nationale, la libération de la parole raciste, on en passe. Il pouvait tout. Un peu comme Barack Obama qui sortait George Bush aux Etats-Unis.

Il a fait le choix très vite d’un premier ministre copie conforme de Nicolas Sarkozy, petit, excité, adepte de l’ordre imposé à coups de matraques et de 49,3. Il a choisi de poursuivre sur la ligne de son prédécesseur en matière de mise sur écoute de la population avec la Loi sur le renseignement et la Loi de programmation militaire. Des « boites noires » pour les écouter tous…

Bref, il a profondément déçu son électorat qui le lui rend bien en ne donnant à Benoît Hamon, représentant du PS dans cette élection, qu’un peu plus de 6% des voix.

Incohérence

Mais il faut également s’interroger sur les électeurs qui placent au second tour Emmanuel Macron… Qui sont-ils, d’où viennent-ils ? Quels sont leurs réseaux ? Car tout de même, s’il s’agissait de sortir François Hollande, honni, pourquoi voter Emmanuel Macron ? Etait-ce celui qui faisait le moins peur (pas de sortie de l’euro, par exemple) ? En tout état de cause, il a été le ministre de l’Economie et de l’Industrie de François Hollande, l’artisan des lois les plus contestées dans la rue, la Loi Travail et la Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (dite Loi Macron). Ce qui est contesté dans la rue ne le serait pas dans les urnes ? On vouerait aux gémonies François Hollande, pour porter au second tour celui qui lui a insufflé sa politique économique ?

Pour les électeurs : la peste ou le choléra

L’avenir est sombre… Il va falloir, pour ceux qui veulent toujours participer au grand jeu des élections, choisir entre un ultra-libéral qui ne satisfait pas les gens de gauche ni les gens de droite (qui le prennent pour le fils spirituel de François Hollande et donc un odieux gauchiste) et une néo-fasciste. Elle ne satisfait pas la tranche de gauche, ni une bonne partie de la droite LR, mais peut récolter quelques suffrages des déçus de tout. Et il y en a.

Si les Français étaient assez dingues pour choisir Marine Le Pen comme présidente, il n’y a aucun doute, le pays sombrerait plus vite qu’il ne le faut à un membre du Front National pour évoquer Führer et ses bienfaits supposés.

Si les Français se décidaient pour Emmanuel Macron… Là, ce serait un peu plus lent, mais le pire est à craindre également. Voilà un homme dont on nous dit qu’il veut faire de la France une « start-up nation »… Que ceux qui ont déjà travaillé dans une start-up se lèvent et viennent parler à la TéVé, s’il vous plaît. Une start-up, c’est avant tout des gens qui font du marketing, pour vendre une idée, qui n’ont pas d’argent, qui en cherchent, qui séduisent des investisseurs et qui une fois qu’ils ont 5 millions de users ou de visiteurs, dont 3 millions de bots et 1,5 million de comptes inactifs, revendent leur belle idée une fortune. Avant, si possible, d’aller placer le fruit de leur dur labeur dans un paradis fiscal. En voilà un beau projet : transformer la France en start-up. Avec 90% des employés qui sont des stagiaires ?

Ce soir, l’avenir ni rose, ni bleu. Il est sombre.

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Edito : la France, pays de tous les décalages…https://reflets.info/?p=36694http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170419_165121_Edito___la_France__pays_de_tous_les_decalages___Wed, 19 Apr 2017 14:51:21 +0000
On est quelle année sur cette photo ? En 2017. Ah oui, d’accord, en effet…

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les espoirs, malaises, inquiétudes, interrogations, emballements, énervements sont des sentiments visiblement partagés par une majorité de futurs électeurs. Cette campagne électorale, partie à l’origine pour être ennuyeuse — et encore une fois pliée d’avance entre deux champions PS et LR — s’est vite transformée en épisode de House of Cards, avec des rebondissements tels qu’il est aujourd’hui improbable de prédire avec certitude le résultat du premier tour.

Pourquoi — au delà de la mise en examen de Fillon, des sondages qui font le yoyo, du candidat Macron sans parti et sans mandat mais donné en tête, de l’extrême droite qualifiée depuis six mois (par les instituts de sondage) et de Mélenchon qui semble pouvoir faire la surprise — y a-t-il une tension et une demande populaire aussi forte sur cette élection ?

Le décalage français

Nous sommes en 2017, et la modernité s’est immiscée dans de nombreux fonctionnements socio-économiques français. Hyper connexion, nouveaux modes de travail, d’échanges, de management, de consommation, de prise de conscience : les Français, en grande majorité, ont basculé en très peu de temps dans une nouvelle société faite de nouvelles règles implicites, basée sur des comportements et des attitudes profondément différentes d’il y a quelques années. Cette mutation, puisque c’en est une, s’est effectuée sans que personne ne la décide ou ne la contrôle. Elle est le fruit — majoritairement — d’une « modernisation » du quotidien sous l’effet conjugué d’évolutions technologiques et de changements économiques, poussant de nombreux pans de population à « s’adapter ». Dans le même temps, les institutions, les pratiques politiques, bancaires et financières, n’ont elles, pas bougé d’un iota. C’est ce décalage, profond, entre une population, ses aspirations, son fonctionnement au jour le jour et celui des décideurs politiques et économiques qui est l’un des enjeux majeurs de cette élection, peut-être même son nerf de la guerre. C’est là que les électeurs attendent quelque chose.

Action et vitesse pour le peuple…

Il n’est pas possible, sans créer un fort ressentiment, de laisser la population d’un pays accéder à la modernité tout en verrouillant le fonctionnement politique, social et économique de celui-ci. La modernité dont il est question n’est pas purement française, elle se répand sur la planète entière. Que l’on plébiscite ou non cette modernité, ses principaux ressorts sont contenus dans quelques concepts que les candidats à la présidentielle ont vaguement compris et tentent plus moins adroitement de vendre aux électeurs.

Le premier concept qui caractérise la modernité vécue en 2017 est celui de la participation. Les Français, depuis quelque temps, participent à la discussion globale, s’engagent ou se documentent sur les engagements possibles, dans l’écologie, l’économie solidaire ou participative, l’innovation, etc., sont en perpétuelle effervescence sur des projets citoyens ou de nouvelles formes d’échanges. Ils s’informent. Beaucoup. Réfléchissent, analysent, observent et ont envie de « faire ». Tout est d’ailleurs fait pour les inciter à se pencher sur les « innovations » qui « doivent arriver », qu’elles soient sociales, économiques ou même… politiques.

Le deuxième concept qui caractérise la modernité est la vitesse, et l’espace du possible qui s’ouvre en permanence via les technologies connectées. Chacun peut comprendre la complexité du monde via le réseau. Rencontrer quelqu’un. Vendre, acheter, échanger, rejoindre, créer et partager, financer : les limites à l’activité humaine sont de plus en plus réduites, et la vitesse à laquelle elles peuvent s’effectuer est désormais très grande.

Freins et fermeture pour les dirigeants

La modernité est aussi un grand enfermement devant les écrans, que ce soient ceux qui permettent d’accéder aux « services » du réseau comme les plus anciens, ceux qui diffusent les flux des chaînes de télévision. Il y a comme une sorte de dichotomie entre le potentiel de possibilités offertes par ce nouveau monde connecté et martelé sur les écrans et les réalités de la société — figée — qui entoure chaque citoyen. Le président de la République vit dans un palais couvert de dorures d’où il fait parfois des discours, comme auparavant, les parlementaires continuent à mimer une parodie de débat politique, des lois sans intérêt, de circonstances, d’urgence sont votées, et les déclarations de faillite imminente — sociale, économique, politique — continuent de recouvrir les discours. Dans le même temps, les banques se gardent bien de prêter à l’économie réelle, aux créateurs d’activités, mais continuent à jouer en bourse allègrement avec des lignes de crédit de la BCE aux taux d’intérêts historiquement bas.

Plus la vitesse et les possibilités de faire s’accentuent, plus le politique et le bancaire freinent, verrouillent, et ferment les robinets. Plus la population est en mesure de comprendre et donner son avis, plus elle est mise par le politique et le financier devant des faits accomplis indiscutables et laissée à côté de toute prise de décision. C’est là le grand décalage français actuel.

Des propositions qui cherchent à surfer sur le décalage ?

Bien entendu les candidats à la présidentiel sont au courant de ce décalage, mais ce n’est pas sur ces purs constats qu’ils tentent de créer l’adhésion. Pour la plupart. Leur idée, majoritairement, est de laisser croire que ce qu’ils nomment le « blocage français » serait essentiellement dû à une rigidité du système économique, qui empêcherait les embauches. Puisque pour la quasi totalité des candidats, les problèmes majeurs seraient le chômage et le manque de dynamisme des entreprises.

Il y aurait, selon eux, un décalage entre le « potentiel de la France » et son activité réelle. Les politiques ne voient dans le décalage français qu’un problème de « pouvoir d’achat », de demande de « sécurité » ou de « flexibilité », de « trop d’Etat », ou de « pas assez d’Etat », alors qu’en réalité, c’est une véritable séparation qui s’est créée entre le fonctionnement politique et économique de haut niveau et les gens « normaux ». Ceux qui doivent travailler pour vivre, sans mandat électif ou protection de milieux financiers internationaux, sont en quête de sens mais aussi d’action. Et le monde politique ne propose rien d’autre que de continuer « presque comme avant », avec simplement des aménagements pour faire perdurer le fonctionnement actuel. L’optimiser. Des aménagements plus ou moins violents. C’est sur ces constats, d’un décalage de plus en plus intense que l’élection française se joue, en partie. Reste à voir ce que choisit la majorité, entre les différentes options proposées. Dans tous les cas, la potion risque d’être amère et le chemin difficile après le 7 mai prochain. A moins qu’une véritable alternative n’émerge et ne tente de résoudre — par obligation — ce décalage ? Allons savoir…

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Google et Facebook versus #FakeNews : de la fabrique de l’information vers la fabrique d’opinion ?https://reflets.info/?p=36680http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170418_224107_Google_et_Facebook_versus__FakeNews___de_la_fabrique_de_l___information_vers_la_fabrique_d___opinion__Tue, 18 Apr 2017 20:41:07 +0000La chasse aux fake news est un thème en vogue, qui travaille les sphères politiques, mais pas seulement. Ainsi, alors que le sujet « fausse information » n’a toujours pas été traité de façon intelligente, collégiale et réfléchie, Google et Facebook l’ont déjà plié à leurs propres intérêts.

Sans que personne n’y retrouve à redire ou ne vienne contester cette nouvelle hégémonie des deux plus importantes entreprises californiennes de portée planétaire sur — excusez du peu — la « vérité ». Observation de la « fabrique de l’opinion » par le moteur de recherche internet aux 90% de parts de marché et du réseau social aux 1 milliard 500 millions comptes [plus ou moins] actifs.

Google : sous traitance du fact checking aux médias [très dépendants]

Le système de « détection de fake news » de Google — testé depuis l’automne dans quelques pays — va se généraliser dans les mois qui viennent. Il est assez simple à comprendre, et terriblement inquiétant dans sa forme comme dans son fond (pour qui a une réflexion sur l’information et la construction de l’opinion) : certaines recherches vous donnent comme résultat un lien vers un article accompagné d’un « marqueur de vérité ». Ce marqueur (de « fact checking« , donc) s’affiche en noir et peut avoir plusieurs valeurs : True, False ou Mixture, voire Unproven. Vous cherchez une information sur un sujet, et si ce sujet a été fact checké par un média partenaire de Google dans cette opération-vérité, Google vous indique par avance le « label vérité » donné par le site de fact checking ainsi que le lien vers l’article qui a fact checké ce sujet. Si c’est « True« , l’article explique pourquoi, comme pour « False« , et le label « Mixture » expliquera pourquoi c’est partiellement vrai et faux à la fois, ainsi que Unproven, qui démontre pourquoi ce n’est « pas prouvé »…

Un exemple avec cette information au sujet de la présence de glyphosate dans les aliments, causée par l’utilisation massive de RoundUp, l’herbicide star de Monsanto. Un rapport d’organisations de défense de l’environnement est sorti à ce sujet et a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis en fin d’année dernière. Le rapport indique que Monsanto aurait fait pression pour qu’on ne puisse pas dire que le glyphosate est cancérigène, et donc dangereux.

Le citoyen américain, inquiet, peut donc chercher à en savoir plus sur cette affaire, en tapant sur son moteur de recherche préféré, Google. Et là, par « la magie du fact checking et de la chasse aux Fake news », l’internaute soucieux de vérification et de vérité peut enfin se rassurer : cette information a été fact checkée, et c’est un false qui apparaît.

Le média partenaire de Google, snopes.com a « fait le job » : un article très complet avec une grosse croix rouge explique pourquoi il ne peut pas y avoir de substance dangereuses comme le glyphosate dans les aliments qui ont poussé dans des champs traités au RoundUp. Que Monsanto est parfaitement innocent. Mais l’article ne se contente pas de dire que Monsanto n’a pas fait pression, non. Il explique aussi pourquoi le glyphosate est parfaitement sans danger.

Selon snopes, donc, le rapport « des activistes de l’environnement » ne repose pas sur grand chose, c’est une fake news qui est juste sortie pour salir Monsanto. Heureusement que des médias sérieux sont là pour rétablir la vérité et éviter que les internautes ne se laissent piéger par ce genre de théories du complot ! Et si le site snopes.com est financé par de la publicité, dont des encarts à la gloire de Monsanto, ça n’a aucune espèce d’importance : les journalistes ne sont pas sous la coupe des directions financières des médias qui les emploient, c’est évident, tout le monde le sait, et jamais ils n’iraient publier des articles pour défendre des annonceurs (qui les font vivre).

