Autoblog de reflets.infohttp://reflets.info/http://reflets.info/ L'association Anticor dans la tourmente58d210d6-b8d9-44cf-ac51-606412244f9dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210315_192332_L_association_Anticor_dans_la_tourmenteMon, 15 Mar 2021 19:23:32 +0100

L'Etat hésite à renouveler l'agrément à l'association de lutte contre la corruption

Anticor traverse une importante crise interne alors que son agrément pour agir en justice arrive à échéance le 2 avril. Un bras de fer est engagé avec l’État pour qu'elle puisse conserver son précieux sésame.

Page d'accueil d'Anticor

L’association de lutte contre la corruption Anticor traverse une crise sans précédent. Premier problème, le gouvernement traîne les pieds pour lui renouveler son agrément pour agir en justice. Arrivé à échéance, le gouvernement l’a prorogé le temps de réaliser une enquête complémentaire. « L’État s’est lancé dans une vérifiable inquisition, raconte Élise Van Beneden, la présidente d’Anticor. J’en suis à 75 pages d’échanges avec la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) qui instruit le dossier. L’État hésite à se débarrasser de nous, car nous avons agi en justice dans plusieurs affaires visant des membres du pouvoir et leurs proches, comme Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, Alexandre Benalla ou l’affaire Alsthom. » « Le fait que ça soit la DACG, qui dépend du ministère de la Justice est un vrai problème, affirme Eric Alt, vice-président d'Anticor et magistrat. Le ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, mis en cause par Anticor, a dit dans les médias tout le mal qu'il pense de notre association. Vous voyez le conflit d'intérêt ? »

L’État a demandé par ailleurs à l’association de dévoiler l’identité d’un gros donateur qui a versé entre 5.000 et 20.000 par an depuis plusieurs années. La CNIL, la commission nationale informatique et liberté, a donné raison à l’association qui refuse de communiquer son nom aux autorités : « Le texte semble insuffisamment précis pour imposer...

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L'Etat hésite à renouveler l'agrément à l'association de lutte contre la corruption

Anticor traverse une importante crise interne alors que son agrément pour agir en justice arrive à échéance le 2 avril. Un bras de fer est engagé avec l’État pour qu'elle puisse conserver son précieux sésame.

Page d'accueil d'Anticor

L’association de lutte contre la corruption Anticor traverse une crise sans précédent. Premier problème, le gouvernement traîne les pieds pour lui renouveler son agrément pour agir en justice. Arrivé à échéance, le gouvernement l’a prorogé le temps de réaliser une enquête complémentaire. « L’État s’est lancé dans une vérifiable inquisition, raconte Élise Van Beneden, la présidente d’Anticor. J’en suis à 75 pages d’échanges avec la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) qui instruit le dossier. L’État hésite à se débarrasser de nous, car nous avons agi en justice dans plusieurs affaires visant des membres du pouvoir et leurs proches, comme Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, Alexandre Benalla ou l’affaire Alsthom. » « Le fait que ça soit la DACG, qui dépend du ministère de la Justice est un vrai problème, affirme Eric Alt, vice-président d'Anticor et magistrat. Le ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, mis en cause par Anticor, a dit dans les médias tout le mal qu'il pense de notre association. Vous voyez le conflit d'intérêt ? »

L’État a demandé par ailleurs à l’association de dévoiler l’identité d’un gros donateur qui a versé entre 5.000 et 20.000 par an depuis plusieurs années. La CNIL, la commission nationale informatique et liberté, a donné raison à l’association qui refuse de communiquer son nom aux autorités : « Le texte semble insuffisamment précis pour imposer...

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Revenge porn, la chute d'un chef d'entreprise79278692-b967-41ea-8bd0-fe235eb1ec11http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210314_105444_Revenge_porn__la_chute_d_un_chef_d_entrepriseSun, 14 Mar 2021 10:54:44 +0100

Il avait piraté la boite mail et envoyé des photos de nu de sa victime : deux ans avec sursis

Ne supportant pas la rupture avec sa maîtresse, il avait envoyé près de 3000 mails à l'entourage et au futur employeur de la jeune femme.

Ancien palais de justice de Paris - Le moment où Dan Bloch subtilise le téléphone de sa victime - D.R.

C’est une histoire de «revenge porn» hors norme qui vient d’être jugée en première instance devant le tribunal de Paris le 8 mars. Christine (le prénom a été changé), une cadre du groupe Abylsen, un groupe de conseil en ingénierie international, a entretenu une liaison avec le PDG groupe, Dan Bloch. Jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à cette relation et de prendre de la distance en quittant son emploi. Un enfer s’ouvre alors pour elle. «Ça a été insupportable pour cet homme tout puissant d'avoir une femme qui a lui dit "non". C'est d'ailleurs quand j'ai dit "non, c'est fini" que tout a commencé.», raconte la victime à l’AFP.

Au cours de la soirée de départ de Christine organisée par l’entreprise, le patron subtilise son téléphone portable et change le mot de passe de sa messagerie personnelle. Puis, entre le 1er juin et le 30 septembre 2019, il adresse dans une trentaine d’envois, quelque 3000 courriels à plus de 2000 destinataires. Une entreprise de déconstruction systématique, selon son avocat. Dan Bloch est poursuivi pour usurpation d'identité, pour avoir porté à la connaissance d'un tiers des images à caractère sexuel, pour avoir soustrait le téléphone portable de sa victime et pour avoir accédé frauduleusement à sa boite mail et diffusé des documents privés.

Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.
Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.

A 2000 collaborateurs de sa nouvelle entreprise, alors que Christine n’a pas...

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Il avait piraté la boite mail et envoyé des photos de nu de sa victime : deux ans avec sursis

Ne supportant pas la rupture avec sa maîtresse, il avait envoyé près de 3000 mails à l'entourage et au futur employeur de la jeune femme.

Ancien palais de justice de Paris - Le moment où Dan Bloch subtilise le téléphone de sa victime - D.R.

C’est une histoire de «revenge porn» hors norme qui vient d’être jugée en première instance devant le tribunal de Paris le 8 mars. Christine (le prénom a été changé), une cadre du groupe Abylsen, un groupe de conseil en ingénierie international, a entretenu une liaison avec le PDG groupe, Dan Bloch. Jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à cette relation et de prendre de la distance en quittant son emploi. Un enfer s’ouvre alors pour elle. «Ça a été insupportable pour cet homme tout puissant d'avoir une femme qui a lui dit "non". C'est d'ailleurs quand j'ai dit "non, c'est fini" que tout a commencé.», raconte la victime à l’AFP.

Au cours de la soirée de départ de Christine organisée par l’entreprise, le patron subtilise son téléphone portable et change le mot de passe de sa messagerie personnelle. Puis, entre le 1er juin et le 30 septembre 2019, il adresse dans une trentaine d’envois, quelque 3000 courriels à plus de 2000 destinataires. Une entreprise de déconstruction systématique, selon son avocat. Dan Bloch est poursuivi pour usurpation d'identité, pour avoir porté à la connaissance d'un tiers des images à caractère sexuel, pour avoir soustrait le téléphone portable de sa victime et pour avoir accédé frauduleusement à sa boite mail et diffusé des documents privés.

Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.
Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.

A 2000 collaborateurs de sa nouvelle entreprise, alors que Christine n’a pas...

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Vaccination : le coup de com du gouvernement7a6d2e36-b9c6-4b8f-8f4b-f2bcbb558967http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210312_174722_Vaccination___le_coup_de_com_du_gouvernementFri, 12 Mar 2021 17:47:22 +0100

Ou comment gérer le vaccin comme le Nutella

Entre le 4 et le 7 mars, le gouvernement a voulu gonfler les chiffres de vaccination, quitte à permettre, sans le dire, la vaccination de public non prioritaire. Et pour motiver les soignants à venir travailler le dimanche, au moins une agence régionale de santé a menti sur les dates de péremption en agitant le spectre de doses jetées à la poubelle.

À Paris, l'hôpital de l'Hôtel-Dieu - © Reflets

A la fin de la première semaine de mars, un peu partout en France, c’était promo flash sur l’AstraZeneca. Venez vite, tout doit disparaître ! Dès jeudi 4 mars, dans certains centres de vaccination, toutes les personnes qui se présentaient avec leur carte Vitale, sans rendez-vous, qu’elles fassent partie ou non des publics prioritaires, repartaient avec leur précieuse piqûre. «J’ai appris par des connaissances que l’Hôtel-Dieu distribuait le vaccin AstraZeneca à tout le monde. J’ai reçu ma première dose et obtenu un RV dans la foulée pour la deuxième», raconte, ravie, une fringante quinquagénaire en pleine santé. L’espace d’un week-end dans le centre de Paris, on voyait enfin le bout du tunnel.

La bonne nouvelle a commencé à se répandre sur les réseaux sociaux et de nouveaux candidats, ni spécialement fragiles ou âgés se sont pointés dès le lundi 8 mars à l’Hôtel-Dieu. Trop tard, il n’y avait plus rien pour le commun des mortels qui s’est fait refouler… «L’opération spéciale de ce week-end est terminée, expliquait une employée de l’hôpital tout sourire à l’un des postulants déçus. Et figurez-vous qu’aujourd’hui, je n’ai même pas les doses pour les personnes inscrites…»

Mensonge sur les dates de péremption

Comment s’explique cette opération? Mardi 2 mars, le Ministère de la Santé reconnaissait que seulement 25 % des stocks disponibles d’AstraZeneca reçues en France avaient été utilisés. Parce qu’il jouit d’une moins bonne réputation que ses concurrents et ne convient pas...

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Ou comment gérer le vaccin comme le Nutella

Entre le 4 et le 7 mars, le gouvernement a voulu gonfler les chiffres de vaccination, quitte à permettre, sans le dire, la vaccination de public non prioritaire. Et pour motiver les soignants à venir travailler le dimanche, au moins une agence régionale de santé a menti sur les dates de péremption en agitant le spectre de doses jetées à la poubelle.

À Paris, l'hôpital de l'Hôtel-Dieu - © Reflets

A la fin de la première semaine de mars, un peu partout en France, c’était promo flash sur l’AstraZeneca. Venez vite, tout doit disparaître ! Dès jeudi 4 mars, dans certains centres de vaccination, toutes les personnes qui se présentaient avec leur carte Vitale, sans rendez-vous, qu’elles fassent partie ou non des publics prioritaires, repartaient avec leur précieuse piqûre. «J’ai appris par des connaissances que l’Hôtel-Dieu distribuait le vaccin AstraZeneca à tout le monde. J’ai reçu ma première dose et obtenu un RV dans la foulée pour la deuxième», raconte, ravie, une fringante quinquagénaire en pleine santé. L’espace d’un week-end dans le centre de Paris, on voyait enfin le bout du tunnel.

La bonne nouvelle a commencé à se répandre sur les réseaux sociaux et de nouveaux candidats, ni spécialement fragiles ou âgés se sont pointés dès le lundi 8 mars à l’Hôtel-Dieu. Trop tard, il n’y avait plus rien pour le commun des mortels qui s’est fait refouler… «L’opération spéciale de ce week-end est terminée, expliquait une employée de l’hôpital tout sourire à l’un des postulants déçus. Et figurez-vous qu’aujourd’hui, je n’ai même pas les doses pour les personnes inscrites…»

Mensonge sur les dates de péremption

Comment s’explique cette opération? Mardi 2 mars, le Ministère de la Santé reconnaissait que seulement 25 % des stocks disponibles d’AstraZeneca reçues en France avaient été utilisés. Parce qu’il jouit d’une moins bonne réputation que ses concurrents et ne convient pas...

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Nombre de doses par flacon : rien ne va plus!ab2c4b25-17e8-49e5-9836-0807dcb24b9chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210311_190419_Nombre_de_doses_par_flacon___rien_ne_va_plus_Thu, 11 Mar 2021 19:04:19 +0100

Quand un médecin ne joue pas le jeu de la com'...

L'actualité du dernier week-end était double et majeure : Meghan et Harry à Los Angeles ou bien Olivier et Gérald à Boulogne-sur-Mer. Entre ces deux infos capitales, les déclarations du Dr Hamon pouvaient sembler insignifiantes. Et pourtant…

Une réalité de terrain qui amène à s'interroger... - Capture d'écran

A peine le problème venait-il d'être évoqué au Sénat (voir ici) que la question du nombre de doses de vaccin à récupérer dans un seul flacon éclatait dans plusieurs centres de vaccination. Notamment dans celui de Clamart (92), là où justement exerce le président de la fédération des médecins de France. N'ayant que faire des assemblées feutrées, c'est avec son habituelle liberté de ton que le Dr Hamon est venu livrer sa colère sur le plateau de la chaîne LCI: « j'ai envie d'aller dézinguer le ministère ! Qui sont ces gens incapables de s'adapter et de prendre des décisions responsables ! ». On comprend mieux sa colère quand il nous explique avoir dû se résoudre à « balancer 50 vaccins Pfizer » sur ordre de l'agence régionale de santé (ARS).

A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran
A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran

Rappelons que les vaccins anti-covid sont livrés en conditionnement multidoses par les fabricants. L'intervention d'un manipulateur s'impose donc avant qu'un médecin puisse procéder aux injections sur les patients. Pour chaque flacon, le personnel infirmier s'emploie ainsi à remplir un nombre X de seringues après avoir soutiré un volume Y de solution vaccinale. L'ensemble de ces opérations est réglementé et soumis à une autorisation de mise sur le marché européenne (AMM). Toutefois en fonction du soin avec lequel la manipulation s’opère, mais surtout et avant tout du type de seringue utilisée, il s'avère possible...

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Quand un médecin ne joue pas le jeu de la com'...

L'actualité du dernier week-end était double et majeure : Meghan et Harry à Los Angeles ou bien Olivier et Gérald à Boulogne-sur-Mer. Entre ces deux infos capitales, les déclarations du Dr Hamon pouvaient sembler insignifiantes. Et pourtant…

Une réalité de terrain qui amène à s'interroger... - Capture d'écran

A peine le problème venait-il d'être évoqué au Sénat (voir ici) que la question du nombre de doses de vaccin à récupérer dans un seul flacon éclatait dans plusieurs centres de vaccination. Notamment dans celui de Clamart (92), là où justement exerce le président de la fédération des médecins de France. N'ayant que faire des assemblées feutrées, c'est avec son habituelle liberté de ton que le Dr Hamon est venu livrer sa colère sur le plateau de la chaîne LCI: « j'ai envie d'aller dézinguer le ministère ! Qui sont ces gens incapables de s'adapter et de prendre des décisions responsables ! ». On comprend mieux sa colère quand il nous explique avoir dû se résoudre à « balancer 50 vaccins Pfizer » sur ordre de l'agence régionale de santé (ARS).

A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran
A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran

Rappelons que les vaccins anti-covid sont livrés en conditionnement multidoses par les fabricants. L'intervention d'un manipulateur s'impose donc avant qu'un médecin puisse procéder aux injections sur les patients. Pour chaque flacon, le personnel infirmier s'emploie ainsi à remplir un nombre X de seringues après avoir soutiré un volume Y de solution vaccinale. L'ensemble de ces opérations est réglementé et soumis à une autorisation de mise sur le marché européenne (AMM). Toutefois en fonction du soin avec lequel la manipulation s’opère, mais surtout et avant tout du type de seringue utilisée, il s'avère possible...

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Les Cyber-Contes : deux nuances de compromission du mondec2ed7dcc-2303-46c6-b495-f4eb0b4d36f4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210310_171001_Les_Cyber-Contes___deux_nuances_de_compromission_du_mondeWed, 10 Mar 2021 17:10:01 +0100

Comment en quelques semaines les cyber-cartes ont été rebattues.

Le "cyber", personne n'y comprend rien ! Sauf les experts, et encore. Pourtant, assorti d'un petit effort de vulgarisation, ces nouvelles cryptiques peuvent devenir des chroniques palpitantes qui amèneront leurs lots d'enseignements. Ce premier volet des "cyber-contes" s'attaquera aux deux grands hacks aux conséquences encore floue, mais qui promettent de donner le cyber-tempo en 2021.

Ces capture d'écran seront les seuls éléments techniques de cet article. Ce cyber-conte est accessible aux non initiés.

L'année 2020 a été haute en couleur. Nos sociétés ont tremblé sous les coups du connard de virus. Mais nous avons tenu et cette maudite année prenait -enfin- fin. Pourtant, dès les premiers jours, 2021, a clairement annoncé son envie de se démarquer, elle aussi. Des lames de fonds continuent à balayer l'ancien monde et si certaines dynamiques s'annoncent hautes et claires, d'autres plus discrètes ne sont accessibles qu'aux experts et autres crypto-aficionados. C'est traditionnellement le cas du milieu élusif de l'espionnage étatique et de la cyber-gué-guerre. Depuis quelques semaines deux affaires ont fait surface, deux affaires qui provoquent déjà des vagues dont les Internets pourraient ressentir les remous pendant bien des années. Alors quitte à être sur la touche de ces jeux de puissants, autant profiter du spectacle confortablement.

Cette histoire commence il y a un an et demi, le 04 septembre 2019, dans une obscure salle serveur d'un data-center à Austin, Texas, États-unis.

Dans le noir, au fond d'une salle réfrigérée et sécurisée, sur une machine semblable à toutes les autres machines qui ronronnent sur les armoires, une diode s'allume. Cette diode ne s'allume pas comme cela habituellement. Sur la machine, des processus s'activent, la soufflerie se fait imperceptiblement plus forte. Un nouveau visiteur vient de se connecter. Ce visiteur ne respecte pas les horaires ni les codes habituels. Il parle à la machine à...

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Comment en quelques semaines les cyber-cartes ont été rebattues.

Le "cyber", personne n'y comprend rien ! Sauf les experts, et encore. Pourtant, assorti d'un petit effort de vulgarisation, ces nouvelles cryptiques peuvent devenir des chroniques palpitantes qui amèneront leurs lots d'enseignements. Ce premier volet des "cyber-contes" s'attaquera aux deux grands hacks aux conséquences encore floue, mais qui promettent de donner le cyber-tempo en 2021.

Ces capture d'écran seront les seuls éléments techniques de cet article. Ce cyber-conte est accessible aux non initiés.

L'année 2020 a été haute en couleur. Nos sociétés ont tremblé sous les coups du connard de virus. Mais nous avons tenu et cette maudite année prenait -enfin- fin. Pourtant, dès les premiers jours, 2021, a clairement annoncé son envie de se démarquer, elle aussi. Des lames de fonds continuent à balayer l'ancien monde et si certaines dynamiques s'annoncent hautes et claires, d'autres plus discrètes ne sont accessibles qu'aux experts et autres crypto-aficionados. C'est traditionnellement le cas du milieu élusif de l'espionnage étatique et de la cyber-gué-guerre. Depuis quelques semaines deux affaires ont fait surface, deux affaires qui provoquent déjà des vagues dont les Internets pourraient ressentir les remous pendant bien des années. Alors quitte à être sur la touche de ces jeux de puissants, autant profiter du spectacle confortablement.

Cette histoire commence il y a un an et demi, le 04 septembre 2019, dans une obscure salle serveur d'un data-center à Austin, Texas, États-unis.

Dans le noir, au fond d'une salle réfrigérée et sécurisée, sur une machine semblable à toutes les autres machines qui ronronnent sur les armoires, une diode s'allume. Cette diode ne s'allume pas comme cela habituellement. Sur la machine, des processus s'activent, la soufflerie se fait imperceptiblement plus forte. Un nouveau visiteur vient de se connecter. Ce visiteur ne respecte pas les horaires ni les codes habituels. Il parle à la machine à...

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Procès climatique : quand l’État utilise pour se défendre une étude qui... l'incrimine ! fa01ecc8-97ea-4ffd-981c-34ada1265b41http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210310_105721_Proces_climatique____quand_l___Etat_utilise_pour_se_defendre_une_etude_qui..._l_incrimine____Wed, 10 Mar 2021 10:57:21 +0100

Revoici les cabinets de consultants...

Attaqué devant le conseil d’État par la commune de Grande-Synthe et les associations de l'Affaire du siècle pour « inaction climatique », l’État offre une bien piètre défense !

Pochoir utilisé lors de l'action contre la "République des pollueurs" menée à La Défense en avril 2019 - © Tristan Saramon

Malgré une communication volontiers outrancière sur le climat, le «Champion de la terre» et ses équipes ont de plus en plus de mal à masquer la pusillanimité de leurs actions; en particulier lorsque c'est le juge qui arbitre. Un premier coup de marteau est tombé le 3 février dernier lorsque le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour «carences fautives» dans sa lutte contre le changement climatique. Les quatre associations qui portent cette «Affaire du siècle»(Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) sont désormais suspendues à la volonté des juges qui se sont laissés deux mois supplémentaires pour déterminer les mesures à imposer à l’État afin de réparer ce préjudice ou prévenir son aggravation.

Parallèlement, le Conseil d'Etat travaille lui aussi sur une affaire sœur, engagée par la commune de Grande-Synthe, les villes de Paris et de Grenoble, ainsi que les associations de l'Affaire du siècle. Le 19 novembre dernier, la plus haute juridiction administrative a jugé la requête recevable et laissé trois mois au Gouvernement pour démontrer que son objectif de réduction des gaz à effets de serre pour 2030 (-40 % par rapport à 1990) pourra être respecté. Si tel n'est pas le cas, le Conseil d’État a déjà prévenu qu'il ordonnerait des mesures et que leur non-application entraînerait des astreintes financières.

L’État dans l'impasse

La réponse de l’État, communiquée aux juges le 22 février dernier, est...

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Revoici les cabinets de consultants...

Attaqué devant le conseil d’État par la commune de Grande-Synthe et les associations de l'Affaire du siècle pour « inaction climatique », l’État offre une bien piètre défense !

Pochoir utilisé lors de l'action contre la "République des pollueurs" menée à La Défense en avril 2019 - © Tristan Saramon

Malgré une communication volontiers outrancière sur le climat, le «Champion de la terre» et ses équipes ont de plus en plus de mal à masquer la pusillanimité de leurs actions; en particulier lorsque c'est le juge qui arbitre. Un premier coup de marteau est tombé le 3 février dernier lorsque le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour «carences fautives» dans sa lutte contre le changement climatique. Les quatre associations qui portent cette «Affaire du siècle»(Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) sont désormais suspendues à la volonté des juges qui se sont laissés deux mois supplémentaires pour déterminer les mesures à imposer à l’État afin de réparer ce préjudice ou prévenir son aggravation.

Parallèlement, le Conseil d'Etat travaille lui aussi sur une affaire sœur, engagée par la commune de Grande-Synthe, les villes de Paris et de Grenoble, ainsi que les associations de l'Affaire du siècle. Le 19 novembre dernier, la plus haute juridiction administrative a jugé la requête recevable et laissé trois mois au Gouvernement pour démontrer que son objectif de réduction des gaz à effets de serre pour 2030 (-40 % par rapport à 1990) pourra être respecté. Si tel n'est pas le cas, le Conseil d’État a déjà prévenu qu'il ordonnerait des mesures et que leur non-application entraînerait des astreintes financières.

L’État dans l'impasse

La réponse de l’État, communiquée aux juges le 22 février dernier, est...

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LREM : peut-on être de gauche et d'extrême-droite à la fois ?94a2364e-d0b6-493f-bb01-39ce4ede5febhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210309_134340_LREM___peut-on_etre_de_gauche_et_d_extreme-droite_a_la_fois__Tue, 09 Mar 2021 13:43:40 +0100

Panique à bord en prévision de 2022

En voilà une Une qui aura fait du bruit... Libé évoquant des électeurs qui ne feront pas barrage au FN en 2022 et c'est tout le landerneau LREM qui s'affole. Tous s'affirment désormais de gauche après avoir courtisé pendant des années les électeurs FN avec un discours toujours plus à droite.

Libé : la Une du 27 février 2021 - Copie d'écran

Il aura donc fallu qu'un quotidien national mette les pieds dans le plat pour que tout le monde se penche sur une réalité évidente depuis plusieurs années : le hold-up électoral d'Emmanuel Macron ne marchera pas deux fois... Jacques Chirac s'était comporté exactement de la même manière. Appelant à faire barrage contre Jean-Marie Le Pen, il avait, une fois élu avec les voix de gauche, pratiqué une politique de droite ultra-libérale. Emmanuel Macron n'a pas fait autre chose. Élu lui aussi avec les voix de gauche, il a également pratiqué une politique ultra-libérale, là n'est pas la surprise. La surprise, c'est d'avoir adopté un discours d'extrême-droite, une répression hors du commun des mouvements sociaux, d'avoir laissé libre-cours aux franges les plus radicales de la police, aboutissant à des violences policières sans précédent. Le tout, culminant avec un ministre de l'Intérieur, accusé de viol, mais restant en place, qui explique à Marine Le Pen qu'elle est « un peu molle », se plaçant donc de facto à droite de la présidente du Rassemblement national (RN).

En donnant la parole à des électeurs qui affirment ne pas vouloir faire barrage en cas de duel Macron-Le Pen en 2022, le journal a mis en panique la macronie qui n'a pas manqué de dérouler moult éléments de langage pendant tout le week-end qui a suivi la publication de la fameuse Une. C'était à qui était plus de gauche. Elisabeth Borne a explosé les compteurs avec un...

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Panique à bord en prévision de 2022

En voilà une Une qui aura fait du bruit... Libé évoquant des électeurs qui ne feront pas barrage au FN en 2022 et c'est tout le landerneau LREM qui s'affole. Tous s'affirment désormais de gauche après avoir courtisé pendant des années les électeurs FN avec un discours toujours plus à droite.

Libé : la Une du 27 février 2021 - Copie d'écran

Il aura donc fallu qu'un quotidien national mette les pieds dans le plat pour que tout le monde se penche sur une réalité évidente depuis plusieurs années : le hold-up électoral d'Emmanuel Macron ne marchera pas deux fois... Jacques Chirac s'était comporté exactement de la même manière. Appelant à faire barrage contre Jean-Marie Le Pen, il avait, une fois élu avec les voix de gauche, pratiqué une politique de droite ultra-libérale. Emmanuel Macron n'a pas fait autre chose. Élu lui aussi avec les voix de gauche, il a également pratiqué une politique ultra-libérale, là n'est pas la surprise. La surprise, c'est d'avoir adopté un discours d'extrême-droite, une répression hors du commun des mouvements sociaux, d'avoir laissé libre-cours aux franges les plus radicales de la police, aboutissant à des violences policières sans précédent. Le tout, culminant avec un ministre de l'Intérieur, accusé de viol, mais restant en place, qui explique à Marine Le Pen qu'elle est « un peu molle », se plaçant donc de facto à droite de la présidente du Rassemblement national (RN).

En donnant la parole à des électeurs qui affirment ne pas vouloir faire barrage en cas de duel Macron-Le Pen en 2022, le journal a mis en panique la macronie qui n'a pas manqué de dérouler moult éléments de langage pendant tout le week-end qui a suivi la publication de la fameuse Une. C'était à qui était plus de gauche. Elisabeth Borne a explosé les compteurs avec un...

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Nombre de doses par flacon : faites vos jeux !0f3550f2-9cae-4cb6-bbe0-52ed9891a2b6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210308_091904_Nombre_de_doses_par_flacon___faites_vos_jeux__Mon, 08 Mar 2021 09:19:04 +0100

Le vaccin Moderna face au boulier des sénateurs…

5, 6... telle semblait-être la règle avec le vaccin Comirnaty du laboratoire Pfizer-BioNtech. Les jeux continuent avec l'arrivée de la proposition de Moderna: 10, 11... et pourquoi pas 15? Allez banco, 7 pour Pfizer et restons bons amis!

La grande loterie pour de précieuses fioles... - Reflets

Cette affaire de mathématique appliquée passerait presque pour une insignifiante détresse en comparaison du grand malheur que représente le Covid. On peut toutefois y accorder quelque importance au regard des effets induits. Car si à l'heure de grandes manœuvres vaccinatoires nos dirigeants ont le million triomphant en bouche, le millilitre est l'unité qui pose actuellement problème sur le terrain. Au point qu'on s'interroge au Sénat sur ce que contient réellement ce petit bout de flacon estampillé Moderna. Mais le remue-ministre ne s'arrête pas là: branle-bas de combat à la Santé puisqu'une septième dose vient de faire son apparition dans les flacons de chez Pfizer...

En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets
En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets

En Bourgogne-Franche-Comté, c'est le Sénateur Olivier Rietmann qui a piqué le premier dans le vif du sujet. Alerté par des professionnels de santé Haut-Saônois, il s'interroge aujourd'hui sur l'interdiction formulée par l'agence du médicament d'injecter une potentielle 11e dose alors qu'un flacon de vaccin Moderna en contient officiellement 10. Après s'être tourné vers la Préfète, selon laquelle les instructions de l'ARS doivent en toute logique être suivies, M. Rietmann a saisi le cabinet du ministre de la Santé pour savoir si cette particularité était bien identifiée en haut lieu et si une révision de doctrine était à l'étude. Le 9 février, le cabinet du ministre lui répondait -être lié à la...

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Le vaccin Moderna face au boulier des sénateurs…

5, 6... telle semblait-être la règle avec le vaccin Comirnaty du laboratoire Pfizer-BioNtech. Les jeux continuent avec l'arrivée de la proposition de Moderna: 10, 11... et pourquoi pas 15? Allez banco, 7 pour Pfizer et restons bons amis!

La grande loterie pour de précieuses fioles... - Reflets

Cette affaire de mathématique appliquée passerait presque pour une insignifiante détresse en comparaison du grand malheur que représente le Covid. On peut toutefois y accorder quelque importance au regard des effets induits. Car si à l'heure de grandes manœuvres vaccinatoires nos dirigeants ont le million triomphant en bouche, le millilitre est l'unité qui pose actuellement problème sur le terrain. Au point qu'on s'interroge au Sénat sur ce que contient réellement ce petit bout de flacon estampillé Moderna. Mais le remue-ministre ne s'arrête pas là: branle-bas de combat à la Santé puisqu'une septième dose vient de faire son apparition dans les flacons de chez Pfizer...

En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets
En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets

En Bourgogne-Franche-Comté, c'est le Sénateur Olivier Rietmann qui a piqué le premier dans le vif du sujet. Alerté par des professionnels de santé Haut-Saônois, il s'interroge aujourd'hui sur l'interdiction formulée par l'agence du médicament d'injecter une potentielle 11e dose alors qu'un flacon de vaccin Moderna en contient officiellement 10. Après s'être tourné vers la Préfète, selon laquelle les instructions de l'ARS doivent en toute logique être suivies, M. Rietmann a saisi le cabinet du ministre de la Santé pour savoir si cette particularité était bien identifiée en haut lieu et si une révision de doctrine était à l'étude. Le 9 février, le cabinet du ministre lui répondait -être lié à la...

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Une pépite du le New York Times : Death, Through a Nurse's Eyes7b98cb3f-645e-48fe-becd-9d4c6e0bc6bdhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210307_105631_Une_pepite_du_le_New_York_Times___Death__Through_a_Nurse_s_EyesSun, 07 Mar 2021 10:56:31 +0100

Voici le reportage qui devrait tourner en boucle sur toutes les chaînes de télévision, sur tous les réseaux sociaux et sur les écrans de tous les décideurs politiques (une fois par semaine pour éviter l'effet poisson rouge).

Le reportage
Le reportage

Publié sur le New York Times, ce reportage de Alexander Stockton et Lucy King est présenté comme "Un court métrage offrant une perspective de première main sur la brutalité de la pandémie au sein d'une unité de soins intensifs Covid-19". Regardez-le bien, du début jusqu'à la fin.

Il se termine sur ces mots :

"I’d never before seen someone die. And even though I didn’t know these people, witnessing their deaths left me sleepless, exhausted, and depressed. It’s unfathomable to me that these nurses have gone through that every single week, sometimes every single day for an entire year. I assumed the nurses must block out all the deaths to be able to keep going, but they don’t. They grieve every single one. “I’ve always loved being a nurse. It’s what I’ve always wanted to do. And these last couple months, it’s definitely made me question my career choice.” And what makes their situation so tragic is that many of these nurses hide their trauma, leaving them feeling isolated and alone. “We’re the only ones that know what we’re going through. I don’t really want to tell my family about everything because I don’t want them to feel the same emotions that I feel. I don’t want them to know that I carry that burden when it...

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Voici le reportage qui devrait tourner en boucle sur toutes les chaînes de télévision, sur tous les réseaux sociaux et sur les écrans de tous les décideurs politiques (une fois par semaine pour éviter l'effet poisson rouge).

Le reportage
Le reportage

Publié sur le New York Times, ce reportage de Alexander Stockton et Lucy King est présenté comme "Un court métrage offrant une perspective de première main sur la brutalité de la pandémie au sein d'une unité de soins intensifs Covid-19". Regardez-le bien, du début jusqu'à la fin.

Il se termine sur ces mots :

"I’d never before seen someone die. And even though I didn’t know these people, witnessing their deaths left me sleepless, exhausted, and depressed. It’s unfathomable to me that these nurses have gone through that every single week, sometimes every single day for an entire year. I assumed the nurses must block out all the deaths to be able to keep going, but they don’t. They grieve every single one. “I’ve always loved being a nurse. It’s what I’ve always wanted to do. And these last couple months, it’s definitely made me question my career choice.” And what makes their situation so tragic is that many of these nurses hide their trauma, leaving them feeling isolated and alone. “We’re the only ones that know what we’re going through. I don’t really want to tell my family about everything because I don’t want them to feel the same emotions that I feel. I don’t want them to know that I carry that burden when it...

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Des moines et des bières94273230-2bab-4978-a56a-d4b1a528a8a3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210302_093212_Des_moines_et_des_bieresTue, 02 Mar 2021 09:32:12 +0100

A Chimay, le monastère brasse des millions

Il se boit 1,8 Chimay par seconde dans le monde. Cinquante six millions de bouteilles sont exportés dans 74 pays. Les business moines de l'abbaye de Sourmont soutiennent des dizaines de projets de solidarité et de développement local. Reportage.

Une cuve à l'entrée de la brasserie - © Cyril Marcilhacy

«Quand j’avais un projet pour la ville et qu’il me fallait de l’argent, je montais au monastère», raconte Françoise Fassiaux, la bourgmestre de Chimay, tout juste battue aux élections. La phrase en dit long sur l’influence de l’abbaye qui brasse non seulement une bière qui s’exporte dans plus de 70 pays mais aussi des dizaines de millions d’euros. Ici, la théorie du ruissellement n’est pas un vœux pieu: les moines financent chaque année des projets localement et dans le monde entier. Une manne inespérée dans une région particulièrement touchée par le chômage.

La manne, à Chimay, est dorée, rouge, bleue ou triple; elle est pétillante, d’une magnifique complexité avec un arôme puissant. Un véritable bouquet d'épices explose au nez, accompagné de superbes arômes fruités. En bouche, l'amertume est très longue et les saveurs sont multiples avec du sucre roux, du caramel et des fruits noirs. La torréfaction du malt est très présente jusque sur la finale.

Différentes versions de la bière de Chimay - © Cyril Marcilhacy
Différentes versions de la bière de Chimay - Cyril Marcilhacy

Si la bière fait des miracles, Frère Damien, le prieur, tient d’abord à insister sur l’essentielde la vie monastique: la prière communautaire avec les offices, la contemplation, les deux heures quotidienne de lectio divina, cette méditation savoureuse de la parole de Dieu. La communauté se compose actuellement de 15 moines de sept nationalités: belge, française, rwandaise, congolaise, argentine, irlandaise et québécoise. «Cette diversité d’origine est...

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A Chimay, le monastère brasse des millions

Il se boit 1,8 Chimay par seconde dans le monde. Cinquante six millions de bouteilles sont exportés dans 74 pays. Les business moines de l'abbaye de Sourmont soutiennent des dizaines de projets de solidarité et de développement local. Reportage.

Une cuve à l'entrée de la brasserie - © Cyril Marcilhacy

«Quand j’avais un projet pour la ville et qu’il me fallait de l’argent, je montais au monastère», raconte Françoise Fassiaux, la bourgmestre de Chimay, tout juste battue aux élections. La phrase en dit long sur l’influence de l’abbaye qui brasse non seulement une bière qui s’exporte dans plus de 70 pays mais aussi des dizaines de millions d’euros. Ici, la théorie du ruissellement n’est pas un vœux pieu: les moines financent chaque année des projets localement et dans le monde entier. Une manne inespérée dans une région particulièrement touchée par le chômage.

La manne, à Chimay, est dorée, rouge, bleue ou triple; elle est pétillante, d’une magnifique complexité avec un arôme puissant. Un véritable bouquet d'épices explose au nez, accompagné de superbes arômes fruités. En bouche, l'amertume est très longue et les saveurs sont multiples avec du sucre roux, du caramel et des fruits noirs. La torréfaction du malt est très présente jusque sur la finale.

Différentes versions de la bière de Chimay - © Cyril Marcilhacy
Différentes versions de la bière de Chimay - Cyril Marcilhacy

Si la bière fait des miracles, Frère Damien, le prieur, tient d’abord à insister sur l’essentielde la vie monastique: la prière communautaire avec les offices, la contemplation, les deux heures quotidienne de lectio divina, cette méditation savoureuse de la parole de Dieu. La communauté se compose actuellement de 15 moines de sept nationalités: belge, française, rwandaise, congolaise, argentine, irlandaise et québécoise. «Cette diversité d’origine est...

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Liban : l'effondrement d'un État ?b4ce8312-ae1b-468f-8833-d218ace11b62http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210225_105315_Liban___l_effondrement_d_un_Etat__Thu, 25 Feb 2021 10:53:15 +0100

Crises économique, politique, sociale, sanitaire… Le pays pourra-t-il un jour s’en sortir ?

Entre la pandémie, l'explosion du port de Beyrouth, la crise économique ou encore politique, le Liban sombre chaque jour un peu plus. Et tout peut encore empirer. Pour Jihane Sfeir, historienne, professeure à l’Université Libre de Bruxelles et spécialiste de l’histoire du monde arabe contemporain, aucune alternative ou amélioration ne semble se profiler. Interview.

Manifestations au Liban - © Denis Meyer

Reflets : Le Liban est sorti début février d’un confinement très strict, qui avait entrainé d’importantes manifestations dites de la faim. Mais ce n’est que l’une des nombreuses crises auxquelles fait face le pays : faillite, pauvreté, crise sociale… Quel est votre sentiment vis-vis de la situation libanaise ?

Jihane Sfeir : Je suis très pessimiste pour l’avenir du Liban. La révolution du 17 octobre 2019 a amené quelques espoirs quant à un changement probable et même des démissions. Mais, finalement les seigneurs de la guerre [civile] sont toujours là et se partagent le pouvoir. Ils ont établi leur économie de guerre, le partage du territoire et gèrent le Liban comme si c’était leur boutique. Tant que cette classe politique formée par les chefs de guerre civile sera là, rien ne changera. Michel Aoun, le président libanais, en fait partie, mais c’est le Hezbollah, avec qui il est allié, qui gère réellement le pays. Il n’y a qu’à voir l’assassinat de Lokman Slim [intellectuel libanais, défenseur de la démocratie, opposant virulent et notoire du Hezbollah, retrouvé mort par balles le 4 février 2021]. L’enquête, comme souvent, ne mènera à rien. Et je ne vois pas comment on pourrait sortir de cette impasse politique, liée à une crise économique sans précédent. Même pendant la guerre civile, les Libanais n’ont pas connu ça. Le pays est dans un état de déliquescence complet ! L’état est en faillite, la corruption généralisée, et les services publics essentiels, tels que l’...

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Crises économique, politique, sociale, sanitaire… Le pays pourra-t-il un jour s’en sortir ?

Entre la pandémie, l'explosion du port de Beyrouth, la crise économique ou encore politique, le Liban sombre chaque jour un peu plus. Et tout peut encore empirer. Pour Jihane Sfeir, historienne, professeure à l’Université Libre de Bruxelles et spécialiste de l’histoire du monde arabe contemporain, aucune alternative ou amélioration ne semble se profiler. Interview.

Manifestations au Liban - © Denis Meyer

Reflets : Le Liban est sorti début février d’un confinement très strict, qui avait entrainé d’importantes manifestations dites de la faim. Mais ce n’est que l’une des nombreuses crises auxquelles fait face le pays : faillite, pauvreté, crise sociale… Quel est votre sentiment vis-vis de la situation libanaise ?

Jihane Sfeir : Je suis très pessimiste pour l’avenir du Liban. La révolution du 17 octobre 2019 a amené quelques espoirs quant à un changement probable et même des démissions. Mais, finalement les seigneurs de la guerre [civile] sont toujours là et se partagent le pouvoir. Ils ont établi leur économie de guerre, le partage du territoire et gèrent le Liban comme si c’était leur boutique. Tant que cette classe politique formée par les chefs de guerre civile sera là, rien ne changera. Michel Aoun, le président libanais, en fait partie, mais c’est le Hezbollah, avec qui il est allié, qui gère réellement le pays. Il n’y a qu’à voir l’assassinat de Lokman Slim [intellectuel libanais, défenseur de la démocratie, opposant virulent et notoire du Hezbollah, retrouvé mort par balles le 4 février 2021]. L’enquête, comme souvent, ne mènera à rien. Et je ne vois pas comment on pourrait sortir de cette impasse politique, liée à une crise économique sans précédent. Même pendant la guerre civile, les Libanais n’ont pas connu ça. Le pays est dans un état de déliquescence complet ! L’état est en faillite, la corruption généralisée, et les services publics essentiels, tels que l’...

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« Il y a une victoire politique et culturelle de l'extrême droite »d7aacd8b-b009-4b8e-b9c6-ebdb723aab88http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210224_102923____Il_y_a_une_victoire_politique_et_culturelle_de_l_extreme_droite___Wed, 24 Feb 2021 10:29:23 +0100

Stéphane Gatignon, l'ancien maire de Sevran appelle à un sursaut de la gauche

Alors que la ministre de l'Enseignement supérieur veut faire la guerre à « l'islamo-gauchisme » à l'université, nous avons demandé à l'ancien maire de Sevran qui avait démissionné de son mandat pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue, comment il analysait les crispations et la crise que nous traversons.

File:Stéphane Gatignon (2013) - Claude Truong-Ngoc - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s'obstine à vouloir demander une «enquête du CNRS» sur l’islamo-gauchisme dans l’université «afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme». Comment réagissez-vous?

Stéphane Gatignon : C’est un anathème qui empêche les chercheurs de travailler sereinement. Elle choisit de cliver pour empêcher les analyse de la crise que nous traversons. Le but des recherches en sciences-sociales est d’analyser la société telle qu’elle est. Point. Ceux qui tiennent l’appareil d’État aujourd’hui ont peu de formation politique. Mais ils ont le pouvoir...

Comment analysez-vous la crise que nous traversons?

Entre Paris et les banlieues, on est dans des mondes différents.

Géographiquement très proches, mais en fait très éloignés. J’ai habité à Sevran, maintenant je loge à Paris. Vu de Paris, c’est flagrant. Les déclassés sont aujourd’hui dans les banlieues et ils n’ont pas voix au chapitre dans la société. Le périphérique marque cette rupture.

Concernant la province, les habitants ne se sentent pas appartenir au même groupe social que les parisiens. Il y a un centre unique aujourd’hui: Paris. Le mouvement des Gilets Jaunes est parti d’une simple augmentation du prix du carburant. En province, pour les plus pauvres, l’essence représente une part importante du budget. Sans voiture, on ne peut rien faire.

Le monde du travail se reconstitue. Comme le statut des jeunes et des moins jeunes...

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Stéphane Gatignon, l'ancien maire de Sevran appelle à un sursaut de la gauche

Alors que la ministre de l'Enseignement supérieur veut faire la guerre à « l'islamo-gauchisme » à l'université, nous avons demandé à l'ancien maire de Sevran qui avait démissionné de son mandat pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue, comment il analysait les crispations et la crise que nous traversons.

File:Stéphane Gatignon (2013) - Claude Truong-Ngoc - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s'obstine à vouloir demander une «enquête du CNRS» sur l’islamo-gauchisme dans l’université «afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme». Comment réagissez-vous?

Stéphane Gatignon : C’est un anathème qui empêche les chercheurs de travailler sereinement. Elle choisit de cliver pour empêcher les analyse de la crise que nous traversons. Le but des recherches en sciences-sociales est d’analyser la société telle qu’elle est. Point. Ceux qui tiennent l’appareil d’État aujourd’hui ont peu de formation politique. Mais ils ont le pouvoir...

Comment analysez-vous la crise que nous traversons?

Entre Paris et les banlieues, on est dans des mondes différents.

Géographiquement très proches, mais en fait très éloignés. J’ai habité à Sevran, maintenant je loge à Paris. Vu de Paris, c’est flagrant. Les déclassés sont aujourd’hui dans les banlieues et ils n’ont pas voix au chapitre dans la société. Le périphérique marque cette rupture.

Concernant la province, les habitants ne se sentent pas appartenir au même groupe social que les parisiens. Il y a un centre unique aujourd’hui: Paris. Le mouvement des Gilets Jaunes est parti d’une simple augmentation du prix du carburant. En province, pour les plus pauvres, l’essence représente une part importante du budget. Sans voiture, on ne peut rien faire.

Le monde du travail se reconstitue. Comme le statut des jeunes et des moins jeunes...

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Reworld Media: Le poids des lingots, le prix des motsab527692-ce0a-4d6f-b40d-9cbec2a0dde8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210222_111511_Reworld_Media__Le_poids_des_lingots__le_prix_des_motsMon, 22 Feb 2021 11:15:11 +0100

Les conditions d'accès aux aides publiques à la presse sur la sellette…

C'est l'histoire d'une ministre de la Culture très inquiète, une fille de journaliste indignée, une Roselyne Bachelot sans le sourire, qui, le 24 décembre dernier, est venue rappeler que le Père Noël n'existait pas. La fin des étrennes pour certains?

Sur les contours de la fonction journalistique... - Capture d'écran

Rappel des faits. Interpellée par plusieurs députés sur le sort de la rédaction de Sciences & Vie, madame la Ministre s'est récemment fendue d'un libre réquisitoire à l'encontre de Reworld Media (vidéo à 1.38'30''). Reworld, propriétaire du titre, est justement ce fameux groupe de…??? Problème, c'est bien de ce flou lexical dont il est aujourd'hui question. Car ce nouvel acteur multitâche semble de moins en moins enclin à tenir compte de la réalité du monde de la presse. Nombreux sont ceux qui s'en étonnent depuis plusieurs mois, voire quelques années déjà, puisque Reworld s'est porté acquéreur de tous les titres magazines de l'éditeur italien Mondadori en juillet 2019.

Depuis ce rachat, une centaine de salariés issus de la régie publicitaire se sont vus expressément délocalisés dans une commune voisine alors qu'environ 200 journalistes titulaires de la carte de presse ainsi qu'une trentaine de pigistes ont quitté le navire. En cause, la stratégie commerciale d'une équipe dirigeante pour qui la valeur des beaux chiffres l'emporte sur la richesse des belles lettres. Très vite, le cours de la bourse à pris le pas sur la course aux infos au sein de toutes les rédactions concernées, et notamment chez Science & Vie, revue scientifique par excellence, connue et reconnue pour le sérieux de ses dossiers depuis 1913. Rien n'y fait, l'âge des artères ou l'expérience d'un titre n'auront suffit à...

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Les conditions d'accès aux aides publiques à la presse sur la sellette…

C'est l'histoire d'une ministre de la Culture très inquiète, une fille de journaliste indignée, une Roselyne Bachelot sans le sourire, qui, le 24 décembre dernier, est venue rappeler que le Père Noël n'existait pas. La fin des étrennes pour certains?

Sur les contours de la fonction journalistique... - Capture d'écran

Rappel des faits. Interpellée par plusieurs députés sur le sort de la rédaction de Sciences & Vie, madame la Ministre s'est récemment fendue d'un libre réquisitoire à l'encontre de Reworld Media (vidéo à 1.38'30''). Reworld, propriétaire du titre, est justement ce fameux groupe de…??? Problème, c'est bien de ce flou lexical dont il est aujourd'hui question. Car ce nouvel acteur multitâche semble de moins en moins enclin à tenir compte de la réalité du monde de la presse. Nombreux sont ceux qui s'en étonnent depuis plusieurs mois, voire quelques années déjà, puisque Reworld s'est porté acquéreur de tous les titres magazines de l'éditeur italien Mondadori en juillet 2019.

Depuis ce rachat, une centaine de salariés issus de la régie publicitaire se sont vus expressément délocalisés dans une commune voisine alors qu'environ 200 journalistes titulaires de la carte de presse ainsi qu'une trentaine de pigistes ont quitté le navire. En cause, la stratégie commerciale d'une équipe dirigeante pour qui la valeur des beaux chiffres l'emporte sur la richesse des belles lettres. Très vite, le cours de la bourse à pris le pas sur la course aux infos au sein de toutes les rédactions concernées, et notamment chez Science & Vie, revue scientifique par excellence, connue et reconnue pour le sérieux de ses dossiers depuis 1913. Rien n'y fait, l'âge des artères ou l'expérience d'un titre n'auront suffit à...

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Le jeu de Macron avec la mortd07bfc29-5ed9-4b22-8164-7ce6377e1e74http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210217_150647_Le_jeu_de_Macron_avec_la_mortWed, 17 Feb 2021 15:06:47 +0100

Le nombre de décès du Covid depuis septembre est supérieur à celui de la première vague

Pendant que ministres et courtisans se gargarisent de la clairvoyance du Président, la maison Borniol se porte bien. Mais ces morts sont comme transparents. Pas d'image, pas de problème. L’œil était dans la tombe et regardait Macron.

Nombre de nouveaux décès sur 7 jours - Financial Times

Les Macronistes béats louent sa clairvoyance. «Il va finir épidémiologiste, plaisante un ministre. Les chiffres lui donnent raison. Le confinement, ç’eut été la solution de facilité, la mesure de confort.» «Si on avait écouté tous les "Cassandre", on serait en train de travailler avec nos enfants sur les genoux depuis trois semaines», ajoute un participant du conseil de défense sanitaire. «Macron s’est tellement intéressé au Covid, ajoute un conseiller du pouvoir, qu’il peut challenger les scientifiques, poser la question qui les déstabilise». Mais il y a les chiffres dont on parle très peu: ceux de nos morts quotidiens. Nous en sommes à 300 décès quotidiens en moyenne sur 7 jours entre le 10 et le 16 février. Plus que l’équivalent du crash d’un avion de ligne par jour. Mais ces morts-là, Macron s’en fiche. Ils sont sacrifiés sur l’autel de l’économie et de son génie qui n’entend pas suivre l’avis des scientifiques pour prévenir les contaminations. Si encore, on avait des vaccins en quantité...

Tout est dans la com. Ce que Macron ne veut absolument pas voir, comme on l’a vu dans certains pays, ce sont les images de personnes agonisants dans les couloirs d’hôpitaux ou de files de voitures devant ces même structures transportant des malades en manque d’oxygène. Trop mauvais pour sa réélection en 2022. Mais les morts qu’importe!

Pourtant, depuis septembre, le nombre de morts est supérieur à celui de la première vague. Mais les décès sont plus étalés dans le temps....

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Le nombre de décès du Covid depuis septembre est supérieur à celui de la première vague

Pendant que ministres et courtisans se gargarisent de la clairvoyance du Président, la maison Borniol se porte bien. Mais ces morts sont comme transparents. Pas d'image, pas de problème. L’œil était dans la tombe et regardait Macron.

Nombre de nouveaux décès sur 7 jours - Financial Times

Les Macronistes béats louent sa clairvoyance. «Il va finir épidémiologiste, plaisante un ministre. Les chiffres lui donnent raison. Le confinement, ç’eut été la solution de facilité, la mesure de confort.» «Si on avait écouté tous les "Cassandre", on serait en train de travailler avec nos enfants sur les genoux depuis trois semaines», ajoute un participant du conseil de défense sanitaire. «Macron s’est tellement intéressé au Covid, ajoute un conseiller du pouvoir, qu’il peut challenger les scientifiques, poser la question qui les déstabilise». Mais il y a les chiffres dont on parle très peu: ceux de nos morts quotidiens. Nous en sommes à 300 décès quotidiens en moyenne sur 7 jours entre le 10 et le 16 février. Plus que l’équivalent du crash d’un avion de ligne par jour. Mais ces morts-là, Macron s’en fiche. Ils sont sacrifiés sur l’autel de l’économie et de son génie qui n’entend pas suivre l’avis des scientifiques pour prévenir les contaminations. Si encore, on avait des vaccins en quantité...

Tout est dans la com. Ce que Macron ne veut absolument pas voir, comme on l’a vu dans certains pays, ce sont les images de personnes agonisants dans les couloirs d’hôpitaux ou de files de voitures devant ces même structures transportant des malades en manque d’oxygène. Trop mauvais pour sa réélection en 2022. Mais les morts qu’importe!

Pourtant, depuis septembre, le nombre de morts est supérieur à celui de la première vague. Mais les décès sont plus étalés dans le temps....

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Un tour du monde dans le port de la Rochelle5f86ca43-9440-4e8b-a7de-df17ede82997http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210213_170533_Un_tour_du_monde_dans_le_port_de_la_RochelleSat, 13 Feb 2021 17:05:33 +0100

Amusons-nous un peu avec un marin qui ne manque pas de sérieux

C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, ta-ta-tin… Mais pas toujours. Car la haute mer, Yannick Bestaven l'a prise pendant 80 jours, 3 heures, 44 minutes et 46 secondes. Petit retour d'un grand Vendée Globe.

L'arrivée au port de La Rochelle - © Reflets

Derrière un sourire de gamin ébloui, Yannick Bestaven dissimule une sagesse de vieux briscard. Cela fait plus de 25 ans qu'il pratique la voile à haut niveau. A la barre du bien nommé Maître CoQ, Yannick était de retour ce week-end dans son port d'attache. Une arrivée qui s'est quelque peu effectuée en catimini pour cause de rassemblement interdit sur les pontons Rochelais. Mais qu'importe le covid, l'enthousiasme était bel et bien là pour accueillir comme il se doit le vainqueur de la plus prestigieuse course autour du monde en solitaire.

Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - © Reflets
Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - Reflets

On ne rencontre pas tous les jours un voileux Cap-hornier, un vrai, un dur, un tatoué des mers du Sud. Et si ce besoin qu'ont les marins de faire des phrases s'avère toujours aussi curieux au cinéma, Bestaven, lui, n'est pas du genre à parler pour ne rien dire dans la vraie vie. Raison de plus pour l'écouter. Encore faut-il l'approcher. Pas facile de lui voler quelques instants au milieu d'une palanquée de journalistes et d'une foultitude de notables locaux. Sa journée de retour au bercail fut en effet ponctuée de conférences de presse, de séances photo, et d'interviews en cascade. Pire, la chargée de com du Skipper vedette veillait au respect d'une feuille de route hyper-minutée. Patient, j'ai profité d'une pétole médiatique pour réussir à l'accoster avant qu'il ne mette les voiles par...

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Amusons-nous un peu avec un marin qui ne manque pas de sérieux

C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, ta-ta-tin… Mais pas toujours. Car la haute mer, Yannick Bestaven l'a prise pendant 80 jours, 3 heures, 44 minutes et 46 secondes. Petit retour d'un grand Vendée Globe.

L'arrivée au port de La Rochelle - © Reflets

Derrière un sourire de gamin ébloui, Yannick Bestaven dissimule une sagesse de vieux briscard. Cela fait plus de 25 ans qu'il pratique la voile à haut niveau. A la barre du bien nommé Maître CoQ, Yannick était de retour ce week-end dans son port d'attache. Une arrivée qui s'est quelque peu effectuée en catimini pour cause de rassemblement interdit sur les pontons Rochelais. Mais qu'importe le covid, l'enthousiasme était bel et bien là pour accueillir comme il se doit le vainqueur de la plus prestigieuse course autour du monde en solitaire.

Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - © Reflets
Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - Reflets

On ne rencontre pas tous les jours un voileux Cap-hornier, un vrai, un dur, un tatoué des mers du Sud. Et si ce besoin qu'ont les marins de faire des phrases s'avère toujours aussi curieux au cinéma, Bestaven, lui, n'est pas du genre à parler pour ne rien dire dans la vraie vie. Raison de plus pour l'écouter. Encore faut-il l'approcher. Pas facile de lui voler quelques instants au milieu d'une palanquée de journalistes et d'une foultitude de notables locaux. Sa journée de retour au bercail fut en effet ponctuée de conférences de presse, de séances photo, et d'interviews en cascade. Pire, la chargée de com du Skipper vedette veillait au respect d'une feuille de route hyper-minutée. Patient, j'ai profité d'une pétole médiatique pour réussir à l'accoster avant qu'il ne mette les voiles par...

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Cluster à l'hôpital : et si le rempart tombait?2e5ea8a7-665b-4939-89f3-6778a81f3a7fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210207_191243_Cluster_a_l_hopital___et_si_le_rempart_tombait_Sun, 07 Feb 2021 19:12:43 +0100

À la Rochelle : de la peur, de la colère, de l'indignation, du syndicalisme, et des soignants…

Quelques chiffres: 350 cas en cinq mois, 159 durant le mois de janvier et 13 sur les trois premiers jours de février. Vous êtes en Nouvelle-Aquitaine, à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle. Il ne s'agit pas du décompte des patients, mais du nombre de soignants déclarés positifs au covid.

Quand l'inquiétude gagne les rangs des hospitaliers... - © Reflets

Sur une allocution de près d'une heure trente, dix huit minutes auront suffi pour que l'hommage leur soit à nouveau rendu. Le premier ministre Jean Castex a donc jugé utile de nous rappeler leur rôle, d'en souligner l'importance: « et bien sûr nos soignants, auxquels nous devons une attention particulière, parce qu'ils sont plus que les autres exposés au risque, et que nous avons plus que jamais besoin d'eux pour assurer la prise en charge des malades»

Bien sûr nos soignants, c'est d'eux dont il s'agit depuis près d'un an. Ceux que nous avons applaudi quand la mode était aux balcons, ceux que l'on félicite encore face caméra, ceux qui nous tiennent la main quand vraiment ça craint, mais ceux qui dérangent aussi, comme aujourd'hui dans la cour de l'hôpital rochelais. Ceux-là n'avaient ni le vaccin salutaire, ni le discours policé ; ils avaient le verbe anxiogène, la rage à la blouse et la colère en banderole.

L'honnête homme pouvait se laisser surprendre car en principe c'est gentil et bien élevé un infirmier en temps de crise. Pourquoi ces soignants-là, ouvertement syndiqués, voire trop syndiqués selon les avis, en viennent-ils aujourd'hui à vociférer de la sorte? Cette manifestation de mauvaise humeur pouvait s'écouter d'une oreille inattentive, car après tout, elle n'était qu'une parmi d'autres. Car oui, l'irritabilité du personnel médical ne date pas d'hier. Déjà en juillet...

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À la Rochelle : de la peur, de la colère, de l'indignation, du syndicalisme, et des soignants…

Quelques chiffres: 350 cas en cinq mois, 159 durant le mois de janvier et 13 sur les trois premiers jours de février. Vous êtes en Nouvelle-Aquitaine, à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle. Il ne s'agit pas du décompte des patients, mais du nombre de soignants déclarés positifs au covid.

Quand l'inquiétude gagne les rangs des hospitaliers... - © Reflets

Sur une allocution de près d'une heure trente, dix huit minutes auront suffi pour que l'hommage leur soit à nouveau rendu. Le premier ministre Jean Castex a donc jugé utile de nous rappeler leur rôle, d'en souligner l'importance: « et bien sûr nos soignants, auxquels nous devons une attention particulière, parce qu'ils sont plus que les autres exposés au risque, et que nous avons plus que jamais besoin d'eux pour assurer la prise en charge des malades»

Bien sûr nos soignants, c'est d'eux dont il s'agit depuis près d'un an. Ceux que nous avons applaudi quand la mode était aux balcons, ceux que l'on félicite encore face caméra, ceux qui nous tiennent la main quand vraiment ça craint, mais ceux qui dérangent aussi, comme aujourd'hui dans la cour de l'hôpital rochelais. Ceux-là n'avaient ni le vaccin salutaire, ni le discours policé ; ils avaient le verbe anxiogène, la rage à la blouse et la colère en banderole.

L'honnête homme pouvait se laisser surprendre car en principe c'est gentil et bien élevé un infirmier en temps de crise. Pourquoi ces soignants-là, ouvertement syndiqués, voire trop syndiqués selon les avis, en viennent-ils aujourd'hui à vociférer de la sorte? Cette manifestation de mauvaise humeur pouvait s'écouter d'une oreille inattentive, car après tout, elle n'était qu'une parmi d'autres. Car oui, l'irritabilité du personnel médical ne date pas d'hier. Déjà en juillet...

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Le grand retour discret des trackers publicitaires sur Liberation.fr1f7e5bfa-d640-420e-97a3-b063527aeefehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210205_184354_Le_grand_retour_discret_des_trackers_publicitaires_sur_Liberation.frFri, 05 Feb 2021 18:43:54 +0100

Que sont devenues les grandes déclarations sur la vite privée ?

A grand renfort de déclarations enflammées, Libé annonçait en 2019 être le premier journal à retirer les trackers publicitaires. A l'occasion du lancement d'une nouvelle version du site, les voici revenus en force...

A gauche un article pour des lecteurs, à droite une liste de sites qui bénéficient de la monétisation des lecteurs

Caramba ! Que s'est il passé ? Paroles et paroles et paroles et paroles et paroles. Et encore des paroles que tu sèmes au vent ? Où sont passées les promesses de Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération ? Le 10 octobre 2019, chez France-Inter qui buvait leurs paroles parce que la contradiction, c'est un option (trop cher ?), les deux représentants de Libé annonçaient la fin des trackers publicitaires sur le site de Libération. Mieux, Libé était le premier site de presse à le faire. Patatras, il s'agissait d'une annonce marketing pas très bien préparée et les trackers étaient toujours là. Qui plus est, de nombreux journaux, dont celui-ci, n'on pas de trackers publicitaires. Nos lecteurs ne sont pas une marchandise. Lorsque l'on faisait remarquer à Libé que les trackers étaient toujours en place, Checknews, le traqueur de fake news se penchait sur la question (deux fois). Pas avec beaucoup de précision, il faut l'avouer. Mais il faut dire que les trucs techniques, c'est compliqué. A tel point que Libé décidait ensuite de planquer ses trackers avec une moche redirection. Mais revenons à aujourd'hui. Libé ne va pas très bien. Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice, lui-même propriétaire de Libération, a décidé l'année dernière de sortir le quotidien du périmètre. Voilà le quotidien cédé à un « fonds de dotation pour une presse indépendante » doté de 15...

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Que sont devenues les grandes déclarations sur la vite privée ?

A grand renfort de déclarations enflammées, Libé annonçait en 2019 être le premier journal à retirer les trackers publicitaires. A l'occasion du lancement d'une nouvelle version du site, les voici revenus en force...

A gauche un article pour des lecteurs, à droite une liste de sites qui bénéficient de la monétisation des lecteurs

Caramba ! Que s'est il passé ? Paroles et paroles et paroles et paroles et paroles. Et encore des paroles que tu sèmes au vent ? Où sont passées les promesses de Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération ? Le 10 octobre 2019, chez France-Inter qui buvait leurs paroles parce que la contradiction, c'est un option (trop cher ?), les deux représentants de Libé annonçaient la fin des trackers publicitaires sur le site de Libération. Mieux, Libé était le premier site de presse à le faire. Patatras, il s'agissait d'une annonce marketing pas très bien préparée et les trackers étaient toujours là. Qui plus est, de nombreux journaux, dont celui-ci, n'on pas de trackers publicitaires. Nos lecteurs ne sont pas une marchandise. Lorsque l'on faisait remarquer à Libé que les trackers étaient toujours en place, Checknews, le traqueur de fake news se penchait sur la question (deux fois). Pas avec beaucoup de précision, il faut l'avouer. Mais il faut dire que les trucs techniques, c'est compliqué. A tel point que Libé décidait ensuite de planquer ses trackers avec une moche redirection. Mais revenons à aujourd'hui. Libé ne va pas très bien. Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice, lui-même propriétaire de Libération, a décidé l'année dernière de sortir le quotidien du périmètre. Voilà le quotidien cédé à un « fonds de dotation pour une presse indépendante » doté de 15...

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Le secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance au taquet...00a3b79a-2ff6-49f7-aa3a-a5766ef99051http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210204_181426_Le_secretaire_d_Etat_charge_de_la_protection_de_l_enfance_au_taquet...Thu, 04 Feb 2021 18:14:26 +0100

Il a reçu un courrier à son adresse personnelle !

Au secrétariat d'État à la protection de l'enfance, les citoyens n'ont pas le droit d'écrire au secrétaire d'État chez lui et les journalistes n'ont pas le droit de parler à sa cheffe de cabinet sans passer par une chargée de presse. Manants...

Adrien Taquet - G. Garitan - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Branle-bas de combat soudain au secrétariat d'État à la protection de l'enfance. Adrien Taquet a reçu un courrier de la part d'un ancien enfant placé. Alors que ses précédentes démarches auprès des collaborateurs étaient restés... lettre morte, celui-ci a décidé de mandater un huissier pour remettre un courrier au domicile d'Adrien Taquet. Coup de téléphone immédiat de la cheffe de cabinet, Madame Baltis Méjanès. Conjonction de planètes ? Reflets était justement en train d'interviewer l'auteur du courrier et d'évoquer son procès en cassation contre l'État. Nous assistons médusés à l'entretien téléphonique. Le ministre est très surpris par la démarche et c'est un problème de sécurité. Les menaces à peine voilées laissent entendre qu'un service va être saisi. Dans un souci de bonne administration des deniers publics, Reflets.info souhaite résoudre cette enquête avant même qu'elle ait commencé. Inutile de mandater la DGSI, inutile de mettre juges et experts variés sur le coup. Nous allons, au passage, ré-expliquer que l'anonymat sur Internet dont parlent tant les politiques, c'est impossible. Y compris pour eux-mêmes, y compris si des équipes de nettoyage et de e-réputation ont été mandatées pour remettre les compteurs à zéro. Y compris aussi, si la cheffe de cabinet, Baltis Méjanès, par ailleurs conseillère en charge des questions numériques d'Adrien Taquet et précédemment de Nathalie Kosciusko-Morizet s'est...

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Il a reçu un courrier à son adresse personnelle !

Au secrétariat d'État à la protection de l'enfance, les citoyens n'ont pas le droit d'écrire au secrétaire d'État chez lui et les journalistes n'ont pas le droit de parler à sa cheffe de cabinet sans passer par une chargée de presse. Manants...

Adrien Taquet - G. Garitan - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Branle-bas de combat soudain au secrétariat d'État à la protection de l'enfance. Adrien Taquet a reçu un courrier de la part d'un ancien enfant placé. Alors que ses précédentes démarches auprès des collaborateurs étaient restés... lettre morte, celui-ci a décidé de mandater un huissier pour remettre un courrier au domicile d'Adrien Taquet. Coup de téléphone immédiat de la cheffe de cabinet, Madame Baltis Méjanès. Conjonction de planètes ? Reflets était justement en train d'interviewer l'auteur du courrier et d'évoquer son procès en cassation contre l'État. Nous assistons médusés à l'entretien téléphonique. Le ministre est très surpris par la démarche et c'est un problème de sécurité. Les menaces à peine voilées laissent entendre qu'un service va être saisi. Dans un souci de bonne administration des deniers publics, Reflets.info souhaite résoudre cette enquête avant même qu'elle ait commencé. Inutile de mandater la DGSI, inutile de mettre juges et experts variés sur le coup. Nous allons, au passage, ré-expliquer que l'anonymat sur Internet dont parlent tant les politiques, c'est impossible. Y compris pour eux-mêmes, y compris si des équipes de nettoyage et de e-réputation ont été mandatées pour remettre les compteurs à zéro. Y compris aussi, si la cheffe de cabinet, Baltis Méjanès, par ailleurs conseillère en charge des questions numériques d'Adrien Taquet et précédemment de Nathalie Kosciusko-Morizet s'est...

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Vaccination à La Rochelle : classée top secret add1cfaf-b2d0-481b-b27f-f350697c124chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210203_163358_Vaccination_a_La_Rochelle___classee_top_secret_Wed, 03 Feb 2021 16:33:58 +0100

Quand la presse n'est plus la bienvenue…

Désormais, la Covid serait donc moins une maladie qu'une crise sanitaire. Et en temps de crise, on gère les choses comme elles arrivent, nous dit-on. Mais à force de valses-hésitations et de secrets d’État, le virus du mensonge semble devenir le variant français le plus à craindre.

Vue panoramique d'une logistique médicale top secrète - © Reflets

Vous avez parcouru l'épisode 1 du périple vaccinatoire des plus de 75 ans et vous avez suivi l'acte 2 à l'Espace Encan, voici le troisième volet de la série. Le dernier peut-être, car officiellement il n'y aurait plus rien à voir ou à savoir ici.

Officieusement, pourtant, il reste tant encore à apprendre sur le sujet. Il reste aussi à s'adresser à celles et ceux qui savent pour leur poser les bonnes questions. Ou plus précisément, encore faudrait-il –pouvoir- s'adresser à eux, dès lors que ces personnes accepteraient de nous répondre libres et en conscience. Pas sûr...

Voyez comme on s'écarte vite du quotidien et de la réalité du virus sitôt que le discours se voit compassé d'une prudence imposée. Alors bien sûr la raison d’État fait loi, mais l'omerta venue d'en haut semble avoir contaminé jusqu'aux responsables locaux d'en bas. Au détour de cette épidémie, la ville historiquement belle et rebelle de La Rochelle aura nettement perdu de son caractère séditieux. Après Martine et Mauricette vont chez le médecin, voici le pont des espions sur le vieux port.

Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...
Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...

Lors de l'inauguration du vaccinodrome rochelais, on m'avait dit de revenir en milieu de semaine pour faire un point presse sur la situation. Oui, mais…

Entre-temps, la campagne de vaccination s'est transformée en une opération spéciale classée secret-défense. Raison pour laquelle on opposa une fin...

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Quand la presse n'est plus la bienvenue…

Désormais, la Covid serait donc moins une maladie qu'une crise sanitaire. Et en temps de crise, on gère les choses comme elles arrivent, nous dit-on. Mais à force de valses-hésitations et de secrets d’État, le virus du mensonge semble devenir le variant français le plus à craindre.

Vue panoramique d'une logistique médicale top secrète - © Reflets

Vous avez parcouru l'épisode 1 du périple vaccinatoire des plus de 75 ans et vous avez suivi l'acte 2 à l'Espace Encan, voici le troisième volet de la série. Le dernier peut-être, car officiellement il n'y aurait plus rien à voir ou à savoir ici.

Officieusement, pourtant, il reste tant encore à apprendre sur le sujet. Il reste aussi à s'adresser à celles et ceux qui savent pour leur poser les bonnes questions. Ou plus précisément, encore faudrait-il –pouvoir- s'adresser à eux, dès lors que ces personnes accepteraient de nous répondre libres et en conscience. Pas sûr...

Voyez comme on s'écarte vite du quotidien et de la réalité du virus sitôt que le discours se voit compassé d'une prudence imposée. Alors bien sûr la raison d’État fait loi, mais l'omerta venue d'en haut semble avoir contaminé jusqu'aux responsables locaux d'en bas. Au détour de cette épidémie, la ville historiquement belle et rebelle de La Rochelle aura nettement perdu de son caractère séditieux. Après Martine et Mauricette vont chez le médecin, voici le pont des espions sur le vieux port.

Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...
Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...

Lors de l'inauguration du vaccinodrome rochelais, on m'avait dit de revenir en milieu de semaine pour faire un point presse sur la situation. Oui, mais…

Entre-temps, la campagne de vaccination s'est transformée en une opération spéciale classée secret-défense. Raison pour laquelle on opposa une fin...

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Anonymat sur Internet : le gros mensonge des politiques1bf527be-d2e0-4652-a056-275c984e7709http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210202_170425_Anonymat_sur_Internet___le_gros_mensonge_des_politiquesTue, 02 Feb 2021 17:04:25 +0100

Qui ne résiste ni à l'analyse technique, ni à la réalité judiciaire

Au moindre incident sur les Internets les politiques fustigent « l'anonymat » qui permettrait tous les abus. Un discours qui ne tient pas la route une seconde. Enième explication...

Damien Abad (LR), dernier politique en date à se rendre ridicule

Chers hommes et femmes politiques, vous êtes des menteurs. Et récidivistes qui plus est. Le moindre dérapage sur un réseau social, la moindre publication discutable sur les Internets et c'est le drame, le moindre article qui en rend compte, vous voici vent debout, crachant dans chaque micro complaisant qui vous est tendu, qu'il faut légiférer contre « cet anonymat sur Internet et les réseaux sociaux, ouvrant la porte à toutes les dérives qui foulent au pied notre démocratie et font planer une ombre ténébreuse sur la lumière dont nos libertés nous inondent. Serrons-nous les coudes pour rester debout face à la violence des réseaux sociaux et opposons-leur notre regard muet de mépris ! » (Merci au Maire de Champignac pour l'inspiration).

Ces arguments, votre volonté de tordre le cou à un anonymat supposé dont serait mystérieusement dotés les internautes, ne résistent ni aux aspects techniques qui sous-tendent ce réseau, ni à la réalité judiciaire. A tel point que dans 18 paragraphes, vous allez être ridicules.

Et pour que chaque internaute puisse vous opposer des arguments lorsque vous déclamerez à nouveau cette antienne, nous allons vous expliquer ici pourquoi tout ça ne tient pas la route une seconde. Cela vos permettra aussi, si vous lisez ces lignes d'éviter, à l'avenir, de vous ridiculiser.

Vazy, je peux pas te joindre, j'ai pas ton 06 !

Amis politiques, avez-vous déjà essayé de joindre un correspondant par téléphone dont vous n'auriez pas le...

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Qui ne résiste ni à l'analyse technique, ni à la réalité judiciaire

Au moindre incident sur les Internets les politiques fustigent « l'anonymat » qui permettrait tous les abus. Un discours qui ne tient pas la route une seconde. Enième explication...

Damien Abad (LR), dernier politique en date à se rendre ridicule

Chers hommes et femmes politiques, vous êtes des menteurs. Et récidivistes qui plus est. Le moindre dérapage sur un réseau social, la moindre publication discutable sur les Internets et c'est le drame, le moindre article qui en rend compte, vous voici vent debout, crachant dans chaque micro complaisant qui vous est tendu, qu'il faut légiférer contre « cet anonymat sur Internet et les réseaux sociaux, ouvrant la porte à toutes les dérives qui foulent au pied notre démocratie et font planer une ombre ténébreuse sur la lumière dont nos libertés nous inondent. Serrons-nous les coudes pour rester debout face à la violence des réseaux sociaux et opposons-leur notre regard muet de mépris ! » (Merci au Maire de Champignac pour l'inspiration).

Ces arguments, votre volonté de tordre le cou à un anonymat supposé dont serait mystérieusement dotés les internautes, ne résistent ni aux aspects techniques qui sous-tendent ce réseau, ni à la réalité judiciaire. A tel point que dans 18 paragraphes, vous allez être ridicules.

Et pour que chaque internaute puisse vous opposer des arguments lorsque vous déclamerez à nouveau cette antienne, nous allons vous expliquer ici pourquoi tout ça ne tient pas la route une seconde. Cela vos permettra aussi, si vous lisez ces lignes d'éviter, à l'avenir, de vous ridiculiser.

Vazy, je peux pas te joindre, j'ai pas ton 06 !

Amis politiques, avez-vous déjà essayé de joindre un correspondant par téléphone dont vous n'auriez pas le...

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Les données personnelles fuitent sur les sites de banque en ligne10311cfd-2e24-458d-a843-8a5a864c5b42http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210201_213003_Les_donnees_personnelles_fuitent_sur_les_sites_de_banque_en_ligneMon, 01 Feb 2021 21:30:03 +0100

Société Générale, BPVF, même combat : des trackers partout

Quelle mouche peut bien piquer les banquiers lorsqu'ils installent des mouchards sur les pages des sites de banque à distance, communiquant ainsi à des sociétés externes des informations personnelles sur leurs clients ?

Données personnelles : un combat permanent - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Nous avions déjà abordé cette problématique avec la page de connexion à l'espace client de l'assureur MAIF. Cette fois, nous avons observé ce qui se passait lorsque l'on charge la page de connexion à un espace de gestion des comptes bancaires en ligne. Mais surtout, ce qui se passe lorsque l'on est connectés. La Société Générale par exemple, a inséré des trackers qui font fuiter vers une dizaine de sites tiers des données des utilisateurs. Nous avons initialement interpelé la SocGen sur Twitter. Mais les community managers ont crû utile de nous renvoyer vers le CERT de la banque. Un peu comme s'il s'agissait d'une faille informatique. Un moyen simple de se laver les mains d'un défaut de privacy sur le site de banque en ligne. Comme si cela était de la responsabilité des « informaticiens ». Bien au contraire. Il est fort probable que les ingénieurs préfèreraient ne pas voir trainer ce genre de code dans leurs pages.

Echanges avec les CM de la SocGen...
Echanges avec les CM de la SocGen...

Ce sont plutôt les services marketing qui imposent ces outils visant à obtenir des KPI pour mesurer « l'expérience utilisateur grâce à un data hub qui pioche dans un data lake. Car de nos jours, il faut offrir des expériences personnalisées aux segments cibles et provoquer des conversions pour booster le chiffre d'affaire. »

Tout ce charabia sans sens ni la moindre justification scientifique -n'oublions pas que "sur Internet personne ne sait que tu es un chien" - mène à...

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Société Générale, BPVF, même combat : des trackers partout

Quelle mouche peut bien piquer les banquiers lorsqu'ils installent des mouchards sur les pages des sites de banque à distance, communiquant ainsi à des sociétés externes des informations personnelles sur leurs clients ?

Données personnelles : un combat permanent - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Nous avions déjà abordé cette problématique avec la page de connexion à l'espace client de l'assureur MAIF. Cette fois, nous avons observé ce qui se passait lorsque l'on charge la page de connexion à un espace de gestion des comptes bancaires en ligne. Mais surtout, ce qui se passe lorsque l'on est connectés. La Société Générale par exemple, a inséré des trackers qui font fuiter vers une dizaine de sites tiers des données des utilisateurs. Nous avons initialement interpelé la SocGen sur Twitter. Mais les community managers ont crû utile de nous renvoyer vers le CERT de la banque. Un peu comme s'il s'agissait d'une faille informatique. Un moyen simple de se laver les mains d'un défaut de privacy sur le site de banque en ligne. Comme si cela était de la responsabilité des « informaticiens ». Bien au contraire. Il est fort probable que les ingénieurs préfèreraient ne pas voir trainer ce genre de code dans leurs pages.

Echanges avec les CM de la SocGen...
Echanges avec les CM de la SocGen...

Ce sont plutôt les services marketing qui imposent ces outils visant à obtenir des KPI pour mesurer « l'expérience utilisateur grâce à un data hub qui pioche dans un data lake. Car de nos jours, il faut offrir des expériences personnalisées aux segments cibles et provoquer des conversions pour booster le chiffre d'affaire. »

Tout ce charabia sans sens ni la moindre justification scientifique -n'oublions pas que "sur Internet personne ne sait que tu es un chien" - mène à...

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Doomsday clock : l'aiguille reste à 100 secondes avant l'apocalypse5471b833-0f46-4128-8710-ac866f94a409http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210201_121355_Doomsday_clock___l_aiguille_reste_a_100_secondes_avant_l_apocalypseMon, 01 Feb 2021 12:13:55 +0100

Doomsday Clock - © Bulletin of the Atomic Scientists
Doomsday Clock - Bulletin of the Atomic Scientists
Vous l'avez vue dans la bande dessinées Watchmen, l'horloge de l'apocalypse (Doomsday Clock) est une sorte de compteur mis en place en 1947. Le Bulletin of the Atomic Scientists qui met l'horloge à l'heure chaque année a été fondé par des scientifiques américains de l'université de Chicago et Albert Einstein. Cette horloge indique le rapprochement d'une éventuelle fin du monde, en mesure le risque. En 2021, comme en 2020, l'horloge affiche minuit moins cent secondes (23 h 58 min 20 s) en raison de l'« incapacité des dirigeants mondiaux à faire face aux menaces imminentes d'une guerre nucléaire et du changement climatique ». Ce niveau est le plus mauvais depuis 1947.

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Doomsday Clock - © Bulletin of the Atomic Scientists
Doomsday Clock - Bulletin of the Atomic Scientists
Vous l'avez vue dans la bande dessinées Watchmen, l'horloge de l'apocalypse (Doomsday Clock) est une sorte de compteur mis en place en 1947. Le Bulletin of the Atomic Scientists qui met l'horloge à l'heure chaque année a été fondé par des scientifiques américains de l'université de Chicago et Albert Einstein. Cette horloge indique le rapprochement d'une éventuelle fin du monde, en mesure le risque. En 2021, comme en 2020, l'horloge affiche minuit moins cent secondes (23 h 58 min 20 s) en raison de l'« incapacité des dirigeants mondiaux à faire face aux menaces imminentes d'une guerre nucléaire et du changement climatique ». Ce niveau est le plus mauvais depuis 1947.

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Covid-19 : bon courage pour se faire vacciner...485cd072-ac52-4a74-a756-2a8b0170e1e7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210131_160319_Covid-19___bon_courage_pour_se_faire_vacciner...Sun, 31 Jan 2021 16:03:19 +0100

Seringue
Seringue
Même quand on a péniblement réussi à obtenir un créneau pour être vacciné contre le covid, on peut encore voir son rendez-vous annulé la veille de la piqûre salvatrice. Voici le courriel qu'ont reçu une femme inscrite dans la commune de Gif-sur-Yvette dans l'Essonne. Même punition que ce que nous avions décrit ici.

Sujet : annulation vaccination

Madame, Monsieur, Vous avez pris rendez-vous au centre de vaccination de Gif-sur-Yvette pour une première vaccination le 29 janvier 2021 ainsi qu’un deuxième rendez-vous pour la seconde injection. Nous vous informons que, faute d’approvisionnement suffisant en vaccins, l’Etat demande aux centres de vaccination de déprogrammer des rendez-vous. Compte tenu de l’absence de visibilité sur les semaines à venir, nous sommes dans l’incapacité de refixer de nouveaux rendez-vous. En conséquence vos deux rendez-vous sont annulés Nous vous invitons à vous rendre sur santé.fr. Sachez que la ville de Gif a tout mis en œuvre pour l’ouverture d’un centre de vaccination sur son territoire, mais hélas son volontarisme est freiné par l’incapacité des services sanitaires de l’état à fournir les vaccins. Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.

«Ce qui m'a fait voir rouge c'est cette formule : "Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches", fulmine la septuagénaire. Pourquoi on ne nous met pas sur liste d'attente ? Là on doit tout reprendre à zéro et passer des heures sur Internet en espérant...

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Seringue
Seringue
Même quand on a péniblement réussi à obtenir un créneau pour être vacciné contre le covid, on peut encore voir son rendez-vous annulé la veille de la piqûre salvatrice. Voici le courriel qu'ont reçu une femme inscrite dans la commune de Gif-sur-Yvette dans l'Essonne. Même punition que ce que nous avions décrit ici.

Sujet : annulation vaccination

Madame, Monsieur, Vous avez pris rendez-vous au centre de vaccination de Gif-sur-Yvette pour une première vaccination le 29 janvier 2021 ainsi qu’un deuxième rendez-vous pour la seconde injection. Nous vous informons que, faute d’approvisionnement suffisant en vaccins, l’Etat demande aux centres de vaccination de déprogrammer des rendez-vous. Compte tenu de l’absence de visibilité sur les semaines à venir, nous sommes dans l’incapacité de refixer de nouveaux rendez-vous. En conséquence vos deux rendez-vous sont annulés Nous vous invitons à vous rendre sur santé.fr. Sachez que la ville de Gif a tout mis en œuvre pour l’ouverture d’un centre de vaccination sur son territoire, mais hélas son volontarisme est freiné par l’incapacité des services sanitaires de l’état à fournir les vaccins. Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.

«Ce qui m'a fait voir rouge c'est cette formule : "Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches", fulmine la septuagénaire. Pourquoi on ne nous met pas sur liste d'attente ? Là on doit tout reprendre à zéro et passer des heures sur Internet en espérant...

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Covid : il ne se passe rien dans les écolesf2b7257e-5d1e-49c8-84f9-63d95433aba4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210129_195128_Covid___il_ne_se_passe_rien_dans_les_ecolesFri, 29 Jan 2021 19:51:28 +0100

Il suffit de ne pas regarder

Les profs s'époumonent depuis des lustres sur les réseaux sociaux : il est impossible de protéger des enfants et des ados à l'école, les protocoles du ministère sont inapplicables. Des clusters commencent à apparaître.

Point presse du ministère le 29 janvier sur la situation dans les établissements scolaires

A chacun son analyse, le virus tranchera. Pour l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, l'Écosse, le Danemark, la Thaïlande, la Grande-Bretagne, la fermeture des écoles a été décidée. En France, Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute autorité de santé a indiqué sur France-Inter que « les écoles, c'est ce qu'il faut fermer en dernier » dans l'hypothèse d'un troisième confinement. Le premier ministre est sur la même longueur d'ondes : il faut « vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles » car les conséquences sont « absolument dramatiques ».

En dépit des certitudes des autorités françaises qui sont à rebours de celle d'autres pays, l'Éducation nationale a indiqué le 29 janvier que 96 établissements scolaires font actuellement l'objet d'une fermeture en raison du Covid-19, soit une augmentation de 50% en l'espace de 8 jours. Par ailleurs, la présence en France de la variante britannique du virus qui est nettement plus contagieux pour les enfants devrait peut-être alerter le ministre ?

« Il y a un vrai problème de mesure de l'impact de l'épidémie dans les écoles, nous explique un cadre du SGEN. Un moyen de dire que tout va bien est de limiter le nombre de cas contacts. J'ai eu connaissance d'un cas où un élève était malade dans un ensemble scolaire à Paris, eh bien l'ARS a décidé que personne n'était cas contact et ne devait s'isoler. Pas ses voisins de...

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Il suffit de ne pas regarder

Les profs s'époumonent depuis des lustres sur les réseaux sociaux : il est impossible de protéger des enfants et des ados à l'école, les protocoles du ministère sont inapplicables. Des clusters commencent à apparaître.

Point presse du ministère le 29 janvier sur la situation dans les établissements scolaires

A chacun son analyse, le virus tranchera. Pour l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, l'Écosse, le Danemark, la Thaïlande, la Grande-Bretagne, la fermeture des écoles a été décidée. En France, Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute autorité de santé a indiqué sur France-Inter que « les écoles, c'est ce qu'il faut fermer en dernier » dans l'hypothèse d'un troisième confinement. Le premier ministre est sur la même longueur d'ondes : il faut « vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles » car les conséquences sont « absolument dramatiques ».

En dépit des certitudes des autorités françaises qui sont à rebours de celle d'autres pays, l'Éducation nationale a indiqué le 29 janvier que 96 établissements scolaires font actuellement l'objet d'une fermeture en raison du Covid-19, soit une augmentation de 50% en l'espace de 8 jours. Par ailleurs, la présence en France de la variante britannique du virus qui est nettement plus contagieux pour les enfants devrait peut-être alerter le ministre ?

« Il y a un vrai problème de mesure de l'impact de l'épidémie dans les écoles, nous explique un cadre du SGEN. Un moyen de dire que tout va bien est de limiter le nombre de cas contacts. J'ai eu connaissance d'un cas où un élève était malade dans un ensemble scolaire à Paris, eh bien l'ARS a décidé que personne n'était cas contact et ne devait s'isoler. Pas ses voisins de...

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Projet Emblème : Nouvel Habitat remporte deux procès devant la cour administrative d'appelc0fd92d1-47a0-457d-ab01-0d6ba5f2bf82http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210129_105045_Projet_Embleme___Nouvel_Habitat_remporte_deux_proces_devant_la_cour_administrative_d_appelFri, 29 Jan 2021 10:50:45 +0100

D'autres procédures sont toujours en cours

Comme en première instance, le promoteur au coeur du projet Emblème, a gagné deux procès. L'un portait sur la décision permettant à la ville de céder un terrain, l'autre sur la validité du permis de construire. Un revers pour les opposants au projet.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

La société Nouvel Habitat, qui porte le projet controversé de projet Emblème, a remporté deux procès devant la cour administrative d'appel. Le premier portait sur une décision en conseil municipal permettant de céder un terrain nécessaire à la construction et d'en fixer le prix. Le second, concernait la validité du permis de construire attribué à Nouvel Habitat par les équipes de l'ancien maire Laurent Hénart. Dans les deux cas, Nouvel Habitat avait remporté le procès en première instance. Dans les deux cas, les décisions de première instance sont confirmées.

Dans un e-mail auquel étaient jointes les deux décisions, Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat indique qu'« avec ces deux décisions, la Cour Administrative d’Appel de NANCY rappelle le droit applicable et sécurise ainsi les autorisations rendues par l’ancienne municipalité sur le dossier Emblème. Après le séisme médiatique de ces derniers mois, elle se prononce indirectement sur les conditions du retrait du permis de construire modificatif délivré le 29 juin 2020 par l’ancienne municipalité en invalidant implicitement la décision prise le 29 septembre 2020 par M. le maire, M. Mathieu Klein. Pour mémoire, M. Mathieu Klein, alors candidat, avait déclaré en plein second tour des élections municipales que "tout ce qui sera en son pouvoir en tant que maire sera mis en œuvre pour empêcher ce projet de voir le jour" (Lorraine Actu 5/06/2020). Le "fait du prince" politique est...

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D'autres procédures sont toujours en cours

Comme en première instance, le promoteur au coeur du projet Emblème, a gagné deux procès. L'un portait sur la décision permettant à la ville de céder un terrain, l'autre sur la validité du permis de construire. Un revers pour les opposants au projet.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

La société Nouvel Habitat, qui porte le projet controversé de projet Emblème, a remporté deux procès devant la cour administrative d'appel. Le premier portait sur une décision en conseil municipal permettant de céder un terrain nécessaire à la construction et d'en fixer le prix. Le second, concernait la validité du permis de construire attribué à Nouvel Habitat par les équipes de l'ancien maire Laurent Hénart. Dans les deux cas, Nouvel Habitat avait remporté le procès en première instance. Dans les deux cas, les décisions de première instance sont confirmées.

Dans un e-mail auquel étaient jointes les deux décisions, Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat indique qu'« avec ces deux décisions, la Cour Administrative d’Appel de NANCY rappelle le droit applicable et sécurise ainsi les autorisations rendues par l’ancienne municipalité sur le dossier Emblème. Après le séisme médiatique de ces derniers mois, elle se prononce indirectement sur les conditions du retrait du permis de construire modificatif délivré le 29 juin 2020 par l’ancienne municipalité en invalidant implicitement la décision prise le 29 septembre 2020 par M. le maire, M. Mathieu Klein. Pour mémoire, M. Mathieu Klein, alors candidat, avait déclaré en plein second tour des élections municipales que "tout ce qui sera en son pouvoir en tant que maire sera mis en œuvre pour empêcher ce projet de voir le jour" (Lorraine Actu 5/06/2020). Le "fait du prince" politique est...

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Producteurs de seringues et aiguilles : plus secret défense que la CIA et la NSAc7aa9668-8c94-4711-bef0-25adc889de5fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210127_100808_Producteurs_de_seringues_et_aiguilles___plus_secret_defense_que_la_CIA_et_la_NSAWed, 27 Jan 2021 10:08:08 +0100

Impossible de leur parler pour confirmer la pénurie actuelle

Nos sources sont unanimes : il y a pénurie de matériel. C'est un problème pour de nombreux soins qui requièrent des seringues et des aiguilles. Nous avons tenté de confirmer cela auprès des fabricants et autres distributeurs : impossible de parler à une seule personne. Petit tour dans un monde ubuesque...

Seringue - Wikipedia

Cela fait quelques jours que plusieurs sources nous remontent l'information. Il devient impossible de commander des seringues et des aiguilles de certains types. Plusieurs marques sont concernées, comme Terumo, BD, Nipro, PIC. Selon nos informations, il est impossible de se réapprovisionner avant fin janvier au plus tôt. Au delà de la problématique que cela pourrait éventuellement poser pour la campagne de vaccination en cours contre le covid, ce sont tous les autres usages qui sont pénalisés. Car selon l'une de nos sources, le gouvernement a réquisitionné certaines références de seringues et d'aiguilles. Comme un air de déjà vu (mais avec les masques).

« Les stocks des différents types d'aiguilles nécessaires en France sont adéquats et doivent permettre de vacciner tout le monde », a indiqué mi-janvier sur France Inter le Pr Alain Fischer, le « Monsieur vaccin » du gouvernement. Et la méthode Coué, c'est sa came : « J'ai entendu le ministre répéter qu'il y avait le matériel et donc il ne doit pas y avoir, dans les jours ou les semaines qui viennent, de difficultés à ce niveau ». Si le ministre l'a dit...

Checknews indique de son côté que pour la Direction générale de la Santé (DGS), le gouvernement a suffisamment anticipé les besoins pour ne pas se retrouver pris de court. Elle affirme avoir acquis, pour le compte de l’Etat, des aiguilles et des seringues, en plus des doses de vaccin. Ces stocks viennent en complément de ceux déjà détenus...

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Impossible de leur parler pour confirmer la pénurie actuelle

Nos sources sont unanimes : il y a pénurie de matériel. C'est un problème pour de nombreux soins qui requièrent des seringues et des aiguilles. Nous avons tenté de confirmer cela auprès des fabricants et autres distributeurs : impossible de parler à une seule personne. Petit tour dans un monde ubuesque...

Seringue - Wikipedia

Cela fait quelques jours que plusieurs sources nous remontent l'information. Il devient impossible de commander des seringues et des aiguilles de certains types. Plusieurs marques sont concernées, comme Terumo, BD, Nipro, PIC. Selon nos informations, il est impossible de se réapprovisionner avant fin janvier au plus tôt. Au delà de la problématique que cela pourrait éventuellement poser pour la campagne de vaccination en cours contre le covid, ce sont tous les autres usages qui sont pénalisés. Car selon l'une de nos sources, le gouvernement a réquisitionné certaines références de seringues et d'aiguilles. Comme un air de déjà vu (mais avec les masques).

« Les stocks des différents types d'aiguilles nécessaires en France sont adéquats et doivent permettre de vacciner tout le monde », a indiqué mi-janvier sur France Inter le Pr Alain Fischer, le « Monsieur vaccin » du gouvernement. Et la méthode Coué, c'est sa came : « J'ai entendu le ministre répéter qu'il y avait le matériel et donc il ne doit pas y avoir, dans les jours ou les semaines qui viennent, de difficultés à ce niveau ». Si le ministre l'a dit...

Checknews indique de son côté que pour la Direction générale de la Santé (DGS), le gouvernement a suffisamment anticipé les besoins pour ne pas se retrouver pris de court. Elle affirme avoir acquis, pour le compte de l’Etat, des aiguilles et des seringues, en plus des doses de vaccin. Ces stocks viennent en complément de ceux déjà détenus...

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Vaccination des plus de 75 ans: acte 2686b7361-3cec-4d9f-bc8d-b3c67d9a2181http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210123_214108_Vaccination_des_plus_de_75_ans__acte_2Sat, 23 Jan 2021 21:41:08 +0100

Inauguration en grande pompe du vaccinodrome de La Rochelle

Des infirmières, des médecins, le maire et ses adjoints, le directeur départemental de l'ARS, le représentant du préfet de Charente-Maritime, il y avait une grosse agitation ce soir-là sur la scène du nouveau théâtre vaccinal Rochelais. Résumé de cette avant-première…

Centre de vaccination

Le lundi 18 janvier débutait la campagne de vaccination des plus de 75 ans. Sur place, nous avions constaté que le petit centre municipal dédié à cet effet avait été pris d'assaut par une partie des 18.000 personnes concernées. Les trois coups viennent d'être frappés ce vendredi soir à la Rochelle: le lundi 25 janvier débutera la -grande- campagne de vaccination! La nuance est de taille en ce qui concerne les locaux, la différence sera d'importance en termes de nombre de personnes vaccinées. On y prévoit d'effectuer 142 vaccinations au premier jour, pour en compter 668 en fin de semaine (contre une cinquantaine/jour sur l'ex-site). Et afin d'accueillir au mieux cette large population, la municipalité s'est équipée d'un vaccinodrome de luxe. Il s'agit ni plus ni moins de la grande salle d'exposition et de conférence de l'Espace Encan. Un hall d'entrée somptueux, de larges allées végétalisées, de confortables box d'accueil du public, un téléviseur grand écran pour patienter, tout parait prévu pour piquer chic, vite et bien.

Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image
Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image

Comment ne pas se réjouir de la tenue d'une aussi belle soirée où tant de hauts responsables allaient enfin pouvoir répondre aux si nombreuses questions que tout le monde se pose. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, une visite guidée des lieux s'imposait. Conviés à l'événement, quelques...

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Inauguration en grande pompe du vaccinodrome de La Rochelle

Des infirmières, des médecins, le maire et ses adjoints, le directeur départemental de l'ARS, le représentant du préfet de Charente-Maritime, il y avait une grosse agitation ce soir-là sur la scène du nouveau théâtre vaccinal Rochelais. Résumé de cette avant-première…

Centre de vaccination

Le lundi 18 janvier débutait la campagne de vaccination des plus de 75 ans. Sur place, nous avions constaté que le petit centre municipal dédié à cet effet avait été pris d'assaut par une partie des 18.000 personnes concernées. Les trois coups viennent d'être frappés ce vendredi soir à la Rochelle: le lundi 25 janvier débutera la -grande- campagne de vaccination! La nuance est de taille en ce qui concerne les locaux, la différence sera d'importance en termes de nombre de personnes vaccinées. On y prévoit d'effectuer 142 vaccinations au premier jour, pour en compter 668 en fin de semaine (contre une cinquantaine/jour sur l'ex-site). Et afin d'accueillir au mieux cette large population, la municipalité s'est équipée d'un vaccinodrome de luxe. Il s'agit ni plus ni moins de la grande salle d'exposition et de conférence de l'Espace Encan. Un hall d'entrée somptueux, de larges allées végétalisées, de confortables box d'accueil du public, un téléviseur grand écran pour patienter, tout parait prévu pour piquer chic, vite et bien.

Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image
Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image

Comment ne pas se réjouir de la tenue d'une aussi belle soirée où tant de hauts responsables allaient enfin pouvoir répondre aux si nombreuses questions que tout le monde se pose. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, une visite guidée des lieux s'imposait. Conviés à l'événement, quelques...

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Marseille : la police bat en retraite ?096b2528-5a27-4146-8b6a-2e8f874808d7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210121_145632_Marseille___la_police_bat_en_retraite__Thu, 21 Jan 2021 14:56:32 +0100

Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Un procès verbal vaut mieux parfois qu'un long discours. Voici le compte-rendu de policiers venus procéder à une audition dans la citée de la Castellanne à Marseille qui est parvenu à Reflets.

Nous le reproduisons :

"--- Précisons nous trouver toutefois en milieu hostile à notre présence, la citée de la Castellanne étant particulièrement dangereuse pour les effectifs de police, car hébergeant 3 points principaux du trafic de stupéfiants à Marseille.---

--- Constatons que le nom du dénommé X n'est pas présent sur les boîtes aux lettres en partie arrachées et dégradées.---

--- Mentionnons qu'aucun habitant acceptant de nous ouvrir ne déclare connaître cet individu.---

--- Nos recherches vaines, décidons de quitter les lieux avant "l'ouverture" du point de trafic situé juste à proximité afin d'éviter des dégradations sur notre véhicule par jets de projectiles.---

--- Retournons à notre service pour rédaction du présent.---"

"La situation est vraiment grave dans certains quartiers, rapporte une source judiciaire. Cet exemple témoigne de la difficulté du travail des policiers et plus largement de la présence de ceux qui représentent l’État." Mais n'est-ce pas justement ce que les enquêteurs ont voulu faire passer ? Un message ? Il n'y a aucun intérêt pour des policiers de remonter à un magistrat ce type de précisions, si ce n'est propager une idée, fausse, que la police ne...

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Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Un procès verbal vaut mieux parfois qu'un long discours. Voici le compte-rendu de policiers venus procéder à une audition dans la citée de la Castellanne à Marseille qui est parvenu à Reflets.

Nous le reproduisons :

"--- Précisons nous trouver toutefois en milieu hostile à notre présence, la citée de la Castellanne étant particulièrement dangereuse pour les effectifs de police, car hébergeant 3 points principaux du trafic de stupéfiants à Marseille.---

--- Constatons que le nom du dénommé X n'est pas présent sur les boîtes aux lettres en partie arrachées et dégradées.---

--- Mentionnons qu'aucun habitant acceptant de nous ouvrir ne déclare connaître cet individu.---

--- Nos recherches vaines, décidons de quitter les lieux avant "l'ouverture" du point de trafic situé juste à proximité afin d'éviter des dégradations sur notre véhicule par jets de projectiles.---

--- Retournons à notre service pour rédaction du présent.---"

"La situation est vraiment grave dans certains quartiers, rapporte une source judiciaire. Cet exemple témoigne de la difficulté du travail des policiers et plus largement de la présence de ceux qui représentent l’État." Mais n'est-ce pas justement ce que les enquêteurs ont voulu faire passer ? Un message ? Il n'y a aucun intérêt pour des policiers de remonter à un magistrat ce type de précisions, si ce n'est propager une idée, fausse, que la police ne...

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Vaccination des plus de 75 ans : l'effet Mauricette0223db94-1634-4e82-8633-12ef04941ac3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210119_235500_Vaccination_des_plus_de_75_ans___l_effet_MauricetteTue, 19 Jan 2021 23:55:00 +0100

Derrière l'info en continu et les effets d'annonces, la réalité du Covid

La première dame de France à s'être fait vacciner va bien ! La rumeur n'était qu'une sinistre fake news. En voici une autre qui aura fait long feu : le lundi 18 janvier, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner…

Quand la com' prend le dessus sur l'évènement

Quittons la grosse agitation de l'Île-de-France pour la douce quiétude des régions. Rapprochons nous de la Charente-Maritime pour arriver jusqu'à La Rochelle, ville phare d'une communauté d'agglomération de quelque 170.000 âmes. Ici comme ailleurs les seringues devront piquer à plein régime sachant que le gouvernement a annoncé son souhait de traiter un million de personnes âgées d'ici février. En conséquence l'ouverture de la campagne anti-Covid pour les personnes de plus de 75 ans fut ici annoncée le 15 janvier dernier, lors d'une conférence de presse présidée par Monsieur le Maire. Jean-François Fountaine s'y déclarait alors prêt à affronter la dure réalité du moment. Le ton était constructif, volontaire, voire familier, et le discours faisait plaisir à entendre. On se serait presque cru Chez Mauricette à pouvoir se faire si facilement vacciner au bar entre amis. Pourtant à l'énoncé de certains chiffres, il y a lieu de s'étrangler sous son masque: 18.000 personnes de plus de 75 ans sur l'agglomération pour 40 doses de vaccin/jour actuellement disponibles au centre municipal de vaccination. Le compte n'y est pas vraiment, et même vraiment pas.

Le match: Mauricette VS Monique

Sonnez trompettes et clairons, envoyez les majorettes, à l'aube du 18 janvier la presse locale fut toute conviée à assister à la première séance de vaccination. Ici la patronne s'appelle Monique. D'un clic-clac Kodak une photo d'elle fut...

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Derrière l'info en continu et les effets d'annonces, la réalité du Covid

La première dame de France à s'être fait vacciner va bien ! La rumeur n'était qu'une sinistre fake news. En voici une autre qui aura fait long feu : le lundi 18 janvier, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner…

Quand la com' prend le dessus sur l'évènement

Quittons la grosse agitation de l'Île-de-France pour la douce quiétude des régions. Rapprochons nous de la Charente-Maritime pour arriver jusqu'à La Rochelle, ville phare d'une communauté d'agglomération de quelque 170.000 âmes. Ici comme ailleurs les seringues devront piquer à plein régime sachant que le gouvernement a annoncé son souhait de traiter un million de personnes âgées d'ici février. En conséquence l'ouverture de la campagne anti-Covid pour les personnes de plus de 75 ans fut ici annoncée le 15 janvier dernier, lors d'une conférence de presse présidée par Monsieur le Maire. Jean-François Fountaine s'y déclarait alors prêt à affronter la dure réalité du moment. Le ton était constructif, volontaire, voire familier, et le discours faisait plaisir à entendre. On se serait presque cru Chez Mauricette à pouvoir se faire si facilement vacciner au bar entre amis. Pourtant à l'énoncé de certains chiffres, il y a lieu de s'étrangler sous son masque: 18.000 personnes de plus de 75 ans sur l'agglomération pour 40 doses de vaccin/jour actuellement disponibles au centre municipal de vaccination. Le compte n'y est pas vraiment, et même vraiment pas.

Le match: Mauricette VS Monique

Sonnez trompettes et clairons, envoyez les majorettes, à l'aube du 18 janvier la presse locale fut toute conviée à assister à la première séance de vaccination. Ici la patronne s'appelle Monique. D'un clic-clac Kodak une photo d'elle fut...

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Covid – Où sont les doses de vaccin ?0536c8de-d013-400b-887d-0301efc1d38dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210115_163400_Covid_____Ou_sont_les_doses_de_vaccin__Fri, 15 Jan 2021 16:34:00 +0100

Les hôpitaux parisiens ont frôlé la rupture

Le gouvernement a répété qu'on disposait déjà de 1,15 million de doses, sur lesquelles seules quelque 300 000 ont été utilisées. Pourtant, il arrive que certains hôpitaux, comme à Paris, soient déjà en tension en termes d'approvisionnements. En outre, de 10 millions de doses de vaccin, on n'en espèrerait plus que 4 millions à la fin février. Décryptage.

Conférence de presse

En manque déjà le week-end dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), le groupe hospitalier dit pivot en charge de fournir les doses de vaccin contre la Covid aux hostos et certains Ehpads des départements 75 (Paris) et 92 (Hauts-de-Seine), a bien cru se retrouver de nouveau en rupture, avec cette fois une vraie menace sur « les rendez-vous déjà pris », fulmine un pharmacien du groupe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la direction a pris la décision, relayée par France Inter le jeudi 14 janvier, de réduire la vaccination des soignants pour sécuriser les doses pour les plus de 75 ans... Avant de rétropédaler.

Grâce à l’arrivée de « 5 000 doses supplémentaires d’ici le week-end », il n’y aura pas de « freinage sur la vaccination de celles et ceux qui sont dans les catégories autorisées à se faire vacciner », a rassuré Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique, quelques heures plus tard. Mais en coulisses, c'est toujours l'angoisse : « On est au courant de rien, on n'a aucune visibilité sur les livraisons, c’est le bordel partout, tout le temps, et c'est parti pour durer ! », nous explique le pharmacien. « Et là, sur ordre, parait-il, du Premier ministre, on nous a demandé de réserver les quelques doses restantes pour l’ouverture des centres vaccinaux et faire plaisir aux maires qui s’en occupent ! Mais bien sûr ça nous tombe dessus au dernier moment, et c’est la panique pour nos plannings. Je n’ose même pas penser...

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Les hôpitaux parisiens ont frôlé la rupture

Le gouvernement a répété qu'on disposait déjà de 1,15 million de doses, sur lesquelles seules quelque 300 000 ont été utilisées. Pourtant, il arrive que certains hôpitaux, comme à Paris, soient déjà en tension en termes d'approvisionnements. En outre, de 10 millions de doses de vaccin, on n'en espèrerait plus que 4 millions à la fin février. Décryptage.

Conférence de presse

En manque déjà le week-end dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), le groupe hospitalier dit pivot en charge de fournir les doses de vaccin contre la Covid aux hostos et certains Ehpads des départements 75 (Paris) et 92 (Hauts-de-Seine), a bien cru se retrouver de nouveau en rupture, avec cette fois une vraie menace sur « les rendez-vous déjà pris », fulmine un pharmacien du groupe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la direction a pris la décision, relayée par France Inter le jeudi 14 janvier, de réduire la vaccination des soignants pour sécuriser les doses pour les plus de 75 ans... Avant de rétropédaler.

Grâce à l’arrivée de « 5 000 doses supplémentaires d’ici le week-end », il n’y aura pas de « freinage sur la vaccination de celles et ceux qui sont dans les catégories autorisées à se faire vacciner », a rassuré Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique, quelques heures plus tard. Mais en coulisses, c'est toujours l'angoisse : « On est au courant de rien, on n'a aucune visibilité sur les livraisons, c’est le bordel partout, tout le temps, et c'est parti pour durer ! », nous explique le pharmacien. « Et là, sur ordre, parait-il, du Premier ministre, on nous a demandé de réserver les quelques doses restantes pour l’ouverture des centres vaccinaux et faire plaisir aux maires qui s’en occupent ! Mais bien sûr ça nous tombe dessus au dernier moment, et c’est la panique pour nos plannings. Je n’ose même pas penser...

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La technologie est-elle à la source de la destruction de l'esprit critique ?f11c4b8d-49a8-487f-aead-f87c5fd4a80ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210113_170004_La_technologie_est-elle_a_la_source_de_la_destruction_de_l_esprit_critique__Wed, 13 Jan 2021 17:00:04 +0100

A l'attention des générations futures...

« Il n'y a personne de plus documenté que moi sur ce sujet ! » Evidemment puisqu'il y a des millions de documents accessibles via Internet sur tous les sujets et qu'Internet est accessible à tous. Oui, mais... Et si la technologie qui sous-tend le réseau participait à nous rendre plus idiots ?

Le film Idiocracy dépeint une humanité abêtie

A ma gauche, les jeunes. Ils sont super au point sur tous les sujets de société. Ils ont réponse à tout, à tel point que l'on pourrait presque discerner dans leurs discours des « éléments de langage » s'il y avait un leader quelque part. A ma droite, les complotistes de tous poils, QAnons, Trumpistes ou membres de la fachosphère franchouillarde. #NousSachons ! #SayUnComplot... Au milieu, les militants de tous poils. Ils ont tous tout lu et son incollables. Internet est une source de savoir sans fin pour qui a soif de connaissance et c'est accessible sans filtre. Enfin ! Nous allons tous être éveillés. Enfin, nous prendrons des décisions en conscience, nous nous auto-déterminerons ! Gutenberg et son imprimerie n'ont qu'à bien se tenir : nous avons les Internets.

Certains jeunes, certains militants et certains complotistes sont déjà en train de cataloguer l'auteur de ces lignes dans la catégorie « vieux con ». Con, je ne sais pas, mais vieux, chaque jour un peu plus, oui. Il n'y a pas que de mauvais côtés à être vieux. Cela donne une perspective historique. Cela permet de replacer les événements dans un contexte large. De prendre du recul. D'interroger les faits au regard de l'expérience. Et comme certains me désignent comme un dinosaure du Net, je vais essayer de regarder les choses avec un peu de recul historique et technique. Car à bien y regarder, avec une vision un peu technologique et non pas simplement sociétale, il n'est pas...

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A l'attention des générations futures...

« Il n'y a personne de plus documenté que moi sur ce sujet ! » Evidemment puisqu'il y a des millions de documents accessibles via Internet sur tous les sujets et qu'Internet est accessible à tous. Oui, mais... Et si la technologie qui sous-tend le réseau participait à nous rendre plus idiots ?

Le film Idiocracy dépeint une humanité abêtie

A ma gauche, les jeunes. Ils sont super au point sur tous les sujets de société. Ils ont réponse à tout, à tel point que l'on pourrait presque discerner dans leurs discours des « éléments de langage » s'il y avait un leader quelque part. A ma droite, les complotistes de tous poils, QAnons, Trumpistes ou membres de la fachosphère franchouillarde. #NousSachons ! #SayUnComplot... Au milieu, les militants de tous poils. Ils ont tous tout lu et son incollables. Internet est une source de savoir sans fin pour qui a soif de connaissance et c'est accessible sans filtre. Enfin ! Nous allons tous être éveillés. Enfin, nous prendrons des décisions en conscience, nous nous auto-déterminerons ! Gutenberg et son imprimerie n'ont qu'à bien se tenir : nous avons les Internets.

Certains jeunes, certains militants et certains complotistes sont déjà en train de cataloguer l'auteur de ces lignes dans la catégorie « vieux con ». Con, je ne sais pas, mais vieux, chaque jour un peu plus, oui. Il n'y a pas que de mauvais côtés à être vieux. Cela donne une perspective historique. Cela permet de replacer les événements dans un contexte large. De prendre du recul. D'interroger les faits au regard de l'expérience. Et comme certains me désignent comme un dinosaure du Net, je vais essayer de regarder les choses avec un peu de recul historique et technique. Car à bien y regarder, avec une vision un peu technologique et non pas simplement sociétale, il n'est pas...

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Prise illégale d’intérêt : une information judiciaire contre Eric Dupond-Moretti88165f8a-acc7-4fd8-a4c8-d4d91e7a47ddhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210109_004844_Prise_illegale_d___interet___une_information_judiciaire__contre_Eric_Dupond-MorettiSat, 09 Jan 2021 00:48:44 +0100

Le garde des sceaux dans une situation de plus en plus intenable

Anticor, le Syndicat de la magistrature et l’Union syndicale des magistrats avaient porté plainte contre le ministre de la justice. La commission des requêtes de la Cour de Justice de la République ordonne l'ouverture d'une information judiciaire.

Éric Dupond-Moretti, avocat français, en 2018 - Librairie Mollat - Wikipedia - CC BY 3.0

Pour les plus vieux, c'est un peu comme un retour en Chiraquie... Un chef de l'État qui se veut à la tête du parti de l'ordre, de la morale et qui se retrouve chef, ou gourou, d'un clan dans lequel le nombre de brebis galeuses va dangereusement croissant. Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, l'un des plus proches d'Emmanuel Macron est l'objet d'une enquête sur un éventuel conflit d'intérêts professionnel avec l'armateur MSC. Son rôle dans l'affaire Benalla a également été questionné. Alexandre Benalla... L'ancien garde du corps du président et sa propension à se faire passer pour un policier pour taper sur les manifestants, cristallise à lui tout seul toute la relation de la présidence Macron à la Justice et à la séparation des pouvoirs : « qu'ils viennent me chercher », avait-il lancé bravache à ses troupes. La liste est longue. Jean-Paul Delevoye, Laura Flessel, François de Rugy, Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Françoise Nyssen, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur soupçonné de viol... Cette fois, c'est le ministre de la justice lui-même qui est visé. Et la Justice, justement, a décidé de se pencher sur le cas de son propre ministre, ce qui finalement, en dit long sur l'état du pouvoir exécutif. Il y a là un message qui est envoyé.

Le parquet général de la Cour de cassation a annoncé vendredi 8 janvier que la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République avait ordonné...

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Le garde des sceaux dans une situation de plus en plus intenable

Anticor, le Syndicat de la magistrature et l’Union syndicale des magistrats avaient porté plainte contre le ministre de la justice. La commission des requêtes de la Cour de Justice de la République ordonne l'ouverture d'une information judiciaire.

Éric Dupond-Moretti, avocat français, en 2018 - Librairie Mollat - Wikipedia - CC BY 3.0

Pour les plus vieux, c'est un peu comme un retour en Chiraquie... Un chef de l'État qui se veut à la tête du parti de l'ordre, de la morale et qui se retrouve chef, ou gourou, d'un clan dans lequel le nombre de brebis galeuses va dangereusement croissant. Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, l'un des plus proches d'Emmanuel Macron est l'objet d'une enquête sur un éventuel conflit d'intérêts professionnel avec l'armateur MSC. Son rôle dans l'affaire Benalla a également été questionné. Alexandre Benalla... L'ancien garde du corps du président et sa propension à se faire passer pour un policier pour taper sur les manifestants, cristallise à lui tout seul toute la relation de la présidence Macron à la Justice et à la séparation des pouvoirs : « qu'ils viennent me chercher », avait-il lancé bravache à ses troupes. La liste est longue. Jean-Paul Delevoye, Laura Flessel, François de Rugy, Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Françoise Nyssen, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur soupçonné de viol... Cette fois, c'est le ministre de la justice lui-même qui est visé. Et la Justice, justement, a décidé de se pencher sur le cas de son propre ministre, ce qui finalement, en dit long sur l'état du pouvoir exécutif. Il y a là un message qui est envoyé.

Le parquet général de la Cour de cassation a annoncé vendredi 8 janvier que la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République avait ordonné...

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Alicem : l'État choisit la sécurité par l'obscuritéd5732f67-6a7f-4c22-bcbc-547619982009http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210108_195337_Alicem___l_Etat_choisit_la_securite_par_l_obscuriteFri, 08 Jan 2021 19:53:37 +0100

Le code permettant une authentification certifiée restera secret

Notre demande CADA pour accéder au code source de l'application Alicem a été rejetée. L'État souhaite jouer la sécurité par l'obscurité sur un produit essentiel permettant l'authentification certifiée de l'identité des français via leur smartphone.

Installation interactive Assemblée redondante à Montréal (2015) - Rafael Lozano-Hemmer - Wikipedia - CC BY 2.0

Si l'on en croit le ministère de l'intérieur, Alicem est « la première solution d’identité numérique régalienne sécurisée (...) développée par le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) [elle] permet à tout particulier, qui décide de l'utiliser, de prouver son identité sur Internet de manière sécurisée, à l’aide de son smartphone et de son passeport ou de son titre de séjour. » Pour attester de l'identité d'une personne, Alicem repose notamment sur la reconnaissance faciale, une technologie qui fait débat en matière de sécurité informatique. Sachant que le code produit par l'État est communicable, nous avions demandé au ministère de l'Intérieur de nous fournir le code source d'Alicem. Notre demande était restée sans réponse.

Nous nous étions tournés en janvier 2020 vers la La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

De manière plutôt inhabituelle, la CADA ne nous a jamais répondu directement. C'est un avocat qui a repéré la publication de l'avis rendu sur le site de la CADA.

La commission relève que, comme nous le soulevions, elle avait déjà statué en faveur de la communication du code source produit par l'administration, l'assimilant à un document administratif.

Secret défense

Mais après avoir rappelé que Alicem permet de s'authentifier de manière sécurisée sur plus de 500 services via notamment FranceConnect, la CADA explique que le ministère lui a fait une réponse...

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Le code permettant une authentification certifiée restera secret

Notre demande CADA pour accéder au code source de l'application Alicem a été rejetée. L'État souhaite jouer la sécurité par l'obscurité sur un produit essentiel permettant l'authentification certifiée de l'identité des français via leur smartphone.

Installation interactive Assemblée redondante à Montréal (2015) - Rafael Lozano-Hemmer - Wikipedia - CC BY 2.0

Si l'on en croit le ministère de l'intérieur, Alicem est « la première solution d’identité numérique régalienne sécurisée (...) développée par le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) [elle] permet à tout particulier, qui décide de l'utiliser, de prouver son identité sur Internet de manière sécurisée, à l’aide de son smartphone et de son passeport ou de son titre de séjour. » Pour attester de l'identité d'une personne, Alicem repose notamment sur la reconnaissance faciale, une technologie qui fait débat en matière de sécurité informatique. Sachant que le code produit par l'État est communicable, nous avions demandé au ministère de l'Intérieur de nous fournir le code source d'Alicem. Notre demande était restée sans réponse.

Nous nous étions tournés en janvier 2020 vers la La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

De manière plutôt inhabituelle, la CADA ne nous a jamais répondu directement. C'est un avocat qui a repéré la publication de l'avis rendu sur le site de la CADA.

La commission relève que, comme nous le soulevions, elle avait déjà statué en faveur de la communication du code source produit par l'administration, l'assimilant à un document administratif.

Secret défense

Mais après avoir rappelé que Alicem permet de s'authentifier de manière sécurisée sur plus de 500 services via notamment FranceConnect, la CADA explique que le ministère lui a fait une réponse...

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« Racisé » : un mot dangereux03df5606-e429-4ddc-b994-eab97c59956bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210107_120947____Racise______un_mot_dangereuxThu, 07 Jan 2021 12:09:47 +0100

Méfions-nous des armes que nous fournissons à nos adversaires

Les mots sont des armes. Lorsque nous en créons de nouveaux, souvent pour une bonne cause, il est important de s'interroger sur qui ramassera in fine cette arme et ce qui en sera fait.

Article de Philippe Marlière sur son blog

On le voit désormais partout. Le mot « racisé » est utilisé pour désigner les personnes victimes de racisme. Ce mot, je ne l'utiliserai que dans un seul de mes articles : celui-ci. Peut-on être antiraciste et refuser d'utiliser ce mot ? Il y a quelques années sortait le film « V pour Vendetta ». Basé sur une bande dessinée bien plus intéressante, le film frappait notamment part la force du « discours de Londres ». Dans cette intervention, le héros, V, un anarchiste (au sens premier du terme) expliquait : « while the truncheon may be used in lieu of conversation, words will always retain their power. Words offer the means to meaning, and for those who will listen, the enunciation of truth. And the truth is, there is something terribly wrong with this country, isn’t there? Cruelty and injustice, intolerance and oppression. And where once you had the freedom to object, to think and speak as you saw fit, you now have censors and systems of surveillance coercing your conformity and soliciting your submission. »

« Les mots offrent les moyens de donner un sens et, pour ceux qui les écouteront, l'énonciation de la vérité. Et la vérité, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas dans ce pays, n'est-ce pas ? La cruauté et l'injustice, l'intolérance et l'oppression. Et là où vous aviez autrefois la liberté d'objecter, de penser et de parler comme bon vous semble, vous disposez maintenant de censeurs et de systèmes de surveillance qui...

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Méfions-nous des armes que nous fournissons à nos adversaires

Les mots sont des armes. Lorsque nous en créons de nouveaux, souvent pour une bonne cause, il est important de s'interroger sur qui ramassera in fine cette arme et ce qui en sera fait.

Article de Philippe Marlière sur son blog

On le voit désormais partout. Le mot « racisé » est utilisé pour désigner les personnes victimes de racisme. Ce mot, je ne l'utiliserai que dans un seul de mes articles : celui-ci. Peut-on être antiraciste et refuser d'utiliser ce mot ? Il y a quelques années sortait le film « V pour Vendetta ». Basé sur une bande dessinée bien plus intéressante, le film frappait notamment part la force du « discours de Londres ». Dans cette intervention, le héros, V, un anarchiste (au sens premier du terme) expliquait : « while the truncheon may be used in lieu of conversation, words will always retain their power. Words offer the means to meaning, and for those who will listen, the enunciation of truth. And the truth is, there is something terribly wrong with this country, isn’t there? Cruelty and injustice, intolerance and oppression. And where once you had the freedom to object, to think and speak as you saw fit, you now have censors and systems of surveillance coercing your conformity and soliciting your submission. »

« Les mots offrent les moyens de donner un sens et, pour ceux qui les écouteront, l'énonciation de la vérité. Et la vérité, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas dans ce pays, n'est-ce pas ? La cruauté et l'injustice, l'intolérance et l'oppression. Et là où vous aviez autrefois la liberté d'objecter, de penser et de parler comme bon vous semble, vous disposez maintenant de censeurs et de systèmes de surveillance qui...

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Intrusions informatiques : une tribune aberrante publiée par Le Monde 3125d125-03f4-462b-8ba2-7dfe14b2c3f3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210104_231859_Intrusions_informatiques___une_tribune_aberrante_publiee_par_Le_Monde_Mon, 04 Jan 2021 23:18:59 +0100

Quand la presse se tire une balle dans le pied (encore une fois)

Mais qu'allait-il faire (Le Monde) dans cette galère ? C'est un peu la question que l'on se pose à la lecture d'une tribune publiée le 4 janvier par « le quotidien de référence ». Pourquoi donc avoir publié ce texte ?

Les experts en cybermachins sont à la manoeuvre...

A la lecture d'un tel raté, on en vient à se demander quel est le process de décision dans le journal du soir pour approuver la publication d'une tribune. Est-elle relue par les journalistes experts du domaine ou simplement par la rédaction en chef ? S'agit-il d'un choix délibéré de publier n'importe quoi pourvu que cela fasse le buzz. Où suffit-il que les auteurs se soient vu accrocher à un moment de leur vie quelques breloques sur le plastron pour que l'on estime au sein du journal que le contenu ne peut être que de qualité ?

Mystère et boule de gomme.

Quoi qu'il en soit, Le Monde a publié ce 4 janvier une tribune titrée « Qu’elles soient étatiques ou criminelles, les intrusions informatiques doivent être combattues par une stratégie nationale et globale ». Elle est signé de « Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE, de Jean-Louis Gergorin, ancien chef du Centre d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay et de l'amiral Edouard Guillaud, ancien chef d’état-major des armées ».

Sur le papier, ça claque. Sauf qu'en fait, rien ne va dans cette tribune. Ni le contenu, ni les signataires. Et cela ne va tellement pas, qu'en la publiant, Le Monde se décrédibilise.

Commençons par les signatures. Il faut réécrire les bios pour bien comprendre ce qui se joue ici. Trois personnes vont nous parler de cybersécurité, d'intrusions informatiques, de piratage. Elles vont nous expliquer que tout cela, c'est très mal. Soit. Mais...

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Quand la presse se tire une balle dans le pied (encore une fois)

Mais qu'allait-il faire (Le Monde) dans cette galère ? C'est un peu la question que l'on se pose à la lecture d'une tribune publiée le 4 janvier par « le quotidien de référence ». Pourquoi donc avoir publié ce texte ?

Les experts en cybermachins sont à la manoeuvre...

A la lecture d'un tel raté, on en vient à se demander quel est le process de décision dans le journal du soir pour approuver la publication d'une tribune. Est-elle relue par les journalistes experts du domaine ou simplement par la rédaction en chef ? S'agit-il d'un choix délibéré de publier n'importe quoi pourvu que cela fasse le buzz. Où suffit-il que les auteurs se soient vu accrocher à un moment de leur vie quelques breloques sur le plastron pour que l'on estime au sein du journal que le contenu ne peut être que de qualité ?

Mystère et boule de gomme.

Quoi qu'il en soit, Le Monde a publié ce 4 janvier une tribune titrée « Qu’elles soient étatiques ou criminelles, les intrusions informatiques doivent être combattues par une stratégie nationale et globale ». Elle est signé de « Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE, de Jean-Louis Gergorin, ancien chef du Centre d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay et de l'amiral Edouard Guillaud, ancien chef d’état-major des armées ».

Sur le papier, ça claque. Sauf qu'en fait, rien ne va dans cette tribune. Ni le contenu, ni les signataires. Et cela ne va tellement pas, qu'en la publiant, Le Monde se décrédibilise.

Commençons par les signatures. Il faut réécrire les bios pour bien comprendre ce qui se joue ici. Trois personnes vont nous parler de cybersécurité, d'intrusions informatiques, de piratage. Elles vont nous expliquer que tout cela, c'est très mal. Soit. Mais...

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Science & Vie ou la bourse ?74102ee4-f232-4d59-b82b-53ffe571e13ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20210102_171308_Science___Vie_ou_la_bourse__Sat, 02 Jan 2021 17:13:08 +0100

La presse magazine sous idéologie comptable d'une mirifique Start-up Nation.

Question: comment faire de l'argent avec un groupe de presse. Réponse: réduire la masse salariale et accueillir de jeunes recrues formées en alternance. C'est fou comme tout devient limpide dans le monde éclairé des businessmen de la French-Tech…

Une revue créée en 1913 malmenée par la science de 2021

Les hostilités sont ouvertes. D’un côté un magazine de renom créé en 1913, Science & Vie, et de l’autre Reworld Média, un Leading Media Group se reconnaissant comme éditeur de contenus de qualité résolument ancré dans l’ère des nouvelles technologies (sic). Deux mondes. Le premier s’honore de sa vérité scientifique, le second se félicite de ses cotations boursières.

Rappelons que Reworld s’est porté acquéreur de tous les journaux de l’éditeur italien Mondadori en 2019 (30 titres, dont S&V). La nouvelle direction vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros pour 2021. Le big boss, Pascal Chevalier, n’hésite plus à se présenter comme «un geek reconverti dans le business». Quant à Jérémy Parola, le jeune directeur des activités numériques, lui, préfère se coiffer d’une réussite acquise au sein du journal économique La Tribune: «Quand je suis arrivé on était 300, je suis reparti, on était une vingtaine. On ne peut pas dire que ce soit un modèle d’hyper croissance, même si les choses faites étaient hyper belles, et j’en ressens encore aujourd’hui une grande fierté». À cette époque, le directeur de La Tribune n’est autre que Gautier Normand, l’actuel associé co-fondateur de Reworld Média.

Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots
Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots

Pas de quoi rassurer les journalistes de Science & Vie qui dénoncent de grossières erreurs éditoriales et déplorent « un nombre inimaginable d’informations erronées et publiées sur un site internet qui est désormais placé...

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La presse magazine sous idéologie comptable d'une mirifique Start-up Nation.

Question: comment faire de l'argent avec un groupe de presse. Réponse: réduire la masse salariale et accueillir de jeunes recrues formées en alternance. C'est fou comme tout devient limpide dans le monde éclairé des businessmen de la French-Tech…

Une revue créée en 1913 malmenée par la science de 2021

Les hostilités sont ouvertes. D’un côté un magazine de renom créé en 1913, Science & Vie, et de l’autre Reworld Média, un Leading Media Group se reconnaissant comme éditeur de contenus de qualité résolument ancré dans l’ère des nouvelles technologies (sic). Deux mondes. Le premier s’honore de sa vérité scientifique, le second se félicite de ses cotations boursières.

Rappelons que Reworld s’est porté acquéreur de tous les journaux de l’éditeur italien Mondadori en 2019 (30 titres, dont S&V). La nouvelle direction vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros pour 2021. Le big boss, Pascal Chevalier, n’hésite plus à se présenter comme «un geek reconverti dans le business». Quant à Jérémy Parola, le jeune directeur des activités numériques, lui, préfère se coiffer d’une réussite acquise au sein du journal économique La Tribune: «Quand je suis arrivé on était 300, je suis reparti, on était une vingtaine. On ne peut pas dire que ce soit un modèle d’hyper croissance, même si les choses faites étaient hyper belles, et j’en ressens encore aujourd’hui une grande fierté». À cette époque, le directeur de La Tribune n’est autre que Gautier Normand, l’actuel associé co-fondateur de Reworld Média.

Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots
Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots

Pas de quoi rassurer les journalistes de Science & Vie qui dénoncent de grossières erreurs éditoriales et déplorent « un nombre inimaginable d’informations erronées et publiées sur un site internet qui est désormais placé...

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Vol au dessus d'un nid de QAnon français899173f5-a22a-444e-aadd-a599ab8f002bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201231_123313_Vol_au_dessus_d_un_nid_de_QAnon_fran__aisThu, 31 Dec 2020 12:33:13 +0100

Le délire venu des États-Unis prend racine en France

Bienvenue dans le grand bazar des complotistes QAnon. De ce côté de l'Atlantique, se côtoient antisémites, extrême-droite, anti-illuminati, anti-vaccins. Tous contre tous et tous pour Donald Trump. Dur à suivre...

Ça ressemble à une blague, mais ce n'en est pas une - Blog Infocculte sur Wordpress

Qu'on se le dise, le sapin de Noël symbolise la pyramide illuminati. Mais comment a-t-on pu passer à côté de cette évidence pendant si longtemps ? Fort heureusement, une plongée dans les groupes Telegram des QAnon Français permet de voir ce que les oppresseurs voulant notre perte tentent de nous cacher par tous les moyens.

On pourrait croire à une blague mais c'est très sérieusement que ce site découvert au détour d'un groupe fédérant la communauté QAnon française nous explique la triste symbolique du sapin de Noël. Pour mémoire, la communauté QAnon, née aux Etats-Unis dans 4Chan est persuadée que des élites mondiales pratiquent un culte sataniste pédophile, s’attaquent à nos enfants et boivent leur sang. Fort heureusement, Donald Trump serait engagé dans une lutte secrète contre ces monstres et serait en passe de la gagner. C'est d'ailleurs pourquoi il est si abominable de constater que les pédophiles en question ont volé l'élection du sauveur. Pour bien comprendre l'étendue du délire, nous vous recommandons la lecture de ce long article.

On aurait pu penser que ces théories, reposant à la fois sur des événements, des personnages et des argumentations très américano-centrées resteraient confinées aux Etats-Unis. Pas du tout. Si le groupe Telegram « QAnon France » ne regroupe que 2.034 membres, « Le Grand Réveil » compte 6.500 abonnés. « Revue de Presse Internationale » approche des 2.900 membres.

On y croise à peu près tous les publics allant...

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Le délire venu des États-Unis prend racine en France

Bienvenue dans le grand bazar des complotistes QAnon. De ce côté de l'Atlantique, se côtoient antisémites, extrême-droite, anti-illuminati, anti-vaccins. Tous contre tous et tous pour Donald Trump. Dur à suivre...

Ça ressemble à une blague, mais ce n'en est pas une - Blog Infocculte sur Wordpress

Qu'on se le dise, le sapin de Noël symbolise la pyramide illuminati. Mais comment a-t-on pu passer à côté de cette évidence pendant si longtemps ? Fort heureusement, une plongée dans les groupes Telegram des QAnon Français permet de voir ce que les oppresseurs voulant notre perte tentent de nous cacher par tous les moyens.

On pourrait croire à une blague mais c'est très sérieusement que ce site découvert au détour d'un groupe fédérant la communauté QAnon française nous explique la triste symbolique du sapin de Noël. Pour mémoire, la communauté QAnon, née aux Etats-Unis dans 4Chan est persuadée que des élites mondiales pratiquent un culte sataniste pédophile, s’attaquent à nos enfants et boivent leur sang. Fort heureusement, Donald Trump serait engagé dans une lutte secrète contre ces monstres et serait en passe de la gagner. C'est d'ailleurs pourquoi il est si abominable de constater que les pédophiles en question ont volé l'élection du sauveur. Pour bien comprendre l'étendue du délire, nous vous recommandons la lecture de ce long article.

On aurait pu penser que ces théories, reposant à la fois sur des événements, des personnages et des argumentations très américano-centrées resteraient confinées aux Etats-Unis. Pas du tout. Si le groupe Telegram « QAnon France » ne regroupe que 2.034 membres, « Le Grand Réveil » compte 6.500 abonnés. « Revue de Presse Internationale » approche des 2.900 membres.

On y croise à peu près tous les publics allant...

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Qui évaluera la pertinence des milliards des plans de relance ?3e08eccd-0506-45df-97ba-8d1cd40da8efhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201227_175327_Qui_evaluera_la_pertinence_des_milliards_des_plans_de_relance__Sun, 27 Dec 2020 17:53:27 +0100

Spoiler : personne

Il y a une similarité entre la gestion des crises financières mondiales et celle du Covid-19 : personne ne tient le compte précis des milliards déployés pour éviter la catastrophe. Personne n'évalue la pertinence de leur attribution. Pas plus que leur efficacité.

Walibi Belgium - Loup Garou - Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - Wikimedia Commons - CC-BY-SA 3.0

En matière de crise financière, on l'a vu avec les subprimes et la crise de la dette souveraine, lorsque le système menace de s'écrouler complètement, les États trouvent de l'argent magique. Alors que la veille, tous les dirigeants d'entreprises, tous les dirigeants de pays ne juraient que par "TINA" et l'austérité ou le chaos, les voilà qui, pour les uns réclamaient des milliards pour ne pas mourir, pour les autres, faisaient pleuvoir les milliards. Après la reproduction des pains, l'inattendue reproduction des dollars et des euros...

Ceux qui ne juraient que par le libéralisme et ses bienfaits, le libéralisme par opposition à l'interventionnisme de l'État dans l'économie, deviennent des chantres de l'injection massive d'argent public, bref, d'une nationalisation des marchés financiers, d'un rétablissement du communisme !

Les discours, la doxa économique et la réalité divergent désormais complètement. Les ultra-libéraux réclament une politique interventionniste de l'État. Il faut dire que sans les interventions massives des gouvernements et des banques centrales ces dernières années, le système aurait implosé depuis longtemps. L'économie mondiale n'a pas attendu le covid, elle est sous respirateur artificiel depuis 2008. Quelqu'un devra payer pour tout l'oxygène, mais c'est une autre histoire...

Avec la crise du covid, pour la première fois, une triple crise se présente : sanitaire,...

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Spoiler : personne

Il y a une similarité entre la gestion des crises financières mondiales et celle du Covid-19 : personne ne tient le compte précis des milliards déployés pour éviter la catastrophe. Personne n'évalue la pertinence de leur attribution. Pas plus que leur efficacité.

Walibi Belgium - Loup Garou - Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - Wikimedia Commons - CC-BY-SA 3.0

En matière de crise financière, on l'a vu avec les subprimes et la crise de la dette souveraine, lorsque le système menace de s'écrouler complètement, les États trouvent de l'argent magique. Alors que la veille, tous les dirigeants d'entreprises, tous les dirigeants de pays ne juraient que par "TINA" et l'austérité ou le chaos, les voilà qui, pour les uns réclamaient des milliards pour ne pas mourir, pour les autres, faisaient pleuvoir les milliards. Après la reproduction des pains, l'inattendue reproduction des dollars et des euros...

Ceux qui ne juraient que par le libéralisme et ses bienfaits, le libéralisme par opposition à l'interventionnisme de l'État dans l'économie, deviennent des chantres de l'injection massive d'argent public, bref, d'une nationalisation des marchés financiers, d'un rétablissement du communisme !

Les discours, la doxa économique et la réalité divergent désormais complètement. Les ultra-libéraux réclament une politique interventionniste de l'État. Il faut dire que sans les interventions massives des gouvernements et des banques centrales ces dernières années, le système aurait implosé depuis longtemps. L'économie mondiale n'a pas attendu le covid, elle est sous respirateur artificiel depuis 2008. Quelqu'un devra payer pour tout l'oxygène, mais c'est une autre histoire...

Avec la crise du covid, pour la première fois, une triple crise se présente : sanitaire,...

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Mouvement climat : « la question de la violence n'est pas réglée »23a795fe-6be9-44ea-8528-e12c08da7e54http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201223_180506_Mouvement_climat______la_question_de_la_violence_n_est_pas_reglee___Wed, 23 Dec 2020 18:05:06 +0100

Le politologue Maxime Gaborit analyse les mutations du mouvement climat

Maxime Gaborit est doctorant du Centre de recherche en science politique (Crespo) de l'Université Saint-Louis de Bruxelles où il rédige une thèse consacrée aux mouvements sociaux écologistes. Alors que le mouvement se massifie, il en décortique les tiraillements existentiels : rapport à la violence et rapports de classes, catastrophisme et Convention citoyenne.

Cérémonie d'Ouverture de la Rébellion Internationale d'Octobre 2019 d'Extinction Rebellion à Paris - Bastian Greshake Tzovaras / Flickr - CC BY-SA 2.0

La préoccupation climatique est aujourd'hui largement partagée au sein de la société, en témoignent les marches pour le climat de plus en plus suivies. Comment les organisations accueillent-elles cette arrivée massive de nouveaux partisans ?

Maxime Gaborit
Maxime Gaborit
En effet, le mouvement climat en France est marqué par une massification récente qui date de la rentrée 2018. A ce moment-là, une vague verte a déferlé dans les rues, galvanisée d'abord par la démission de Nicolas Hulot puis par l'importante médiatisation du cinquième rapport du GIEC. Aux côtés d'organisations déjà en place, ont alors émergé de nouvelles mouvances pas toujours stabilisées, identifiées par l'étiquette « citoyenne ». La dimension générationnelle est apparue ensuite avec les grèves pour le climat et la naissance de Youth for Climate en janvier 2019.

Assez rapidement, les organisations ont profité de cette nouvelle base sociale capable de faire masse pour organiser des actions de grande ampleur. Jusqu'à présent, des organisations comme Greenpeace s'appuyaient surtout sur du lobbyisme institutionnalisé et des actions spectaculaires menées par quelques activistes sur-entraînés. En avril 2019, ils ont pu compter, avec ANV-COP21 et les Amis de la Terre, sur plus de 2 000 citoyens pour bloquer « la République des pollueurs » dans le quartier de la Défense.

Le mouvement climat joue désormais sur un ensemble de tableaux extrêmement varié, allant de la désobéissance civile de masse aux...

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Le politologue Maxime Gaborit analyse les mutations du mouvement climat

Maxime Gaborit est doctorant du Centre de recherche en science politique (Crespo) de l'Université Saint-Louis de Bruxelles où il rédige une thèse consacrée aux mouvements sociaux écologistes. Alors que le mouvement se massifie, il en décortique les tiraillements existentiels : rapport à la violence et rapports de classes, catastrophisme et Convention citoyenne.

Cérémonie d'Ouverture de la Rébellion Internationale d'Octobre 2019 d'Extinction Rebellion à Paris - Bastian Greshake Tzovaras / Flickr - CC BY-SA 2.0

La préoccupation climatique est aujourd'hui largement partagée au sein de la société, en témoignent les marches pour le climat de plus en plus suivies. Comment les organisations accueillent-elles cette arrivée massive de nouveaux partisans ?

Maxime Gaborit
Maxime Gaborit
En effet, le mouvement climat en France est marqué par une massification récente qui date de la rentrée 2018. A ce moment-là, une vague verte a déferlé dans les rues, galvanisée d'abord par la démission de Nicolas Hulot puis par l'importante médiatisation du cinquième rapport du GIEC. Aux côtés d'organisations déjà en place, ont alors émergé de nouvelles mouvances pas toujours stabilisées, identifiées par l'étiquette « citoyenne ». La dimension générationnelle est apparue ensuite avec les grèves pour le climat et la naissance de Youth for Climate en janvier 2019.

Assez rapidement, les organisations ont profité de cette nouvelle base sociale capable de faire masse pour organiser des actions de grande ampleur. Jusqu'à présent, des organisations comme Greenpeace s'appuyaient surtout sur du lobbyisme institutionnalisé et des actions spectaculaires menées par quelques activistes sur-entraînés. En avril 2019, ils ont pu compter, avec ANV-COP21 et les Amis de la Terre, sur plus de 2 000 citoyens pour bloquer « la République des pollueurs » dans le quartier de la Défense.

Le mouvement climat joue désormais sur un ensemble de tableaux extrêmement varié, allant de la désobéissance civile de masse aux...

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Projet de loi contre le séparatisme : la petite musique de l'Elysée0b752d98-365b-49f1-99a7-765eec7619abhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201220_095057_Projet_de_loi_contre_le_separatisme___la_petite_musique_de_l_ElyseeSun, 20 Dec 2020 09:50:57 +0100

Un briefing "off" pour les journalistes

Reflets publie le verbatin d'un briefing "off" du conseiller intérieur et sécurité du Président de la République à destination des journalistes sur le projet de loi "confortant les principes républicain".

Façade de l'Élysée - Remi Mathis - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

C'est reparti pour un tour. Qui se souvient du nauséabond débat sur l'identité nationale de Nicolas Sarkozy ? Déjà, à l'époque les responsables politiques, sous couvert de créer un « rempart contre le communautarisme », chassaient sur les terres du Front National en quête d'électeurs. Aujourd'hui, Emmanuel Macron tente de siphonner le vote Rassemblement National en poussant un projet de loi sur les « principes républicains ». Cette fois, l'excuse est de lutter contre le « séparatisme ». Dans les deux cas, plus ou moins officieusement, ces projets visent à surfer sur le racisme latent visant les français musulmans. Ils contribuent à l'exacerber.

Dans son discours des Mureaux en octobre, le président de la République avait tracé les grandes lignes de son projet en la matière. Il avait expliqué à des journalistes qu'il visait le séparatisme islamiste. Aujourd'hui, l'exécutif slalome dans un champ de mines. Il tente de rassurer en expliquant qu'aucune religion n'est visée par ce texte tout en martelant que l'islamisme radical est un danger. Étrangement, le texte présenté ne fait pas mention de ce séparatisme islamiste qui serait la cible. Peut-être parce qu'il est compliqué de définir ce qu'est l'islamisme. Où se termine la foi et commence l'islamisme politique ? Difficile aussi de caractériser le « séparatisme ». Et comment faire la différence entre le « séparatisme » islamiste et celui de groupes comme...

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Un briefing "off" pour les journalistes

Reflets publie le verbatin d'un briefing "off" du conseiller intérieur et sécurité du Président de la République à destination des journalistes sur le projet de loi "confortant les principes républicain".

Façade de l'Élysée - Remi Mathis - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

C'est reparti pour un tour. Qui se souvient du nauséabond débat sur l'identité nationale de Nicolas Sarkozy ? Déjà, à l'époque les responsables politiques, sous couvert de créer un « rempart contre le communautarisme », chassaient sur les terres du Front National en quête d'électeurs. Aujourd'hui, Emmanuel Macron tente de siphonner le vote Rassemblement National en poussant un projet de loi sur les « principes républicains ». Cette fois, l'excuse est de lutter contre le « séparatisme ». Dans les deux cas, plus ou moins officieusement, ces projets visent à surfer sur le racisme latent visant les français musulmans. Ils contribuent à l'exacerber.

Dans son discours des Mureaux en octobre, le président de la République avait tracé les grandes lignes de son projet en la matière. Il avait expliqué à des journalistes qu'il visait le séparatisme islamiste. Aujourd'hui, l'exécutif slalome dans un champ de mines. Il tente de rassurer en expliquant qu'aucune religion n'est visée par ce texte tout en martelant que l'islamisme radical est un danger. Étrangement, le texte présenté ne fait pas mention de ce séparatisme islamiste qui serait la cible. Peut-être parce qu'il est compliqué de définir ce qu'est l'islamisme. Où se termine la foi et commence l'islamisme politique ? Difficile aussi de caractériser le « séparatisme ». Et comment faire la différence entre le « séparatisme » islamiste et celui de groupes comme...

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L'adoption d'un nouveau code pour la justice pénale des mineursa8aa9176-1f6d-48e6-a4c4-71e6bc6e801ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201217_110412_L_adoption_d_un_nouveau_code_pour_la_justice_penale_des_mineursThu, 17 Dec 2020 11:04:12 +0100

Punir vite et fort : le choix de la répression plutôt que de la protection

Réforme controversée, l’Assemblée nationale a pourtant voté la création d’un code de la justice pénale des mineurs. Si pour le gouvernement, il s’agit de clarifier l’ordonnance de 1945 et accélérer les procédures, pour les professionnels du secteur, ce texte fait le choix de la répression sur l’éducation.

Dossier du code de la justice pénale des mineurs sur le site de l'Assemblée Nationale

Ce projet est dans le carton du Ministère de la Justice depuis deux ans. Objectif ? «Une justice pénale des mineurs plus réactive pour une réponse éducative plus efficace» promet-on. Pour montrer l’exemple, la chancellerie a d’ailleurs choisi de légiférer par ordonnance avec une procédure d’urgence, et donc sans débats parlementaires. Ce nouveau code de la justice pénale des mineurs doit entrer en vigueur dès le 31 mars 2021. Mais la préparation s’est faite en concertation avec les professionnels du secteur de la justice des mineurs, se justifie-t-on du côté du Ministère. Sauf que l’ensemble des acteurs du secteur ont dénoncé le simulacre de consultation et un choix du timing bien étrange de la garde des Sceaux Nicole Belloubet. La réforme a en effet été annoncée en 2018 avant la fin d’une mission parlementaire d’information sur la justice des mineurs. «Une consultation dématérialisée d’à peine trois semaines est loin d’être une concertation» avait réagi l’UNIOPSS, une fédération d’associations de solidarité. Les résultats de cette concertation préalable ne sont d’ailleurs pas disponibles sur le site du Ministère… Rien que sur la forme et la façon de faire, la réforme ne passe pas chez les professionnels de l’enfance, associations et syndicats.

Punir vite

Et le contenu n’a rien pour les satisfaire. D'ailleurs, plus de 200 personnalités, professionnels de l’enfance, membres d'organisations syndicales de magistrats, travailleurs sociaux et avocats ont appelé «les...

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Punir vite et fort : le choix de la répression plutôt que de la protection

Réforme controversée, l’Assemblée nationale a pourtant voté la création d’un code de la justice pénale des mineurs. Si pour le gouvernement, il s’agit de clarifier l’ordonnance de 1945 et accélérer les procédures, pour les professionnels du secteur, ce texte fait le choix de la répression sur l’éducation.

Dossier du code de la justice pénale des mineurs sur le site de l'Assemblée Nationale

Ce projet est dans le carton du Ministère de la Justice depuis deux ans. Objectif ? «Une justice pénale des mineurs plus réactive pour une réponse éducative plus efficace» promet-on. Pour montrer l’exemple, la chancellerie a d’ailleurs choisi de légiférer par ordonnance avec une procédure d’urgence, et donc sans débats parlementaires. Ce nouveau code de la justice pénale des mineurs doit entrer en vigueur dès le 31 mars 2021. Mais la préparation s’est faite en concertation avec les professionnels du secteur de la justice des mineurs, se justifie-t-on du côté du Ministère. Sauf que l’ensemble des acteurs du secteur ont dénoncé le simulacre de consultation et un choix du timing bien étrange de la garde des Sceaux Nicole Belloubet. La réforme a en effet été annoncée en 2018 avant la fin d’une mission parlementaire d’information sur la justice des mineurs. «Une consultation dématérialisée d’à peine trois semaines est loin d’être une concertation» avait réagi l’UNIOPSS, une fédération d’associations de solidarité. Les résultats de cette concertation préalable ne sont d’ailleurs pas disponibles sur le site du Ministère… Rien que sur la forme et la façon de faire, la réforme ne passe pas chez les professionnels de l’enfance, associations et syndicats.

Punir vite

Et le contenu n’a rien pour les satisfaire. D'ailleurs, plus de 200 personnalités, professionnels de l’enfance, membres d'organisations syndicales de magistrats, travailleurs sociaux et avocats ont appelé «les...

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Calédonie : affrontements autour de la vente d'une usine de nickel2f6b8654-6111-465a-8613-7afafdfbf1b2http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201211_182343_Caledonie___affrontements_autour_de_la_vente_d_une_usine_de_nickelFri, 11 Dec 2020 18:23:43 +0100

Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
De nombreux affrontements violents ont éclaté cette semaine en Nouvelle Calédonie. La vente de l'usine Vale, également appelée l'usine du Sud, à un consortium international comprenant la société de triste réputation Trafigura a mis le feu aux poudres. Alors que le dernier référendum sur l'indépendance de l'île a eu lieu il y a 2 mois, avec un vote contre, le FLNKS et les indépendantistes ont organisé des marches, des manifestations contre ce projet de vente par le groupe brésilien qui détenait l'usine. De violents affrontements ont eu lieu. Des manifestants ont mis en place des barrages, certains se sont introduits dans l'usine qui abrite des produits chimiques dangereux. Un incendie a été déclenché. Les gendarmes ont fini par prendre le contrôle de l'usine. Sur Facebook, des salariés expriment leur colère après les dégradations et craignaient une pollution. Du côté "loyaliste", des contre-barrages ont été dressés avec tous les risques de dérapage évidents. La situation était très tendue cette semaine sur l'île.

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Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
De nombreux affrontements violents ont éclaté cette semaine en Nouvelle Calédonie. La vente de l'usine Vale, également appelée l'usine du Sud, à un consortium international comprenant la société de triste réputation Trafigura a mis le feu aux poudres. Alors que le dernier référendum sur l'indépendance de l'île a eu lieu il y a 2 mois, avec un vote contre, le FLNKS et les indépendantistes ont organisé des marches, des manifestations contre ce projet de vente par le groupe brésilien qui détenait l'usine. De violents affrontements ont eu lieu. Des manifestants ont mis en place des barrages, certains se sont introduits dans l'usine qui abrite des produits chimiques dangereux. Un incendie a été déclenché. Les gendarmes ont fini par prendre le contrôle de l'usine. Sur Facebook, des salariés expriment leur colère après les dégradations et craignaient une pollution. Du côté "loyaliste", des contre-barrages ont été dressés avec tous les risques de dérapage évidents. La situation était très tendue cette semaine sur l'île.

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Codeurs : à défaut d'éthique, le risque judiciairedda6a0f3-0746-42a3-83f4-f4234a91660ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201210_170103_Codeurs____a_defaut_d_ethique__le_risque_judiciaireThu, 10 Dec 2020 17:01:03 +0100

Participer à la création d'armes numériques n'est pas un acte anodin

Peu ou pas abordée durant les cursus scolaires, l'éthique est une forme personnelle de morale. Elle est pourtant le seul rempart pour éviter la case « Justice » lorsque les employeurs ont demandé « l'impossible »...

Jacky Delville - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Cet article est une suite à ce papier sur les auditions des patrons d'Amesys


«Code is Law». Le code, c'est la loi, écrivait le juriste américain Lawrence Lessig en 2000. «Le logiciel et le matériel (…) font du cyberespace ce qu’il est. Ce code, ou cette architecture, définit la manière dont nous vivons le cyberespace. Il détermine s’il est facile ou non de protéger sa vie privée, ou de censurer la parole. Il détermine si l’accès à l’information est global ou sectorisé. Il a un impact sur qui peut voir quoi, ou sur ce qui est surveillé. Lorsqu’on commence à comprendre la nature de ce code, on se rend compte que, d’une myriade de manières, le code du cyberespace régule». Le poids qui repose sur les épaules de ceux qui produisent le code est donc énorme. Le codeur ouvre des fenêtres sur le futur. Il détermine, façonne, ce que sera le réseau des réseaux dans l'avenir. Souhaite-t-on un outil au service de la répression sanglante, un outil de diffusion du savoir? Un système d'interceptions massives? Une place de marché géante? Comment concilier la morale, l'éthique personnelle et celle des entreprises qui emploient ceux qui codent? Les choix sont parfois cornéliens et d'ailleurs, certains salariés d'entreprises américaines protestent contre la volonté de leurs employeurs de travailler pour le Pentagone même si rien, bien entendu, dans la loi ne l'interdit à ces sociétés. Drones militaires, intelligence artificielle, reconnaissance faciale, robots...

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Participer à la création d'armes numériques n'est pas un acte anodin

Peu ou pas abordée durant les cursus scolaires, l'éthique est une forme personnelle de morale. Elle est pourtant le seul rempart pour éviter la case « Justice » lorsque les employeurs ont demandé « l'impossible »...

Jacky Delville - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Cet article est une suite à ce papier sur les auditions des patrons d'Amesys


«Code is Law». Le code, c'est la loi, écrivait le juriste américain Lawrence Lessig en 2000. «Le logiciel et le matériel (…) font du cyberespace ce qu’il est. Ce code, ou cette architecture, définit la manière dont nous vivons le cyberespace. Il détermine s’il est facile ou non de protéger sa vie privée, ou de censurer la parole. Il détermine si l’accès à l’information est global ou sectorisé. Il a un impact sur qui peut voir quoi, ou sur ce qui est surveillé. Lorsqu’on commence à comprendre la nature de ce code, on se rend compte que, d’une myriade de manières, le code du cyberespace régule». Le poids qui repose sur les épaules de ceux qui produisent le code est donc énorme. Le codeur ouvre des fenêtres sur le futur. Il détermine, façonne, ce que sera le réseau des réseaux dans l'avenir. Souhaite-t-on un outil au service de la répression sanglante, un outil de diffusion du savoir? Un système d'interceptions massives? Une place de marché géante? Comment concilier la morale, l'éthique personnelle et celle des entreprises qui emploient ceux qui codent? Les choix sont parfois cornéliens et d'ailleurs, certains salariés d'entreprises américaines protestent contre la volonté de leurs employeurs de travailler pour le Pentagone même si rien, bien entendu, dans la loi ne l'interdit à ces sociétés. Drones militaires, intelligence artificielle, reconnaissance faciale, robots...