Des annonceurs dont les chiffres d’affaires sont supérieur au PIB du Portugal. Non, jamais… Quand aux analyses des résidus que le Roundup laisse dans les aliments, et les enquêtes sur le glyphosate dans les aliments en Europe, l’Américain un peu inquiet n’a plus à s’en soucier : le fact checking propulsé par la méta-firme d’indexation planétaire devrait lui suffire. Merci qui ? Merci Alphabet-Google. Et la chasse aux fake news. Les faits, coco, rien que les faits…

Facebook : délation, collaboration et punition

Facebook est une entreprise à l’éthique irréprochable, c’est bien connu. Bien qu’ayant eu quelques déboires avec la justice, Facebook, dont les pratiques en termes d’influence, de manipulation des foules, de pillage des données personnelles sont [un peu] connues depuis quelques années, a décidé d’aider l’humanité à se prémunir des mensonges. Oui, Mark Zuckerberg veut permettre à tous les fans de son réseau social de ne pas tomber dans le piège des théories du complot et des informations fabriquées qui viennent influencer le choix des électeurs ou des consommateurs. Mark est une sorte de bienfaiteur qui veut permettre à tout un chacun de lire seulement « ce qui est vrai », et bannir « ce qui est faux ». Seul le vrai a de la valeur, c’est bien connu. Il faut éviter les discours faux. Et se référer au vrai : comme les discours de Mark Zuckerberg, ce PDG qui continue à expliquer qu’il développe ses outils pour faire du monde « a better place ». Mais oui Mark, on te croit.

Quelles sont donc les solutions de Mark pour chasser les fake news et éclairer les fans de son écosystème soviético-capitaliste réseau social ? La délation pardi ! Chaque facebookien va pouvoir désormais signaler une information qu’il estime « fake », pas claire, sûrement pas vrai, à des polices de l’info médias partenaires (que Mark compte peut-être bien rémunérer, il y réfléchit). Les médias fact checkers vont alors aller vérifier si l’information leur semble [ne pas aller contre les intérêts de leur employeur et de leurs actionnaires ou annonceurs] décidément fausse ou pas. Ensuite, libre à Mark et ses troupes de bannir l’info, le compte qui l’a diffusé de [la prison numérique Facebook] Facebook.

Résumé de la situation (avant suicide collectif)

Il y a de tout sur le réseau Internet. Des gentils, des méchants, du bien, du mauvais, du moyen, du vrai, du faux, du presque vrai, et même du presque faux. Cette trouvaille incroyable, effectuée il y a quelques mois par les observateur du monde du doigt numérique suite à l’intense campagne électorale (de grand n’importe quoi) pro Trump, a de quoi faire frémir la ménagère, et trembler les gens sérieux qui veulent le bien de l’humanité : les politiques et les capitaines d’industrie.

On ne sait jamais, les gens qui votent pourraient avoir envie de suivre d’autres voies que celles qu’on leur martèle à longueur de journées via les canaux officiels à la rentabilité nulle mais achetés des fortunes par des grands industriels. Il est donc temps de faire taire tout ce qui pourrait « fabriquer du doute », les marchands de fake news, ces horribles groupes de l’ombre qui distillent de gros mensonges que les foules plébiscitent à longueur de clics.

Oui, mais non.

La situation n’est pas si simple, loin de là. Qu’il y ait des informations fabriquées pour influencer l’opinion, que des politiques ou des groupe d’influence peu scrupuleux utilisent ces méthodes pour remporter des scrutins, ou créer de l’adhésion, que des fermes à clics diffusent massivement ces informations bidons (ou grâce à des hordes de robots), que le public ne sache pas toujours très bien discriminer ce qui est de l’ordre de l’info bidon ou d’une info fiable, tout ça est certain. Mais il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Ce phénomène d’infos bidons existe depuis déjà un certain temps. Et s’il prend de l’ampleur, et s’il doit être observé et traité, cela ne peut pas être effectué par les mêmes qui s’enrichissent avec la diffusion de fake news, justement, et surtout, qui ont capturé la quasi totalité des utilisateurs d’internet dans leurs silos à information. On ne demande pas aux renards de venir garder le poulailler quand on part en vacances…

Quand aux médias partenaires, remarquons que s’ils sont sous perfusion des aides d’Etat ou financés par des annonceurs, leur indépendance vis-à-vis de l’information est plus que contestable. Surtout s’ils deviennent des « gardiens de la vérité » censés chasser en particulier les « ennemis » de ceux qui les nourrissent. Il suffit de se rappeler l’unanimité des médias américains lors du déclenchement de la seconde guerre d’Irak, ou celle des média français à chaque intervention militaire hexagonale pour s’inquiéter de la qualité des chasseurs de fake news à la solde de Google et Facebook.

Mais bien entendu, rien n’est à craindre, en réalité : l’information n’est qu’une suite de faits vérifiables, le journalisme une pratique parfaitement objectivée et définie, et les grandes entreprises américaines de l’Internet, des bienfaiteurs de l’humanité.

Tout le monde peut applaudir et aller se rendormir : il ne s’est rien passé, le contrôle et l’orientation de l’information sur Internet, l’influence sur les foules par les entreprises leaders du réseau n’existe pas. Soyons rassuré : le monde libre terrasse toujours les méchants à la fin.

 

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Les USA et SWIFT : une non révélation qui fait la Une…https://reflets.info/?p=36665http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170417_155613_Les_USA_et_SWIFT___une_non_revelation_qui_fait_la_Une___Mon, 17 Apr 2017 13:56:13 +0000Impossible de passer à côté. Les Etats-Unis auraient hacké SWIFT. De quoi faire sursauter toute personne qui sait ce qu’est ce réseau. Pour ceux qui sont peu intéressés par les histoires bancaires, SWIFT est un réseau bancaire qui permet à une banque A d’envoyer un message à une banque B en lui disant : je débite le compte de mon client C de telle somme et je la porte au crédit de ton client D. Imaginez… Les Etats-Unis seraient au courant des transactions internationales interbancaires. Ca fout la trouille non ?

De quoi faire la Une de toute la presse.

Il y a juste deux ou trois trucs qui clochent.

Premier point, depuis le 11 septembre, les Etats-Unis ont fait en sorte de collecter tout ce qu’ils pouvaient auprès des infrastructures qui s’occupent de transferts de fonds. Cette information est connue depuis très longtemps. Et d’ailleurs, SWIFT l’explique sur son site. Demain, tout le monde s’étonnera de découvrir que les transactions par cartes (Visa, Mastercard, American Express, etc.) sont également pompées par les services américains…

Envoyer des bombes sur la tête des terroristes est une option militaire. Mais elle ne va évidemment pas sans une autre option : celle qui consiste à assécher les moyens de financement des opérations terroristes. Il faut donc conjuguer les bombes (et tous leurs dommages « collatéraux ») à une chasse aux comptes bancaires utilisés par les organisations terroristes. Les Etats-Unis ne se sont pas privés de cette action.

Il n’y a donc rien de neuf dans cette histoire. Mais cela semble mériter la Une. Allez comprendre…

Ensuite, il y a les vieux de la vieille, qui se marrent un coup… Vous m’excuserez cher lecteur, mais à ce stade, je dois passer à la première personne du singulier pour mon récit même si ce n’est pas très journalistiquement correct. En même temps, chez Reflets, on fait du journalisme gonzo, alors… Passer à la première personne du singulier me permet d’ajouter un peu de contexte.

Des banques pas si sécurisées que cela

Figurez-vous que si je me suis intéressé au monde des hackers vers 1993/1994, c’est que l’on découvrait un nouveau réseau, Internet. Et comme je travaillais sur les banques dans un journal financier très sérieux, je savais que leurs réseaux étaient particulièrement bien protégés. Je me demandais donc ce qui se passerait si elles ouvraient une porte sur un réseau public, comme cela commençait à arriver aux Etats-Unis. En France, il faudra attendre 1996/1997 pour que les banquiers abandonnent leur discours commun : « sur Internet ? Il n’y a que des pirates et des pédophiles, on n’a rien à faire là dessus« . Elles décident alors d’y aller sur le mode : « dites, vous, là, au service informatique, il nous faut un site Web en production dans 1 mois, débrouillez-vous avec une queue de budget s’il le faut« . Et les sites bancaires français ont commencé à apparaître sur le Web. Ils étaient faits n’importe comment (article du 03/04/2000) puisque les informaticiens ne connaissaient pas ces technologies, pas plus que les SSII avec lesquelles les banques travaillaient (article du 29/06/2001). Il a fallu quelques années pour que ça se stabilise et pour que ces sites deviennent autre chose que des plaquettes commerciales.

J’ai donc approché quelques groupes de hackers comme ADM, w00w00, Rhino9, L0pht, etc. Ils ont eu l’amabilité de répondre à mes questions techniques de béotien. Cela n’a pas fait de moi un hacker, je suis assez nul en technique et ne code pas. Mais cela a sans doute fait de moi un utilisateur très averti du réseau. Au delà de ça, le temps passant, tous ces hackers sont devenus des amis et nous avons beaucoup échangé. J’ai été pendant des années un observateur taiseux de leurs aventures. Cela m’a permis de comprendre quelques petites choses.

Premier point, les machines connectées à Internet sont généralement accessibles. Surtout pour ceux qui passent leur temps à trouver des failles (zero days) qui, par principe ne sont pas rendues publiques. Elles finissent par fuiter, mais c’est lent (relire mon article récent sur les attributions).

Deuxième point, il y a des hacks qui ne sont jamais racontés dans la presse. C’est très bien comme ça, mais pour ceux qui les connaissent, cela permet de relativiser ceux que l’on découvre dans les journaux.

A titre d’exemple, il y a très, très longtemps, une machine équipée de tous les outils nécessaires pour utiliser SWIFT et se trouvant sur un réseau bancaire a été p0wnée par quelques « informaticiens de talent ». Cela n’a pas fait la Une. Premier point, ils n’ont jamais revendiqué cette opération. Deuxième point, ils n’en ont rien fait. Le fait d’être arrivés là leur suffisait sans doute et ils n’avaient aucune intention de commettre une infraction une fois dans la machine. Plusieurs fois, j’ai même pu les voir réparer les failles et disparaître des machines qu’ils avaient hackées.

A l’époque, les banques étaient de grosses utilisatrices du réseau X25. Et les hackers, eux, étaient des passagers clandestins de ce réseau… C’était une autre époque où les groupes de hackers réunissaient des compétences variées (téléphonie, satellites, réseau, code, applicatif, etc.). Et cette époque m’a permis de relativiser ma certitude du fait que les réseaux des banques étaient très sécurisés.

Bref, accéder à SWIFT n’est pas une nouveauté. Avant les USA et leur volonté de tout traquer, des hackers le faisaient déjà.

Bullshit habituel

C’en est fini des paradis fiscaux… Nous allons traquer les auteurs d’évasion fiscale ! Combien de fois avons-nous entendu ce type de déclarations martiales ces dernières années ? Les récents leaks (LuxLeaks, Panama Papers pour ne citer que ceux-là) ont produit des effets sur les dirigeants politiques. Allez, finie la fraude fiscale…

Oui, sauf que non…

Elle se porte toujours bien. La seule réponse a été double :

  • Créer des listes noires, grises, blanches de pays. Considérés comme paradis fiscaux, ils finissaient dans les listes noires. Mais pour en sortir, il suffisait de signer des accords internationaux de coopération pour dénoncer les méchants fraudeurs. Les paradis fiscaux ont donc décidé de signer des accords… avec d’autres paradis fiscaux. Hop, le tour est joué.
  • Ouvrir, notamment en France, des bureaux de régularisation. Vous avez fraudé ? Il est encore temps de venir vous dénoncer et on règlera tout ça au mieux de nos intérêts communs. Vous paierez une amende et vous pourrez régulariser votre situation et vos fonds.

Pourtant, et ce n’est pas une nouveauté non plus, il n’y a pas de système mieux notarisé que celui des banques. Pas une transaction qui ne soit archivée. Denis Robert s’est époumoné pendant des années à propos de Clearstream sur ce point. SWIFT est un autre notaire des transactions financières. En d’autres termes, si de l’argent est « transféré » dans un paradis fiscal, il y a une trace chez Clearstream, SWIFT, dans la banque de départ. Tracer et poursuivre les exilés fiscaux est probablement l’une des choses les plus aisées du monde pour un ou des gouvernements qui en auraient la volonté. Mais cela ne s’est jamais fait. A part, bien sûr, pour poursuivre les terroristes. Quand ils n’utilisent pas des réseaux intraçables. Allez comprendre…

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On avait dit mollo sur le cyberhttps://reflets.info/?p=36644http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170415_203022_On_avait_dit_mollo_sur_le_cyberSat, 15 Apr 2017 18:30:22 +0000

Les attaques informatiques — souvent désignées sous le terme de « cyberattaques » parce que c’est plus évocateur — donnent parfois lieu à des échanges musclés entre journalistes et gens de la technique. En général, c’est un spécimen de la première espèce qui ouvre le bal, en publiant un article intitulé :

<insérer un nom de pays ici> : des hackers russes soupçonnés d’une cyberattaque

Nous précisons que pour ne vexer personne, nous avons volontairement choisi un exemple tout à fait imaginaire, et que, selon la mode du moment, l’accusation portera sur une équipe de flibustiers chinois, nord-coréens, états-uniens, israéliens, etc. Conséquemment à la publication de l’article, il n’est par rare qu’un technicien (animal sceptique par nature et pas toujours très diplomate) rentre frontalement dans le chou du journaliste émette poliment quelque objection auprès de l’auteur. En cause, la fréquente absence d’éléments techniques probants qui permettraient de soutenir l’attribution d’une attaque à un acteur, ou à tout le moins le caractère contestable des informations produites. En effet, la plupart des articles s’appuient sur les déclarations « d’officiels » d’agences gouvernementales et autres « sources proches du dossier », ou encore sur les témoignages ou rapports « d’experts en cybersécurité » issus d’entreprises spécialisées qu’on imagine pas totalement désintéressées.

Dans ce dialogue de sourds, qui a tort ? Qui a raison ? Faut-il disqualifier d’emblée toute tentative allant dans ce sens parce qu’il s’agit d’un exercice difficile, sinon impossible ? Faut-il tenir compte uniquement des critères techniques ?

Comment fait-on d’habitude ?

Techniquement, l’attribution est effectuée grâce à différents éléments collectés sur le réseau et les équipements de la victime. Il s’agit notamment d’analyser les logiciels malveillants — les malwares — récupérés sur les machines infectées. Les organisations chargées de ces analyses sont assez variées, il peut s’agir des services informatiques de la société visée ou de services gouvernementaux spécialisés, comme l’ANSSI en France. Des sociétés privées (Crowdstrike, Crysys, ESET, FireEye, F-Secure, Kaspersky, Palo Alto Networks, Symantec, PwC, Securelist, SecureWorks, ThreatConnect, Trend Micro, etc.) sont souvent sollicitées car, outre leur expertise, leur nombre important de clients leur permet de constituer de conséquentes bases de données de malwares. Ces bases de connaissances leur procurent des facilités opérationnelles et, par conséquent, un important avantage commercial.