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Dans les coulisses de la signature du contrat Amesys en Libye4c10e4c6-b60b-48dc-a13e-38f2dea1f0f1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201209_170346_Dans_les_coulisses_de_la_signature_du_contrat_Amesys_en_LibyeWed, 09 Dec 2020 17:03:46 +0100

Quand les anciens patrons racontaient aux enquêteurs leur version des faits...

Les auditions de Philippe Vannier et de Stéphane Salies en 2017 confirment ce que nous écrivions au fil des ans sur Amesys et nous apprennent quelques détails. La justice se hâte très lentement, dans cette affaire d'écoute massive d'Internet ayant amenée à la torture d'opposants au colonel Kadhafi.

L'ancien logo d'Amesys - CC

Février-mars 2017 : dans le cadre d’une enquête sur la société Amesys et son rôle dans la vente à la Libye de Kadhafi d’un outil d’interception des communications via Internet, les gendarmes entendent le patron, Philippe Vannier et le responsable commercial, Stéphane Salies. Depuis 2013, les juges du pôle contre les crimes contre l'humanité, crimes et délits de guerre du tribunal de grande instance de Paris enquêtent à tout petits pas sur la possible complicité d’Amesys dans la torture de Libyens. Plusieurs d’entre eux ont été entendu et ont témoigné de la torture qu'ils ont subi sur la base d’interceptions réalisées avec Eagle, l’outil vendu par Amesys au colonel Kadhafi.

Les deux hommes vont s’efforcer de minimiser leur rôle dans cette affaire et les gendarmes ne vont pas les cuisiner trop violemment. A titre d’exemple, lorsque l’enquêteur demande à Philippe Vannier si Eagle a été vendu à d’autres pays étrangers, celui-ci répond qu’il n’en sait rien et n’est pas relancé sur ce point. Pourtant, à l’époque de son audition, toutes les preuves de la vente du produit à l’étranger, au Maroc par exemple, sont publiques.

Devant l’enquêteur, Philippe Vannier retrace son parcours et celui d’Amesys. Selon l’ancien patron d’Amesys, puis de Bull, puis de la division big data et cybersécurité d’Atos, c’est la société Ipricot, au mitan des années 2000, qui apporte les compétences en Internet Protocol. Philippe Vannier révèle qu’il n’avait pas le financement pour racheter la...

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Quand les anciens patrons racontaient aux enquêteurs leur version des faits...

Les auditions de Philippe Vannier et de Stéphane Salies en 2017 confirment ce que nous écrivions au fil des ans sur Amesys et nous apprennent quelques détails. La justice se hâte très lentement, dans cette affaire d'écoute massive d'Internet ayant amenée à la torture d'opposants au colonel Kadhafi.

L'ancien logo d'Amesys - CC

Février-mars 2017 : dans le cadre d’une enquête sur la société Amesys et son rôle dans la vente à la Libye de Kadhafi d’un outil d’interception des communications via Internet, les gendarmes entendent le patron, Philippe Vannier et le responsable commercial, Stéphane Salies. Depuis 2013, les juges du pôle contre les crimes contre l'humanité, crimes et délits de guerre du tribunal de grande instance de Paris enquêtent à tout petits pas sur la possible complicité d’Amesys dans la torture de Libyens. Plusieurs d’entre eux ont été entendu et ont témoigné de la torture qu'ils ont subi sur la base d’interceptions réalisées avec Eagle, l’outil vendu par Amesys au colonel Kadhafi.

Les deux hommes vont s’efforcer de minimiser leur rôle dans cette affaire et les gendarmes ne vont pas les cuisiner trop violemment. A titre d’exemple, lorsque l’enquêteur demande à Philippe Vannier si Eagle a été vendu à d’autres pays étrangers, celui-ci répond qu’il n’en sait rien et n’est pas relancé sur ce point. Pourtant, à l’époque de son audition, toutes les preuves de la vente du produit à l’étranger, au Maroc par exemple, sont publiques.

Devant l’enquêteur, Philippe Vannier retrace son parcours et celui d’Amesys. Selon l’ancien patron d’Amesys, puis de Bull, puis de la division big data et cybersécurité d’Atos, c’est la société Ipricot, au mitan des années 2000, qui apporte les compétences en Internet Protocol. Philippe Vannier révèle qu’il n’avait pas le financement pour racheter la...

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Manifestation contre la proposition de loi sécurité globale du 5 décembre 20202f88b33f-528d-406a-96e9-052f209daebehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201206_201255_Manifestation_contre_la_proposition_de_loi_securite_globale_du_5_decembre_2020Sun, 06 Dec 2020 20:12:55 +0100

La préfecture choisit la stratégie de la tension

La manifestation du 5 décembre a été encadrée pendant tout son parcours par une nasse mobile. A de très nombreuses reprises, le cordon de gendarmes qui barrait la route du cortège l'a stoppée, provoquant d'inutiles tensions. Une stratégie déjà éprouvée avec les Gilets jaunes.

La tête du cortège, entravée tout au long de la manifestation par un cordon de gendarme - © Reflets

Pour une grande partie des Français, la manifestation de samedi 5 décembre a été « la chienlit » (Bruno Retailleau, LR), une succession de violences, de dégradations, bref, le libre champ laissé aux casseurs qui, à en croire les chaînes de télévision d'information en continu, ont composé la majeure partie de la manifestation. A nouveau, il semble que les journalistes des chaînes d'information en continu et nous, ne fassions pas le même métier, pire, nous n'avons pas le même cerveau et les mêmes yeux. Car ayant rejoint le point de départ de la manifestation à 13h30 et l'ayant suivie en tête de cortège jusqu'à République le soir, nous n'avons vu aucun casseur.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de casseurs et de dégradations. Cela veut dire que ces actes ont eu lieu en périphérie de la manifestation, que c'est un épiphénomène dans une manifestation qui a duré 14h à 18h, soit quatre heures, pour un parcours qui prend 45 minutes à pieds. Cela veut dire que la majorité des manifestants, était pacifique. Cela veut aussi dire que le chiffre de 400 à 500 casseurs avancé par la préfecture est probablement surévalué. Il n'y avait pas ce nombre lors de manifestations autrement plus violentes pendant la période très active des Gilets jaunes. La préfecture avait à nouveau prémédiqué la presse en annonçant la venue de très nombreux Black bloc.

Bref, les images ont trompé l'opinion. Dans leur immense majorité, les manifestants (5.000...

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La préfecture choisit la stratégie de la tension

La manifestation du 5 décembre a été encadrée pendant tout son parcours par une nasse mobile. A de très nombreuses reprises, le cordon de gendarmes qui barrait la route du cortège l'a stoppée, provoquant d'inutiles tensions. Une stratégie déjà éprouvée avec les Gilets jaunes.

La tête du cortège, entravée tout au long de la manifestation par un cordon de gendarme - © Reflets

Pour une grande partie des Français, la manifestation de samedi 5 décembre a été « la chienlit » (Bruno Retailleau, LR), une succession de violences, de dégradations, bref, le libre champ laissé aux casseurs qui, à en croire les chaînes de télévision d'information en continu, ont composé la majeure partie de la manifestation. A nouveau, il semble que les journalistes des chaînes d'information en continu et nous, ne fassions pas le même métier, pire, nous n'avons pas le même cerveau et les mêmes yeux. Car ayant rejoint le point de départ de la manifestation à 13h30 et l'ayant suivie en tête de cortège jusqu'à République le soir, nous n'avons vu aucun casseur.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de casseurs et de dégradations. Cela veut dire que ces actes ont eu lieu en périphérie de la manifestation, que c'est un épiphénomène dans une manifestation qui a duré 14h à 18h, soit quatre heures, pour un parcours qui prend 45 minutes à pieds. Cela veut dire que la majorité des manifestants, était pacifique. Cela veut aussi dire que le chiffre de 400 à 500 casseurs avancé par la préfecture est probablement surévalué. Il n'y avait pas ce nombre lors de manifestations autrement plus violentes pendant la période très active des Gilets jaunes. La préfecture avait à nouveau prémédiqué la presse en annonçant la venue de très nombreux Black bloc.

Bref, les images ont trompé l'opinion. Dans leur immense majorité, les manifestants (5.000...

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Exclusif : interview (presque imaginaire) de Gerald Darmaninfef1e546-6b15-41e2-bd1f-be7e240eade6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201204_152424_Exclusif___interview__presque_imaginaire__de_Gerald_DarmaninFri, 04 Dec 2020 15:24:24 +0100

« Les policiers qui ont tabassé Michel se sont sacrifiés pour la protection de nos valeurs républicaines »

Lundi 2 décembre, deux heures du matin, le ministre de l'intérieur nous reçoit (presque) dans le donjon du ministère. Le fuseau d'un rouet brille dans la pénombre. La Belle au Bois Dormant dort dans le coin droit de la pièce. Gérald Darmanin est épuisé par son audition devant la commission des lois mais il porte un regarde acéré sur la séquence qui vient de s'écouler.

Darmalaser, le super-héros des temps modernes - © Memes

Bonjour Gérald. Vous êtes très en colère contre les islamo-gaucho-féministes...

Je fulmine, parce qu'ils répandent des fake news à longueur de journée ! Et la presse, complaisante, je me comprends, relaye ces mensonges.

Mais de quoi parlez-vous ?

Mais de ceux qui disent que la police ne veut pas être filmée ! C'est faux, c'est archi faux : les islamo-gaucho-féministes n'ont pas le monopole de la défense de notre belle démocratie, des policiers se sont mobilisés pour le retrait de cet article 24, policiers faisant preuve d'une abnégation qui force le respect et ils ont été plus efficaces que ces hordes de manifestants qui n'ont réussi qu'à pourrir la grande fête que devait être la ré-ouverture des commerces dits non-essentiels.

Auriez-vous des exemples?

Ah oui alors ! Dernièrement des policiers se sachant filmés ont secoué la tente d'un SDF jusqu'à ce qu'il en tombe comme un fruit mûr (petit rire) et d'autres ont sillonné les rues de Paris pendant des heures avant de trouver le profil idéal, celui de la personne dont le tabassage enflammerait les médias : un producteur de musique noir délinquant : il ne portait pas de masque. Penser que ces policiers ne se savaient pas filmés tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, c'est faire insulte à leur intelligence.

Expliquez-nous ça...

Sachez d'abord que les policiers sont des gens comme les autres : ils aiment vivre des quarts-d'heure de gloire, même masqués, et au vu...

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« Les policiers qui ont tabassé Michel se sont sacrifiés pour la protection de nos valeurs républicaines »

Lundi 2 décembre, deux heures du matin, le ministre de l'intérieur nous reçoit (presque) dans le donjon du ministère. Le fuseau d'un rouet brille dans la pénombre. La Belle au Bois Dormant dort dans le coin droit de la pièce. Gérald Darmanin est épuisé par son audition devant la commission des lois mais il porte un regarde acéré sur la séquence qui vient de s'écouler.

Darmalaser, le super-héros des temps modernes - © Memes

Bonjour Gérald. Vous êtes très en colère contre les islamo-gaucho-féministes...

Je fulmine, parce qu'ils répandent des fake news à longueur de journée ! Et la presse, complaisante, je me comprends, relaye ces mensonges.

Mais de quoi parlez-vous ?

Mais de ceux qui disent que la police ne veut pas être filmée ! C'est faux, c'est archi faux : les islamo-gaucho-féministes n'ont pas le monopole de la défense de notre belle démocratie, des policiers se sont mobilisés pour le retrait de cet article 24, policiers faisant preuve d'une abnégation qui force le respect et ils ont été plus efficaces que ces hordes de manifestants qui n'ont réussi qu'à pourrir la grande fête que devait être la ré-ouverture des commerces dits non-essentiels.

Auriez-vous des exemples?

Ah oui alors ! Dernièrement des policiers se sachant filmés ont secoué la tente d'un SDF jusqu'à ce qu'il en tombe comme un fruit mûr (petit rire) et d'autres ont sillonné les rues de Paris pendant des heures avant de trouver le profil idéal, celui de la personne dont le tabassage enflammerait les médias : un producteur de musique noir délinquant : il ne portait pas de masque. Penser que ces policiers ne se savaient pas filmés tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, c'est faire insulte à leur intelligence.

Expliquez-nous ça...

Sachez d'abord que les policiers sont des gens comme les autres : ils aiment vivre des quarts-d'heure de gloire, même masqués, et au vu...

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S'enrichir sans rien produire86a6cec7-29e7-4dec-8461-bd99c7112d51http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201203_140610_S_enrichir_sans_rien_produireThu, 03 Dec 2020 14:06:10 +0100

Bienvenue dans le monde de l'argent fou

Argent déconnecté de la production de valeur, argent produit par des algorithmes, argent du foot, fortune assises sur le cirque des réseaux sociaux. Petit panorama du pognon de dingue...

Ryan Kaji - Copie d'écran - Youtube

Les réseaux sociaux font recettes

YouTube, Instagram et téléréalité… les réseaux sociaux ont amené leur cortège d’influenceurs avec leur millions de «followers» qui placent des produits à longueur de photo et vidéo. Ils profitent aussi de la bêtise de leurs fans pour vendre un tas de chose à un prix exorbitant.

Le numéro 1 mondial des recettes est un Américain âgé de huit ans. Ryan Kaji, de son vrai nom Ryan Guan, a gagné 26 millions de dollars en 2019. L’année précédente, il avait gagné seulement 22 millions, selon la revue Forbes qui tient le palmarès annuel des Youtubeurs les plus friqués. Dans la plupart des vidéos, on le voit simplement déballer des cadeaux et s’amuser avec avec ses nouveaux jouets. Le tout, bien sûr, sponsorisé par des fabricants de joujoux. La chaîne a été lancée par ses parents, alors que Ryan n’avait que trois ans… Depuis sa création, elle approche les 35 milliards de vues. La chaîne de supermarché Walmart a lancé mi-2019 une brosse à dent et un dentifrice a son nom. Pour adoucir le côté pub critiqué par des associations de protection des consommateurs, ses parents produisent désormais aussi des vidéos éducatives dont la qualité est parfaitement discutable. LA récente vidéo sur la manière dont se forment les tsunamis à grands coups de hurlements de la maman de Ryan est particulièrement épuisante.

A la deuxième place du podium, on trouve la chaîne Dude perfect. Les jeunes qui la produisent réalisent «des vidéos truquées de tous vos sports préférés»...

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Bienvenue dans le monde de l'argent fou

Argent déconnecté de la production de valeur, argent produit par des algorithmes, argent du foot, fortune assises sur le cirque des réseaux sociaux. Petit panorama du pognon de dingue...

Ryan Kaji - Copie d'écran - Youtube

Les réseaux sociaux font recettes

YouTube, Instagram et téléréalité… les réseaux sociaux ont amené leur cortège d’influenceurs avec leur millions de «followers» qui placent des produits à longueur de photo et vidéo. Ils profitent aussi de la bêtise de leurs fans pour vendre un tas de chose à un prix exorbitant.

Le numéro 1 mondial des recettes est un Américain âgé de huit ans. Ryan Kaji, de son vrai nom Ryan Guan, a gagné 26 millions de dollars en 2019. L’année précédente, il avait gagné seulement 22 millions, selon la revue Forbes qui tient le palmarès annuel des Youtubeurs les plus friqués. Dans la plupart des vidéos, on le voit simplement déballer des cadeaux et s’amuser avec avec ses nouveaux jouets. Le tout, bien sûr, sponsorisé par des fabricants de joujoux. La chaîne a été lancée par ses parents, alors que Ryan n’avait que trois ans… Depuis sa création, elle approche les 35 milliards de vues. La chaîne de supermarché Walmart a lancé mi-2019 une brosse à dent et un dentifrice a son nom. Pour adoucir le côté pub critiqué par des associations de protection des consommateurs, ses parents produisent désormais aussi des vidéos éducatives dont la qualité est parfaitement discutable. LA récente vidéo sur la manière dont se forment les tsunamis à grands coups de hurlements de la maman de Ryan est particulièrement épuisante.

A la deuxième place du podium, on trouve la chaîne Dude perfect. Les jeunes qui la produisent réalisent «des vidéos truquées de tous vos sports préférés»...

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Loi sécurité globale : le renoncement qui vientec19f929-bcc0-4333-a2a5-8f082237b3d6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201130_130907_Loi_securite_globale___le_renoncement_qui_vientMon, 30 Nov 2020 13:09:07 +0100

L'abandon de l'article 24 ne doit pas être un objectif

Quel jeu joue la presse consciemment ou inconsciemment ? En adoptant une posture corporatiste et en s'arc-boutant sur l'article 24, elle perd de vue les nombreux articles liberticides de ce texte. Il ne faut pas se contenter d'un retrait de l'article 24, déjà prévu dans le projet de loi suivant sur les « principes républicains » !

José García Moreno, dit Garcimore, illusionniste et humoriste. - D.R.

Après deux années d'ultra-violence de la part des forces de l'ordre, après deux années de mutilations, la presse monte au créneau. Pas seulement avec ses armes habituelles, des mots. Non, avec des pétitions, des textes affirmant des principes, une opposition au journalisme de préfecture ou encore dénonçant une pratique ancienne, l'obligation de faire valider par le ministère de l'Intérieur les reportages sur les forces de l'ordre. Et voici même qu'elle descend dans la rue. Dans les manifestations fleurissent des pancartes revendicatives avec le logo de rédactions généralement peu opposées aux pouvoirs en place. Tous contre l'article 24 qui nous empêcherait de filmer les forces de l'ordre ! Combien dans le lot de ces journaux revendicatifs envoient régulièrement leurs salariés se poser entre manifestants et forces de l'ordre pour ramener des images ? Combien s'affolent de l'usage disproportionné de la violence par les forces de l'ordre depuis au moins la répression des manifestation contre la Loi Travail et Nuit Debout ? Mais ne boudons pas notre plaisir. Voir la profession unie pour quelque chose est suffisamment rare pour s'en féliciter. Il y a toutefois un danger important à trop focaliser sur l'article 24 par corporatisme. A trop observer cet article, on pourrait rapidement perdre de vue que l'ensemble de cette proposition de loi est une hérésie de plus dans la litanie des textes liberticides décidés dans...

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L'abandon de l'article 24 ne doit pas être un objectif

Quel jeu joue la presse consciemment ou inconsciemment ? En adoptant une posture corporatiste et en s'arc-boutant sur l'article 24, elle perd de vue les nombreux articles liberticides de ce texte. Il ne faut pas se contenter d'un retrait de l'article 24, déjà prévu dans le projet de loi suivant sur les « principes républicains » !

José García Moreno, dit Garcimore, illusionniste et humoriste. - D.R.

Après deux années d'ultra-violence de la part des forces de l'ordre, après deux années de mutilations, la presse monte au créneau. Pas seulement avec ses armes habituelles, des mots. Non, avec des pétitions, des textes affirmant des principes, une opposition au journalisme de préfecture ou encore dénonçant une pratique ancienne, l'obligation de faire valider par le ministère de l'Intérieur les reportages sur les forces de l'ordre. Et voici même qu'elle descend dans la rue. Dans les manifestations fleurissent des pancartes revendicatives avec le logo de rédactions généralement peu opposées aux pouvoirs en place. Tous contre l'article 24 qui nous empêcherait de filmer les forces de l'ordre ! Combien dans le lot de ces journaux revendicatifs envoient régulièrement leurs salariés se poser entre manifestants et forces de l'ordre pour ramener des images ? Combien s'affolent de l'usage disproportionné de la violence par les forces de l'ordre depuis au moins la répression des manifestation contre la Loi Travail et Nuit Debout ? Mais ne boudons pas notre plaisir. Voir la profession unie pour quelque chose est suffisamment rare pour s'en féliciter. Il y a toutefois un danger important à trop focaliser sur l'article 24 par corporatisme. A trop observer cet article, on pourrait rapidement perdre de vue que l'ensemble de cette proposition de loi est une hérésie de plus dans la litanie des textes liberticides décidés dans...

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Jean Bizet, de sénateur à lobbyiste70394671-4dcc-40de-ab8e-b7bdcf94d37bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201127_150835_Jean_Bizet__de_senateur_a_lobbyisteFri, 27 Nov 2020 15:08:35 +0100

Le sénateur quitte les fauteuils rouges pour les alcôves du pouvoir

A 73 ans, le désormais ex-sénateur entame une nouvelle carrière en rejoignant le cabinet de lobbying APCO. Rares sont les parlementaires qui choisissent de quitter leur mandat en cours de route pour rejoindre aussi ouvertement le lobbying. Surtout après 25 ans de carrière au Sénat.

Jean Bizet - ActuaLitté - Wikipedia - CC BY-SA 2.0

Élu de la Manche depuis bientôt quarante ans, Jean Bizet se retire de la vie politique pour rejoindre le cabinet de lobbying APCO. Cette annonce, intervenue ce matin, n’a pas manqué de soulever des questions sur les raisons qui ont poussé APCO, grande compagnie américaine implantée à Paris et Bruxelles, à renforcer ses rangs (et son carnet d’adresse) avec Jean Bizet.

L’ex-sénateur Républicain, lui-même fils de député, a tenu le rôle de président de la commission européenne au Sénat près de huit ans (au lieu des six établis par le règlement intérieur). Après l’annonce de la fin du cumul des mandats et après avoir épuisé son quota d’années à la présidence d’une commission, il avait fait savoir que si une opportunité se présentait, il se pourrait qu’il la saisisse. C’est donc APCO qui lui a fait un appel du pied. A Bruxelles, APCO figure à la 11e place sur 848 sociétés de lobbying recensées par l’ONG Lobbyfact, et fait partie des cabinets de lobbying de taille intermédiaire depuis quelques années, après avoir compté parmi les plus gros en termes de dépenses de lobbying. Aujourd’hui, ils affirment dépenser entre 2,5 et 2,7 millions d'euros en frais de lobbying à Bruxelles.

Dans son communiqué annonçant l’arrivée de Jean Bizet, APCO explique l’avoir choisi pour sa «vaste connaissance des institutions et de l’écosystème parlementaire français.» Et même si l’ex-sénateur rectifie pudiquement lorsqu’on lui parle d’un cabinet de lobbying, car il préfère l’appellation «cabinet de...

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Le sénateur quitte les fauteuils rouges pour les alcôves du pouvoir

A 73 ans, le désormais ex-sénateur entame une nouvelle carrière en rejoignant le cabinet de lobbying APCO. Rares sont les parlementaires qui choisissent de quitter leur mandat en cours de route pour rejoindre aussi ouvertement le lobbying. Surtout après 25 ans de carrière au Sénat.

Jean Bizet - ActuaLitté - Wikipedia - CC BY-SA 2.0

Élu de la Manche depuis bientôt quarante ans, Jean Bizet se retire de la vie politique pour rejoindre le cabinet de lobbying APCO. Cette annonce, intervenue ce matin, n’a pas manqué de soulever des questions sur les raisons qui ont poussé APCO, grande compagnie américaine implantée à Paris et Bruxelles, à renforcer ses rangs (et son carnet d’adresse) avec Jean Bizet.

L’ex-sénateur Républicain, lui-même fils de député, a tenu le rôle de président de la commission européenne au Sénat près de huit ans (au lieu des six établis par le règlement intérieur). Après l’annonce de la fin du cumul des mandats et après avoir épuisé son quota d’années à la présidence d’une commission, il avait fait savoir que si une opportunité se présentait, il se pourrait qu’il la saisisse. C’est donc APCO qui lui a fait un appel du pied. A Bruxelles, APCO figure à la 11e place sur 848 sociétés de lobbying recensées par l’ONG Lobbyfact, et fait partie des cabinets de lobbying de taille intermédiaire depuis quelques années, après avoir compté parmi les plus gros en termes de dépenses de lobbying. Aujourd’hui, ils affirment dépenser entre 2,5 et 2,7 millions d'euros en frais de lobbying à Bruxelles.

Dans son communiqué annonçant l’arrivée de Jean Bizet, APCO explique l’avoir choisi pour sa «vaste connaissance des institutions et de l’écosystème parlementaire français.» Et même si l’ex-sénateur rectifie pudiquement lorsqu’on lui parle d’un cabinet de lobbying, car il préfère l’appellation «cabinet de...

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Trading, fausses promesses et vrai système pyramidal7b05b19c-ec9f-4855-b0c7-3105871391f6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201127_143118_Trading__fausses_promesses_et_vrai_systeme_pyramidalFri, 27 Nov 2020 14:31:18 +0100

Le monde caché des "jeunes entrepreneurs"

Ils sont à peine majeurs et affichent une réussite insolente sur les réseaux sociaux. Des jeunes vantent le pouvoir du trading, outil idéal disent-ils, pour « prendre en main sa réussite ». Mais le but est d’attirer des acheteurs dans un système de vente pyramidal. Le trading, en réalité, n’est qu’un appât.

Salut à toi jeune entrepreneur !

Ils s’appellent Samba, Maxime, Aurélie, Adnane, Mohamed, Delroy ou Serey et ils ont la vingtaine clinquante. Ils roulent en Mercedes ou Lamborghini, portent de beaux costumes, s’achètent des Rolex tout diamant et surtout, ils affichent ostensiblement leur réussite sur les réseaux sociaux. Lecteur, est-ce que tu préfères faire pitié et prendre le bus tous les jours, ou commencer très rapidement à faire de l’argent avec eux grâce à ton téléphone, et peut-être pouvoir acquérir ce genre de véhicule haut de gamme? Moi je pense, la question elle est vite répondue. Vous avez peut-être reconnu les paroles d’une vidéo devenue virale cet été: un jeune garçon en costume moulant qui promet la réussite à ceux qui le rejoignent. Son secret? Le trading. Tous ces jeunes sont à la tête de groupes pyramidaux qui vendent de la formation en ligne, pour apprendre à jouer en bourse.

Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK
Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK

La promesse: se former pour savoir ce qu’est un pips, une chandelle ou un stop loss, maîtriser tous les codes pour pouvoir placer son argent sur des marchés comme le Forex, marché des devises, ou les cryptomonnaies. En réalité, si l'on vous apprend bien le vocabulaire du trading, vous ne saurez pas manier les algorithmes, réaliser des projections ou formuler des hypothèses pour savoir réagir en fonction de la tournure que prendra le cours de la bourse. Et d’ailleurs, on vous assure que ce n’est pas utile, car vous recevrez du «...

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Le monde caché des "jeunes entrepreneurs"

Ils sont à peine majeurs et affichent une réussite insolente sur les réseaux sociaux. Des jeunes vantent le pouvoir du trading, outil idéal disent-ils, pour « prendre en main sa réussite ». Mais le but est d’attirer des acheteurs dans un système de vente pyramidal. Le trading, en réalité, n’est qu’un appât.

Salut à toi jeune entrepreneur !

Ils s’appellent Samba, Maxime, Aurélie, Adnane, Mohamed, Delroy ou Serey et ils ont la vingtaine clinquante. Ils roulent en Mercedes ou Lamborghini, portent de beaux costumes, s’achètent des Rolex tout diamant et surtout, ils affichent ostensiblement leur réussite sur les réseaux sociaux. Lecteur, est-ce que tu préfères faire pitié et prendre le bus tous les jours, ou commencer très rapidement à faire de l’argent avec eux grâce à ton téléphone, et peut-être pouvoir acquérir ce genre de véhicule haut de gamme? Moi je pense, la question elle est vite répondue. Vous avez peut-être reconnu les paroles d’une vidéo devenue virale cet été: un jeune garçon en costume moulant qui promet la réussite à ceux qui le rejoignent. Son secret? Le trading. Tous ces jeunes sont à la tête de groupes pyramidaux qui vendent de la formation en ligne, pour apprendre à jouer en bourse.

Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK
Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK

La promesse: se former pour savoir ce qu’est un pips, une chandelle ou un stop loss, maîtriser tous les codes pour pouvoir placer son argent sur des marchés comme le Forex, marché des devises, ou les cryptomonnaies. En réalité, si l'on vous apprend bien le vocabulaire du trading, vous ne saurez pas manier les algorithmes, réaliser des projections ou formuler des hypothèses pour savoir réagir en fonction de la tournure que prendra le cours de la bourse. Et d’ailleurs, on vous assure que ce n’est pas utile, car vous recevrez du «...

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J'ai quitté l'Education Nationale9eeae643-96de-4290-ad9f-07b36b7a7864http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201126_134528_J_ai_quitte_l_Education_NationaleThu, 26 Nov 2020 13:45:28 +0100

Vis ma vie de prof contractuelle - Episode 3

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale... jusqu'à sa démission ce mois-ci.

Mammouth au Royal BC Museum, Victoria, British Columbia - Rob Pongsajapan - CC BY 2.0

Nous retrouvons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

«J’ai été très touchée par l’assassinat de Samuel Paty. Pendant les vacances, j’en discute avec plusieurs amis profs, nous étions tous sous le choc. Je me suis rendue au rassemblement d’hommage avec des collègues devant la mairie de Versailles.

Le ministre nous annonce qu’on lui rendra hommage dans toutes les écoles le 2 novembre. Je reçois sept courriels dans le week-end précédent la rentrée. Les consignes changent tout le temps: arrivée à huit heures pour discuter entre enseignants, puis arrivée à huit heures avec les élèves, puis on nous annonce qu’on sera en binôme pour échanger avec les élèves. Enfin le rectorat me dit qu’on n’est plus obligé de faire un échange, mais qu’on doit au moins observer une minute de silence et lire la lettre de Jean Jaurès. Le proviseur m’adresse un courriel expliquant que nous pouvons garder la porte ouverte pour que l’administration puisse intervenir en cas de chahut ou de non respect de la minute de silence.

Je décide de bien préparer un échange. Cela me paraît important pour mes élèves. Je lis la lettre de Jaurès ainsi que d’autres documents que nous envoient l’Éducation Nationale, plus des articles de presse sur la liberté d’expression. En tant qu’enseignante, je dois être à la hauteur sur cette question importante. Dans le même temps j’écris...

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Vis ma vie de prof contractuelle - Episode 3

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale... jusqu'à sa démission ce mois-ci.

Mammouth au Royal BC Museum, Victoria, British Columbia - Rob Pongsajapan - CC BY 2.0

Nous retrouvons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

«J’ai été très touchée par l’assassinat de Samuel Paty. Pendant les vacances, j’en discute avec plusieurs amis profs, nous étions tous sous le choc. Je me suis rendue au rassemblement d’hommage avec des collègues devant la mairie de Versailles.

Le ministre nous annonce qu’on lui rendra hommage dans toutes les écoles le 2 novembre. Je reçois sept courriels dans le week-end précédent la rentrée. Les consignes changent tout le temps: arrivée à huit heures pour discuter entre enseignants, puis arrivée à huit heures avec les élèves, puis on nous annonce qu’on sera en binôme pour échanger avec les élèves. Enfin le rectorat me dit qu’on n’est plus obligé de faire un échange, mais qu’on doit au moins observer une minute de silence et lire la lettre de Jean Jaurès. Le proviseur m’adresse un courriel expliquant que nous pouvons garder la porte ouverte pour que l’administration puisse intervenir en cas de chahut ou de non respect de la minute de silence.

Je décide de bien préparer un échange. Cela me paraît important pour mes élèves. Je lis la lettre de Jaurès ainsi que d’autres documents que nous envoient l’Éducation Nationale, plus des articles de presse sur la liberté d’expression. En tant qu’enseignante, je dois être à la hauteur sur cette question importante. Dans le même temps j’écris...

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Pas si non-essentiel que ça!63f6a6a3-4504-4bdf-a5a3-b4873b3d327dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201124_190916_Pas_si_non-essentiel_que___a_Tue, 24 Nov 2020 19:09:16 +0100

Rencontre avec des commerces "non-essentiels"

A force de Covid et de confinement notre vision du quotidien s'embrume inexorablement. On en viendrait à souscrire aux mesures les plus incompréhensibles qui soient. Au risque d'oublier que le superflu des uns s'avère parfois si crucial pour les autres.

En Charente-Maritime, les non-essentiels se rebellent - © Reflets

Dans le texte, on nous avait parlé de commerces non-essentiels, mais l'aviez-vous remarqué, sur le terrain il s'agissait de femmes et d'hommes indispensables. Alors ce vendredi 20 novembre le petit parvis de la préfecture de Charente-Maritime s'est noirci de quelques 250 manifestants. Un seul véritable message, une unique revendication: « Laissez-nous travailler ! » A la tête de cette fronde de bonne volonté, un collectif né de la désespérance d'une poignée de dirigeants d'entreprise. Dans leur sillage se sont rassemblés des retraités solidaires, des salariés placés au chômage partiel, des gilets jaunes de la première heure, bref autant de profils représentatifs de la saison 2 du Covid. Selon la porte-parole du mouvement, la bronca vient de la capitale et s'élève dans toute la France: « Actuellement on ne peut pas se déplacer à Paris, alors nous avons décidé de nous manifester dans toutes les régions. »

C'est donc devant la préfecture de Charente-Maritime que tous ont piétiné avant qu'une petite délégation soit reçue par la directrice de cabinet du préfet Basselier. Le préfet en titre, absent excusé, avait en effet chargé la sous-préfète de s'occuper de cette affaire. Fallait-il y voir un signe? Car si tout se déroulait pour le mieux dans la meilleure des manifestations, n'était-il pas déjà trop tard pour interpeller les hautes autorités. Au regard de l'actualité en cours on pouvait s'interroger sur l'utilité de la...

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Rencontre avec des commerces "non-essentiels"

A force de Covid et de confinement notre vision du quotidien s'embrume inexorablement. On en viendrait à souscrire aux mesures les plus incompréhensibles qui soient. Au risque d'oublier que le superflu des uns s'avère parfois si crucial pour les autres.

En Charente-Maritime, les non-essentiels se rebellent - © Reflets

Dans le texte, on nous avait parlé de commerces non-essentiels, mais l'aviez-vous remarqué, sur le terrain il s'agissait de femmes et d'hommes indispensables. Alors ce vendredi 20 novembre le petit parvis de la préfecture de Charente-Maritime s'est noirci de quelques 250 manifestants. Un seul véritable message, une unique revendication: « Laissez-nous travailler ! » A la tête de cette fronde de bonne volonté, un collectif né de la désespérance d'une poignée de dirigeants d'entreprise. Dans leur sillage se sont rassemblés des retraités solidaires, des salariés placés au chômage partiel, des gilets jaunes de la première heure, bref autant de profils représentatifs de la saison 2 du Covid. Selon la porte-parole du mouvement, la bronca vient de la capitale et s'élève dans toute la France: « Actuellement on ne peut pas se déplacer à Paris, alors nous avons décidé de nous manifester dans toutes les régions. »

C'est donc devant la préfecture de Charente-Maritime que tous ont piétiné avant qu'une petite délégation soit reçue par la directrice de cabinet du préfet Basselier. Le préfet en titre, absent excusé, avait en effet chargé la sous-préfète de s'occuper de cette affaire. Fallait-il y voir un signe? Car si tout se déroulait pour le mieux dans la meilleure des manifestations, n'était-il pas déjà trop tard pour interpeller les hautes autorités. Au regard de l'actualité en cours on pouvait s'interroger sur l'utilité de la...

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Exclusif : interview (presque imaginaire) d'Emmanuel Macrone9260598-2982-4c1a-b75a-bcbc62cffd10http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201124_131203_Exclusif___interview__presque_imaginaire__d_Emmanuel_MacronTue, 24 Nov 2020 13:12:03 +0100

« J'aime me faire peur »

Lundi 23 novembre au soir, le président nous reçoit dans la "war room" alors que des islamo-gauchistes sèment le désordre dans Paris. La nuit appartient aux apatrides et aux journalopes mais force devant rester à la loi, le terrain sera repris à l'ennemi.

Le président français - © Meme

Monsieur le Président, vous ne trouvez pas que vous allez un peu loin avec les journalistes et les sans-abri ? Ce ne sont pas des délinquants...

J'aime me faire peur. Ne suis-je pas à la tête de la start-up nation ? Il nous faut prendre des risques en permanence pour réussir. Tout le monde aime ceux qui prennent des risques. J'ai tremblé, et tout mon gouvernement avec, surtout Benjamin Griveaux, avec les gilets jaunes. On a cru qu'ils allaient venir nous chercher chez nous ! Alors comme ça s'était calmé, j'ai imaginé un truc qui puisse mettre cette fois à peu près tout le monde dans la rue. C'est un challenge, je sais. Avec le Covid-19, les gens ont peur d'y aller. Le challenge est vraiment énorme : il faudrait que je m'aliène mon électorat de base mais aussi les gens d'extrême-droite. Si on veut vraiment se faire peur, il faut frapper fort. Bref, du coup je me suis dit, je vais exploser les journalistes. Se taper la liberté de la presse au pays de la révolution qui avait mis dans Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi », c'était un beau projet. C'est mon projet. Ça fait un moment d'ailleurs [il rit]. Souvenez-vous quand je vous avais virés de la salle de...

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« J'aime me faire peur »

Lundi 23 novembre au soir, le président nous reçoit dans la "war room" alors que des islamo-gauchistes sèment le désordre dans Paris. La nuit appartient aux apatrides et aux journalopes mais force devant rester à la loi, le terrain sera repris à l'ennemi.

Le président français - © Meme

Monsieur le Président, vous ne trouvez pas que vous allez un peu loin avec les journalistes et les sans-abri ? Ce ne sont pas des délinquants...

J'aime me faire peur. Ne suis-je pas à la tête de la start-up nation ? Il nous faut prendre des risques en permanence pour réussir. Tout le monde aime ceux qui prennent des risques. J'ai tremblé, et tout mon gouvernement avec, surtout Benjamin Griveaux, avec les gilets jaunes. On a cru qu'ils allaient venir nous chercher chez nous ! Alors comme ça s'était calmé, j'ai imaginé un truc qui puisse mettre cette fois à peu près tout le monde dans la rue. C'est un challenge, je sais. Avec le Covid-19, les gens ont peur d'y aller. Le challenge est vraiment énorme : il faudrait que je m'aliène mon électorat de base mais aussi les gens d'extrême-droite. Si on veut vraiment se faire peur, il faut frapper fort. Bref, du coup je me suis dit, je vais exploser les journalistes. Se taper la liberté de la presse au pays de la révolution qui avait mis dans Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi », c'était un beau projet. C'est mon projet. Ça fait un moment d'ailleurs [il rit]. Souvenez-vous quand je vous avais virés de la salle de...

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Le cyber-harcèlement bondit pendant le confinement2ea05daa-f254-4c33-a183-6b2afd78dddehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201123_114503_Le_cyber-harcelement_bondit_pendant_le_confinementMon, 23 Nov 2020 11:45:03 +0100

Le nombre de cas signalés a augmenté de 26% en un an

Chaque année, 700 000 jeunes sont victimes de harcèlement scolaire selon le ministère de l'Éducation nationale. Pendant le confinement du printemps, et encore aujourd'hui, le cyber-harcèlement a pris le relais. En cause : un bouleversement des pratiques numériques et une méconnaissance des violences en ligne de nombreux parents.

Jean-Michel Blanquer

Quelque 30% de cas de cyberharcèlement en plus pendant le confinement du printemps 2020. C’est le constat fait par l’association E-enfance, qui gère la plate-forme netecoute.fr. Et si les cas de harcèlement scolaire ont mécaniquement baissé, ils se sont déportés sur le cyberharcèlement. Rumeurs, insultes, photos volées ou truquées, la viralité des réseaux sociaux démultiplie le phénomène de harcèlement. Mais le déconfinement et la rentrée en présentiel n’ont pas changé la donne. Toujours d’après l’étude de l’association E-enfance, les cas de cyberharcèlement ont augmenté de 26% en septembre 2020 par rapport à septembre 2019, malgré une rentrée en présentiel. En cause : la forte hausse du temps passé sur les écrans, et donc les réseaux sociaux, chez les adolescents. Les cours à distance et l’absence de contacts avec les ami.e.s ont fait exploser le nombre de groupe WhatsApp, Snachpat, Instagram ou Tik Tok. Avec le confinement, les usages du numérique se sont également, et durablement, transformés. Les adolescents, de plus en plus jeunes, ont accès à leurs propres équipements. Et beaucoup de parents méconnaissent les pratiques de leurs enfants sur Internet. Ils n’ont ainsi qu’une vague idée des dangers. Seuls 9% pensent que leur enfant est concerné. Un jeune sur 10 déclare avoir déjà été victime de violences en ligne, d’après un rapport parlementaire publié en octobre 2020.

Les élèves de troisième seraient les plus exposés aux risques de cyberharcèlement, en raison de leur...

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Le nombre de cas signalés a augmenté de 26% en un an

Chaque année, 700 000 jeunes sont victimes de harcèlement scolaire selon le ministère de l'Éducation nationale. Pendant le confinement du printemps, et encore aujourd'hui, le cyber-harcèlement a pris le relais. En cause : un bouleversement des pratiques numériques et une méconnaissance des violences en ligne de nombreux parents.

Jean-Michel Blanquer

Quelque 30% de cas de cyberharcèlement en plus pendant le confinement du printemps 2020. C’est le constat fait par l’association E-enfance, qui gère la plate-forme netecoute.fr. Et si les cas de harcèlement scolaire ont mécaniquement baissé, ils se sont déportés sur le cyberharcèlement. Rumeurs, insultes, photos volées ou truquées, la viralité des réseaux sociaux démultiplie le phénomène de harcèlement. Mais le déconfinement et la rentrée en présentiel n’ont pas changé la donne. Toujours d’après l’étude de l’association E-enfance, les cas de cyberharcèlement ont augmenté de 26% en septembre 2020 par rapport à septembre 2019, malgré une rentrée en présentiel. En cause : la forte hausse du temps passé sur les écrans, et donc les réseaux sociaux, chez les adolescents. Les cours à distance et l’absence de contacts avec les ami.e.s ont fait exploser le nombre de groupe WhatsApp, Snachpat, Instagram ou Tik Tok. Avec le confinement, les usages du numérique se sont également, et durablement, transformés. Les adolescents, de plus en plus jeunes, ont accès à leurs propres équipements. Et beaucoup de parents méconnaissent les pratiques de leurs enfants sur Internet. Ils n’ont ainsi qu’une vague idée des dangers. Seuls 9% pensent que leur enfant est concerné. Un jeune sur 10 déclare avoir déjà été victime de violences en ligne, d’après un rapport parlementaire publié en octobre 2020.

Les élèves de troisième seraient les plus exposés aux risques de cyberharcèlement, en raison de leur...

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Manifestation contre la proposition de loi sécurité globale du 21 novembre 2020378d4037-d2df-4578-a94f-258682b3b53chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201121_212909_Manifestation_contre_la_proposition_de_loi_securite_globale_du_21_novembre_2020Sat, 21 Nov 2020 21:29:09 +0100

Faible mobilisation

Décidément, le gouvernement est à la ramasse côté communication : fermer au public le "parvis des droits de l'Homme" du Trocadéro par des grilles, des chaîne et des policiers armés... Mais peut-être s'en moque-t-il. D'ailleurs la mobilisation était relativement faible.

Le parvis des droits de l’homme fermé au public par des chaînes et des policiers : l'image ne peut pas être pire pour le gouvernement. - © Reflets

A l'appel des syndicats de journalistes, des rédactions, des sociétés de journalistes, de la profession, quelques milliers de personnes se sont réunies sur la place du Trocadéro à Paris ce samedi 21 novembre 2020. Ils protestaient contre l'article 24 qui, dans les faits empêchera les journalistes de filmer et de diffuser les images de membres de forces de l'ordre dans le cadre de leurs opérations. C'est un peu observer le monde par un prisme car la proposition de loi sécurité globale comporte bien d'autres articles tout aussi dangereux pour les libertés individuelles. Nous avions détaillé toutes les parties du texte dans un article début novembre. Renforcement du rôle de la sécurité privée, usage des drones, transmission des images filmées par les caméras piéton en temps réel, la liste est longue.

Le faible nombre de personnes mobilisées, deux ou trois mille environ [Update du 22 novembre : Mediapart estime pour sa part à 10.000 le nombre de manifestants], laisse un goût amer. Et une impression de fin de révolution avortée. Les manifestations massives de gilets jaunes, et plus globalement de Français en colère ces deux dernières années sont un lointain souvenir. Ils étaient peut-être 200 aujourd'hui dispersés dans une manifestation statique, nassée avant d'avoir commencé. Le gouvernement en place explose littéralement toutes les digues, embarque le pays vers un État policier et moins de 3.000 personnes s'en offusquent suffisamment pour...

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Faible mobilisation

Décidément, le gouvernement est à la ramasse côté communication : fermer au public le "parvis des droits de l'Homme" du Trocadéro par des grilles, des chaîne et des policiers armés... Mais peut-être s'en moque-t-il. D'ailleurs la mobilisation était relativement faible.

Le parvis des droits de l’homme fermé au public par des chaînes et des policiers : l'image ne peut pas être pire pour le gouvernement. - © Reflets

A l'appel des syndicats de journalistes, des rédactions, des sociétés de journalistes, de la profession, quelques milliers de personnes se sont réunies sur la place du Trocadéro à Paris ce samedi 21 novembre 2020. Ils protestaient contre l'article 24 qui, dans les faits empêchera les journalistes de filmer et de diffuser les images de membres de forces de l'ordre dans le cadre de leurs opérations. C'est un peu observer le monde par un prisme car la proposition de loi sécurité globale comporte bien d'autres articles tout aussi dangereux pour les libertés individuelles. Nous avions détaillé toutes les parties du texte dans un article début novembre. Renforcement du rôle de la sécurité privée, usage des drones, transmission des images filmées par les caméras piéton en temps réel, la liste est longue.

Le faible nombre de personnes mobilisées, deux ou trois mille environ [Update du 22 novembre : Mediapart estime pour sa part à 10.000 le nombre de manifestants], laisse un goût amer. Et une impression de fin de révolution avortée. Les manifestations massives de gilets jaunes, et plus globalement de Français en colère ces deux dernières années sont un lointain souvenir. Ils étaient peut-être 200 aujourd'hui dispersés dans une manifestation statique, nassée avant d'avoir commencé. Le gouvernement en place explose littéralement toutes les digues, embarque le pays vers un État policier et moins de 3.000 personnes s'en offusquent suffisamment pour...

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G20 présidé par l’Arabie saoudite : l’économie plus forte que les droits humains35ae396f-e3c7-41d7-8d68-eae971756ebchttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201121_085736_G20_preside_par_l___Arabie_saoudite___l___economie_plus_forte_que_les_droits_humainsSat, 21 Nov 2020 08:57:36 +0100

Mohammed ben Salmane continue de s’acheter une bonne image

Ce week-end, l’Arabie Saoudite préside le sommet du G20. Alors que le pays poursuit son opération séduction sur la scène internationale, les appels se multiplient pour demander la libération des défenseurs des droits humains emprisonnés par le royaume wahhabite.

Mohammed bin Salman net Nicolas Sarkozy en 2018 - Kremlin - Wikipedia - CC

La répression est impitoyable contre les défenseurs des droits humains en Arabie Saoudite. «Ils sont soit en prison, soit en exil» confirme Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés àAmnestyInternational France. «Aucune liberté d’expression ou d’action pacifique n’est tolérée. Les militants subissent des arrestations arbitraires, des tortures, des mauvais traitements et sont maintenus en détention avec des simulacres de procès». Les coulisses du royaume wahhabite contrastent avec l’image que le pays donne sur la scène internationale. Ces dernières années, le prince héritier Mohammed ben Salmane a adopté une série de réformes, fortement médiatisées, en faveur des droits humains.«Ces réformes vont dans le bon sens, mais elles sont très insuffisantes» réagit Katia Roux. «Le système de tutelle très répressif est toujours en place. Les femmes sont toujours victimes en droit et en pratique en Arabie Saoudite». Amnesty International et d’autres ONG souhaitent ainsi que ce G20, sous présidence saoudienne, soit l’occasion pour les Etats d’appeler à la libération de ces défenseurs et militants des droits humains. «Les femmes ont accès à des petits droits, mais les vrais sujets comme le mariage, l’accès au travail ou aux voyages à l’étranger ne sont pas abordés» réagit Albane Gaillot, députée Ecologie Démocratie Solidarité. «Dès lors que vous êtes une citoyenne saoudienne, et que vous militez pour vos droits, pour ne plus subir de violences, vous êtes emprisonnées. Les hommes et les...

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Mohammed ben Salmane continue de s’acheter une bonne image

Ce week-end, l’Arabie Saoudite préside le sommet du G20. Alors que le pays poursuit son opération séduction sur la scène internationale, les appels se multiplient pour demander la libération des défenseurs des droits humains emprisonnés par le royaume wahhabite.

Mohammed bin Salman net Nicolas Sarkozy en 2018 - Kremlin - Wikipedia - CC

La répression est impitoyable contre les défenseurs des droits humains en Arabie Saoudite. «Ils sont soit en prison, soit en exil» confirme Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés àAmnestyInternational France. «Aucune liberté d’expression ou d’action pacifique n’est tolérée. Les militants subissent des arrestations arbitraires, des tortures, des mauvais traitements et sont maintenus en détention avec des simulacres de procès». Les coulisses du royaume wahhabite contrastent avec l’image que le pays donne sur la scène internationale. Ces dernières années, le prince héritier Mohammed ben Salmane a adopté une série de réformes, fortement médiatisées, en faveur des droits humains.«Ces réformes vont dans le bon sens, mais elles sont très insuffisantes» réagit Katia Roux. «Le système de tutelle très répressif est toujours en place. Les femmes sont toujours victimes en droit et en pratique en Arabie Saoudite». Amnesty International et d’autres ONG souhaitent ainsi que ce G20, sous présidence saoudienne, soit l’occasion pour les Etats d’appeler à la libération de ces défenseurs et militants des droits humains. «Les femmes ont accès à des petits droits, mais les vrais sujets comme le mariage, l’accès au travail ou aux voyages à l’étranger ne sont pas abordés» réagit Albane Gaillot, députée Ecologie Démocratie Solidarité. «Dès lors que vous êtes une citoyenne saoudienne, et que vous militez pour vos droits, pour ne plus subir de violences, vous êtes emprisonnées. Les hommes et les...

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Bouger en liberté pour trouver un emploi3300456c-38f0-406a-8026-f3324403b013http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201120_092528_Bouger_en_liberte_pour_trouver_un_emploiFri, 20 Nov 2020 09:25:28 +0100

Reportage dans l'association Essonne Mobilités

Ventes et locations de véhicules d'occasion, de scooters ou de vélos, garage solidaire, aide à l'obtention du permis de conduite, l'association Essonne Mobilités aide les plus précaires à se déplacer. Une condition nécessaire pour être mieux inséré et accéder à un emploi ou le garder. En France, sept millions de personnes en âge de travailler sont touchées par des problèmes de mobilité.

Cours de conduite - © Reflets

Mohammed passe avec application un coup de Karcher sur une Renault Scénic de couleur sombre. La cliente ne va pas tarder à venir récupérer la voiture qu’elle a achetée il y a quelques semaines. Mais il ne s’agit pas d’une transaction comme une autre. Ici, au garage d’Essonne Mobilités situé dans les locaux de l’université Paris-Sud à Orsay, les bénéficiaires sont des personnes en recherche d’emploi ou ayant de faibles revenus. Et Mohammed qui travaille au garage de l’association est lui-même en insertion. Ce Soudanais est arrivé en France en 2015, après quatre années passées en Libye. «J’ai fait des études d’économie à Khartoum, mais étais dans l’opposition au président El Béchir, raconte-t-il dans un français un peu hésitant. J’ai été arrêté trois fois. Alors il a fallu que je quitte le pays. J’ai passé quatre années en Libye où j’ai un oncle qui y travaille. Mais j’ai toujours voulu venir en France. Alors un jour j’ai tenté la traversée.» Avec une carte de séjour de 10 ans, il peut envisager l’avenir. Depuis un an, il travaille comme garagiste au sein d’Essonne Mobilité. «Mon idée est de faire de la mécanique trois ou quatre ans, puis de reprendre un Master d’économie.» Son collègue, Salah, 41 ans, est déjà titulaire d’un diplôme d’électromécanicien de l’Afpa. «J’étais préparateur de commandes, mais j’ai voulu changer de métier. J’ai fait cette formation, mais je ne trouvais pas de travail. Alors ce contrat à Essonne Mobilités me donne de l’expérience pour travailler...

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Reportage dans l'association Essonne Mobilités

Ventes et locations de véhicules d'occasion, de scooters ou de vélos, garage solidaire, aide à l'obtention du permis de conduite, l'association Essonne Mobilités aide les plus précaires à se déplacer. Une condition nécessaire pour être mieux inséré et accéder à un emploi ou le garder. En France, sept millions de personnes en âge de travailler sont touchées par des problèmes de mobilité.

Cours de conduite - © Reflets

Mohammed passe avec application un coup de Karcher sur une Renault Scénic de couleur sombre. La cliente ne va pas tarder à venir récupérer la voiture qu’elle a achetée il y a quelques semaines. Mais il ne s’agit pas d’une transaction comme une autre. Ici, au garage d’Essonne Mobilités situé dans les locaux de l’université Paris-Sud à Orsay, les bénéficiaires sont des personnes en recherche d’emploi ou ayant de faibles revenus. Et Mohammed qui travaille au garage de l’association est lui-même en insertion. Ce Soudanais est arrivé en France en 2015, après quatre années passées en Libye. «J’ai fait des études d’économie à Khartoum, mais étais dans l’opposition au président El Béchir, raconte-t-il dans un français un peu hésitant. J’ai été arrêté trois fois. Alors il a fallu que je quitte le pays. J’ai passé quatre années en Libye où j’ai un oncle qui y travaille. Mais j’ai toujours voulu venir en France. Alors un jour j’ai tenté la traversée.» Avec une carte de séjour de 10 ans, il peut envisager l’avenir. Depuis un an, il travaille comme garagiste au sein d’Essonne Mobilité. «Mon idée est de faire de la mécanique trois ou quatre ans, puis de reprendre un Master d’économie.» Son collègue, Salah, 41 ans, est déjà titulaire d’un diplôme d’électromécanicien de l’Afpa. «J’étais préparateur de commandes, mais j’ai voulu changer de métier. J’ai fait cette formation, mais je ne trouvais pas de travail. Alors ce contrat à Essonne Mobilités me donne de l’expérience pour travailler...

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Le gouvernement déclare la guerre aux contestataires et à la presse03064eb9-2c72-44bf-ae7c-63c6f492657bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201119_201140_Le_gouvernement_declare_la_guerre_aux_contestataires_et_a_la_presseThu, 19 Nov 2020 20:11:40 +0100

Et il n'a peut-être pas tort ?

Le virage droitier entamé très vite après le début du quinquennat est désormais un virage à l'extrême-droite. Pour la deuxième fois, l'ONU met en garde contre la dérive en cours. Mais finalement, en l'absence de réponse, pourquoi se gêner ?

Les voltigeurs d'Emmanuel Macron - © Reflets

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes que nous avons suivi, samedis après samedis en en rendant compte ici, nous martelons que l'extrême violence organisée par l'exécutif contre les manifestant est totalement disproportionnée. Nous avons documenté dès janvier 2019, dans deux articles, ici et , le fait que les blessés par LBD ne l'étaient pas par accident. Depuis le début du mouvement, nous documentons également les violences contre les journalistes. En vain, il faut bien l'avouer. Car à quelques exceptions près, la presse n'a que mollement relayé ces dérives. Il ne tient qu'à elle pourtant de harceler le gouvernement jusqu'à obtenir une réponse satisfaisante. La presse italienne l'avait fait pour Berlusconi : lui poser en permanence dix questions d'intérêt public. Plutôt que de servir la soupe aux politiques en les invitant sans les cuisiner, peut-être vaudrait-il mieux leur poser les questions qui fâchent, surtout lorsque ceux-ci déclarent une guerre ouverte à la presse, la liberté d'informer et à son rôle sociétal : celui de permettre aux citoyens de faire des choix éclairés.

Ces attaques, ce n'est pas spécifiquement un journal Reflets, ou un autre, par nature pas tout à fait neutre en la matière (juge et partie), qui les observe et les dénonce. C'est par exemple la Défenseur des droits, Claire Hédon, nommé par Emmanuel Macron, qui par deux fois a estimé que « cette proposition de loi soulève des risques...

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Et il n'a peut-être pas tort ?

Le virage droitier entamé très vite après le début du quinquennat est désormais un virage à l'extrême-droite. Pour la deuxième fois, l'ONU met en garde contre la dérive en cours. Mais finalement, en l'absence de réponse, pourquoi se gêner ?

Les voltigeurs d'Emmanuel Macron - © Reflets

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes que nous avons suivi, samedis après samedis en en rendant compte ici, nous martelons que l'extrême violence organisée par l'exécutif contre les manifestant est totalement disproportionnée. Nous avons documenté dès janvier 2019, dans deux articles, ici et , le fait que les blessés par LBD ne l'étaient pas par accident. Depuis le début du mouvement, nous documentons également les violences contre les journalistes. En vain, il faut bien l'avouer. Car à quelques exceptions près, la presse n'a que mollement relayé ces dérives. Il ne tient qu'à elle pourtant de harceler le gouvernement jusqu'à obtenir une réponse satisfaisante. La presse italienne l'avait fait pour Berlusconi : lui poser en permanence dix questions d'intérêt public. Plutôt que de servir la soupe aux politiques en les invitant sans les cuisiner, peut-être vaudrait-il mieux leur poser les questions qui fâchent, surtout lorsque ceux-ci déclarent une guerre ouverte à la presse, la liberté d'informer et à son rôle sociétal : celui de permettre aux citoyens de faire des choix éclairés.

Ces attaques, ce n'est pas spécifiquement un journal Reflets, ou un autre, par nature pas tout à fait neutre en la matière (juge et partie), qui les observe et les dénonce. C'est par exemple la Défenseur des droits, Claire Hédon, nommé par Emmanuel Macron, qui par deux fois a estimé que « cette proposition de loi soulève des risques...

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Quel est le vrai nombre de lits de réanimation ?f01c3fcb-2af4-4abf-bcb6-51d55c07085fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201119_140650_Quel_est_le_vrai_nombre_de_lits_de_reanimation__Thu, 19 Nov 2020 14:06:50 +0100

Olivier Véran parle de 5.800 lits "durables", les réanimateurs répondent que c'est faux

C'est parce que les capacités viennent à manquer, que les malades graves seraient susceptibles de ne plus pouvoir être soignés, que les confinements sont adoptés. C'est dire les enjeux. En dix ans en France, le nombre de lits de réa a baissé de plus de 1.000 lits.

Statistiques du syndicat des réanimateurs

Alors qu'on vient de comprendre que lorsque nos autorités nous parlent de « patients en "réanimation" », il faut en fait entendre qu'ils occupent non pas seulement des lits de réanimation à proprement parler, mais aussi des lits d'unités de soins intensifs (SI) et des lits d'unités de surveillance continue (SC), c’est pourquoi elles nous parlent de plus en plus de « patients "en soins critiques" », ce qui bien évidemment ajoute de la confusion à la confusion déjà bien réelle dans la gestion de cette pandémie, puisqu’il ne s’agit pas du tout du même nombre de lits (voir les statistiques officielles), on vient nous dire que les capacités de réanimation ne sont pas non plus celles qu’on nous dit qu’elles sont… Vous suivez ? Ce n'est pas simple en effet.

Le syndicat des médecins réanimateurs appelle le gouvernement à augmenter les capacités de réanimation, et à revenir aux 6 200 lits que comptait la France en 2009 au moment de la grippe H1N1, et alerte sur le sujet. Depuis juin, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse mercredi 18 novembre, il le réclame au gouvernement. Sans succès. D'ailleurs, il lui a fait parvenir toute une série de propositions, après avoir tiré les premiers enseignements de la première vague de Coronavirus du printemps. Sans plus de succès.

L’objectif était pourtant de se préparer au mieux à la deuxième vague, et maintenant à la troisième, car il y a tout lieu de considérer qu’elle arrivera avant qu’...

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Olivier Véran parle de 5.800 lits "durables", les réanimateurs répondent que c'est faux

C'est parce que les capacités viennent à manquer, que les malades graves seraient susceptibles de ne plus pouvoir être soignés, que les confinements sont adoptés. C'est dire les enjeux. En dix ans en France, le nombre de lits de réa a baissé de plus de 1.000 lits.

Statistiques du syndicat des réanimateurs

Alors qu'on vient de comprendre que lorsque nos autorités nous parlent de « patients en "réanimation" », il faut en fait entendre qu'ils occupent non pas seulement des lits de réanimation à proprement parler, mais aussi des lits d'unités de soins intensifs (SI) et des lits d'unités de surveillance continue (SC), c’est pourquoi elles nous parlent de plus en plus de « patients "en soins critiques" », ce qui bien évidemment ajoute de la confusion à la confusion déjà bien réelle dans la gestion de cette pandémie, puisqu’il ne s’agit pas du tout du même nombre de lits (voir les statistiques officielles), on vient nous dire que les capacités de réanimation ne sont pas non plus celles qu’on nous dit qu’elles sont… Vous suivez ? Ce n'est pas simple en effet.

Le syndicat des médecins réanimateurs appelle le gouvernement à augmenter les capacités de réanimation, et à revenir aux 6 200 lits que comptait la France en 2009 au moment de la grippe H1N1, et alerte sur le sujet. Depuis juin, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse mercredi 18 novembre, il le réclame au gouvernement. Sans succès. D'ailleurs, il lui a fait parvenir toute une série de propositions, après avoir tiré les premiers enseignements de la première vague de Coronavirus du printemps. Sans plus de succès.

L’objectif était pourtant de se préparer au mieux à la deuxième vague, et maintenant à la troisième, car il y a tout lieu de considérer qu’elle arrivera avant qu’...

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Des journalistes fantômes ont dupé des médiasa73cb5c8-75e9-4b57-ac77-b957d019a31ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201119_113150_Des_journalistes_fantomes_ont_dupe_des_mediasThu, 19 Nov 2020 11:31:50 +0100

Le Qatar a été victime d'une opération barbouzarde

Quatre-vingts dix articles ont été publiés par des journalistes qui n'existaient pas. Des médias, principalement américains, sont tombés dans le panneau. L'ombre des Émirats Arabes Unis plane sur cette intox.

Les fausses dents montrent l'utilisation d'un programme informatique pour créer la photo d'un des "experts"

Quatre-vingt-dix articles publiés et signés par dix-neuf faux journalistes. Quarante-six journaux bernés aux Etats-Unis, en Asie, au Moyen-Orient… L’opération a été rondement menée. La plupart des articles ont un point commun: ils encensent les Émirats Arabes Unis et s'en prennent au Qatar, comme dans cet article subtilement titré «Le Qatar déstabilise le Moyen-Orient». Mais certains s'attaquent aussi à la Turquie, à l’Iran, à la Chine ou encore la politique de Facebook.

Quelqu’un a mis le paquet pour monter cette intox. Les profils des dix-neuf faux journalistes ou spécialistes de géopolitique revendiquent des parcours brillants. De faux CV sur Linkedin avaient été créés pour donner de l’importance aux «auteurs». Leurs photos avaient, pour certaines, été générées par des programmes informatiques. Deux sites web alimentés essentiellement par ces confrères fantômes ont été créés pour l’occasion, The Arab Eye et Persia Now.

Page d'accueil de Arab Eye - Copie d'écran
Page d'accueil de Arab Eye - Copie d'écran

Page d'accueil de Persia Now - Copie d'écran
Page d'accueil de Persia Now - Copie d'écran

Surtout, quarante-six authentiques médias ont été trompés. Des sites web et des magazines conservateurs américains comme The Washington Examiner, The Post Millennial, American Thinker ou The National Interest, mais aussi The Jerusalem Post, Asia Times ou le South China Morning Post ont publié ces articles. Aucun média français toutefois dans cette liste.

Ces articles ont été lus par des centaines de milliers de personnes et largement...

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Le Qatar a été victime d'une opération barbouzarde

Quatre-vingts dix articles ont été publiés par des journalistes qui n'existaient pas. Des médias, principalement américains, sont tombés dans le panneau. L'ombre des Émirats Arabes Unis plane sur cette intox.

Les fausses dents montrent l'utilisation d'un programme informatique pour créer la photo d'un des "experts"

Quatre-vingt-dix articles publiés et signés par dix-neuf faux journalistes. Quarante-six journaux bernés aux Etats-Unis, en Asie, au Moyen-Orient… L’opération a été rondement menée. La plupart des articles ont un point commun: ils encensent les Émirats Arabes Unis et s'en prennent au Qatar, comme dans cet article subtilement titré «Le Qatar déstabilise le Moyen-Orient». Mais certains s'attaquent aussi à la Turquie, à l’Iran, à la Chine ou encore la politique de Facebook.

Quelqu’un a mis le paquet pour monter cette intox. Les profils des dix-neuf faux journalistes ou spécialistes de géopolitique revendiquent des parcours brillants. De faux CV sur Linkedin avaient été créés pour donner de l’importance aux «auteurs». Leurs photos avaient, pour certaines, été générées par des programmes informatiques. Deux sites web alimentés essentiellement par ces confrères fantômes ont été créés pour l’occasion, The Arab Eye et Persia Now.

Page d'accueil de Arab Eye - Copie d'écran
Page d'accueil de Arab Eye - Copie d'écran

Page d'accueil de Persia Now - Copie d'écran
Page d'accueil de Persia Now - Copie d'écran

Surtout, quarante-six authentiques médias ont été trompés. Des sites web et des magazines conservateurs américains comme The Washington Examiner, The Post Millennial, American Thinker ou The National Interest, mais aussi The Jerusalem Post, Asia Times ou le South China Morning Post ont publié ces articles. Aucun média français toutefois dans cette liste.

Ces articles ont été lus par des centaines de milliers de personnes et largement...

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Manifestation contre le projet de loi sécurité globale362ac062-2f12-4322-b5cd-59179d040d2bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201118_124547_Manifestation_contre_le_projet_de_loi_securite_globaleWed, 18 Nov 2020 12:45:47 +0100

Le retour des syndicats et des politiques

Balayés par le mouvement des gilets jaunes pendant deux ans, les syndicats (de la presse principalement) ont repris du poil de la bête à l'occasion de cette manifestation. Les politiques ont fait des apparitions. C'est bon pour l'image.

La question mérite d'être posée au regard de ce projet de loi - © Reflets

C'est à l'appel de nombreuses organisations, syndicats et organisations professionnelles de la presse que la manifestation contre la loi sécurité globale s'est tenue mardi 17 novembre 2020 devant les locaux de l'Assemblée nationale, place du Président Edouard Herriot.

Les syndicats de journalistes ont tous pris la parole pour exprimer leur rejet de ce énième projet de loi liberticide. Une nouveauté en termes de manifestations. Les gilets jaunes avaient jusqu'ici occupé le devant de la scène depuis deux ans, reléguant les manifestations organisées par des syndicats au deuxième plan. De même, les politiques, largement déconsidérés et peu appréciés des gilets jaunes, ont fait des apparitions dans la manifestation. Certain ont pris le micro, comme Jean-Luc Mélenchon, d'autres pas, comme un député des Landes ou François Ruffin. Les lois liberticides ne sont pas l'apanage de la majorité LREM, elles ont été votées par la droite depuis Pasqua comme par la gauche, jusqu'à Valls...

Le choix du lieu était particulièrement peu prudent, encore pire que la place de la République. Une véritable nasse naturelle. Fort heureusement, aucun incident n'est intervenu jusqu'à la fin de la manifestation, qui aurait pu servir de prétexte aux forces de l'ordre pur lancer une charge. Les BRAV du préfet Didier Lallement attendaient d'ailleurs leur moment sur le boulevard Saint-Germain pendant la manifestation. Des heurts sont intervenus après la...

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Le retour des syndicats et des politiques

Balayés par le mouvement des gilets jaunes pendant deux ans, les syndicats (de la presse principalement) ont repris du poil de la bête à l'occasion de cette manifestation. Les politiques ont fait des apparitions. C'est bon pour l'image.

La question mérite d'être posée au regard de ce projet de loi - © Reflets

C'est à l'appel de nombreuses organisations, syndicats et organisations professionnelles de la presse que la manifestation contre la loi sécurité globale s'est tenue mardi 17 novembre 2020 devant les locaux de l'Assemblée nationale, place du Président Edouard Herriot.

Les syndicats de journalistes ont tous pris la parole pour exprimer leur rejet de ce énième projet de loi liberticide. Une nouveauté en termes de manifestations. Les gilets jaunes avaient jusqu'ici occupé le devant de la scène depuis deux ans, reléguant les manifestations organisées par des syndicats au deuxième plan. De même, les politiques, largement déconsidérés et peu appréciés des gilets jaunes, ont fait des apparitions dans la manifestation. Certain ont pris le micro, comme Jean-Luc Mélenchon, d'autres pas, comme un député des Landes ou François Ruffin. Les lois liberticides ne sont pas l'apanage de la majorité LREM, elles ont été votées par la droite depuis Pasqua comme par la gauche, jusqu'à Valls...

Le choix du lieu était particulièrement peu prudent, encore pire que la place de la République. Une véritable nasse naturelle. Fort heureusement, aucun incident n'est intervenu jusqu'à la fin de la manifestation, qui aurait pu servir de prétexte aux forces de l'ordre pur lancer une charge. Les BRAV du préfet Didier Lallement attendaient d'ailleurs leur moment sur le boulevard Saint-Germain pendant la manifestation. Des heurts sont intervenus après la...

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Les Chiliennes en lutte contre le machisme0e2b17cc-9105-49e3-93d8-4d05ede75801http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201117_110108_Les_Chiliennes_en_lutte_contre_le_machismeTue, 17 Nov 2020 11:01:08 +0100

Première partie d'un documentaire sur les luttes féministes au Chili

Leur chorégraphie a été reprise partout dans le monde. Les membres du groupe Las Tesis ont inspiré les femmes de la planète entière. Plongées dans les racines du machisme chilien.

Une jeune femme pendant une manifestation - D.R.

Il y a quelques jours, les Chiliens ont voté pour mettre fin à la Constitution de Pinochet et écrire une nouvelle page de leur histoire. Pour la première fois, une Constitution sera rédigée par autant de femmes que d'hommes.

Pour les Chiliennes, c’est une occasion unique d'accélérer la transition vers une société plus égalitaire. Discriminées dans tous les domaines, éducation, santé, politique et salaires, elles sont combattantes et ne cessent de se battre pour un pays plus juste.

Du droit à l’avortement au phénomène Las Tesis, les mouvements féministes se sont renforcés ces dernières années. Le 8 mars dernier, près de 2 millions de femmes, un quart des Chiliennes ont défilé dans tout le pays.

Découvrez cette histoire riche en révoltes, découvrez ces Chiliennes qui se battent.

Le premier épisode de cette série, Aux origines du patriarcat, se penche sur les causes qui font du Chili un pays machiste et revient sur les premiers combats des féministes.

Le reportage s'intéresse bien sûr au groupe Las Tesis, mais aussi aux femmes inconnues qui ont investi les rues, les places pour dire leur ras-le-bol du machisme, des inégalités hommes-femmes sur tous les plans, comme le rappelle une chilienne : "Existe-t-il un domaine où les femmes et les hommes sont égaux au Chili ? Je dirais qu'il n'y en a aucun". Le 8 mars 2020, journée mondiale du droit des femmes, quelque deux millions de femmes ont marché dans le pays.

Elles mettent également en cause la...

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Première partie d'un documentaire sur les luttes féministes au Chili

Leur chorégraphie a été reprise partout dans le monde. Les membres du groupe Las Tesis ont inspiré les femmes de la planète entière. Plongées dans les racines du machisme chilien.

Une jeune femme pendant une manifestation - D.R.

Il y a quelques jours, les Chiliens ont voté pour mettre fin à la Constitution de Pinochet et écrire une nouvelle page de leur histoire. Pour la première fois, une Constitution sera rédigée par autant de femmes que d'hommes.

Pour les Chiliennes, c’est une occasion unique d'accélérer la transition vers une société plus égalitaire. Discriminées dans tous les domaines, éducation, santé, politique et salaires, elles sont combattantes et ne cessent de se battre pour un pays plus juste.

Du droit à l’avortement au phénomène Las Tesis, les mouvements féministes se sont renforcés ces dernières années. Le 8 mars dernier, près de 2 millions de femmes, un quart des Chiliennes ont défilé dans tout le pays.

Découvrez cette histoire riche en révoltes, découvrez ces Chiliennes qui se battent.

Le premier épisode de cette série, Aux origines du patriarcat, se penche sur les causes qui font du Chili un pays machiste et revient sur les premiers combats des féministes.

Le reportage s'intéresse bien sûr au groupe Las Tesis, mais aussi aux femmes inconnues qui ont investi les rues, les places pour dire leur ras-le-bol du machisme, des inégalités hommes-femmes sur tous les plans, comme le rappelle une chilienne : "Existe-t-il un domaine où les femmes et les hommes sont égaux au Chili ? Je dirais qu'il n'y en a aucun". Le 8 mars 2020, journée mondiale du droit des femmes, quelque deux millions de femmes ont marché dans le pays.

Elles mettent également en cause la...

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Quels sont les bons indicateurs pour suivre la pandémie ?b2ac0c15-cd3c-4fdb-ab73-1b7644ee4e8dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201116_113011_Quels_sont_les_bons_indicateurs_pour_suivre_la_pandemie___Mon, 16 Nov 2020 11:30:11 +0100

L'épidémiologiste Catherine Hill nous explique

Nombre de cas connus, taux d’incidence, admissions à l’hôpital, admissions en réanimation... Difficile de s'y retrouver pour suivre l'évolution du Covid-19. Tous les indicateurs ne se valent pas.

Covid-19 - Nostromo

Nous croulons sous les chiffres et les indicateurs pour suivre l'évolution du Covid-19: le nombre de cas connus, le taux d’incidence (cas connus divisés par effectif de la population) et le nombre de reproduction effectif (le fameux R du moment),les admissions à l’hôpital, les admissions en réanimation et en soins intensifs (les deux sont mélangés) et les décès.

«Les indicateurs de l’évolution de l’épidémie sont très nombreux, trop nombreux, explique Catherine Hill. Et tous n’ont pas la même pertinence.»

L'épidémiologiste fait le point pour Reflets :

1. Le nombre de cas testés positifs

Ce nombre dépend du nombre de tests fait et de la sélection des personnes testées. Il ne permet pas d’estimer la fréquence du virus dans la population. En France, Pullano et coll. ont estimé que le nombre de personnes symptomatiques identifiées par un test virologique entre le 13 mai et le 28 juin correspondait à 10% des cas symptomatiques pendant cette période. Le dénombrement des cas à partir des cas connus était donc alors sous-estimé d’un facteur 10.

En Espagne, une étude sérologique sur un échantillon représentatif de population (Pollan et al. Lancet, 6 juillet) du 27 avril au 11 mai rapporte que seulement 20% des participants séropositifs ont déclarés un test PCR antérieur, donc le dénombrement des cas à partir des cas connus est sous-estimé d’un facteur 5.

J’estime aujourd’hui en France qu’il faut multiplier le nombre de cas positifs par 4 ou 5 pour connaître le nombre de...

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L'épidémiologiste Catherine Hill nous explique

Nombre de cas connus, taux d’incidence, admissions à l’hôpital, admissions en réanimation... Difficile de s'y retrouver pour suivre l'évolution du Covid-19. Tous les indicateurs ne se valent pas.

Covid-19 - Nostromo

Nous croulons sous les chiffres et les indicateurs pour suivre l'évolution du Covid-19: le nombre de cas connus, le taux d’incidence (cas connus divisés par effectif de la population) et le nombre de reproduction effectif (le fameux R du moment),les admissions à l’hôpital, les admissions en réanimation et en soins intensifs (les deux sont mélangés) et les décès.

«Les indicateurs de l’évolution de l’épidémie sont très nombreux, trop nombreux, explique Catherine Hill. Et tous n’ont pas la même pertinence.»

L'épidémiologiste fait le point pour Reflets :

1. Le nombre de cas testés positifs

Ce nombre dépend du nombre de tests fait et de la sélection des personnes testées. Il ne permet pas d’estimer la fréquence du virus dans la population. En France, Pullano et coll. ont estimé que le nombre de personnes symptomatiques identifiées par un test virologique entre le 13 mai et le 28 juin correspondait à 10% des cas symptomatiques pendant cette période. Le dénombrement des cas à partir des cas connus était donc alors sous-estimé d’un facteur 10.

En Espagne, une étude sérologique sur un échantillon représentatif de population (Pollan et al. Lancet, 6 juillet) du 27 avril au 11 mai rapporte que seulement 20% des participants séropositifs ont déclarés un test PCR antérieur, donc le dénombrement des cas à partir des cas connus est sous-estimé d’un facteur 5.

J’estime aujourd’hui en France qu’il faut multiplier le nombre de cas positifs par 4 ou 5 pour connaître le nombre de...

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Tour Emblème : l'Est Républicain finit par se rallier à Reflets878b65dc-d735-4c41-9378-2b8d3f4a8b85http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201113_121131_Tour_Embleme___l_Est_Republicain_finit_par_se_rallier_a_RefletsFri, 13 Nov 2020 12:11:31 +0100

Après les élections municipales

Les temps changent, le maire de Nancy qui soutenait le projet de tour Emblème a été battu. Le nouveau s'y oppose. L'Est Républicain qui avait parlé de "rumeurs" à propos de nos articles finit par convenir qu'une enquête préliminaire est ouverte.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Il n'est jamais trop tard pour faire du journalisme et gommer une image de journal local trop "proche" des potentats régionaux. Dans un article du 25 juillet dernier, Pierre Roeder, directeur départemental de l'Est Républicain, parlait de « rumeurs » à propos de nos articles sur le projet de tour Emblème : « Des rumeurs d’enquête préliminaire, nourries par Reflets, site d’information en ligne, ont bruissé lors de la campagne électorale. Mais le procureur de la République de Nancy est formel : aucune enquête préliminaire n’est ouverte sur ce dossier et, de fait, la section financière du SRPJ de Nancy n’a, à ce jour, pas été saisie ». Un choix des mots très particulier qui, selon nos informations, avait donné des idées de procès en diffamation à l'ancien maire Laurent Hénart et à Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet Emblème via l’entreprise City Zen. Patatras, dans le même journal, le 11 novembre 2020, Eric Nicolas annonce une information « exclusive » de l'Est Républicain : « Projet de l’Immeuble Emblème : le parquet de Nancy ouvre une enquête préliminaire ».

C'est tellement « exclusif » comme information... Peut-être l'Est Républicain aurait-il dû ajouter un bandeau rouge pour le préciser.

C'est vendeur, ça coco, « exclusif ». Et puis ça fait « journalisme d'investigation ».

Après le Whisky 10 ans d'âge, l'exclusif six mois d'âge
Après le Whisky 10 ans d'âge, l'exclusif six mois d'âge

Un peu moins quand on regarde le titre de notre...

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Après les élections municipales

Les temps changent, le maire de Nancy qui soutenait le projet de tour Emblème a été battu. Le nouveau s'y oppose. L'Est Républicain qui avait parlé de "rumeurs" à propos de nos articles finit par convenir qu'une enquête préliminaire est ouverte.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Il n'est jamais trop tard pour faire du journalisme et gommer une image de journal local trop "proche" des potentats régionaux. Dans un article du 25 juillet dernier, Pierre Roeder, directeur départemental de l'Est Républicain, parlait de « rumeurs » à propos de nos articles sur le projet de tour Emblème : « Des rumeurs d’enquête préliminaire, nourries par Reflets, site d’information en ligne, ont bruissé lors de la campagne électorale. Mais le procureur de la République de Nancy est formel : aucune enquête préliminaire n’est ouverte sur ce dossier et, de fait, la section financière du SRPJ de Nancy n’a, à ce jour, pas été saisie ». Un choix des mots très particulier qui, selon nos informations, avait donné des idées de procès en diffamation à l'ancien maire Laurent Hénart et à Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet Emblème via l’entreprise City Zen. Patatras, dans le même journal, le 11 novembre 2020, Eric Nicolas annonce une information « exclusive » de l'Est Républicain : « Projet de l’Immeuble Emblème : le parquet de Nancy ouvre une enquête préliminaire ».

C'est tellement « exclusif » comme information... Peut-être l'Est Républicain aurait-il dû ajouter un bandeau rouge pour le préciser.

C'est vendeur, ça coco, « exclusif ». Et puis ça fait « journalisme d'investigation ».

Après le Whisky 10 ans d'âge, l'exclusif six mois d'âge
Après le Whisky 10 ans d'âge, l'exclusif six mois d'âge

Un peu moins quand on regarde le titre de notre...

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Soirée mousse, CADA et secret des affaires : l'opacité normaled1f13e47-9631-43d5-86af-e2210b102dd7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201112_095828_Soiree_mousse__CADA_et_secret_des_affaires___l_opacite_normaleThu, 12 Nov 2020 09:58:28 +0100

Obtenir des informations sur l'usage des fonds publics est un pensum

Nous avions tenté en juillet dernier d'en savoir un peu plus sur un marché passé en totale opacité par le ministère de l'Intérieur : l'achat de 260 000 visières de protection dans le cadre du 2e tour des élections municipales en pleine pandémie. Une demande CADA plus tard, on n'en sait pas beaucoup plus sous le faux prétexte du merveilleux "secret des affaires" appliqué à l'usage des fonds publics.

Tweet du député de l'Yonne, le Républicain Guillaume Larrivé - Copie d'écran Twitter

Souvenez-vous... En juillet dernier, Reflets pointait un marché un peu étrange entre le ministère de l'Intérieur et l'entreprise JPJ Mousse. Dans la presse ou sur les fils twitter des députés concernés, il s'agissait d'une très belle histoire. JPJ Mousse, qui fabrique des mousses de protection avait adapté son outil de production pour fournir des visières de protection contre le Covid-19. Et le ministère de l'Intérieur en avait commandé pas loin de 300.000 pour les bureaux de vote lors du deuxième tour des élections municipales. Derrière la belle histoire, il y avait un marché opaque. On ne savait ni sous quel régime il avait été passé, ni pour quel montant. Impossible d'obtenir la moindre réponse claire, ni de la part de JPJ Mousse, ni de celle de Beauvau.

La réponse du ministère avait été très claire : on ne vous répondra pas. C'est un plaisir d'être journaliste de nos jours avec le gouvernement en place. Les hordes de membres des services de presse ne servent à rien.

Nous avions demandé à Frédéric Allaire, professeur de droit public que nous avions consulté pour notre documentaire Radar, la machine à cash comment il était possible que nous ne retrouvions aucune trace de ce marché dans la mesure ou pour le montant estimé, il devait faire l'objet d'un marché public et le résultat de ce marché devait être lui aussi public. Cet achat pouvait avoir fait l'objet d'un contrat de gré à gré dans le cadre de la pandémie, nous avait...

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Obtenir des informations sur l'usage des fonds publics est un pensum

Nous avions tenté en juillet dernier d'en savoir un peu plus sur un marché passé en totale opacité par le ministère de l'Intérieur : l'achat de 260 000 visières de protection dans le cadre du 2e tour des élections municipales en pleine pandémie. Une demande CADA plus tard, on n'en sait pas beaucoup plus sous le faux prétexte du merveilleux "secret des affaires" appliqué à l'usage des fonds publics.

Tweet du député de l'Yonne, le Républicain Guillaume Larrivé - Copie d'écran Twitter

Souvenez-vous... En juillet dernier, Reflets pointait un marché un peu étrange entre le ministère de l'Intérieur et l'entreprise JPJ Mousse. Dans la presse ou sur les fils twitter des députés concernés, il s'agissait d'une très belle histoire. JPJ Mousse, qui fabrique des mousses de protection avait adapté son outil de production pour fournir des visières de protection contre le Covid-19. Et le ministère de l'Intérieur en avait commandé pas loin de 300.000 pour les bureaux de vote lors du deuxième tour des élections municipales. Derrière la belle histoire, il y avait un marché opaque. On ne savait ni sous quel régime il avait été passé, ni pour quel montant. Impossible d'obtenir la moindre réponse claire, ni de la part de JPJ Mousse, ni de celle de Beauvau.

La réponse du ministère avait été très claire : on ne vous répondra pas. C'est un plaisir d'être journaliste de nos jours avec le gouvernement en place. Les hordes de membres des services de presse ne servent à rien.

Nous avions demandé à Frédéric Allaire, professeur de droit public que nous avions consulté pour notre documentaire Radar, la machine à cash comment il était possible que nous ne retrouvions aucune trace de ce marché dans la mesure ou pour le montant estimé, il devait faire l'objet d'un marché public et le résultat de ce marché devait être lui aussi public. Cet achat pouvait avoir fait l'objet d'un contrat de gré à gré dans le cadre de la pandémie, nous avait...

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En creux de l'élection américaine : un monde de dinguesd58755fa-349b-44ec-aa72-51dc628584c7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201109_145923_En_creux_de_l_election_americaine___un_monde_de_dinguesMon, 09 Nov 2020 14:59:23 +0100

On oscille entre Idiocracy et Mad Max

Il est de plus en plus compliqué de tirer des conclusions des scrutins importants comme celui qui se déroule aux États-Unis. Fake news, théories du complot, candidats hystériques et hystérisants, populations au bord de la crise de nerf, plus rien n'a de sens.

Affiche du documentaire Idiocracy, ,disponible dans tous les bons vidéo-clubs - D.R.

C'est un peu comme une copropriété... Il faut bien élire quelques énergumènes pour gérer le tout-venant. Mais finalement, aucun ne fera mieux que les autres, les choses avancent quasiment seules. Au passage, quelques-uns en profitent. C'est comme une taxe, un prix à payer lorsque l'on décide de ne pas s'occuper de la copropriété. Il faut être fataliste. Dans la copro américaine, on a eu Trump pendant quatre ans. Un dingue complotiste pour qui la seule vérité qui vaille, est la sienne. Ceci ouvre bien sûr des perspectives délirantes, ce n'est rien de le dire. Asséner pendant quatre ans à des gens normalement cortiqués que les vérités objectives, factuelles, sont des mensonges, peut avoir des effets très violents. Inversement, imposer aux mêmes personnes de considérer des mensonges éhontés comme étant des vérités, peut rendre fou. Donald Trump, comme l'a révélé Bob Woodward dans son livre Fear, Trump in the White House, c'est un homme politique qui a une mémoire de poisson rouge. Il a une lubie, demande un texte à signer dans les deux jours sur son nouveau sujet de prédilection. Mais comme ses conseillers sont moins dingues, ils soustraient le document du parapheur des documents à faire signer et Trump, simplement, oublie son sujet et passe à autre chose. Que dire ? On pouvait difficilement avoir pire et plus dangereux pour la planète qu'un Trump, piètre homme d'affaire ayant mené le groupe hérité de son père à la faillite, adepte des...

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On oscille entre Idiocracy et Mad Max

Il est de plus en plus compliqué de tirer des conclusions des scrutins importants comme celui qui se déroule aux États-Unis. Fake news, théories du complot, candidats hystériques et hystérisants, populations au bord de la crise de nerf, plus rien n'a de sens.

Affiche du documentaire Idiocracy, ,disponible dans tous les bons vidéo-clubs - D.R.

C'est un peu comme une copropriété... Il faut bien élire quelques énergumènes pour gérer le tout-venant. Mais finalement, aucun ne fera mieux que les autres, les choses avancent quasiment seules. Au passage, quelques-uns en profitent. C'est comme une taxe, un prix à payer lorsque l'on décide de ne pas s'occuper de la copropriété. Il faut être fataliste. Dans la copro américaine, on a eu Trump pendant quatre ans. Un dingue complotiste pour qui la seule vérité qui vaille, est la sienne. Ceci ouvre bien sûr des perspectives délirantes, ce n'est rien de le dire. Asséner pendant quatre ans à des gens normalement cortiqués que les vérités objectives, factuelles, sont des mensonges, peut avoir des effets très violents. Inversement, imposer aux mêmes personnes de considérer des mensonges éhontés comme étant des vérités, peut rendre fou. Donald Trump, comme l'a révélé Bob Woodward dans son livre Fear, Trump in the White House, c'est un homme politique qui a une mémoire de poisson rouge. Il a une lubie, demande un texte à signer dans les deux jours sur son nouveau sujet de prédilection. Mais comme ses conseillers sont moins dingues, ils soustraient le document du parapheur des documents à faire signer et Trump, simplement, oublie son sujet et passe à autre chose. Que dire ? On pouvait difficilement avoir pire et plus dangereux pour la planète qu'un Trump, piètre homme d'affaire ayant mené le groupe hérité de son père à la faillite, adepte des...

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Covid-19 : « On va droit dans le mur »24b2978b-4f03-4b4c-9c0e-c62c2bb5eeaehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201107_190031_Covid-19______On_va_droit_dans_le_mur___Sat, 07 Nov 2020 19:00:31 +0100

Pour Catherine Hill, les autorités n'ont plus d'autre choix que de durcir le confinement

Tel Jean-Baptiste criant dans le désert, l'épidémiologiste continue d'appeler à un dépistage de l'ensemble de la population via des tests groupés et l'analyse des eaux usées. Pour elle, le reconfinement signe l'échec de la politique du gouvernement.

Catherine Hill - Laszlo - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

«La situation est mauvaise, les mesures prises sont insuffisantes, nous sommes mal partis car les autorités n’ont toujours pas compris la méthode pour juguler l’épidémie.». Ainsi s’exprime l’épidémiologiste Catherine Hill. Nous l’avions interviewée sur la seconde vague dès le mois de mai et le 27 septembre où elle prédisait exactement la situation que nous connaissons aujourd’hui.

«Nous allons monter plus haut que la première vague car nous avons confiné plus tard cette fois-ci. Le 27 octobre, nous étions déjà à la situation du 17 mars. La situation était plus dégradée qu’elle ne l’était au 17 mars. Et en plus, nous avons confiné moins strictement, déplore Catherine Hill. Déjà les hôpitaux sont en train de craquer. Dans huit jours, ça sera dramatique. Je pense que le gouvernement n’a pas d’autre choix que de confiner plus sévèrement. Le maintien de l’ouverture des écoles ne va plus être possible. Les enfants contaminent autant que les adultes et ont la même charge virale. Plusieurs études le prouvent. Mais il faut confiner pour tester. C’est une erreur tragique d’attendre pour confiner plus durement. On va droit dans le mur. Actuellement, nous avons déjà 421 admissions en réanimation par jour en moyenne sur les 7 derniers jours et cela ne cesse de croître

Admissions en réanimation - moyenne glissante sur 7 jours au 27/10/20 - © Catherine Hill
Admissions en réanimation - moyenne glissante sur 7 jours au 27/10/20 - Catherine Hill

Projection d'admissions en réanimation si le confinement "en même temps" est aussi efficace que le premier - @ Catherine Hill
Projection d'admissions en réanimation si le confinement "en même temps" est aussi efficace que le premier - @...

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Pour Catherine Hill, les autorités n'ont plus d'autre choix que de durcir le confinement

Tel Jean-Baptiste criant dans le désert, l'épidémiologiste continue d'appeler à un dépistage de l'ensemble de la population via des tests groupés et l'analyse des eaux usées. Pour elle, le reconfinement signe l'échec de la politique du gouvernement.

Catherine Hill - Laszlo - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

«La situation est mauvaise, les mesures prises sont insuffisantes, nous sommes mal partis car les autorités n’ont toujours pas compris la méthode pour juguler l’épidémie.». Ainsi s’exprime l’épidémiologiste Catherine Hill. Nous l’avions interviewée sur la seconde vague dès le mois de mai et le 27 septembre où elle prédisait exactement la situation que nous connaissons aujourd’hui.

«Nous allons monter plus haut que la première vague car nous avons confiné plus tard cette fois-ci. Le 27 octobre, nous étions déjà à la situation du 17 mars. La situation était plus dégradée qu’elle ne l’était au 17 mars. Et en plus, nous avons confiné moins strictement, déplore Catherine Hill. Déjà les hôpitaux sont en train de craquer. Dans huit jours, ça sera dramatique. Je pense que le gouvernement n’a pas d’autre choix que de confiner plus sévèrement. Le maintien de l’ouverture des écoles ne va plus être possible. Les enfants contaminent autant que les adultes et ont la même charge virale. Plusieurs études le prouvent. Mais il faut confiner pour tester. C’est une erreur tragique d’attendre pour confiner plus durement. On va droit dans le mur. Actuellement, nous avons déjà 421 admissions en réanimation par jour en moyenne sur les 7 derniers jours et cela ne cesse de croître

Admissions en réanimation - moyenne glissante sur 7 jours au 27/10/20 - © Catherine Hill
Admissions en réanimation - moyenne glissante sur 7 jours au 27/10/20 - Catherine Hill

Projection d'admissions en réanimation si le confinement "en même temps" est aussi efficace que le premier - @ Catherine Hill
Projection d'admissions en réanimation si le confinement "en même temps" est aussi efficace que le premier - @...

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Russia Today : enquête sur la voix de Poutine8b6f6c42-c45e-40ed-8fa4-b613a1b303a8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201106_122540_Russia_Today___enquete_sur_la_voix_de_PoutineFri, 06 Nov 2020 12:25:40 +0100

Pour le président russe, l’information est la continuation de la guerre par d’autres moyens

La crise des Gilets Jaunes a permis à RT de s’installer dans le paysage français. Avec plusieurs millions de pages vues chaque mois et quelques recrutements emblématiques, RT semble avoir réussi sa stratégie de banalisation. Pourtant ce n'est pas une chaîne comme une autre.

Logo de la chaîne RT France - D.R.

Il plane sur RT, la branche française de la chaîne russe d'information, comme une odeur de soufre. Régulièrement mise en cause pour des articles et des reportages de propagande, elle est aussi accusée de colporter des rumeurs ou des informations douteuses, non recoupées ou vérifiées. Lancée fin 2017 avec le budget non négligeable de 27 millions d’euros, elle a pour punch line, «Oser questionner». Une audace de questionnement à géométrie variable… Présente en masse sur les réseaux sociaux, elle est aussi diffusée via la box de l’opérateur Free et le bouquet de Canal+.

Aux origines de RT, il y a la prise de conscience par Vladimir Poutine de l’importance de disposer d’une chaîne de propagande dans la guerre de l’information en 2005. Il déplore que l’image de son pays soit sans cesse écornée dans les médias occidentaux: crise économique, crise politique, déficit démocratique... Un pays fragile, toujours en déclin, peu soucieux des droits de l’Homme et de la démocratie. Poutine confie à Mikhaïl Lessine, un de ses fidèles surnommé «le bulldozer», la tâche de fonder une chaîne d’information internationale. Margarita Simonian lui succède en devenant la patronne du réseau Russia Today et de l’agence gouvernementale d’informations Rossia Segodnia qui comprend aussi le site Sputnik. Avec huit chaînes et six langues, dont l’anglais, l’arabe et l’espagnol, RT fait partie des chaînes d’information internationales qui comptent.

«Le Kremlin dit que RT est le point de vue russe sur le...

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Pour le président russe, l’information est la continuation de la guerre par d’autres moyens

La crise des Gilets Jaunes a permis à RT de s’installer dans le paysage français. Avec plusieurs millions de pages vues chaque mois et quelques recrutements emblématiques, RT semble avoir réussi sa stratégie de banalisation. Pourtant ce n'est pas une chaîne comme une autre.

Logo de la chaîne RT France - D.R.

Il plane sur RT, la branche française de la chaîne russe d'information, comme une odeur de soufre. Régulièrement mise en cause pour des articles et des reportages de propagande, elle est aussi accusée de colporter des rumeurs ou des informations douteuses, non recoupées ou vérifiées. Lancée fin 2017 avec le budget non négligeable de 27 millions d’euros, elle a pour punch line, «Oser questionner». Une audace de questionnement à géométrie variable… Présente en masse sur les réseaux sociaux, elle est aussi diffusée via la box de l’opérateur Free et le bouquet de Canal+.

Aux origines de RT, il y a la prise de conscience par Vladimir Poutine de l’importance de disposer d’une chaîne de propagande dans la guerre de l’information en 2005. Il déplore que l’image de son pays soit sans cesse écornée dans les médias occidentaux: crise économique, crise politique, déficit démocratique... Un pays fragile, toujours en déclin, peu soucieux des droits de l’Homme et de la démocratie. Poutine confie à Mikhaïl Lessine, un de ses fidèles surnommé «le bulldozer», la tâche de fonder une chaîne d’information internationale. Margarita Simonian lui succède en devenant la patronne du réseau Russia Today et de l’agence gouvernementale d’informations Rossia Segodnia qui comprend aussi le site Sputnik. Avec huit chaînes et six langues, dont l’anglais, l’arabe et l’espagnol, RT fait partie des chaînes d’information internationales qui comptent.

«Le Kremlin dit que RT est le point de vue russe sur le...

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Un confinement strict imminent066d7c86-c7ba-41a9-a89e-c5ae705405f8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201105_225454_Un_confinement_strict_imminentThu, 05 Nov 2020 22:54:54 +0100

Ce nouveau tour de vis est évoqué par plusieurs services de l'Etat

Les projections sur le nombre de morts du ministère de la Santé sont catastrophiques. Pour l'exécutif, un confinement strict s'impose et devrait intervenir prochainement. Révélations.

Paris lors du confinement de mars 2020 - ©Reflets

Emmanuel Macron et le gouvernement avaient surpris avec son confinement « en même temps ». Un confinement où l'on doit rester chez soi pour télétravailler, mais aller travailler quand même si l'entreprise le requiert tout en mettant les enfants à l'école. Les mêmes enfants, entassés dans les classes, les couloirs ou la cantine rentrent le soir à la maison et... L'ambiance de ce confinement de Schrödinger est d'ailleurs très différente du premier. Les rues sont toujours remplies de personnes qui vaquent à leurs occupations, ce qui n'était pas le cas en mars. Plusieurs comptes de médecins, sur Twitter avaient alerté sur l'énorme vague qu'ils voyaient poindre à l'horizon.

Tweet de @Le__Doc - Copie d'écran
Tweet de @Le__Doc - Copie d'écran

Le ministre de la Santé s'est énervé violemment à l'Assemblée Nationale mardi 3 novembre lorsque l'opposition a profité d'un surnombre pour voter un amendement restreignant le prolongement de l'état d'urgence sanitaire au 14 décembre, alors que le gouvernement souhaitait le faire durer jusqu'à février 2021. Olivier Véran a alors raconté sa visite à l'Hôpital Sud Francilien et laissé éclater sa colère.

Tweet du SAMU de Lille - Copie d'écran
Tweet du SAMU de Lille - Copie d'écran

« Je suis rentré dans deux chambres dans ce service de réanimation de Corbeil-Essonnes. Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, de 28 ans ! En coma, intubé, ventilé, avec pas loin de 10 pousse-seringues pour pouvoir, à la fois,...

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Ce nouveau tour de vis est évoqué par plusieurs services de l'Etat

Les projections sur le nombre de morts du ministère de la Santé sont catastrophiques. Pour l'exécutif, un confinement strict s'impose et devrait intervenir prochainement. Révélations.

Paris lors du confinement de mars 2020 - ©Reflets

Emmanuel Macron et le gouvernement avaient surpris avec son confinement « en même temps ». Un confinement où l'on doit rester chez soi pour télétravailler, mais aller travailler quand même si l'entreprise le requiert tout en mettant les enfants à l'école. Les mêmes enfants, entassés dans les classes, les couloirs ou la cantine rentrent le soir à la maison et... L'ambiance de ce confinement de Schrödinger est d'ailleurs très différente du premier. Les rues sont toujours remplies de personnes qui vaquent à leurs occupations, ce qui n'était pas le cas en mars. Plusieurs comptes de médecins, sur Twitter avaient alerté sur l'énorme vague qu'ils voyaient poindre à l'horizon.

Tweet de @Le__Doc - Copie d'écran
Tweet de @Le__Doc - Copie d'écran

Le ministre de la Santé s'est énervé violemment à l'Assemblée Nationale mardi 3 novembre lorsque l'opposition a profité d'un surnombre pour voter un amendement restreignant le prolongement de l'état d'urgence sanitaire au 14 décembre, alors que le gouvernement souhaitait le faire durer jusqu'à février 2021. Olivier Véran a alors raconté sa visite à l'Hôpital Sud Francilien et laissé éclater sa colère.

Tweet du SAMU de Lille - Copie d'écran
Tweet du SAMU de Lille - Copie d'écran

« Je suis rentré dans deux chambres dans ce service de réanimation de Corbeil-Essonnes. Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, de 28 ans ! En coma, intubé, ventilé, avec pas loin de 10 pousse-seringues pour pouvoir, à la fois,...

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USA : après l'élection présidentielle, le mois de tous les dangersd5021024-3a51-490c-8cf4-37df968237c0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201104_201238_USA___apres_l_election_presidentielle__le_mois_de_tous_les_dangersWed, 04 Nov 2020 20:12:38 +0100

Une société clivée par un populiste sans foi ni loi

Il l'avait annoncé, Donald Trump s'est auto-déclaré vainqueur de la présidentielle. Cette annonce risque de polariser encore plus une société déjà au bord du gouffre après quatre année de délires et de politique clivante.

Donald Trump - D.R.

Les votes ne sont pas encore tous dépouillés, mais qu'importe ? Donald Trump a annoncé, comme il l'avait dit auparavant, qu'il était le vainqueur de la présidentielle américaine. Il évoque une « fraude majeure » pour la nation américaine, comme si le camp de Joe Biden tentait de lui voler sa victoire. Donald Trump est un homme acculé. Les affaires judiciaires l'entourent, comme Nicolas Sarkozy en France. Il pourrait même, selon certains observateurs, être le premier ancien président à intégrer une prison. Tente-t-il le tout pour le tout avec ces déclarations qui ne manqueront pas d'inciter quelques fans illuminés à défendre leur idole au prix de quelques vies ? De nombreux Américains prennent acte, dans chaque camp, de la fracture profonde qui est née dans le pays. Une nouvelle guerre civile n'a jamais été aussi proche, préviennent les plus inquiets. D'ailleurs, au delà des milices d'extrême-droites, toujours très armées et qui n'hésitent pas à verser dans la violence, les électeurs de « gauche » ont dévalisé les magasins d'armes en prévision d'un contexte post-scrutin dangereux.

Tweet de Donald Trump - Copie d'écran
Tweet de Donald Trump - Copie d'écran

En annonçant sa victoire avant l'heure, Donald Trump ouvre la voie à une bataille juridique - les deux camps ont engagé une armée d'avocats - et dans ce laps de temps, les deux camps hystérisés pourraient être menés à l'affrontement violent. Les États-Unis où les armes circulent massivement dans la...

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Une société clivée par un populiste sans foi ni loi

Il l'avait annoncé, Donald Trump s'est auto-déclaré vainqueur de la présidentielle. Cette annonce risque de polariser encore plus une société déjà au bord du gouffre après quatre année de délires et de politique clivante.

Donald Trump - D.R.

Les votes ne sont pas encore tous dépouillés, mais qu'importe ? Donald Trump a annoncé, comme il l'avait dit auparavant, qu'il était le vainqueur de la présidentielle américaine. Il évoque une « fraude majeure » pour la nation américaine, comme si le camp de Joe Biden tentait de lui voler sa victoire. Donald Trump est un homme acculé. Les affaires judiciaires l'entourent, comme Nicolas Sarkozy en France. Il pourrait même, selon certains observateurs, être le premier ancien président à intégrer une prison. Tente-t-il le tout pour le tout avec ces déclarations qui ne manqueront pas d'inciter quelques fans illuminés à défendre leur idole au prix de quelques vies ? De nombreux Américains prennent acte, dans chaque camp, de la fracture profonde qui est née dans le pays. Une nouvelle guerre civile n'a jamais été aussi proche, préviennent les plus inquiets. D'ailleurs, au delà des milices d'extrême-droites, toujours très armées et qui n'hésitent pas à verser dans la violence, les électeurs de « gauche » ont dévalisé les magasins d'armes en prévision d'un contexte post-scrutin dangereux.

Tweet de Donald Trump - Copie d'écran
Tweet de Donald Trump - Copie d'écran

En annonçant sa victoire avant l'heure, Donald Trump ouvre la voie à une bataille juridique - les deux camps ont engagé une armée d'avocats - et dans ce laps de temps, les deux camps hystérisés pourraient être menés à l'affrontement violent. Les États-Unis où les armes circulent massivement dans la...

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Macron invente le confinement « en même temps »75e7eccf-12f4-4f42-afc8-ef5a21655ba5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201104_130636_Macron_invente_le_confinement_____en_meme_temps____Wed, 04 Nov 2020 13:06:36 +0100

T'es confiné mais t'es pas confiné

Paniqué à l'idée que l'économie s'effondre alors que l'élection présidentielle pointe le bout de son nez, Emmanuel Macron et le gouvernement se refusent encore à prendre des mesures drastiques. A quel prix ?

Porte Saint-Martin lors du premier confinement - © Reflets

En même temps t'es confiné, en même temps tu travailles, en même temps t'es confiné, en même temps tu vas à l'école. Comme disait une publicité célèbre: ça ressemble au confinement, ça a le goût du confinement mais ça n’est pas un confinement. Dans la rue, la circulation reste importante. Une impression confirmée par les données diffusées par Apple et Google à partir de la géolocalisation de nos portables. Elles montrent que, si la circulation a bien baissé, cela n’a rien à voir avec le premier confinement. Seuls la moitié des trajets ont été suspendus.

Pourtant il y a le télétravail, direz-vous. Il « n’est pas une option » et il doit être appliqué « cinq jours sur cinq » quand c’est possible, martèle le gouvernement. Mais voici ce qui est écrit dans le protocole sanitaire national : «Le télétravail est une solution à privilégier, lorsque cela est possible : il doit être favorisé par les employeurs, sur demande des intéressés et si besoin après échange entre le médecin traitant et le médecin du travail, dans le respect du secret médical. Il doit être favorisé aussi, autant que possible, pour les travailleurs qui, sans être eux-mêmes à risque de formes graves, vivent au domicile d’une personne qui l’est.» Qui apprécie le «lorsque cela est possible» ?

Télétravail : même l’État ne joue pas le jeu

Entre le discours et les actes, il y a un gouffre. Sur les réseaux sociaux, la grogne monte. Des salariés racontent que leur entreprise les oblige à venir dans les...

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T'es confiné mais t'es pas confiné

Paniqué à l'idée que l'économie s'effondre alors que l'élection présidentielle pointe le bout de son nez, Emmanuel Macron et le gouvernement se refusent encore à prendre des mesures drastiques. A quel prix ?

Porte Saint-Martin lors du premier confinement - © Reflets

En même temps t'es confiné, en même temps tu travailles, en même temps t'es confiné, en même temps tu vas à l'école. Comme disait une publicité célèbre: ça ressemble au confinement, ça a le goût du confinement mais ça n’est pas un confinement. Dans la rue, la circulation reste importante. Une impression confirmée par les données diffusées par Apple et Google à partir de la géolocalisation de nos portables. Elles montrent que, si la circulation a bien baissé, cela n’a rien à voir avec le premier confinement. Seuls la moitié des trajets ont été suspendus.

Pourtant il y a le télétravail, direz-vous. Il « n’est pas une option » et il doit être appliqué « cinq jours sur cinq » quand c’est possible, martèle le gouvernement. Mais voici ce qui est écrit dans le protocole sanitaire national : «Le télétravail est une solution à privilégier, lorsque cela est possible : il doit être favorisé par les employeurs, sur demande des intéressés et si besoin après échange entre le médecin traitant et le médecin du travail, dans le respect du secret médical. Il doit être favorisé aussi, autant que possible, pour les travailleurs qui, sans être eux-mêmes à risque de formes graves, vivent au domicile d’une personne qui l’est.» Qui apprécie le «lorsque cela est possible» ?

Télétravail : même l’État ne joue pas le jeu

Entre le discours et les actes, il y a un gouffre. Sur les réseaux sociaux, la grogne monte. Des salariés racontent que leur entreprise les oblige à venir dans les...

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LREM plus karcher que Nicolas Sarkozy ?12a01cbe-09e5-4249-b5b3-57fe080e002chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201102_181747_LREM_plus_karcher_que_Nicolas_Sarkozy__Mon, 02 Nov 2020 18:17:47 +0100

Une proposition de loi sur "la sécurité globale"

C'est sans doute parce qu'un projet de loi sur la "sécurité partielle" aurait paru peu pertinent que LREM a choisi ce titre... Et aussi parce que le concours de celui qui sera le plus tapedur est ouvert depuis très longtemps. Au menu, à nouveau, surveillance par drone, interdiction de publier des visages des policiers...

Un gendarme pilotant son drone le 16 novembre 2019 près de la place d'Italie, lors de l'acte 53 des gilets jaunes - © Reflets

Selon les mots mêmes des auteur du projet de loi, « le budget de la sécurité a augmenté de plus d’un milliard d’euros depuis cette date [le début du quinquennat - NDLR] et le recrutement, sans précédent, de 10 000 policiers et gendarmes a été lancé sur cinq ans". Alors que le pays s'enfonce dans une pandémie que l'exécutif a bien du mal à simplement contenir, que le nombre de lits d'hôpitaux continue d'être réduit, les députés LREM n'ont rien trouvé de mieux que de remettre sur le tapis de vieilles lunes, comme l'interdiction de filmer et de diffuser des images des policiers en opération, ou la légalisation des images de surveillance par drones, déglinguées par le conseil d'État. Si l'on ne peut pas passer par la porte, on passera pas la fenêtre... A chacun ses priorités.

Ils sont une flopée à avoir présenté ce projet le 20 octobre dernier, mais sont mis en avant Jean‑Michel Fauvergue, Alice Thourot, Christophe Castaner, Olivier Becht, Yaël Braun‑Pivet et Pacôme Rupin.

Toutes les vieilles lunes du camp tapedur ultra-libéral se retrouvent dans ce projet et l'exposé des motifs. Les mots-clef sont bien là : « continuum de sécurité, sécurité globale, partenariat des sécurités du quotidien, montée en compétences, nouveaux moyens technologiques, élargissement de leur domaine d’intervention, recours à la sous‑traitance ».

Le chapitre premier du projet de loi porte sur les polices municipales. Les auteurs du texte veulent permettre « à...

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Une proposition de loi sur "la sécurité globale"

C'est sans doute parce qu'un projet de loi sur la "sécurité partielle" aurait paru peu pertinent que LREM a choisi ce titre... Et aussi parce que le concours de celui qui sera le plus tapedur est ouvert depuis très longtemps. Au menu, à nouveau, surveillance par drone, interdiction de publier des visages des policiers...

Un gendarme pilotant son drone le 16 novembre 2019 près de la place d'Italie, lors de l'acte 53 des gilets jaunes - © Reflets

Selon les mots mêmes des auteur du projet de loi, « le budget de la sécurité a augmenté de plus d’un milliard d’euros depuis cette date [le début du quinquennat - NDLR] et le recrutement, sans précédent, de 10 000 policiers et gendarmes a été lancé sur cinq ans". Alors que le pays s'enfonce dans une pandémie que l'exécutif a bien du mal à simplement contenir, que le nombre de lits d'hôpitaux continue d'être réduit, les députés LREM n'ont rien trouvé de mieux que de remettre sur le tapis de vieilles lunes, comme l'interdiction de filmer et de diffuser des images des policiers en opération, ou la légalisation des images de surveillance par drones, déglinguées par le conseil d'État. Si l'on ne peut pas passer par la porte, on passera pas la fenêtre... A chacun ses priorités.

Ils sont une flopée à avoir présenté ce projet le 20 octobre dernier, mais sont mis en avant Jean‑Michel Fauvergue, Alice Thourot, Christophe Castaner, Olivier Becht, Yaël Braun‑Pivet et Pacôme Rupin.

Toutes les vieilles lunes du camp tapedur ultra-libéral se retrouvent dans ce projet et l'exposé des motifs. Les mots-clef sont bien là : « continuum de sécurité, sécurité globale, partenariat des sécurités du quotidien, montée en compétences, nouveaux moyens technologiques, élargissement de leur domaine d’intervention, recours à la sous‑traitance ».

Le chapitre premier du projet de loi porte sur les polices municipales. Les auteurs du texte veulent permettre « à...

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La lettre de Jaurès aux instituteurs selon Blanquerc3f35313-1a82-4ba7-90a5-8cce7b88d082http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201101_164730_La_lettre_de_Jaures_aux_instituteurs_selon_BlanquerSun, 01 Nov 2020 16:47:30 +0100

Le ministre a expurgé un passage gênant

Pensait-il vraiment que personne ne lirait l'originale ? Toujours est-il que le ministre a opéré une coupe sauvage dans le texte. On comprend vite pourquoi...

Jean Jaurès en 1914 - Albert Harlingue/Roger-Viollet

Jean-Michel Blanquer, le minstre de l’Éducation Nationale a pris soin d'expurger un passage de la Lettre aux instituteurs de Jean Jaurès. Voilà ce que les élèves n'entendront pas demain :

"J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître."

" C'est sûr que les épreuves communes de contrôle continu, les E3C, prévus dans la réforme du bac de Blanquer correspondent bien à la critique de Jaurès, il ne fallait pas que les élèves et les profs entendent ça, s'amuse une professeure d'histoire géographie qui nous a alerté sur cette censure. On a décidé d'en parler en salle des profs entre nous. Ils ne sont vraiment pas malin aux ministère."

Lettre aux instituteurs et institutrices (selon Blanquer)

Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire:...

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Le ministre a expurgé un passage gênant

Pensait-il vraiment que personne ne lirait l'originale ? Toujours est-il que le ministre a opéré une coupe sauvage dans le texte. On comprend vite pourquoi...

Jean Jaurès en 1914 - Albert Harlingue/Roger-Viollet

Jean-Michel Blanquer, le minstre de l’Éducation Nationale a pris soin d'expurger un passage de la Lettre aux instituteurs de Jean Jaurès. Voilà ce que les élèves n'entendront pas demain :

"J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître."

" C'est sûr que les épreuves communes de contrôle continu, les E3C, prévus dans la réforme du bac de Blanquer correspondent bien à la critique de Jaurès, il ne fallait pas que les élèves et les profs entendent ça, s'amuse une professeure d'histoire géographie qui nous a alerté sur cette censure. On a décidé d'en parler en salle des profs entre nous. Ils ne sont vraiment pas malin aux ministère."

Lettre aux instituteurs et institutrices (selon Blanquer)

Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire:...

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En marche vers l'arbitraire ?5661bb61-76ed-40b7-91e7-4897d5858ef1http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201031_114530_En_marche_vers_l_arbitraire__Sat, 31 Oct 2020 11:45:30 +0100

Pour certains, l'Etat de droit, c'est dépassé

La droite et l'extrême droite se rejoignent dans la surenchère verbale après les attentats. Le concours Lépine des idées sécuritaires est ouvert. Eux ne sont pas au pouvoir. Mais La République en marche dans son projet de loi sur la "sécurité globale" veut rogner un peu plus sur nos libertés et sur l'Etat de droit.

Frontière entre les provinces de Guantanamo et Santiago à Cuba - Paul Keller - Wikipedia - CC BY 2.0

Après les tragiques attentats de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice, la droite et l'extrême droite manipulent la surenchère. Jusqu'à l'outrance. Le concours Lépine des idées sécuritaires est ouvert.

Marine Le Pen vitupère, comme à son habitude, : « Puisque le terrorisme est un acte de guerre, il exige une législation de guerre. »

Mais les Républicains sont aujourd'hui quasiment sur la même ligne. Le maire de Nice Christian Estrosi veut que « la France s'exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l'islamo-facisme ». Pour lui, « on ne peut pas régler « _En tant que maire, je veux avoir la liste des fichés S; et partout où des centres de supervision urbains sont munis de logiciels, pouvoir mettre en place la reconnaissance faciale. Par souci de clarté, j'évite d'être aux côtés de la clique islamo-gauchiste qui fait semblant d'adorer la République le jour, et la nuit encourage ses pires ennemis.Ces gens sont les complices intellectuels des islamo-fascistes! »

Eric Ciotti, toujours dans la mesure, embraye en réclamant un « Guantánamo à la française » pour les terroristes islamistes qui vont sortir, pour les détenus de droit commun qui se sont radicalisés en prison et pour les fichés S, qui seraient 20.000 selon lui, les plus dangereux. Avec combinaison orange et torture au menu ? Et d'ajouter : « Il faut arrêter avec la défense de ces pseudos libertés individuelles. » C'est sûr, la liberté d'expression, la liberté...

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Pour certains, l'Etat de droit, c'est dépassé

La droite et l'extrême droite se rejoignent dans la surenchère verbale après les attentats. Le concours Lépine des idées sécuritaires est ouvert. Eux ne sont pas au pouvoir. Mais La République en marche dans son projet de loi sur la "sécurité globale" veut rogner un peu plus sur nos libertés et sur l'Etat de droit.

Frontière entre les provinces de Guantanamo et Santiago à Cuba - Paul Keller - Wikipedia - CC BY 2.0

Après les tragiques attentats de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice, la droite et l'extrême droite manipulent la surenchère. Jusqu'à l'outrance. Le concours Lépine des idées sécuritaires est ouvert.

Marine Le Pen vitupère, comme à son habitude, : « Puisque le terrorisme est un acte de guerre, il exige une législation de guerre. »

Mais les Républicains sont aujourd'hui quasiment sur la même ligne. Le maire de Nice Christian Estrosi veut que « la France s'exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l'islamo-facisme ». Pour lui, « on ne peut pas régler « _En tant que maire, je veux avoir la liste des fichés S; et partout où des centres de supervision urbains sont munis de logiciels, pouvoir mettre en place la reconnaissance faciale. Par souci de clarté, j'évite d'être aux côtés de la clique islamo-gauchiste qui fait semblant d'adorer la République le jour, et la nuit encourage ses pires ennemis.Ces gens sont les complices intellectuels des islamo-fascistes! »

Eric Ciotti, toujours dans la mesure, embraye en réclamant un « Guantánamo à la française » pour les terroristes islamistes qui vont sortir, pour les détenus de droit commun qui se sont radicalisés en prison et pour les fichés S, qui seraient 20.000 selon lui, les plus dangereux. Avec combinaison orange et torture au menu ? Et d'ajouter : « Il faut arrêter avec la défense de ces pseudos libertés individuelles. » C'est sûr, la liberté d'expression, la liberté...

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Soutien psy aux soignants : la cellule d'écoute du ministère sonne dans le vide8fc8f04e-0a73-4405-973b-127b1f4e087dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201030_110640_Soutien_psy_aux_soignants___la_cellule_d_ecoute_du_ministere_sonne_dans_le_videFri, 30 Oct 2020 11:06:40 +0100

telephone - D.R.
telephone - D.R.

L’appel ne durera que quelques secondes. “Bonjour, vous êtes en relation avec la plateforme de soutien psychologique aux soignants. Ce service est désormais fermé”.

Alors que les professionnels de santé sont en première ligne pour faire à nouveau face à la forte recrudescence d’admissions patients Covid-19, la cellule d’écoute du ministère de la Santé a arrêté de fonctionner au début de l’été. Lancé début avril, ce numéro gratuit 0800 73 09 58, initialement accessible de 8h à minuit tous les jours, devait “pallier les situations d’isolement professionnel et proposer une assistance psychologique face à la sur-mobilisation actuelle” grâce à la mobilisation de psychologues hospitaliers bénévoles.

Cette cellule d’écoute, dont nous ignorons le nombre d’appels recueillis en trois mois, se superposait déjà à d’autres lignes de consultation qui continuent de fonctionner comme le numéro vert de l’association SPS (Soins aux professionnels de la santé), le numéro d’assistance de l’Ordre des médecins, le réseau des cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP) dans chaque département ou les initiatives particulières d'hôpitaux et dans le privé.

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telephone - D.R.
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L’appel ne durera que quelques secondes. “Bonjour, vous êtes en relation avec la plateforme de soutien psychologique aux soignants. Ce service est désormais fermé”.

Alors que les professionnels de santé sont en première ligne pour faire à nouveau face à la forte recrudescence d’admissions patients Covid-19, la cellule d’écoute du ministère de la Santé a arrêté de fonctionner au début de l’été. Lancé début avril, ce numéro gratuit 0800 73 09 58, initialement accessible de 8h à minuit tous les jours, devait “pallier les situations d’isolement professionnel et proposer une assistance psychologique face à la sur-mobilisation actuelle” grâce à la mobilisation de psychologues hospitaliers bénévoles.

Cette cellule d’écoute, dont nous ignorons le nombre d’appels recueillis en trois mois, se superposait déjà à d’autres lignes de consultation qui continuent de fonctionner comme le numéro vert de l’association SPS (Soins aux professionnels de la santé), le numéro d’assistance de l’Ordre des médecins, le réseau des cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP) dans chaque département ou les initiatives particulières d'hôpitaux et dans le privé.

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Le président Macron a des trous de mémoire à propos des lits de réanimation9ae9335e-e0aa-412f-b853-38f889fbe62dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201029_183506_Le_president_Macron_a_des_trous_de_memoire_a_propos_des_lits_de_reanimationThu, 29 Oct 2020 18:35:06 +0100

A force de donner des chiffres faux, les politiques se prennent les pieds dans le tapis

Le président a évoqué mercredi 28 octobre 2020 le nombre de lits de réanimation disponibles en France. Des chiffres qui ne cessent d'évoluer au gré des éléments de langage à faire passer aux Français. Mais qui se préoccupe encore de la réalité ?

Quand le gouvernement pensait que les masques étaient inutiles pour la population - Copie d'écran Twitter

A force de mentir ou de construire une réalité rassurante, on finit par se perdre dans les chiffres qu'on annonce. Les chiffres sur le nombre de lits de réanimation font l'objet d'un yoyo permanent depuis le début de la pandémie. Nous avions déjà abordé ce sujet dans un article début avril. Le président de la république, Emmanuel Macron, vient de remettre le couvert...

L'air grave, le président s'est adressé aux Français mercredi 28 octobre 2020 pour leur expliquer que... contre toute attente... le virus avait contaminé à nouveau la population, qu'il était quasiment incontrôlable. Quelle surprise. Sans doute la faute au mauvais temps, comme l'ont évoqué certains ministres. En tout cas pas à l'incurie du gouvernement qui depuis le début de la pandémie, prend à peu près toutes les décisions qu'il ne faut pas prendre et change d'avis au fil de ses échecs. Ne portez pas de masques, partez en vacances, consommez, travaillez, envoyez vos enfants à l'école, toutes sortes de choses qui n'ont bien entendu rien à voir avec la propagation de ce virus. Passons. D'autres avaient bien prévu ce qui semble imprévisible pour les décideurs au pouvoir (voir l'interview d'épidémiologistes par Reflets en mai et fin septembre ici et )... Évoquant le nombre de lits de réanimation disponibles, le président a lâché quelques chiffres. Visiblement, il ne se souvenait plus de ce que le gouvernement ou lui-même avaient dit quelques mois...

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A force de donner des chiffres faux, les politiques se prennent les pieds dans le tapis

Le président a évoqué mercredi 28 octobre 2020 le nombre de lits de réanimation disponibles en France. Des chiffres qui ne cessent d'évoluer au gré des éléments de langage à faire passer aux Français. Mais qui se préoccupe encore de la réalité ?

Quand le gouvernement pensait que les masques étaient inutiles pour la population - Copie d'écran Twitter

A force de mentir ou de construire une réalité rassurante, on finit par se perdre dans les chiffres qu'on annonce. Les chiffres sur le nombre de lits de réanimation font l'objet d'un yoyo permanent depuis le début de la pandémie. Nous avions déjà abordé ce sujet dans un article début avril. Le président de la république, Emmanuel Macron, vient de remettre le couvert...

L'air grave, le président s'est adressé aux Français mercredi 28 octobre 2020 pour leur expliquer que... contre toute attente... le virus avait contaminé à nouveau la population, qu'il était quasiment incontrôlable. Quelle surprise. Sans doute la faute au mauvais temps, comme l'ont évoqué certains ministres. En tout cas pas à l'incurie du gouvernement qui depuis le début de la pandémie, prend à peu près toutes les décisions qu'il ne faut pas prendre et change d'avis au fil de ses échecs. Ne portez pas de masques, partez en vacances, consommez, travaillez, envoyez vos enfants à l'école, toutes sortes de choses qui n'ont bien entendu rien à voir avec la propagation de ce virus. Passons. D'autres avaient bien prévu ce qui semble imprévisible pour les décideurs au pouvoir (voir l'interview d'épidémiologistes par Reflets en mai et fin septembre ici et )... Évoquant le nombre de lits de réanimation disponibles, le président a lâché quelques chiffres. Visiblement, il ne se souvenait plus de ce que le gouvernement ou lui-même avaient dit quelques mois...

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Une journaliste de TF1 harcelée après un reportage en Azerbaïdjan1ca81206-adeb-4f30-8f2a-8542b754dc44http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201025_211453_Une_journaliste_de_TF1__harcelee_apres_un__reportage_en_AzerbaidjanSun, 25 Oct 2020 21:14:53 +0100

La reporter Liseron Boudoul est victime d'une cabale sur les réseaux sociaux

Difficile de couvrir le conflit du Haut-Karabagh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Après deux reportages sur le front côté arménien, une reporter a été envoyée sur la ligne de front dans le camp azerbaïdjanais. Depuis la journaliste est harcelée et la chaîne a supprimé le reportage de son site Web.

Stepanakert, est la capitale de la république du Haut-Karabagh - Copie d'écran - Google

Liseron Boudoul, grand reporter à TF1, n'avait jamais vécu un tel déchaînement de violence sur les réseaux sociaux. "Je couvre les conflits depuis une dizaine d'années, je sais bien que c'est toujours sensible, mais là c'est une première, témoigne la journaliste. Je ne pensais jamais être traitée de "pute des génocidaires" ou d'agent de la Turquie. C'est d'ailleurs assez cocasse, car j'ai été interdite deux fois d'entrée sur le territoire turc à cause de mes reportages en Syrie et pour avoir raconté des liens entre la Turquie et Daesh." Un tweet de Valérie T. ose même : "Possible qu’avec quelques décapitations du personnel haut placé du personnel de TF1, ils penseront mieux et plus évident_" (sic).

Partie une semaine en Azerbaïdjan, son reportage a été diffusé jeudi 22 octobre au journal de 20 heures. "Dans les minutes qui ont suivi, j'ai eu une avalanche de tweets injurieux, raconte Liseron Boudoul. La communauté arménienne s'est mobilisée et TF1 a reçu de très nombreux courriels. Des personnes ont même réussi à obtenir mon téléphone et j'ai reçu des critiques par WhatsApp. Je n'ai pourtant fait que mon travail. La chaîne avait envoyé auparavant mon collègue Michel Scott côté arménien.

Le reportage de Liseron Boudoul est toujours visible sur Youtube... Mais pas depuis la France - Copie d'écran - Youtube
Le reportage de Liseron Boudoul est toujours visible sur Youtube... Mais pas depuis la France - Copie d'écran - Youtube

Nous avions diffusé deux reportages, également au 20 heures. Le traitement du...

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La reporter Liseron Boudoul est victime d'une cabale sur les réseaux sociaux

Difficile de couvrir le conflit du Haut-Karabagh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Après deux reportages sur le front côté arménien, une reporter a été envoyée sur la ligne de front dans le camp azerbaïdjanais. Depuis la journaliste est harcelée et la chaîne a supprimé le reportage de son site Web.

Stepanakert, est la capitale de la république du Haut-Karabagh - Copie d'écran - Google

Liseron Boudoul, grand reporter à TF1, n'avait jamais vécu un tel déchaînement de violence sur les réseaux sociaux. "Je couvre les conflits depuis une dizaine d'années, je sais bien que c'est toujours sensible, mais là c'est une première, témoigne la journaliste. Je ne pensais jamais être traitée de "pute des génocidaires" ou d'agent de la Turquie. C'est d'ailleurs assez cocasse, car j'ai été interdite deux fois d'entrée sur le territoire turc à cause de mes reportages en Syrie et pour avoir raconté des liens entre la Turquie et Daesh." Un tweet de Valérie T. ose même : "Possible qu’avec quelques décapitations du personnel haut placé du personnel de TF1, ils penseront mieux et plus évident_" (sic).

Partie une semaine en Azerbaïdjan, son reportage a été diffusé jeudi 22 octobre au journal de 20 heures. "Dans les minutes qui ont suivi, j'ai eu une avalanche de tweets injurieux, raconte Liseron Boudoul. La communauté arménienne s'est mobilisée et TF1 a reçu de très nombreux courriels. Des personnes ont même réussi à obtenir mon téléphone et j'ai reçu des critiques par WhatsApp. Je n'ai pourtant fait que mon travail. La chaîne avait envoyé auparavant mon collègue Michel Scott côté arménien.

Le reportage de Liseron Boudoul est toujours visible sur Youtube... Mais pas depuis la France - Copie d'écran - Youtube
Le reportage de Liseron Boudoul est toujours visible sur Youtube... Mais pas depuis la France - Copie d'écran - Youtube

Nous avions diffusé deux reportages, également au 20 heures. Le traitement du...

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Que dire…90acf4d8-19b2-4b23-bc00-12c5cfe402c8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201018_152859_Que_dire___Sun, 18 Oct 2020 15:28:59 +0200

Ceci, bien sûr, n’est pas un titre. Mais là, franchement, les mots me manquent.

Du grand confinement de mars au petit couvre-feu d’octobre, huit mois se sont écoulés. La Covid est toujours là…

Le grand conseil : un quoi, pour qui? Vous êtes certain...

Les plus hautes autorités de l’État se sont concertées, elles ont réfléchi, légiféré, décidé de verbaliser, conseillé, préconisé, et puis, de nouveau, choisi de re-verbaliser. Que dire…

Les soignants, eux, ont moins réfléchi, ils ont alerté, soigné, sont tombés malades, ils vont re-soigner, bien sûr. Que dire…

La sphère médicale s’est faite surprendre, les chercheurs ont cherché, se sont cherchés, la médecine s’est médiatisée, dispersée, et puis elle s’est soudainement tue. Que dire…

Les commerçants et autres travailleurs obligés ont adhéré, contraints et forcés, ils ont fermé boutique, puis ouvert, puis re-fermé, puis ré-ouvert, aujourd’hui, ils s’exaspèrent… Que dire.

Mais heureusement il y a La Rochelle! Ici, tout va bien, la ville demeure belle, belle, belle, et re-belle. Ici, les mots et les phrases me reviennent tant il reste deux ou trois choses à dire, à voir ou à entendre pour faire avancer les choses du Covid. Ce n'est pas la première fois que je vous parle de ce lieu où le bon vivre et le bien portant luttent de concert contre le virus. La preuve, regardez la carte ministérielle, le gros rouge semble s'être arrêté sur les frontières des vignobles de la Gironde. Là bas, oui, il y a bien eu de quoi s'inquiéter, mais pas en Charente Maritime, enfin surtout pas à La Rochelle. Tenez, ici, même un cas Covid mortel s'avère moins grave qu'ailleurs! C'est pour le moins l'avis de Mme Carlier Mishari (11e adjointe de la ville en charge de...

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Ceci, bien sûr, n’est pas un titre. Mais là, franchement, les mots me manquent.

Du grand confinement de mars au petit couvre-feu d’octobre, huit mois se sont écoulés. La Covid est toujours là…

Le grand conseil : un quoi, pour qui? Vous êtes certain...

Les plus hautes autorités de l’État se sont concertées, elles ont réfléchi, légiféré, décidé de verbaliser, conseillé, préconisé, et puis, de nouveau, choisi de re-verbaliser. Que dire…

Les soignants, eux, ont moins réfléchi, ils ont alerté, soigné, sont tombés malades, ils vont re-soigner, bien sûr. Que dire…

La sphère médicale s’est faite surprendre, les chercheurs ont cherché, se sont cherchés, la médecine s’est médiatisée, dispersée, et puis elle s’est soudainement tue. Que dire…

Les commerçants et autres travailleurs obligés ont adhéré, contraints et forcés, ils ont fermé boutique, puis ouvert, puis re-fermé, puis ré-ouvert, aujourd’hui, ils s’exaspèrent… Que dire.

Mais heureusement il y a La Rochelle! Ici, tout va bien, la ville demeure belle, belle, belle, et re-belle. Ici, les mots et les phrases me reviennent tant il reste deux ou trois choses à dire, à voir ou à entendre pour faire avancer les choses du Covid. Ce n'est pas la première fois que je vous parle de ce lieu où le bon vivre et le bien portant luttent de concert contre le virus. La preuve, regardez la carte ministérielle, le gros rouge semble s'être arrêté sur les frontières des vignobles de la Gironde. Là bas, oui, il y a bien eu de quoi s'inquiéter, mais pas en Charente Maritime, enfin surtout pas à La Rochelle. Tenez, ici, même un cas Covid mortel s'avère moins grave qu'ailleurs! C'est pour le moins l'avis de Mme Carlier Mishari (11e adjointe de la ville en charge de...

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Samuel Paty, victime de la folie barbare4d7c7ca6-d215-4466-a327-78cdf48fa07ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201018_150957_Samuel_Paty__victime_de_la_folie_barbareSun, 18 Oct 2020 15:09:57 +0200

L'extrême-droite souffle sur des braises

Un enseignant d'histoire-géographie du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, a été tué et décapité par un homme de 18 ans. Sur les réseaux sociaux, la haine des "musulmans" et des "étrangers" s'étale. Le cercle de la violence et de la haine prospère.

Couverture d'un livre d'illustrations de Seth Tobocman

Le terrorisme a fait une nouvelle victime vendredi 16 octobre 2020. Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines a été sauvagement tué puis décapité dans la rue par un jeune homme de 18 ans. L'enquête le précisera, mais tout porte à croire que l'auteur de cet acte barbare a commis un attentat terroriste au nom d'une vision intégriste de sa religion. Selon les informations qui ont filtré au fil des heures, l'enseignant avait fait un cours sur la liberté d'expression durant lequel il aurait montré une ou des caricatures du prophète, ce qui aurait déclenché une chasse à l'homme sur les réseaux sociaux de la part de certains parents d'élèves. Les coordonnées du professeur auraient été diffusées sur les réseaux. Outre l'évidente condamnation de cet acte, l'annonce de ce nouvel assassinat a déclenché une marée de messages hostiles sur les réseaux sociaux. Le cercle de la haine, du rejet et de la violence se nourrit sans fin. Les messages contre les "musulmans" et les "étrangers" se sont multipliés. La fachosphère et de nombreux internautes appellent à "affréter des charters", à expulser du pays "les musulmans" ou les "étrangers".

Si la lutte contre le terrorisme était, pour être efficace, aussi simple que la mise en place de d'avions remplis de personnes "expulsées", cela se saurait. Le temps passe, les...

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L'extrême-droite souffle sur des braises

Un enseignant d'histoire-géographie du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, a été tué et décapité par un homme de 18 ans. Sur les réseaux sociaux, la haine des "musulmans" et des "étrangers" s'étale. Le cercle de la violence et de la haine prospère.

Couverture d'un livre d'illustrations de Seth Tobocman

Le terrorisme a fait une nouvelle victime vendredi 16 octobre 2020. Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines a été sauvagement tué puis décapité dans la rue par un jeune homme de 18 ans. L'enquête le précisera, mais tout porte à croire que l'auteur de cet acte barbare a commis un attentat terroriste au nom d'une vision intégriste de sa religion. Selon les informations qui ont filtré au fil des heures, l'enseignant avait fait un cours sur la liberté d'expression durant lequel il aurait montré une ou des caricatures du prophète, ce qui aurait déclenché une chasse à l'homme sur les réseaux sociaux de la part de certains parents d'élèves. Les coordonnées du professeur auraient été diffusées sur les réseaux. Outre l'évidente condamnation de cet acte, l'annonce de ce nouvel assassinat a déclenché une marée de messages hostiles sur les réseaux sociaux. Le cercle de la haine, du rejet et de la violence se nourrit sans fin. Les messages contre les "musulmans" et les "étrangers" se sont multipliés. La fachosphère et de nombreux internautes appellent à "affréter des charters", à expulser du pays "les musulmans" ou les "étrangers".

Si la lutte contre le terrorisme était, pour être efficace, aussi simple que la mise en place de d'avions remplis de personnes "expulsées", cela se saurait. Le temps passe, les...

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Quand l'inspectrice débouledd8707ea-5513-401b-945d-4f947545385bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201017_152148_Quand_l_inspectrice_debouleSat, 17 Oct 2020 15:21:48 +0200

Vis ma vie de prof contractuel - Episode 2

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale.

Mammouth au Royal BC Museum, Victoria, British Columbia - Rob Pongsajapan - CC BY 2.0

Nous retrouvons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Soumise au devoir de réserve, elle ne peut pas s'exprimer dans les médias. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

Semaine du 28 septembre

Mardi j'envoie une une lettre recommandée au rectorat pour demander une démission du lycée 2 et une mobilité dans un autre lycée ou une réduction de mon temps de travail pour n'enseigner que dans le lycée 1. J'en dépose une copie au rectorat. Le même jour dans l'après midi j'ai un courriel de réponse du rectorat : je n'ai pas le droit de démissionner d'un seul poste. Je dois rompre mon contrat.

Le lendemain j'envoie un mail proposant ma candidature pour un poste en Ulis, les unités localisées pour l'inclusion scolaire qui accueillent des élèves en situation de handicap. Je demande à voir un inspecteur ou un responsable du recrutement.

Le jeudi, elle me répond que je dois démissionner et repasser un entretien pour un poste en Ulis. Je demande un entretien avec la DRH. Le vendredi on me donne un nom à contacter.

Côté cours, c'est toujours pareil. Dans le premier lycée, aucun souci. Dans le second, les élèves sont toujours intenables et m'envoient toujours quelques objets. Comme personne ne veut se dénoncer, je leur dit qu'ils seront solidaires dans la punition. Mais la conseillère d'éducation annule la sanction : "Vous savez,...

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Vis ma vie de prof contractuel - Episode 2

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale.

Mammouth au Royal BC Museum, Victoria, British Columbia - Rob Pongsajapan - CC BY 2.0

Nous retrouvons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Soumise au devoir de réserve, elle ne peut pas s'exprimer dans les médias. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

Semaine du 28 septembre

Mardi j'envoie une une lettre recommandée au rectorat pour demander une démission du lycée 2 et une mobilité dans un autre lycée ou une réduction de mon temps de travail pour n'enseigner que dans le lycée 1. J'en dépose une copie au rectorat. Le même jour dans l'après midi j'ai un courriel de réponse du rectorat : je n'ai pas le droit de démissionner d'un seul poste. Je dois rompre mon contrat.

Le lendemain j'envoie un mail proposant ma candidature pour un poste en Ulis, les unités localisées pour l'inclusion scolaire qui accueillent des élèves en situation de handicap. Je demande à voir un inspecteur ou un responsable du recrutement.

Le jeudi, elle me répond que je dois démissionner et repasser un entretien pour un poste en Ulis. Je demande un entretien avec la DRH. Le vendredi on me donne un nom à contacter.

Côté cours, c'est toujours pareil. Dans le premier lycée, aucun souci. Dans le second, les élèves sont toujours intenables et m'envoient toujours quelques objets. Comme personne ne veut se dénoncer, je leur dit qu'ils seront solidaires dans la punition. Mais la conseillère d'éducation annule la sanction : "Vous savez,...

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L'interview de Fleur Pellerin façon presse 2.0f96bc49b-2d73-42f2-aeaa-1c723719f7e5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201013_191154_L_interview_de_Fleur_Pellerin_fa__on_presse_2.0Tue, 13 Oct 2020 19:11:54 +0200

Scoop: l'ex-ministre de la Culture nous parle de son fonds d'investissement

Quitter une fonction ministérielle pour réintégrer le privé n'est pas en soi un exercice illégal. La reconversion professionnelle de celle qui fut ministre de la Culture et de la Communication tient malgré tout de la méchante farce. Interview (presque) imaginaire...

Fleur Pellerin en ses voeux... - ActuaLitté - https://www.flickr.com/people/actualitte/ - CC BY-SA 2.0

Après avoir été nommée ministre déléguée en charge des PME et de l'Economie numérique, puis secrétaire d'état attachée au Commerce extérieur, Fleur Pellerin fut l'ambassadrice de la culture de 2014 à 2016. A ce titre elle a présidé au sort et à la destinée des médias et de la presse. De toute la presse, l'indépendante, la spécialisée, la quotidienne ou l'hebdomadaire, la régionale ou la nationale, en ligne ou en kiosques, bref de tous les canaux d'information qu'elle aura noblement défendus à l'assemblée. Ses discours, volontaires et plaisants, fleuraient bon la liberté lorsqu'elle menait combat "pour l’exigence, la qualité et l’éthique, qui suppose, pour reprendre le célèbre reproche d’Armand Carrel à Emile Girardin, de ne pas résumer la noble mission du journalisme en la simple fonction de marchand de nouvelles".

Ses interrogations sur l'avenir de la presse comme sa désespérance face aux problèmes de rentabilité de certains médias apparaissaient légitimes: "Je regrette comme vous de voir certains titres de presse en difficultés, et le Gouvernement est mobilisé pour accompagner ces évolutions. Je regrette aussi de voir un certain appauvrissement de l’information, accentué par les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu".

Enfin ses déclarations lors du dîner de presse de l’Humanité du 11 septembre 2014 laissaient entrevoir l'éclaircie: "Les lecteurs continueront de lire la presse, pourvu...

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Scoop: l'ex-ministre de la Culture nous parle de son fonds d'investissement

Quitter une fonction ministérielle pour réintégrer le privé n'est pas en soi un exercice illégal. La reconversion professionnelle de celle qui fut ministre de la Culture et de la Communication tient malgré tout de la méchante farce. Interview (presque) imaginaire...

Fleur Pellerin en ses voeux... - ActuaLitté - https://www.flickr.com/people/actualitte/ - CC BY-SA 2.0

Après avoir été nommée ministre déléguée en charge des PME et de l'Economie numérique, puis secrétaire d'état attachée au Commerce extérieur, Fleur Pellerin fut l'ambassadrice de la culture de 2014 à 2016. A ce titre elle a présidé au sort et à la destinée des médias et de la presse. De toute la presse, l'indépendante, la spécialisée, la quotidienne ou l'hebdomadaire, la régionale ou la nationale, en ligne ou en kiosques, bref de tous les canaux d'information qu'elle aura noblement défendus à l'assemblée. Ses discours, volontaires et plaisants, fleuraient bon la liberté lorsqu'elle menait combat "pour l’exigence, la qualité et l’éthique, qui suppose, pour reprendre le célèbre reproche d’Armand Carrel à Emile Girardin, de ne pas résumer la noble mission du journalisme en la simple fonction de marchand de nouvelles".

Ses interrogations sur l'avenir de la presse comme sa désespérance face aux problèmes de rentabilité de certains médias apparaissaient légitimes: "Je regrette comme vous de voir certains titres de presse en difficultés, et le Gouvernement est mobilisé pour accompagner ces évolutions. Je regrette aussi de voir un certain appauvrissement de l’information, accentué par les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu".

Enfin ses déclarations lors du dîner de presse de l’Humanité du 11 septembre 2014 laissaient entrevoir l'éclaircie: "Les lecteurs continueront de lire la presse, pourvu...

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Quand la Chine nous montre la lune23eb6621-01a6-452a-89d3-c3365ca4ed6ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201011_194834_Quand_la_Chine_nous_montre_la_luneSun, 11 Oct 2020 19:48:34 +0200

L'inquiétant programme spatial de l'Empire du Milieu

Alors que Space X annonce vouloir mettre à disposition du Pentagone une fusée permettant de "livrer" des armes partout sur la planète en moins de 60 minutes, la Chine, elle, déploie armes et missions scientifiques...

Timbre chinois - D.R.

Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt, dit le proverbe chinois. La Chine ne cesse de nous montrer la Lune… et Mars aussi. La China National Space Administration (CNSA) a annoncé en mai 2019 que des taïkonautes se poseraient sur la lune d’ici « environ dix ans ». Quelques mois avant, la sonde Chang’e 4 avait réussi un atterrissage historique sur la face cachée de la Lune pour faire de nouvelles analyses d’échantillons de notre satellite.

Pour atteindre ses ambitions, l’Empire du milieu a injecté des milliards de dollars dans son programme spatial. Il a déjà mis au point un lanceur lourd, la fusée Longue-Marche 5B qui peut envoyer en orbite des charges jusqu’à 25 tonnes, un des éléments clefs pour la poursuite de ses ambitions. Et au cours de la China Space Conference 2020 qui a eu lieu à Fuzhou le 18 septembre dernier, la Chine a dévoilé un nouveau lanceur qui pourrait être celui qui va envoyer les astronautes chinois sur la Lune. Elle mesure 87 m de long et pèsera près de 2.200 tonnes au décollage, ce qui est presque le triple de la fusée Long March 5.

Le pays entend faire seul ce que les autres font en coopération. Exclue de l’ISS sur pression des Américains, elle s’est décidée à construire sa propre station spatiale, Tiangong ("Palais céleste" en mandarin). Si le calendrier est respecté, d’ici la fin de l’année, le module central de la station devrait être lancé. Les modules scientifiques devraient eux être placés en orbite et assemblés à la...

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L'inquiétant programme spatial de l'Empire du Milieu

Alors que Space X annonce vouloir mettre à disposition du Pentagone une fusée permettant de "livrer" des armes partout sur la planète en moins de 60 minutes, la Chine, elle, déploie armes et missions scientifiques...

Timbre chinois - D.R.

Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt, dit le proverbe chinois. La Chine ne cesse de nous montrer la Lune… et Mars aussi. La China National Space Administration (CNSA) a annoncé en mai 2019 que des taïkonautes se poseraient sur la lune d’ici « environ dix ans ». Quelques mois avant, la sonde Chang’e 4 avait réussi un atterrissage historique sur la face cachée de la Lune pour faire de nouvelles analyses d’échantillons de notre satellite.

Pour atteindre ses ambitions, l’Empire du milieu a injecté des milliards de dollars dans son programme spatial. Il a déjà mis au point un lanceur lourd, la fusée Longue-Marche 5B qui peut envoyer en orbite des charges jusqu’à 25 tonnes, un des éléments clefs pour la poursuite de ses ambitions. Et au cours de la China Space Conference 2020 qui a eu lieu à Fuzhou le 18 septembre dernier, la Chine a dévoilé un nouveau lanceur qui pourrait être celui qui va envoyer les astronautes chinois sur la Lune. Elle mesure 87 m de long et pèsera près de 2.200 tonnes au décollage, ce qui est presque le triple de la fusée Long March 5.

Le pays entend faire seul ce que les autres font en coopération. Exclue de l’ISS sur pression des Américains, elle s’est décidée à construire sa propre station spatiale, Tiangong ("Palais céleste" en mandarin). Si le calendrier est respecté, d’ici la fin de l’année, le module central de la station devrait être lancé. Les modules scientifiques devraient eux être placés en orbite et assemblés à la...

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« Les Numéristes Atterrés » lancent une pétition 785bd2a4-ff8e-4459-9e64-372c490ff715http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201011_193627____Les_Numeristes_Atterres____lancent_une_petition_Sun, 11 Oct 2020 19:36:27 +0200

Atterré - D.R. Memes & Co, Inc.
Atterré - D.R. Memes & Co, Inc.
Dans un long texte publié sur Change.org, « les Numéristes Atterrés », un collectif de professionnels du numérique et des télécommunications, ingénieurs pour la plupart, comme ils se définissent, lancent un appel pour une véritable stratégie numérique pour la France et contre un « entre-soi » pour la nomination du patron de l'ARCEP. Les auteurs de ce texte déplorent le manque d'experts techniques, de professionnels des réseaux dans les processus de décision concernant l'aménagement numérique du territoire : « nous, techniciens, ingénieurs, chercheurs, enseignants, tous professionnels du numérique, souhaitons que des sujets aussi cruciaux pour l'emploi, la santé, l'éducation, etc. que l'aménagement numérique du territoire ne soient plus laissés entre les seules mains de hauts fonctionnaires issus des Grands Corps de l'État. Leurs formations sont certes prestigieuses, mais ils n'ont ni expérience concrète des réseaux, ni expérience de l'entreprise, ni empathie pour les territoires ruraux, ni vision sur la place de la France et de l'Europe dans un univers numérique pourtant en expansion ».

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Atterré - D.R. Memes & Co, Inc.
Atterré - D.R. Memes & Co, Inc.
Dans un long texte publié sur Change.org, « les Numéristes Atterrés », un collectif de professionnels du numérique et des télécommunications, ingénieurs pour la plupart, comme ils se définissent, lancent un appel pour une véritable stratégie numérique pour la France et contre un « entre-soi » pour la nomination du patron de l'ARCEP. Les auteurs de ce texte déplorent le manque d'experts techniques, de professionnels des réseaux dans les processus de décision concernant l'aménagement numérique du territoire : « nous, techniciens, ingénieurs, chercheurs, enseignants, tous professionnels du numérique, souhaitons que des sujets aussi cruciaux pour l'emploi, la santé, l'éducation, etc. que l'aménagement numérique du territoire ne soient plus laissés entre les seules mains de hauts fonctionnaires issus des Grands Corps de l'État. Leurs formations sont certes prestigieuses, mais ils n'ont ni expérience concrète des réseaux, ni expérience de l'entreprise, ni empathie pour les territoires ruraux, ni vision sur la place de la France et de l'Europe dans un univers numérique pourtant en expansion ».

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Vis ma vie de prof contractuelfae2f816-872c-4280-a159-47ffe551bdedhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20201007_095344_Vis_ma_vie_de_prof_contractuelWed, 07 Oct 2020 09:53:44 +0200

Madame, est-ce que notre copain va mourir ?

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale.

File:École Saint-Sigisbert à Nancy, vers 1900 - Wikipedia - Cliché Laroppe - CC0 1.0

Nous l’appellerons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Soumise au devoir de réserve, elle ne peut pas s'exprimer dans les médias. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

Semaine du 24 août

La rentrée approche, j'essaie de contacter le rectorat pour connaître mon ou mes lieux d'affectation. Le téléphone ne décroche pas. Aucune réponse à mes courriels non plus.

Vendredi, j'ai enfin eu quelqu'un au téléphone. Je lui demande ce que je dois faire. Elle me donne les coordonnées de mon responsable administratif. Je suis officiellement rattachée à un lycée, ce qui ne veut pas dire que j'y enseignerai. En tout cas, c'est là que je dois faire la rencontre de pré-rentrée. Je contacte le proviseur qui me dit de venir le lundi à 9h00.

Semaine du 31 août

Je découvre le lycée. On a le droit à un accueil sympa : café, croissant, présentation de tous les profs. Je suis la seule à ne pas avoir de planning. Le proviseur présente les emplois du temps. Soudain, au milieu de la réunion, le proviseur constate un manque de prof dans ma matière. Il se tourne vers moi et me dit : "ça sera vous pour les 8 heures". J'ai un contrat de 18 heures. Pour la Covid, on nous dit juste qu'il faut garder les masques et les distances. Point. Aucune info sur les procédures en cas de suspicion ou de malades avérés dans la classe.

Un collègue me glisse à la fin de la...

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Madame, est-ce que notre copain va mourir ?

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale.

File:École Saint-Sigisbert à Nancy, vers 1900 - Wikipedia - Cliché Laroppe - CC0 1.0

Nous l’appellerons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Soumise au devoir de réserve, elle ne peut pas s'exprimer dans les médias. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

Semaine du 24 août

La rentrée approche, j'essaie de contacter le rectorat pour connaître mon ou mes lieux d'affectation. Le téléphone ne décroche pas. Aucune réponse à mes courriels non plus.

Vendredi, j'ai enfin eu quelqu'un au téléphone. Je lui demande ce que je dois faire. Elle me donne les coordonnées de mon responsable administratif. Je suis officiellement rattachée à un lycée, ce qui ne veut pas dire que j'y enseignerai. En tout cas, c'est là que je dois faire la rencontre de pré-rentrée. Je contacte le proviseur qui me dit de venir le lundi à 9h00.

Semaine du 31 août

Je découvre le lycée. On a le droit à un accueil sympa : café, croissant, présentation de tous les profs. Je suis la seule à ne pas avoir de planning. Le proviseur présente les emplois du temps. Soudain, au milieu de la réunion, le proviseur constate un manque de prof dans ma matière. Il se tourne vers moi et me dit : "ça sera vous pour les 8 heures". J'ai un contrat de 18 heures. Pour la Covid, on nous dit juste qu'il faut garder les masques et les distances. Point. Aucune info sur les procédures en cas de suspicion ou de malades avérés dans la classe.

Un collègue me glisse à la fin de la...

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Confirmation : "la grande muette" est bien muette5fff7c6c-0529-4ea8-a181-27e58ad0c3b9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200930_120728_Confirmation____la_grande_muette__est_bien_muetteWed, 30 Sep 2020 12:07:28 +0200

Ou presque...

Poser des questions aux ministères est devenu un pensum pour les journalistes. Les services de communication ne répondent plus, ou à côté. Et pourtant, nous sommes obligés de le faire.

Florence Parly - Reflets - CC

A quoi cela sert-il d'interroger une personne faisant l'objet d'un article lorsque l'enquête démontre par A plus B ce que le journaliste écrit ? En d'autres termes, pourquoi donner, par exemple, la parole à Jérôme Cahuzac lorsque les articles prouvent qu'il a bien un compte en banque caché à l'étranger ? Simplement, à ne pas perdre un procès. Car le juge ne manquera pas de demander : « avez-vous donné la parole à toutes les parties ? »

Ainsi, même lorsque nous sommes sûrs à 100% de ce que nous écrivons, nous devons donner la parole à tout le monde. C'est souvent totalement inutile. Pourquoi ? Parce que les entreprises, ministres, particuliers, mis en cause dans une enquête journalistiques vont soit refuser de répondre, soit faire trainer, soit répondre à côté de la plaque, soit répondre par des mensonges évidents. Illustration avec deux questions posées au ministère des armées et les réponses apportées par la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense (DICoD).

Depuis quelques années, il est devenu quasiment impossible pour un journaliste n'ayant pas ses entrées (dans le jargon on dit « un carnet d'adresse » dans le secteur concerné) d'avoir quelqu'un au téléphone dans un ministère pour discuter d'un sujet. Le service de la communication se placera en « intermédiaire». Dans le cas improbable où l'on obtiendrait une réponse, relancer sur une réponse devient improbable puisqu'il faudra attendre...

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Ou presque...

Poser des questions aux ministères est devenu un pensum pour les journalistes. Les services de communication ne répondent plus, ou à côté. Et pourtant, nous sommes obligés de le faire.