Les analystes étudient les malwares via différentes techniques d’ingénierie inverse (analyse statique, dynamique, désassemblage, décompilation) afin d’en comprendre le fonctionnement, mais aussi d’en extraire des éléments identifiants — des « signatures » — autorisant l’attribution. Ces éléments peuvent aussi être déterminés ou complétés à partir d’autres sources, comme l’analyse du trafic réseau ou des fichiers journaux des équipements de la victime, qui enregistrent certains événements.

Quelles sont-elles, ces signatures ? Il peut s’agir par exemple du type de vulnérabilités exploitées, de composants logiciels spécifiques, d’adresses IP, de protocoles ou des noms de domaines utilisés par les malwares pour se connecter aux serveurs utilisés pour exfiltrer les données, ou à leur infrastructure de contrôle (Command & Control, aussi nommée C&C ou C2), de mise à jour de code (payload servers) ou de phishing, de clés cryptographiques, etc. Ces informations sont ensuite comparées aux traces laissées par les filous lors de précédents abordages contre d’autres cibles et précieusement conservées dans les bases de données des analystes.

Hive, infrastructure de communication de la CIA – Wikileaks

Ils tiennent aussi compte d’autres données annexes, comme les plages horaires pendant lesquelles les malwares ont été compilés ou celles où leurs opérateurs sont actifs, les langages utilisés lors de leur construction, le format des fichiers de configuration, le styles de programmation des développeurs, et tout un tas d’autres « métadonnées ».

Preuves formelles et fausses bannières

Le problème est que, comme nous l’évoquions dans nos colonnes, aucun de ces éléments ne sauraient indépendamment constituer une preuve formelle. Les adresses IP et les noms de domaine peuvent changer, être réalloués à d’autres machines. Les serveurs utilisés sont souvent des relais, parfois eux-même piratés et utilisés à l’insu de leur propriétaires. Les vulnérabilités et malwares peuvent être disséminés puis « reconditionnés ». Quant à la donnée « horaires de bureau », sa fiabilité prête à sourire mais c’est pourtant un élément très souvent utilisé par les analystes… Peut-être à raison, cela dit, lorsqu’il s’agit d’attribuer une attaque à des feignasses de fonctionnaires un acteur gouvernemental.

Rapport « APT28 – At The Center of the Storm » – FireEye

Même les informations considérées comme « très identifiantes », comme les clés cryptographiques, ne le sont, si l’on regarde de plus près, pas tant que cela. Lors de son audition devant la commission au renseignement du Sénat US à propos du piratage du parti Démocrate — les « DNC hacks » qui ont tant défrayé la chronique, le chercheur en sécurité Thomas Rid déclarait :

Les opérateurs russes ont aussi réutilisé des clés de chiffrement sur plusieurs cibles, notamment contre l’artillerie ukrainienne (…), contre une organisation Démocrate à Washington, ainsi que dans au moins 75 implants retrouvées sur un nombre important de cibles dans le monde. Ce chevauchement cryptographique est un lien forensique particulièrement fort, comparable à une empreinte digitale.

Nous reviendrons plus tard sur cette affaire d’artillerie ukrainienne. Pour l’instant, allons fouiner dans les notes de bas de page du compte-rendu de cette audition fort intéressante pour découvrir quels sont ces liens « si forts », cette fameuse empreinte digitale numérique (pun intended).

Il s’agit donc de deux clés pour l’algorithme de chiffrement RC4 retrouvées dans le logiciel, « X-Agent », dont 46 octets sont identiques. Paf ! La preuve irréfutable. Oui mais non. D’abord, pourquoi ne changer que 4 octets ? Tant qu’à faire, autant changer la clé intégralement, le moindre téléphone portable génère suffisamment d’entropie pour cela en quelque secondes, maximum. Ensuite, figurez-vous que RC4 est un algorithme de chiffrement symétrique. Avec du chiffrement asymétrique, où seule la clé publique aurait été embarquée dans le malware, la clé privée étant détenue uniquement par l’opérateur, cela aurait été intéressant. Mais avec du chiffrement symétrique, c’est la même clé qui est utilisée pour le chiffrement et le déchiffrement. À partir du moment où le logiciel est disséminé, la clé cryptographique l’est aussi : elle ne permet plus d’identifier l’opérateur. Soit les zackers sont des billes, soit le choix d’algorithmes de chiffrement symétriques est effectué à dessein.

En effet, pour contrer les velléités d’identification, nos facétieuses fripouilles utilisent des briques logicielles librement accessibles sur Internet, voire y publient tout ou partie des logiciels qu’ils utilisent. L’objectif est, vous l’aurez compris, de brouiller les pistes et de laisser planer le doute sur l’origine de l’attaque. C’est ce que l’on appelle le « déni plausible », ou « plausible deniability ». De plus, une fois qu’un logiciel malveillant a été découvert par un acteur, on peut imaginer qu’il se fera une joie de le réutiliser à son profit, pour monter des opérations sous « fausse bannière » (false flag). Il est intéressant de noter que certains malwares sont en circulation depuis 20 ans. Enfin, nos filous incluent dans leurs outils des informations destinées à tromper les analystes, via l’obscurcissement de code (obfuscation), ou encore en incluant des mots dans une autre langue. Les récentes révélations de Wikileaks sur le Marble Framework de la CIA ont encore une fois confirmé ce type de pratiques.

À qui profite le cybercrime ?

Nous le voyons, si l’on en reste au strict niveau technique, l’attribution est une entreprise fort hasardeuse. Les éléments recueillis constituent un faisceau d’indices qui permettent de déterminer «sans trop de doute » ou avec un « bon niveau de confiance », pour reprendre des expressions souvent utilisées, l’identité du groupe de forbans à l’origine d’un abordage informatique. Paradoxalement, ce sont parfois les données apparemment les moins identifiantes qui peuvent en réalité s’avérer l’être le plus, dans la mesure où elles ont pu être laissées là par erreur par le développeur ou l’opérateur d’un malware, contrairement à une adresse IP, une vulnérabilité, ou un mot qui ne seront pas introduits au hasard dans un logiciel.

Une fois les éléments techniques rassemblés pour attribuer une ou plusieurs attaques à un groupe de canailles du cyberespace, encore faut-il déterminer qui se cache derrière, notamment quand on soupçonne que le groupe en question ait en main une lettre de marque paraphée par un acteur étatique. L’intention derrière l’attaque est complémentaire de l’identification de « qui » en a la capacité : il ne suffit pas de savoir qui s’encanaille, il faut aussi comprendre dans quel but. C’est là où, sans doute, une approche exclusivement technicienne de l’attribution atteint ses limites. Elle permet de déterminer le « comment » et éventuellement le « quoi », mais le processus d’attribution va plus loin, en cherchant à déterminer le « pourquoi » et le « qui ».

Lorsque l’ODNI (Office of the Director of National Intelligence) a publié, en janvier 2017, sa documentation sur l’ingérence russe dans l’élection américaine. Le document a été accueilli avec force couinements de commentateurs (dont ceux de votre serviteur). L’informatique était en effet aux abonnés absents, le « cyber » se résumant à quelques paragraphes noyés au milieu des « fake news», de la propagande de Sputnik ou RT, des trolls pro-Poutine sur les réseaux sociaux ou des accointances supposées de Julian Assange et de Wikileaks avec le pouvoir russe. En février, c’était au tour du DHS (Department of Homeland Security) de publier son rapport sur « GRIZZLY STEPPE » (le joli nom donné par le DHS aux groupes de boucaniers APT28 et APT29). Tout à fait frustrant pour techniciennes et techniciens, les rapports se bornant à donner des informations d’ores et déjà connues, parfois douteuses, et, dans le cas du DHS, des recommandations aux administrateurs de réseaux et systèmes.

Il n’en reste pas moins que les éléments de contexte, notamment ceux portant sur la capacité des attaquants et sur l’intentionnalité de l’attaque, sont déterminants dans le processus d’attribution. Si l’on se demande qui avait intérêt à faire fuiter les emails du Comité national démocrate (DNC) et pourquoi, qui avait la capacité de se maintenir sur ses serveurs et d’y opérer pendant plus d’un an, le gouvernement du gentil Vladounet (on dit Volodya, en russe) arrive en bonne place parmi les candidats. Les sociétés de sécurité privées et les services de renseignement font davantage que collecter des données brutes, ils leur donnent du contexte. Thomas Rid l’explique très bien dans son papier « Attributing Cyber Attacks » :

Ce process d’attribution n’est pas binaire, mais se mesure en degrés inégaux, il n’est pas en noir et blanc, en oui ou non, mais apparaît en nuances.

La plupart du temps, en cas d’attaque, les victimes n’auront que peu d’intérêt à mener à bien le long et coûteux processus d’attribution. Elles colmateront les brèches, feront l’inventaire des dégâts, répondront peut-être à leurs obligations juridiques et ignoreront le reste. Tout est affaire de rapport entre les dommages causés (ou potentiels) et l’investissement nécessaire à l’attribution. Dans le cas de l’élection américaine, cela ne fait guère de mystère : une intrusion dans le processus électoral appelait forcément une réponse politique, et donc une attribution publique. Le contexte alors est tout aussi important — et sans doute aussi plus compréhensible — que les éléments techniques, qui deviennent, malheureusement, relativement secondaires.

50 nuances de cyber

Il est intéressant de noter que la presse joue un rôle fondamental dans le processus d’attribution. En effet, elle est citée de manière presque systématique dans les rapports — en tout cas publics — produits par la communauté du renseignement ou les sociétés de sécurité. Elle est ainsi naturellement une cible lorsqu’il s’agit de rendre publique une attribution, mais elle fait également partie des sources — et donc oriente — les attributions futures.

Revenons à cette histoire d’artillerie ukrainienne, que nous mentionnions plus haut. La firme de sécurité Crowdstrike déclarait en effet que le malware « X-Agent » avait été retrouvé dans une application Android massivement utilisée par les artilleurs ukrainiens. Ce malware aurait, toujours d’après Crowdstrike, permis aux russes de géolocaliser les batteries de D-30 Howitzer pour faciliter la destruction de — excusez du peu — 80 % d’entre elles (ce chiffre provenant de l’International Institute for Strategic Studies). Le même malware, que Crowdstrike et d’autres firmes comme FireEye prétendaient à l’usage exclusif du groupe APT 28, avait aussi été retrouvé lors de l’analyse du piratage du DNC.

Le narratif de Crowdstrike était donc le suivant. Le malware avait servi à frapper l’Ukraine dans un conflit qui l’opposait à la Russie. Donc, il s’agissait d’un malware russe, plus précisément du GRU (le renseignement militaire). Le logiciel n’avait pas été disséminé, les agents du GRU étaient donc les seuls à l’exploiter (ce dernier point figure d’ailleurs dans les conclusions d’une autre société, FireEye). Le malware avait été utilisé pour le piratage du DNC. CQFD, emballé c’est pesé, voilà donc la démonstration faite que les forbans du GRU avaient pris part à l’abordage cybernétique contre le DNC.

L’information avait été reprise assez largement dans la presse, suite à une dépêche de Reuters (le truc à te faire verdir le Décodex : Motherboard, le Washington Post, le Guardian, CBS News,Forbes, Foreign Policy, le Telegraph, NBC News, Numerama, RTS, Le monde informatique, L’usine nouvelle, La Tribune, etc.) et sur les réseaux sociaux… Vous pensez bien, voilà du cyber qui explose avec des vrais cyber-morts et des bouts d’artilleurs éparpillés. La présence du logiciel « X-Agent » étant l’un des principaux éléments cités pour démontrer l’implication d’APT28 et donc du GRU, dans l’attaque contre les artilleurs ukrainiens et dans le piratage du DNC.

Début janvier, un autre chercheur en sécurité, Jeffrey Carr, mettait sabre au clair pour faire des confettis du rapport de Crowdstrike. D’abord, le logiciel « X-Agent » avait été disséminé, ce qui excluait son usage exclusif par APT28. L’application Android vérolée n’exploitait pas non plus le GPS des appareils, d’où une géolocalisation au doigt mouillé basée sur la position des antennes mobiles. En outre, on ne trouvait aucune preuve que cette application ait été installée par le moindre soldat ukrainien. Pour couronner le tout, l’IISS déclarait que le chiffre de 80 % de pertes cité par Crowstrike était tout à fait fantaisiste, et prenait officiellement ses distances. Le ministre de la Défense ukrainien se fendait quant à lui d’un démenti. Oups.

La théorie des artilleurs ukrainiens cyber-vaporisés vacille, et avec elle c’est la démonstration par Crowdstrike de la participation du GRU au piratage du DNC qui chancelle. C’est pourtant l’un des éléments-clés présentés lors de l’audition de Thomas Rid au Sénat américain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la presse ne se bouscule pas pour mettre en perspective les allégations de Crowdstrike ou d’autres sociétés qui profitent de l’engouement médiatique pour la chose « cyber » pour faire du marketing et vendre leurs compétences (bien réelles).

Pas si élémentaire, mon cher Watson

Il n’en reste pas moins que, selon toute probabilité, le gouvernement russe est à l’origine des attaques contre le DNC. L’alignement stratégique, les méthodes employées et la concomitance des attaques avec une vaste opération de propagande désignent la Russie.

Nous voilà donc revenus à la question de départ, à savoir la pertinence des éléments techniques dans l’attribution des auteurs. On se rend compte de la complexité toujours croissante de naviguer cette mer. Faire l’impasse sur les aspects techniques de la chose est nocif. Ignorer le contexte dans lequel les attaques se produisent, les intentions des auteurs potentiels, les intérêts des différents acteurs impliqués dans l’attribution, la nature de la réponse de la victime et sa stratégie de communication le serait tout autant.

Finalement, si l’anecdote des artilleurs ukrainiens nous enseigne quelque chose, c’est qu’il conviendrait de s’inscrire dans le temps long quand il est question de l’attribution des « cyber-trucs ». Peut-être devrions nous, aussi, prêter l’oreille aux braillements des sceptiques qui nous suggèrent d’y aller mollo sur le cyber.