Florence Parly - Reflets - CC

A quoi cela sert-il d'interroger une personne faisant l'objet d'un article lorsque l'enquête démontre par A plus B ce que le journaliste écrit ? En d'autres termes, pourquoi donner, par exemple, la parole à Jérôme Cahuzac lorsque les articles prouvent qu'il a bien un compte en banque caché à l'étranger ? Simplement, à ne pas perdre un procès. Car le juge ne manquera pas de demander : « avez-vous donné la parole à toutes les parties ? »

Ainsi, même lorsque nous sommes sûrs à 100% de ce que nous écrivons, nous devons donner la parole à tout le monde. C'est souvent totalement inutile. Pourquoi ? Parce que les entreprises, ministres, particuliers, mis en cause dans une enquête journalistiques vont soit refuser de répondre, soit faire trainer, soit répondre à côté de la plaque, soit répondre par des mensonges évidents. Illustration avec deux questions posées au ministère des armées et les réponses apportées par la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense (DICoD).

Depuis quelques années, il est devenu quasiment impossible pour un journaliste n'ayant pas ses entrées (dans le jargon on dit « un carnet d'adresse » dans le secteur concerné) d'avoir quelqu'un au téléphone dans un ministère pour discuter d'un sujet. Le service de la communication se placera en « intermédiaire». Dans le cas improbable où l'on obtiendrait une réponse, relancer sur une réponse devient improbable puisqu'il faudra attendre...

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Covid 19 : "le gouvernement doit assumer publiquement ses erreurs"054b6407-b19e-4f0a-84d1-cdf9e0e49964http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200927_204319_Covid_19____le_gouvernement_doit_assumer_publiquement_ses_erreurs_Sun, 27 Sep 2020 20:43:19 +0200

L'épidémiologiste Catherine Hill dénonce les défaillances dans la lutte contre l'épidémie

Le virus circule aujourd'hui dans toute la France. L'épidémiologiste alerte : début novembre, il devrait y avoir le même nombre d'admissions en réanimation qu'en avril, au pic de l'épidémie. Les mesures prises par les autorités et la stratégie de test de la population ne sont pas adaptées. Pourtant des solutions existent.

Coronavirus - Nostromo

Peut-on parler de seconde vague de Covid ?

Oui, mais il faut préciser sur quels indicateurs on se base. Le nombre de cas connus et ses dérivés : le taux d'incidence (nombre de cas connus divisé par la population française), et le R effectif (le nombre de personnes qu'un cas va contaminer au temps t ou nombre de reproduction effectif), dépendent tous les trois de qui on a testé. Comme on ne sait pas qui vient se faire tester, ces indicateurs-là ne sont pas bons. Il faut faire des heures de queue pour être testé, donc on teste plus de jeunes en bonne santé que de vieux en mauvaise santé. Finalement le nombre de cas connus n'a rien à voir avec le nombre de cas réels, car beaucoup de cas ne sont pas testés. Une étude de l'Inserm a estimé le nombre de personnes devenues symptomatiques entre le 13 mai et le 28 juin et a comparé ce nombre aux nombre de cas détectés par les tests virologiques ; la conclusion a été qu'il fallait multiplier le nombre de cas trouvés par dix pour avoir le nombre de cas réels. Tout ce que l'on nous raconte est donc largement sous-dimensionné, c'est la partie émergée d'un iceberg. Mais on voit tout de même augmenter le taux de positivité des tests à tous les âges, y compris chez les personnes âgées. Ce n’est pas bon du tout.

Alors il faut se baser sur quels indicateurs pour suivre l'épidémie ?

Je regarde le nombre de personnes arrivant à l'hôpital chaque jour et le nombre de personnes admises en réanimation chaque...

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L'épidémiologiste Catherine Hill dénonce les défaillances dans la lutte contre l'épidémie

Le virus circule aujourd'hui dans toute la France. L'épidémiologiste alerte : début novembre, il devrait y avoir le même nombre d'admissions en réanimation qu'en avril, au pic de l'épidémie. Les mesures prises par les autorités et la stratégie de test de la population ne sont pas adaptées. Pourtant des solutions existent.

Coronavirus - Nostromo

Peut-on parler de seconde vague de Covid ?

Oui, mais il faut préciser sur quels indicateurs on se base. Le nombre de cas connus et ses dérivés : le taux d'incidence (nombre de cas connus divisé par la population française), et le R effectif (le nombre de personnes qu'un cas va contaminer au temps t ou nombre de reproduction effectif), dépendent tous les trois de qui on a testé. Comme on ne sait pas qui vient se faire tester, ces indicateurs-là ne sont pas bons. Il faut faire des heures de queue pour être testé, donc on teste plus de jeunes en bonne santé que de vieux en mauvaise santé. Finalement le nombre de cas connus n'a rien à voir avec le nombre de cas réels, car beaucoup de cas ne sont pas testés. Une étude de l'Inserm a estimé le nombre de personnes devenues symptomatiques entre le 13 mai et le 28 juin et a comparé ce nombre aux nombre de cas détectés par les tests virologiques ; la conclusion a été qu'il fallait multiplier le nombre de cas trouvés par dix pour avoir le nombre de cas réels. Tout ce que l'on nous raconte est donc largement sous-dimensionné, c'est la partie émergée d'un iceberg. Mais on voit tout de même augmenter le taux de positivité des tests à tous les âges, y compris chez les personnes âgées. Ce n’est pas bon du tout.

Alors il faut se baser sur quels indicateurs pour suivre l'épidémie ?

Je regarde le nombre de personnes arrivant à l'hôpital chaque jour et le nombre de personnes admises en réanimation chaque...

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Antoine Darodes, futur président de l'Arcep ?1b575aa4-edf0-4b50-b328-315d258e2616http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200925_192450_Antoine_Darodes__futur_president_de_l_Arcep__Fri, 25 Sep 2020 19:24:50 +0200

L'actuel directeur de cabinet de Cédric O serait pressenti

Selon nos informations, l'actuel directeur de cabinet du secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique et des communications électroniques, Cédric O, se serait vu proposer de succéder à Sébastien Soriano en janvier prochain lorsque le mandat de ce dernier arrivera a échéance.

Antoine Darodes - D.R.

Sur le papier, Antoine Darodes coche les cases : ancien de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan, professeur agrégé d’économie-gestion, titulaire d'un DEA de droit, c'est un ancien de l'Arcep où il a occupé plusieurs postes. De juillet 2015 à octobre 2018, il a assuré la direction de l’Agence du numérique. Auparavant, il avait piloté le Plan France Très Haut Débit au sein de la Mission Très Haut Débit du gouvernement. Tout cela fait-il de lui l'homme de la situation pour ce poste ? Certains, même parmi ses plus proches, en doutent.

Le poste de président de l'Arcep aurait été proposé à Antoine Darodes par Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, qui lui aurait demandé de lui faire connaître sa décision très rapidement.

Contacté à ce sujet, Antoine Darodes explique qu'il est concentré à 100% sur son travail actuel au ministère et que ce poste n'est pas « proposé » en tant que tel, c'est un choix qui est fait par le président de la République. De fait, « _le Président de l'Autorité est nommé par le Président de la République, sur proposition du Premier ministre. Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la télévision du futur, cette nomination intervient après avis des commissions parlementaires compétentes : Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire pour l'Assemblée nationale et Commission des affaires économiques pour le Sénat », peut-on lire sur le site de l'Arcep.

Mais Antoine...

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L'actuel directeur de cabinet de Cédric O serait pressenti

Selon nos informations, l'actuel directeur de cabinet du secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique et des communications électroniques, Cédric O, se serait vu proposer de succéder à Sébastien Soriano en janvier prochain lorsque le mandat de ce dernier arrivera a échéance.

Antoine Darodes - D.R.

Sur le papier, Antoine Darodes coche les cases : ancien de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan, professeur agrégé d’économie-gestion, titulaire d'un DEA de droit, c'est un ancien de l'Arcep où il a occupé plusieurs postes. De juillet 2015 à octobre 2018, il a assuré la direction de l’Agence du numérique. Auparavant, il avait piloté le Plan France Très Haut Débit au sein de la Mission Très Haut Débit du gouvernement. Tout cela fait-il de lui l'homme de la situation pour ce poste ? Certains, même parmi ses plus proches, en doutent.

Le poste de président de l'Arcep aurait été proposé à Antoine Darodes par Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, qui lui aurait demandé de lui faire connaître sa décision très rapidement.

Contacté à ce sujet, Antoine Darodes explique qu'il est concentré à 100% sur son travail actuel au ministère et que ce poste n'est pas « proposé » en tant que tel, c'est un choix qui est fait par le président de la République. De fait, « _le Président de l'Autorité est nommé par le Président de la République, sur proposition du Premier ministre. Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la télévision du futur, cette nomination intervient après avis des commissions parlementaires compétentes : Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire pour l'Assemblée nationale et Commission des affaires économiques pour le Sénat », peut-on lire sur le site de l'Arcep.

Mais Antoine...

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La nourriture du futur en régime intégral59621533-0fa4-4c06-bc1e-13eb2621eb42http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200925_131202_La_nourriture_du_futur_en_regime_integralFri, 25 Sep 2020 13:12:02 +0200

On a testé le degré zéro de la nourriture...

Peut-on survivre en mangeant des poudres à diluer qui contiendraient tous les éléments nécessaires ? La fin des courses, de la cuisine, de la vaisselle, des emballages superflus ?

Repas... - www.freeimageslive.co.uk - CC BY 3.0

« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » recommandait le philosophe Socrate. De cette maxime, des entrepreneurs des deux côtés de l’Atlantique tentent de faire un business en réduisant l’alimentation à sa stricte fonction utilitaire. Leur idée ? Vendre une poudre à diluer dans l’eau qui contient tous les nutriments dont le corps a besoin pour demeurer en bonne santé. Ainsi pourra t-on disposer de repas sains, complets, pas cher qui se consomment en dix minutes et dispensent de faire les courses, la cuisine et la vaisselle. Le décollage fulgurant du Californien Soylent qui a créé ce marché fait des émules de ce côté-ci de l’Atlantique, essentiellement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Comme par hasard, deux pays dont le fast-food, la junk-food et le snacking ont mis à mal les traditions culinaires nationales. Pour Reflets, j’ai testé ce degré zéro de la nourriture.

J-8

Je surfe sur le site de la marque néerlandaise Jimmy Joy pour y passer commande. Dans la catégorie des poudres à diluer, six arômes me sont proposés: chocolat, fraise, vanille, fraise, mangue et café. Le choix est tout de même plus large que dans le film Soleil Vert (Soylent Green), dont le titre inspire clairement la marque américaine Soylent. Dans ce récit d’anticipation, Charlton Heston enquête sur la composition des tablettes Soylent Blue, Soylent Yellow et Soylent Green, devenues en 2024 la nourriture exclusive des New-Yorkais ordinaires. A la fin du film, il découvre qu’elles sont...

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On a testé le degré zéro de la nourriture...

Peut-on survivre en mangeant des poudres à diluer qui contiendraient tous les éléments nécessaires ? La fin des courses, de la cuisine, de la vaisselle, des emballages superflus ?

Repas... - www.freeimageslive.co.uk - CC BY 3.0

« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » recommandait le philosophe Socrate. De cette maxime, des entrepreneurs des deux côtés de l’Atlantique tentent de faire un business en réduisant l’alimentation à sa stricte fonction utilitaire. Leur idée ? Vendre une poudre à diluer dans l’eau qui contient tous les nutriments dont le corps a besoin pour demeurer en bonne santé. Ainsi pourra t-on disposer de repas sains, complets, pas cher qui se consomment en dix minutes et dispensent de faire les courses, la cuisine et la vaisselle. Le décollage fulgurant du Californien Soylent qui a créé ce marché fait des émules de ce côté-ci de l’Atlantique, essentiellement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Comme par hasard, deux pays dont le fast-food, la junk-food et le snacking ont mis à mal les traditions culinaires nationales. Pour Reflets, j’ai testé ce degré zéro de la nourriture.

J-8

Je surfe sur le site de la marque néerlandaise Jimmy Joy pour y passer commande. Dans la catégorie des poudres à diluer, six arômes me sont proposés: chocolat, fraise, vanille, fraise, mangue et café. Le choix est tout de même plus large que dans le film Soleil Vert (Soylent Green), dont le titre inspire clairement la marque américaine Soylent. Dans ce récit d’anticipation, Charlton Heston enquête sur la composition des tablettes Soylent Blue, Soylent Yellow et Soylent Green, devenues en 2024 la nourriture exclusive des New-Yorkais ordinaires. A la fin du film, il découvre qu’elles sont...

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Données personnelles : ça fuite sérieusement sur le site des clients de la Maif328c3211-5a9d-4745-93bb-75b70302fb69http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200923_160840_Donnees_personnelles_____a_fuite_serieusement_sur_le_site_des_clients_de_la_MaifWed, 23 Sep 2020 16:08:40 +0200

Plus de 10 sites tiers pour la connexion à l'espace personnel

La tendance est à la commercialisation des données personnelles, au recours aux sociétés de marketing permettant de transformer des "leads". Le perlimpinpin du "digital" a des conséquences réelles pour les clients dont les données marketing sont malmenés.

Données personnelles : un combat permanent - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête des gens du marketing d'une mutuelle comme la Maif pour qu'ils décident de placer 12 appels à des sites tiers dans la page de connexion à l'espace personnel de ses clients ? Ces appels, ces « tags », ces « trackers » sont du code informatique qui va à la fois demander du contenu à des sites extérieurs à celui de la Maif et leur fournir des données personnelles sur les visiteurs du site Maif. Et pour la très grande majorité des utilisateurs des sites, celui de la Maif ou des sites de presse (les pires), il n'y a aucun moyen de s'opposer à cette fuite de leurs données. Les utilisateurs ne s'en rendent même pas compte. Sur les pop-ups qui nous demandent de régler le niveau de "privacy" souhaité, on accepte en fait, ou non, des cookies. Pas le fait que des prestataires extérieurs vont récolter des tonnes de données nous concernant et les traiter avec plus ou moins de délicatesse...

Sur le site de la Maif, la charger la page de connexion à l'espace personnel, c'est adresser l'information suivante : « mon adresse IP qui est la suivante a l'intention de se connecter à l'espace personnel de la Maif » à 12 entreprises qui n'ont rien à voir avec la Maif.

Page de connexion à l'espace personnel de la Maif - Copie d'écran
Page de connexion à l'espace personnel de la Maif - Copie d'écran

Ainsi, le client Maif envoie de l'information à Realytics, une société qui, sur le papier, permet de lier les passages TV de la marque à la...

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Plus de 10 sites tiers pour la connexion à l'espace personnel

La tendance est à la commercialisation des données personnelles, au recours aux sociétés de marketing permettant de transformer des "leads". Le perlimpinpin du "digital" a des conséquences réelles pour les clients dont les données marketing sont malmenés.

Données personnelles : un combat permanent - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête des gens du marketing d'une mutuelle comme la Maif pour qu'ils décident de placer 12 appels à des sites tiers dans la page de connexion à l'espace personnel de ses clients ? Ces appels, ces « tags », ces « trackers » sont du code informatique qui va à la fois demander du contenu à des sites extérieurs à celui de la Maif et leur fournir des données personnelles sur les visiteurs du site Maif. Et pour la très grande majorité des utilisateurs des sites, celui de la Maif ou des sites de presse (les pires), il n'y a aucun moyen de s'opposer à cette fuite de leurs données. Les utilisateurs ne s'en rendent même pas compte. Sur les pop-ups qui nous demandent de régler le niveau de "privacy" souhaité, on accepte en fait, ou non, des cookies. Pas le fait que des prestataires extérieurs vont récolter des tonnes de données nous concernant et les traiter avec plus ou moins de délicatesse...

Sur le site de la Maif, la charger la page de connexion à l'espace personnel, c'est adresser l'information suivante : « mon adresse IP qui est la suivante a l'intention de se connecter à l'espace personnel de la Maif » à 12 entreprises qui n'ont rien à voir avec la Maif.

Page de connexion à l'espace personnel de la Maif - Copie d'écran
Page de connexion à l'espace personnel de la Maif - Copie d'écran

Ainsi, le client Maif envoie de l'information à Realytics, une société qui, sur le papier, permet de lier les passages TV de la marque à la...

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Reflets s'associe à deux tribunes sur la liberté de la pressed4ba4436-f306-4382-95e9-8880b7fb630ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200923_111926_Reflets_s_associe_a_deux_tribunes_sur_la_liberte_de_la_presseWed, 23 Sep 2020 11:19:26 +0200

Attaquée de toutes parts, elle doit être défendue par tous

Près de 100 médias s'associent pour publier simultanément une tribune sur la liberté d'expression. Dans le même temps une autre tribune s'insurge contre les projets du ministère de l'intérieur pour "réguler" les journalistes en manifestation. Reflets s'associe à ces textes.

Censure & liberté d’expression - Côté (Canada) - Cartooning for Peace - D.R.

Ensemble défendons la liberté

Il n’est jamais arrivé que des médias, qui défendent souvent des points de vue divergents et dont le manifeste n’est pas la forme usuelle d’expression, décident ensemble de s’adresser à leurs publics et à leurs concitoyens d’une manière aussi solennelle.

Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru crucial de vous alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression.

Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français "coupables" d'avoir publié des articles critiques.

La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.

Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement.

"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi", proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. Cet article est immédiatement complété par le suivant :...

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Attaquée de toutes parts, elle doit être défendue par tous

Près de 100 médias s'associent pour publier simultanément une tribune sur la liberté d'expression. Dans le même temps une autre tribune s'insurge contre les projets du ministère de l'intérieur pour "réguler" les journalistes en manifestation. Reflets s'associe à ces textes.

Censure & liberté d’expression - Côté (Canada) - Cartooning for Peace - D.R.

Ensemble défendons la liberté

Il n’est jamais arrivé que des médias, qui défendent souvent des points de vue divergents et dont le manifeste n’est pas la forme usuelle d’expression, décident ensemble de s’adresser à leurs publics et à leurs concitoyens d’une manière aussi solennelle.

Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru crucial de vous alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression.

Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français "coupables" d'avoir publié des articles critiques.

La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.

Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement.

"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi", proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. Cet article est immédiatement complété par le suivant :...

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La grogne des magistrats3d455a2f-1052-42b6-b325-b011354dbbb6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200922_181123_La_grogne_des_magistratsTue, 22 Sep 2020 18:11:23 +0200

Les provocations d'Eric Dupond-Moretti passent mal

Éric Dupond-Moretti ne manque visiblement pas une occasion de mettre en action une forme de vengeance contre les magistrats. Après l'enquête sur les magistrats du PNF, voici une avocate à la tête de l'Ecole nationale de la magistrature.

L'ENM à Bordeaux - Pablohn6 - CCO

Vendredi dernier, le garde des sceaux, Éric Dupond-Moretti, annonçait l’ouverture d’une enquête disciplinaire contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF) qui avaient mené des investigations en 2014 contre l'avocat Dupond-Moretti, Éric.

Á l'époque, cet avocat était soupçonné, comme bien d'autres acteurs du monde judiciaire, de renseigner Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sur les écoutes menées sur leurs téléphones (Affaire Bismuth). Avant d'être nommé ministre de la justice, l'avocat Éric Dupond-Moretti estimait que ces magistrats étaient des « dingues » aux « méthodes de barbouzes ».

Cette annonce d'une enquête disciplinaire avait provoqué un tollé dans le petit monde de la magistrature, d'autant qu'un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) avait conclu quelques jours avant à une absence d’illégalité ou d’irrégularité au sein du PNF... Ce ne sont pas des « méthodes de barbouzes », mais ça ressemble fort à une vengeance, à l'utilisation personnelle d'un pouvoir qui lui est délégué. En outre, comme l'a révélé Paris-Match, le garde des sceaux a passé une partie de ses vacances avec Maître Thierry Herzog, qui sera jugé en novembre et décembre prochain pour corruption avec son client Nicolas Sarkozy, dans l'affaire Bismuth.

Les conflits d'intérêts se succèdent et les petites vengeances personnelles basées sur des ressentiments personnels ne grandissent pas le garde des sceaux. On frôle...

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Les provocations d'Eric Dupond-Moretti passent mal

Éric Dupond-Moretti ne manque visiblement pas une occasion de mettre en action une forme de vengeance contre les magistrats. Après l'enquête sur les magistrats du PNF, voici une avocate à la tête de l'Ecole nationale de la magistrature.

L'ENM à Bordeaux - Pablohn6 - CCO

Vendredi dernier, le garde des sceaux, Éric Dupond-Moretti, annonçait l’ouverture d’une enquête disciplinaire contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF) qui avaient mené des investigations en 2014 contre l'avocat Dupond-Moretti, Éric.

Á l'époque, cet avocat était soupçonné, comme bien d'autres acteurs du monde judiciaire, de renseigner Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sur les écoutes menées sur leurs téléphones (Affaire Bismuth). Avant d'être nommé ministre de la justice, l'avocat Éric Dupond-Moretti estimait que ces magistrats étaient des « dingues » aux « méthodes de barbouzes ».

Cette annonce d'une enquête disciplinaire avait provoqué un tollé dans le petit monde de la magistrature, d'autant qu'un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) avait conclu quelques jours avant à une absence d’illégalité ou d’irrégularité au sein du PNF... Ce ne sont pas des « méthodes de barbouzes », mais ça ressemble fort à une vengeance, à l'utilisation personnelle d'un pouvoir qui lui est délégué. En outre, comme l'a révélé Paris-Match, le garde des sceaux a passé une partie de ses vacances avec Maître Thierry Herzog, qui sera jugé en novembre et décembre prochain pour corruption avec son client Nicolas Sarkozy, dans l'affaire Bismuth.

Les conflits d'intérêts se succèdent et les petites vengeances personnelles basées sur des ressentiments personnels ne grandissent pas le garde des sceaux. On frôle...

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Projet Emblème de Nancy : le maire retire le permis de construire modificatif3b524580-d298-4ede-a05d-caaa99301f58http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200922_171817_Projet_Embleme_de_Nancy___le_maire_retire_le_permis_de_construire_modificatifTue, 22 Sep 2020 17:18:17 +0200

Mathieu Klein porte un coup au promoteur immobilier Nouvel Habitat

Nouveau rebondissement dans l'affaire du projet Emblème autour de la tour Thiers, la mairie retire un permis de construire modificatif validé par l'ancienne équipe municipale le lendemain des élections...

Projet de tour Emblème - D.R.

A peine battue la veille aux dernières municipales, l'ancienne équipe avait signé le 29 juin un permis de construire modificatif pour le projet Emblème mené par Nouvel Habitat. Il s'agit du énième rebondissement pour ce projet immobilier controversé. Nous avons par le passé publié deux articles sur le projet Emblème qui prévoit la construction d'un immeuble de huit étages sur l'emprise d'une galerie marchande. Le premier était titré « Étranges affaires immobilières à Nancy et Pont-à-Mousson ». Le deuxième : « Tour Emblème à Nancy : le parquet a ouvert une enquête préliminaire ». Enfin, nous avions signalé le 8 juillet la signature du permis de construire modificatif le lendemain des élections perdues. L'Est Républicain avait pour sa part très confraternellement parlé de « rumeurs » à propos de l'un de nos articles.

« J’avais eu la désagréable surprise de constater la signature par l’ancienne équipe municipale d’une modification du permis de construire initial le 29 juin, au lendemain du 2e tour des élections » a indiqué le nouveau maire de Nancy, Mathieu Klein au cours d'une conférence de presse. « _Les services juridiques de la ville, dans l’attente des résultats du rapport commandé à un organisme indépendant et dont les conclusions sont attendues fin septembre, ont identifié "un vice de forme", suffisamment caractérisé pour procéder à ce retrait _ », rapporte l'Est Républicain.

Certains points du permis modificatif attirent...

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Mathieu Klein porte un coup au promoteur immobilier Nouvel Habitat

Nouveau rebondissement dans l'affaire du projet Emblème autour de la tour Thiers, la mairie retire un permis de construire modificatif validé par l'ancienne équipe municipale le lendemain des élections...

Projet de tour Emblème - D.R.

A peine battue la veille aux dernières municipales, l'ancienne équipe avait signé le 29 juin un permis de construire modificatif pour le projet Emblème mené par Nouvel Habitat. Il s'agit du énième rebondissement pour ce projet immobilier controversé. Nous avons par le passé publié deux articles sur le projet Emblème qui prévoit la construction d'un immeuble de huit étages sur l'emprise d'une galerie marchande. Le premier était titré « Étranges affaires immobilières à Nancy et Pont-à-Mousson ». Le deuxième : « Tour Emblème à Nancy : le parquet a ouvert une enquête préliminaire ». Enfin, nous avions signalé le 8 juillet la signature du permis de construire modificatif le lendemain des élections perdues. L'Est Républicain avait pour sa part très confraternellement parlé de « rumeurs » à propos de l'un de nos articles.

« J’avais eu la désagréable surprise de constater la signature par l’ancienne équipe municipale d’une modification du permis de construire initial le 29 juin, au lendemain du 2e tour des élections » a indiqué le nouveau maire de Nancy, Mathieu Klein au cours d'une conférence de presse. « _Les services juridiques de la ville, dans l’attente des résultats du rapport commandé à un organisme indépendant et dont les conclusions sont attendues fin septembre, ont identifié "un vice de forme", suffisamment caractérisé pour procéder à ce retrait _ », rapporte l'Est Républicain.

Certains points du permis modificatif attirent...

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Edouard Philippe nommé administrateur indépendant d'Atosebae5267-6c36-45eb-b1e2-a28a314c70a6http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200918_091817_Edouard_Philippe_nomme_administrateur_independant_d_AtosFri, 18 Sep 2020 09:18:17 +0200

Un job à quelques dizaines de milliers d'euros

Les allers-retours entre public et privé, et vice-versa, sont désormais une habitude pour les politiques français. On parle de pantouflage. En quoi consiste ce travail d'administrateur ?

El Barbudo - Jacques Paquier - CC BY 2.0

Le Monde nous apprend la prochaine nomination de l'ancien premier ministre Edouard Philippe comme administrateur indépendant de la société Atos, bien connue des lecteurs de Reflets et, auparavant, de Kitetoa.com. En quoi consiste ce travail d'administrateur indépendant ? En se penchant sur le "Document d'enregistrement universel 2019" publié par Atos, on trouve de nombreuses informations sur les administrateurs.

Les administrateurs indépendants composent à 70% le conseil d'administration d'Atos.

La mission du Conseil d’Administration est de déterminer la stratégie et les orientations de l’activité de la Société, et de veiller à leur mise en œuvre. De plus, le Conseil d’Administration nomme les dirigeants mandataires sociaux et statue chaque année sur l’indépendance des administrateurs, fixe les éventuelles limitations aux pouvoirs du Directeur Général, émet le rapport sur la gouvernance d’entreprise, convoque et fixe l’ordre du jour des Assemblées, procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns, au contrôle de gestion et de la sincérité des comptes, à l’examen et à l’arrêté des comptes, à la communication aux actionnaires et examine les communications aux marchés d’une information de qualité.

Les administrateurs ont un vrai travail :

En acceptant le mandat qui lui est confié, l’administrateur s’engage à consacrer à ses fonctions le temps et l’attention nécessaires. Il doit participer, sauf empêchement, à toutes les réunions du...

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Un job à quelques dizaines de milliers d'euros

Les allers-retours entre public et privé, et vice-versa, sont désormais une habitude pour les politiques français. On parle de pantouflage. En quoi consiste ce travail d'administrateur ?

El Barbudo - Jacques Paquier - CC BY 2.0

Le Monde nous apprend la prochaine nomination de l'ancien premier ministre Edouard Philippe comme administrateur indépendant de la société Atos, bien connue des lecteurs de Reflets et, auparavant, de Kitetoa.com. En quoi consiste ce travail d'administrateur indépendant ? En se penchant sur le "Document d'enregistrement universel 2019" publié par Atos, on trouve de nombreuses informations sur les administrateurs.

Les administrateurs indépendants composent à 70% le conseil d'administration d'Atos.

La mission du Conseil d’Administration est de déterminer la stratégie et les orientations de l’activité de la Société, et de veiller à leur mise en œuvre. De plus, le Conseil d’Administration nomme les dirigeants mandataires sociaux et statue chaque année sur l’indépendance des administrateurs, fixe les éventuelles limitations aux pouvoirs du Directeur Général, émet le rapport sur la gouvernance d’entreprise, convoque et fixe l’ordre du jour des Assemblées, procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns, au contrôle de gestion et de la sincérité des comptes, à l’examen et à l’arrêté des comptes, à la communication aux actionnaires et examine les communications aux marchés d’une information de qualité.

Les administrateurs ont un vrai travail :

En acceptant le mandat qui lui est confié, l’administrateur s’engage à consacrer à ses fonctions le temps et l’attention nécessaires. Il doit participer, sauf empêchement, à toutes les réunions du...

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Indemnisation record pour une victime du vaccin contre la grippe A H1N147143d1a-1c96-4e14-b6ff-f09785a70a02http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200918_082936_Indemnisation_record_pour_une_victime_du_vaccin_contre_la_grippe_A__H1N1Fri, 18 Sep 2020 08:29:36 +0200

Le jeune homme est atteint d'endormissements et de pertes de tonus musculaire

Alors que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux proposait la somme de 166.000 €, le tribunal lui a accordé 1,3 million d'euros en réparation des préjudices.

Un vaccin contre la grippe A (H1N1) utilisé pendant la campagne de vaccination 2009 - Grook Da Oger - CC BY-SA 3.0

Marc*, 10 ans, a été vacciné contre la grippe H1N1 en décembre 2009. Tout de suite après, il se sent fatigué, il s'endort dans la journée. Un mois plus tard, il consulte son médecin généraliste. Mais il faudra attendre un an pour que soit posé le diagnostic de "narcolepsie avec cataplexie", un syndrome qui provoque unendormissement rapide àn’importe quel moment de la journée et une perte brutale de tonus musculaire, qui entraîne la chute de la personne.

Débute alors un long marathon pour être indemnisé. En novembre 2014, la famille dépose une demande d'indemnisation auprès de l'Oniam, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux. Cinq mois plus tard, l'expert médical indique dans son rapport, que les symptômes sont apparus juste après la vaccination, que "le lien de causalité est hautement vraisemblable puisqu'il n'y a pas d'autre facteur qui puisse interférer".

"Le problème est que l'Oniam a revu à la baisse les préjudices de Marc, s'indigne Me Charles Joseph-Oudin, l'avocat de la famille. Elle n'a finalement proposé qu'une indemnisation 166.976,84 euros, alors qu'il va être handicapé toute sa vie."

Dans l'offre d'indemnisation que Reflets a pu consulter, le "préjudice esthétique permanent" pour la prise de poids et le ressenti par rapport à son entourage lors des cataplexies et des endormissements était évalué à 2600 . Pour la vie entière... Le "...

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Le jeune homme est atteint d'endormissements et de pertes de tonus musculaire

Alors que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux proposait la somme de 166.000 €, le tribunal lui a accordé 1,3 million d'euros en réparation des préjudices.

Un vaccin contre la grippe A (H1N1) utilisé pendant la campagne de vaccination 2009 - Grook Da Oger - CC BY-SA 3.0

Marc*, 10 ans, a été vacciné contre la grippe H1N1 en décembre 2009. Tout de suite après, il se sent fatigué, il s'endort dans la journée. Un mois plus tard, il consulte son médecin généraliste. Mais il faudra attendre un an pour que soit posé le diagnostic de "narcolepsie avec cataplexie", un syndrome qui provoque unendormissement rapide àn’importe quel moment de la journée et une perte brutale de tonus musculaire, qui entraîne la chute de la personne.

Débute alors un long marathon pour être indemnisé. En novembre 2014, la famille dépose une demande d'indemnisation auprès de l'Oniam, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux. Cinq mois plus tard, l'expert médical indique dans son rapport, que les symptômes sont apparus juste après la vaccination, que "le lien de causalité est hautement vraisemblable puisqu'il n'y a pas d'autre facteur qui puisse interférer".

"Le problème est que l'Oniam a revu à la baisse les préjudices de Marc, s'indigne Me Charles Joseph-Oudin, l'avocat de la famille. Elle n'a finalement proposé qu'une indemnisation 166.976,84 euros, alors qu'il va être handicapé toute sa vie."

Dans l'offre d'indemnisation que Reflets a pu consulter, le "préjudice esthétique permanent" pour la prise de poids et le ressenti par rapport à son entourage lors des cataplexies et des endormissements était évalué à 2600 . Pour la vie entière... Le "...

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Covid-19 : des trous de nez aux trous de mémoire3eadca63-6318-4c7c-a1eb-b2c68b662c61http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200915_104444_Covid-19___des_trous_de_nez_aux_trous_de_memoireTue, 15 Sep 2020 10:44:44 +0200

Compter, ce n'est pas toujours simple...

Depuis le mois de mai, le ministère de la Santé a mis en place un système de recensement des personnes dépistées positives au virus. Contact Covid, Si-Dep, Contact Tracing, portail e-Sin, toutes ces nouvelles plateformes numériques traquent la maladie pour mieux contrôler l’épidémie. Décryptage concret du dispositif avec les alertes de La Rochelle.

Chiche ! On se fait tester pour être sûr… - © Reflets

Alors, ça fait mal ? C’est la première question que l’on m’a posée au sortir de l’épreuve d’un test RT-PCR. Fier comme un vainqueur de Koh-Lanta côté Ouest, j’ai répondu "non, même pas mal". Mais pour obtenir des infos sur la façon dont on comptabilise les cas positifs, alors là, oui, l’opération m’a semblé longue et pénible. Rappel des faits: nous sommes le 30 juillet à La Rochelle, les portes du centre de loisirs de Port-Neuf restent closes après qu’un animateur a été révélé porteur du virus. Le 3 août, un communiqué émanant de l’ARS (Agence régionale de santé) de la Nouvelle-Aquitaine signale cette situation de cas groupés et en précise les circonstances.

La presse locale relaie aussitôt l’information : trois animateurs et trois enfants, soit six cas au total, sont déclarés positifs à la Covid-19. L’urgence absolue est déclarée puisque, selon les termes officiels, un cluster est "le fait d’identifier au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de sept jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement". Tout l’arsenal dédié à la surveillance d’une contagion locale se voit déployé et chaque intervenant est prié d’utiliser les moyens techniques mis à sa disposition. Les médecins de ville signalent les cas isolés via la plateforme Contact Covid sur leurs comptes Ameli-pro, la Caisse primaire d’assurance maladie se charge d’étendre la recherche de cas contact selon le protocole établi par les...

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Compter, ce n'est pas toujours simple...

Depuis le mois de mai, le ministère de la Santé a mis en place un système de recensement des personnes dépistées positives au virus. Contact Covid, Si-Dep, Contact Tracing, portail e-Sin, toutes ces nouvelles plateformes numériques traquent la maladie pour mieux contrôler l’épidémie. Décryptage concret du dispositif avec les alertes de La Rochelle.

Chiche ! On se fait tester pour être sûr… - © Reflets

Alors, ça fait mal ? C’est la première question que l’on m’a posée au sortir de l’épreuve d’un test RT-PCR. Fier comme un vainqueur de Koh-Lanta côté Ouest, j’ai répondu "non, même pas mal". Mais pour obtenir des infos sur la façon dont on comptabilise les cas positifs, alors là, oui, l’opération m’a semblé longue et pénible. Rappel des faits: nous sommes le 30 juillet à La Rochelle, les portes du centre de loisirs de Port-Neuf restent closes après qu’un animateur a été révélé porteur du virus. Le 3 août, un communiqué émanant de l’ARS (Agence régionale de santé) de la Nouvelle-Aquitaine signale cette situation de cas groupés et en précise les circonstances.

La presse locale relaie aussitôt l’information : trois animateurs et trois enfants, soit six cas au total, sont déclarés positifs à la Covid-19. L’urgence absolue est déclarée puisque, selon les termes officiels, un cluster est "le fait d’identifier au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de sept jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement". Tout l’arsenal dédié à la surveillance d’une contagion locale se voit déployé et chaque intervenant est prié d’utiliser les moyens techniques mis à sa disposition. Les médecins de ville signalent les cas isolés via la plateforme Contact Covid sur leurs comptes Ameli-pro, la Caisse primaire d’assurance maladie se charge d’étendre la recherche de cas contact selon le protocole établi par les...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 12 septembre 2020 - Acte 9653576272-a216-4b48-b2fc-658ef9573339http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200912_193540_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_12_septembre_2020_-_Acte_96Sat, 12 Sep 2020 19:35:40 +0200

Opération Bernard Arnault au Bon Marché

Les gilets jaunes faisaient leur rentrée ce 12 septembre. Certains ont déambulé dans le magasin Le Bon Marché avec des masques de Bernard Arnault pour demander une justice fiscale tandis que d'autres battaient le pavé. Les lacrymos ont plu place Wagram.

"Bernard Arnault" en Gilet Jaune pour une opération spéciale au Bon Marché - © Reflets

Les Gilets Jaunes entendent relancer leur mouvement après le confinement et les vacances, à Paris comme en province. « Ce n’est pas “la rentrée” ou “le retour” des “gilets jaunes”, ça, c’est une construction médiatique ! On nous a mis au placard, fracassés, déglingués. Mais la colère est là, dans les foyers, dans les entreprises autour des machines à café. Elle n’est peut-être pas jaune, mais elle est là. Ceux qui ont tenu à bout de bras la France pendant les deux mois de confinement, ce sont des aides-soignants, des caissiers, des éboueurs, ce sont des “gilets jaunes” ! » a déclaré Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement.

Opération Bernard Arnault au Bon Marché

Un des animateurs du groupe Gilets Jaunes opérations spéciale nous a donné rendez-vous dans un square discret du 7ème arrondissement de Paris pour une action, sans plus de détails. A notre arrivée, nous apprenons qu'un groupe de Gilets Jaunes veut s'infiltrer dans la grande surface de luxe "Le bon marché" propriété de LVMH, le groupe de Bernard Arnault.

Gilets jaunes au Bon Marché - © Reflets
Gilets jaunes au Bon Marché - Reflets

A 11h, coup de sifflet. Les manifestants revêtent leur gilet et un masque de Bernard Arnault. Il sont une bonne trentaine à arpenter les rayons en silence. La sécurité, particulièrement nerveuse, se précipite et tente de les nasser. La police est appelée. Après avoir joué au chat et à la souris avec les agents de sécurité du magasin, les Gilets Jaunes se laissent raccompagner vers la sortie aux cris de...

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Opération Bernard Arnault au Bon Marché

Les gilets jaunes faisaient leur rentrée ce 12 septembre. Certains ont déambulé dans le magasin Le Bon Marché avec des masques de Bernard Arnault pour demander une justice fiscale tandis que d'autres battaient le pavé. Les lacrymos ont plu place Wagram.

"Bernard Arnault" en Gilet Jaune pour une opération spéciale au Bon Marché - © Reflets

Les Gilets Jaunes entendent relancer leur mouvement après le confinement et les vacances, à Paris comme en province. « Ce n’est pas “la rentrée” ou “le retour” des “gilets jaunes”, ça, c’est une construction médiatique ! On nous a mis au placard, fracassés, déglingués. Mais la colère est là, dans les foyers, dans les entreprises autour des machines à café. Elle n’est peut-être pas jaune, mais elle est là. Ceux qui ont tenu à bout de bras la France pendant les deux mois de confinement, ce sont des aides-soignants, des caissiers, des éboueurs, ce sont des “gilets jaunes” ! » a déclaré Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement.

Opération Bernard Arnault au Bon Marché

Un des animateurs du groupe Gilets Jaunes opérations spéciale nous a donné rendez-vous dans un square discret du 7ème arrondissement de Paris pour une action, sans plus de détails. A notre arrivée, nous apprenons qu'un groupe de Gilets Jaunes veut s'infiltrer dans la grande surface de luxe "Le bon marché" propriété de LVMH, le groupe de Bernard Arnault.

Gilets jaunes au Bon Marché - © Reflets
Gilets jaunes au Bon Marché - Reflets

A 11h, coup de sifflet. Les manifestants revêtent leur gilet et un masque de Bernard Arnault. Il sont une bonne trentaine à arpenter les rayons en silence. La sécurité, particulièrement nerveuse, se précipite et tente de les nasser. La police est appelée. Après avoir joué au chat et à la souris avec les agents de sécurité du magasin, les Gilets Jaunes se laissent raccompagner vers la sortie aux cris de...

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Saturation des labos : et si on utilisait les tests groupés ?06ba9393-0fd3-446c-8035-abcf39d78296http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200911_195139_Saturation_des_labos___et_si_on_utilisait_les_tests_groupes__Fri, 11 Sep 2020 19:51:39 +0200

Cette solution de dépistage du coronavirus serait un gain de temps et ferait faire des économies.

Les tests PCR groupés pourraient être la solution pour faire face à la saturation des laboratoires d'analyses médicales et aux tensions dans l'approvisionnement en réactif pour dépister la Covid 19. Ils permettraient de tester plus et de de gagner un temps précieux pour isoler les porteurs du virus.

La France réalise actuellement un million de test PCR de détection de la covid 19. Mais la stratégie de dépistage mise en place semble montrer ses limites : délai d'attente de plusieurs jours pour avoir ses résultats (sauf si on s'appelle Jean Castex), fortes tensions pour les réactifs au niveau mondial, machines utilisées pour les PCR saturées.

Reflets avait interrogé Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy.

Elle nous avait expliqué l'importance d'un dépistage massif, notamment pour trouver les asymptomatiques qui peuvent contaminer d'autres personnes.

Des chercheur californiens ont compilé une douzaine d’études françaises et étrangères qui ont testé systématiquement des populations définies et la proportion de personnes asymptomatiques parmi l’ensemble des personnes testées Covid-19 positives. « En moyenne, on arrive à 52 % d’asymptomatiques mais qui peuvent contaminer d’autres personnes, analyse Catherine Hill. On peut discuter ces études, c’est peut-être un peu moins. En tout cas, c’est certainement beaucoup plus que les 20 % estimés au départ. »

Une étude sur les 100 premiers cas de Covid-19 à Taïwan révèle qu’une personne atteinte par le virus est contaminante avant de présenter des symptômes. Ces 100 personnes ont contaminé 22 autres personnes.

« Les études montrent ainsi que le risque de contamination est maximum entre 5 jours avant l’apparition des symptômes et 5 jours après les premier symptômes. Cela confirme une fois...

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Cette solution de dépistage du coronavirus serait un gain de temps et ferait faire des économies.

Les tests PCR groupés pourraient être la solution pour faire face à la saturation des laboratoires d'analyses médicales et aux tensions dans l'approvisionnement en réactif pour dépister la Covid 19. Ils permettraient de tester plus et de de gagner un temps précieux pour isoler les porteurs du virus.

La France réalise actuellement un million de test PCR de détection de la covid 19. Mais la stratégie de dépistage mise en place semble montrer ses limites : délai d'attente de plusieurs jours pour avoir ses résultats (sauf si on s'appelle Jean Castex), fortes tensions pour les réactifs au niveau mondial, machines utilisées pour les PCR saturées.

Reflets avait interrogé Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy.

Elle nous avait expliqué l'importance d'un dépistage massif, notamment pour trouver les asymptomatiques qui peuvent contaminer d'autres personnes.

Des chercheur californiens ont compilé une douzaine d’études françaises et étrangères qui ont testé systématiquement des populations définies et la proportion de personnes asymptomatiques parmi l’ensemble des personnes testées Covid-19 positives. « En moyenne, on arrive à 52 % d’asymptomatiques mais qui peuvent contaminer d’autres personnes, analyse Catherine Hill. On peut discuter ces études, c’est peut-être un peu moins. En tout cas, c’est certainement beaucoup plus que les 20 % estimés au départ. »

Une étude sur les 100 premiers cas de Covid-19 à Taïwan révèle qu’une personne atteinte par le virus est contaminante avant de présenter des symptômes. Ces 100 personnes ont contaminé 22 autres personnes.

« Les études montrent ainsi que le risque de contamination est maximum entre 5 jours avant l’apparition des symptômes et 5 jours après les premier symptômes. Cela confirme une fois...

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Startup-Nation : vendre du vent pour espérer des électeurs5c13c069-6857-4072-97ad-72133b8c3760http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200909_164508_Startup-Nation___vendre_du_vent_pour_esperer_des_electeursWed, 09 Sep 2020 16:45:08 +0200

Un pari risqué de La République en marche

Si les startups sont passées maîtres dans l'art d'enfumer les investisseurs à base de concepts aussi opaques que creux, les politiques peuvent-ils appliquer ces méthodes à la gestion d'un État pour attirer les électeurs ?

LREM en pitch permanent

Il n'y a plus un sujet qui ne déclenche la mise en place d'un numéro vert : comprenez « le support client ». Dernier en date, le ministre de l'agriculture, Julien Denormandie vient de mettre en place un numéro gratuit pour les propriétaire de chevaux mutilés. Le « care »... C'est essentiel pour une startup politique qui allait « disrupter son écosystème » comme jamais aucun parti ne l'avait fait. C'était bien parti, avec un beau crowdfunding à Londres auprès de personnes fortunées. L'Elysée devait être un incubateur de première bourre. Mais les choses se sont compliquées. De Benalla aux gilets jaunes, en passant par la covid, les écueils se sont succédé. Pas faute d'avoir pitché comme un dératé dans tous les supports de presse possibles.

Interview d'Emmanuel Macron au journal d'extrême-droite Valeurs actuelles et quelques-unes de ses couvertures - D.R.
Interview d'Emmanuel Macron au journal d'extrême-droite Valeurs actuelles et quelques-unes de ses couvertures - D.R.

La startup, par principe, vend une promesse qui peut s'avérer du vent. Le produit, comme l'entreprise, est en construction permanente, peut, et doit, évoluer au fil des besoins des utilisateurs, des demandes des investisseurs. Dans la startup LREM, on est « agiles », « scalables ». Exemple, quand on sort à peine d'un confinement inédit, que l'on décide de renvoyer tous les gamins à l'école pour que les parents puissent travailler à nouveau, on a des « solutions ».

Prenez le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer... Le 30 août, alors que...

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Un pari risqué de La République en marche

Si les startups sont passées maîtres dans l'art d'enfumer les investisseurs à base de concepts aussi opaques que creux, les politiques peuvent-ils appliquer ces méthodes à la gestion d'un État pour attirer les électeurs ?

LREM en pitch permanent

Il n'y a plus un sujet qui ne déclenche la mise en place d'un numéro vert : comprenez « le support client ». Dernier en date, le ministre de l'agriculture, Julien Denormandie vient de mettre en place un numéro gratuit pour les propriétaire de chevaux mutilés. Le « care »... C'est essentiel pour une startup politique qui allait « disrupter son écosystème » comme jamais aucun parti ne l'avait fait. C'était bien parti, avec un beau crowdfunding à Londres auprès de personnes fortunées. L'Elysée devait être un incubateur de première bourre. Mais les choses se sont compliquées. De Benalla aux gilets jaunes, en passant par la covid, les écueils se sont succédé. Pas faute d'avoir pitché comme un dératé dans tous les supports de presse possibles.

Interview d'Emmanuel Macron au journal d'extrême-droite Valeurs actuelles et quelques-unes de ses couvertures - D.R.
Interview d'Emmanuel Macron au journal d'extrême-droite Valeurs actuelles et quelques-unes de ses couvertures - D.R.

La startup, par principe, vend une promesse qui peut s'avérer du vent. Le produit, comme l'entreprise, est en construction permanente, peut, et doit, évoluer au fil des besoins des utilisateurs, des demandes des investisseurs. Dans la startup LREM, on est « agiles », « scalables ». Exemple, quand on sort à peine d'un confinement inédit, que l'on décide de renvoyer tous les gamins à l'école pour que les parents puissent travailler à nouveau, on a des « solutions ».

Prenez le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer... Le 30 août, alors que...

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Université du PS : c’est pas la mer à Blois799af333-9f6c-4b2c-8354-7850a5e45216http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200908_085327_Universite_du_PS___c___est_pas_la_mer_a_BloisTue, 08 Sep 2020 08:53:27 +0200

Depuis 1993, militants et dirigeants du parti se réunissent traditionnellement en fin de l’été

Cette année, l’université d’été du PS s’est tenue à Blois. Adieu donc La Rochelle qui fut pendant plus de vingt ans la ville d’accueil du traditionnel grand meeting de la gauche.

Trouble... - D.R.

Et pourtant les convaincus étaient nombreux à souhaiter discourir de l’avenir du parti en respirant l’air iodé de l’Atlantique, à La Rochelle. A commencer par Lionel Jospin en personne, qui, d’un coup de pédalo entre sa maison de l’Ile de Ré et le vieux port de la cité, est venu activement supporter le maire Rochelais durant la dernière campagne municipale.

Stupeur ; après plus de 18 ans de silence et d’absence sur la scène politique, Lionel Jospin réapparaissait, rose à la boutonnière et sourire en coin. Nous subodorions presque que cette visite surprise ne tenait en rien au hasard mais qu’elle pouvait préfacer la sortie imminente d’un livre écrit en grand secret. L’idée d’une auto-promo réalisée en avant première de l’université d’été nous avait même traversé l’esprit. Faut-il être médisant pour oser imaginer un truc pareil ?

Changement de cap donc, ce sera Blois ou rien. A croire qu’Olivier Faure, l’actuel secrétaire du PS, n’apprécie définitivement plus les terres de ses ancêtres. Il est bon de se remémorer certaines de ses déclarations passées: « jusqu’ici La Rochelle était beaucoup le IN, encore plus le OFF, et c’était un échange qui au fil du temps s’était transformé en concours d’éloquence au mieux, et en bal des égos au pire… ».

Bref, la navigation à l’estime, ce n’est apparemment pas son truc à lui. Puis Il faut aussi convenir que ces dernières élections municipales n’ont pas manqué d’exacerber les passions et les frictions entre les écologistes du mouvement...

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Depuis 1993, militants et dirigeants du parti se réunissent traditionnellement en fin de l’été

Cette année, l’université d’été du PS s’est tenue à Blois. Adieu donc La Rochelle qui fut pendant plus de vingt ans la ville d’accueil du traditionnel grand meeting de la gauche.

Trouble... - D.R.

Et pourtant les convaincus étaient nombreux à souhaiter discourir de l’avenir du parti en respirant l’air iodé de l’Atlantique, à La Rochelle. A commencer par Lionel Jospin en personne, qui, d’un coup de pédalo entre sa maison de l’Ile de Ré et le vieux port de la cité, est venu activement supporter le maire Rochelais durant la dernière campagne municipale.

Stupeur ; après plus de 18 ans de silence et d’absence sur la scène politique, Lionel Jospin réapparaissait, rose à la boutonnière et sourire en coin. Nous subodorions presque que cette visite surprise ne tenait en rien au hasard mais qu’elle pouvait préfacer la sortie imminente d’un livre écrit en grand secret. L’idée d’une auto-promo réalisée en avant première de l’université d’été nous avait même traversé l’esprit. Faut-il être médisant pour oser imaginer un truc pareil ?

Changement de cap donc, ce sera Blois ou rien. A croire qu’Olivier Faure, l’actuel secrétaire du PS, n’apprécie définitivement plus les terres de ses ancêtres. Il est bon de se remémorer certaines de ses déclarations passées: « jusqu’ici La Rochelle était beaucoup le IN, encore plus le OFF, et c’était un échange qui au fil du temps s’était transformé en concours d’éloquence au mieux, et en bal des égos au pire… ».

Bref, la navigation à l’estime, ce n’est apparemment pas son truc à lui. Puis Il faut aussi convenir que ces dernières élections municipales n’ont pas manqué d’exacerber les passions et les frictions entre les écologistes du mouvement...

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Jean-Luc Hees va quitter le comité d'éthique de RT France13f084f1-5602-4459-b9dc-a5da68df0047http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200904_121343_Jean-Luc_Hees_va_quitter_le_comite_d_ethique_de_RT_FranceFri, 04 Sep 2020 12:13:43 +0200

Logo RT France - Copie d'écran
Logo RT France - Copie d'écran

Jean-Luc Hees a annoncé qu'il allait quitter le comité d'éthique de la chaîne russe RT France au mois de décembre, après trois années de mandat pour « se consacrer à d'autres projets ». Edit du 4 septembre 2020 - 15h30 : le mandat de Jean-Luc Hees avait une durée de trois ans.

« C'était un devoir de le faire en tant que journaliste. Je voulais juste que les gens s'interrogent. Quand on m'a fait cette proposition, je voulais juste regarder ce qu'il se passe pour cette chaîne pendant trois ans. Je n'ai aucun intérêt là-dedans, ça a été plus de problèmes que de gratifications. J'ai accepté d'un point de vue strictement journalistique, le b-a-ba du journalisme c'est de ne pas accuser son chien d'avoir a rage si on veut le noyer, on attend de savoir. Comme la chaîne avait une licence du CSA, je ne voulais pas qu'on leur fasse un procès d'intention. C'est bénévole, je savais qu'il n'y avait que des coups à prendre, mais c'était un point de vue : attendez de voir avant de juger. Je regarde très peu la chaîne mais on m'alerte quand il y a l'amorce d'un problème. On ne m'a jamais rien caché en cas de problème. La ligne éditoriale, c'est la leur, ce n'est pas forcément mon point de vue. S'il y avait eu un problème éthique, je serais parti immédiatement et j'aurais claqué la porte bruyamment. Maintenant d'autres prendront le relais ».

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Logo RT France - Copie d'écran
Logo RT France - Copie d'écran

Jean-Luc Hees a annoncé qu'il allait quitter le comité d'éthique de la chaîne russe RT France au mois de décembre, après trois années de mandat pour « se consacrer à d'autres projets ». Edit du 4 septembre 2020 - 15h30 : le mandat de Jean-Luc Hees avait une durée de trois ans.

« C'était un devoir de le faire en tant que journaliste. Je voulais juste que les gens s'interrogent. Quand on m'a fait cette proposition, je voulais juste regarder ce qu'il se passe pour cette chaîne pendant trois ans. Je n'ai aucun intérêt là-dedans, ça a été plus de problèmes que de gratifications. J'ai accepté d'un point de vue strictement journalistique, le b-a-ba du journalisme c'est de ne pas accuser son chien d'avoir a rage si on veut le noyer, on attend de savoir. Comme la chaîne avait une licence du CSA, je ne voulais pas qu'on leur fasse un procès d'intention. C'est bénévole, je savais qu'il n'y avait que des coups à prendre, mais c'était un point de vue : attendez de voir avant de juger. Je regarde très peu la chaîne mais on m'alerte quand il y a l'amorce d'un problème. On ne m'a jamais rien caché en cas de problème. La ligne éditoriale, c'est la leur, ce n'est pas forcément mon point de vue. S'il y avait eu un problème éthique, je serais parti immédiatement et j'aurais claqué la porte bruyamment. Maintenant d'autres prendront le relais ».

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France : Coronavirus, same player, play again24aaebfa-41be-48df-9b33-71af2f28fdbbhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200901_100656_France___Coronavirus__same_player__play_againTue, 01 Sep 2020 10:06:56 +0200

Perseverare diabolicum

Quelques mois seulement après le confinement et le cafouillage généralisé, le gouvernement français semble répéter les mêmes erreurs. Plongeon dans l'inconnu...

Coronavirus - © Nostromo

« Nous n'avons quasiment eu aucune consignes. Le flou absolu. Deux petites consignes en fin de parcours : faites-ci, ne faites pas ça. On s'est débrouillés comme on a pu », explique la directrice d'une école primaire. Il n'y a pas de quoi être surpris. Cela fait des semaines que les parents se plaignent sur les réseaux sociaux de n'avoir reçu aucune nouvelle de l'école de leurs enfants avant la rentrée. Le ministre lui-même, Jean-Michel Blanquer est resté parfaitement muet jusqu'au tout dernier moment. Savait-il lui-même ce qu'il fallait faire pour préparer au mieux cette rentrée et cela était-il même possible ?

Jean-Michel Blanquer - The Meme Maker - CC
Jean-Michel Blanquer - The Meme Maker - CC

Le gouvernement est affolé par les fondamentaux économiques qui commencent à s'imposer. Chômage, faillites, écroulement du PIB, tout ce que nous annoncions dès le 9 mars, puis mi-mars, le 27 mars, le 15 avril et enfin le 20 avril, commence à prendre forme. Il faut un certain temps pour que les agences de statistiques publiques comme l'INSEE (en France) prenne en compte les évolutions profondes de l'économie. Avec cette trouille au corps, le gouvernement et le président anticipent un effet sur l'élection présidentielle. A juste titre, une faillite lente mais généralisée du pays ne peut pas être favorable au parti au pouvoir lors du prochain scrutin.

Au boulot !

Cette panique, on l'a déjà vu avec le déconfinement, pousse le gouvernement à vouloir renvoyer les Français au...

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Perseverare diabolicum

Quelques mois seulement après le confinement et le cafouillage généralisé, le gouvernement français semble répéter les mêmes erreurs. Plongeon dans l'inconnu...

Coronavirus - © Nostromo

« Nous n'avons quasiment eu aucune consignes. Le flou absolu. Deux petites consignes en fin de parcours : faites-ci, ne faites pas ça. On s'est débrouillés comme on a pu », explique la directrice d'une école primaire. Il n'y a pas de quoi être surpris. Cela fait des semaines que les parents se plaignent sur les réseaux sociaux de n'avoir reçu aucune nouvelle de l'école de leurs enfants avant la rentrée. Le ministre lui-même, Jean-Michel Blanquer est resté parfaitement muet jusqu'au tout dernier moment. Savait-il lui-même ce qu'il fallait faire pour préparer au mieux cette rentrée et cela était-il même possible ?

Jean-Michel Blanquer - The Meme Maker - CC
Jean-Michel Blanquer - The Meme Maker - CC

Le gouvernement est affolé par les fondamentaux économiques qui commencent à s'imposer. Chômage, faillites, écroulement du PIB, tout ce que nous annoncions dès le 9 mars, puis mi-mars, le 27 mars, le 15 avril et enfin le 20 avril, commence à prendre forme. Il faut un certain temps pour que les agences de statistiques publiques comme l'INSEE (en France) prenne en compte les évolutions profondes de l'économie. Avec cette trouille au corps, le gouvernement et le président anticipent un effet sur l'élection présidentielle. A juste titre, une faillite lente mais généralisée du pays ne peut pas être favorable au parti au pouvoir lors du prochain scrutin.

Au boulot !

Cette panique, on l'a déjà vu avec le déconfinement, pousse le gouvernement à vouloir renvoyer les Français au...

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Guéguerre de pouvoir autour du plan de relancec1f210d9-0dac-49e1-be18-8ef971e908bdhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200826_155228_Gueguerre_de_pouvoir_autour_du_plan_de_relanceWed, 26 Aug 2020 15:52:28 +0200

Helicopter Money - D.R.
Helicopter Money - D.R.
Tout était prêt à Matignon et à Bercy pour annoncer un plan de relance à 100 milliards d'euros le 25 août. Mais Emmanuel Macron en a décidé autrement pour montrer que l'urgence sanitaire primait encore.

Dans la foulée, la Caisse des Dépôts devait annoncer son propre plan de relance, un plan de près de 300 milliards, sans compter l'argent que doit injecter de la Banque Publique d'Investissement (BPI), banque détenue à parts égales par l’État et la Caisse des Dépôts. Ces 300 milliards proviennent en partie des fonds propre de la Caisse, de l'argent du livret A, et d'emprunts auprès de banques. Ils doivent servir à soutenir les entreprises, l'agriculture et des grands travaux. Mais la Caisse a été priée de différer ses annonces après celles du gouvernement. "Les 100 milliards de l’État pouvaient paraître petit bras après les annonces de la Caisse, raconte un proche du dossier sous couvert de l'anonymat. L'Elysée et Matignon étaient d'accord que la Caisse fasse ses annonces immédiatement, mais c'est Bercy qui a mis son véto. Pour Bruno Lemaire, ce plan est l'occasion de se mettre en avant et de préparer l'avenir."

Entendez les présidentielles... Le ministre de l’Économie a d'ailleurs commencé à distiller des infos dans les médias. Jean Castex aussi, histoire d'exister un peu. Macron est prévenu : il a un ministre aux dents longues à Bercy. Ça lui rappelle des souvenirs...

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Helicopter Money - D.R.
Helicopter Money - D.R.
Tout était prêt à Matignon et à Bercy pour annoncer un plan de relance à 100 milliards d'euros le 25 août. Mais Emmanuel Macron en a décidé autrement pour montrer que l'urgence sanitaire primait encore.

Dans la foulée, la Caisse des Dépôts devait annoncer son propre plan de relance, un plan de près de 300 milliards, sans compter l'argent que doit injecter de la Banque Publique d'Investissement (BPI), banque détenue à parts égales par l’État et la Caisse des Dépôts. Ces 300 milliards proviennent en partie des fonds propre de la Caisse, de l'argent du livret A, et d'emprunts auprès de banques. Ils doivent servir à soutenir les entreprises, l'agriculture et des grands travaux. Mais la Caisse a été priée de différer ses annonces après celles du gouvernement. "Les 100 milliards de l’État pouvaient paraître petit bras après les annonces de la Caisse, raconte un proche du dossier sous couvert de l'anonymat. L'Elysée et Matignon étaient d'accord que la Caisse fasse ses annonces immédiatement, mais c'est Bercy qui a mis son véto. Pour Bruno Lemaire, ce plan est l'occasion de se mettre en avant et de préparer l'avenir."

Entendez les présidentielles... Le ministre de l’Économie a d'ailleurs commencé à distiller des infos dans les médias. Jean Castex aussi, histoire d'exister un peu. Macron est prévenu : il a un ministre aux dents longues à Bercy. Ça lui rappelle des souvenirs...

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Du Cult of the Dead Cow à Edward Snowden9ae3ea87-9e2c-43e4-866a-2298c04de3a0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200821_120004_Du_Cult_of_the_Dead_Cow_a_Edward_SnowdenFri, 21 Aug 2020 12:00:04 +0200

Carambolage d’histoires

Deux livres, l'un sur les groupes de hackers cDc et L0pht, l'autre, écrit par Edward Snowden, se recoupent sur certains points. Compte rendu...

Publication du cDc - Copie d'écran

C’est totalement fortuit. J’ai commandé et reçu quelques jours avant mes vacances le livre de Joseph Menn « Cult of the Dead Cow, How The Orginal Hacking Supergroup Might Just Save the World ». Au moment d’embarquer, dans un triste magasin de journaux, je suis tombé sur « Mémoires vives », écrit par Edward Snowden. Deux époques essentielles de la courte Histoire contemporaine du réseau des réseaux, des similitudes, des différences, les deux livres se télescopent.

J’avoue avoir commencé par le livre de Joseph Menn. Journaliste spécialisé en cyber sécurité chez Reuters, il décrit une époque que j’ai vécue. Il me semblait intéressant de confronter ce que j’ai perçu de cette époque épique des débuts de l’internet grand public, vers 1995, à ce qu’un journaliste américain pouvait retracer après de très nombreux entretiens avec les acteurs. C’est un livre que je conseille à tous les journalistes qui traitent des hackers et de la sécurité informatique. Il retrace l’envol d’une génération de hackers nés avec les Bulletin Board Systems, puis le Web. Est-ce dû à la nationalité de Joseph Menn ? Où simplement au thème de ce livre (le cDc) ? Le cDc et L0pht deux groupes de hackers, bien entendu mythiques, semblent être au cœur de tout ce qui s’est fait à cette époque. On perçoit, par petites touches, la perméabilité des groupes à cette époque. w00w00, LoU, MoD, une partie du mouvement Antisec sont vaguement évoqués (voir ici aussi). On retrouve aussi des personnages comme Bronc Buster,...

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Carambolage d’histoires

Deux livres, l'un sur les groupes de hackers cDc et L0pht, l'autre, écrit par Edward Snowden, se recoupent sur certains points. Compte rendu...

Publication du cDc - Copie d'écran

C’est totalement fortuit. J’ai commandé et reçu quelques jours avant mes vacances le livre de Joseph Menn « Cult of the Dead Cow, How The Orginal Hacking Supergroup Might Just Save the World ». Au moment d’embarquer, dans un triste magasin de journaux, je suis tombé sur « Mémoires vives », écrit par Edward Snowden. Deux époques essentielles de la courte Histoire contemporaine du réseau des réseaux, des similitudes, des différences, les deux livres se télescopent.

J’avoue avoir commencé par le livre de Joseph Menn. Journaliste spécialisé en cyber sécurité chez Reuters, il décrit une époque que j’ai vécue. Il me semblait intéressant de confronter ce que j’ai perçu de cette époque épique des débuts de l’internet grand public, vers 1995, à ce qu’un journaliste américain pouvait retracer après de très nombreux entretiens avec les acteurs. C’est un livre que je conseille à tous les journalistes qui traitent des hackers et de la sécurité informatique. Il retrace l’envol d’une génération de hackers nés avec les Bulletin Board Systems, puis le Web. Est-ce dû à la nationalité de Joseph Menn ? Où simplement au thème de ce livre (le cDc) ? Le cDc et L0pht deux groupes de hackers, bien entendu mythiques, semblent être au cœur de tout ce qui s’est fait à cette époque. On perçoit, par petites touches, la perméabilité des groupes à cette époque. w00w00, LoU, MoD, une partie du mouvement Antisec sont vaguement évoqués (voir ici aussi). On retrouve aussi des personnages comme Bronc Buster,...

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La Rochelle - Port du masque obligatoire pour les autres: Acte 2df6953e7-c97c-423c-88f0-93f658206b2ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200807_105823_La_Rochelle_-_Port_du_masque_obligatoire_pour_les_autres__Acte_2Fri, 07 Aug 2020 10:58:23 +0200

La Poste fermée et un centre de loisirs infecté : cluster ou pas cluster ?

Le 16 juillet dernier, le 4ème vice-président de la communauté d’agglo se fendait d’une prophétie très assurée avant de nous fixer un rendez-vous informel pour corroborer ses dires sous quinzaine. Nous y sommes…

Au bureau de poste de l’hôtel de ville, on informe de la fermeture sans trop s’appesantir sur les raisons - D.R.

De l’Acte 1 de cet épisode Rochelais nous ne retiendrons que l’inconsciente prédiction de M. Gérard Blanchard, fraîchement élu à la Communauté d'agglomération (CdA) et responsable du projet territoire zéro carbone. Ce scientifique de formation déclarait alors : « vous cherchez la petite bête monsieur, il n’y aura pas de cluster, donnons nous rendez-vous dans 14 jours ! ». Pourtant ce vendredi 31 juillet, les portes des deux plus grandes agences postales de la ville sont restées closes : au bureau de l’Hôtel de ville un postier venait en effet de se déclarer positif au Covid-19. A l’agence de Cap Ouest l’inquiétude est également de mise car plusieurs cas y ont été suspectés. Branle-bas de combat, la désinfection des locaux fut prescrite dès le lendemain matin.

A la réouverture des agences, nous nous sommes rendus sur place pour s’enquérir des mesures de protection du public et du personnel mises en place. Peine perdue, à défaut d’utiles précisions, nous avons joué au -c’est pas moi c’est l’autre- : l’agent d’accueil nous adressant au postier en chef, lui-même tenu d’en référer à sa responsable d’agence, elle-même nous renvoyant vers l’e-mail de la directrice de communication qui, flûte quel manque de chance, venait justement de partir en congé. Un petit tour dans les deux bureaux incriminés nous confirmera la difficulté à faire respecter les si magiques mesures barrières « pour de vrai ». Mais nous aurons toutefois l’occasion de comprendre qu’un conseil extraordinaire...

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La Poste fermée et un centre de loisirs infecté : cluster ou pas cluster ?

Le 16 juillet dernier, le 4ème vice-président de la communauté d’agglo se fendait d’une prophétie très assurée avant de nous fixer un rendez-vous informel pour corroborer ses dires sous quinzaine. Nous y sommes…

Au bureau de poste de l’hôtel de ville, on informe de la fermeture sans trop s’appesantir sur les raisons - D.R.

De l’Acte 1 de cet épisode Rochelais nous ne retiendrons que l’inconsciente prédiction de M. Gérard Blanchard, fraîchement élu à la Communauté d'agglomération (CdA) et responsable du projet territoire zéro carbone. Ce scientifique de formation déclarait alors : « vous cherchez la petite bête monsieur, il n’y aura pas de cluster, donnons nous rendez-vous dans 14 jours ! ». Pourtant ce vendredi 31 juillet, les portes des deux plus grandes agences postales de la ville sont restées closes : au bureau de l’Hôtel de ville un postier venait en effet de se déclarer positif au Covid-19. A l’agence de Cap Ouest l’inquiétude est également de mise car plusieurs cas y ont été suspectés. Branle-bas de combat, la désinfection des locaux fut prescrite dès le lendemain matin.

A la réouverture des agences, nous nous sommes rendus sur place pour s’enquérir des mesures de protection du public et du personnel mises en place. Peine perdue, à défaut d’utiles précisions, nous avons joué au -c’est pas moi c’est l’autre- : l’agent d’accueil nous adressant au postier en chef, lui-même tenu d’en référer à sa responsable d’agence, elle-même nous renvoyant vers l’e-mail de la directrice de communication qui, flûte quel manque de chance, venait justement de partir en congé. Un petit tour dans les deux bureaux incriminés nous confirmera la difficulté à faire respecter les si magiques mesures barrières « pour de vrai ». Mais nous aurons toutefois l’occasion de comprendre qu’un conseil extraordinaire...

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Un malcomprenant au ministère de l'Intérieur ?db48aaf9-5620-498a-9f17-119690e51cafhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200729_195252_Un_malcomprenant_au_ministere_de_l_Interieur__Wed, 29 Jul 2020 19:52:52 +0200

Darmanin en quête de clivages permanents

Sur les traces de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur multiplie les sorties qui ne peuvent que mettre en rage les défenseurs des Droits de l'Homme et les victimes de violences policières. C'est sans doute la manière la plus simple et la plus inutile de faire de la politique : exister par la polémique permanente...

Une du magazine hebdomadaire du Monde - Copie d'écran

Entendu mardi 28 juillet 2020 par la Commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé s'étouffer lorsqu'il entend l'expression "violence policière". Les mots ont un sens. De deux choses l'une, soit le ministre est un peu limité et n'a pas mesuré le message qu'il faisait passer, soit il l'a fait en toute conscience, comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy le faisait régulièrement pour déclencher une polémique. Dire que « personnellement, je m'étouffe » en entendant « l'expression "violence policière" » alors que Cédric Chouviat, ce livreur mort lors d'une arrestation violente par la police en janvier dernier, a justement prononcé ce cri d'agonie sept fois avant de mourir - « J’étouffe ! » -, est tout simplement honteux.

Tentant d'afficher une forme de culture générale, le ministre a ajouté : « la police exerce une violence, certes, mais une violence légitime, c'est vieux comme Max Weber ». Mais, comme le fait fort bien remarquer Mathieu Rigouste, « Max Weber, dans son livre 'Le savant et le politique', explique que l'État revendique le monopole de la violence légitime justement parce qu'il ne l'a pas. Il cherche donc à l''imposer' », ajoute Weber.

Les experts en science politique ne sont pas tendres avec le ministre. Sebastian Roché indique pour sa part que : « Max Weber n’a jamais parlé de violence légitime pour...

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Darmanin en quête de clivages permanents

Sur les traces de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur multiplie les sorties qui ne peuvent que mettre en rage les défenseurs des Droits de l'Homme et les victimes de violences policières. C'est sans doute la manière la plus simple et la plus inutile de faire de la politique : exister par la polémique permanente...

Une du magazine hebdomadaire du Monde - Copie d'écran

Entendu mardi 28 juillet 2020 par la Commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé s'étouffer lorsqu'il entend l'expression "violence policière". Les mots ont un sens. De deux choses l'une, soit le ministre est un peu limité et n'a pas mesuré le message qu'il faisait passer, soit il l'a fait en toute conscience, comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy le faisait régulièrement pour déclencher une polémique. Dire que « personnellement, je m'étouffe » en entendant « l'expression "violence policière" » alors que Cédric Chouviat, ce livreur mort lors d'une arrestation violente par la police en janvier dernier, a justement prononcé ce cri d'agonie sept fois avant de mourir - « J’étouffe ! » -, est tout simplement honteux.

Tentant d'afficher une forme de culture générale, le ministre a ajouté : « la police exerce une violence, certes, mais une violence légitime, c'est vieux comme Max Weber ». Mais, comme le fait fort bien remarquer Mathieu Rigouste, « Max Weber, dans son livre 'Le savant et le politique', explique que l'État revendique le monopole de la violence légitime justement parce qu'il ne l'a pas. Il cherche donc à l''imposer' », ajoute Weber.

Les experts en science politique ne sont pas tendres avec le ministre. Sebastian Roché indique pour sa part que : « Max Weber n’a jamais parlé de violence légitime pour...

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L'Est Républicain donne des idées de procès contre Reflets76a5fb5d-ce86-43ef-8ec5-a840b8a37fa7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200728_172805_L_Est_Republicain_donne_des_idees_de_proces_contre_RefletsTue, 28 Jul 2020 17:28:05 +0200

L'ancien maire de Nancy et le promoteur immobilier du projet Emblème y réfléchissent

Selon nos informations, l'ancien maire de Nancy et le promoteur immobilier du projet Emblème seraient sur le point de déposer plainte en diffamation contre Reflets sur la base d'un article de l'Est Républicain. Reflets maintient ses informations.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Dans un article publié le 25 juillet et titré « "Emblème", ce projet d’immeuble qui fait polémique à l’ombre de la tour Thiers », le journal local affirme, c'est même l'un de ses intertitres, qu'il n'y a pas d'enquête préliminaire ouverte. Le journaliste de l'Est Républicain, Pierre Roeder, parle de « rumeurs » : « Des rumeurs d’enquête préliminaire, nourries par Reflets, site d’information en ligne, ont bruissé lors de la campagne électorale. Mais le procureur de la République de Nancy est formel : aucune enquête préliminaire n’est ouverte sur ce dossier et, de fait, la section financière du SRPJ de Nancy n’a, à ce jour, pas été saisie ».

Nous avions publié deux articles sur le projet Emblème qui prévoit la construction d'un immeuble de 8 étages sur l'emprise d'une galerie marchande. Le premier était titré « Étranges affaires immobilières à Nancy et Pont-à-Mousson ». Le deuxième : « Tour Emblème à Nancy : le parquet a ouvert une enquête préliminaire ». En écrivant que l'ouverture d'une enquête préliminaire serait une rumeur, donc une fausse information, l'Est Républicain donne des idées à l'ancien maire qui s'était empressé de signer le 29 juin, le lendemain du deuxième tour des élections municipales qu'il a perdues, un permis de construire modificatif du controversé projet Emblème. Selon nos information, Laurent Hénart et Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet...

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L'ancien maire de Nancy et le promoteur immobilier du projet Emblème y réfléchissent

Selon nos informations, l'ancien maire de Nancy et le promoteur immobilier du projet Emblème seraient sur le point de déposer plainte en diffamation contre Reflets sur la base d'un article de l'Est Républicain. Reflets maintient ses informations.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Dans un article publié le 25 juillet et titré « "Emblème", ce projet d’immeuble qui fait polémique à l’ombre de la tour Thiers », le journal local affirme, c'est même l'un de ses intertitres, qu'il n'y a pas d'enquête préliminaire ouverte. Le journaliste de l'Est Républicain, Pierre Roeder, parle de « rumeurs » : « Des rumeurs d’enquête préliminaire, nourries par Reflets, site d’information en ligne, ont bruissé lors de la campagne électorale. Mais le procureur de la République de Nancy est formel : aucune enquête préliminaire n’est ouverte sur ce dossier et, de fait, la section financière du SRPJ de Nancy n’a, à ce jour, pas été saisie ».

Nous avions publié deux articles sur le projet Emblème qui prévoit la construction d'un immeuble de 8 étages sur l'emprise d'une galerie marchande. Le premier était titré « Étranges affaires immobilières à Nancy et Pont-à-Mousson ». Le deuxième : « Tour Emblème à Nancy : le parquet a ouvert une enquête préliminaire ». En écrivant que l'ouverture d'une enquête préliminaire serait une rumeur, donc une fausse information, l'Est Républicain donne des idées à l'ancien maire qui s'était empressé de signer le 29 juin, le lendemain du deuxième tour des élections municipales qu'il a perdues, un permis de construire modificatif du controversé projet Emblème. Selon nos information, Laurent Hénart et Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet...

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Le grand cirque Zavaglione s'élargit410e159f-5477-4b92-b4bb-c4e21d334328http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200728_100514_Le_grand_cirque_Zavaglione_s_elargitTue, 28 Jul 2020 10:05:14 +0200

Ça va être long ces 600 jours jusqu'à la fin du mandat...

Il y a encore des personnes pour qui la nomination des secrétaires d'Etat représente quelque chose. Elles attendaient la fumée blanche. Celle-ci est arrivée hier soir. On n'est pas déçus...

Photo Roger Schultz - Wikipedia - CC BY 2.0

La politique est une science aussi inexacte que complexe. Sur le papier, l'expérience Macron, ce "barrage" à Marine Le Pen, est un échec total et Emmanuel Macron devrait, en toute logique, subir un cuisant échec aux prochaines élections. Le jeune homme fringuant, au verbe aussi facile que creux, celui qui pensait pouvoir tout changer, réussir là où tous ses prédécesseurs avaient échoué, se retrouve à la tête d'un pays exsangue, fracturé comme jamais, où chacun voit dans l'autre un irréconciliable ennemi. La crise économique qui arrive est inédite. Bien pire que les deux dernières. La réponse qui lui sera apportée est celle d'un Alain Madelin. Les plus jeunes ne comprendront pas ce que cela veut dire mais les plus vieux savent combien elle sera mortifère. Dans la liste des sous-ministres on trouve quelques spécimens qui ne dépareront pas au coeur du grand cirque Zavaglione.

Entrez, entrez, Mesdames et Messieurs, Entrez et admirez l'homme le plus fort du monde, celui qui peut plier toute la planète à sa volonté, celui que tous vénèrent pour sa pensée complexe, celui qui peut changer votre quotidien d'un coup de crayon ou de LBD ! Entrez, c'est pas cher. 20 cents d'euros le ticket pour l'immense, l'intriguant, le mystérieux cirque Zavaglione !