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Elections, piège à c***https://reflets.info/?p=36636http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170413_110324_Elections__piege_a_c___Thu, 13 Apr 2017 09:03:24 +0000Mes chers compatriotes… Hum… Dans une quinzaines de jours, vous serez appelés à élire votre président. Le chef, quoi. Chef absolu. Bien que présentée comme une démocratie, la patrie des droits de l’homme, la maman des lumières, la France constitue un sujet d’étude pour ce qui est de l’impunité des politiques et plus globalement, du système qui la gère, pour son plus grand profit. Oui, chef absolu… Car il peut décider d’envoyer nos troufions mourir où bon lui semble, pour une bonne ou une mauvaise raison. Même pour effacer les traces de ses propres compromissions avec un dictateur. Absolu parce qu’il peut faire à peu près ce que bon lui semble sans être jamais inquiété par le contre-pouvoir supposé qu’est le Parlement. Combien d’enquêtes parlementaires mettant en cause un président de la république ? Vous allez donc élire quelqu’un sur qui ne s’exercera aucun contre-pouvoir pendant cinq ans. Autant dire, comme Jacques Chirac ou Charles Pasqua (selon les légendes) en leur temps que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. C’est à dire vous. Vous allez encore une fois, inexorablement croire tout ce que l’on vous promet (un avenir radieux, ou moins désagréable que votre présent. Et une fois encore, être déçus dans les mois qui suivront les élections. Et cette propension à croire (une fois qui s’apparente à celle des religions) est exacerbée par le fait que vous allez devoir choisir, comme souvent, le moins catastrophique de tous.

Pour ne retenir que ceux qui ont une chance d’être présents au deuxième tour, vous avez le choix entre :

  • Emmanuel Macron, un politique qui promet tout et n’importe quoi pour satisfaire tout le monde, qui ne connait pas les dossiers qu’il évoque et qui n’a pas les moyens d’obtenir une majorité lors des législatives qui suivront.
  • Marine Le Pen, une politique que l’on sait compromise sur le plan financier, dont les membres de son parti sont le plus condamnés en justice dans le spectre politique français. Une politique dont on connaît les penchants habituels familiaux pour le négationnisme et les petites fêtes des partis d’extrême droite européens (pour ne citer que ces travers).
  • Jean-Luc Mélenchon qui promet monts et merveilles et peut séduire les déçus des promesses (mon ennemi c’est la finance…) de François Hollande et du PS en général. Mais qui a un vrai problème avec la contradiction. Ses attaques répétées contre les journalistes qui lui posent des questions auxquelles il ne veut pas répondre laissent présager un avenir peu riant s’il était élu et donc… contesté.
  • François Fillon qui a montré à quel point l’éthique et le respects du bien public étaient importants pour lui. Quant à son programme, il promet du sang et des larmes pour les petits, des brouzoufs pour les gros.

File ton vote ou t’es contre la démocratie !

Oui, on vous demande de confier votre vote, de céder votre part de pouvoir à une personne qui est soit mise en examen, soit insulte les journalistes, soit en délicatesse avec le fisc. Et si vous annoncez que vous n’allez pas voter, il se trouvera mille commentateurs pour vous expliquer que c’est un droit gagné de haute lutte, le coeur de la démocratie, vous vous inscrivez donc dans le camp de ceux qui veulent miner ladite déocratie. CQFD.

Oui…

Mais non…

Le droit de vote ne consiste pas à voter pour voter, à voter pour le moins pire. Le droit de vote, c’est adhérer à des idées qui seront transformées en une réalité, c’est être représenté par quelqu’un qui respecte votre vote, c’est déléguer votre pouvoir à quelqu’un qui vous représentera et qui n’a en tête que le bien commun. Bon courage pour trouver la perle rare.

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Emmanuel Macron veut une cyber-armée… C’est à dire ?https://reflets.info/?p=36625http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170410_225707_Emmanuel_Macron_veut_une_cyber-armee____C___est_a_dire__Mon, 10 Apr 2017 20:57:07 +0000La période électorale est toujours un moment fructueux. Le nombre d’imbécilités débitées à la minute augmente à mesure que la date de l’élection approche. Nous entrons donc dans une période troublée durant laquelle le Littératron (c’est le moment de relire Robert Escarpit) va produire toutes sortes de choses hallucinantes visant à rallier Pierre, Paul, ET Jacques. Aujourd’hui, c’est Emmanuel Macron qui s’y est collé. Figurez-vous qu’il veut une cyber-armée, la « cyberdéfense et la cybersécurité » devant être les « priorités de notre sécurité nationale« . Sans faire appel au compte @traduisonsles, on peut tenter d’analyser ce tweet mémorable du candidat.

Premier point, la cyberdéfense et la cybersécurité deviendront les priorités de notre sécurité nationale. Cela signifie, sauf à parler une autre langue, qu’Emmanuel Macron investira plus de temps et d’argent dans ce domaine que dans le développement d’armes classiques ou de corps d’armée classiques. Il a donc plus peur des hackers russes du FBI nord-coréen que d’une invasion physique de notre territoire ou que, pour pousser plus loin, des actions terroristes de Daesh. Au siècle dernier, l’auteur de ces lignes énonçait peu ou prou la phrase suivante : « la cyber-guerre, ça fait des cyber-morts« . En gros, mieux vaut perdre un serveur qu’une vie. Rien n’a changé. A l’époque, c’était l’armée américaine qui voulait tout faire pour se protéger de la cyber-menace. Aujourd’hui, c’est Emmanuel Macron…

A chacun ses priorités…

Deuxième point, s’il veut une cyber-armée, il serait peut-être utile de définir ce que c’est. Et s’il en veut une, c’est que nous n’en avons pas ?

La cyber-guerre est un roman…

A quoi ressemble une cyber-guerre ? A rien. A quoi servirait une cyber-guerre sans invasion qui la suivrait ?

Ah… Mais, diront ceux qui font commerce de la peur, il se pourrait que cette cyber-guerre ait un but purement économique. Oui, c’est vrai. Et au siècle passé, également, l’auteur de ces lignes publiait un roman qui est encore probablement aujourd’hui, le seul manuel de cyber-terrorisme et de cyber-guerre qui pourrait marcher. Pour autant, il s’agissait d’un roman. Même s’il reposait sur une série de choses réelles et parfois non publiques, il est très improbable que l’organisation décrite dans ce roman puisse voir le jour. Il y a de nombreuses raisons qui expliquent cela. Monter une équipe ayant les moyens de déclencher une cyber-guerre efficace à l’échelle d’un pays, demande des moyens considérables, et surtout, la capacité à recruter des profils très différents. Ces personnes ont la particularité de très mal travailler en équipe lorsqu’elles sont « embauchées ». Il serait donc quasiment impossible de les faire travailler efficacement sur ce projet. Ne parlons pas de leur capacité à garder le secret.

Revenons à la cyber-armée… Elle serait composée de qui, combien de bataillons ? Qui feraient quoi ? Emmanuel Macron, il faudrait nous préciser ces détails.

Car son tweet laisse entendre que nous ne disposons pas de cyber-armée. Ce qui fera sans doute tiquer les gens de la DGSE, de l’ANSSI, de la DGSI, etc., etc.

Cela fera sans doute également sourire les entreprises comme l’ex-VUPEN (c’est un exemple parmi d’autres) qui fournissent des vecteurs d’attaque à des services gouvernementaux pour faire un peu ce que l’on reproche à la NSA ou la CIA ces temps-ci : attaquer des systèmes d’information, les pirater. Ce que réprime le code pénal. Mais c’est un détail.

File les codes !

La sortie sur la cyber-armée a été accompagnée d’une longue série d’inepties sur le numérique et le terrorisme.

Emmanuel Macron, pour résumer, voudrait que les entreprises qui utilisent de la cryptographie fournissent, sur demande, les clefs (lui dit les codes) permettant de déchiffrer les contenus. Qu’un terroriste utilise Telegram, Signal ou WhatsApp, peu importe, notre Emmanuel Macron national fera cracher les clefs (comment dans le cas de chiffrement de end-to-end ? Mystère).

Ce que ne dit pas Emmanuel Macron, c’est que dans sa société panoptique rêvée, il y a les citoyens lambda qui sont surveillés par les « boites noires », mises en place par le gouvernement auquel il participait il y a quelques mois, et les autres. Les autres, ce sont tous les politiques (et ils sont nombreux, de Fillon à Montebourg en passant par Macron) qui utilisent des machins comme Telegram ou WhatsApp pour échapper aux écoutes existantes dont ils connaissent visiblement l’étendue. Ce qu’il ne dit pas non plus, c’est qu’il est fort improbable que des juges s’intéressent aux contenus de leurs discussions chiffrées. Qui doivent pourtant être fascinantes.

Emmanuel Macron veut du panoptique pour les autres. Mais il n’est pas le seul. Les politiques, de gauche comme de droite, veulent étendre encore les pouvoirs des services en matière de surveillance. Et vous allez le voir, on est assez proche de franchir un cap que nous évoquions déjà lors du vote de la loi sur le renseignement.

Une orgie de métadonnées…

Nous avons sollicité en vain la députée Patricia Adam (PS), co-auteur d’un passionnant rapport relatif à l’activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l’année 2016, pour une interview.

Cette délégation, au nom des parlementaires, et donc des représentants supposés du peuple, se prononce pour quelques trucs anodins…

On trouve ainsi page 78 du rapport cette proposition visant à procéder à des interceptions en temps réel chez les opérateurs sous forme de (batchs) listes. Explication : les « boites noires », les Algorismes© de Bernard Cazeneuve, vont remonter tellement de suspects avec les signaux faibles repérés, qu’il sera impossible de traiter toutes les demandes d’interceptions en temps réels que cela impliquera. Il faudra donc passer d’autorisations individuelles d’interceptions à des « listes fournies par les services de renseignement« .

Les lecteurs réguliers de Reflets l’auront compris, ça va carburer dur du côté d’IOL.

Emmanuel Macron ou Patricia Adam ne le savent peut-être pas, mais l’infrastructure permettant de faire ce genre de choses existe déjà.

Paye ta classe B…

Nous nous étions émus lors de la publication de nos articles sur IOL de la présence d’une fonctionnalité. Dans un projet informatique de cette ampleur, il est rare que les donneurs d’ordre demandent une fonctionnalité pour ne pas l’utiliser. Dans IOL, donc, il y a la possibilité de mettre en place 32 000 règles (d’interception) simultanées chez un opérateur. Il y a surtout la possibilité de créer une règle qui visera une classe d’adresses de type B, soit 65 534 machines à la fois (donc, en mode « délire total » putatif, quelque 2 097 088 000 machines) . On n’est pas encore dans le systématique, mais on est clairement dans le massif. On est en tout cas très très loin de la pêche au harpon décrite par les services de renseignement et les gouvernements successifs, on a quitté les interceptions ciblées depuis longtemps.

Pour parfaire le tableau (démocratique) de la chose, le lecteur aura compris que ces interceptions (IOL) sont des interceptions administratives, c’est à dire des interceptions frappées du sceau secret-défense. Elles ne sont donc soumises à aucun contrôle. Ah… Si, celui de la CNCTR.

Nous allons donc faire un petit a parte pour les tenants du contrôle démocratique de la CNCTR, car le rapport de Mme la députée donne quelques chiffres qu’il faut entourer d’un contexte… Selon le rapport parlementaire, la CNCTR a été saisie en 2015-2016 de 66 000 demandes d’autorisations pour des interceptions.

la CNCTR a rendu 1332 avis défavorables. Parmi les 66 000 demandes, 48 000 sont constituées par des demandes d’accès aux connexions en temps différé. En fait, il s’agit là essentiellement de demandes préparatoires visant à obtenir les coordonnées précises de telle ou telle personne suspectée ; les demandes visant à la récupération des données de connexion stricto sensu sont au nombre de 15 200. Enfin, sur les 18 000 demandes restantes, les interceptions de sécurité représentent environ 8 500 demandes (principalement fondées sur la finalité de la prévention du terrorisme), la géolocalisation environ 2 100 demandes et les autres techniques de renseignement environ 7 400 demandes.

Maintenant quelques opérations pour donner un contexte… La CNCTR a donc fourni, si l’on fait une moyenne, quelque 181 autorisations par jour (elle a 24 heures pour répondre – 72h dans les cas complexes). Pour ce faire, elle dispose de 15 agents et des excellents outils mis à disposition par le GIEC (le même qui supervise IOL). En d’autres termes, et toujours en moyenne, 1 fonctionnaire autorise chaque jour douze interceptions. Un contrôle très pointilleux. Surtout s’il s’agit d’une classe B…

Il lui faut quoi de plus à Emmanuel Macron ?

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Fillon veut porter plainte : ça va chaufferhttps://reflets.info/?p=36622http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170407_184954_Fillon_veut_porter_plainte_____a_va_chaufferFri, 07 Apr 2017 16:49:54 +0000C’est dit : lorsque le rush de la campagne présidentielle sera passé (faut pas pousser), François Fillon va porter plainte contre ceux qui ont sali son honneur avec toutes ces allégations forcément fausses. On ne sait pas si ce sera pour diffamation (la 17ème va s’amuser) ou pour autre chose, mais ça va venir, parole de Fillon (pour ce qu’elle vaut). François Fillon a affirmé avoir les noms de ceux qui ont, selon lui, porté des documents provenant de services de l’Etat au Canard Enchaîné.

Au Canard, on rigole. Comme souvent. Le rédacteur en chef du journal confirme à Reflets.info n’avoir reçu aucun « papier bleu » au courrier (annonce d’une plainte) depuis le début de l’affaire Fillon, ni même de droit de réponse de l’intéressé. « Nous répondrons dans le prochain numéro » , explique Louis-Marie Horeau. Vivement mardi soir…

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L’avenir en commun de Mélenchon : « allons zenfants de l’altermondialisme »https://reflets.info/?p=36547http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170406_193608_L___avenir_en_commun_de_Melenchon_______allons_zenfants_de_l___altermondialisme____Thu, 06 Apr 2017 17:36:08 +0000Parler du candidat Jean-Luc Mélenchon et du programme de son mouvement politique, « La France insoumise », n’est pas franchement aisé. La réalité de la candidature Mélenchon est différente des autres candidats pour une raison simple : il vend en premier lieu un changement de société, via un changement de République. La VIème République.

Il y a 13 points développés dans ce premier thème du programme, et certains intitulés sont inquiétants pour l’électeur désireux de calme et de tranquilité. « Balayer l’oligarchie et les privilèges de caste » (point 2) fait un peu penser à un slogan révolutionnaire à base de piques, de fourches et de têtes plantées au bout. Voyons voir ce qu’il en est :

Le contenu n’est pas à la hauteur de l’intitulé, en fin de compte : le « balayage de l’oligarchie et des castes » se base en réalité sur les préconisations d’Anticor et de Transparency International : c’est de la lutte contre la corruption et le lobbying auprès des parlementaires, ainsi que  la mise au pas du Medef — par sa mise à niveau sur les fonctionnements des syndicats de salariés — qui sont proposées. 1789 est encore loin. Mais pas tant que ça lorsqu’on lit un autre intitulé : « abolir la monarchie présidentielle ». Qu’est-ce donc ? Un assaut de l’Elysée par les membres des constituantes qui pourront pique-niquer autant qu’ils veulent dans le palais présidentiel, avec un président Mélenchon qui dormira dans la cabane de jardin du bâtiment le plus prestigieux de la République ? Pas vraiment.

Là encore, l’intitulé est très ronflant au vu des mesures contenues. Les changements institutionnels proposés sont cependant conséquents : instaurer un régime parlementaire à base de proportionnelle, supprimer le Sénat (remplacé par une assemblée de l’intervention populaire) et supprimer la Cour de Justice de la République (pour renvoyer les membres du gouvernement dans des tribunaux classiques).

De très importants changements seraient à prévoir, en fin de compte, si Mélenchon était élu et appliquait ces réformes institutionnelles. Mais le personnage, ses sorties de route, laissent planer une ombre inquiétante sur sa présidence. Quel président serait Mélenchon, dans sa VIème République, celui qui désigne des journalistes à la foule comme étant « ceux d’extrême droite » ? Un président qui désigne quantité d’ennemis peut-il  parvenir à appliquer un programme ?

Dans le cas où La France insoumise n’obtenait pas la majorité aux législatives, comment serait gérée la cohabitation et comment la VIème République pourrait-elle se constituer ? S’il y a ennemis — comme Jean-Luc Mélenchon ou ses porte-paroles le martèlent — que se passera-t-il pour ces ennemis, comment seront-ils traités par la présidence ? Quel temps sera accordé à la création de cette VIème République ? Quel temps ensuite pour appliquer son programme ? Son ampleur et les résistances qu’il engendrerait laissent envisager un processus long. Très long.

Un programme [très] long qui veut changer le rapport démocratique

Le programme de la France insoumise, « l’Avenir en commun » est long. Très long. Très dense. Il requiert un effort de lecture, il demande de rester concentré pour bien comprendre ce qu’il implique. Parce que ce n’est pas du tout l’équivalent des programmes habituels, et ce, pour une raison simple : il casse d’entrée de jeu les repères, la structure politique que nous connaissons, pour ensuite déterminer les actions que mèneraient un « gouvernement de la France insoumise ». Ce préalable au programme, mais qui fait partie du programme, est — comme indiqué plus haut — la création d’une VIème République accompagnée par des constituantes citoyennes.

C’est un saut [quantique] dans une nouvelle forme de rapports politiques, de rapports démocratiques au système politique. L’idée qui en ressort — mais difficile à envisager dans une réalité politique et sociale concrète future — est que potentiellement, le succès ou l’échec de la constitution de cette VIème République dépendrait plus de la mobilisation des habitants du pays que d’autre chose. De leur capacité à dialoguer, à travailler leur avenir institutionnel en commun, à se remonter les manches.

Mélenchon renvoie les électeurs à leurs contradictions, en fin de compte, et utilise la grogne populaire supposée au sujet du fonctionnement de la Vème République : « Vous êtes mécontents d’être méprisés par l’élite politique, de ne pas pouvoir donner votre avis, vous êtes furieux de l’impunité du politique, et bien je vous donne l’occasion de changer tout ça en écrivant une nouvelle Constitution ». Mais comme rien n’est précisé des modalités de formation des constituantes, ni de l’organisation de toute cette mutation institutionnelle…

Cette « urgence démocratique » mélenchonienne semble risquée. Elle est aussi populiste — au sens où Mélenchon renvoie la population à une faculté (fantasmée ?) de « prise de pouvoir populaire » — au moins partielle — dans le cadre de la création d’une nouvelle forme de « vivre ensemble politique ». C’est radical, c’est anti-conservateur, c’est un coup de pied dans la fourmilière, et c’est une très grosse prise de risque politique et sociétale. C’est ce populisme de gauche, désormais revendiqué, qui est d’ailleurs au cœur du projet.

Mais une fois ces changements institutionnels effectués — si l’on part du principe qu’ils parviendront à être effectués — que propose donc concrètement Mélenchon, devenu ce président aux « pouvoir limités » ? Il ne nomme plus, puisque le gouvernement est nommé par le Parlement, un gouvernement qui détient le pouvoir exécutif et est responsable devant ce même Parlement, le tout avec une Assemblée de citoyens à la place du Sénat ? Il semble que la proposition de Mélenchon soit basée sur un programme anti-libéral, tendance altermondialiste-écononomistes-attérés et social étatique.

Programme de gauche : anti-libéral et d’obédience altermondialiste

Le programme de la France insoumise, « l’Avenir en commun » est radicalement anti-libéral. Si l’on mettait en miroir le programme de Macron ou de Fillon avec celui de Mélenchon, nous obtiendrions une parfaite antithèse politique et économique, ce qui est logique.

Quand la droite veut accentuer la libéralisation de l’économie, la dérégulation par les traités de libre échange, Mélenchon veut encadrer et rééquilibrer les rapports de force dans les entreprises, dans la gestion des rapports sociaux, et « protéger » les échanges économiques internationaux au lieu de les ouvrir un peu plus aux multinationales.

Le programme économique de la France insoumise n’est pas communiste (au sens réel et historique), n’est pas social-démocrate comme celui de Hamon (au sens de conserver les fondamentaux socio-économiques, institutionnels, tout en saupoudrant des mesures pour contrer les effets de la mondialisation et de la dérégulation de l’économie de marché) , il est une forme hybride de socialisme et d’écologie politique, mâtinée d’altermondialisme, de réformes keyneisiennes (politique de la demande) le tout porté par une redistribution potentielle des pouvoirs et des richesses via le préalable de la création de cette VIème République par constituante(s). L’État est donc présent à tous les étages, que ce soit dans les cadres juridiques nouveaux qu’il instaure, dans les financements, les orientations générales, etc.

Les réformes de la France insoumise : des ruptures sans concessions

Le programme contient 7 thèmes avec actions, ou réformes, que ce gouvernement lancerait. De l’urgence démocratique (en 15 actions) dont les changements de politiques pour la lutte anti-terroriste, à l’urgence sociale (qui « mobilise l’argent pour financer les petites et moyennes entreprises », par exemple), l’urgence écologique, à l’Europe en question, les questions de paix, de droits humains, de coopération, le programme de Mélenchon est vaste. Très vaste.  Les 83 actions elles-mêmes déclinées en plusieurs propositions détaillées, rangées donc en 7 grands thèmes, donnent un peu le tournis. Avec plein de promesses qui semblent comme toujours dans le cadre des programmes politiques, pleines de bons sens « populaire » (qui voudrait voir la pollution s’étendre, une médecine faillible, des logements insalubres ou des maladies sexuellement transmissibles qui explosent ?). Mais elles ne sont soutenues par rien de précis dans de nombreux cas. Lutter contre la malbouffe, le sel, le sucre, les graisses, ça ne mange pas de pain (si l’on peut dire), mais comment s’y prend-t-il le président pas monarchique Mélenchon et son gouvernement sous contrôle du Parlement ? Il interdit la malbouffe par décret ?

Généraliser l’économie sociale et solidaire, stopper l’ubérisation des activités : comment, pourquoi faire, avec qui, dans quel but ? Ne pas laisser le champ aux multinationales, on imagine. Mais quelle réforme précise peut le permettre, avec quels résultats économiques, sociaux, envisagés ? L’ESS est un produit marketing qui est déjà dévoyé, très peu développé : peut-il supplanter les 99% d’activités économiques capitalistes classiques sans que des effets de bord surviennent ? Comment tout ça se finance ? Rien n’est abordé de façon profonde dans ce type de propositions du programme de Mélenchon, propositions qui sont bien entendu séduisantes pour l’électeur altermondialiste écolo-socialo-collaborativo-anti-libéral, mais ne reposent sur pas grand chose de concret.

 Et l’Europe (la mère de tous les maux), dans tout ça ?

La « France insoumise » n’aime pas l’Europe actuelle, celle des traités instaurant la rigueur, et veut la changer. Cette partie du programme laisse entendre plusieurs choses contenues dans le préambule :

La « sortie des traités » par abandon des règles existantes, et la négociations d’autres règles : voilà un plan très ambitieux. Une négociation avec l’Allemagne en premier lieu, puis avec les autres états membres, le tout soumis à l’Assemblée nationale et validé par référendum. Ok. Autant dire que cette option semble peu probable. Mais que contient cette proposition ?

Bon, qu’on aime ou pas ces propositions, il semble que dans le monde actuel, elles soient de type « révolutionnaires ». Comment le président (sans pouvoir exécutif) va-t-il faire pour que son gouvernement sous contrôle du Parlement arrive à faire de telles choses ? Mystère. Et le plan B, de sortie de l’UE ? Cela passerait par un référendum, visiblement. Mais qui veut sortir de l’UE ? Il semble que Mélenchon soit revenu sur cette affaire de plan B en Italie, dans un discours. Il s’agirait en fait d’un plan A qui mènerait en cas d’échec à un plan… A. Bref : l’UE, si la France insoumise remportait l’élection de 2017, risquerait de tourner à la foire d’empoigne …

La société de Mélenchon : c’est « beau et ferme » à la fois

Le programme « L’Avenir en commun » est à la fois beau et émouvant pour les journalopes gauchiasses (comme disent les gros fachos), mais ferme aussi, très ferme. Ce programme peut donc tirer des larmes de bonheur et d’espoir aux adeptes de l’argile verte, des colliers en bois ou des alternatives au méchant capitalisme, et surtout en mal de politique anti-libérale, alter plein de choses, avec du social et du solidaire à tous les étages. C’est vrai.

Mais c’est aussi un programme « inquiétant ». Ce président « révolutionnaire », ces mutations profondes de la société, tout cela n’est pas fait pour rassurer ceux qui plébiscitent la stabilité des institutions, ceux qui n’ont pas envie de voir une République parlementaire avec assemblées populaires, ou encore ceux qui veulent conserver l’Europe actuelle, garante de stabilité politique et économique. Bref : « l’Avenir en commun » porté par Mélenchon est un « allons zenfants » plutôt incertain, antilibéral et anti-Europe du traité de Lisbonne. Il s’oppose à la politique monétaire de la BCE, de l’Allemagne, et recycle pas mal d’éléments du fameux programme de Mitterrand de 1981, en l’adaptant au monde moderne. En 1981 c’était « 110 propositions pour la France ». En 2017, ce sont 83 propositions pour la France insoumise.

 

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François Fillon et le cabinet noirhttps://reflets.info/?p=36566http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170403_184149_Fran__ois_Fillon_et_le_cabinet_noirMon, 03 Apr 2017 16:41:49 +0000C’était l’arme fatale pour déclencher sa réhabilitation. Un « cabinet noir » à la solde du pouvoir politique voulait détruire la candidature de François Fillon. Ce dernier a brandi cette accusation pendant l’Emission politique de France2. Il s’est basé sur un livre : « Bienvenue place Beauvau« . Et cela ne pouvait pas mieux tomber. Le bouquin est écrit par deux journalistes du Canard Enchaîné et une journaliste du Point. Le même Canard qui est à l’origine des révélations qui ont mis à mal François Fillon. Une sorte d’aveu, dans l’esprit du candidat des Républicains : les journalistes du journal que mes opposants brandissent en étendard ont écrit un livre dans lequel ils évoquent un cabinet noir au service du pouvoir, c’est donc que c’est vrai, on m’en veut, on veut me détruire ».

Patatras !

Las… L’arme fatale se révèle un pétard mouillé, mais surtout un révélateur de la vision totalement distordue de la réalité que peut avoir François Fillon. A peine a-t-il lancé son accusation en direct à la télévision que les auteurs du livre s’empressent de démentir sur France Info (notamment) l’existence d’un cabinet noir. Ils soulignent qu’ils n’ont pas pu prouver l’existence d’un tel cabinet. Ca fait Pschiiit, comme aurait dit Jacques Chirac.

Mais surtout, François Fillon applique à son propre cas l’existence supposée de ce cabinet noir. Or le livre ne cite que trois fois le candidat des Républicains.

La première pour rappeler que ce dernier avait déjeuné avec Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Elysée pour obtenir d’un éventuel cabinet noir, ou tout au moins de Hollande, que la justice accélère les procédures contre Nicolas Sarkozy. Histoire de le disqualifier pour la primaire de la droite. L’affaire racontée dans Le Monde avait raffermi encore les relations entre le collaborateur et son ancien patron :

La deuxième citation concerne cette fois les collaborateurs de François Fillon à Matignon. Ils avaient peur d’être mis sur écoute, sans doute par un cabinet noir de Nicolas Sarkozy ?

La troisième citation n’a rien à voir avec des histoires d’écoutes ou de cabinet noir.

Bref, en laissant penser, sur la base de ce livre, qu’un cabinet noir a orchestré une campagne contre lui, Fillon rêve éveillé. Il n’y a pas un mot en ce sens dans ce livre.

Un livre ne fait pas un Canard

Pour ce qui est de l’association entre le livre et le Canard, François Fillon va un peu vite en besogne. Le journal l’a d’ailleurs rappelé dans son édito du 29 mars. Extrait  :

Sauf que ce livre n’est pas le journal et n’engage donc pas « Le Canard ». En outre, s’il évoque la fantasmagorie du « cabinet noir », qui, de Mazarin à Clemenceau, via Fouché et Bismut-Sarkozy, a déjà beaucoup servi, il n’établit en rien l’existence d’un tel cabinet et ne consacre que quelques lignes à l’affaire Fillon. Le livre dénonce, en revanche, un système qui permet au chef de l’ Etat de nommer ses affidés aux postes clés et de faire remonter vers lui toutes les informations sensibles. Un système moyennement républicain qui nourrit, parfois avec raison, des soupçons d’espionnage ou de manipulations. Mais des soupçons ne sont pas des preuves. C’est d’ailleurs, outre leur vision très policière de la politique, le reproche qu’on peut faire aux auteurs : ne pas avoir suffisamment étayé leurs accusations. Quant à la récupération grossière du livre par le clan Fillon pour en tordre à son avantage quelques formulations hâtives, elle frise le ridicule.