Entrez et admirez l'homme à la vision hypertrophiée, celui qui peut déceler dans les airs des avions militaires et non des avions commerciaux. Celui qui sait, sa vision lui...

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Ça va être long ces 600 jours jusqu'à la fin du mandat...

Il y a encore des personnes pour qui la nomination des secrétaires d'Etat représente quelque chose. Elles attendaient la fumée blanche. Celle-ci est arrivée hier soir. On n'est pas déçus...

Photo Roger Schultz - Wikipedia - CC BY 2.0

La politique est une science aussi inexacte que complexe. Sur le papier, l'expérience Macron, ce "barrage" à Marine Le Pen, est un échec total et Emmanuel Macron devrait, en toute logique, subir un cuisant échec aux prochaines élections. Le jeune homme fringuant, au verbe aussi facile que creux, celui qui pensait pouvoir tout changer, réussir là où tous ses prédécesseurs avaient échoué, se retrouve à la tête d'un pays exsangue, fracturé comme jamais, où chacun voit dans l'autre un irréconciliable ennemi. La crise économique qui arrive est inédite. Bien pire que les deux dernières. La réponse qui lui sera apportée est celle d'un Alain Madelin. Les plus jeunes ne comprendront pas ce que cela veut dire mais les plus vieux savent combien elle sera mortifère. Dans la liste des sous-ministres on trouve quelques spécimens qui ne dépareront pas au coeur du grand cirque Zavaglione.

Entrez, entrez, Mesdames et Messieurs, Entrez et admirez l'homme le plus fort du monde, celui qui peut plier toute la planète à sa volonté, celui que tous vénèrent pour sa pensée complexe, celui qui peut changer votre quotidien d'un coup de crayon ou de LBD ! Entrez, c'est pas cher. 20 cents d'euros le ticket pour l'immense, l'intriguant, le mystérieux cirque Zavaglione !

Entrez et admirez l'homme à la vision hypertrophiée, celui qui peut déceler dans les airs des avions militaires et non des avions commerciaux. Celui qui sait, sa vision lui...

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Un avocat qui fabriquait de fausses décision du justice épinglé par le conseil de disciplined84a9415-2d8f-4eba-8820-c39b79982fd5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200727_201201_Un_avocat_qui_fabriquait_de_fausses_decision_du_justice_epingle_par_le_conseil_de_disciplineMon, 27 Jul 2020 20:12:01 +0200

L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
Lors de la mise en place du projet de conseil de déontologie des journalistes, Reflets avait publié un article contre l'idée que les journalistes soient jugés par leurs pairs. L'un des socles de notre contrat social est l'existence d'une justice indépendante qui rend des décisions que tous doivent considérer comme une vérité judiciaire. C'est donc avec une grande circonspection que nous apprenons la sanction imposée par le conseil régional de discipline de la cour d’appel d’Aix-en-Provence à l’encontre d’un avocat qui avait rédigé de fausses décisions de justice... Le conseil, en première instance puis en appel a confirmé une interdiction d'exercer pour trois et non pas une radiation, qui était une autre alternative. On attend avec intérêt une éventuelle décision de justice. Une vraie, cette fois...

Edit du 28 juillet 00:00h : Comme nous le signale @evematringe nous avons écrit des sottises par méconnaissance du fonctionnement du conseil de discipline des avocats et en raison d'une lecture trop rapide de l'article mentionné en lien. Pour ce dernier point, l'auteur de l'article a une excuse mais il sera tout de même condamné à le relire 10 fois. Comme le mentionne l'article cité, la décision en appel a été rendue par la cour d'appel d'Aix et donc par des magistrats professionnels.

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L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
Lors de la mise en place du projet de conseil de déontologie des journalistes, Reflets avait publié un article contre l'idée que les journalistes soient jugés par leurs pairs. L'un des socles de notre contrat social est l'existence d'une justice indépendante qui rend des décisions que tous doivent considérer comme une vérité judiciaire. C'est donc avec une grande circonspection que nous apprenons la sanction imposée par le conseil régional de discipline de la cour d’appel d’Aix-en-Provence à l’encontre d’un avocat qui avait rédigé de fausses décisions de justice... Le conseil, en première instance puis en appel a confirmé une interdiction d'exercer pour trois et non pas une radiation, qui était une autre alternative. On attend avec intérêt une éventuelle décision de justice. Une vraie, cette fois...

Edit du 28 juillet 00:00h : Comme nous le signale @evematringe nous avons écrit des sottises par méconnaissance du fonctionnement du conseil de discipline des avocats et en raison d'une lecture trop rapide de l'article mentionné en lien. Pour ce dernier point, l'auteur de l'article a une excuse mais il sera tout de même condamné à le relire 10 fois. Comme le mentionne l'article cité, la décision en appel a été rendue par la cour d'appel d'Aix et donc par des magistrats professionnels.

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La Rochelle - Port du masque obligatoire : oui, mais pour les autres7ae75749-2fde-4ecc-9af9-8a2aeb7eb050http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200722_151402_La_Rochelle_-_Port_du_masque_obligatoire___oui__mais_pour_les_autresWed, 22 Jul 2020 15:14:02 +0200

La mauvaise foi ne serait-elle pas plus contagieuse que le virus ?

L’affaire s’est déroulée le 16 juillet dernier, en pleine chaleur estivale, dans les locaux dits de L’Encan, une ancienne criée aux poissons reconvertie en salle de réunion à La Rochelle. Un grand conseil s’y tenait afin d’élire le président et les vice-présidents de la Communauté d’agglomération rochelaise.

Un panneau virtuel pour mieux coller à la réalité du conseil de la CdA… - EB

Ni les honneurs d’un Grand Paris, ni le faste d’un Grand Lyon, nous sommes ici sur le quais Louis Prunier longeant le bassin de chalutiers de la belle cité Rochelaise. Anecdotique ? Pas tant que cela, car c’est bien du sort de 28 communes et de quelques 170 000 habitants dont il s’agissait de s’occuper. Pas négligeable.

Dans cette enceinte close de murs se sont ainsi regroupées environ 150 personnes : du public, des élus locaux, des journalistes, bref un rassemblement hétéroclite de citoyens, tous plus soucieux les uns que les autres de l’avenir de leur région. Il régnait là une ambiance détendue digne d’une chaude après-midi d’été. Chacun de se saluer, d’échanger, de se sourire de près ou de loin, tout en s’efforçant d’oublier les heurts et douleurs des dernières élections municipales.

Tout allait donc pour le mieux, et presque enfin, ça sentait bon les vacances ! Pourtant, une ombre portée sur les côtes de Nouvelle-Aquitaine assombrissait le tableau: ce satané virus du Covid-19 rôdait encore dans tous les esprits. Mais croix de bois, croix de fer, Monsieur le Maire de La Rochelle avait juré la veille au soir qu’il ne s’en laisserait pas compter par une seconde vague.

Lors du tout premier conseil municipal de la ville, il annonçait en effet la prochaine promulgation d’un arrêté imposant formellement le port du masque sur le port de la ville. Pour cause, cette foultitude de vacanciers venus respirer à plein poumon le bon air de la mer. Au lendemain d’une déclaration si...

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La mauvaise foi ne serait-elle pas plus contagieuse que le virus ?

L’affaire s’est déroulée le 16 juillet dernier, en pleine chaleur estivale, dans les locaux dits de L’Encan, une ancienne criée aux poissons reconvertie en salle de réunion à La Rochelle. Un grand conseil s’y tenait afin d’élire le président et les vice-présidents de la Communauté d’agglomération rochelaise.

Un panneau virtuel pour mieux coller à la réalité du conseil de la CdA… - EB

Ni les honneurs d’un Grand Paris, ni le faste d’un Grand Lyon, nous sommes ici sur le quais Louis Prunier longeant le bassin de chalutiers de la belle cité Rochelaise. Anecdotique ? Pas tant que cela, car c’est bien du sort de 28 communes et de quelques 170 000 habitants dont il s’agissait de s’occuper. Pas négligeable.

Dans cette enceinte close de murs se sont ainsi regroupées environ 150 personnes : du public, des élus locaux, des journalistes, bref un rassemblement hétéroclite de citoyens, tous plus soucieux les uns que les autres de l’avenir de leur région. Il régnait là une ambiance détendue digne d’une chaude après-midi d’été. Chacun de se saluer, d’échanger, de se sourire de près ou de loin, tout en s’efforçant d’oublier les heurts et douleurs des dernières élections municipales.

Tout allait donc pour le mieux, et presque enfin, ça sentait bon les vacances ! Pourtant, une ombre portée sur les côtes de Nouvelle-Aquitaine assombrissait le tableau: ce satané virus du Covid-19 rôdait encore dans tous les esprits. Mais croix de bois, croix de fer, Monsieur le Maire de La Rochelle avait juré la veille au soir qu’il ne s’en laisserait pas compter par une seconde vague.

Lors du tout premier conseil municipal de la ville, il annonçait en effet la prochaine promulgation d’un arrêté imposant formellement le port du masque sur le port de la ville. Pour cause, cette foultitude de vacanciers venus respirer à plein poumon le bon air de la mer. Au lendemain d’une déclaration si...

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Restez chez vous…, est-ce mieux que sortez de chez vous, pour toujours ?459c1d56-8071-4622-93f3-3b86f70d2271http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200715_161635_Restez_chez_vous_____est-ce_mieux_que_sortez_de_chez_vous__pour_toujours__Wed, 15 Jul 2020 16:16:35 +0200

A chaque catastrophe son mantra

Face à un phénomène de grande ampleur, comme le coronavirus, la préconisation n’est pas toujours le confinement. Lors d'une catastrophe nucléaire, par exemple, la contamination intense dans les alentours de la centrale pousse au contraire les autorités à délimiter une zone dite d’exclusion.

Vue du parc d'attraction à Pripiat, non loin de Tchernobyl - pxhere.com - CC0

Il faut espérer que cet impératif incrusté au coin de l’écran de notre télévision pendant de longues semaines ne se soit pas incrusté dans un coin de notre tête. Car alors, si c’était le cas, nous changerions de références en matière de conduites sociales, et peut-être plus précisément en ce qui concerne nos systèmes de valeurs, notre morale, nos pratiques quotidiennes. On a tous bien compris les bienfaits pour la santé qu’apportait le confinement pendant une pandémie. On reste chez soi, la pandémie est stoppée. Enfin, partiellement peut-être. Certains esprits chagrins nous prédisent une « deuxième vague », tout en reconnaissant, bien qu’il s’agisse de scientifiques de haut niveau que rien n’est sûr, on peut s’attendre aussi à son contraire, peut-être bien que la deuxième vague est derrière nous. Depuis la pandémie nous avons l’habitude de positionner toutes ces informations dans un « cloud » régi par une relation d’indétermination, qui remet en question jusqu’à nos assises psychologiques les plus profondes.

Pour ce qui est du #RestezChezVous, il nous a permis avec plus ou moins de confort de traverser une période inédite, nous laissant ébahis par une telle situation, par cet in-pensé. Alors nous sommes restés chez nous, chacun chez soi, sans sortir sauf en s’autorisant soi-même à sortir, pour un court moment, rarement. Pour ceux qui avaient la chance de ne disposer que d’une seule pièce, ils pouvaient se remémorer et mettre en situation cette proposition faite par Pascal...

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A chaque catastrophe son mantra

Face à un phénomène de grande ampleur, comme le coronavirus, la préconisation n’est pas toujours le confinement. Lors d'une catastrophe nucléaire, par exemple, la contamination intense dans les alentours de la centrale pousse au contraire les autorités à délimiter une zone dite d’exclusion.

Vue du parc d'attraction à Pripiat, non loin de Tchernobyl - pxhere.com - CC0

Il faut espérer que cet impératif incrusté au coin de l’écran de notre télévision pendant de longues semaines ne se soit pas incrusté dans un coin de notre tête. Car alors, si c’était le cas, nous changerions de références en matière de conduites sociales, et peut-être plus précisément en ce qui concerne nos systèmes de valeurs, notre morale, nos pratiques quotidiennes. On a tous bien compris les bienfaits pour la santé qu’apportait le confinement pendant une pandémie. On reste chez soi, la pandémie est stoppée. Enfin, partiellement peut-être. Certains esprits chagrins nous prédisent une « deuxième vague », tout en reconnaissant, bien qu’il s’agisse de scientifiques de haut niveau que rien n’est sûr, on peut s’attendre aussi à son contraire, peut-être bien que la deuxième vague est derrière nous. Depuis la pandémie nous avons l’habitude de positionner toutes ces informations dans un « cloud » régi par une relation d’indétermination, qui remet en question jusqu’à nos assises psychologiques les plus profondes.

Pour ce qui est du #RestezChezVous, il nous a permis avec plus ou moins de confort de traverser une période inédite, nous laissant ébahis par une telle situation, par cet in-pensé. Alors nous sommes restés chez nous, chacun chez soi, sans sortir sauf en s’autorisant soi-même à sortir, pour un court moment, rarement. Pour ceux qui avaient la chance de ne disposer que d’une seule pièce, ils pouvaient se remémorer et mettre en situation cette proposition faite par Pascal...

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Venez fêter le 14 juillet avec les GAFAM4a4d5510-4b8b-4659-9bc5-b2c1a061529ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200712_184628_Venez_feter_le_14_juillet_avec_les_GAFAMSun, 12 Jul 2020 18:46:28 +0200

Un feu d'artifice pour un enterrement de première classe de la santé publique à la française !

Airbus et Renault qui cèdent aux sirènes de Google, c'est bien dommage, mais ce ne sont, après tout, que des entreprises privées (comment ça, l’Etat est actionnaire ?), et nous ne pouvons qu’assister impuissants à cette colonisation numérique qui absorbe petit à petit l'économie du pays, mais que va-t-il se passer quand cela touchera au cœur de ce qui fait notre nation ?

Microsoft everywhere - D.R.

Imaginez qu’on soit en train de GAFAMiser ce qui fait (encore) la fierté de notre modèle républicain et de notre contrat social : notre système de santé publique.

C’est pourtant bien ce qui est en train de se passer avec Microsoft. Sous nos yeux, perdu dans la cacophonie ambiante provoquée par une crise économico-sanitaire sans précédent, toutes les données médicales des français vont passer sous pavillon américain.

Petit résumé pour ceux qui prennent la série en cours de route, afin de pouvoir participer à la fête nationale, vous aussi, et remercier les GAFAM de leur bienveillance.

s01e01 - Microsoft récupère les données de santé de toute la population française

(All your base are belong to us - titre US) - première diffusion le 17/05/2020

spoilers : Microsoft contourne l’appel d’offre et fait des spécifications qui font que seul Microsoft peut répondre au besoins fonctionnels exprimés par Microsoft. Malin. Les clés de chiffrement sont confiées à Microsoft. Pas con. Le traitement avancé de la data se fera aux USA. Pratique. Profitant de la crise du covid qui mobilise toute l’attention, le coup d’envoi du projet Health Data Hub est lancé. Yalla. Cerise sur le gâteau, tout l’écosystème “HealthTech” de notre brave startup nation, appelé à éclore en utilisant ces datas, sera “microsoftisé”. Assimilate. La CNIL panique un peu et même le conseil constitutionnel finira par s’en mêler tellement ça pue la magouille à plein nez.

#StarTrek #Borg #Democracy #Assimilate...

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Un feu d'artifice pour un enterrement de première classe de la santé publique à la française !

Airbus et Renault qui cèdent aux sirènes de Google, c'est bien dommage, mais ce ne sont, après tout, que des entreprises privées (comment ça, l’Etat est actionnaire ?), et nous ne pouvons qu’assister impuissants à cette colonisation numérique qui absorbe petit à petit l'économie du pays, mais que va-t-il se passer quand cela touchera au cœur de ce qui fait notre nation ?

Microsoft everywhere - D.R.

Imaginez qu’on soit en train de GAFAMiser ce qui fait (encore) la fierté de notre modèle républicain et de notre contrat social : notre système de santé publique.

C’est pourtant bien ce qui est en train de se passer avec Microsoft. Sous nos yeux, perdu dans la cacophonie ambiante provoquée par une crise économico-sanitaire sans précédent, toutes les données médicales des français vont passer sous pavillon américain.

Petit résumé pour ceux qui prennent la série en cours de route, afin de pouvoir participer à la fête nationale, vous aussi, et remercier les GAFAM de leur bienveillance.

s01e01 - Microsoft récupère les données de santé de toute la population française

(All your base are belong to us - titre US) - première diffusion le 17/05/2020

spoilers : Microsoft contourne l’appel d’offre et fait des spécifications qui font que seul Microsoft peut répondre au besoins fonctionnels exprimés par Microsoft. Malin. Les clés de chiffrement sont confiées à Microsoft. Pas con. Le traitement avancé de la data se fera aux USA. Pratique. Profitant de la crise du covid qui mobilise toute l’attention, le coup d’envoi du projet Health Data Hub est lancé. Yalla. Cerise sur le gâteau, tout l’écosystème “HealthTech” de notre brave startup nation, appelé à éclore en utilisant ces datas, sera “microsoftisé”. Assimilate. La CNIL panique un peu et même le conseil constitutionnel finira par s’en mêler tellement ça pue la magouille à plein nez.

#StarTrek #Borg #Democracy #Assimilate...

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Gouvernement Castex : le cirque Zavaglione en tournée4791755e-ce4b-4cd6-9619-bdf0c74d4624http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200710_165653_Gouvernement_Castex___le_cirque_Zavaglione_en_tourneeFri, 10 Jul 2020 16:56:53 +0200

Emmanuel Macron dans le sillage de Bush, Sarkozy et Trump

Le message que le président de la république a voulu faire passer est clair : je fais ce que je veux, même n'importe quoi, et si cela vous déplait ou vous choque, peu importe.

Colin Powell à l'ONU - D.R.

Le mensonge, une fois révélé, est porteur d'une perte de confiance. Impossible d'être cru par la suite, lorsque l'on a ouvertement menti. Qui porterait le moindre crédit aux déclarations de Collin Powell ou de George Bush s'ils venaient expliquer, preuves à l'appui, qu'Emmanuel Macron détient des armes de destruction massive et menace la sécurité des Etats-Unis ou du reste de l'Europe ? C'est sur un énorme mensonge de ce type que les USA sont partis en guerre contre l'Irak avec la Grande-Bretagne, de manière illégale. A l'époque, Colin Powell, secrétaire d'Etat de l'administration Bush (ministre des affaires étrangères) brandit à l'ONU une fiole contenant une poudre blanche en expliquant que Saddam Hussein détient des armes chimiques de destruction massive. Après cette guerre illégale, et présentée comme préventive (une justification utilisée avant cela par l'Allemagne nazie), les militaires Américains et les inspecteurs des Nations-Unis, vont chercher en vain ces armes (*). Elles n'ont jamais existé.

En France, Nicolas Sarkozy avait entamé la mutation du rôle de président. On lui doit d'ailleurs le terme d'hyper-président. Celui qui a tous les pouvoirs, certes, mais pas seulement. Nicolas Sarkozy, c'est un président qui qualifie son premier ministre de "collaborateur", qui prend ses décisions sans se soucier de l'opinion publique. Au contraire, plus c'est clivant, mieux c'est. Il...

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Emmanuel Macron dans le sillage de Bush, Sarkozy et Trump

Le message que le président de la république a voulu faire passer est clair : je fais ce que je veux, même n'importe quoi, et si cela vous déplait ou vous choque, peu importe.

Colin Powell à l'ONU - D.R.

Le mensonge, une fois révélé, est porteur d'une perte de confiance. Impossible d'être cru par la suite, lorsque l'on a ouvertement menti. Qui porterait le moindre crédit aux déclarations de Collin Powell ou de George Bush s'ils venaient expliquer, preuves à l'appui, qu'Emmanuel Macron détient des armes de destruction massive et menace la sécurité des Etats-Unis ou du reste de l'Europe ? C'est sur un énorme mensonge de ce type que les USA sont partis en guerre contre l'Irak avec la Grande-Bretagne, de manière illégale. A l'époque, Colin Powell, secrétaire d'Etat de l'administration Bush (ministre des affaires étrangères) brandit à l'ONU une fiole contenant une poudre blanche en expliquant que Saddam Hussein détient des armes chimiques de destruction massive. Après cette guerre illégale, et présentée comme préventive (une justification utilisée avant cela par l'Allemagne nazie), les militaires Américains et les inspecteurs des Nations-Unis, vont chercher en vain ces armes (*). Elles n'ont jamais existé.

En France, Nicolas Sarkozy avait entamé la mutation du rôle de président. On lui doit d'ailleurs le terme d'hyper-président. Celui qui a tous les pouvoirs, certes, mais pas seulement. Nicolas Sarkozy, c'est un président qui qualifie son premier ministre de "collaborateur", qui prend ses décisions sans se soucier de l'opinion publique. Au contraire, plus c'est clivant, mieux c'est. Il...

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Nancy : le maire signe le permis de construire du projet Emblème le 29 juinebbf5e5d-8adb-40f3-b751-b76dc4de433fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200708_115332_Nancy___le_maire_signe_le_permis_de_construire_du_projet_Embleme_le_29_juinWed, 08 Jul 2020 11:53:32 +0200

Le lendemain du deuxième tour des élections municipales qui s'est tenu le 28 juin 2020, le maire de Nancy, Laurent Hénart, battu par le candidat de gauche Mathieu Klein, a signé le permis de construire modificatif du controversé projet Emblème dont nous vous avions longuement parlé ici, puis . Le parquet a ouvert une enquête préliminaire sur ce projet immobilier. A peine battu, le maire a jugé utile de signer en catastrophe le permis de construire modificatif...

Permis de construire modificatif - D.R.
Permis de construire modificatif - D.R.

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Le lendemain du deuxième tour des élections municipales qui s'est tenu le 28 juin 2020, le maire de Nancy, Laurent Hénart, battu par le candidat de gauche Mathieu Klein, a signé le permis de construire modificatif du controversé projet Emblème dont nous vous avions longuement parlé ici, puis . Le parquet a ouvert une enquête préliminaire sur ce projet immobilier. A peine battu, le maire a jugé utile de signer en catastrophe le permis de construire modificatif...

Permis de construire modificatif - D.R.
Permis de construire modificatif - D.R.

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Martine Landry : relaxe de la militante d'Amnesty International205aa5c5-8ed7-4d99-a988-7477b2041b7ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200708_113637_Martine_Landry___relaxe_de_la_militante_d_Amnesty_InternationalWed, 08 Jul 2020 11:36:37 +0200

Nous vous avions parlé de Martine Landry en octobre 2018 à l'occasion d'un long reportage sur la vallée de la Roya et de ses passeurs d'humanité.

Martine Landry était devenue malgré elle un symbole de l’absurdité des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui aident les migrants. « L’affaire » pourrait prêter à sourire : la justice lui reprochait d’avoir convoyé deux mineurs depuis le poste frontière italien jusqu’au poste frontière français à Menton, bref d’avoir emmené des mineurs de la police italienne à la police française. Il faut se représenter le lieu pour comprendre l’absurdité de la chose : une route sur les hauteurs de la ville, d’un côté le poste frontière italien, de l’autre les douanes françaises. Une centaine de mètres séparent les deux bâtiments. Au milieu, un panneau France. C’est dans cet espace que plusieurs associations, dont Amnesty International à laquelle appartient Martine Landry, effectuent des observations sur la légalité des reconduites vers l’Italie.

Martine Landry devant le panneau de la frontière - Photo : Reflets
Martine Landry devant le panneau de la frontière - Photo : Reflets

A la veille de son procès en appel prévu aujourd'hui, le parquet général a annoncé son retrait, confirmant ainsi de fait la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel de Nice en juillet 2018.

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Nous vous avions parlé de Martine Landry en octobre 2018 à l'occasion d'un long reportage sur la vallée de la Roya et de ses passeurs d'humanité.

Martine Landry était devenue malgré elle un symbole de l’absurdité des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui aident les migrants. « L’affaire » pourrait prêter à sourire : la justice lui reprochait d’avoir convoyé deux mineurs depuis le poste frontière italien jusqu’au poste frontière français à Menton, bref d’avoir emmené des mineurs de la police italienne à la police française. Il faut se représenter le lieu pour comprendre l’absurdité de la chose : une route sur les hauteurs de la ville, d’un côté le poste frontière italien, de l’autre les douanes françaises. Une centaine de mètres séparent les deux bâtiments. Au milieu, un panneau France. C’est dans cet espace que plusieurs associations, dont Amnesty International à laquelle appartient Martine Landry, effectuent des observations sur la légalité des reconduites vers l’Italie.

Martine Landry devant le panneau de la frontière - Photo : Reflets
Martine Landry devant le panneau de la frontière - Photo : Reflets

A la veille de son procès en appel prévu aujourd'hui, le parquet général a annoncé son retrait, confirmant ainsi de fait la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel de Nice en juillet 2018.

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Soirée mousse et marché fantôme au ministère de l’intérieur1691390e-b762-453b-b1d9-56518eaabc8fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200706_154122_Soiree_mousse_et_marche_fantome_au_ministere_de_l___interieurMon, 06 Jul 2020 15:41:22 +0200

Le ministère refuse de communiquer les conditions d'un marché pour des visières

Si ce n'est pas pour relayer la communication gouvernementale, inutile d'interroger la plupart des ministères. Les services de presse ne répondent pas.

Site du ministère de l'Intérieur - Copie d'écran

C’est l’histoire d’une entreprise française qui a reçu une couverture médiatique conséquente. JPJ Mousse. Articles dans la presse locale, nationale, la télévision s’intéresse même à elle, visite du député, tweet du député… Tout le monde célèbre ce fabriquant de mousse de protection qui pendant la pandémie, a fabriqué des visières et en a notamment vendu au ministère de l’intérieur pour protéger les assesseurs pendant le second tour des élections municipales.

Tweet du député de l'Yonne - Copie d'écran
Tweet du député de l'Yonne - Copie d'écran

Mais lorsque l’on demande dans quel cadre s’est faite cette vente, tout le monde se mure dans le silence. Secret-défense ? Le montant impose un marché public et la publicité du résultat. Mais dans le cadre de la pandémie il est possible que cet achat ait fait l'objet d'un contrat de gré à gré, souligne Frédéric Allaire, professeur de droit public que nous avions consulté pour notre documentaire Radar, la machine à cash. Mais pourquoi le ministère de l'intérieur refuse-t-il de l'indiquer ? Mystère. Cela devient une habitude, les services de presse des ministère sont devenu des machines à relayer une communication gouvernementale et ne répondent plus aux questions qui ne la servent pas. « Envoyez un mail, on vous répondra »... Mais « on » ne répond quasiment jamais...

Le site de JPJ Mousse et les articles racontant sa belle histoire mentionnent un appel d’offres du ministère de l’Intérieur. De fait, à un peu plus de 5 euros la visière ou, au prix le...

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Le ministère refuse de communiquer les conditions d'un marché pour des visières

Si ce n'est pas pour relayer la communication gouvernementale, inutile d'interroger la plupart des ministères. Les services de presse ne répondent pas.

Site du ministère de l'Intérieur - Copie d'écran

C’est l’histoire d’une entreprise française qui a reçu une couverture médiatique conséquente. JPJ Mousse. Articles dans la presse locale, nationale, la télévision s’intéresse même à elle, visite du député, tweet du député… Tout le monde célèbre ce fabriquant de mousse de protection qui pendant la pandémie, a fabriqué des visières et en a notamment vendu au ministère de l’intérieur pour protéger les assesseurs pendant le second tour des élections municipales.

Tweet du député de l'Yonne - Copie d'écran
Tweet du député de l'Yonne - Copie d'écran

Mais lorsque l’on demande dans quel cadre s’est faite cette vente, tout le monde se mure dans le silence. Secret-défense ? Le montant impose un marché public et la publicité du résultat. Mais dans le cadre de la pandémie il est possible que cet achat ait fait l'objet d'un contrat de gré à gré, souligne Frédéric Allaire, professeur de droit public que nous avions consulté pour notre documentaire Radar, la machine à cash. Mais pourquoi le ministère de l'intérieur refuse-t-il de l'indiquer ? Mystère. Cela devient une habitude, les services de presse des ministère sont devenu des machines à relayer une communication gouvernementale et ne répondent plus aux questions qui ne la servent pas. « Envoyez un mail, on vous répondra »... Mais « on » ne répond quasiment jamais...

Le site de JPJ Mousse et les articles racontant sa belle histoire mentionnent un appel d’offres du ministère de l’Intérieur. De fait, à un peu plus de 5 euros la visière ou, au prix le...

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Les Ouïghours suivis à la trace651a73b0-8947-419b-83da-c4750450e8a4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200703_155253_Les_Ouighours_suivis_a_la_traceFri, 03 Jul 2020 15:52:53 +0200

Une société de sécurité informatique a analysé la campagne de surveillance conduite par le gouvernement chinois

Ils ont pour nom SilkBean, DoubleAgent, CarbonSteal ou GoldenEagle. Ces outils de surveillance ont été intégrés dans près de 1600 applications destinées aux smartphones. Ils ciblent principalement les Ouïghours mais aussi les arabophones.

L'infrastructure

On peut toujours s’interroger sur les motivations profondes d’une entreprise de sécurité informatique qui pointe l’utilisation de logiciels espions par des Etats. Mais l’information n’en reste pas moins intéressante. Lookout, une entreprise spécialisée dans la sécurité des mobiles pour les entreprises et les particuliers, vient de révéler les outils de surveillance utilisés par le gouvernement chinois pour surveiller la minorité musulmane Ouïghour. Lookout s’était déjà fait remarquer pour avoir affirmé en août 2016 en partenariat avec Citizen Lab que le virus nommé Pegasus concocté par la firme israéliene NSO Group Technologies avait été utilisé pour attaquer le militant des droits de l'homme émirien Ahmed Mansoor.

Lookout a cette fois découvert quatre outils de surveillance utilisés par le gouvernement chinois depuis 2013. La surveillance de masse des Ouïghours a démarré en 2012. Si elle vise d’abord la population en Chine, Lookout a détecté des outils dans des téléphones en Turquie, en Egypte, en Allemagne, en Suède, mais aussi en France. Si la campagne vise massivement les téléphones sous Android, les outils peuvent aussi infecter des systèmes sous Mac OSX et Windows.

Malwares cachés dans des applications légitimes

La méthode pour infecter les téléphones mobiles est toujours la même: les malware sont cachés dans des applis que l’utilisateur va télécharger sur des stores parallèles. Quatre familles de malware (SilkBean, DoubleAgent, CarbonSteal et GoldenEagle) ont...

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Une société de sécurité informatique a analysé la campagne de surveillance conduite par le gouvernement chinois

Ils ont pour nom SilkBean, DoubleAgent, CarbonSteal ou GoldenEagle. Ces outils de surveillance ont été intégrés dans près de 1600 applications destinées aux smartphones. Ils ciblent principalement les Ouïghours mais aussi les arabophones.

L'infrastructure

On peut toujours s’interroger sur les motivations profondes d’une entreprise de sécurité informatique qui pointe l’utilisation de logiciels espions par des Etats. Mais l’information n’en reste pas moins intéressante. Lookout, une entreprise spécialisée dans la sécurité des mobiles pour les entreprises et les particuliers, vient de révéler les outils de surveillance utilisés par le gouvernement chinois pour surveiller la minorité musulmane Ouïghour. Lookout s’était déjà fait remarquer pour avoir affirmé en août 2016 en partenariat avec Citizen Lab que le virus nommé Pegasus concocté par la firme israéliene NSO Group Technologies avait été utilisé pour attaquer le militant des droits de l'homme émirien Ahmed Mansoor.

Lookout a cette fois découvert quatre outils de surveillance utilisés par le gouvernement chinois depuis 2013. La surveillance de masse des Ouïghours a démarré en 2012. Si elle vise d’abord la population en Chine, Lookout a détecté des outils dans des téléphones en Turquie, en Egypte, en Allemagne, en Suède, mais aussi en France. Si la campagne vise massivement les téléphones sous Android, les outils peuvent aussi infecter des systèmes sous Mac OSX et Windows.

Malwares cachés dans des applications légitimes

La méthode pour infecter les téléphones mobiles est toujours la même: les malware sont cachés dans des applis que l’utilisateur va télécharger sur des stores parallèles. Quatre familles de malware (SilkBean, DoubleAgent, CarbonSteal et GoldenEagle) ont...

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5G : la Chine, cet ogre qui veut manger notre souveraineté nationale7ec5c2d7-a695-4b45-aa72-4de68990b552http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200702_130005_5G___la_Chine__cet_ogre_qui_veut_manger_notre_souverainete_nationaleThu, 02 Jul 2020 13:00:05 +0200

Pékin effraye beaucoup plus que Washington

Le méchant Huawei pourrait bien placer des backdoors dans ses équipements 5G et mettre en danger la souveraineté nationale, s'inquiètent des responsables français. Mais l'inquiétude n'est pas si forte lorsque c'est la NSA qui produit des outils de cryptographie pour nos militaires...

Huawei - Copie d'écran

Thierry Breton, le commissaire européen qui n'aime pas les situations de monopole l'a clairement indiqué au Monde en janvier dernier : Huawei peut venir proposer ses équipements 5G en Europe, mais nous serons très attentifs parce que le gouvernement Chinois pourrait bien être en embuscade et accéder à toutes nos précieuses données.

Dans cette interview, Thierry Breton commence par dresser l'habituel tableau inquiétant de la cyber-guerre et des invasion précédées par des cyber-attaques. Le F.U.D. classique, cuvée 1996. Rien de neuf sous le cyber-soleil :

« Dans ce contexte, vous comprenez que les opérateurs télécoms ne doivent pas sélectionner des fournisseurs à risques, qui pourraient permettre à un Etat, par exemple, de prendre la main sur les sites stratégiques que sont les capitales, les endroits abritant une activité militaire intense ou une centrale nucléaire. Dans ces zones, on peut avoir des règles plus strictes qu’ailleurs».

OK... Les chars chinois pourraient donc être précédé de dangereux paquets UDP tout rouges. Mais, demande Le Monde, qu’est-ce qu’un fournisseur à risque ?

« Cette notion a été définie par les Vingt-Sept. Il s’agit, par exemple, d’une société qui dépend fortement d’un Etat, ou qu’un Etat peut obliger à divulguer les données de ses clients. Aux Etats-Unis, le Cloud Act de 2018 permet à la justice d’accéder aux données que détient une entreprise partout dans le monde dès lors que celle-ci a des activités américaines. La Chine va bien...

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Pékin effraye beaucoup plus que Washington

Le méchant Huawei pourrait bien placer des backdoors dans ses équipements 5G et mettre en danger la souveraineté nationale, s'inquiètent des responsables français. Mais l'inquiétude n'est pas si forte lorsque c'est la NSA qui produit des outils de cryptographie pour nos militaires...

Huawei - Copie d'écran

Thierry Breton, le commissaire européen qui n'aime pas les situations de monopole l'a clairement indiqué au Monde en janvier dernier : Huawei peut venir proposer ses équipements 5G en Europe, mais nous serons très attentifs parce que le gouvernement Chinois pourrait bien être en embuscade et accéder à toutes nos précieuses données.

Dans cette interview, Thierry Breton commence par dresser l'habituel tableau inquiétant de la cyber-guerre et des invasion précédées par des cyber-attaques. Le F.U.D. classique, cuvée 1996. Rien de neuf sous le cyber-soleil :

« Dans ce contexte, vous comprenez que les opérateurs télécoms ne doivent pas sélectionner des fournisseurs à risques, qui pourraient permettre à un Etat, par exemple, de prendre la main sur les sites stratégiques que sont les capitales, les endroits abritant une activité militaire intense ou une centrale nucléaire. Dans ces zones, on peut avoir des règles plus strictes qu’ailleurs».

OK... Les chars chinois pourraient donc être précédé de dangereux paquets UDP tout rouges. Mais, demande Le Monde, qu’est-ce qu’un fournisseur à risque ?

« Cette notion a été définie par les Vingt-Sept. Il s’agit, par exemple, d’une société qui dépend fortement d’un Etat, ou qu’un Etat peut obliger à divulguer les données de ses clients. Aux Etats-Unis, le Cloud Act de 2018 permet à la justice d’accéder aux données que détient une entreprise partout dans le monde dès lors que celle-ci a des activités américaines. La Chine va bien...

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La politique d’avant au secours du monde d’après57817636-5c21-4492-bdab-0e858cc4d160http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200626_104111_La_politique_d___avant_au_secours_du_monde_d___apresFri, 26 Jun 2020 10:41:11 +0200

Lionel Jospin à Paris et à La Rochelle, partout et en même temps…

Si loin des yeux, mais tellement près des urnes, Monsieur Lionel Jospin est sorti de son long silence pour épauler deux de ses anciens camarades de parti. Pour un peu, ça nous réchaufferait notre petit cœur d’électeur toutes ces histoires de vieux potes…

Lionel Jospin au service du Maire de la Rochelle - Copie d'écran

Un texto bien senti pour la Capitale, et une interview rondement menée à La Rochelle : cela faisait bien longtemps que M. Jospin n’avait pas été aussi disponible pour exprimer ses sentiments personnels face caméra. Ces deux « cartes postales » teintées de franche cordialité furent envoyées simultanément, l’une à Paris à l’adresse de Madame Hidalgo, l’autre à La Rochelle à l’intention de M. Fountaine. Tous deux maires sortants de leur ville respective et également soumis au verdict des prochaines triangulaires.

C’est donc via son compte Twitter que Madame Hidalgo s’est chargée de faire publiquement connaitre les intentions de vote de M. Jospin. Le texte est langoureux dans la forme et sans équivoque sur le fond:

« Chère Anne, je serai absent de la capitale le dimanche 28 juin. J'ai naturellement donné procuration pour voter en faveur de la liste que tu présentes dans mon arrondissement. Tu as mon plein soutien pour cette élection municipale. Amicalement à toi, Lionel Jospin ».

Touchée par l’émotion, la chère Anne a aussitôt répondu au cher Lionel :

« Merci cher Lionel Jospin pour ton soutien fidèle et précieux que tu viens de m'adresser. C'est pour moi un grand honneur »

Alors bien sûr le soutien d’un parti, d’une tête de liste, ou d’un programme fait partie du jeu politique depuis la nuit des temps, mais ces deux bons amis ont-ils vraiment bien perçu l’impact que peuvent avoir les réseaux sociaux sur les mentalités ? Et en avouant aujourd’hui si publiquement...

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Lionel Jospin à Paris et à La Rochelle, partout et en même temps…

Si loin des yeux, mais tellement près des urnes, Monsieur Lionel Jospin est sorti de son long silence pour épauler deux de ses anciens camarades de parti. Pour un peu, ça nous réchaufferait notre petit cœur d’électeur toutes ces histoires de vieux potes…

Lionel Jospin au service du Maire de la Rochelle - Copie d'écran

Un texto bien senti pour la Capitale, et une interview rondement menée à La Rochelle : cela faisait bien longtemps que M. Jospin n’avait pas été aussi disponible pour exprimer ses sentiments personnels face caméra. Ces deux « cartes postales » teintées de franche cordialité furent envoyées simultanément, l’une à Paris à l’adresse de Madame Hidalgo, l’autre à La Rochelle à l’intention de M. Fountaine. Tous deux maires sortants de leur ville respective et également soumis au verdict des prochaines triangulaires.

C’est donc via son compte Twitter que Madame Hidalgo s’est chargée de faire publiquement connaitre les intentions de vote de M. Jospin. Le texte est langoureux dans la forme et sans équivoque sur le fond:

« Chère Anne, je serai absent de la capitale le dimanche 28 juin. J'ai naturellement donné procuration pour voter en faveur de la liste que tu présentes dans mon arrondissement. Tu as mon plein soutien pour cette élection municipale. Amicalement à toi, Lionel Jospin ».

Touchée par l’émotion, la chère Anne a aussitôt répondu au cher Lionel :

« Merci cher Lionel Jospin pour ton soutien fidèle et précieux que tu viens de m'adresser. C'est pour moi un grand honneur »

Alors bien sûr le soutien d’un parti, d’une tête de liste, ou d’un programme fait partie du jeu politique depuis la nuit des temps, mais ces deux bons amis ont-ils vraiment bien perçu l’impact que peuvent avoir les réseaux sociaux sur les mentalités ? Et en avouant aujourd’hui si publiquement...

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FMI : les projections sont encore plus alarmantesbe59f656-437b-46e7-a052-bec1d8cde313http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200625_121301_FMI___les_projections_sont_encore_plus_alarmantesThu, 25 Jun 2020 12:13:01 +0200

Il n'y a jamais eu une telle crise économique

Dans son rapport "Perspectives de l'économie mondiale", le Fonds monétaire international revoit ses prévisions d'avril et s'alarme un peu plus. La crise est terrible et ce sont les ménages les plus pauvres qui en souffriront le plus.

Prévisions économiques du FMI pour le monde (Juin 2020) - Copie d'écran

L'introduction du rapport publié le 24 juin par le Fonds est aussi clair que désespérant : « Selon les projections, le PIB mondial devrait se contracter de 4,9 % en 2020, c’est-à-dire de 1,9 points de pourcentage de plus que ce qui était prévu dans les Perspectives de l’économie mondiale (PEM) d’avril 2020. La pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif plus important que prévu sur l’activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive que ce à quoi on s’attendait. En 2021, la croissance mondiale devrait atteindre 5,4 %. Globalement, le PIB de 2021 devrait donc se retrouver quelque 6 points de pourcentage au-dessous du niveau envisagé par les projections établies en janvier 2020, avant la pandémie de COVID-19. L’impact négatif sur les ménages à bas revenus est particulièrement sévère, et pourrait compromettre les progrès considérables qui ont été accomplis en matière de réduction de l’extrême pauvreté dans le monde depuis les années 90 ».

Ce qui frappe dans le document de l'institution, c'est que, comme tous les discours politico-économiques liés à cette crise de la part des exécutifs, l'accent est mis sur les solutions budgétaires, sur l'argent magique injecté par les banques centrales. Le FMI rappelle que les pays ont globalement mis en place des aides budgétaires d'un montant de 11.000 milliards de dollars. Une paille. Les ménages font cependant office de grands oubliés. Pour eux, rien. Si. L'habituel...

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Il n'y a jamais eu une telle crise économique

Dans son rapport "Perspectives de l'économie mondiale", le Fonds monétaire international revoit ses prévisions d'avril et s'alarme un peu plus. La crise est terrible et ce sont les ménages les plus pauvres qui en souffriront le plus.

Prévisions économiques du FMI pour le monde (Juin 2020) - Copie d'écran

L'introduction du rapport publié le 24 juin par le Fonds est aussi clair que désespérant : « Selon les projections, le PIB mondial devrait se contracter de 4,9 % en 2020, c’est-à-dire de 1,9 points de pourcentage de plus que ce qui était prévu dans les Perspectives de l’économie mondiale (PEM) d’avril 2020. La pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif plus important que prévu sur l’activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive que ce à quoi on s’attendait. En 2021, la croissance mondiale devrait atteindre 5,4 %. Globalement, le PIB de 2021 devrait donc se retrouver quelque 6 points de pourcentage au-dessous du niveau envisagé par les projections établies en janvier 2020, avant la pandémie de COVID-19. L’impact négatif sur les ménages à bas revenus est particulièrement sévère, et pourrait compromettre les progrès considérables qui ont été accomplis en matière de réduction de l’extrême pauvreté dans le monde depuis les années 90 ».

Ce qui frappe dans le document de l'institution, c'est que, comme tous les discours politico-économiques liés à cette crise de la part des exécutifs, l'accent est mis sur les solutions budgétaires, sur l'argent magique injecté par les banques centrales. Le FMI rappelle que les pays ont globalement mis en place des aides budgétaires d'un montant de 11.000 milliards de dollars. Une paille. Les ménages font cependant office de grands oubliés. Pour eux, rien. Si. L'habituel...

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L'Etat est « détenteur du monopole de la violence physique légitime »4b22fd2f-06f2-42e9-a07d-6429a802bf39http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200624_163301_L_Etat_est____detenteur_du_monopole_de_la_violence_physique_legitime___Wed, 24 Jun 2020 16:33:01 +0200

Et le peuple, de celui de la colère légitime ?

Les images de Farida, une infirmière arrêtée violemment le 16 juin à Paris ont déclenché des discussions sans fin sur les réseaux sociaux. Certains y défendent l'action des forces de l'ordre. C'est pourtant impossible, sauf à vouloir cliver encore plus cette société dont le pacte social est déjà en morceaux.

Arrestation de Farida le 16 juin 2020 - © Antoine Guibert

Derrière la guerre d'image, derrière les affrontements politiques que véhiculent cette photo de Farida, une infirmière arrêtée violemment par une horde de policiers armés jusqu'aux dents et protégé comme des Robocops, il y a un débat philosophico-politique qu'il serait dommage d'occulter. L'État bénéficie du monopole de la violence physique légitime. C'est à dire qu'il peut, lui, user de la violence physique pour maintenir la stabilité de la société, c'est à dire, celle du pacte social qui nous unit. Si nous acceptons de renoncer à une partie de notre liberté (celle de défoncer la tête de quelqu'un qui nous dérange ou d'aller se servir dans la caisse des boutiques LVMH, par exemple), c'est parce que nous attendons en retour un certain nombre de choses de l'État, et ces droits et devoirs sont inscrits dans notre contrat social. Quand l'État fait un mésusage de ce monopole de la violence physique légitime, il achève de détruire ce pacte social, menant doucement mais surement à des révoltes chaque fois plus violentes et radicales. Et au fond, si l'État est détenteur du monopole de la violence physique légitime, le peuple, lui, n'est-il pas détenteur du monopole de la colère légitime, et partant, de la révolte légitime ? C'est d'ailleurs ce qu'avaient voulu consacrer les révolutionnaires en 1793 lorsqu'ils avaient inscrit dans l'article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « ...

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Et le peuple, de celui de la colère légitime ?

Les images de Farida, une infirmière arrêtée violemment le 16 juin à Paris ont déclenché des discussions sans fin sur les réseaux sociaux. Certains y défendent l'action des forces de l'ordre. C'est pourtant impossible, sauf à vouloir cliver encore plus cette société dont le pacte social est déjà en morceaux.

Arrestation de Farida le 16 juin 2020 - © Antoine Guibert

Derrière la guerre d'image, derrière les affrontements politiques que véhiculent cette photo de Farida, une infirmière arrêtée violemment par une horde de policiers armés jusqu'aux dents et protégé comme des Robocops, il y a un débat philosophico-politique qu'il serait dommage d'occulter. L'État bénéficie du monopole de la violence physique légitime. C'est à dire qu'il peut, lui, user de la violence physique pour maintenir la stabilité de la société, c'est à dire, celle du pacte social qui nous unit. Si nous acceptons de renoncer à une partie de notre liberté (celle de défoncer la tête de quelqu'un qui nous dérange ou d'aller se servir dans la caisse des boutiques LVMH, par exemple), c'est parce que nous attendons en retour un certain nombre de choses de l'État, et ces droits et devoirs sont inscrits dans notre contrat social. Quand l'État fait un mésusage de ce monopole de la violence physique légitime, il achève de détruire ce pacte social, menant doucement mais surement à des révoltes chaque fois plus violentes et radicales. Et au fond, si l'État est détenteur du monopole de la violence physique légitime, le peuple, lui, n'est-il pas détenteur du monopole de la colère légitime, et partant, de la révolte légitime ? C'est d'ailleurs ce qu'avaient voulu consacrer les révolutionnaires en 1793 lorsqu'ils avaient inscrit dans l'article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « ...

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Le JDD annonce la fuite de Ziad Takieddine2a2b8b3f-0810-433f-aa36-0811cf94127dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200622_091850_Le_JDD_annonce_la_fuite_de_Ziad_TakieddineMon, 22 Jun 2020 09:18:50 +0200

Mais se trompe sur les mesures de contrôle judiciaire

Condamné dans l'affaire Karachi, l'intermédiaire Ziad Takieddine aurait fui, selon le Journal du Dimanche. Au delà de l'affaire Karachi, Takieddine était au centre du volet du financement libyen de la présidence Sarkozy.

Jean-François Copé, Ziad Takieddine et Brice Hortefeux - D.R.

Selon Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, Ziad Takieddine se serait évanoui dans la nature.

Loupé ou faveur? Condamné lundi à cinq ans de prison dans l'affaire dite de Karachi, sombre histoire de pots-de-vin sur la vente de sous-marins liée au financement de la campagne d'Édouard Balladur en 1995, Ziad Takieddine ne s'est pas présenté au tribunal. Selon ses proches, l'intermédiaire aurait quitté la France et ne se trouverait plus au Liban, pays dont il a la nationalité mais qui a signé un traité d'extradition avec la France. Le parquet ayant requis son arrestation à la barre, sa disparition était plus que probable. Pourtant, rien n'a été fait pour l'empêcher, ce qui provoque l'irritation d'une partie de la haute magistrature.

De fait, il n'était l'objet d'aucun contrôle judiciaire, en dépit des charges retenues contre lui et de sa mise en examen dans l'enquête sur le prétendu financement libyen de Nicolas Sarkozy. Accusateur principal de l'ancien président, Takieddine pouvait voyager sans entraves, bien qu'il ait tenté à deux reprises en 2013 de fuir les juges de l'affaire de Karachi. Il est en outre le seul protagoniste convaincu d'avoir perçu de l'argent libyen (6millions d'euros), mais n'a dû payer aucune caution dans ce dossier.

Les prises de positions d'Hervé Gattegno pour ce qui concerne l'affaire du financement libyen de la présidence Sarkozy ont...

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Mais se trompe sur les mesures de contrôle judiciaire

Condamné dans l'affaire Karachi, l'intermédiaire Ziad Takieddine aurait fui, selon le Journal du Dimanche. Au delà de l'affaire Karachi, Takieddine était au centre du volet du financement libyen de la présidence Sarkozy.

Jean-François Copé, Ziad Takieddine et Brice Hortefeux - D.R.

Selon Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, Ziad Takieddine se serait évanoui dans la nature.

Loupé ou faveur? Condamné lundi à cinq ans de prison dans l'affaire dite de Karachi, sombre histoire de pots-de-vin sur la vente de sous-marins liée au financement de la campagne d'Édouard Balladur en 1995, Ziad Takieddine ne s'est pas présenté au tribunal. Selon ses proches, l'intermédiaire aurait quitté la France et ne se trouverait plus au Liban, pays dont il a la nationalité mais qui a signé un traité d'extradition avec la France. Le parquet ayant requis son arrestation à la barre, sa disparition était plus que probable. Pourtant, rien n'a été fait pour l'empêcher, ce qui provoque l'irritation d'une partie de la haute magistrature.

De fait, il n'était l'objet d'aucun contrôle judiciaire, en dépit des charges retenues contre lui et de sa mise en examen dans l'enquête sur le prétendu financement libyen de Nicolas Sarkozy. Accusateur principal de l'ancien président, Takieddine pouvait voyager sans entraves, bien qu'il ait tenté à deux reprises en 2013 de fuir les juges de l'affaire de Karachi. Il est en outre le seul protagoniste convaincu d'avoir perçu de l'argent libyen (6millions d'euros), mais n'a dû payer aucune caution dans ce dossier.

Les prises de positions d'Hervé Gattegno pour ce qui concerne l'affaire du financement libyen de la présidence Sarkozy ont...

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Le contrat Amesys en Libye gravé dans le marbrecb1ee1b6-0585-45b1-9ceb-5b8dd228cd6dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200619_164135_Le_contrat_Amesys_en_Libye_grave_dans_le_marbreFri, 19 Jun 2020 16:41:35 +0200

Le jugement dans l'affaire Karachi évoque Philippe Vannier et Amesys

Pour Reflets, c'est une porte qui se ferme. Nous avions les premiers évoqué la vente d'un système d'interception des flux Internet à la Libye de Kadhafi en février 2011. La société Amesys avait nié, initialement. Désormais, son rôle est détaillé dans une vérité judiciaire : le jugement dans l'affaire Karachi.

Amesys

Amesys, c'est un peu le dossier fondateur de Reflets.info. En février puis en mai 2011, Reflets.info dévoilait que la France avait vendu un outil de surveillance permettant d'intercepter les communications Internet, cellulaires, satellites, des Libyens. Notre premier article posait une série de questions. L'entreprise commençait par nier, faisait le ménage de tous ses prospectus commerciaux sur ses sites. Mais le 30 août 2011, les soupçons d'une vente du produit "Eagle" à Kadhafi, avec comme intermédiaire Zyad Takieddine, étaient confirmés par une journaliste du Wall Street Journal qui visitait un centre d'interceptions Amesys au cœur de Tripoli après la chute de Kadhafi. Depuis, une instruction est ouverte au TGI de Paris. Elle patine. Amesys a fait du chemin, son patron également. Initialement, il s'agissait d'une SSII bien introduite dans le milieu militaro-industriel. Mais après le contrat libyen, elle va prendre une autre ampleur. Présenté comme un rachat d'Amesys par le géant Bull, c'est l'inverse qui se produit : Amesys s'empare de Bull. Philippe Vannier devient logiquement le patron de Bull. Puis il revend Bull à Atos. L'actuel commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace, Thierry Breton est alors le flamboyant patron d'Atos. Pas du tout embarrassé par les affaires libyennes, l'ouverture d'une procédure par le TGI de...

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Le jugement dans l'affaire Karachi évoque Philippe Vannier et Amesys

Pour Reflets, c'est une porte qui se ferme. Nous avions les premiers évoqué la vente d'un système d'interception des flux Internet à la Libye de Kadhafi en février 2011. La société Amesys avait nié, initialement. Désormais, son rôle est détaillé dans une vérité judiciaire : le jugement dans l'affaire Karachi.

Amesys

Amesys, c'est un peu le dossier fondateur de Reflets.info. En février puis en mai 2011, Reflets.info dévoilait que la France avait vendu un outil de surveillance permettant d'intercepter les communications Internet, cellulaires, satellites, des Libyens. Notre premier article posait une série de questions. L'entreprise commençait par nier, faisait le ménage de tous ses prospectus commerciaux sur ses sites. Mais le 30 août 2011, les soupçons d'une vente du produit "Eagle" à Kadhafi, avec comme intermédiaire Zyad Takieddine, étaient confirmés par une journaliste du Wall Street Journal qui visitait un centre d'interceptions Amesys au cœur de Tripoli après la chute de Kadhafi. Depuis, une instruction est ouverte au TGI de Paris. Elle patine. Amesys a fait du chemin, son patron également. Initialement, il s'agissait d'une SSII bien introduite dans le milieu militaro-industriel. Mais après le contrat libyen, elle va prendre une autre ampleur. Présenté comme un rachat d'Amesys par le géant Bull, c'est l'inverse qui se produit : Amesys s'empare de Bull. Philippe Vannier devient logiquement le patron de Bull. Puis il revend Bull à Atos. L'actuel commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace, Thierry Breton est alors le flamboyant patron d'Atos. Pas du tout embarrassé par les affaires libyennes, l'ouverture d'une procédure par le TGI de...

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Municipales à La Rochelle: l’hôpital entre les deux toursc186d3f7-7122-4430-b655-8e4e200e13bbhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200617_103146_Municipales_a_La_Rochelle__l___hopital_entre_les_deux_toursWed, 17 Jun 2020 10:31:46 +0200

Après les grands bravos, les soignants récoltent des petites prunes…

C’est une histoire navrante qui s’est déroulée lors du dernier weekend de Pentecôte, un fait divers ordinaire où le réflexe régalien l’a emporté sur l’esprit chrétien, la désolante mésaventure vécue par des infirmiers trop syndiqués et pas assez verbalisés au goût de certains. Mais que s’est t-il donc passé entre les deux tours ?

Banderole tendue entre les tours de la Chaine et St Nicolas - D.R.

Le temps n’est plus au confinement pour les trois candidats briguant la mairie de la Capitale de Charente Maritime. Après la trêve imposée par la situation sanitaire du pays, la reprise de l’entre-deux-tours ne s’effectue pas sans heurts. Le maire sortant, Jean François Fountaine, découvre ainsi qu’il va devoir s’affranchir d’une délicate triangulaire pour conserver son siège. Les choses se présentaient pourtant plutôt bien pour lui puisque sa liste avait obtenu 32.6% des voix au premier tour. Et cela malgré le score d’Olivier Falorni, le député divers gauche de Charente maritime revenu sur ses terres et bien décidé à s’emparer des affaires de la ville avec 33.2%. Sur le papier cette différence de 0.6% passait pour quotité négligeable compte tenu du réservoir potentiel de 62% d’abstentionnistes ayant refusé l’épreuve des urnes hydroalcoolisées.

D’aucuns y voyant même là une simple goutte d’eau comparée à la déferlante verte soulevée par la liste EELV de Mr Jean Marie Soubeste. Quatrième adjoint de l’actuelle majorité, cet élu en charge de la mobilité urbaine et du stationnement s’était en effet émancipé en déposant une liste autonome en fin de mandat. Empochant 16,7% des voix au soir du 15 mars, Mr Soubeste devint par la même occasion un collaborateur très apprécié et fort recommandable. Raison pour laquelle, alors que les urnes étaient encore tièdes, Mr Fountaine lui adressa illico un appel du pied très volontaire par presse interposée: « J'ai bon espoir que l'on...

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Après les grands bravos, les soignants récoltent des petites prunes…

C’est une histoire navrante qui s’est déroulée lors du dernier weekend de Pentecôte, un fait divers ordinaire où le réflexe régalien l’a emporté sur l’esprit chrétien, la désolante mésaventure vécue par des infirmiers trop syndiqués et pas assez verbalisés au goût de certains. Mais que s’est t-il donc passé entre les deux tours ?

Banderole tendue entre les tours de la Chaine et St Nicolas - D.R.

Le temps n’est plus au confinement pour les trois candidats briguant la mairie de la Capitale de Charente Maritime. Après la trêve imposée par la situation sanitaire du pays, la reprise de l’entre-deux-tours ne s’effectue pas sans heurts. Le maire sortant, Jean François Fountaine, découvre ainsi qu’il va devoir s’affranchir d’une délicate triangulaire pour conserver son siège. Les choses se présentaient pourtant plutôt bien pour lui puisque sa liste avait obtenu 32.6% des voix au premier tour. Et cela malgré le score d’Olivier Falorni, le député divers gauche de Charente maritime revenu sur ses terres et bien décidé à s’emparer des affaires de la ville avec 33.2%. Sur le papier cette différence de 0.6% passait pour quotité négligeable compte tenu du réservoir potentiel de 62% d’abstentionnistes ayant refusé l’épreuve des urnes hydroalcoolisées.

D’aucuns y voyant même là une simple goutte d’eau comparée à la déferlante verte soulevée par la liste EELV de Mr Jean Marie Soubeste. Quatrième adjoint de l’actuelle majorité, cet élu en charge de la mobilité urbaine et du stationnement s’était en effet émancipé en déposant une liste autonome en fin de mandat. Empochant 16,7% des voix au soir du 15 mars, Mr Soubeste devint par la même occasion un collaborateur très apprécié et fort recommandable. Raison pour laquelle, alors que les urnes étaient encore tièdes, Mr Fountaine lui adressa illico un appel du pied très volontaire par presse interposée: « J'ai bon espoir que l'on...

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Une si grande colère...e56924b6-2c8a-4127-b717-305ed3d76ba0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200616_123842_Une_si_grande_colere...Tue, 16 Jun 2020 12:38:42 +0200

Le déconfinement pourrait aussi s'appliquer

Peut-on raisonnablement contenir les colères qui se sont faites jour pendant le confinement en faisant donner la troupe ?

Sur un banc au soleil... - Pxhere - CC0

Quand on est fermé chez soi, avec comme consigne de ne pas en bouger, après un moment de saisissement, on s’assoit et tout se repositionne différemment. Avant on avait de nombreuses contrariétés, des griefs envers ses collègues, des stress pour arriver à l’heure à l’école. Là dans ce temps immobile s’opère une nouvelle conscientisation. A l’extérieur le monde est devenu encore plus menaçant, on s’enferme pour s’en protéger. Se laver sans cesse les mains, avant et après avoir fait quelques courses, se fabriquer un masque après être parti en quête d’une seule de ces protections parmi ces millions qui étaient soit-disant régulièrement livrées. Sentir l’angoisse monter après chaque discours, car « leurs paroles » essaient de dissimuler une incapacité à gérer une situation qui oscille entre danger et absurdité. Perdre la confiance, obéir à tout et son contraire. Et la colère, à l’intérieur, a ruminé toutes ces frustrations.

Et puis les nouvelles qui viennent de l’extérieur sont de plus en plus mauvaises, on se croyait riche et on n’a pas assez de respirateurs, nos hôpitaux ne sont pas en mesure de répondre à nos besoins en cas de pandémie, certains médecins emploient mal à propos un vocabulaire de guerre – on fait du tri, on doit choisir ceux qui ont le plus de chances de survie… On se demande s’ils ont une idée des fonctionnements et des financements de l’hôpital public et de qui leur garantit un salaire. Une petite remise à niveau serait nécessaire, pour rappeler les règles...

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Le déconfinement pourrait aussi s'appliquer

Peut-on raisonnablement contenir les colères qui se sont faites jour pendant le confinement en faisant donner la troupe ?

Sur un banc au soleil... - Pxhere - CC0

Quand on est fermé chez soi, avec comme consigne de ne pas en bouger, après un moment de saisissement, on s’assoit et tout se repositionne différemment. Avant on avait de nombreuses contrariétés, des griefs envers ses collègues, des stress pour arriver à l’heure à l’école. Là dans ce temps immobile s’opère une nouvelle conscientisation. A l’extérieur le monde est devenu encore plus menaçant, on s’enferme pour s’en protéger. Se laver sans cesse les mains, avant et après avoir fait quelques courses, se fabriquer un masque après être parti en quête d’une seule de ces protections parmi ces millions qui étaient soit-disant régulièrement livrées. Sentir l’angoisse monter après chaque discours, car « leurs paroles » essaient de dissimuler une incapacité à gérer une situation qui oscille entre danger et absurdité. Perdre la confiance, obéir à tout et son contraire. Et la colère, à l’intérieur, a ruminé toutes ces frustrations.

Et puis les nouvelles qui viennent de l’extérieur sont de plus en plus mauvaises, on se croyait riche et on n’a pas assez de respirateurs, nos hôpitaux ne sont pas en mesure de répondre à nos besoins en cas de pandémie, certains médecins emploient mal à propos un vocabulaire de guerre – on fait du tri, on doit choisir ceux qui ont le plus de chances de survie… On se demande s’ils ont une idée des fonctionnements et des financements de l’hôpital public et de qui leur garantit un salaire. Une petite remise à niveau serait nécessaire, pour rappeler les règles...

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Dans le monde d'après, plus de primes pour la police, moins pour les soignantsf8b75ef4-36fb-401e-97c7-dd9afeefbad3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200611_103144_Dans_le_monde_d_apres__plus_de_primes_pour_la_police__moins_pour_les_soignantsThu, 11 Jun 2020 10:31:44 +0200

L'équipe de l'Ehpad - D.R.
L'équipe de l'Ehpad - D.R.
Comme l'a relevé le compte Twitter @InfirmiereI, la lecture du journal officiel du 10 juin 2020 révèle que le gouvernement Philippe conserve les mêmes priorités dans le monde d'après que dans le monde d'avant. Il suffit de voir les nuées de forces de l'ordre déployées à la moindre micro-manifestation pour comprendre quelles sont ces priorités. Mais il y a mieux. Dans le JO, donc, on apprend que la liste des policiers bénéficiaires d'une prime pour "poste difficile" est interminable. Dans le même journal officiel, un décret vient modifier celui "relatif au versement d'une prime exceptionnelle aux agents des établissements publics de santé et à certains agents civils et militaires du ministère des armées et de l'Institution nationale des invalides dans le cadre de l'épidémie de covid-19". Pas forcément en bien... On apprend que "la définition des bénéficiaires de la prime exceptionnelle est complétée par les agents publics exerçant dans les comités de protection des personnes, les groupements de coopération sanitaire, les groupements d'intérêt public, ainsi que ceux qui ont participé aux évacuations sanitaires. Les étudiants en 2e cycle de pharmacie, odontologie et maïeutique et les étudiants en 3e cycle des études de pharmacie et d'odontologie ayant accompli un stage hors établissement public de santé sont également ajoutés à la liste des bénéficiaires de la prime...

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L'équipe de l'Ehpad - D.R.
L'équipe de l'Ehpad - D.R.
Comme l'a relevé le compte Twitter @InfirmiereI, la lecture du journal officiel du 10 juin 2020 révèle que le gouvernement Philippe conserve les mêmes priorités dans le monde d'après que dans le monde d'avant. Il suffit de voir les nuées de forces de l'ordre déployées à la moindre micro-manifestation pour comprendre quelles sont ces priorités. Mais il y a mieux. Dans le JO, donc, on apprend que la liste des policiers bénéficiaires d'une prime pour "poste difficile" est interminable. Dans le même journal officiel, un décret vient modifier celui "relatif au versement d'une prime exceptionnelle aux agents des établissements publics de santé et à certains agents civils et militaires du ministère des armées et de l'Institution nationale des invalides dans le cadre de l'épidémie de covid-19". Pas forcément en bien... On apprend que "la définition des bénéficiaires de la prime exceptionnelle est complétée par les agents publics exerçant dans les comités de protection des personnes, les groupements de coopération sanitaire, les groupements d'intérêt public, ainsi que ceux qui ont participé aux évacuations sanitaires. Les étudiants en 2e cycle de pharmacie, odontologie et maïeutique et les étudiants en 3e cycle des études de pharmacie et d'odontologie ayant accompli un stage hors établissement public de santé sont également ajoutés à la liste des bénéficiaires de la prime...

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Tour Emblème à Nancy : le parquet a ouvert une enquête préliminairedb217bd1-1519-4293-a1ac-b598ea25202ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200610_174407_Tour_Embleme_a_Nancy___le_parquet_a_ouvert_une_enquete_preliminaireWed, 10 Jun 2020 17:44:07 +0200

Le débat autour de ce projet prend également une tournure politique

L’association anticorruption Anticor vient de déposer un nouveau signalement. Elle soupçonne le promoteur d’avoir profité de l’argent public pour acheter une parcelle qui n’entre pas dans le projet immobilier. Elle pointe aussi une mauvaise gestion de l’argent de la ville de Nancy dans cette affaire.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Les étranges affaires immobilières de la société City Zen et de la mairie de Nancy ont visiblement intéressé la justice. Lors de la publication de notre premier article en février dernier, Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet Emblème via l’entreprise City Zen, nous indiquait réfléchir à une plainte en diffamation. De son côté, le procureur a jugé qu'il y avait matière à enquêter sur le projet Emblème.

Le vice-procureur du Parquet de Nancy, Vincent Légaut, indique à Reflets avoir ouvert une enquête préliminaire après le premier signalement déposé par l'antenne départementale d'Anticor : « C'est un dossier complexe. Nous en sommes aux examens techniques. Nous avons sollicité un certain nombre d'avis juridiques auprès des différentes administrations compétentes par rapport aux différents volets du dossier. On a également signalé aux administrations de tutelle les éventuelles difficultés. »

Le groupe local Anticor vient de déposer un second signalement au Parquet de Nancy. « Nous avons voulu compléter notre premier signalement car nous estimons que les nouveaux éléments fournis par des lanceurs d’alerte à notre association pourraient démontrer des faits graves qui, s’ils sont avérés, constitueraient un détournement d’argent public au préjudice de la ville de Nancy et de son agglomération. », déclare Roland Gatti, co-référent d’Anticor 54.

L’association Anticor relève le non respect du protocole foncier signé entre la...

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Le débat autour de ce projet prend également une tournure politique

L’association anticorruption Anticor vient de déposer un nouveau signalement. Elle soupçonne le promoteur d’avoir profité de l’argent public pour acheter une parcelle qui n’entre pas dans le projet immobilier. Elle pointe aussi une mauvaise gestion de l’argent de la ville de Nancy dans cette affaire.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Les étranges affaires immobilières de la société City Zen et de la mairie de Nancy ont visiblement intéressé la justice. Lors de la publication de notre premier article en février dernier, Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet Emblème via l’entreprise City Zen, nous indiquait réfléchir à une plainte en diffamation. De son côté, le procureur a jugé qu'il y avait matière à enquêter sur le projet Emblème.

Le vice-procureur du Parquet de Nancy, Vincent Légaut, indique à Reflets avoir ouvert une enquête préliminaire après le premier signalement déposé par l'antenne départementale d'Anticor : « C'est un dossier complexe. Nous en sommes aux examens techniques. Nous avons sollicité un certain nombre d'avis juridiques auprès des différentes administrations compétentes par rapport aux différents volets du dossier. On a également signalé aux administrations de tutelle les éventuelles difficultés. »

Le groupe local Anticor vient de déposer un second signalement au Parquet de Nancy. « Nous avons voulu compléter notre premier signalement car nous estimons que les nouveaux éléments fournis par des lanceurs d’alerte à notre association pourraient démontrer des faits graves qui, s’ils sont avérés, constitueraient un détournement d’argent public au préjudice de la ville de Nancy et de son agglomération. », déclare Roland Gatti, co-référent d’Anticor 54.

L’association Anticor relève le non respect du protocole foncier signé entre la...

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Si on ne peut plus étrangler en paix...4331cdb1-f21e-4f9b-8343-e5f9983e7defhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200608_231256_Si_on_ne_peut_plus_etrangler_en_paix...Mon, 08 Jun 2020 23:12:56 +0200

Que vont devenir les pauvres policiers s'interrogent les syndicats

Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner a annoncé la fin de la technique dite de l'étranglement, pour immobiliser une personne. Les syndicats des forces de l'ordre sont immédiatement montées au créneau. Mais comment faire pour interpeler quelqu'un qui s'oppose ? Bilan de ces déclarations ? Il n'y a pas de limite à la fausse naïveté.

Bas Rutten en connaît un rayon, sur l'étrangelement - Copie d'écran

Le Monde rapporte ce soir les propos des syndicats de policiers après l'annonce faite par Christophe Castaner de l'abandon de la technique de l'étranglement :

Du côté du syndicat des gardiens de la paix Alliance, on se dit « dubitatif » face à ces annonces, « notamment sur la suppression de la technique d’étranglement », a déclaré Frédéric Lagache, délégué national. « Dès lors qu’elle est faite dans un court instant, c’est la seule technique qui permette aux agents de maîtriser un individu dont le poids est supérieur », observe-t-il. « Sinon, on en sera réduit au combat de rue ou à l’utilisation du taser », estime-t-il. Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP-Police, s’interroge également : « si quelqu’un refuse de se faire interpeller et si on n’a plus la clé d’étranglement, qu’est-ce qu’on fait ?».

Ces déclarations appellent quelques commentaires. Tout d'abord, quelques digressions sur le combat pour ceux qui ne pratiquent pas. Et on espère qu'ils sont nombreux.

Il existe toutes sortes de combats. La majorité de ce à quoi on peut assister dans la rue relève du combat de coqs. Chacun parade et tente d'impressionner l'adversaire mais au fond, personne ne souhaite la mort de l'autre et le combat s'arrête vite, il suffit d'un peu de sang. Un accident (blessure grave) est rare.

Il existe aussi des combats de survie. Ce que l'on peut aisément imaginer en temps de guerre. Dès le début de la confrontation, chaque...

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Que vont devenir les pauvres policiers s'interrogent les syndicats

Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner a annoncé la fin de la technique dite de l'étranglement, pour immobiliser une personne. Les syndicats des forces de l'ordre sont immédiatement montées au créneau. Mais comment faire pour interpeler quelqu'un qui s'oppose ? Bilan de ces déclarations ? Il n'y a pas de limite à la fausse naïveté.

Bas Rutten en connaît un rayon, sur l'étrangelement - Copie d'écran

Le Monde rapporte ce soir les propos des syndicats de policiers après l'annonce faite par Christophe Castaner de l'abandon de la technique de l'étranglement :

Du côté du syndicat des gardiens de la paix Alliance, on se dit « dubitatif » face à ces annonces, « notamment sur la suppression de la technique d’étranglement », a déclaré Frédéric Lagache, délégué national. « Dès lors qu’elle est faite dans un court instant, c’est la seule technique qui permette aux agents de maîtriser un individu dont le poids est supérieur », observe-t-il. « Sinon, on en sera réduit au combat de rue ou à l’utilisation du taser », estime-t-il. Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP-Police, s’interroge également : « si quelqu’un refuse de se faire interpeller et si on n’a plus la clé d’étranglement, qu’est-ce qu’on fait ?».

Ces déclarations appellent quelques commentaires. Tout d'abord, quelques digressions sur le combat pour ceux qui ne pratiquent pas. Et on espère qu'ils sont nombreux.

Il existe toutes sortes de combats. La majorité de ce à quoi on peut assister dans la rue relève du combat de coqs. Chacun parade et tente d'impressionner l'adversaire mais au fond, personne ne souhaite la mort de l'autre et le combat s'arrête vite, il suffit d'un peu de sang. Un accident (blessure grave) est rare.

Il existe aussi des combats de survie. Ce que l'on peut aisément imaginer en temps de guerre. Dès le début de la confrontation, chaque...

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Coronavirus : compter les morts, un acte politiquede0b0fd6-15aa-4aa1-b5fa-9c9f68b7f891http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200605_122958_Coronavirus___compter_les_morts__un_acte_politiqueFri, 05 Jun 2020 12:29:58 +0200

Circulez, il n'y a rien à voir...

Refuser de prendre acte de la catastrophe, de lister les morts, c'est refuser de voir ces morts, dans la lignée d'une société aseptisée qui est de moins en moins confrontée à cette mort qui nous attend pourtant.

Hommage aux soignants - © Reflets

Tout rentre dans l’ordre, on a enterré les morts, donné des primes, on établit des listings pour la distribution des médailles. La fin du confinement est marquée par la demande de fête, c’est la rupture de jeûne, et pour d’autres le cinquantième jour d’après Pâques, et pour d’autres etc… Cependant on peut aussi remarquer qu’il manque quelque chose en France, on n’a pas mis à l’ordre du jour un reconnaissance collective de la douleur de la catastrophe sanitaire, comme l’ont fait certains autres pays. Et puis on a du mal à compter le nombre de victimes du virus.

Dans un article du KHN , le Kaiser Health News, du 19 mai 2020, Michelle Andrews s’interroge sur ce que la pratique extensive des tests COVID post-mortem pour ce qui est des personnes dont les décès restent inexpliqués va apporter. Ce sont les médecins légistes et les coroners qui vont examiner les cadavres et rechercher la cause du décès. Ces derniers intervenants appelés à enquêter et à déterminer la cause des décès inattendus ou de mort non naturelle prendront ici en particulier les décès survenus à domicile. Pendant la pandémie, de nombreux malades sont restés à la maison et y sont morts plutôt que de chercher de l'aide dans des hôpitaux débordés de patients atteints de coronavirus, tant en Espagne qu’aux Etats Unis, et en France il était déconseillé de se rendre aux urgences. Ils pourront aussi effectuer des recherches sur les corps de suicidés ou d’accidentés de la route, la question étant de savoir si ces...

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Circulez, il n'y a rien à voir...

Refuser de prendre acte de la catastrophe, de lister les morts, c'est refuser de voir ces morts, dans la lignée d'une société aseptisée qui est de moins en moins confrontée à cette mort qui nous attend pourtant.

Hommage aux soignants - © Reflets

Tout rentre dans l’ordre, on a enterré les morts, donné des primes, on établit des listings pour la distribution des médailles. La fin du confinement est marquée par la demande de fête, c’est la rupture de jeûne, et pour d’autres le cinquantième jour d’après Pâques, et pour d’autres etc… Cependant on peut aussi remarquer qu’il manque quelque chose en France, on n’a pas mis à l’ordre du jour un reconnaissance collective de la douleur de la catastrophe sanitaire, comme l’ont fait certains autres pays. Et puis on a du mal à compter le nombre de victimes du virus.

Dans un article du KHN , le Kaiser Health News, du 19 mai 2020, Michelle Andrews s’interroge sur ce que la pratique extensive des tests COVID post-mortem pour ce qui est des personnes dont les décès restent inexpliqués va apporter. Ce sont les médecins légistes et les coroners qui vont examiner les cadavres et rechercher la cause du décès. Ces derniers intervenants appelés à enquêter et à déterminer la cause des décès inattendus ou de mort non naturelle prendront ici en particulier les décès survenus à domicile. Pendant la pandémie, de nombreux malades sont restés à la maison et y sont morts plutôt que de chercher de l'aide dans des hôpitaux débordés de patients atteints de coronavirus, tant en Espagne qu’aux Etats Unis, et en France il était déconseillé de se rendre aux urgences. Ils pourront aussi effectuer des recherches sur les corps de suicidés ou d’accidentés de la route, la question étant de savoir si ces...

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Whites Lines : la série qui transforme ton monde20c149d5-0724-4e15-915d-dcc62ffe706ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200531_154219_Whites_Lines___la_serie_qui_transforme_ton_mondeSun, 31 May 2020 15:42:19 +0200

Pas forcément en bien...

Après Casa de papel, on misait beaucoup sur White Lines, réalisé également par Álex Pina. Mais la série qui est censée se passer à Ibiza est filmée un peu partout, sauf sur cette île. Déstabilisant pour qui la connaît. Seul véritable point commun, le personnage d'Andreu Calafat qui représente l'ancien ministre espagnol Abel Matutes.

Arrivée de l'héroïne à Ibiza - Copie d'écran

C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Imaginez que vous ayez vécu toute votre vie à Paris et que l'on vous annonce un film dont Paris est un justement une sorte de personnage important. Et là, paf ! Tous les paysages sont tournés à Marseille. Tout au long du film, on vous parle de Paris, ce lieu magique où tout est possible, patatati et patata... Sauf que vous continuez à focaliser sur la Bonne Mère et sur le Vieux-Port qui représentent Notre-Dame et la Seine... Il y a forcément un truc qui vous dérange tout au long du film. C'est un peu ce que nous a fait Álex Pina avec White Lines.