[…]

Pour fabriquer les soupçons d’emploi fictif qui valent
sa mise en examen à Penelope Fillon, les notes de lecture à 100.000 euros, les rémunérations rétrocédées des enfants Fillon, les costumes offerts par un donateur sulfureux à François Fillon, les montres, les clients russes, etc., ce n’est pas un « cabinet noir » qu’il aurait fallu, c’est au moins une usine !

La paille, la poutre et tout le reste

En attribuant ses ennuis judiciaires à un cabinet noir, François Fillon exclut qu’ils puissent être simplement dus à son comportement. Il est persuadé – et c’est son droit puisqu’il est présumé innocent jusqu’au jour où il sera peut-être, ou pas, condamné, qu’il n’y a rien dans le dossier. Tout est « construit » pour lui nuire. Il a d’ailleurs indiqué que sa femme ne serait pas condamnée :

« Mon épouse ne sera pas condamnée. Depuis le début je vous le dis, cette affaire a été montée de toute pièce », a déclaré le candidat de la droite à la présidentielle sur BFMTV et RMC. Il a dénoncé « une calomnie dans Le Canard enchaîné« , ou encore « une enquête d’enfer pendant trois semaines, qui ne débouche sur rien ».

« Le dossier est vide », a dit François Fillon. « Si j’avais le moindre doute sur ma culpabilité je ne serais pas candidat à l’élection présidentielle », a ajouté le candidat, lui-même mis en examen.

Et dire que les enquêteurs et les juges perdent leur temps depuis des semaines sur une histoire qui n’en vaut pas la peine. Autant qu’ils arrêtent tous de travailler tout de suite. D’autant qu’une fois que lui, sa femme et toutes les personnes mises en cause dans cette enquête seront mis hors de cause, on peut compter sur François Fillon pour expliquer combien les fonctionnaires gâchent l’argent du contribuable. A tel point qu’il faut en mettre 500.000 au chômage.

Claude Angeli, la mémoire d’une époque

Si François Fillon est prompt à sauter sur un livre évoquant du bout des lèvres l’existence d’un cabinet noir politique, il y en a un sur lequel il fait silence. Et pour cause…

Ecrit par un journaliste du Canard, pourtant, ce livre-là rappelle les dérives de tous les présidents de la Vème république en matière d’écoutes variées.

« Les plaisirs du journalisme« , co-écrit par Claude Angeli et Pierre-Edouard Deldique de RFI présente dans sa première partie « Un Canard intolérable » tous les moyens utilisés par les différents dirigeants pour plomber le volatile.

 

Claude Angeli est l’un des rédacteurs en chef historiques du journal. Il a impulsé, avec d’autres, la migration vers le journalisme d’enquête du Canard. Il est une sorte de mémoire vivante de tous les coups tordus de la Vème république.

On se demande bien pourquoi François Fillon n’évoque pas les ressources publiques mises à contribution par les dirigeants français au fil des ans pour dégommer l’irrévérencieux volatile.

Dans son livre, Claude Angeli rappelle que déjà, Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur dans les années 70 utilisait les services de l’Intérieur mais également de l’armée pour :

« surveiller les activités révolutionnaires » d’individus présumés dangereux : gauchistes, membres d’organisations de commerçants, de syndicats, et contestataires de tout poil ».

Dès 1972, le ministre demande aux RG un rapport sur le Canard, ses journalistes, ses finances et ses sources. Le rapport ne donnant rien, les fonctionnaires des RG planqueront par la suite devant le journal pour surveiller les allées et venues… Sans plus de succès. Les deux lignes téléphoniques du journal de l’époque sont mises sur écoute. Les poubelles du journal sont récoltées et triées dans un hangar prêté par un éditeur de revues pornos. Les services du ministère de l’Intérieur  (la DST) tenteront également de placer des micros dans la salle de réunion de la rédaction mais seront surpris par un des salariés du journal (le dessinateur André Escaro) en plein travail…

Pour justifier la pose de micros, le fameux « journal » Valeurs Actuelles – le même qui a publié les bonnes feuilles de Bienvenue place Beauvau et sur lequel s’est appuyé Fillon, accuse plusieurs journalistes, dont Jean-Raoul Clémentin, Claude Angeli et Michel Gaillard (l’actuel patron du journal) d’être des « agents stipendiés au service de l’Union Soviétique, voire du parti communiste« .

Sous Giscard, c’est une enquête fiscale sans limite de temps et de moyens qui est réclamée par l’Elysée. Une démarche tellement dingo que Maurice Papon — le ministre du Budget — est obligé de signer un ordre écrit, le patron de la Direction générale des impôts en faisant la demande expresse. Les services des impôts auront beau chercher, ils ne trouveront aucune trace de la « caisse noire » (elle aussi) évoquée par les autorités et qui aurait servi à payer les informateurs du journal.

Dans la série des écoutes peu justifiables, Claude Angeli raconte comment Chirac a obtenu que les téléphones de Nicolas Sarkozy, alors patron de l’UMP, soient « branchés ». Surement l’oeuvre du fameux et perpétuel cabinet noir qui veut la peau de François Fillon…

Mieux… voici une histoire qui devrait passionner Fillon François, amateur de cabinets noirs :

« Le 29 septembre 2010, Didier Hassoux et Hervé Liffan en apportent la preuve dans le Canard : « Le directeur de cabinet de Fillon a signé une lettre classée « Confidentiel Défense » permettant […] aux services spécialisés de faire leurs courses dans les sociétés de téléphonie et d’obtenir les factures détaillées (surnommées les fadettes ») ou les enregistrements dits de « géolocalisation », et cela sans aucun contrôle.

Bref, François Fillon a une indignation à géométrie très variable des pratiques douteuses des propriétaires temporaires du pouvoir. Quand c’est le fait de son camp, ça n’existe pas Quand ce sont les socialo-communistes et les journalopes gauchiasse qui s’en prennent à ses agissements, c’est forcément le résultat d’une cabale montée par un cabinet noir à la solde de l’Elysée. Que fait la police ? Que fait la justice ?

L’une des conclusions de Claude Angeli, dans son livre, est que les politiques bénéficient globalement d’une forme d’impunité. Et il n’oublie pas de préciser que cette impunité est aussi due à la mansuétude des électeurs qui oublient de les sanctionner dans les urnes…

 

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Peut-on « attribuer » une attaque à des pirates russes, nord-coréens, chinois, de Daesh… ?https://reflets.info/?p=36562http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170403_150611_Peut-on_____attribuer_____une_attaque_a_des_pirates_russes__nord-coreens__chinois__de_Daesh_____Mon, 03 Apr 2017 13:06:11 +0000Un leak ? Un hack ? Ces agissements n’étaient il y a encore quelques années que des mots incompréhensibles pour une grande majorité. Désormais, c’est un concept dont tout le monde, ou presque, a entendu parler. A tel point que les autorités en ont ajouté un autre : l’attribution. Il est tellement tentant pour les gouvernements de relier le hack aux concepts guerriers, qu’il semble évident et incontournable de désigner l’ennemi. Sans ennemi, pas de guerre possible. Et dieu sait si nos dirigeants aiment la guerre. Après quelques années, tout le monde l’a compris, y compris les plus mauvais spécialistes des Internets, dans le « cyber-espace », il est très compliqué de désigner l’auteur d’un piratage. Peut-on raisonnablement « attribuer » avec certitude un leak ou un hack ?

Voyons tout d’abord comment un gouvernement procède à une « attribution ».

La première méthode consiste à choisir le super-vilain qui sert au mieux les agendas diplomatico-politiques. C’est la méthode la plus simple car elle ne nécessite aucune étude technique (on dit « forensic » dans le jargon) spécifique. Prenons un exemple du monde « réel » pour illustrer… L’Oncle Sam a besoin de choper du pétrole pas cher, il annonce à l’ONU que Saddam Hussein a des armes de destruction massives. Et même des armes chimiques, au point que Colin Powell, secrétaire d’Etat agite une petite fiole lors d’une session du conseil de sécurité de l’ONU. La suite est connue : pas une trace d’armes de destruction massive en Irak en dépit de recherches menées par des milliers de soldats américains, mais une vraie destruction massive du pays par l’Oncle Sam et un résultat sur les relations internationales qui sera durablement… merdique. Transposons maintenant au cyber-machin-chose digital. Un hack de boites mails qui se termine par un leak gênant pour un parti politique en vue aux Etats-Unis. Fastoche : les méchants, ce sont les hackers russes rouges au service du Kremlin et donc c’est un peu comme si Poutine avait lancé un remote shell depuis son portable.

Les cyber-daeshiens n’ont pas encore réussi à remplacer les cyber-armées de Poutine en dépit de nombreuses tentatives d’attribution de la part du monde libre mais ça pourrait venir…

Prenons un autre exemple. Une société du monde du spectacle se fait défoncer le système d’information ? Ce sont les Uber hackers de Corée du Nord. Qui d’autre pour s’en prendre à la culture du monde libre que ces super-vilains du monde pas libre ? Et peu importe que l’Internet local en Corée du Nord soit inexistant et fonctionne avec du bio-carburant pour ce qui est de l’énergie consommée…

Voilà pour la méthode simple. Elle consiste à choisir un super-vilain et à embarquer la presse dans la dénonciation du méchant. C’est simple mais comme c’est à peu près aussi foireux qu’un Colin Powell agitant une fiole de farine à l’ONU, ça tient rarement le coup quand les sachants examinent le truc d’un peu plus près. Evidemment, lorsque les sachants arrivent pour démonter ce type d’opération d’enfumage, il est trop tard. Ils ont des arguments qui sont bien moins efficaces pour le buzz, la presse ne s’y intéresse pas. Et puis faire un article pour expliquer que l’on s’est laisser enfumer… Pas terrible.

Notez que les super-vilains changent au gré des animosités. Ils ont longtemps été Chinois, puis Nord Coréens. En ce moment, les Russes tiennent la corde.

Les pirates Russes, Américains, Français, Chinois, etc. etc.

Il serait bien entendu idiot de nier que le Kremlin s’intéresse à ce qui peut être fait en utilisant des pirates informatiques. Tous les gouvernements ont monté leurs cyber-armées de pirates qui récoltent illégalement de l’information comme le faisaient les espions jusqu’ici, mais cette fois, en utilisant les Internets. Krebs explique assez bien cela ici.

Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester prudent lors de l’attribution, si tant est que l’on souhaite s’y adonner. Car si des signes permettent de pointer dans une direction, on n’est rarement en présence de preuves irréfutables. Dans les deux sens d’ailleurs. Il est rarement possible d’affirmer de manière irréfutable que tel groupe est à l’origine d’un piratage, comme il est rarement possible d’affirmer de manière irréfutable qu’il ne l’est pas.

Par ailleurs, dans une attaque importante, la partie concernant le masquage de la provenance est à peu près aussi importante que celle qui a trait au piratage proprement dit…

La deuxième méthode est un peu plus longue. Elle consiste à étudier les traces laissées par les pirates. Il y a bien entendu des sous-catégories. Les études « forensic » de base, les études poussées, celles qui amènent à des conclusions fausses alors que la méthodologie est bonne, etc.

Prenons une étude de base. l’adresse IP, c’est à dire l’identifiant unique de l’ordinateur qui a réalisé le piratage est retrouvée au milieu des millions de traces enregistrées par le serveur. Là, c’est a priori super fastoche. Un peu trop, même. Décortiquons un peu. Chaque ordinateur qui veut communiquer avec les autres sur les Internets (un réseau IP pour élargir), se voit attribuer une adresse IP. Un peu comme un numéro de téléphone. Cette adresse, de type 175.45.176.8, est unique par principe. Sans quoi, impossible de s’adresser à une machine en particulier. Les machines communiquent et elles sont très polies sur les Internets. Elles répondent aux questions. Elles disent volontiers qui elles sont et qui elles hébergent.

Prenons notre exemple d’adresse IP : 175.45.179.8

Premier point : lui demander dans quel pays elle se trouve (quand on est dans un cas simple, excluons ici un machin comme CloudFare). Pour cela, on utilise (par exemple) la commande Whois.

Réponse :

inetnum: 175.45.176.0 – 175.45.179.255
irt: IRT-STAR-KP
address: Ryugyong-dong Potong-gang District
country: KP

Cet ensemble d’adresses, de 175.45.176.0 à 175.45.176.255 (un préfixe) appartient donc à STAR-KP, située à Ryugyong-dong (Pyonyang) en Corée du Nord.

Si notre adresse IP 175.45.179.8 est retrouvée dans les logs avec un beau vecteur d’attaque associé, on peut conclure que les Nord Coréens sont derrière l’attaque. Ou pas. La machine nord-coréenne a peut-être été piratée. Il existe par exemple en Chine des tonnes de machines mal paramétrées qui ne demandent qu’à être piratées.

Pour aller un peu plus loin dans la procédure d’attribution, il est possible de pirater notre machine nord-coréenne pour aller y chercher des traces et savoir si elle a été préalablement piratée. Avec un gros coup de chance elle pourrait être la plus « proche » de celle du pirate et l’on pourrait ainsi l’identifier. Premier point, ce serait illégal. Deuxième point il est complexe d’affirmer qu’il s’agit bien du premier rebond du pirate.

 

Un Uber hacker russe est-il idiot ?

Bon, revenons à nos hackers russes(ou Nord Coréens) à la solde de Poutine. On trouve une adresse IP russe dans les millions de lignes de logs d’une machine. Cette ligne contient le vecteur d’attaque. C’est donc bien un russe qui a piraté la machine. Oui, mais non. Le hacker de la mort qui tue, à la solde de Poutine, qui veut faire basculer le monde libre, il n’est pas si bête… La première chose qu’il fera, s’il est si bon que cela, c’est de masquer sa provenance. Laisser sa carte de visite avec son adresse et son numéro de téléphone, c’est un peu idiot, quand on est un méchant délinquant. Sauf à imaginer, comme l’évoque Krebs, que le pirate a intégré l’idée selon laquelle il ne quittera plus jamais la Russie, qu’il est protégé sur place et ne risque pas de subir les foudres du FBI dans la Rodina.

 

 

Certains pirates sont bons, d’autres moins. Ceux qui se font arrêter sont à ranger dans la deuxième catégorie. Les très bons, plus rares, ne se font pas prendre. Ils peuvent par exemple développer leurs propres outils pour passer par une myriade de machines avant d’attaquer la dernière. Cela empêchera de remonter à la source. Même dans le cas où la justice tenterait de saisir les logs des machines qui masquent la provenance réelle. La plupart des administrateurs mettent en place une rotation des logs. Les derniers effacent les premiers On peut bien entendu garder les logs un an (c’est la moyenne) mais plus ? Une commission rogatoire internationale pouvant mettre six mois à produire ses effets, dans le cas où la justice du pays concerné coopère, il est fort probable que s’il y a une dizaine de pays concernés, la justice ne trouvera plus de traces aussi anciennes.

Parmi les hackers jamais attrapés, il y a bien sûr « Hacking for Girliez » un groupe qui avait piraté la Une du New York Times durant une journée entière (le 13 septembre 1998) lors de la sortie du rapport Starr (portant sur la présidence Clinton). Les membres de ce groupe de pirates informatiques n’ont jamais été arrêtés bien que le FBI ait ouvert une enquête. Etaient-ils très forts pour masquer leur origine ? Il faut noter qu’ils ont piraté le New York Times plusieurs fois dans la même journée, reprenant le contrôle que les administrateurs du site reprenaient eux-mêmes plusieurs fois. Il y avait là une configuration permettant de placer des outils pour surveiller en temps réel l’activité des pirates et tenter de remonter à la source. Ou alors, ont-ils bénéficié d’une forme de mansuétude de la part des autorités ?

Il y a aussi plusieurs équipes de hackers des années 90 qui avaient pignon sur rue et un chapeau « gris » et qui ont réussi à passer entre les mailles du filet en dépit d’une activité s’étalant sur plusieurs années.

Moyennement anonymes…

Plus récemment, des super hackers membres de groupes, notamment issus des Anonymous (Antisec), ont fini par être rangés dans la première catégorie.

En matière d’attribution, on voit souvent les autorités évoquer la langue utilisée dans le vecteur d’attaque. C’est donc la preuve ! Pas forcément. Cela peut fort bien être une diversion. Par ailleurs, les piratages sont parfois le résultat d’une coopération entre pirates de plusieurs nationalités. Comment faire le tri ?

Les autorités retiennent souvent l’utilisation d’un outil « attribué » à un groupe spécifique pour procéder à une attribution du piratage.

Cette dernière méthode, si tant est que l’outil peut être relié avec certitude à un groupe particulier, est valable pendant une période de temps assez courte. En effet, plus le temps passe, plus il est probable que l’outil ait filtré. Qu’il se soit disséminé sur les Internets. Il a pu être récupéré par des sociétés de sécurité informatique (qui, c’est de notoriété publique, n’emploient aucun pirate), par d’autres groupes, par des gouvernements…

Depuis la nuit des temps la question de la dissémination des tools est une problématique majeure pour les équipes de pirates ou de hackers. Ce qui est développé en interne doit rester en interne. Mais cela ne marche jamais bien longtemps.

Bref, l’attribution est une opération délicate. Le fait que les autorités ou les entreprises piratées ne dévoilent jamais l’ensemble des données qui leur ont permis de définir l’auteur d’un piratage n’aide pas à se faire une idée précise de la pertinence d’une attribution. Et cela n’est pas prêt de changer. La prudence et la réserve sont donc de mise… Pour un esprit rationnel, ou pour un journaliste qui se doit de disposer des preuves de ce qu’il affirme, l’attribution est un cauchemar.

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La société dérégulée (en marche) d’Emmanuel Macronhttps://reflets.info/?p=36522http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170331_142556_La_societe_deregulee__en_marche__d___Emmanuel_MacronFri, 31 Mar 2017 12:25:56 +0000
Emmanuel Macron, ministre de l’economie.
Visite de l’usine auto Iveco bus d’Annonay, photographie au volant d’un car Iveco de la societe Starshipper
©Laurent CERINO/REA

Le projet politique d’Emmanuel Macron n’est « ni de gauche ni de droite », selon ses propres mots. Le candidat d’En marche ! ne voulait d’ailleurs pas proposer de programme à l’origine, et s’est forcé à le faire, « parce que c’est un passage obligé‘ dit-il, bien qu’il ne croit pas du tout à l’utilité de la chose. Emmanuel préfère avoir un « projet », et c’est tout à son honneur, effectivement.

Un projet, c’est beau. Politiquement, dans le cadre d’une présidentielle, entre voter pour une liste de courses dont la majorité des produits ne seront pas achetés une fois le candidat élu, et un « projet de société », la deuxième solution semble plus élégante. Il est aussi possible de mixer les deux, ce que fait au final Emmanuel Macron : un projet, puis un bout de programme avec des propositions concrètes, des actions gouvernementales et des réformes à mener. Le projet d’Emmanuel Macron, et le programme qui l’accompagne son tout à fait clairs. Pas en termes d’offre politique clivée et clivante classique du droite-gauche habituel, mais comme la volonté de création d’un nouveau modèle de société. Une société dérégulée.

Supprimer le maximum de règles (parce qu’on avance pas assez autrement)

Emmanuel Macron est un libéral convaincu, et adhère par là à un dogme connu, une idéologie politique établie — qui pour autant se refuse toujours à être reconnue comme dogmatique ou idéologique — en se cachant derrière une volonté seulement engagée dans l’efficacité. La performance. Le pragmatisme.

L’idée libérale toute macronienne est d’établir qu’aucune valeur, histoire, théorie politique n’ont d’intérêt, puisque les problèmes que rencontre la société française sont dus à un phénomène principal : la rigidité. Le trop plein de règles. Qui mènent à la complexité, à la lenteur, à la paralysie. Au manque de performance. Ces règles sont — pour Macron — le produit, justement, des idéologies politiques, et lui, propose de faire sans, ou avec beaucoup moins. Sans idéologie (il est dans l’efficacité) et sans règles, ou tout du moins avec beaucoup moins de règles (ça freine les règles).

Extrait de l’introduction du programme intitulé «RETROUVER NOTRE ESPRIT DE CONQUÊTE POUR BÂTIR UNE FRANCE NOUVELLE» :

« Une France qui libère, pour ne plus être bloquée par des règles devenues obsolètes. « 

Clinton, le président démocrate casse le Glass-Steagall Act (datant de 1933) le 12 novembre 1999 et et permet la dérégulation du système bancaire américain. Emmanuel serait-il le neveu caché de Bill ?

Pris au premier de gré, sans mettre en perspective les réalités politiques, sociales, économiques, cette proposition peut sembler logique et séduisante. Après tout, ce bon sens qui fleure bon le management est attirant, et puis l’idée que « moins il a y a de règles, plus on est libre, plus on est efficace » peut paraître excessivement juste. Si l’on ne réfléchit pas. Si l’on a comme idée de la liberté celle que peut avoir un collégien de 6ème.

Macron dit : « La société que je veux sera à la fois libérée des carcans et des blocages, et protectrice des plus faibles« . C’est beau et rassurant à la fois, c’est efficace et d’une logique marketing troublante : qui ne voudrait pas se libérer des carcans et des blocages et dans le même temps ne pas vouloir protéger les plus faibles ? Personne. Allons voir plus loin…

Un message marketing accompagné de mesures en contradiction ?

La politique française est ainsi faite : toute la construction d’une campagne électorale accompagnée de son programme n’a pas nécessité d’être ensuite appliquée. Les engagements n’engagent que ceux qui y croient. Mais dans le système Macron, les choses ne sont pas aussi simples. Il y a une campagne à deux niveaux : celle de la « libération », et en parallèle les mesures de modernisation, avec la protection.

Emmanuel Macron est un adepte de la dérégulation, il l’a démontré en tant que ministre de l’économie (lois Macron, soutien à Uber, etc), et plus récemment dans des déclarations sur la régulation bancaire en tant que candidat :

« Se rangeant aux côtés des banques et des assurances, le candidat d’En Marche juge que les règles prudentielles sont trop contraignantes. Il souhaite à l’avenir que ce soit les ministres des finances et non les régulateurs qui les déterminent. Un premier pas pour effacer toutes les leçons de la crise financière. » (Mediapart, Martine Orange, le 7 mars 2017)

Toute la stratégie de campagne de Macron est basée sur cette dichotomie entre protection des plus faibles, retour de l’Etat dans des secteurs sinistrés, et abolition de règles aux fins de dérégulation de pans entiers d’activités.

D’un seul coup, Macron propose un déchaînement de nouvelles règles, ou l’accroissement des contrôles pour faire appliquer des règles. Alourdir les sanctions contre la fraude fiscale, alors que les moyens de parvenir à coincer les fraudeurs sont au plus bas, et que la dérégulation bancaire qu’il souhaite permettra de la faciliter, est un exemple de la dichotomie permanente du programme de Macron. Vous augmentez les punitions sur le papier, mais vous donnez toutes les garanties à ceux qui pourraient les subir qu’ils ne seront pas attrapés.

Par contre, dans le cas de la fraude sociale, les sanctions aggravées fonctionneront bien, puisque les moyens de contrôles sont en pleine expansion. Sachant que la fraude sociale ne représente quasiment rien : la fraude sociale est bénéficiaire, il y a dix fois plus d’argent non versé à des personnes qui pourraient toucher des prestations que d’argent détourné par les fraudeurs…

Attention, cette partie du programme parle de libération. Celle du « travail » et de « l’esprit d’entreprise ». Libérer le travail ? Libérer un esprit [d’entreprise] ? Etrange, mais logique : nous sommes dans le marketing, dans l’idéologie dogmatique, donc avec des incantations qui doivent créer une sorte de magie vaudou dans la tête des électeurs.

Regardons alors les mesures qui devraient permettre ces libérations : simplifier la vie entrepreneurs (pas des entreprises, ce serait trop désincarné, alors que l’entrepreneur est une personne, un homme une femme de talent), réduire le coût du travail, mais combattre la précarité en responsabilisant les employeurs, redéfinir le dialogue social, permettre à tous les travailleurs (sic) d’avoir droit à l’assurance chômage, créer un service qui explique aux entreprises les réglementations ((là, on parle de choses déplaisante, les réglementation, donc c’est désincarné : les entreprises).

Le fond de l’affaire n’est pas clair, mais laisse entrevoir la société rêvée d’Emmanuel Macron. Une société qui part du principe que la travail coûte trop cher, où les entrepreneurs sont ligotés, où le dialogue social (sic) doit être « redéfini » : en réalité, c’est la continuation parfaite et l’accélération de la politique de François Hollande (CICE, Loi travail, etc), qui lui-même continuait la politique de Nicolas Sarkozy. Compétitivité, flexsécurité, tous ces concepts qui n’ont jusque là jamais apporté la preuve de leur efficacité pour diminuer le chômage ou améliorer la fameuse « compétitivité » des entreprises.

Liberté, liberté chérie [de faire du pognon pour ceux qui peuvent en faire]

Le concept de la liberté, chez les libéraux français est très primaire, à la limite de l’escroquerie intellectuelle. Leur vision binaire de la liberté peut être résumée ainsi : « La liberté, c’est pouvoir faire avec le minimum de contraintes, c’est pouvoir acheter le maximum de choses, développer ses idées pour en faire une manne financière, un accroissement de richesse, une élévation sociale. La liberté est conditionnée à la réduction des règles, elle ne peut s’accompagner que d’une dérégulation la plus grande possible, pour permettre un décollage le plus grand possible des énergies, pour être libre, il faut le moins de contraintes possibles… » : etc, etc, argumentum ad nauseam.

Fondamentalement, cette idée binaire de la liberté conditionnée à la présence de règles plus ou moins importantes, et tendant à exprimer que la disparition ou la réduction au minimum [des règles] serait un préalable pour que la liberté s’exprime, est une escroquerie intellectuelle. La liberté est bien plus complexe et vaste qu’une règle de trois. Une liberté sans règles est l’expression de l’entropie. Donc du chaos. Les enfants apprennent à exercer leur liberté dans un cadre, éducatif, social, pour que plus tard, devenus adultes, ils ne soient pas des êtres asociaux, des agents du chaos, exerçant une liberté individuelle qui s’exonérerait des autres. D’autrui. « La liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres« . C’est à partir de cet adage, qui est en fait un résumé de l’Article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 que l’on peut commencer à réfléchir vraiment à ce qu’est la liberté au sein d’une société :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

Le libéralisme économique est basé sur la dérégulation de tous les secteurs d’activités humaines. Il va sans dire que cette dérégulation n’est jamais en faveur de ceux qui ne possèdent pas de capital. Ceux qui sont forcés de vendre leur force de travail, leur compétence ont vu leur liberté (de maintenir leur emploi, d’empêcher des délocalisations, de participer à la prise de décision des entreprises, de défendre leurs droits, etc) se réduire comme peau de chagrin. Au profit de la liberté des entreprises : de licencier, de délocaliser, de rémunérer leurs actionnaires au détriment de leurs salariés, etc., etc.

Les hommages d’Emmanuel via Twitter sont très pertinents. Avec par exemple Xavier Beulin (ex président du syndicat FNSEA), qui n’avait rien à voir avec « l’agriculture », puisque c’était un agro-industriel pur jus, président du groupe Avril, qui produit la quasi totalité du biodiesel. La biographie de Beulin est édifiante, mais pour Macron — qui semble avoir une approche de l’agriculture particulière, puisque nourrir les êtres humains ne lui semble pas franchement important — tout ça n’a aucun intérêt. Sachant que le « combat » de Beulin était celui d’un lobbyiste des biocarburants, s’activant pour une industrialisation généralisée de l’agriculture :

Plus une société est dérégulée, plus les acteurs les plus puissants prennent le dessus sur le reste de la société. Ce sont toujours les grandes entreprises qui peuvent profiter de cet accroissement de « liberté » offert par le politique.  Logiquement, puisqu’elles sont celles qui ont le plus de facilité à optimiser leurs bénéfices et dont la richesse augmente par le pouvoir qu’elles ont sur la société : on ne prête qu’aux riches, on n’écoute, on ne fait des facilités et l’on est souple qu’avec les puissants. Moins de règles permet aux loups de dévorer plus facilement leurs proies, pas aux chatons. Diminuer les règles, les contraintes mène à la loi de la jungle, le règne de la domination du plus fort. La libéralisation de l’économie et la dérégulation qui s’y est adossée en Europe depuis plus de 15 ans l’ont largement démontré.

Macron en rêve, le MEDEF aussi

Dans l’esprit, le candidat Macron travaille main dans la main avec les dirigeants du monde bancaire et financier, des multinationales, du MEDEF, et de toute la sphère politico-[médiatico]industrielle qui a construit à grands coups de boutoirs l’espace glaçant du monde dérégulé du libéralisme moderne. Les paradis fiscaux sont leur refuge secret et leur arme de prédilection, mais créer un paradis fiscal à l’échelle de la France est l’objectif assumé.