Il s'agit de la nouvelle série qui devrait cartonner, auréolée avant de commencer par la gloire de son auteur : le même que celui de la désormais iconique Casa de Papel. L'histoire : le corps du frère de Zoe Walker apparaît, vingt ans après sa disparition. Axel Collins était un DJ ultra connu et vénéré à Ibiza où il avait débarqué au début des années 90 après avoir fui un père aussi austère que sa ville : Manchester. Zoe décide de se rendre à Ibiza et d'enquêter pour découvrir l'assassin de son frère. C'est le début d'une sorte de voyage initiatique, où elle va se découvrir, au rythme d'Ibiza, un île un peu spéciale ou tout est possible, ou presque.

L'île est au cœur du récit. Ce n'est pas, dans l'esprit d'Álex Pina un détail. Zoe ne cesse de répéter "I'm in Ibiza" comme une sorte de...

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Pas forcément en bien...

Après Casa de papel, on misait beaucoup sur White Lines, réalisé également par Álex Pina. Mais la série qui est censée se passer à Ibiza est filmée un peu partout, sauf sur cette île. Déstabilisant pour qui la connaît. Seul véritable point commun, le personnage d'Andreu Calafat qui représente l'ancien ministre espagnol Abel Matutes.

Arrivée de l'héroïne à Ibiza - Copie d'écran

C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Imaginez que vous ayez vécu toute votre vie à Paris et que l'on vous annonce un film dont Paris est un justement une sorte de personnage important. Et là, paf ! Tous les paysages sont tournés à Marseille. Tout au long du film, on vous parle de Paris, ce lieu magique où tout est possible, patatati et patata... Sauf que vous continuez à focaliser sur la Bonne Mère et sur le Vieux-Port qui représentent Notre-Dame et la Seine... Il y a forcément un truc qui vous dérange tout au long du film. C'est un peu ce que nous a fait Álex Pina avec White Lines.

Il s'agit de la nouvelle série qui devrait cartonner, auréolée avant de commencer par la gloire de son auteur : le même que celui de la désormais iconique Casa de Papel. L'histoire : le corps du frère de Zoe Walker apparaît, vingt ans après sa disparition. Axel Collins était un DJ ultra connu et vénéré à Ibiza où il avait débarqué au début des années 90 après avoir fui un père aussi austère que sa ville : Manchester. Zoe décide de se rendre à Ibiza et d'enquêter pour découvrir l'assassin de son frère. C'est le début d'une sorte de voyage initiatique, où elle va se découvrir, au rythme d'Ibiza, un île un peu spéciale ou tout est possible, ou presque.

L'île est au cœur du récit. Ce n'est pas, dans l'esprit d'Álex Pina un détail. Zoe ne cesse de répéter "I'm in Ibiza" comme une sorte de...

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StopCovid : le projet dont il ne faut pas parlerbcc76921-c249-4333-ad11-3e655fb8d8cehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200529_183336_StopCovid___le_projet_dont_il_ne_faut_pas_parlerFri, 29 May 2020 18:33:36 +0200

L'Inria, SIA Partners ou le secrétariat d'Etat du numérique refusent de nous répondre

Le cabinet de consultants SIA Partners doit-il son entrée dans le groupe de travail StopCovid à la grande proximité entre un de ses cadres dirigeants et En Marche où il a milité ? Impossible en tout cas de savoir quel est le rôle de cette entreprise.

Covid - Nostromo

Voilà une app qui aura fait couler beaucoup d’encre. StopCovid… Rien que le nom… Comme si une application, c’est à dire un bête programme informatique, pouvait stopper le covid… Peut-on raisonnablement penser que le virus va être endigué parce que quelques personnes utilisent une application mal faite, dans l’urgence, avec des technologies inadaptées et alors que ceux qui ont tenté l’aventure disent clairement que cela ne marche pas? Passons.

Le génie français, qui s’est déjà illustré à de nombreuses reprises a encore frappé. Après le cloud souverain, le plan calcul, les Bull et autres champions de la tech comme France Telecom qui a tant oeuvré pour qu’Internet ne prenne pas en France, voici STOPCovid, l’appli franchouillarde qui fait la nique à tout le monde et qui va nous stopper la propagation du virus d’un coup de bit magique. On va encore être les seuls à réussir là où tous les autres ont échoué.

Ou pas.

En se penchant (à nouveau) sur «l’équipe pojet» STOPCovid, nous nous sommes intéressés à SIA Partners. Une boite de consultants que nous ne connaissions pas.

Selon les promoteurs du projet, les entreprises qui participent, le font à titre gracieux. Nous avons cherché à savoir, auprès de l’INRIA qui drive tout ce beau monde, quel a été le processus menant à la sélection de telle ou telle entreprise dans le projet STOPCovid. Sur quelles bases les entreprises ont-elles été retenues? Combien ont postulé? Mais surtout, Si la participation au groupe est volontaire et non...

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L'Inria, SIA Partners ou le secrétariat d'Etat du numérique refusent de nous répondre

Le cabinet de consultants SIA Partners doit-il son entrée dans le groupe de travail StopCovid à la grande proximité entre un de ses cadres dirigeants et En Marche où il a milité ? Impossible en tout cas de savoir quel est le rôle de cette entreprise.

Covid - Nostromo

Voilà une app qui aura fait couler beaucoup d’encre. StopCovid… Rien que le nom… Comme si une application, c’est à dire un bête programme informatique, pouvait stopper le covid… Peut-on raisonnablement penser que le virus va être endigué parce que quelques personnes utilisent une application mal faite, dans l’urgence, avec des technologies inadaptées et alors que ceux qui ont tenté l’aventure disent clairement que cela ne marche pas? Passons.

Le génie français, qui s’est déjà illustré à de nombreuses reprises a encore frappé. Après le cloud souverain, le plan calcul, les Bull et autres champions de la tech comme France Telecom qui a tant oeuvré pour qu’Internet ne prenne pas en France, voici STOPCovid, l’appli franchouillarde qui fait la nique à tout le monde et qui va nous stopper la propagation du virus d’un coup de bit magique. On va encore être les seuls à réussir là où tous les autres ont échoué.

Ou pas.

En se penchant (à nouveau) sur «l’équipe pojet» STOPCovid, nous nous sommes intéressés à SIA Partners. Une boite de consultants que nous ne connaissions pas.

Selon les promoteurs du projet, les entreprises qui participent, le font à titre gracieux. Nous avons cherché à savoir, auprès de l’INRIA qui drive tout ce beau monde, quel a été le processus menant à la sélection de telle ou telle entreprise dans le projet STOPCovid. Sur quelles bases les entreprises ont-elles été retenues? Combien ont postulé? Mais surtout, Si la participation au groupe est volontaire et non...

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« Ma mère a été victime de négligence, voire de maltraitance »70a7f85b-9668-479b-aa0a-f673a69331c4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200528_173054____Ma_mere_a_ete_victime_de_negligence__voire_de_maltraitance___Thu, 28 May 2020 17:30:54 +0200

Une infirmière dénonce la prise en charge de sa mère dans un Ehpad Korian

Pas de protections adéquates, portes de résidents malades du Covid ouvertes, mauvaise prise en charge de la douleur, la gestion de la crise dans l'Ehpad Korian de Neuilly-Plaisance est mise en cause par la fille d'une résidente décédée du coronavirus. Ces accusations sont réfutées par la direction. Une plainte sera déposée prochainement.

Covid - Reflets

Catherine Caille en est persuadée : « Ma mère a été victime d'un défaut de soin à l’Ehpad Korian de Neuilly-Plaisance. Si je n’étais pas intervenue et si je ne m’étais pas occupée moi-même de la faire transférer à l’hôpital Cochin, elle serait décédée à la maison de retraite dans d’atroces souffrances. » Catherine Caille sait de quoi elle parle : elle est elle-même cadre infirmier à l’hôpital Cochin.

Le 27 mars, les familles ont été prévenues par téléphone par le médecin coordonnateur que deux premiers cas de Covid avaient été confirmés à l’Ehpad Korian Les Lauriers. Le 31 mars, nouveau coup de fil, Catherine Caille est informée que Marcelle, sa maman âgée de 77 ans, est à son tour atteinte du Covid. Elle obtient l’autorisation de venir la voir le lendemain.

« Là, c'est un choc. J’ai découvert une situation hallucinante. Le personnel ne portait pas les protections adéquates, la porte de la chambre d’un résident sur laquelle était inscrite "Précaution gouttelettes", ce qui laissait supposer qu'il était atteint du Covid, était ouverte. Pour un autre résident tombé, le personnel est entré sans protection pour le remettre dans son lit. L’aide-soignant ne portait même pas de masque ! Comme les résidents ne recevaient plus de visite depuis le 7 mars, forcément, on peut se douter que la contamination s’est faite en interne. J’ai pu constater que les règles d’hygiène les plus élémentaires n’étaient pas respectées. Le personnel manquait de tout : pas de...

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Une infirmière dénonce la prise en charge de sa mère dans un Ehpad Korian

Pas de protections adéquates, portes de résidents malades du Covid ouvertes, mauvaise prise en charge de la douleur, la gestion de la crise dans l'Ehpad Korian de Neuilly-Plaisance est mise en cause par la fille d'une résidente décédée du coronavirus. Ces accusations sont réfutées par la direction. Une plainte sera déposée prochainement.

Covid - Reflets

Catherine Caille en est persuadée : « Ma mère a été victime d'un défaut de soin à l’Ehpad Korian de Neuilly-Plaisance. Si je n’étais pas intervenue et si je ne m’étais pas occupée moi-même de la faire transférer à l’hôpital Cochin, elle serait décédée à la maison de retraite dans d’atroces souffrances. » Catherine Caille sait de quoi elle parle : elle est elle-même cadre infirmier à l’hôpital Cochin.

Le 27 mars, les familles ont été prévenues par téléphone par le médecin coordonnateur que deux premiers cas de Covid avaient été confirmés à l’Ehpad Korian Les Lauriers. Le 31 mars, nouveau coup de fil, Catherine Caille est informée que Marcelle, sa maman âgée de 77 ans, est à son tour atteinte du Covid. Elle obtient l’autorisation de venir la voir le lendemain.

« Là, c'est un choc. J’ai découvert une situation hallucinante. Le personnel ne portait pas les protections adéquates, la porte de la chambre d’un résident sur laquelle était inscrite "Précaution gouttelettes", ce qui laissait supposer qu'il était atteint du Covid, était ouverte. Pour un autre résident tombé, le personnel est entré sans protection pour le remettre dans son lit. L’aide-soignant ne portait même pas de masque ! Comme les résidents ne recevaient plus de visite depuis le 7 mars, forcément, on peut se douter que la contamination s’est faite en interne. J’ai pu constater que les règles d’hygiène les plus élémentaires n’étaient pas respectées. Le personnel manquait de tout : pas de...

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Tour de vis au Mali664ba292-7bc0-4603-bba8-a40da0b16eb3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200527_161125_Tour_de_vis_au_MaliWed, 27 May 2020 16:11:25 +0200

Alors que le pays s'enfonce dans la crise, le pouvoir choisit la manière forte

Menace islamiste, corruption, pauvreté galopante, des spécialistes parlent d'un possible effondrement du pays. Clément Dembélé, l'emblématique fondateur de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage, tout juste libéré après une quinzaine de jours de détention, dénonce un système gangrené par la corruption et le mensonge.

Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est transcrit en caractères tifinagh. - Alicroche _ Wikipedia - CC BY-SA 2.0

Le Mali s’enfonce dans la crise alors que le pays a tenu des élections législatives les 29 mars et 19 avril dans un contexte particulièrement tendu. Ces élections auraient du se tenir fin 2018, mais elles avaient été repoussées à plusieurs reprises pour des motifs politiques et sécuritaires. Les élections de 2013 avaient octroyé une majorité confortable au président Ibrahim Boubacar Keïta. Quelques jours avant le scrutin, le 25 mars, le leader de l'opposition, Soumaïla Cissé, a été enlevé par des inconnus armés alors qu'il faisait campagne dans son fief électoral de Niafounké, près de Tombouctou (nord). Il serait aux mains d’un groupe affilié à Al-Qaïda. Le 9 mai, Clément Dembélé, fondateur de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage, a été arrêté par les services de sécurité maliens, avant d’être libéré le 23 mai. Inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre par le procureur, il sera jugé le 1er juillet prochain.

La tentation de l'offre djihadiste

«Le pays est très fragile, analyse Pascal Peyrou, secrétaire général du think tank Groupe Initiative Afrique. Le Mali pourrait même s’effondrer et impacter toute la sous-région.» Le pays a été secoué il y a quelques mois par une campagne anti-française. «Elle était un peu orchestrée par le pouvoir malien qui voulait se dédouaner de certaines critiques, notamment une défaillance de la gouvernance et des revers militaires, explique Pascal Peyrou. Dans beaucoup de régions, la population a l’...

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Alors que le pays s'enfonce dans la crise, le pouvoir choisit la manière forte

Menace islamiste, corruption, pauvreté galopante, des spécialistes parlent d'un possible effondrement du pays. Clément Dembélé, l'emblématique fondateur de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage, tout juste libéré après une quinzaine de jours de détention, dénonce un système gangrené par la corruption et le mensonge.

Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est transcrit en caractères tifinagh. - Alicroche _ Wikipedia - CC BY-SA 2.0

Le Mali s’enfonce dans la crise alors que le pays a tenu des élections législatives les 29 mars et 19 avril dans un contexte particulièrement tendu. Ces élections auraient du se tenir fin 2018, mais elles avaient été repoussées à plusieurs reprises pour des motifs politiques et sécuritaires. Les élections de 2013 avaient octroyé une majorité confortable au président Ibrahim Boubacar Keïta. Quelques jours avant le scrutin, le 25 mars, le leader de l'opposition, Soumaïla Cissé, a été enlevé par des inconnus armés alors qu'il faisait campagne dans son fief électoral de Niafounké, près de Tombouctou (nord). Il serait aux mains d’un groupe affilié à Al-Qaïda. Le 9 mai, Clément Dembélé, fondateur de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage, a été arrêté par les services de sécurité maliens, avant d’être libéré le 23 mai. Inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre par le procureur, il sera jugé le 1er juillet prochain.

La tentation de l'offre djihadiste

«Le pays est très fragile, analyse Pascal Peyrou, secrétaire général du think tank Groupe Initiative Afrique. Le Mali pourrait même s’effondrer et impacter toute la sous-région.» Le pays a été secoué il y a quelques mois par une campagne anti-française. «Elle était un peu orchestrée par le pouvoir malien qui voulait se dédouaner de certaines critiques, notamment une défaillance de la gouvernance et des revers militaires, explique Pascal Peyrou. Dans beaucoup de régions, la population a l’...

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Les Ehpads, miroirs de notre société99f165a7-b864-4d8c-aa9a-aec6b7c64553http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200526_111725_Les_Ehpads__miroirs_de_notre_societeTue, 26 May 2020 11:17:25 +0200

Le Coronavirus nous interroge collectivement sur la place des personnes âgées.

Marie-Thérèse Neuilly, psychosociologue, pose un regard inquiet sur ces établissements, devenus des lieux de relégation, mais aussi symptomatiques des maux de notre temps. A la suite de Michel Foucault, ce questionnement sur la place réservée aux personnes en marge nous rappelle qu'il est au cœur du projet de société et de la politique.

En lute contre le virus - D.R.

L’EHPAD se donne à vivre comme fait de société, et comme lieu de relégation. Souvent les bienveillants de la personne âgée – on fera une petite incursion vers les malveillants – l’ont « aidée » à vider sa maison et à la vendre : en effet c’est quand même plus rationnel, dans un EHPAD on a « le droit » d’avoir quelques meubles, une commode sur laquelle on pourra poser les photos des aimés, une petite table de nuit et peut-être un bibus pour disposer quelques rangées de livres, à 80 ans on n’a pas besoin de ces grandes étagères pleines d’ouvrages, tu n’auras pas le temps de les relire. Et d’ailleurs, pourquoi relire ? Et puis nous on n’aura pas besoin de ça, on a Internet. Et puis il n’y aura pas grand-chose de tes affaires dont on aura besoin, le genre armoire normande ça ne peut tenir nulle part, et c’est assez moche. Ce serait du Boulle encore. Pour en revenir au propos des bienveillants, c’est la sécurité qu’ils visent en premier, ils ne veulent pas se faire de soucis en imaginent les chutes nocturnes et jusqu'aux agressions. Car ils sont fragiles les vieux. Mais il y a aussi un retour de l’histoire, de leur histoire à eux les adultes. Quand ils étaient ados et qu’ils voulaient prendre leur liberté et qu’au nom de la sécurité ils n’avaient le droit que de ne rien faire. Ce n’est peut- être pas la peine de convoquer Freud et la mort du père, mais …

Sous l’arbre des palabres on apporte le thé, le murmure de l’ancêtre est commenté.

L’acronyme EHPAD - établissement...

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Le Coronavirus nous interroge collectivement sur la place des personnes âgées.

Marie-Thérèse Neuilly, psychosociologue, pose un regard inquiet sur ces établissements, devenus des lieux de relégation, mais aussi symptomatiques des maux de notre temps. A la suite de Michel Foucault, ce questionnement sur la place réservée aux personnes en marge nous rappelle qu'il est au cœur du projet de société et de la politique.

En lute contre le virus - D.R.

L’EHPAD se donne à vivre comme fait de société, et comme lieu de relégation. Souvent les bienveillants de la personne âgée – on fera une petite incursion vers les malveillants – l’ont « aidée » à vider sa maison et à la vendre : en effet c’est quand même plus rationnel, dans un EHPAD on a « le droit » d’avoir quelques meubles, une commode sur laquelle on pourra poser les photos des aimés, une petite table de nuit et peut-être un bibus pour disposer quelques rangées de livres, à 80 ans on n’a pas besoin de ces grandes étagères pleines d’ouvrages, tu n’auras pas le temps de les relire. Et d’ailleurs, pourquoi relire ? Et puis nous on n’aura pas besoin de ça, on a Internet. Et puis il n’y aura pas grand-chose de tes affaires dont on aura besoin, le genre armoire normande ça ne peut tenir nulle part, et c’est assez moche. Ce serait du Boulle encore. Pour en revenir au propos des bienveillants, c’est la sécurité qu’ils visent en premier, ils ne veulent pas se faire de soucis en imaginent les chutes nocturnes et jusqu'aux agressions. Car ils sont fragiles les vieux. Mais il y a aussi un retour de l’histoire, de leur histoire à eux les adultes. Quand ils étaient ados et qu’ils voulaient prendre leur liberté et qu’au nom de la sécurité ils n’avaient le droit que de ne rien faire. Ce n’est peut- être pas la peine de convoquer Freud et la mort du père, mais …

Sous l’arbre des palabres on apporte le thé, le murmure de l’ancêtre est commenté.

L’acronyme EHPAD - établissement...

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L'Union des Etats Soviétiques d'Amérique37e869b6-92ae-401b-99ea-56d4f73af0dfhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200519_113122_L_Union_des_Etats_Sovietiques_d_AmeriqueTue, 19 May 2020 11:31:22 +0200

L'URSS a disparue ? Faites place à l'UESA

Encore 123.000 milliards de dollars (à peu près) et la Réserve Fédérale aura acheté tout ce qui est achetable sur les marchés aux Etats-Unis. Une nationalisation de l'économie américaine qui ne dit pas son nom ? Les USA deviendraient-ils communistes ? Pas à une contradiction près, pendant se temps, les marchés s'envolent alors que tous les indicateurs macros sont au rouge.

We rule your Babylon - © Reflets

Mais que se passe-t-il chez l'Oncle Sam ? Le chantre du libéralisme, celui d'où est venu, avec l'école de Chicago, avec les délires des équipes Reagan, le pire du capitalisme, une vision ultra-libérale, le chacun pour soi, la démission de l'État, le marché roi, la marchandisation de tout, la dérégulation... Ce berceau du pire capitalisme est en train de devenir une économie soviétique qui ne dit pas son nom. C'est cocasse...

Comme nous l'avions expliqué dans plusieurs articles publiés dans le dossier Coronavirus, la crise qui secoue la planète est triple. Elle est d'abord sanitaire. C'est l'apparition du virus. Elle est ensuite financière : les marchés ont dévissé lorsque tout le monde a pris la mesure du danger et que le confinement est devenu la solution. Enfin, elle est économique : la mise quasi à l'arrêt de l'économie va avoir des répercussions inconnues. Pour l'instant, tous les indicateurs macro-économiques sont au rouge vif. Paradoxalement, les marchés sont aux anges, les indices sont repartis à la hausse et tout baigne dans l'huile de noix de coco.

Sauf... Sauf que oui, mais non.

Les acteurs sur les marchés sont dopés. Attention à la descente... La Réserve Fédérale, sorte de banque centrale américaine, a annoncé qu'elle rachèterait tout. Y compris de la dette pourrie (junk bonds). Le message était, et reste clair : « amis investisseurs, ne paniquez plus, ne vendez plus frénétiquement pour limiter vos pertes,...

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L'URSS a disparue ? Faites place à l'UESA

Encore 123.000 milliards de dollars (à peu près) et la Réserve Fédérale aura acheté tout ce qui est achetable sur les marchés aux Etats-Unis. Une nationalisation de l'économie américaine qui ne dit pas son nom ? Les USA deviendraient-ils communistes ? Pas à une contradiction près, pendant se temps, les marchés s'envolent alors que tous les indicateurs macros sont au rouge.

We rule your Babylon - © Reflets

Mais que se passe-t-il chez l'Oncle Sam ? Le chantre du libéralisme, celui d'où est venu, avec l'école de Chicago, avec les délires des équipes Reagan, le pire du capitalisme, une vision ultra-libérale, le chacun pour soi, la démission de l'État, le marché roi, la marchandisation de tout, la dérégulation... Ce berceau du pire capitalisme est en train de devenir une économie soviétique qui ne dit pas son nom. C'est cocasse...

Comme nous l'avions expliqué dans plusieurs articles publiés dans le dossier Coronavirus, la crise qui secoue la planète est triple. Elle est d'abord sanitaire. C'est l'apparition du virus. Elle est ensuite financière : les marchés ont dévissé lorsque tout le monde a pris la mesure du danger et que le confinement est devenu la solution. Enfin, elle est économique : la mise quasi à l'arrêt de l'économie va avoir des répercussions inconnues. Pour l'instant, tous les indicateurs macro-économiques sont au rouge vif. Paradoxalement, les marchés sont aux anges, les indices sont repartis à la hausse et tout baigne dans l'huile de noix de coco.

Sauf... Sauf que oui, mais non.

Les acteurs sur les marchés sont dopés. Attention à la descente... La Réserve Fédérale, sorte de banque centrale américaine, a annoncé qu'elle rachèterait tout. Y compris de la dette pourrie (junk bonds). Le message était, et reste clair : « amis investisseurs, ne paniquez plus, ne vendez plus frénétiquement pour limiter vos pertes,...

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Menace biologique : l’efficacité du coronavirus peut-elle donner des idées ?c64c2a5f-6455-4dce-9685-db5d2ffdde5dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200518_191526_Menace_biologique___l___efficacite_du_coronavirus_peut-elle_donner_des_idees__Mon, 18 May 2020 19:15:26 +0200

Un spécialiste des contre-mesures biologiques parle du risque bioterroriste.

Le coronavirus a désorganisé toute la société et mis en lumière notre vulnérabilité à une menace biologique. Patrice Binder, ancien médecin militaire et membre du Conseil national consultatif sur la biosécurité, analyse la crise.

Tenues militaires NRBC - D.R.

Le coronavirus a mis la France et de de nombreux pays quasiment à l’arrêt pendant plusieurs semaines, et ses conséquences continuent de se faire sentir. De quoi faire réfléchir sur l’intérêt des armes biologiques. L’effet du Covid-19 peut-il donner des idées à des États ou à des groupes terroristes ?

Les Etats, comme les groupes terroristes, n’ont pas attendu cet épisode pandémique pour savoir le potentiel des armes biologiques. Plusieurs épisodes qu’ils soient d’origine humaine ou naturelle l’ont déjà largement montré. En 1984, une secte américaine dans l’Oregon a organisé la contamination délibérée de dix restaurants locaux, des bars à salades, avec une bactérie responsable de la salmonellose. Plus de 750 personnes ont été touchées, provoquant une psychose locale très importante. En 2001, la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne a entraîné l’abattage préventif de troupeaux. Ça a coûté plusieurs milliards. Toujours en 2001, juste après les attentats du 11 septembre, des enveloppes contaminées au bacille de charbon, le bacillus anthracis, entraînant la maladie du charbon sont envoyées aux Etats-Unis. Une vingtaine de personnes développent des symptômes infectieux et cinq perdront la vie. Ces lettres vont entraîner des perturbations incroyables, avec des lettres suspectes un peu partout qui vont paralyser des administrations, etc. Donc on connaît bien les effets de la menace biologique. Alors dire que cet épisode va donner des idées pour des systèmes d’arme, je n’y crois pas...

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Un spécialiste des contre-mesures biologiques parle du risque bioterroriste.

Le coronavirus a désorganisé toute la société et mis en lumière notre vulnérabilité à une menace biologique. Patrice Binder, ancien médecin militaire et membre du Conseil national consultatif sur la biosécurité, analyse la crise.

Tenues militaires NRBC - D.R.

Le coronavirus a mis la France et de de nombreux pays quasiment à l’arrêt pendant plusieurs semaines, et ses conséquences continuent de se faire sentir. De quoi faire réfléchir sur l’intérêt des armes biologiques. L’effet du Covid-19 peut-il donner des idées à des États ou à des groupes terroristes ?

Les Etats, comme les groupes terroristes, n’ont pas attendu cet épisode pandémique pour savoir le potentiel des armes biologiques. Plusieurs épisodes qu’ils soient d’origine humaine ou naturelle l’ont déjà largement montré. En 1984, une secte américaine dans l’Oregon a organisé la contamination délibérée de dix restaurants locaux, des bars à salades, avec une bactérie responsable de la salmonellose. Plus de 750 personnes ont été touchées, provoquant une psychose locale très importante. En 2001, la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne a entraîné l’abattage préventif de troupeaux. Ça a coûté plusieurs milliards. Toujours en 2001, juste après les attentats du 11 septembre, des enveloppes contaminées au bacille de charbon, le bacillus anthracis, entraînant la maladie du charbon sont envoyées aux Etats-Unis. Une vingtaine de personnes développent des symptômes infectieux et cinq perdront la vie. Ces lettres vont entraîner des perturbations incroyables, avec des lettres suspectes un peu partout qui vont paralyser des administrations, etc. Donc on connaît bien les effets de la menace biologique. Alors dire que cet épisode va donner des idées pour des systèmes d’arme, je n’y crois pas...

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L'école à la maison : bien mais peut mieux faire697852fd-2abc-4f8c-9517-0522607aa877http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200515_124036_L_ecole_a_la_maison___bien_mais_peut_mieux_faireFri, 15 May 2020 12:40:36 +0200

Les parents racontent leur quotidien, entre galères techniques et découverte du métier de prof.

Dans cette enquête réalisée par une association de parents d’élève de l’Essonne, les parent félicitent souvent les enseignants pour leur engagement. Et ils racontent aussi leurs galères.

Ecole - Peng - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

«Bien mais eu mieux faire», c’est un peu l’appréciation des parents sur le résultat de l’école à la maison dans cette enquête lancée dans l’Essonne par une fédération de parents d’élèves auquel Reflets a pu avoir accès. Cette enquête montre, sans surprise, que les cours à distance accroissent les inégalités sociales. Ça fonctionne beaucoup mieux quand les parents peuvent aider leurs enfants et sont disponibles.

Beaucoup sont plutôt satisfaits et félicitent l’investissement des professeurs. «C’était parfois assez difficile au quotidien, mais ça nous a permis de mieux savoir ce que faisaient nos enfants chaque jour et de les accompagner, dit cette mère. Mais nous avions la chance de pouvoir tous les deux travailler depuis la maison. Après une mise en place un peu chaotique, l’école à la maison école semble bien fonctionner. Bravo aux enseignants pour tout leur travail!»

«Les enseignants ont fait d’énormes efforts. Bien sûr, c’est compliqué et c’est loin de valoir le travail en classe, mais bravo et merci à l’ensemble des équipes pédagogiques

Les devoirs, c'était « Attrape-moi si tu peux»

Au début du confinement, les outils informatiques ont eu du mal à absorber la masse de connexions. Et certains profs, voulant bien faire, bombardaient leurs élèves de travail, avec des devoirs à rendre dans un délai assez court.

Mur collaboratif, espace documents, logiciel Pronote, forum et blog, Espace Numérique de Travail ENT, Néo Pocket… la multiplication des outils informatiques a...

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Les parents racontent leur quotidien, entre galères techniques et découverte du métier de prof.

Dans cette enquête réalisée par une association de parents d’élève de l’Essonne, les parent félicitent souvent les enseignants pour leur engagement. Et ils racontent aussi leurs galères.

Ecole - Peng - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

«Bien mais eu mieux faire», c’est un peu l’appréciation des parents sur le résultat de l’école à la maison dans cette enquête lancée dans l’Essonne par une fédération de parents d’élèves auquel Reflets a pu avoir accès. Cette enquête montre, sans surprise, que les cours à distance accroissent les inégalités sociales. Ça fonctionne beaucoup mieux quand les parents peuvent aider leurs enfants et sont disponibles.

Beaucoup sont plutôt satisfaits et félicitent l’investissement des professeurs. «C’était parfois assez difficile au quotidien, mais ça nous a permis de mieux savoir ce que faisaient nos enfants chaque jour et de les accompagner, dit cette mère. Mais nous avions la chance de pouvoir tous les deux travailler depuis la maison. Après une mise en place un peu chaotique, l’école à la maison école semble bien fonctionner. Bravo aux enseignants pour tout leur travail!»

«Les enseignants ont fait d’énormes efforts. Bien sûr, c’est compliqué et c’est loin de valoir le travail en classe, mais bravo et merci à l’ensemble des équipes pédagogiques

Les devoirs, c'était « Attrape-moi si tu peux»

Au début du confinement, les outils informatiques ont eu du mal à absorber la masse de connexions. Et certains profs, voulant bien faire, bombardaient leurs élèves de travail, avec des devoirs à rendre dans un délai assez court.

Mur collaboratif, espace documents, logiciel Pronote, forum et blog, Espace Numérique de Travail ENT, Néo Pocket… la multiplication des outils informatiques a...

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Le coronavirus pourrait rendre des enfants complotistes et même, antisémites647d2e86-8d08-4c67-9c2e-d76ccef10290http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200514_123731_Le_coronavirus_pourrait_rendre_des_enfants_complotistes_et_meme__antisemitesThu, 14 May 2020 12:37:31 +0200

C'est en tout cas l'avis du ministère de l'Éducation

Dans une note publiée sur Educsol, à destination des professeurs, le ministère demande à ce que soient signalé des élèves qui pourraient tenir des propos "manifestement inacceptables". Lesquels a-t-on demandé ? Surprise...

Note sur Educsol - Copie d'écran

« Inattendue, de nature inedite, la propagation du COVID-19 a ete a l’origine d’emotions fortes et de reactions parfois irrationnelles. La question de la maladie et de la mort peut reactiver des questionnements cruciaux sur le cycle de la vie et des traumatismes que des eleves ont pu deja connaitre. Dans ce contexte, la reprise de la vie scolaire et des cours, de maniere apaisee, necessite une attention particuliere portee a l’accueil de la parole des eleves », indique le ministère de l'Éducation nationale dans une note publiée sur Educsol. L'idée est d'accompagner les enseignants pour qu'ils puissent faire face aux interrogations des enfants. On peut imaginer que la note servira aussi pour les jeunes ados des collèges qui doivent, eux, commencer à rouvrir à partir du 18 mai dans les zones, où le virus circule peu.

Au détour d'un paragraphe, on trouve la partie suivante qui a fait bondir Twitter. Ceci dit, qu'est-ce qui ne fait pas bondir Twitter de nos jours ?

Quelle(s) attitude(s) de l’enseignant face a l’emotion d’un eleve ou d’une partie de la classe ? Reconnaitre les emotions et les nommer permet de soutenir les enfants et les adolescents dans la gestion de leurs emotions. Selon les emotions exprimees par les eleves, ne pas hesiter a leur dire qu’avoir peur, se sentir triste ou en colere est tout a fait normal quand la vie des etres humains ou la perte des liens avec des proches est mise en jeu. Des enfants peuvent tenir des propos...

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C'est en tout cas l'avis du ministère de l'Éducation

Dans une note publiée sur Educsol, à destination des professeurs, le ministère demande à ce que soient signalé des élèves qui pourraient tenir des propos "manifestement inacceptables". Lesquels a-t-on demandé ? Surprise...

Note sur Educsol - Copie d'écran

« Inattendue, de nature inedite, la propagation du COVID-19 a ete a l’origine d’emotions fortes et de reactions parfois irrationnelles. La question de la maladie et de la mort peut reactiver des questionnements cruciaux sur le cycle de la vie et des traumatismes que des eleves ont pu deja connaitre. Dans ce contexte, la reprise de la vie scolaire et des cours, de maniere apaisee, necessite une attention particuliere portee a l’accueil de la parole des eleves », indique le ministère de l'Éducation nationale dans une note publiée sur Educsol. L'idée est d'accompagner les enseignants pour qu'ils puissent faire face aux interrogations des enfants. On peut imaginer que la note servira aussi pour les jeunes ados des collèges qui doivent, eux, commencer à rouvrir à partir du 18 mai dans les zones, où le virus circule peu.

Au détour d'un paragraphe, on trouve la partie suivante qui a fait bondir Twitter. Ceci dit, qu'est-ce qui ne fait pas bondir Twitter de nos jours ?

Quelle(s) attitude(s) de l’enseignant face a l’emotion d’un eleve ou d’une partie de la classe ? Reconnaitre les emotions et les nommer permet de soutenir les enfants et les adolescents dans la gestion de leurs emotions. Selon les emotions exprimees par les eleves, ne pas hesiter a leur dire qu’avoir peur, se sentir triste ou en colere est tout a fait normal quand la vie des etres humains ou la perte des liens avec des proches est mise en jeu. Des enfants peuvent tenir des propos...

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Quelle ampleur pour la seconde vague du Covid-19 ?8b541486-a574-4df3-b1bc-655233c380a8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200513_105103_Quelle_ampleur_pour_la_seconde_vague_du_Covid-19___Wed, 13 May 2020 10:51:03 +0200

Deux épidémiologistes analysent la situation et les moyens de la prévenir

Le retour au travail ou à l'école va entrainer une multiplication des contacts, donc faciliter la contamination par le virus qui continue de circuler. Pour Catherine Hill, déconfiner maintenant est risqué, car nous sommes encore très en retard pour le dépistage du coronavirus.

Coronavirus, en tête de la course ? - D.R.

«Comme citoyen, je me réjouie plutôt du déconfinement, comme épidémiologiste, je suis plus interrogatif», déclare le Pr Christian Rabaud, chef de service des Maladies Infectieuses et Tropicales au CHRU de Nancy. Avec une trentaine de patients en réanimation à Nancy et une quarantaine dans les Vosges, il n’est «pas serein». «Nous sommes montés au maximum en poussant les murs à 122 malades Covid-19 en réa à Nancy, on part avec plus d’un sixième des lits déjà occupés, ce n’est pas négligeable...Le virus circule encore dans la grand Est. L’Institut Pasteur estimait au 11 mai le nombre de nouvelles contaminations par jour à 500 dans notre région. Je pense, au vu de ce que je vis à l’hôpital, que c’est au moins trois fois plus. Mon angoisse est: est ce qu’on est capable de maintenir des mesures barrières pour que la différence de circulation du virus entre la période du confinement et celle qui s’ouvre maintenant soit faible?»

On ne connaît toujours pas la prévalence du virus en France !

Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy, est aussi inquiète. «Il y avait 2776 malade du Covid-19 en réanimation le 10 mai, et donc encore plus de 5000 personnes en tout en réanimation. En conséquence, le système hospitalier est toujours très tendu, notamment en Ile-de-France. Déconfiner si tôt est vraiment risqué.» L'Institut Pasteur avait prédit entre 1300 et 1800 malades du Covid-19 en réanimation au 11 mai, il y en a beaucoup plus.

«Quand les médias parlent de...

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Deux épidémiologistes analysent la situation et les moyens de la prévenir

Le retour au travail ou à l'école va entrainer une multiplication des contacts, donc faciliter la contamination par le virus qui continue de circuler. Pour Catherine Hill, déconfiner maintenant est risqué, car nous sommes encore très en retard pour le dépistage du coronavirus.

Coronavirus, en tête de la course ? - D.R.

«Comme citoyen, je me réjouie plutôt du déconfinement, comme épidémiologiste, je suis plus interrogatif», déclare le Pr Christian Rabaud, chef de service des Maladies Infectieuses et Tropicales au CHRU de Nancy. Avec une trentaine de patients en réanimation à Nancy et une quarantaine dans les Vosges, il n’est «pas serein». «Nous sommes montés au maximum en poussant les murs à 122 malades Covid-19 en réa à Nancy, on part avec plus d’un sixième des lits déjà occupés, ce n’est pas négligeable...Le virus circule encore dans la grand Est. L’Institut Pasteur estimait au 11 mai le nombre de nouvelles contaminations par jour à 500 dans notre région. Je pense, au vu de ce que je vis à l’hôpital, que c’est au moins trois fois plus. Mon angoisse est: est ce qu’on est capable de maintenir des mesures barrières pour que la différence de circulation du virus entre la période du confinement et celle qui s’ouvre maintenant soit faible?»

On ne connaît toujours pas la prévalence du virus en France !

Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy, est aussi inquiète. «Il y avait 2776 malade du Covid-19 en réanimation le 10 mai, et donc encore plus de 5000 personnes en tout en réanimation. En conséquence, le système hospitalier est toujours très tendu, notamment en Ile-de-France. Déconfiner si tôt est vraiment risqué.» L'Institut Pasteur avait prédit entre 1300 et 1800 malades du Covid-19 en réanimation au 11 mai, il y en a beaucoup plus.

«Quand les médias parlent de...

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La résilience, une vertu républicaine ?3f0d115b-37dd-4017-9555-c5821266284ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200512_114143_La_resilience__une_vertu_republicaine__Tue, 12 May 2020 11:41:43 +0200

L'armée a lancé une opération dans le cadre de la lutte contre le coronavirus

Nous sommes en guerre, nous dit le président. L'armée a elle-même lancé une opération dite "Résilience". Bientôt le retour de la Médaille d’honneur des épidémies ?

OpRésilience - Copie d'écran defense.gouv.fr

Pour parler de la pandémie qui affecte le monde depuis la fin de l’année 2019, on emploie des registres de vocabulaires de natures différentes : il s’agit du médical bien sûr, on ausculte les chiffres, on se demande si tel fléchissement de la courbe nous fait rentrer en rémission, s’il faut craindre une rechute, on espère la guérison. Le mal dans le secteur économique va s’appeler récession, et voilà qu’arrive le 20 mars 2020 le vocable militaire : nous sommes en guerre (cela avait été déclaré à la veille du confinement), le Président de la république, chef des armées, déclenche « L’opération résilience ».

De la migration d’un terme issu de la marine, emprunté par les organisations internationales chargées de faire repartir l’économie après une catastrophe, capté par les écologistes qui voient dans le processus de résilience une possibilité pour Gaïa de se régénérer. La résilience permet à la Terre de reprendre des forces, et puis voilà que ce mot porteur de régénérescence est saisi par le pouvoir, intégré dans une séquence guerrière. Le Président dit : « Nous sommes en guerre ».

Le terme résilience va avoir des acceptions diverses en fonction de ces divers champs. Pour ce qui est de la psychologie, de l’économie, de la sociologie, de l’écologie, des sciences humaines en général, la résilience concerne la capacité qu’aura un système donné de surmonter les altérations provoquées par des chocs qui l’ont perturbé, pour retrouver ses possibilités de fonctionner.

La résilience...

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L'armée a lancé une opération dans le cadre de la lutte contre le coronavirus

Nous sommes en guerre, nous dit le président. L'armée a elle-même lancé une opération dite "Résilience". Bientôt le retour de la Médaille d’honneur des épidémies ?

OpRésilience - Copie d'écran defense.gouv.fr

Pour parler de la pandémie qui affecte le monde depuis la fin de l’année 2019, on emploie des registres de vocabulaires de natures différentes : il s’agit du médical bien sûr, on ausculte les chiffres, on se demande si tel fléchissement de la courbe nous fait rentrer en rémission, s’il faut craindre une rechute, on espère la guérison. Le mal dans le secteur économique va s’appeler récession, et voilà qu’arrive le 20 mars 2020 le vocable militaire : nous sommes en guerre (cela avait été déclaré à la veille du confinement), le Président de la république, chef des armées, déclenche « L’opération résilience ».

De la migration d’un terme issu de la marine, emprunté par les organisations internationales chargées de faire repartir l’économie après une catastrophe, capté par les écologistes qui voient dans le processus de résilience une possibilité pour Gaïa de se régénérer. La résilience permet à la Terre de reprendre des forces, et puis voilà que ce mot porteur de régénérescence est saisi par le pouvoir, intégré dans une séquence guerrière. Le Président dit : « Nous sommes en guerre ».

Le terme résilience va avoir des acceptions diverses en fonction de ces divers champs. Pour ce qui est de la psychologie, de l’économie, de la sociologie, de l’écologie, des sciences humaines en général, la résilience concerne la capacité qu’aura un système donné de surmonter les altérations provoquées par des chocs qui l’ont perturbé, pour retrouver ses possibilités de fonctionner.

La résilience...

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Les articles de Reflets sont à nouveau réservés aux abonnésa6377ce9-a4b6-4fa1-9a1d-b1d4b616fe2fhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200511_133918_Les_articles_de_Reflets_sont_a_nouveau_reserves_aux_abonnesMon, 11 May 2020 13:39:18 +0200

Nous avions enlevé le paywall pendant la période de confinement

Il nous semblait normal que dans cette période de pandémie et d'incertitude, tous nos articles soient accessibles à tous sans entraves. Le confinement prend fin. Nous remettons le paywall en place, parce que sans financement, votre journal ne peut exister.

Rotatives - Wikipedia

En 2011, Reflets est né avec une envie : diffuser au plus grand nombre une information de qualité, des enquêtes, une lecture du monde, notamment d'Internet, que l'on ne voyait pas ailleurs. Nous avions choisi un financement reposant sur le don. Ce que vous lisez vous plaît ? Faites un don. Cela ne suffisait pas à faire vivre le journal et à maintenir en vie la société qui l'édite. Nous avons alors décidé à contrecœur de mettre en place un paywall qui réserve la majeure partie de nos articles à nos abonnés. Mais la période du confinement nous a semblé particulière et nous avons décidé de mettre à disposition de tous la totalité des articles de Reflets depuis sa création. Le paywall a donc sauté. Il ne s'agissait pas de faire une offre spécifique, moins chère pour la période donnée, mais de libérer l'information pour qu'elle circule librement. Car au delà de la maladie qui a pu toucher nombre d'entre vous, il y avait ce confinement, cet emprisonnement volontaire, l'isolement. Nous voulions participer à créer du lien et permettre à tous d'accéder à une information de qualité en mobilisant encore plus nos journalistes.

Le pari est visiblement réussi puisque la fréquentation du site à explosé. Une de nos enquêtes sur les mensonges du gouvernement sur les ventes de masques par les pharmaciens a fait plus de 500.000 vues. Elle a même été reprise, en citant Reflets, par l'Oeil du 20 heures sur France 2.

Mais dans le même temps, nous avons...

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Nous avions enlevé le paywall pendant la période de confinement

Il nous semblait normal que dans cette période de pandémie et d'incertitude, tous nos articles soient accessibles à tous sans entraves. Le confinement prend fin. Nous remettons le paywall en place, parce que sans financement, votre journal ne peut exister.

Rotatives - Wikipedia

En 2011, Reflets est né avec une envie : diffuser au plus grand nombre une information de qualité, des enquêtes, une lecture du monde, notamment d'Internet, que l'on ne voyait pas ailleurs. Nous avions choisi un financement reposant sur le don. Ce que vous lisez vous plaît ? Faites un don. Cela ne suffisait pas à faire vivre le journal et à maintenir en vie la société qui l'édite. Nous avons alors décidé à contrecœur de mettre en place un paywall qui réserve la majeure partie de nos articles à nos abonnés. Mais la période du confinement nous a semblé particulière et nous avons décidé de mettre à disposition de tous la totalité des articles de Reflets depuis sa création. Le paywall a donc sauté. Il ne s'agissait pas de faire une offre spécifique, moins chère pour la période donnée, mais de libérer l'information pour qu'elle circule librement. Car au delà de la maladie qui a pu toucher nombre d'entre vous, il y avait ce confinement, cet emprisonnement volontaire, l'isolement. Nous voulions participer à créer du lien et permettre à tous d'accéder à une information de qualité en mobilisant encore plus nos journalistes.

Le pari est visiblement réussi puisque la fréquentation du site à explosé. Une de nos enquêtes sur les mensonges du gouvernement sur les ventes de masques par les pharmaciens a fait plus de 500.000 vues. Elle a même été reprise, en citant Reflets, par l'Oeil du 20 heures sur France 2.

Mais dans le même temps, nous avons...

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Nouriel a parlé : we are doomed !1df1c2e1-dac3-4e94-b1cd-3c8c60cde084http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200510_144857_Nouriel_a_parle___we_are_doomed__Sun, 10 May 2020 14:48:57 +0200

On ne voudrait pas vous déprimer, Nouriel Roubini le fait très bien

Nouriel Roubini, c'est l'oracle. Il avait prévu la crise des Subprime, c'est dire... Bref, même si l'économie est très loin d'être une science exacte, lorsque Nouriel raconte un truc, ça vaut le coup de tendre une oreille pas trop distraite...

Nouriel Roubini - Kjetil Ree - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

« Après la crise financière de 2007-2009, les déséquilibres et les risques qui pèsent sur l'économie mondiale ont été exacerbés par des erreurs politiques. Ainsi, plutôt que de s'attaquer aux problèmes structurels révélés par l'effondrement financier et la récession qui s'en est suivie, les gouvernements ont pour la plupart aggravé la situation, créant ainsi des risques majeurs qui ont rendu une autre crise inévitable. Et maintenant qu'elle est arrivée, les risques sont encore plus grands. Malheureusement, même si la Grande Récession conduit à une reprise en forme de U sans éclat cette année, une "Grande Dépression" en forme de L suivra plus tard dans cette décennie, en raison de dix tendances inquiétantes et risquées »... L'homme qui parle ainsi, laissant présager un avenir bien sombre, n'est pas un illuminé. Il s'agit de Nouriel Roubini. L'économie n'est pas une science exacte, loin de là et en dépit de tous les artifices mathématiques dont on l'habille. Nouriel Roubini pourrait tout à fait faire des prédictions façon boule de cristal et se planter lamentablement. Le hic, c'est que Nouriel Roubini doit une bonne partie de sa notoriété au fait d'avoir prédit la crise des Subprime en 2005... Il était bien seul à évoquer l'apocalypse financière à cette époque-là.

Alors, que voit Dr. Doom (son surnom) pour les années à venir, post-coronavirus ? Des choses pas rassurantes.

1) Il anticipe des déficits publics...

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On ne voudrait pas vous déprimer, Nouriel Roubini le fait très bien

Nouriel Roubini, c'est l'oracle. Il avait prévu la crise des Subprime, c'est dire... Bref, même si l'économie est très loin d'être une science exacte, lorsque Nouriel raconte un truc, ça vaut le coup de tendre une oreille pas trop distraite...

Nouriel Roubini - Kjetil Ree - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

« Après la crise financière de 2007-2009, les déséquilibres et les risques qui pèsent sur l'économie mondiale ont été exacerbés par des erreurs politiques. Ainsi, plutôt que de s'attaquer aux problèmes structurels révélés par l'effondrement financier et la récession qui s'en est suivie, les gouvernements ont pour la plupart aggravé la situation, créant ainsi des risques majeurs qui ont rendu une autre crise inévitable. Et maintenant qu'elle est arrivée, les risques sont encore plus grands. Malheureusement, même si la Grande Récession conduit à une reprise en forme de U sans éclat cette année, une "Grande Dépression" en forme de L suivra plus tard dans cette décennie, en raison de dix tendances inquiétantes et risquées »... L'homme qui parle ainsi, laissant présager un avenir bien sombre, n'est pas un illuminé. Il s'agit de Nouriel Roubini. L'économie n'est pas une science exacte, loin de là et en dépit de tous les artifices mathématiques dont on l'habille. Nouriel Roubini pourrait tout à fait faire des prédictions façon boule de cristal et se planter lamentablement. Le hic, c'est que Nouriel Roubini doit une bonne partie de sa notoriété au fait d'avoir prédit la crise des Subprime en 2005... Il était bien seul à évoquer l'apocalypse financière à cette époque-là.

Alors, que voit Dr. Doom (son surnom) pour les années à venir, post-coronavirus ? Des choses pas rassurantes.

1) Il anticipe des déficits publics...

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Déconfinement : les instructions d'Édouard Philippe aux préfets et aux ARS3553b1f8-faaa-4377-9469-7305f27121b9http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200507_124702_Deconfinement___les_instructions_d_Edouard_Philippe_aux_prefets_et_aux_ARSThu, 07 May 2020 12:47:02 +0200

Les modalités du processus en avant-première

Le premier ministre annonce cet après-midi à 16h la stratégie de déconfinement du gouvernement. Nous dévoilons les instructions transmises aux préfets et aux directeurs des agences régionales de santé.

Edouard Philippe - Jacques Paquier - Wikipedia - CC BY 2.0

Le premier ministre a adressé hier une circulaire aux préfets et aux directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) précisant les modalités du déconfinement. Vous pouvez télécharger ce document en cliquant sur ce lien et nous vous le résumons ci-dessous.

D'emblée, le premier ministre annonce la couleur : « ce processus sera progressif, territorialisé et réversible ». Les préfets et les directeurs généraux des ARS devront mettre en oeuvre la stratégie de déconfinement en :

  • organisant la vie quotidienne tout en prenant en compte le risque d'une deuxième vague épidémique qui serait due à un relâchement de la vigilance sanitaire ;
  • accompagnant la reprise de l'activité économique et sociale du pays ;
  • prenant en compte les publics les plus fragiles ;
  • appuyant les opérations de tests et de prévention des chaînes de contamination à mettre en oeuvre ;
  • supervisant, dans le cadre des instructions ministérielles, la continuité et la montée en puissance de l'activité des services de l'État relevant de leur autorité.

Le premier ministre annonce par ailleurs que les préfets et les directeurs généraux des ARS recevront deux instructions complémentaires « portant d'une part sur la mise en oeuvre de la politique de dépistage, d'investigation des cas contacts et d'isolement et, d'autre part, sur la distribution des masques en direction des agents de l'État et des personnes en situation de précarité ».

Sur l'aspect « territorialité »,...

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Les modalités du processus en avant-première

Le premier ministre annonce cet après-midi à 16h la stratégie de déconfinement du gouvernement. Nous dévoilons les instructions transmises aux préfets et aux directeurs des agences régionales de santé.

Edouard Philippe - Jacques Paquier - Wikipedia - CC BY 2.0

Le premier ministre a adressé hier une circulaire aux préfets et aux directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) précisant les modalités du déconfinement. Vous pouvez télécharger ce document en cliquant sur ce lien et nous vous le résumons ci-dessous.

D'emblée, le premier ministre annonce la couleur : « ce processus sera progressif, territorialisé et réversible ». Les préfets et les directeurs généraux des ARS devront mettre en oeuvre la stratégie de déconfinement en :

  • organisant la vie quotidienne tout en prenant en compte le risque d'une deuxième vague épidémique qui serait due à un relâchement de la vigilance sanitaire ;
  • accompagnant la reprise de l'activité économique et sociale du pays ;
  • prenant en compte les publics les plus fragiles ;
  • appuyant les opérations de tests et de prévention des chaînes de contamination à mettre en oeuvre ;
  • supervisant, dans le cadre des instructions ministérielles, la continuité et la montée en puissance de l'activité des services de l'État relevant de leur autorité.

Le premier ministre annonce par ailleurs que les préfets et les directeurs généraux des ARS recevront deux instructions complémentaires « portant d'une part sur la mise en oeuvre de la politique de dépistage, d'investigation des cas contacts et d'isolement et, d'autre part, sur la distribution des masques en direction des agents de l'État et des personnes en situation de précarité ».

Sur l'aspect « territorialité »,...

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Le ministère de la Santé a bien dissuadé les pharmaciens de vendre des masques064d17a6-9971-4903-8708-7a4fe10c8b81http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200504_222342_Le_ministere_de_la_Sante_a_bien_dissuade_les_pharmaciens_de_vendre_des_masquesMon, 04 May 2020 22:23:42 +0200

La présidente de l'ordre des pharmaciens confirme

Pendant ce temps-là Bercy et la grande distribution préparaient la vente de millions de masques dans l'optique du déconfinement. Masques qui n'ont pas été réquisitionnés alors que le secteur médical libéral en manque toujours.

Les masques de la discorde - D.R.

« Nous n'avons pas vendu de masques alors qu’on en avait bien le droit parce que nous souhaitions respecter la doctrine d’Olivier Veran même si ce n’était pas un texte juridique, assume Carine Wolf, la présidente nationale de l'Ordre des pharmaciens. Le ministre de la Santé nous disait qu’on devait réserver ce marché à pour les professionnels de santé, et aux soignants en priorité ». Elle confirme ainsi nos informations, les pharmaciens avaient bien le droit de vendre des masques depuis le 23 mars. « On s’est dit que c’était indécent de vendre des masques alors que nos confrères soignants en manquaient toujours, que l'on allait être en compétition avec le stock d'État et qu'il fallait mieux laisser l’État approvisionner. J’ai eu un échange avec le ministre de la Santé à ce propos là, en lui disant : qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on peut se mettre à vendre ? Et il m’a clairement dit : "Non, non, pour le moment on réserve pour les soignants." C’était il y a quinze jours, trois semaines. On a été bons soldats. On a donné notre accord pour ne pas se mettre sur ce marché-là et continuer à alimenter les professionnels de santé en priorité avec le stock de l'Etat. ». La présidente de l'ordre est très claire : « J’ai prévenu le ministre de la Santé qu’on avait des pharmaciens qui voulaient vendre des masques car ils avaient réussi à en faire venir 3 ou 5 millions, il m’a dit : "Ne faites pas ça, vous allez créer la ruée dans les...

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La présidente de l'ordre des pharmaciens confirme

Pendant ce temps-là Bercy et la grande distribution préparaient la vente de millions de masques dans l'optique du déconfinement. Masques qui n'ont pas été réquisitionnés alors que le secteur médical libéral en manque toujours.

Les masques de la discorde - D.R.

« Nous n'avons pas vendu de masques alors qu’on en avait bien le droit parce que nous souhaitions respecter la doctrine d’Olivier Veran même si ce n’était pas un texte juridique, assume Carine Wolf, la présidente nationale de l'Ordre des pharmaciens. Le ministre de la Santé nous disait qu’on devait réserver ce marché à pour les professionnels de santé, et aux soignants en priorité ». Elle confirme ainsi nos informations, les pharmaciens avaient bien le droit de vendre des masques depuis le 23 mars. « On s’est dit que c’était indécent de vendre des masques alors que nos confrères soignants en manquaient toujours, que l'on allait être en compétition avec le stock d'État et qu'il fallait mieux laisser l’État approvisionner. J’ai eu un échange avec le ministre de la Santé à ce propos là, en lui disant : qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on peut se mettre à vendre ? Et il m’a clairement dit : "Non, non, pour le moment on réserve pour les soignants." C’était il y a quinze jours, trois semaines. On a été bons soldats. On a donné notre accord pour ne pas se mettre sur ce marché-là et continuer à alimenter les professionnels de santé en priorité avec le stock de l'Etat. ». La présidente de l'ordre est très claire : « J’ai prévenu le ministre de la Santé qu’on avait des pharmaciens qui voulaient vendre des masques car ils avaient réussi à en faire venir 3 ou 5 millions, il m’a dit : "Ne faites pas ça, vous allez créer la ruée dans les...

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Penser le monde d'après : "La question démocratique est prioritaire"93695929-05b6-4521-acf2-637601167b97http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200504_113516_Penser_le_monde_d_apres____La_question_democratique_est_prioritaire_Mon, 04 May 2020 11:35:16 +0200

Edwy Plenel invite à sortir du présidentialisme.

Pour le cofondateur de Mediapart, cette crise révèle la nécessité de changer de logiciel. Pour sortir de ce système présidentiel qui nous fragilise et nous met en danger, la solution ne peut être qu'une dynamique collective.

Edwy Plenel - Thesupermat - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

On parle beaucoup d’un besoin de réformes après le Covid. Qu’est-ce qui vous semble important pour ce monde d’après?

Comme journaliste, je pense qu’on doit être interdit de futur. Prédire, c’est éviter l’inattendu qui va surgir et dont nous devrons rendre compte. Dix-huit associations et organisations syndicale ont écrit une tribune pour appeler à préparer le jour d’après. On voit bien qu’il y a nécessité de changer de logiciel, et que la réponse ne doit pas venir d’en haut mais de la société. C’est la question démocratique qui me paraît prioritaire. Cette pandémie a révélé que des sociétés européennes avaient mieux su faire face que nous à ce défi et a mis en lumière notre fragilité. On voit bien que la confiscation de la démocratie par le pouvoir d’un seul, le Président, est non seulement insupportable par son côté infantilisant, mais inefficace.

Elle a amené une situation où nous n’avons pas été protégés, où il y avait une pénurie générale de masques, de tests de dépistage, etc, où les décisions qui devaient être prise en temps et en heure n’ont pas été prises, où la confusion règne jusqu’à aujourd’hui au sommet de l’État, où les administrations étaient entravées. Leur lourdeur bureaucratique était aggravée. La bulle de pouvoir personnel a amené Emmanuel Macron et les siens à maintenir un agenda d’obsessions économiques, un agenda d’obsessions électorales – les municipales-, un agenda d’obsessions idéologiques - la réforme des retraites -, alors que la menace du virus...

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Edwy Plenel invite à sortir du présidentialisme.

Pour le cofondateur de Mediapart, cette crise révèle la nécessité de changer de logiciel. Pour sortir de ce système présidentiel qui nous fragilise et nous met en danger, la solution ne peut être qu'une dynamique collective.

Edwy Plenel - Thesupermat - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

On parle beaucoup d’un besoin de réformes après le Covid. Qu’est-ce qui vous semble important pour ce monde d’après?

Comme journaliste, je pense qu’on doit être interdit de futur. Prédire, c’est éviter l’inattendu qui va surgir et dont nous devrons rendre compte. Dix-huit associations et organisations syndicale ont écrit une tribune pour appeler à préparer le jour d’après. On voit bien qu’il y a nécessité de changer de logiciel, et que la réponse ne doit pas venir d’en haut mais de la société. C’est la question démocratique qui me paraît prioritaire. Cette pandémie a révélé que des sociétés européennes avaient mieux su faire face que nous à ce défi et a mis en lumière notre fragilité. On voit bien que la confiscation de la démocratie par le pouvoir d’un seul, le Président, est non seulement insupportable par son côté infantilisant, mais inefficace.

Elle a amené une situation où nous n’avons pas été protégés, où il y avait une pénurie générale de masques, de tests de dépistage, etc, où les décisions qui devaient être prise en temps et en heure n’ont pas été prises, où la confusion règne jusqu’à aujourd’hui au sommet de l’État, où les administrations étaient entravées. Leur lourdeur bureaucratique était aggravée. La bulle de pouvoir personnel a amené Emmanuel Macron et les siens à maintenir un agenda d’obsessions économiques, un agenda d’obsessions électorales – les municipales-, un agenda d’obsessions idéologiques - la réforme des retraites -, alors que la menace du virus...

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Ventes de masques au grand public : les mensonges du gouvernement1f3c08b0-2981-4864-ab1e-95786bf78a2bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200503_170000_Ventes_de_masques_au_grand_public___les_mensonges_du_gouvernementSun, 03 May 2020 17:00:00 +0200

Elles étaient légalement possibles depuis le 23 mars

Les autorités ont martelé que les pharmaciens ne pouvaient pas vendre de masques chirurgicaux ou FFP2 au grand public. C'était faux depuis le décret du 23 mars. Et c'est même le ministre de la Santé qui le dit. Une politique qui a pu favoriser des contaminations. Explication.

Masque chirurgical

Cela peut paraître incroyable, mais les pharmaciens et la grande distribution, entre autres, pouvaient vendre des masques chirurgicaux depuis le 23 mars. Et pourtant le discours était tout autre. Les autorités sanitaires le martelaient dans les médias : interdiction de vendre des masques chirurgicaux et FFP2 au grand public. Syndicats de pharmaciens et Ordre national ne disaient pas autre chose. De toute façon, jusqu’à une date très récente, ces masques n'étaient, paraît-il, pas nécessaires. Ces éléments de langage servaient surtout à masquer l’imprévoyance organisée par les gouvernements successifs, déjà sous Nicolas Sarkozy, après le départ de Roselyne Bachelot, sous François Hollande puis sous Emmanuel Macron, comme l'a démontré entre autres Libération.

Revenons sur le discours officiel:

Le 10 mars, Olivier Véran, ministre de la Santé indiquait à Franceinfo : « Nous avons été le seul pays au monde à avoir fait une réquisition complète de tous les stocks de masques, de tous les sites de production de masques, et nous sommes capables d'avoir une gestion et un pilotage par l'Etat de tous ces masques dans la durée (...) on s'est rendu compte que lorsqu'on déstockait massivement des millions de masques, il y a des gens qui allaient chercher des masques qui n'en avaient pas besoin. J'ai donc pris un arrêté qui interdit la vente de masques pour toute personne qui ne relève pas d'une prescription ou qui n'est pas un professionnel de santé...

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Elles étaient légalement possibles depuis le 23 mars

Les autorités ont martelé que les pharmaciens ne pouvaient pas vendre de masques chirurgicaux ou FFP2 au grand public. C'était faux depuis le décret du 23 mars. Et c'est même le ministre de la Santé qui le dit. Une politique qui a pu favoriser des contaminations. Explication.

Masque chirurgical

Cela peut paraître incroyable, mais les pharmaciens et la grande distribution, entre autres, pouvaient vendre des masques chirurgicaux depuis le 23 mars. Et pourtant le discours était tout autre. Les autorités sanitaires le martelaient dans les médias : interdiction de vendre des masques chirurgicaux et FFP2 au grand public. Syndicats de pharmaciens et Ordre national ne disaient pas autre chose. De toute façon, jusqu’à une date très récente, ces masques n'étaient, paraît-il, pas nécessaires. Ces éléments de langage servaient surtout à masquer l’imprévoyance organisée par les gouvernements successifs, déjà sous Nicolas Sarkozy, après le départ de Roselyne Bachelot, sous François Hollande puis sous Emmanuel Macron, comme l'a démontré entre autres Libération.

Revenons sur le discours officiel:

Le 10 mars, Olivier Véran, ministre de la Santé indiquait à Franceinfo : « Nous avons été le seul pays au monde à avoir fait une réquisition complète de tous les stocks de masques, de tous les sites de production de masques, et nous sommes capables d'avoir une gestion et un pilotage par l'Etat de tous ces masques dans la durée (...) on s'est rendu compte que lorsqu'on déstockait massivement des millions de masques, il y a des gens qui allaient chercher des masques qui n'en avaient pas besoin. J'ai donc pris un arrêté qui interdit la vente de masques pour toute personne qui ne relève pas d'une prescription ou qui n'est pas un professionnel de santé...

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Le collectif Laissons les médecins prescrire rend public un essai utilisant l'hydroxychloroquine9c6f5ba2-63ea-455f-abf8-dbb1bc692e05http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200501_220544_Le_collectif_Laissons_les_medecins_prescrire_rend_public_un_essai_utilisant_l_hydroxychloroquineFri, 01 May 2020 22:05:44 +0200

Le collectif « Laissons les médecins prescrire » a rendu public le 30 avril une étude utilisant l'hydroxychloroquine qui montrerait son intérêt à un stade précoce de la maladie. Ce collectif a été créé suite à la parution du décret n2020-293 du 23 mars 2020 modifié par les décrets 2020-314 du 25 mars et 2020-337 du 26 mars 2020. Ces textes qui limitent la liberté de prescription, pour les médecins libéraux, de l’hydroxychloroquine (PLAQUENIL) ont été émis par les autorités françaises sur la base de l’avis relatif aux recommandations thérapeutiques du Haut Conseil de la Santé Publique rendu le 23 mars 2020. Cette interdiction est intervenue après publication par le Professeur Didier Raoult (IHU Méditerranée, Marseille) d’une étude proposant un traitement précoce de l’infection COVID-19 par l’association hydroxychloroquine / azithromycine.

Les 88 patients - des soignants ou des membres de leur famille - ont été classés en 3 groupes selon le traitement administré : - 20 patients traités par l’association hydroxychloroquine (400 à 600 mg/j pendant une période pouvant aller jusqu’à dix jours) et azithromycine (500 mg le premier jour et 250 mg les 4 jours suivants) ; - 34 patients traités par azithromycine seule à la posologie indiquée ci-dessus ; - 34 patient recevant un autre traitement, le plus souvent paracétamol à la demande, associé ou non à d’autres traitements à visée symptomatique (groupe témoin).

Dans les jours qui ont suivi le traitement, les patients ont à...

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Le collectif « Laissons les médecins prescrire » a rendu public le 30 avril une étude utilisant l'hydroxychloroquine qui montrerait son intérêt à un stade précoce de la maladie. Ce collectif a été créé suite à la parution du décret n2020-293 du 23 mars 2020 modifié par les décrets 2020-314 du 25 mars et 2020-337 du 26 mars 2020. Ces textes qui limitent la liberté de prescription, pour les médecins libéraux, de l’hydroxychloroquine (PLAQUENIL) ont été émis par les autorités françaises sur la base de l’avis relatif aux recommandations thérapeutiques du Haut Conseil de la Santé Publique rendu le 23 mars 2020. Cette interdiction est intervenue après publication par le Professeur Didier Raoult (IHU Méditerranée, Marseille) d’une étude proposant un traitement précoce de l’infection COVID-19 par l’association hydroxychloroquine / azithromycine.

Les 88 patients - des soignants ou des membres de leur famille - ont été classés en 3 groupes selon le traitement administré : - 20 patients traités par l’association hydroxychloroquine (400 à 600 mg/j pendant une période pouvant aller jusqu’à dix jours) et azithromycine (500 mg le premier jour et 250 mg les 4 jours suivants) ; - 34 patients traités par azithromycine seule à la posologie indiquée ci-dessus ; - 34 patient recevant un autre traitement, le plus souvent paracétamol à la demande, associé ou non à d’autres traitements à visée symptomatique (groupe témoin).

Dans les jours qui ont suivi le traitement, les patients ont à...

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Le collectif Laissons les médecins prescrire rend public un essai utilisant l'hydroxychloroquine9c6f5ba2-63ea-455f-abf8-dbb1bc692e05http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200501_164855_Le_collectif_Laissons_les_medecins_prescrire_rend_public_un_essai_utilisant_l_hydroxychloroquineFri, 01 May 2020 16:48:55 +0200

Le collectif « Laissons les médecins prescrire » a rendu public le 30 avril une étude utilisant l'hydroxychloroquine qui montrerait son intérêt à un stade précoce de la maladie. Ce collectif a été créé suite à la parution du décret n2020-293 du 23 mars 2020 modifié par les décrets 2020-314 du 25 mars et 2020-337 du 26 mars 2020. Ces textes qui limitent la liberté de prescription, pour les médecins libéraux, de l’hydroxychloroquine (PLAQUENIL) ont été émis par les autorités françaises sur la base de l’avis relatif aux recommandations thérapeutiques du Haut Conseil de la Santé Publique rendu le 23 mars 2020. Cette interdiction est intervenue après publication par le Professeur Didier Raoult (IHU Méditerranée, Marseille) d’une étude proposant un traitement précoce de l’infection COVID-19 par l’association hydroxychloroquine / azithromycine.

Les 88 patients - des soignants ou des membres de leur famille - ont été classés en 3 groupes selon le traitement administré : - 20 patients traités par l’association hydroxychloroquine (400 à 600 mg/j pendant une période pouvant aller jusqu’à dix jours) et azithromycine (500 mg le premier jour et 250 mg les 4 jours suivants) ; - 34 patients traités par azithromycine seule à la posologie indiquée ci-dessus ; - 34 patient recevant un autre traitement, le plus souvent paracétamol à la demande, associé ou non à d’autres traitements à visée symptomatique (groupe témoin).

Dans les jours qui ont suivi le traitement, les patients ont à...

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Le collectif « Laissons les médecins prescrire » a rendu public le 30 avril une étude utilisant l'hydroxychloroquine qui montrerait son intérêt à un stade précoce de la maladie. Ce collectif a été créé suite à la parution du décret n2020-293 du 23 mars 2020 modifié par les décrets 2020-314 du 25 mars et 2020-337 du 26 mars 2020. Ces textes qui limitent la liberté de prescription, pour les médecins libéraux, de l’hydroxychloroquine (PLAQUENIL) ont été émis par les autorités françaises sur la base de l’avis relatif aux recommandations thérapeutiques du Haut Conseil de la Santé Publique rendu le 23 mars 2020. Cette interdiction est intervenue après publication par le Professeur Didier Raoult (IHU Méditerranée, Marseille) d’une étude proposant un traitement précoce de l’infection COVID-19 par l’association hydroxychloroquine / azithromycine.

Les 88 patients - des soignants ou des membres de leur famille - ont été classés en 3 groupes selon le traitement administré : - 20 patients traités par l’association hydroxychloroquine (400 à 600 mg/j pendant une période pouvant aller jusqu’à dix jours) et azithromycine (500 mg le premier jour et 250 mg les 4 jours suivants) ; - 34 patients traités par azithromycine seule à la posologie indiquée ci-dessus ; - 34 patient recevant un autre traitement, le plus souvent paracétamol à la demande, associé ou non à d’autres traitements à visée symptomatique (groupe témoin).

Dans les jours qui ont suivi le traitement, les patients ont à...

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Le monde de demain : l'ère du soupçon ?93f9de27-67a6-459f-9ed6-9a147d7f553ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200501_151815_Le_monde_de_demain___l_ere_du_soup__on__Fri, 01 May 2020 15:18:15 +0200

Une société suffocante se dessine à petits traits

Lorsque la confiance dans notre système d'organisation sociale disparaît, une sorte de société de la paranoïa se met en place, tout devient incertain et l'instinct de survie reprend du service...

Le titre de cet article est et détournement du titre d’un essai de Natalie Sarraute paru en 1956 chez Gallimard - Copie d'écran

Entre la vie d’avant et celle d’après il y a une différence de tonalité importante : avant c’était l’époque de la « transparence », compatible avec ces grands immeubles de verre érigés dans les quartiers périphériques des activités tertiaires, quartiers en pleine expansion, lieux d’expression de la « positive attitude », avec un grand sourire, un regard franc, une poignée de main affirmée. Bien sûr il n’y avait pas que des managers positifs, des résultats positifs au CAC 40, des familles qui savaient être bienveillantes, des mouvements caritatifs efficaces etc…

C’était aussi l’époque où des Black Blocs avançaient visages masqués, attaquant à la fin les cortèges revendicatifs organisés pour descendre des vitrines et afficher leur mépris pour la société capitalistique. De la lointaine Asie on avait bien des images de visages énigmatiques masqués, mais c’était loin. Un visage en occident se doit d’être visible, lisible, ouvert.

Et voilà que nous sommes dans le « Après », qu’il est question de généraliser le port de masques dans l’espace public, dans la rue, dans les magasins, dans les transports publics, et aussi pour tous les âges, et aussi dans les écoles, dans les cours de récréation, dans les classes. On peut penser que pour les enfants de maternelle (laissons les crèches de côté) et de primaire, une fois passé le temps de la découverte et du jeu il sera difficile de leur faire garder un morceau de tissu, ou de tout autre chose, sur le bas du visage. Pas facile pour...

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Une société suffocante se dessine à petits traits

Lorsque la confiance dans notre système d'organisation sociale disparaît, une sorte de société de la paranoïa se met en place, tout devient incertain et l'instinct de survie reprend du service...

Le titre de cet article est et détournement du titre d’un essai de Natalie Sarraute paru en 1956 chez Gallimard - Copie d'écran

Entre la vie d’avant et celle d’après il y a une différence de tonalité importante : avant c’était l’époque de la « transparence », compatible avec ces grands immeubles de verre érigés dans les quartiers périphériques des activités tertiaires, quartiers en pleine expansion, lieux d’expression de la « positive attitude », avec un grand sourire, un regard franc, une poignée de main affirmée. Bien sûr il n’y avait pas que des managers positifs, des résultats positifs au CAC 40, des familles qui savaient être bienveillantes, des mouvements caritatifs efficaces etc…

C’était aussi l’époque où des Black Blocs avançaient visages masqués, attaquant à la fin les cortèges revendicatifs organisés pour descendre des vitrines et afficher leur mépris pour la société capitalistique. De la lointaine Asie on avait bien des images de visages énigmatiques masqués, mais c’était loin. Un visage en occident se doit d’être visible, lisible, ouvert.

Et voilà que nous sommes dans le « Après », qu’il est question de généraliser le port de masques dans l’espace public, dans la rue, dans les magasins, dans les transports publics, et aussi pour tous les âges, et aussi dans les écoles, dans les cours de récréation, dans les classes. On peut penser que pour les enfants de maternelle (laissons les crèches de côté) et de primaire, une fois passé le temps de la découverte et du jeu il sera difficile de leur faire garder un morceau de tissu, ou de tout autre chose, sur le bas du visage. Pas facile pour...

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StopCovid : les boites qui vont travailler dessus sont au top9527d1e3-16a3-4937-960f-38afa985f430http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200429_214648_StopCovid___les_boites_qui_vont_travailler_dessus_sont_au_topWed, 29 Apr 2020 21:46:48 +0200

La sécurité informatique, la protection des données au coeur des préoccupations - Ou pas...

Voici une compilation en article de quelques tweets amusés, postés par l'auteur, sur le choix des entreprises qui vont travailler sur l'application StopCovid. Niveau notions de base en sécurité informatique, ce n'est pas exactement ce qui se fait de mieux...

Dessin de maternelle (voir la chute de l'article) - D.R.

L'INRIA a publié il y a quelques jours une liste de sociétés qui vont participer au projet d'application StopCovid de contact tracing. Pour ceux qui ont la mémoire des projets pharaoniques (Pensez Louvois le logiciel de paie des arméees ou SAIP l'applicartion d'alerte en cas d'attentat, ou encore, le "cloud souverain") se transformant peu à peu en échecs catastrophiques, toutes les conditions sont réunies. D'énormes SSII alliées à des dizaines d'autres intervenants qu'il va falloir ménager, des réunions sans fin en perspective, des sommes colossales engagées sur un projet franco-français qui ne tient compte de rien sur son environnement (on se contrefout des limitations techniques côté Apple et Google par exemple), application de la méthode La RACHE, bref, on court à la cata.

On ne s'attardera pas trop longtemps, mais tout de même, sur le fait que plusieurs chercheurs de l'INRIA ont signé une tribune contre le développement d'applications comme StopCovid, connaissant trop bien les risques... On trouve dans les signataires des chercheurs de l'INRIA Grand Nancy où se trouve le groupe de recherche Orpailleurs, dont nous parlions dans cet article. On ne se gaussera pas non plus du fait que Dassault, retenu pour son savoir faire en matière de Cloud super souverain hyper sécurisé n'est pas listé par l'ANSSI dans les prestataires qualifié pour le Cloud. On ne rigolera pas en voyant dans le groupe Withings, énorme...

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La sécurité informatique, la protection des données au coeur des préoccupations - Ou pas...

Voici une compilation en article de quelques tweets amusés, postés par l'auteur, sur le choix des entreprises qui vont travailler sur l'application StopCovid. Niveau notions de base en sécurité informatique, ce n'est pas exactement ce qui se fait de mieux...

Dessin de maternelle (voir la chute de l'article) - D.R.

L'INRIA a publié il y a quelques jours une liste de sociétés qui vont participer au projet d'application StopCovid de contact tracing. Pour ceux qui ont la mémoire des projets pharaoniques (Pensez Louvois le logiciel de paie des arméees ou SAIP l'applicartion d'alerte en cas d'attentat, ou encore, le "cloud souverain") se transformant peu à peu en échecs catastrophiques, toutes les conditions sont réunies. D'énormes SSII alliées à des dizaines d'autres intervenants qu'il va falloir ménager, des réunions sans fin en perspective, des sommes colossales engagées sur un projet franco-français qui ne tient compte de rien sur son environnement (on se contrefout des limitations techniques côté Apple et Google par exemple), application de la méthode La RACHE, bref, on court à la cata.

On ne s'attardera pas trop longtemps, mais tout de même, sur le fait que plusieurs chercheurs de l'INRIA ont signé une tribune contre le développement d'applications comme StopCovid, connaissant trop bien les risques... On trouve dans les signataires des chercheurs de l'INRIA Grand Nancy où se trouve le groupe de recherche Orpailleurs, dont nous parlions dans cet article. On ne se gaussera pas non plus du fait que Dassault, retenu pour son savoir faire en matière de Cloud super souverain hyper sécurisé n'est pas listé par l'ANSSI dans les prestataires qualifié pour le Cloud. On ne rigolera pas en voyant dans le groupe Withings, énorme...