L’idée même que les impôts, les taxes, tout ce qui finance le bien public est un frein à l’expression de la liberté de créer de la richesse prônée par ces « disrupteurs » est une sorte de vol généralisé, assumé et mensonger qu’ils aimeraient beaucoup faire passer pour une forme de modernité incontournable. Ce qu’ils oublient, c’est que toute la richesse créée par les entreprises les plus performantes qu’ils souhaitent « libérer » ne peut se générer que par le maintien d’infrastructures et de biens publics au meilleur niveau : réseaux routiers, télécommunications, éducation, administrations, aides publiques, maintien du tissu associatif, gestion du patrimoine, culture, etc…

Que la gestion de l’argent public soit mauvaise, mal répartie, soumises à des pressions, des conflits d’intérêt, c’est une certitude. Mais faire croire qu’il faudrait en dépenser moins, et dans le même temps qu’il faudrait en collecter moins, et surtout laisser les clés de la gestion économique globale à des acteurs économiques privés de type vautours, est un plan marketing politique assez étonnant. Le formidable engouement pour Uber, vaillante startup libérant les pauvres banlieusards de leur carcan du chômage forcé, en leur permettant de devenir leur « propre patron » comme VTC, a vite démontré l’inanité de la dérégulation libérale du capitalisme de plateforme. Aujourd’hui, les chauffeurs Uber protestent en masse, étranglés par les crédits inremboursables, soumis à des horaires monstrueux et, cerise sur le gâteau, pouvant prétendre gagner moins que le Smic en fin de mois en étant leur propre « patron ». Un patron totalement soumis et subordonné à l’entreprise disruptive Uber qui a augmenté ses profits en passant sa « commission » sur les courses de 20 à 25%. Pas de règles, Uber est libre d’étrangler ses chauffeurs, eux-même déclarés libres de travailler comme ils le souhaitent, puisque « entrepreneurs ».

Le rêve d’une société où chacun peut « entreprendre », avec des règles minimales, qui « fluidifieraient » les échanges, l’emploi, est celui des prédateurs de l’économie néo-libérale, l’économie financière. Les startups n’en sont qu’une partie émergée,  puisqu’au final, le projet de Macron n’est rien d’autre que la création [déjà en cours de constitution] d’un grand espace commercial, où les Français pourront aller consommer 24/24, et travailler le maximum avec le moins de règles possibles, tout en étant sommé de ne pas profiter de l’argent public des organismes paritaires sociaux, le tout dans un rapport de force entre détenteurs du capital et les autres, totalement distendu au profit des premiers.

Mais Macron le sait bien, au point qu’il peut même exprimer le fond de sa pensée, avec cette sortie sur la pénibilité au travail lors de sa présentation au MEDEF (article de l’Obs) :

« Le compte pénibilité ? Emmanuel Macron « n’aime pas le terme », et entend le supprimer car il « induit que le travail est une douleur », a-t-il déclaré en présentant son programme économique au Medef, où plusieurs candidats à la présidentielle (Jacques Cheminade, Marine Le Pen, François Fillon) se succédaient ce mardi matin.

Le mot « pénibilité » ne « correspond pas à ce dont nous avons besoin parce que le travail c’est l’émancipation, c’est ce qui vous donne une place », ajoute le candidat d’En Marche!. »
La liberté aura un prix avec le projet d’Emmanuel Macron. Celui que pourront s’offrir les plus forts, parfaitement inabordable pour les autres. Avec comme conséquence l’accroissement de l’entropie, que les agents du chaos sauront toujours mettre à profit, pour leur plus grand réconfort. Le programme « En marche » de l’ancien ministre de l’économie pourrait être sous-titré : « Bienvenue dans la société dérégulée entropique et disruptive des agents économiques du chaos ». Mais personne ne prendrait un tel slogan.

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Proposition de loi sur les Fake News : quand Reflets rencontre Nathalie Goulethttps://reflets.info/?p=36494http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20170328_171935_Proposition_de_loi_sur_les_Fake_News___quand_Reflets_rencontre_Nathalie_GouletTue, 28 Mar 2017 15:19:35 +0000
Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne (UDI)

Le vendredi c’est trolldi, c’est bien connu. Un journaliste gonzo, même au minimum de sa forme se doit donc de troller un peu ce qui mérite le troll. Il se trouve que ce vendredi 24 mars 2017, le trolldi est tombé sur Nathalie Goulet, la sénatrice de l’Orne. Il faut dire que la situation méritait quand même de secouer un peu le cocotier : la sénatrice avait lancé qu’elle envoyait au Sénat le 30 mars une proposition de loi pour réprimer les Fake News sur Internet, avec amende de 15 000€ et peine d’un an d’emprisonnement à la clef.

Le texte une fois lu, pas plus rassuré qu’auparavant, je décide donc, suite à un accès de tweets #pasgentils à @senateur61 avec le compte @_Reflets_, de demander une interviouve à la sénatrice. Et comme c’est quelqu’un ouvert d’esprit et qui s’intéresse vraiment à Internet, qui a voté contre la Loi renseignement, elle accepte immédiatement. Rendez-vous lundi au Sénat, pour un entretien-discussion (qui durera 52 minutes), que votre serviteur vous retranscrit en partie, pour comprendre à la fois la volonté de la sénatrice, et les tenants et les aboutissants de toute cette affaire.

17h, lundi 27 mars 2017 : J’arrive au 15 Rue de Vaugirard, des plantons plutôt sympathiques me laissent entrer dans l’illustre bâtiment. A l’accueil on m’explique que c’est en face, au 26. Je n’avais pas pris le temps de lire le DM de la sénatrice qui me l’indiquait. Tant pis pour moi.

17h05 : Au 26 rue de Vaugirard, contrôle par scanner des affaires du gonzo-journaliste de Reflets. Pas de problème. Je monte à l’étage par un escalier et cherche le numéro de bureau que l’on m’a indiqué. Je frappe, une voix féminine me dit d’entrer, je rentre et me voilà devant la sénatrice Nathalie Goulet. Un bureau plutôt sympathique, pas immense, mais avec beaucoup de bois, des décorations sur les murs, des ordinateurs, des bouquins, bref, on se sent plutôt à l’aise. La sénatrice m’invite à m’assoir, je m’exécute et nous entamons très vite la discussion. Avant même de lancer l’enregistreur, Nathalie Goulet m’avoue qu’elle y est allée « un peu fort » en proposant un an d’emprisonnement et 15 000€ d’amende. Je grimace un sourire d’acquiescement, et finit par rire. « Oui, un peu fort, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais le problème ne se situe peut être pas vraiment là ? »

17h08 : Je lance l’enregistrement et la sénatrice débute par une explications du sujet qui nous préoccupe : les Fake News.

Nathalie Goulet : « Le texte que j’ai déposé est là pour ouvrir le débat. Au niveau de l’information, si c’est de la diffamation, de l’injure, c’est couvert par la loi. Moi j’appelle Fake News un attentat qui n’a pas existé, par exemple. C’est avant tout la fabrication du doute. L’opinion publique est faite de telle façon aujourd’hui, que la crédibilité des uns et des autres va plus à ceux qui lancent des scoops. Il y a un contexte général qui n’est pas favorable à la vérification de l’information. »

Drapher : « Oui, et ça me fait venir sur le terrain de l’orientation de l’information. Une information à un moment donné peut être considéré comme fausse ou mensongère, puis devenir l’inverse. Je pense à la Syrie, avec les groupes de rebelles qui étaient « révolutionnaires », et ceux qui commençaient à expliquer qu’ils étaient majoritairement issus d’Irak, du Liban, financés par des monarchies et tirés des rangs d’Al Quaïda se faisaient traiter de pro Assad, et pouvaient se voir accuser de pratiquer de la désinformation. En 2017, tout le monde sait et s’accorde à dire que ce sont des groupes armés islamistes… »

N.G : « Les armes de destruction massive, c’était une Fake news et ça a semé le chaos et tué des milliers de personnes. Je sais bien que le prisme du ministère des affaires étrangères n’est pas aussi simple qu’il en a l’air, et on n’est pas dans la nuance sur un certain nombre de choses. Sur les zones de conflit, j’ai une position très claire : ce qui est vrai le soir peut être faux le lendemain, donc je ne rentre pas les Fake news dans cette catégorie. Il faut donc vérifier les informations »

D. : « Mais qui va définir le mensonge ? Si on définit le mensonge, il faut définir la vérité ? Qui va le faire ? »

N.G : « Oui, je suis d’accord, mais il faut mettre le débat sur la table. Cette histoire de Fake News peut prendre des proportions inquiétantes. Si les réseaux avaient existé au moment du protocole de Sion, je ne suis pas sûre  du résultat que ça aurait eu… »

D : « Les défenseurs des libertés du net dont je fais partie en tant que journaliste de Reflets ne sont pas contre le débat à ce sujet. Mais commencer par « 15 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement », c’est une entrée en matière qui n’incite pas vraiment à y aller »

N.G : « J’ai fait vérifier par les services du Sénat, le droit existant n’est pas suffisant pour poursuivre et condamner. »

D. « Si on se situe dans le droit uniquement, par rapport à Internet et les Fake News, certainement. Mais le problème n’est pas là à mon sens… »

N.G : « Mon sujet c’est de qualifier les Fake News, ce que je ne sais pas faire toute seule. Comment y remédier sans pour autant institutionnaliser une vérité d’Etat, ce que je ne veux pas ? Quand vous avez un élément qui est manifestement un mensonge, avec la mauvaise foi qui va avec, vous avez derrière des conséquences, et n’est-ce pas au législateur de réfléchir à la chose ? »

D. : « Je vous donne un exemple, avec le fameux café interdit aux femme, où deux journaliste de France TV sont allées et ont ramené un reportage qui a déchaîné les passions sur Internet. Ce reportage a été entièrement démonté par le Bondy blog qui sont allés vérifier que tout était faux, fabriqué. Des femmes venaient dans ce café, et le quartier entier était choqué par ce reportage. Les journalistes avaient décidé de ramener ce sujet avec cet angle, et elles se sont débrouillées pour le faire. Qu’est-ce qu’on fait dans ce cas là, on met en prison les deux journalistes avec 15 000€ d’amende ? »

N.G : « Oui, mais le sujet c’est que ma loi comme vous l’appelez, c’est un produit d’appel, et qu’on se mette autour d’une table pour en discuter. Moi je vois qu’il y a un trou dans la législation. Il y a un éventail très large de fake news, et il y a des conséquences. Il y a des victimes. »

D. : « Ok, je suis d’accord. Mais dans le cas de la fake news Trump, avec les attentats en Suède, bien qu’il n’ait jamais parlé d’attentat mais sous-entendu qu’il s’était passé quelque chose, qui est la victime ? »

N.G : « Moi je pense qu’il faut une graduation, mais il faut une définition. C’est vraiment un produit d’appel cette loi. Si on ne réfléchit pas tous ensemble, ça va être terrible. Je suis affolée par la violence sur les réseaux sociaux, par la société écorchée et le manque de tolérance dans l’absolu. Il faut en débattre. J’ai fait ça il y a peu avec le syndicat des journalistes sur la personne morale des rédactions, il y a un problème de droit énorme parce que les rédactions ne sont pas protégées. »

D. : « On est quand même dans un dialogue difficile, parce que d’un côté vous me dites que c’est pour ouvrir le débat, et dans le même temps il y a le droit. Le fait de réprimer les fake news. »

N.G : « Parce que le seul outil que j’ai ici c’est le droit. Il faut que vous compreniez quelque chose, la majorité des parlementaires ne sait pas faire vraiment bien fonctionner son téléphone portable, et vous leur demandez de devenir des spécialistes des blocages de site, des boites noires, des algorithmes, etc.  Le seul moyen, parce qu’on a très peu d’outils, c’est de déposer quelque chose pour avoir un outil de travail« .

D. : « Il faut quand même voir que Dan Shefet avec qui vous avez travaillé pour ce texte est très orienté dans la voie d’une régulation d’Internet, et qu’on se demande bien quand même comment il n’en sortira pas une régulation, de cette proposition… »

N.G : « Si c’est ça c’est pas mon objectif. Parce que je fais partie des gens qui considèrent qu’on ne peut pas réguler le net. »

D. : « Ben, si vous voulez réprimer les fake news sur Internet, vous allez devoir réguler Internet… »

Je prends une tête de gonzo journaliste contrit et attend avec une impatience la mieux dissimulée possible la réponse. Parce que ça devient vraiment intéressant. Je trouve.

N.G : « La réalité de ce qui m’intéresse moi, c’est : est-ce qu’on peut définir ces fake news, cerner ce sujet. Je n’ai pas d’autre outil pour engager un débat avec les professionnels d’Internet et les journalistes. Est-ce qu’il faut les éviter, comment ? »

D. : « Mais la question est justement peut être là : faut-il les éviter ? »

N.G : « Je ne me résous pas à ce qu’Internet soit une zone de non-droit »

D. : « Mais ce n’est pas le cas. Il y a des gens qui passent en procès pour leurs actes sur Internet, il y a des plaintes, la justice est active sur Internet. »

N.G : « Oui, mais c’est long et compliqué… »

Et là, le gonzo journaliste part dans une longue diatribe. Ca ne se fait pas dans le journalisme standard. Mais tant pis.

D. : « Je crois qu’on est sur une confusion des choses. On confond le symptôme et le mal. Je vous prends un exemple, avec l’exemple du moustique et du marteau dans une pièce humide. Il y a ceux qui prennent un marteau pour essayer d’écraser le moustique et ceux qui se posent la question « pourquoi le moustique est rentré ? » Peut-être parce qu’il y a de l’humidité, et qu’il faut assainir la pièce. Pour que le moustique ne revienne pas. Internet c’est exactement pareil. Vous n’arriverez jamais à écraser le moustique. Et même si vous arrivez, il y en aura dix qui reviendront. A chaque fois qu’il y a un problème sur Internet, les politiques s’en emparent, prennent leur marteau et essayent d’écraser le moustique issu d’Internet. Ce qui m’agace profondément, c’est qu’il y a des associations formidables avec des centaines de personnes dedans qui font un boulot extraordinaire depuis des années, qui sont indépendantes politiquement, et veulent essayer de faire qu’Internet reste « sain