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StopCovid, une application qui masque très bien les vrais débats185127a0-beb8-4688-970d-8d3317f22a50http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200429_160248_StopCovid__une_application_qui_masque_tres_bien_les_vrais_debatsWed, 29 Apr 2020 16:02:48 +0200

Mais qui , spoiler, ne fonctionnera pas

Le solutionnisme technologique comme réponse à un problème complexe, humain, ne fonctionne pas. Ou alors trop bien : il évince du débat public les vrais enjeux, les vraies problématiques.

Coronavirus - © Nostromo

Trouver le titre d’une chanson qui passe à la radio, jouer, travailler, s’organiser, faire du sport… « Il y a une application pour tout » est sans aucun doute la phrase qui est la mieux entrée dans le vocabulaire ces dernières années. Il devrait bien y avoir une application pour lutter contre le coronavirus ? Alors que c’était hors de question initialement, l’idée a fait son chemin au sein du gouvernement et c’est désormais une quasi-certitude, il y a aura bien une application « StopCovid » permettant de signaler lorsque l’on est malade, de prévenir toutes les personnes ayant été en contact avec la personne contaminée et de ne confiner ainsi que les populations à risque. C’est le « contact tracing ». Sur le papier, tout est parfait. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions…

L’application qui nous permettrait de savoir qui est malade et si l’on a été en contact, attise toutes les convoitises. Une nouvelle vague de fournisseurs de solutionnisme technologique déferle. Pas moins de cinq protocoles qui seront à la base des développements et des applications se disputent le haut du podium. En frontal, il y a une course à l’échalote pour savoir qui sera le plus respectueux de la vie privée. Sachant que l’idée est à la base de savoir qui a rencontré qui, c’est un peu mal parti pour le respect des informations personnelles. « Ce sera anonymisé ! » s ‘écrient en cœur les thuriféraires de l’application magique. Oui, sauf que tous les experts de l’anonymisation des données massives...

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Mais qui , spoiler, ne fonctionnera pas

Le solutionnisme technologique comme réponse à un problème complexe, humain, ne fonctionne pas. Ou alors trop bien : il évince du débat public les vrais enjeux, les vraies problématiques.

Coronavirus - © Nostromo

Trouver le titre d’une chanson qui passe à la radio, jouer, travailler, s’organiser, faire du sport… « Il y a une application pour tout » est sans aucun doute la phrase qui est la mieux entrée dans le vocabulaire ces dernières années. Il devrait bien y avoir une application pour lutter contre le coronavirus ? Alors que c’était hors de question initialement, l’idée a fait son chemin au sein du gouvernement et c’est désormais une quasi-certitude, il y a aura bien une application « StopCovid » permettant de signaler lorsque l’on est malade, de prévenir toutes les personnes ayant été en contact avec la personne contaminée et de ne confiner ainsi que les populations à risque. C’est le « contact tracing ». Sur le papier, tout est parfait. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions…

L’application qui nous permettrait de savoir qui est malade et si l’on a été en contact, attise toutes les convoitises. Une nouvelle vague de fournisseurs de solutionnisme technologique déferle. Pas moins de cinq protocoles qui seront à la base des développements et des applications se disputent le haut du podium. En frontal, il y a une course à l’échalote pour savoir qui sera le plus respectueux de la vie privée. Sachant que l’idée est à la base de savoir qui a rencontré qui, c’est un peu mal parti pour le respect des informations personnelles. « Ce sera anonymisé ! » s ‘écrient en cœur les thuriféraires de l’application magique. Oui, sauf que tous les experts de l’anonymisation des données massives...

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Les « coronapistes » cyclables7f4d248c-364f-451d-81fe-0f576e0ed1bahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200428_154547_Les____coronapistes____cyclablesTue, 28 Apr 2020 15:45:47 +0200

Ou l’exemple parfait de l’anti « start-up Nation »

Partout dans le monde, des villes ont aménagé des pistes cyclables temporaires pour que les habitants puissent se déplacer en évitant les transports en commun. La France, elle, a vaillamment résisté, offrant une superbe démonstration que le chef des « Gaulois réfractaires » ne valait peut-être pas mieux qu’eux.

Le chemin tortueux vers le vélo - Meme & Co - WTF 2.0

Comme souvent, c’est en se penchant sur des exemples un peu annexes que l’on peut révéler les travers d’une société. C’est particulièrement vrai avec ce que vit la France durant cette période de confinement, vis-à-vis du vélo. Remontons le temps : le 16 mars 2020, Jupiter nous annonce que « nous sommes en guerre » contre un virus, que l’on gagnera peut-être en restant confiné. En respectant les fameux « gestes barrière », en évitant toute sortie inutile, bref, en menant une vie sobre. La règle est stricte : on se déplace utile. Et évidemment, pour se déplacer utile, tous les moyens de locomotion ne se valent pas. La voiture pour aller au travail ou faire ses courses, à pied en respectant la distanciation physique désormais en vigueur, ou bien en transports en commun, et là on a parfois des surprises quant aux règles de distanciation… mais de tous les moyens cités, un grand absent : le vélo.

Au contraire, il sera même stigmatisé par certains membres du Gouvernement, notamment le ministère de la jeunesse et des sports, qui semble n’avoir toujours pas compris que le vélo n’est pas juste un truc qu’on sort pour les compétitions. Scoop : il peut aussi servir pour se déplacer d’un point A à un point B. Comme on n’est pas trop bête, on évitera d’imiter cet Italien qui le 15 avril dernier, a été secouru en hélicoptère par la brigade de Trévise après une chute en VTT dans la montagne. Il faudrait voir à éviter d’encombrer les lits d’hôpitaux inutilement, nous sommes bien d’accord....

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Ou l’exemple parfait de l’anti « start-up Nation »

Partout dans le monde, des villes ont aménagé des pistes cyclables temporaires pour que les habitants puissent se déplacer en évitant les transports en commun. La France, elle, a vaillamment résisté, offrant une superbe démonstration que le chef des « Gaulois réfractaires » ne valait peut-être pas mieux qu’eux.

Le chemin tortueux vers le vélo - Meme & Co - WTF 2.0

Comme souvent, c’est en se penchant sur des exemples un peu annexes que l’on peut révéler les travers d’une société. C’est particulièrement vrai avec ce que vit la France durant cette période de confinement, vis-à-vis du vélo. Remontons le temps : le 16 mars 2020, Jupiter nous annonce que « nous sommes en guerre » contre un virus, que l’on gagnera peut-être en restant confiné. En respectant les fameux « gestes barrière », en évitant toute sortie inutile, bref, en menant une vie sobre. La règle est stricte : on se déplace utile. Et évidemment, pour se déplacer utile, tous les moyens de locomotion ne se valent pas. La voiture pour aller au travail ou faire ses courses, à pied en respectant la distanciation physique désormais en vigueur, ou bien en transports en commun, et là on a parfois des surprises quant aux règles de distanciation… mais de tous les moyens cités, un grand absent : le vélo.

Au contraire, il sera même stigmatisé par certains membres du Gouvernement, notamment le ministère de la jeunesse et des sports, qui semble n’avoir toujours pas compris que le vélo n’est pas juste un truc qu’on sort pour les compétitions. Scoop : il peut aussi servir pour se déplacer d’un point A à un point B. Comme on n’est pas trop bête, on évitera d’imiter cet Italien qui le 15 avril dernier, a été secouru en hélicoptère par la brigade de Trévise après une chute en VTT dans la montagne. Il faudrait voir à éviter d’encombrer les lits d’hôpitaux inutilement, nous sommes bien d’accord....

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A Kourou, on fait la queue une journée pour une bouteille de gaz37deb942-6612-4c8b-91f4-61e91b386194http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200427_183535__A_Kourou__on_fait_la_queue_une_journee_pour_une_bouteille_de_gazMon, 27 Apr 2020 18:35:35 +0200

Un cadre du centre spatial en Guyane témoigne

Si la Guyane semble peu touchée par le Covid-19, les conséquences de l'épidémie se font sentir sur le ravitaillement de ce territoire lointain. Au centre spatial où trois lancements ont été annulés, on s’inquiète du départ de certains clients.

Décollage d'une Ariane 5 depuis Kourou. - Spotting973 - Wikipedia - CC BY-SA 2.0

En Guyane, à 7500 km de la métropole, dans ce territoire de moins de 300.000 habitants, comment vit-on à l’heure du Coronavirus? Un cadre du centre spatial de Kourou a accepté de parler à Reflets sous couvert d’anonymat. Nous l’appellerons Paul.

«Ici, une personne sur deux à moins de 25 ans, un tiers de la population est étrangère, originaire du Surinam, du Brésil, d’Haïti ou de la République Dominicaine explique Paul. On a beaucoup d’habitats précaires, exigus. Alors ici le confinement est relatif… Pour certains, la loi française est même très relative.» Le préfet a instauré un couvre-feu entre 21 h et 5 h du matin qui peine à être respecté dans certains quartiers.

En Guyane, c’est surtout l’approvisionnement qui inquiète. Ici, tout est importé de métropole ou de l’étranger en dehors de quelques produits alimentaires. «Avec la pandémie, les livraisons sont perturbés. Les bateaux sont plus rares. On a un avion par semaine qui assure les livraisons urgentes, le transport de personnes essentielles avec un accord du préfet et les évacuations sanitaires. Des produits manquent régulièrement, comme les médicaments ou les bouteilles de gaz. Ici, beaucoup de gens cuisinent au gaz, et comme ils n’ont pas beaucoup d’argent, ils n’ont qu’une seule bouteille. Le 20 avril, un bateau est arrivé avec un chargement. Il y a eu une répartition de 900 bouteilles par municipalité. Alors il y avait des queues immenses qui duraient la journée. Et parfois, les derniers n’en avaient plus. Alors...

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Un cadre du centre spatial en Guyane témoigne

Si la Guyane semble peu touchée par le Covid-19, les conséquences de l'épidémie se font sentir sur le ravitaillement de ce territoire lointain. Au centre spatial où trois lancements ont été annulés, on s’inquiète du départ de certains clients.

Décollage d'une Ariane 5 depuis Kourou. - Spotting973 - Wikipedia - CC BY-SA 2.0

En Guyane, à 7500 km de la métropole, dans ce territoire de moins de 300.000 habitants, comment vit-on à l’heure du Coronavirus? Un cadre du centre spatial de Kourou a accepté de parler à Reflets sous couvert d’anonymat. Nous l’appellerons Paul.

«Ici, une personne sur deux à moins de 25 ans, un tiers de la population est étrangère, originaire du Surinam, du Brésil, d’Haïti ou de la République Dominicaine explique Paul. On a beaucoup d’habitats précaires, exigus. Alors ici le confinement est relatif… Pour certains, la loi française est même très relative.» Le préfet a instauré un couvre-feu entre 21 h et 5 h du matin qui peine à être respecté dans certains quartiers.

En Guyane, c’est surtout l’approvisionnement qui inquiète. Ici, tout est importé de métropole ou de l’étranger en dehors de quelques produits alimentaires. «Avec la pandémie, les livraisons sont perturbés. Les bateaux sont plus rares. On a un avion par semaine qui assure les livraisons urgentes, le transport de personnes essentielles avec un accord du préfet et les évacuations sanitaires. Des produits manquent régulièrement, comme les médicaments ou les bouteilles de gaz. Ici, beaucoup de gens cuisinent au gaz, et comme ils n’ont pas beaucoup d’argent, ils n’ont qu’une seule bouteille. Le 20 avril, un bateau est arrivé avec un chargement. Il y a eu une répartition de 900 bouteilles par municipalité. Alors il y avait des queues immenses qui duraient la journée. Et parfois, les derniers n’en avaient plus. Alors...

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JDE, c'est fort de caféb0a870c8-a1ab-4d34-bf34-8ae6506ccc27http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200427_155217_JDE__c_est_fort_de_cafeMon, 27 Apr 2020 15:52:17 +0200

Optimisation fiscale et coronavirus font-ils bon ménage ?

Tout en pratiquant une optimisation fiscale agressive aux Pays-Bas, Jacobs Douwe Egberts, qui détient plusieurs marques de café, avait décidé à faire bénéficier ses salariés du chômage technique. Avant de se raviser...

L'Or, une marque de Jacobs Douwe Egberts - Copie d'écran

Comme la plupart des multinationales, le groupe JDE (Jacobs Douwe Egberts) qui possède des marques comme L'Or, Jacques Vabre, Grand'Mère, Velours Noir, Maison du Café…) fait passer la création de valeur pour les actionnaires et ses dirigeants avant toute autre considération. JDE pratique donc l’optimisation fiscale agressive en localisant artificiellement l’essentiel de ses profits aux Pays-Bas qui était jusqu’à tout récemment l’un des premiers paradis fiscaux d’Europe selon le Parlement européen, même si ce membre de l’UE n’apparaissait pas dans la liste officielle. Certes, la nouvelle réglementation risque de rétrograder le pays des polders au rang de purgatoire fiscal mais JDE en a largement profité: En 2019, le groupe a réalisé en France un chiffre d’affaires net d’un milliard d’euros et un bénéfice avant impôts d’environ 250 millions dans la grande distribution apprend t-on de très bonne source. Ces quelque 250 millions s’évaporant dans la magie des prix de transfert, JDE affiche à l’issue d’un joli tour de passe-passe un résultat net France de 23,3 millions en 2019. Qui plus est, JDE réalise en pleine crise du Covid-19 comme ses concurrents d’excellentes affaires dans les grandes surfaces : selon l'institut IRI, les achats de café toutes marques et entreprises confondues y ont augmenté de +37% du 23 février au 15 mars, les Français ayant commencé à stocker avant même l’entrée en vigueur du confinement. Depuis, le maintien à domicile n'a pu que...

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Optimisation fiscale et coronavirus font-ils bon ménage ?

Tout en pratiquant une optimisation fiscale agressive aux Pays-Bas, Jacobs Douwe Egberts, qui détient plusieurs marques de café, avait décidé à faire bénéficier ses salariés du chômage technique. Avant de se raviser...

L'Or, une marque de Jacobs Douwe Egberts - Copie d'écran

Comme la plupart des multinationales, le groupe JDE (Jacobs Douwe Egberts) qui possède des marques comme L'Or, Jacques Vabre, Grand'Mère, Velours Noir, Maison du Café…) fait passer la création de valeur pour les actionnaires et ses dirigeants avant toute autre considération. JDE pratique donc l’optimisation fiscale agressive en localisant artificiellement l’essentiel de ses profits aux Pays-Bas qui était jusqu’à tout récemment l’un des premiers paradis fiscaux d’Europe selon le Parlement européen, même si ce membre de l’UE n’apparaissait pas dans la liste officielle. Certes, la nouvelle réglementation risque de rétrograder le pays des polders au rang de purgatoire fiscal mais JDE en a largement profité: En 2019, le groupe a réalisé en France un chiffre d’affaires net d’un milliard d’euros et un bénéfice avant impôts d’environ 250 millions dans la grande distribution apprend t-on de très bonne source. Ces quelque 250 millions s’évaporant dans la magie des prix de transfert, JDE affiche à l’issue d’un joli tour de passe-passe un résultat net France de 23,3 millions en 2019. Qui plus est, JDE réalise en pleine crise du Covid-19 comme ses concurrents d’excellentes affaires dans les grandes surfaces : selon l'institut IRI, les achats de café toutes marques et entreprises confondues y ont augmenté de +37% du 23 février au 15 mars, les Français ayant commencé à stocker avant même l’entrée en vigueur du confinement. Depuis, le maintien à domicile n'a pu que...

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Pompéi chez vous06cb106a-4358-4b62-9aba-b69902c6123ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200425_161921_Pompei_chez_vousSat, 25 Apr 2020 16:19:21 +0200

Le Grand Palais a mis des ressources en ligne sur son exposition prévue en mars

Marre du confinement ? On vous propose aujourd'hui la plongée dans un récit de catastrophe pour rester dans le thème, celui de Pompéi. Une visite virtuelle qui peut être partagée avec vos enfants.

Site du Grand Palais

L'exposition évènement Pompéi qui devait être officiellement inaugurée le 25 mars au Grand Palais a évidemment dû être reportée en raison de l’épidémie de coronavirus. En attendant de découvrir sur place l'exposition qui a été conçue comme une expérience immersive grâce au déploiement de nombreux moyens numériques, on peut bénéficier de quelques ressources en ligne grâce à l’opération «Pompéi chez vous». On peut ainsi explorer la cité romaine avant et après la catastrophe.

Cette catastrophe, c’est celle de l’éruption du Vésuve qui a eu lieu en l’an 79 de notre ère. Elle a surpris les habitants, car même si la terre, avait tremblé quelques années auparavant, le volcan ne s’était pas réveille durant les 8 siècles précédents. L’exposition du Grand Palais, tout au long du parcours proposé, nous fait revivre ce réveil du Vésuve dont on peut avoir un aperçu impressionnant dans la bande annonce de présentation de l’exposition. Sur l’application du Grand Palais que vous pouvez télécharger sur votre smartphone, un audio-guide vous donne aussi d’utiles précisions sur cette éruption qui a duré deux jours et a été fatale à plus de 1000 habitants de la ville qui n’avaient pas réussi à fuir. L’audio guide nous fait entendre, entre autres, ce commentaire, d’un des auteurs de l’époque, Pline le Jeune à propos de cette catastrophe: «Le sommet du mont Vésuve brillait sur plusieurs points de large flammes et de grandes colonnes de feu dont la rougeur et l’éclat étaient avivés par l’...

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Le Grand Palais a mis des ressources en ligne sur son exposition prévue en mars

Marre du confinement ? On vous propose aujourd'hui la plongée dans un récit de catastrophe pour rester dans le thème, celui de Pompéi. Une visite virtuelle qui peut être partagée avec vos enfants.

Site du Grand Palais

L'exposition évènement Pompéi qui devait être officiellement inaugurée le 25 mars au Grand Palais a évidemment dû être reportée en raison de l’épidémie de coronavirus. En attendant de découvrir sur place l'exposition qui a été conçue comme une expérience immersive grâce au déploiement de nombreux moyens numériques, on peut bénéficier de quelques ressources en ligne grâce à l’opération «Pompéi chez vous». On peut ainsi explorer la cité romaine avant et après la catastrophe.

Cette catastrophe, c’est celle de l’éruption du Vésuve qui a eu lieu en l’an 79 de notre ère. Elle a surpris les habitants, car même si la terre, avait tremblé quelques années auparavant, le volcan ne s’était pas réveille durant les 8 siècles précédents. L’exposition du Grand Palais, tout au long du parcours proposé, nous fait revivre ce réveil du Vésuve dont on peut avoir un aperçu impressionnant dans la bande annonce de présentation de l’exposition. Sur l’application du Grand Palais que vous pouvez télécharger sur votre smartphone, un audio-guide vous donne aussi d’utiles précisions sur cette éruption qui a duré deux jours et a été fatale à plus de 1000 habitants de la ville qui n’avaient pas réussi à fuir. L’audio guide nous fait entendre, entre autres, ce commentaire, d’un des auteurs de l’époque, Pline le Jeune à propos de cette catastrophe: «Le sommet du mont Vésuve brillait sur plusieurs points de large flammes et de grandes colonnes de feu dont la rougeur et l’éclat étaient avivés par l’...

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Le déconfinement, une opération à haut risque927f0760-570c-4788-9b05-bf077c198fbdhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200424_121552_Le_deconfinement__une_operation_a_haut_risqueFri, 24 Apr 2020 12:15:52 +0200

C'est 15 jours après le 11 mai que l'on mesurera le niveau de la seconde vague de l'épidémie

Deux épidémiologistes donnent des clefs pour comprendre la situation et analysent la stratégie du gouvernement. Catherine Hill dénonce « un tragique retard dans la prise de décision » concernant le port du masque et la stratégie de dépistage envisagée.

Prévision des infections cumulées le 11 mai - Pasteur

Aujourd’hui moins de 6% des Français ont été en contact avec le Coronavirus, selon une estimation de l’institut Pasteur. Le taux de Français ayant développé des anticorps atteindrait entre 12% et 15% dans l’Est et en région parisienne, régions les plus touchées par le Covid-19.

«Le terrain de jeu du virus n’a pas radicalement changé, si on repart comme avant la fin février où il n’y avait aucune mesure barrière, ça repartira comme avant. Et ça, ce n’est pas possible, explique le Pr Christian Rabaud, chef de service des Maladies Infectieuses et Tropicales au CHRU de Nancy. Le déconfinement est donc une opération à haut risque. Il faut que la société vive, et en même temps, éviter l’explosion du nombre de malades

«Le confinement a fait ses preuves, estime le Pr Christian Rabaud. On constate que le nombre de malades hospitalisés et dans les services de réanimation décroît. Mais c’est très lent. Donc le R0, le nombre de contamination de personnes saines par un malade, ne doit pas être si bas que ça. Avant le confinement, au 17 mars, le R0 était égal à 3. Avec un R0 égal à 3, le nombre de cas était multiplié par trois tous les six jours. Aujourd’hui, je dirais qu’il est de 0,8, c’est-à-dire que 100 malades contaminent 80 personnes. Donc la décrue est très lente.» L’estimation du nombre de Français atteints par le Covid-19 au 11 mai est de 5 millions. Le nombre de morts à cette date devrait tourner à environ 17.000 à l’hôpital auquel il faudra ajouter environ un tiers de ce...

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C'est 15 jours après le 11 mai que l'on mesurera le niveau de la seconde vague de l'épidémie

Deux épidémiologistes donnent des clefs pour comprendre la situation et analysent la stratégie du gouvernement. Catherine Hill dénonce « un tragique retard dans la prise de décision » concernant le port du masque et la stratégie de dépistage envisagée.

Prévision des infections cumulées le 11 mai - Pasteur

Aujourd’hui moins de 6% des Français ont été en contact avec le Coronavirus, selon une estimation de l’institut Pasteur. Le taux de Français ayant développé des anticorps atteindrait entre 12% et 15% dans l’Est et en région parisienne, régions les plus touchées par le Covid-19.

«Le terrain de jeu du virus n’a pas radicalement changé, si on repart comme avant la fin février où il n’y avait aucune mesure barrière, ça repartira comme avant. Et ça, ce n’est pas possible, explique le Pr Christian Rabaud, chef de service des Maladies Infectieuses et Tropicales au CHRU de Nancy. Le déconfinement est donc une opération à haut risque. Il faut que la société vive, et en même temps, éviter l’explosion du nombre de malades

«Le confinement a fait ses preuves, estime le Pr Christian Rabaud. On constate que le nombre de malades hospitalisés et dans les services de réanimation décroît. Mais c’est très lent. Donc le R0, le nombre de contamination de personnes saines par un malade, ne doit pas être si bas que ça. Avant le confinement, au 17 mars, le R0 était égal à 3. Avec un R0 égal à 3, le nombre de cas était multiplié par trois tous les six jours. Aujourd’hui, je dirais qu’il est de 0,8, c’est-à-dire que 100 malades contaminent 80 personnes. Donc la décrue est très lente.» L’estimation du nombre de Français atteints par le Covid-19 au 11 mai est de 5 millions. Le nombre de morts à cette date devrait tourner à environ 17.000 à l’hôpital auquel il faudra ajouter environ un tiers de ce...

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Penser le monde d'après : "Le prix d'un Homme"ec1143e4-6c1a-4e49-948f-942e76f631dbhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200423_214948_Penser_le_monde_d_apres____Le_prix_d_un_Homme_Thu, 23 Apr 2020 21:49:48 +0200

François-Xavier Albouy plaide pour un prix minimum de la vie humaine

Un million d'euro, le prix d'une vie humaine ? L'économiste François-Xavier Albouy invite à penser un prix de la vie minimum qui obligerait les acteurs économiques à se préoccuper de la santé et de l'éducation de ceux avec qui ils font du commerce. Il appel à un "Bretton Woods" de la santé au sortir de la crise du Covid-19.

François-Xavier Albouy - D.R.

Qu’est-ce qui vous frappe dans la crise actuelle?

L’événement lui-même, le virus est hors de proportion par rapport aux conséquences générées. Ce tout petit virus a réussi à bloquer l’économie de tout l’hémisphère Nord. C’est une performance assez exceptionnelle. Il apparaît des épidémies avec nouveaux virus tous les cinq ans. Mais celui-ci à la particularité d’être très contagieux, pervers avec de nombreux cas asymptomatiques et avec une létalité suffisamment importante pour pouvoir faire exploser notre système de santé.

Cette pandémie révèle aussi que les sociétés asiatiques sont mieux préparées que nos sociétés modernes occidentales européennes et américaines. Même s’il faut distinguer le cas de l’Allemagne qui a plus de cas confirmés que la France et quatre fois moins de morts que nous. Dans les différentes organisations sociales et politiques, certaines sont plus performantes que d’autres… Autre point saillant que je voudrais relever, c’est la crise financière majeure qui menace le monde d’après. L’économie mondiale était déjà malade avant la pandémie. Enfin, cette crise met en lumière ce qui a manqué à la mondialisation: la mondialisation de la protection sociale. Le mal originel de la mondialisation est l’indifférence à la santé et à l’éducation.

Vous avez à ce sujet une approche originale. Vous proposez de fixer un prix minimum à la vie humaine…

Lorsque l’on parle du prix de la vie, la majorité des gens répondent que, justement, elle n’en a pas. Bien sûr, mais le...

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François-Xavier Albouy plaide pour un prix minimum de la vie humaine

Un million d'euro, le prix d'une vie humaine ? L'économiste François-Xavier Albouy invite à penser un prix de la vie minimum qui obligerait les acteurs économiques à se préoccuper de la santé et de l'éducation de ceux avec qui ils font du commerce. Il appel à un "Bretton Woods" de la santé au sortir de la crise du Covid-19.

François-Xavier Albouy - D.R.

Qu’est-ce qui vous frappe dans la crise actuelle?

L’événement lui-même, le virus est hors de proportion par rapport aux conséquences générées. Ce tout petit virus a réussi à bloquer l’économie de tout l’hémisphère Nord. C’est une performance assez exceptionnelle. Il apparaît des épidémies avec nouveaux virus tous les cinq ans. Mais celui-ci à la particularité d’être très contagieux, pervers avec de nombreux cas asymptomatiques et avec une létalité suffisamment importante pour pouvoir faire exploser notre système de santé.

Cette pandémie révèle aussi que les sociétés asiatiques sont mieux préparées que nos sociétés modernes occidentales européennes et américaines. Même s’il faut distinguer le cas de l’Allemagne qui a plus de cas confirmés que la France et quatre fois moins de morts que nous. Dans les différentes organisations sociales et politiques, certaines sont plus performantes que d’autres… Autre point saillant que je voudrais relever, c’est la crise financière majeure qui menace le monde d’après. L’économie mondiale était déjà malade avant la pandémie. Enfin, cette crise met en lumière ce qui a manqué à la mondialisation: la mondialisation de la protection sociale. Le mal originel de la mondialisation est l’indifférence à la santé et à l’éducation.

Vous avez à ce sujet une approche originale. Vous proposez de fixer un prix minimum à la vie humaine…

Lorsque l’on parle du prix de la vie, la majorité des gens répondent que, justement, elle n’en a pas. Bien sûr, mais le...

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Prix du pétrole à -40$ : pourquoi il faut désarmer les marchésf6d06b72-45ec-4c18-bcf0-f6edadf1889ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200421_155420_Prix_du_petrole_a_-40____pourquoi_il_faut_desarmer_les_marchesTue, 21 Apr 2020 15:54:20 +0200

Les produits financiers n'ont plus aucun rapport avec l'économie réelle

Depuis des années, nous écrivons qu'il faut désarmer les marchés par la régulation, dernière arme des États. La cotation à -40 dollars du baril hier est une illustration du grand n'importe quoi...

Image du film "There Will Be Blood" - © Paramount Pictures

Mais comment passe-t-on d'un cours de 27 dollars le baril de pétrole vendredi dernier à -40 dollars le lundi suivant ? Comment expliquer cela ? C'est tout simple... Il s'agit de la meilleure illustration de la déconnexion totale entre les marchés financiers et l'économie réelle. Le retour d'un optimisme déraisonné des opérateurs sur les marchés actions alors que tout indique qu'une catastrophe arrive montrait déjà combien le secteur de la finance est aux fraises. Mais la cotation négative du baril est encore plus frappante. Décortiquons ce mouvement...

Depuis des lustres, les financiers ont créé des instruments financiers opaques, complexes, très éloignés du but initial d'un marché financier : financer l'économie réelle. Les entreprises découpent leur capital en actions et les mettent à la vente sur un marché. Elles se financent par ce biais. Enfin ça, c'était avant. Au début. Depuis, les financiers ont inventé des produits qui n'ont plus rien à voir avec l'économie réelle mais qui ressemblent à s'y méprendre à ce que fait la Française des jeux avec ses jeux de grattage. Un nouveau truc tous les six mois pour satisfaire l'appétit des joueurs.

Dans le cas qui nous occupe, les investisseurs n'achètent ou ne vendent pas du pétrole. Il échangent un jeu de grattage, un bout de papier qui dit : dans un mois ce papier se transformera en un baril de pétrole. Entre temps, le cours de ce bout de papier peut varier en fonction...

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Les produits financiers n'ont plus aucun rapport avec l'économie réelle

Depuis des années, nous écrivons qu'il faut désarmer les marchés par la régulation, dernière arme des États. La cotation à -40 dollars du baril hier est une illustration du grand n'importe quoi...

Image du film "There Will Be Blood" - © Paramount Pictures

Mais comment passe-t-on d'un cours de 27 dollars le baril de pétrole vendredi dernier à -40 dollars le lundi suivant ? Comment expliquer cela ? C'est tout simple... Il s'agit de la meilleure illustration de la déconnexion totale entre les marchés financiers et l'économie réelle. Le retour d'un optimisme déraisonné des opérateurs sur les marchés actions alors que tout indique qu'une catastrophe arrive montrait déjà combien le secteur de la finance est aux fraises. Mais la cotation négative du baril est encore plus frappante. Décortiquons ce mouvement...

Depuis des lustres, les financiers ont créé des instruments financiers opaques, complexes, très éloignés du but initial d'un marché financier : financer l'économie réelle. Les entreprises découpent leur capital en actions et les mettent à la vente sur un marché. Elles se financent par ce biais. Enfin ça, c'était avant. Au début. Depuis, les financiers ont inventé des produits qui n'ont plus rien à voir avec l'économie réelle mais qui ressemblent à s'y méprendre à ce que fait la Française des jeux avec ses jeux de grattage. Un nouveau truc tous les six mois pour satisfaire l'appétit des joueurs.

Dans le cas qui nous occupe, les investisseurs n'achètent ou ne vendent pas du pétrole. Il échangent un jeu de grattage, un bout de papier qui dit : dans un mois ce papier se transformera en un baril de pétrole. Entre temps, le cours de ce bout de papier peut varier en fonction...

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« Les Ehpads deviennent des établissements pénitenciers »29f882d8-41f4-42fb-b400-3bc82f43f44ahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200421_135443____Les_Ehpads_deviennent_des_etablissements_penitenciers___Tue, 21 Apr 2020 13:54:43 +0200

La directrice s'inquiète des conditions de reprise des visites des familles

Décès d'un patient suspecté d'être atteint du Covid, annonce surprise de parloirs pour les familles des résidents, système D pour trouver les équipements de protection : récit d'une semaine épuisante à l'Ehpad de Saint-Paulien (Haute-Loire) par sa directrice, Nathalie Cottier. Episode 5.

La directrice avec un résident - D.R.

Comment allez-vous?

J’étais en colère depuis vendredi car on ne parle que des soignants dans les hôpitaux qu’on applaudit à 20 heures. J’ai l’impression que le personnel des Ehpad est oublié. Alors j’ai écrit un article pour la presse locale (voir encadré), ça m'a calmée. Et puis ma colère a repris écoutant le Premier ministre ce dimanche. J’en ai marre de ces effets d’annonce qui nous épuisent ! Personne n’était prévenu, on n’avait pas le temps de se préparer. L’ARS a été prise de court, on n’a pour le moment aucune consigne.

Sinon on compte toujours nos masques. Maintenant c’est l’armée qui les distribue quand on va à l’hôpital pour prendre nos dotations. On passe au milieu de soldats avec leur mitraillette. Dès fois qu’on voudrait les voler… Je fatigue, nous sommes comme les poissons rouges du bocal: on s’asphyxie.

Comment allez-vous vous organiser pour accueillir les familles?

Le chapiteau - D.R.
Le chapiteau - D.R.
J’en ai mal dormi la nuit. Je suis venu à 7h00 lundi matin pour gérer ça. Il y avait déjà des familles devant l’établissement! Il y a eu la queue toute la matinée. Et on a du les renvoyer, car nous n’étions pas prêts pour les accueillir. Certains l’ont mal pris, je les comprends. Je n’ai pas de salle dédiée à ces parloirs, nous sommes un petit établissement. J’ai cherché un chapiteau tout le lundi matin pour l’installer sur le terrain de l’Ehpad. S’il fait beau, c’est la meilleure solution pour éviter les contaminations. Quelqu’un d’un village voisin nous le prête.

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La directrice s'inquiète des conditions de reprise des visites des familles

Décès d'un patient suspecté d'être atteint du Covid, annonce surprise de parloirs pour les familles des résidents, système D pour trouver les équipements de protection : récit d'une semaine épuisante à l'Ehpad de Saint-Paulien (Haute-Loire) par sa directrice, Nathalie Cottier. Episode 5.

La directrice avec un résident - D.R.

Comment allez-vous?

J’étais en colère depuis vendredi car on ne parle que des soignants dans les hôpitaux qu’on applaudit à 20 heures. J’ai l’impression que le personnel des Ehpad est oublié. Alors j’ai écrit un article pour la presse locale (voir encadré), ça m'a calmée. Et puis ma colère a repris écoutant le Premier ministre ce dimanche. J’en ai marre de ces effets d’annonce qui nous épuisent ! Personne n’était prévenu, on n’avait pas le temps de se préparer. L’ARS a été prise de court, on n’a pour le moment aucune consigne.

Sinon on compte toujours nos masques. Maintenant c’est l’armée qui les distribue quand on va à l’hôpital pour prendre nos dotations. On passe au milieu de soldats avec leur mitraillette. Dès fois qu’on voudrait les voler… Je fatigue, nous sommes comme les poissons rouges du bocal: on s’asphyxie.

Comment allez-vous vous organiser pour accueillir les familles?

Le chapiteau - D.R.
Le chapiteau - D.R.
J’en ai mal dormi la nuit. Je suis venu à 7h00 lundi matin pour gérer ça. Il y avait déjà des familles devant l’établissement! Il y a eu la queue toute la matinée. Et on a du les renvoyer, car nous n’étions pas prêts pour les accueillir. Certains l’ont mal pris, je les comprends. Je n’ai pas de salle dédiée à ces parloirs, nous sommes un petit établissement. J’ai cherché un chapiteau tout le lundi matin pour l’installer sur le terrain de l’Ehpad. S’il fait beau, c’est la meilleure solution pour éviter les contaminations. Quelqu’un d’un village voisin nous le prête.

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Adieu la presse, on t'aimait bien malgré toute650c78a-ce18-492a-8d11-06b4a44e5612http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200420_221245_Adieu_la_presse__on_t_aimait_bien_malgre_toutMon, 20 Apr 2020 22:12:45 +0200

Coronavirus et Presstalis pèsent dangereusement sur le secteur

Pendant que certains cogitent sur la batrachomyomachie entre Google et les éditeurs de presse français, le secteur s'enfonce dans une crise violente dont il ne parle bien entendu pas trop... Combien de titres émergeront après la crise ? Mystère.

La presse papier en difficulté - D.R.

Tout le monde avait l'air d'y voir une victoire énorme. C'était il y a un siècle de confinement. Début avril, l'Autorité de la concurrence enjoignait Google de négocier d'ici juillet 2020 «avec les éditeurs et agences de presse la rémunération qui leur est due pour la reprise de leurs contenus protégés» par la loi sur les droits voisins. Enfin, notre belle presse nationale allait être rémunérée par le méchant Google qui reproduit de courts extraits ou simpelment les titres de leurs articles sur Google News. Mieux, ça allait être rétroactif et les discussions devraient « couvrir, de façon rétroactive, les droits dus à compter de l’entrée en vigueur de la loi le 24 octobre 2019 ». Par ici la pluie de droits... En fait, ce qui risque de se passer, si Google peut attendre quelques mois, c'est que l'entreprise américaine sera en mesure de racheter la quasi totalité de la presse française pour une bouchée de pain (au regard de son chiffre d'affaires).

On pourrait discuter sans fin sur la mauvaise foi de la presse française qui voudrait le beurre et l'argent du beurre, sur sa façon de tout faire pour laisser Google indexer ses contenus, sur sa monétisation de ses lecteurs qui sont vendus et revendus à Google, et à d'autres, sur le bénéfice en termes de visites (et de ventes de pub et de revente profils de visiteurs) que représente l'activité du moteur de recherche et ses nombreuses filiales... Mais là n'est pas le sujet.

La presse...

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Coronavirus et Presstalis pèsent dangereusement sur le secteur

Pendant que certains cogitent sur la batrachomyomachie entre Google et les éditeurs de presse français, le secteur s'enfonce dans une crise violente dont il ne parle bien entendu pas trop... Combien de titres émergeront après la crise ? Mystère.

La presse papier en difficulté - D.R.

Tout le monde avait l'air d'y voir une victoire énorme. C'était il y a un siècle de confinement. Début avril, l'Autorité de la concurrence enjoignait Google de négocier d'ici juillet 2020 «avec les éditeurs et agences de presse la rémunération qui leur est due pour la reprise de leurs contenus protégés» par la loi sur les droits voisins. Enfin, notre belle presse nationale allait être rémunérée par le méchant Google qui reproduit de courts extraits ou simpelment les titres de leurs articles sur Google News. Mieux, ça allait être rétroactif et les discussions devraient « couvrir, de façon rétroactive, les droits dus à compter de l’entrée en vigueur de la loi le 24 octobre 2019 ». Par ici la pluie de droits... En fait, ce qui risque de se passer, si Google peut attendre quelques mois, c'est que l'entreprise américaine sera en mesure de racheter la quasi totalité de la presse française pour une bouchée de pain (au regard de son chiffre d'affaires).

On pourrait discuter sans fin sur la mauvaise foi de la presse française qui voudrait le beurre et l'argent du beurre, sur sa façon de tout faire pour laisser Google indexer ses contenus, sur sa monétisation de ses lecteurs qui sont vendus et revendus à Google, et à d'autres, sur le bénéfice en termes de visites (et de ventes de pub et de revente profils de visiteurs) que représente l'activité du moteur de recherche et ses nombreuses filiales... Mais là n'est pas le sujet.

La presse...

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Coronavirus : il n’y a plus de marchés financiers 2f73dea3-75f6-451e-8cdb-03728351a4dehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200420_183017_Coronavirus___il_n___y_a_plus_de_marches_financiers_Mon, 20 Apr 2020 18:30:17 +0200

« In Fed We Trust »

Le monde d'avant s'est également écroulé pour ce qui est de la finance et de l'économie. Mais la Réserve fédérale a placé les patients en réanimation au risque de préparer la prochaine crise et de remettre en selle le fameux monde d'avant, dont tant de citoyens ne veulent plus.

Jerome Powell, le patron de la Fed - @ Fed

Peut-on raisonnablement penser l’avenir avec des logiciels du passé qui, il faut bien en convenir, ne peuvent plus être applicables à la situation actuelle ? En d’autres termes, peut-on penser le capitalisme de demain avec des méthodes, des écoles de pensée qui ont été appliquées avant la crise actuelle ? Prenons un seul des aspects de la situation : les marchés financiers. Sont-ils toujours là ? Oui, assurément. Mais ne sont-ils pas des marchés de Schrödinger ? Ils existent toujours, mais comme le confie un ancien du FMI et ex-banquier, « il n’y a plus de marchés ». De fait, sans la réserve fédérale américaine, il n’y aurait véritablement plus de marchés financiers…

Il est peut-être temps de changer la devise inscrite sur le dollars. De « In God We Trust » et de passer à « In Fed We Trust », comme l’a joliment formulé Jeffrey Gundlach. De fait, la banque centrale américaine est intervenue comme jamais auparavant pour freiner la chute vertigineuse des indices boursiers. A titre de comparaison, pour la crise de 2008 (Subprimes), la Fed avait mis en place ses actions sur une période d’environ dix-huit mois. Cette fois, la Fed a déployé des stimuli sans équivalent historique en seulement huit jours.

Une telle implication de la banque centrale traduit une peur panique d’un écroulement du secteur de la finance et de l’économie. Pour bien comprendre l’ampleur du chambardement en cours, la muraille de Chine entre les prérogatives de la banque centrale et du gouvernement est...

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« In Fed We Trust »

Le monde d'avant s'est également écroulé pour ce qui est de la finance et de l'économie. Mais la Réserve fédérale a placé les patients en réanimation au risque de préparer la prochaine crise et de remettre en selle le fameux monde d'avant, dont tant de citoyens ne veulent plus.

Jerome Powell, le patron de la Fed - @ Fed

Peut-on raisonnablement penser l’avenir avec des logiciels du passé qui, il faut bien en convenir, ne peuvent plus être applicables à la situation actuelle ? En d’autres termes, peut-on penser le capitalisme de demain avec des méthodes, des écoles de pensée qui ont été appliquées avant la crise actuelle ? Prenons un seul des aspects de la situation : les marchés financiers. Sont-ils toujours là ? Oui, assurément. Mais ne sont-ils pas des marchés de Schrödinger ? Ils existent toujours, mais comme le confie un ancien du FMI et ex-banquier, « il n’y a plus de marchés ». De fait, sans la réserve fédérale américaine, il n’y aurait véritablement plus de marchés financiers…

Il est peut-être temps de changer la devise inscrite sur le dollars. De « In God We Trust » et de passer à « In Fed We Trust », comme l’a joliment formulé Jeffrey Gundlach. De fait, la banque centrale américaine est intervenue comme jamais auparavant pour freiner la chute vertigineuse des indices boursiers. A titre de comparaison, pour la crise de 2008 (Subprimes), la Fed avait mis en place ses actions sur une période d’environ dix-huit mois. Cette fois, la Fed a déployé des stimuli sans équivalent historique en seulement huit jours.

Une telle implication de la banque centrale traduit une peur panique d’un écroulement du secteur de la finance et de l’économie. Pour bien comprendre l’ampleur du chambardement en cours, la muraille de Chine entre les prérogatives de la banque centrale et du gouvernement est...

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Pénurie de médicaments : une imprévoyance organisée098873e0-f198-40b9-acda-0fe54d3f1c14http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200418_183833_Penurie_de_medicaments___une_imprevoyance_organiseeSat, 18 Apr 2020 18:38:33 +0200

« il faut qu’une enquête soit ouverte »

Le chef de la pharmacie du l'hôpital Henri-Mondor raconte les dessous du manque de médicaments. Il dénonce le comportement des laboratoires pharmaceutiques et des gouvernements successifs à l'origine de cette situation. Il demande que les responsables soient retrouvés.

Alain Astier, chef du service de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil. - Copie d'écran

Dans l’Est de la France, le Pr Jean-Philippe Mazzucotelli à Strasbourg et le Dr Marc Noizet à Mulhouse racontaient à Reflets les problèmes de disponibilité de médicament et de matériel médical. Mais la pénurie ne date pas d'aujourd'hui. «Le manque de médicaments en quantité suffisante est très fréquent, assure Alain Astier, chef du service de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil. Souvent j’ai un médicament pour deux patients alors que j’en ai quatre à soigner. Alors on choisit à qui on le donne… Parfois on réduit les doses. Avec la crise du Covid-19, on en parle plus et c’est plus aigu. Oui, on peut parler de pénurie de certains produits. Dans ma pharmacie, deux à trois jours de manque d’un médicament, c’est malheureusement banal. Et parfois, la durée est indéterminée. On ne sait pas quand le produit reviendra et ça peut durer longtemps».

Alors pharmaciens et médecins jonglent en substituant certaines molécules par d’autres. «On emploie un médicament un peu moins bon, un peu moins efficace, poursuit le pharmacien. C’est rare qu’un patient meure si un produit manque. C’est heureusement plus subtil que ça. Mais parfois, il y a une perte de chance à cause du manque d’un médicament». En ce moment, le professeur Astier n’a aucune visibilité sur les disponibilités de médicaments. Quand la pharmacie du CHU fait une commande à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, elle ne sait jamais ce qu’elle recevra. «Parfois on a la moitié, parfois rien… Être...

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« il faut qu’une enquête soit ouverte »

Le chef de la pharmacie du l'hôpital Henri-Mondor raconte les dessous du manque de médicaments. Il dénonce le comportement des laboratoires pharmaceutiques et des gouvernements successifs à l'origine de cette situation. Il demande que les responsables soient retrouvés.

Alain Astier, chef du service de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil. - Copie d'écran

Dans l’Est de la France, le Pr Jean-Philippe Mazzucotelli à Strasbourg et le Dr Marc Noizet à Mulhouse racontaient à Reflets les problèmes de disponibilité de médicament et de matériel médical. Mais la pénurie ne date pas d'aujourd'hui. «Le manque de médicaments en quantité suffisante est très fréquent, assure Alain Astier, chef du service de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil. Souvent j’ai un médicament pour deux patients alors que j’en ai quatre à soigner. Alors on choisit à qui on le donne… Parfois on réduit les doses. Avec la crise du Covid-19, on en parle plus et c’est plus aigu. Oui, on peut parler de pénurie de certains produits. Dans ma pharmacie, deux à trois jours de manque d’un médicament, c’est malheureusement banal. Et parfois, la durée est indéterminée. On ne sait pas quand le produit reviendra et ça peut durer longtemps».

Alors pharmaciens et médecins jonglent en substituant certaines molécules par d’autres. «On emploie un médicament un peu moins bon, un peu moins efficace, poursuit le pharmacien. C’est rare qu’un patient meure si un produit manque. C’est heureusement plus subtil que ça. Mais parfois, il y a une perte de chance à cause du manque d’un médicament». En ce moment, le professeur Astier n’a aucune visibilité sur les disponibilités de médicaments. Quand la pharmacie du CHU fait une commande à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, elle ne sait jamais ce qu’elle recevra. «Parfois on a la moitié, parfois rien… Être...

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A la découverte de la caverne d'Ali Baba de l'audiovisuel865bee0d-b3e4-4097-b853-e13ea2d17ca3http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200418_161646_A_la_decouverte_de_la_caverne_d_Ali_Baba_de_l_audiovisuelSat, 18 Apr 2020 16:16:46 +0200

Madelen, le site de streaming de l'INA est accessible gratuitement

On a repris pour un mois de confinement... Pour lutter contre le blues, 13.000 émissions et documentaires sont en accès libre sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel.

INA - Copie d'écran

Pas moins de 13 000 programmes parmi lesquels des documentaires, des émissions cultes de télé et de radio, des séries mais aussi des spectacles et des concerts, c'est ce que propose Madelen, le nouveau site de streaming de l’INA, l’Institut national de l’audiovisuel. Il est ouvert gratuitement pendant trois mois. C'est une véritable caverne d’Ali Baba audiovisuelle et sonore qui nous est accessible. Pour bénéficier de ces contenus, la seule condition est de vous créer un compte sur le site. Ensuite, à vous une plongée insolite, passionnante voire addictive, dans la mémoire télévisuelle et radiophonique hexagonale de ces dernières décennies.

Je me suis donc promené au grès de mes goûts, du hasard et des suggestions du site. Dans la catégorie émission culte, Madelen, me recommandait «droit de réponse» de Michel Polac une émission qui fit sensation en son temps par sa liberté de ton et son éclectisme. Celle du 2 janvier 1982 portait sur la disparition du journal satirique Charlie Hebdo. Dans un décor sommaire et enfumé, le programme commence par une chansonde variété: télé-foot: une critique acerbe des élites politiques et médiatiques de l’époque. Son interprète n’est autre qu’un Renaud, au faîte de sa jeunesse, tout en verve et en insolence. L’émission se poursuit ensuite autour d’une table réunissant des journalistes de Charlie dont son patron de l’époque: le fantasque professeur Choron visiblement éméché. Lui et ses collègues dont Cabu ou encore Cavanna s’...

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Madelen, le site de streaming de l'INA est accessible gratuitement

On a repris pour un mois de confinement... Pour lutter contre le blues, 13.000 émissions et documentaires sont en accès libre sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel.

INA - Copie d'écran

Pas moins de 13 000 programmes parmi lesquels des documentaires, des émissions cultes de télé et de radio, des séries mais aussi des spectacles et des concerts, c'est ce que propose Madelen, le nouveau site de streaming de l’INA, l’Institut national de l’audiovisuel. Il est ouvert gratuitement pendant trois mois. C'est une véritable caverne d’Ali Baba audiovisuelle et sonore qui nous est accessible. Pour bénéficier de ces contenus, la seule condition est de vous créer un compte sur le site. Ensuite, à vous une plongée insolite, passionnante voire addictive, dans la mémoire télévisuelle et radiophonique hexagonale de ces dernières décennies.

Je me suis donc promené au grès de mes goûts, du hasard et des suggestions du site. Dans la catégorie émission culte, Madelen, me recommandait «droit de réponse» de Michel Polac une émission qui fit sensation en son temps par sa liberté de ton et son éclectisme. Celle du 2 janvier 1982 portait sur la disparition du journal satirique Charlie Hebdo. Dans un décor sommaire et enfumé, le programme commence par une chansonde variété: télé-foot: une critique acerbe des élites politiques et médiatiques de l’époque. Son interprète n’est autre qu’un Renaud, au faîte de sa jeunesse, tout en verve et en insolence. L’émission se poursuit ensuite autour d’une table réunissant des journalistes de Charlie dont son patron de l’époque: le fantasque professeur Choron visiblement éméché. Lui et ses collègues dont Cabu ou encore Cavanna s’...

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Reflets.info lance la plateforme « Le monde d’après »5c55c410-cd87-4148-a0ea-2152cb0272d4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200417_161727_Reflets.info_lance_la_plateforme____Le_monde_d___apres___Fri, 17 Apr 2020 16:17:27 +0200

pour imaginer avec vous le monde de demain

Le 11 mai étant finalement assez proche, il est temps de faire des projets concrets pour l'après. Qu'est-ce que nous ne voulons pas revoir ? Qu'est-ce que nous souhaitons pour l'avenir, pour construire autre chose ? Reflets.info vous donne la parole.

Le Monde d'après - Reflets

Le journal en ligne Reflets.info lance une plateforme pour collecter les souhaits des citoyens pour élaborer « le monde d’après ».

Le président Emmanuel Macron a eu ces mots : « Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant. » Nous avons décidé de prendre au mot la parole présidentielle. La dernière fois que le Président avait proposé aux Français de s’exprimer, lors du « grand débat », les idées recueillies n’ont jamais été suivies d’effets. Elles ont été enterrées et l’on est passé à autre chose.

Aujourd’hui, abasourdis par la crise sanitaire, par le manque de moyens, politiques, intellectuels et citoyens affirment dans tous les médias que le monde d’après doit être différent.

A Reflets.info, nous pensons que nous avons un rôle à jouer pour donner la parole. Donner la parole dans notre travail de journaliste, mais aussi dans ce moment exceptionnel, donner la parole « sans filtre » aux citoyens. Nous croyons que le changement viendra d’en-bas, si les citoyens échangent, débattent et proposent. Il ne suffit pas de déposer un bulletin dans l’urne tous les cinq ans, notre démocratie est à réinventer.

C’est pourquoi, nous avons voulu mettre un outil simple à la disposition des citoyens pour qu’ils puissent exprimer leurs réflexions et leurs attentes. Ce formulaire anonyme comprend 19 champs possible que chacun pourra remplir librement. Pourront ainsi être abordés, notamment, les sujets sujets suivants : politique, économie, écologie et environnement, éducation...

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pour imaginer avec vous le monde de demain

Le 11 mai étant finalement assez proche, il est temps de faire des projets concrets pour l'après. Qu'est-ce que nous ne voulons pas revoir ? Qu'est-ce que nous souhaitons pour l'avenir, pour construire autre chose ? Reflets.info vous donne la parole.

Le Monde d'après - Reflets

Le journal en ligne Reflets.info lance une plateforme pour collecter les souhaits des citoyens pour élaborer « le monde d’après ».

Le président Emmanuel Macron a eu ces mots : « Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant. » Nous avons décidé de prendre au mot la parole présidentielle. La dernière fois que le Président avait proposé aux Français de s’exprimer, lors du « grand débat », les idées recueillies n’ont jamais été suivies d’effets. Elles ont été enterrées et l’on est passé à autre chose.

Aujourd’hui, abasourdis par la crise sanitaire, par le manque de moyens, politiques, intellectuels et citoyens affirment dans tous les médias que le monde d’après doit être différent.

A Reflets.info, nous pensons que nous avons un rôle à jouer pour donner la parole. Donner la parole dans notre travail de journaliste, mais aussi dans ce moment exceptionnel, donner la parole « sans filtre » aux citoyens. Nous croyons que le changement viendra d’en-bas, si les citoyens échangent, débattent et proposent. Il ne suffit pas de déposer un bulletin dans l’urne tous les cinq ans, notre démocratie est à réinventer.

C’est pourquoi, nous avons voulu mettre un outil simple à la disposition des citoyens pour qu’ils puissent exprimer leurs réflexions et leurs attentes. Ce formulaire anonyme comprend 19 champs possible que chacun pourra remplir librement. Pourront ainsi être abordés, notamment, les sujets sujets suivants : politique, économie, écologie et environnement, éducation...

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Un inspecteur du travail mis à pied pour avoir demandé en référé la protection de salariés701f677d-4fb9-4f30-8d71-df79783cb9a2http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200416_220733_Un_inspecteur_du_travail_mis_a_pied_pour_avoir_demande_en_refere_la_protection_de_salariesThu, 16 Apr 2020 22:07:33 +0200

Anthony Smith - D.R.
Anthony Smith - D.R.
Notre enquête du 1er avril Le droit du travail malmené révélait notamment les pressions sur les inspecteurs du travail priés de ne pas faire de zèle. Quinze jours après, la situation est loin de s'être améliorée. Les pressions du ministère du Travail sont très nombreuses. La direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises, et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus. Et les masques sont toujours disponibles en nombre très limité voir absents dans de nombreux départements.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés. Le Tribunal lui a donné raison la semaine dernière, « contre l'avis de sa hiérarchie » qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Anthony Smith, inspecteur du travail du département de la Marne, ancien secrétaire général de la CGT TEFP, membre de son bureau national et représentant des inspecteurs du travail au Conseil national de l’inspection du travail, vient de se voir notifier la suspension immédiate de ses fonctions « dans l’intérêt du service », à titre conservatoire, dans l’attente de la mise en œuvre d’une possible sanction disciplinaire. Il lui est ainsi notamment reproché d’avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux...

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Anthony Smith - D.R.
Anthony Smith - D.R.
Notre enquête du 1er avril Le droit du travail malmené révélait notamment les pressions sur les inspecteurs du travail priés de ne pas faire de zèle. Quinze jours après, la situation est loin de s'être améliorée. Les pressions du ministère du Travail sont très nombreuses. La direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises, et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus. Et les masques sont toujours disponibles en nombre très limité voir absents dans de nombreux départements.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés. Le Tribunal lui a donné raison la semaine dernière, « contre l'avis de sa hiérarchie » qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Anthony Smith, inspecteur du travail du département de la Marne, ancien secrétaire général de la CGT TEFP, membre de son bureau national et représentant des inspecteurs du travail au Conseil national de l’inspection du travail, vient de se voir notifier la suspension immédiate de ses fonctions « dans l’intérêt du service », à titre conservatoire, dans l’attente de la mise en œuvre d’une possible sanction disciplinaire. Il lui est ainsi notamment reproché d’avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux...

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A la recherche du traitement contre le Covid-19b3ac0e46-6f1b-4690-8fec-4aed602f23b4http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200416_175955_A_la_recherche_du_traitement_contre_le_Covid-19Thu, 16 Apr 2020 17:59:55 +0200

Dans le monde entier, de très nombreux essais sont réalisés.

Différentes molécules sont en cours d'essai pour soigner les malades du Coronavirus. Mais aucun retour significatif n’est encore disponible.

Au front, sans armes... - © Reflets

Sur le site clinicaltrial.gov, environ 300 essais autour du Covid sont déclarés dans le monde entier. « Même si certains sont des tests de nouveaux matériels, des respirateurs par exemple, ça fait beaucoup d’essais de médicaments, explique le Dr Jean-Louis Thomas. Et ce ne sont que ceux qui sont déclarés. Après quand on regarde la méthodologie, certains essais ont des méthodes un peu folklorique, tous ne sont pas forcément réalisés dans les règles de l’art. Mais l'effort de recherche est très important.»

«La seule façon efficace de se sortir de l’épidémie est d’avoir un vaccin, affirme le Pr Alain Astier, chef du service de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil. La prévention est toujours mieux que le traitement.»

«Il y a beaucoup d’essais, mais il faut savoir qu’on ne traite pas de la même manière, suivant les stades de la maladie, poursuit le professeur Astier. Au début, on peut chercher à détruire le virus, à empêcher sa réplication avec des anti-viraux. Quand les malades sont en réanimation, on traite l’état inflammatoire qui est très violent, la pneumonie et les insuffisances provoquées par la maladie, comme des insuffisances rénales ou hépatiques. Le virus n’est plus le premier problème. Concernant les recherches de traitement en cours, il y a deux stratégies complémentaires: trouver un nouveau médicament ou repositionner une molécule existante pour voir si elle agit sur le virus. Évidemment, beaucoup de laboratoires pharmaceutiques poussent vers la...

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Dans le monde entier, de très nombreux essais sont réalisés.

Différentes molécules sont en cours d'essai pour soigner les malades du Coronavirus. Mais aucun retour significatif n’est encore disponible.

Au front, sans armes... - © Reflets

Sur le site clinicaltrial.gov, environ 300 essais autour du Covid sont déclarés dans le monde entier. « Même si certains sont des tests de nouveaux matériels, des respirateurs par exemple, ça fait beaucoup d’essais de médicaments, explique le Dr Jean-Louis Thomas. Et ce ne sont que ceux qui sont déclarés. Après quand on regarde la méthodologie, certains essais ont des méthodes un peu folklorique, tous ne sont pas forcément réalisés dans les règles de l’art. Mais l'effort de recherche est très important.»

«La seule façon efficace de se sortir de l’épidémie est d’avoir un vaccin, affirme le Pr Alain Astier, chef du service de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil. La prévention est toujours mieux que le traitement.»

«Il y a beaucoup d’essais, mais il faut savoir qu’on ne traite pas de la même manière, suivant les stades de la maladie, poursuit le professeur Astier. Au début, on peut chercher à détruire le virus, à empêcher sa réplication avec des anti-viraux. Quand les malades sont en réanimation, on traite l’état inflammatoire qui est très violent, la pneumonie et les insuffisances provoquées par la maladie, comme des insuffisances rénales ou hépatiques. Le virus n’est plus le premier problème. Concernant les recherches de traitement en cours, il y a deux stratégies complémentaires: trouver un nouveau médicament ou repositionner une molécule existante pour voir si elle agit sur le virus. Évidemment, beaucoup de laboratoires pharmaceutiques poussent vers la...

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Le dépistage en France au doigt mouillée8779767-4ccf-4b64-892b-14c98b8db975http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200415_130254_Le_depistage_en_France_au_doigt_mouilleWed, 15 Apr 2020 13:02:54 +0200

Entre pénuries et annonces, pas facile de s'y retrouver

Avec l'appel de l'OMS mi-mars, on a compris que pour mieux lutter contre la pandémie, il fallait tester massivement. Mais comment faire quand on manque de l'essentiel pour prélever comme on voudrait ? Font défaut les masques toujours, mais aussi les réactifs pour détecter le virus, et les écouvillons pour aller le chercher dans le nez. Malgré tous les efforts de la filière, les objectifs pour la fin du mois restent moitié moindres qu'en Allemagne...

Un centre de dépistage "drive" - INOVIE

"Nous avons un message simple à tous les pays : testez, testez, testez les gens !", a appelé le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à la mi-mars pour faire face à la pandémie du coronavirus. Mais encore faut-il en avoir les moyens, ce qui ne semble pas forcément être le cas de la France. "De 5.000 tests par jour (…), nous sommes passés à 12.000 tests sur une journée comme aujourd'hui. Nous serons à (…) 30.000 tests d'ici à une grosse semaine. Et enfin, nous atteindrons les 50.000 tests par jour par PCR [tests permettant de détecter le virus, NDLR] d'ici la fin du mois d'avril", a donné comme direction Olivier Véran, le ministre de la Santé, deux semaines plus tard. Est-ce bien suffisant ?

A titre simple de comparaison : 50.000 tests par jour, cela correspond à 350.000 tests par semaine, quand l'Allemagne revendique pouvoir déjà en réaliser jusqu'à plus de 700.000 par semaine. Non seulement les dépistages sont plus nombreux, mais ils ont commencé bien plus tôt, dès la mi-janvier, outre-Rhin. C'est d'ailleurs l'un des éléments qui pourrait expliquer que le pays soit si peu affecté aujourd'hui. Officiellement, les décès liés au covid-19 s'élèvent à quelque 3.000 en Allemagne, contre 15.000 en France.

Les chiffres de l'OMS pour l'Europe au 15 avril 2020
Les chiffres de l'OMS pour l'Europe au 15 avril 2020

Pour être précis, où en sommes-nous exactement de nos capacités de tests en ce moment ? "En toute transparence",...

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Entre pénuries et annonces, pas facile de s'y retrouver

Avec l'appel de l'OMS mi-mars, on a compris que pour mieux lutter contre la pandémie, il fallait tester massivement. Mais comment faire quand on manque de l'essentiel pour prélever comme on voudrait ? Font défaut les masques toujours, mais aussi les réactifs pour détecter le virus, et les écouvillons pour aller le chercher dans le nez. Malgré tous les efforts de la filière, les objectifs pour la fin du mois restent moitié moindres qu'en Allemagne...

Un centre de dépistage "drive" - INOVIE

"Nous avons un message simple à tous les pays : testez, testez, testez les gens !", a appelé le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à la mi-mars pour faire face à la pandémie du coronavirus. Mais encore faut-il en avoir les moyens, ce qui ne semble pas forcément être le cas de la France. "De 5.000 tests par jour (…), nous sommes passés à 12.000 tests sur une journée comme aujourd'hui. Nous serons à (…) 30.000 tests d'ici à une grosse semaine. Et enfin, nous atteindrons les 50.000 tests par jour par PCR [tests permettant de détecter le virus, NDLR] d'ici la fin du mois d'avril", a donné comme direction Olivier Véran, le ministre de la Santé, deux semaines plus tard. Est-ce bien suffisant ?

A titre simple de comparaison : 50.000 tests par jour, cela correspond à 350.000 tests par semaine, quand l'Allemagne revendique pouvoir déjà en réaliser jusqu'à plus de 700.000 par semaine. Non seulement les dépistages sont plus nombreux, mais ils ont commencé bien plus tôt, dès la mi-janvier, outre-Rhin. C'est d'ailleurs l'un des éléments qui pourrait expliquer que le pays soit si peu affecté aujourd'hui. Officiellement, les décès liés au covid-19 s'élèvent à quelque 3.000 en Allemagne, contre 15.000 en France.

Les chiffres de l'OMS pour l'Europe au 15 avril 2020
Les chiffres de l'OMS pour l'Europe au 15 avril 2020

Pour être précis, où en sommes-nous exactement de nos capacités de tests en ce moment ? "En toute transparence",...

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Le FMI prévoit une période très dure pour l'économie mondiale6eb05980-6921-431b-899e-4ddfc87c8361http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200415_121656_Le_FMI_prevoit_une_periode_tres_dure_pour_l_economie_mondialeWed, 15 Apr 2020 12:16:56 +0200

Un ralentissement de l'économie de 3% en 2020

Dans son rapport World Economic Outlook d'avril, le Fonds monétaire international prend acte du "grand confinement" et dépeint une crise économique profonde. Il prévoit toutefois un beau rebond en 2021. Mais dans le cas d'un scénario qui est optimiste.

Le rapport (partiel) du FMI

C'est un rendez-vous habituel. Tous les trois mois, le Fonds monétaire international (FMI) publie un rapport dans lequel ses analystes tentent de prédire l'avenir économique de la planète. Cette fois, les experts du Fonds ont été surpris. La pandémie du coronavirus est venue secouer leurs travaux assez violemment. Et cette fois, l'exercice qui tient déjà de la boule de cristal, l'économie n'étant pas une science, encore moins exacte, semble encore plus improbable...

"Un scénario de pandémie avait été évoqué comme une possibilité lors de précédents débats de politique économique, mais aucun d'entre nous n'avait une idée précise de la forme concrète qu'il prendrait et de ses conséquences pour l'économie. Nous faisons maintenant face à une sinistre réalité", indiquent d'emblée les économistes. Si les politiques n'étaient pas prêts à faire face à une pandémie, en dépit de plusieurs alertes des services de renseignement, comme l'indiquait le Canard Enchainé la semaine dernière, les économistes n'avaient visiblement jamais pris la peine de faire tourner des modèles dans lesquels l'activité économique mondiale est mise à l'arrêt...

Ce qui ressort de la lecture du rapport des experts du FMI, c'est qu'ils n'ont aucune certitude sur ce qu'ils avancent, ni sur l'avenir. "Cette crise ne ressemble à aucune autre. Premièrement, le choc est violent. Les pertes de production liées à cette...

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Un ralentissement de l'économie de 3% en 2020

Dans son rapport World Economic Outlook d'avril, le Fonds monétaire international prend acte du "grand confinement" et dépeint une crise économique profonde. Il prévoit toutefois un beau rebond en 2021. Mais dans le cas d'un scénario qui est optimiste.

Le rapport (partiel) du FMI

C'est un rendez-vous habituel. Tous les trois mois, le Fonds monétaire international (FMI) publie un rapport dans lequel ses analystes tentent de prédire l'avenir économique de la planète. Cette fois, les experts du Fonds ont été surpris. La pandémie du coronavirus est venue secouer leurs travaux assez violemment. Et cette fois, l'exercice qui tient déjà de la boule de cristal, l'économie n'étant pas une science, encore moins exacte, semble encore plus improbable...

"Un scénario de pandémie avait été évoqué comme une possibilité lors de précédents débats de politique économique, mais aucun d'entre nous n'avait une idée précise de la forme concrète qu'il prendrait et de ses conséquences pour l'économie. Nous faisons maintenant face à une sinistre réalité", indiquent d'emblée les économistes. Si les politiques n'étaient pas prêts à faire face à une pandémie, en dépit de plusieurs alertes des services de renseignement, comme l'indiquait le Canard Enchainé la semaine dernière, les économistes n'avaient visiblement jamais pris la peine de faire tourner des modèles dans lesquels l'activité économique mondiale est mise à l'arrêt...

Ce qui ressort de la lecture du rapport des experts du FMI, c'est qu'ils n'ont aucune certitude sur ce qu'ils avancent, ni sur l'avenir. "Cette crise ne ressemble à aucune autre. Premièrement, le choc est violent. Les pertes de production liées à cette...

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L’effet placebo du traçage informatique22f9f8b8-9f58-46fb-aa78-c6840915a1d8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200414_185409_L___effet_placebo_du_tra__age_informatiqueTue, 14 Apr 2020 18:54:09 +0200

Tracking GSM, GPS ou Bluetooth? Aucun système ne pourra répondre à l'urgence sanitaire

L'urgence de santé publique, ce n'est pas la surveillance massive mais le dépistage de masse !

L'intérieur de la prison Presidio Modelo, à Cuba, construite sur le modèle du panoptique - I, Friman - CC BY-SA 3.0

La pandémie mondiale de coronavirus colporte une idée presque aussi tenace que la prolifération d’agents pathogènes: le miracle technologique. L’état de sidération est tel que le traçage informatique des individus est présenté comme une partie du remède, une solution d’aide à la décision qu’il serait inconcevable de rejeter alors que l’on nage en plein désastre. L’urgence sanitaire nous impose, «pour la bonne cause», de baisser la garde sur l’exploitation de nos données personnelles par le truchement de nos téléphones mobiles.

De nombreux pays ont d’ores et déjà contraint leur population à accepter la géolocalisation de façon nominative ou anonyme, le plus souvent sans accord préalable. En France, le débat s’est orienté d’emblée sur le terrain éthique et juridique: peut-on l’appliquer sans le consentement des intéressés? Doit-on légiférer? Cela est-il prévu par le RGPD, le règlement européen qui remplace la loi informatique et libertés?

D’ordinaire, lorsque les autorités d’un pays dit «démocratique» cherchent à faire adopter de nouvelles techniques de contrôle des populations «pour leur propre sécurité», leur première préoccupation consiste précisément à faire en sorte que rien ne soit imposé de manière autoritaire… C’est ainsi que l’on parle d’acceptabilité ou d’acceptation sociale. L’enjeu est d’influencer la perception du public pour faciliter son adhésion. Les sociologues de l’innovation ont plusieurs décennies d’expérience en la matière, et chaque brique de la...

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Tracking GSM, GPS ou Bluetooth? Aucun système ne pourra répondre à l'urgence sanitaire

L'urgence de santé publique, ce n'est pas la surveillance massive mais le dépistage de masse !

L'intérieur de la prison Presidio Modelo, à Cuba, construite sur le modèle du panoptique - I, Friman - CC BY-SA 3.0

La pandémie mondiale de coronavirus colporte une idée presque aussi tenace que la prolifération d’agents pathogènes: le miracle technologique. L’état de sidération est tel que le traçage informatique des individus est présenté comme une partie du remède, une solution d’aide à la décision qu’il serait inconcevable de rejeter alors que l’on nage en plein désastre. L’urgence sanitaire nous impose, «pour la bonne cause», de baisser la garde sur l’exploitation de nos données personnelles par le truchement de nos téléphones mobiles.

De nombreux pays ont d’ores et déjà contraint leur population à accepter la géolocalisation de façon nominative ou anonyme, le plus souvent sans accord préalable. En France, le débat s’est orienté d’emblée sur le terrain éthique et juridique: peut-on l’appliquer sans le consentement des intéressés? Doit-on légiférer? Cela est-il prévu par le RGPD, le règlement européen qui remplace la loi informatique et libertés?

D’ordinaire, lorsque les autorités d’un pays dit «démocratique» cherchent à faire adopter de nouvelles techniques de contrôle des populations «pour leur propre sécurité», leur première préoccupation consiste précisément à faire en sorte que rien ne soit imposé de manière autoritaire… C’est ainsi que l’on parle d’acceptabilité ou d’acceptation sociale. L’enjeu est d’influencer la perception du public pour faciliter son adhésion. Les sociologues de l’innovation ont plusieurs décennies d’expérience en la matière, et chaque brique de la...

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Détenus, mais pas confinés d788675a-bdd4-4044-914b-fbf04546a0afhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200414_152748_Detenus__mais_pas_confines_Tue, 14 Apr 2020 15:27:48 +0200

Le monde carcéral face à la pandémie

Dès le début du confinement, les prisons ont tenté de réduire les risques de contamination, notamment la suspension de tous les parloirs. Mais, à l’intérieur, la surpopulation carcérale et l’absence de mesures sanitaires strictes mettent en danger les détenus et le personnel pénitentiaire. Les prisons françaises se préparent à une crise sanitaire sans précédent.

Promenade dans une prison - OIP

« Rien n’est fait pour protéger les détenus » témoigne Maud*. Son compagnon est incarcéré à la prison de Toulouse pour une longue peine. « Il n’y a pas de masques, pas de gants, pas de gel hydro-alcoolique, les détenus continuent de se voir en promenade, dans les couloirs, et les douches sont toujours collectives » liste-t-elle. « Aucune mesure n’a été prise pour les protéger. Le virus en prison, c’est comme jeter une allumette dans une botte de foin, il se propagera à toute vitesse ».

Et le Covid-19 est déjà entré dans les prisons françaises. D’après les chiffres officiels, 63 détenus ont été testés positifs, ainsi que 145 membres du personnel pénitentiaire. Deux prisonniers et un surveillant en sont déjà décédés. Mais, comme ailleurs, l’absence de tests ne permet pas de prendre la mesure de la contamination. A l’heure actuelle, les gardiens n’ont aucun équipement pour se protéger et protéger les détenus. Dans des cellules de 9 mètres carrés, à deux ou trois, le respect des gestes barrières et la distanciation sociale sont impossibles. Dès l’annonce du confinement, les établissements pénitentiaires ont tenté de prendre des mesures, comme la suppression des parloirs et l’interdiction de tout intervenant extérieur. Désormais, seuls les surveillants entrent dans les prisons. « C’est la grande peur des détenus, que les gardiens fassent entrer le virus en prison » explique Charline Becker, coordinatrice pour la région Sud-Est à l’OIP, l’Observatoire International des prisons....

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Le monde carcéral face à la pandémie

Dès le début du confinement, les prisons ont tenté de réduire les risques de contamination, notamment la suspension de tous les parloirs. Mais, à l’intérieur, la surpopulation carcérale et l’absence de mesures sanitaires strictes mettent en danger les détenus et le personnel pénitentiaire. Les prisons françaises se préparent à une crise sanitaire sans précédent.

Promenade dans une prison - OIP

« Rien n’est fait pour protéger les détenus » témoigne Maud*. Son compagnon est incarcéré à la prison de Toulouse pour une longue peine. « Il n’y a pas de masques, pas de gants, pas de gel hydro-alcoolique, les détenus continuent de se voir en promenade, dans les couloirs, et les douches sont toujours collectives » liste-t-elle. « Aucune mesure n’a été prise pour les protéger. Le virus en prison, c’est comme jeter une allumette dans une botte de foin, il se propagera à toute vitesse ».

Et le Covid-19 est déjà entré dans les prisons françaises. D’après les chiffres officiels, 63 détenus ont été testés positifs, ainsi que 145 membres du personnel pénitentiaire. Deux prisonniers et un surveillant en sont déjà décédés. Mais, comme ailleurs, l’absence de tests ne permet pas de prendre la mesure de la contamination. A l’heure actuelle, les gardiens n’ont aucun équipement pour se protéger et protéger les détenus. Dans des cellules de 9 mètres carrés, à deux ou trois, le respect des gestes barrières et la distanciation sociale sont impossibles. Dès l’annonce du confinement, les établissements pénitentiaires ont tenté de prendre des mesures, comme la suppression des parloirs et l’interdiction de tout intervenant extérieur. Désormais, seuls les surveillants entrent dans les prisons. « C’est la grande peur des détenus, que les gardiens fassent entrer le virus en prison » explique Charline Becker, coordinatrice pour la région Sud-Est à l’OIP, l’Observatoire International des prisons....

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Profession député chauffeur-livreurae166c04-1636-4228-b7c3-e4f322984236http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200413_154112_Profession_depute_chauffeur-livreurMon, 13 Apr 2020 15:41:12 +0200

Jean-Louis Thiériot, député LR et conseiller départemental de Seine-et-Marne, raconte son quotidien

Livrer des masques, répondre aux inquiétudes des petites entreprises et des indépendants, contacter des banques pour faciliter des prêts, tenter d'y voir clair sur la situation dans son département, voilà son quotidien. Le député dénonce aussi le manque de transparence de l'Agence régionale de santé et son incapacité à gérer efficacement la crise.

Jean-Louis Thiériot, député chauffeur-livreur - D.R.

Comment se passe la vie d’un député en ce moment? Quel est votre état d’esprit?

Je suis en colère, je suis dégoûté. Et pourtant je suis un modéré. Il y a des gens qui meurent, des tragédies humaines… Les soignants ont trop peu de masques pour se protéger, le FFP2 seuls à même de filtrer l’air surtout. Les surblouses manquent cruellement, de même que les surchaussures et les charlottes. C’est lamentable. Je sais que tout n’est pas de la responsabilité du gouvernement. On s’est plantés dans l’anticipation de la crise: ça a commencé sur Sarkozy, ça s’est poursuivi sous Hollande et ça a continué avec Macron. A la clinique Saint-Jean près de chez moi, on demande aux soignants de mettre les masques dans des sacs poubelles pour les réutiliser dans 10 jours en espérant que le virus sera mort. Parce que la direction n’est pas sûre d’être réapprovisionnée. Et quelqu’un m’a dit que c’était la même chose à l’hôpital de Melun, mais je n’ai pas pu le vérifier. En ce moment, c’est surtout ma casquette de conseiller départemental qui est utile. Là, on a des moyens, des services. Le député, il ne peut pas faire grand-chose… Notre département avait commandé des masques FFP2 et 700.000 masques chirurgicaux. Les FFP2 ont été réquisitionnés par l’État. C’est un scandale! 500.000 masques ont été donnés à l’ARS, l’Agence régionale de santé, et 200.000 ont été mis à disposition des conseillers départementaux pour les donner directement aux professionnels qui en manquent.

Donc vous avez distribué...

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Jean-Louis Thiériot, député LR et conseiller départemental de Seine-et-Marne, raconte son quotidien

Livrer des masques, répondre aux inquiétudes des petites entreprises et des indépendants, contacter des banques pour faciliter des prêts, tenter d'y voir clair sur la situation dans son département, voilà son quotidien. Le député dénonce aussi le manque de transparence de l'Agence régionale de santé et son incapacité à gérer efficacement la crise.

Jean-Louis Thiériot, député chauffeur-livreur - D.R.

Comment se passe la vie d’un député en ce moment? Quel est votre état d’esprit?

Je suis en colère, je suis dégoûté. Et pourtant je suis un modéré. Il y a des gens qui meurent, des tragédies humaines… Les soignants ont trop peu de masques pour se protéger, le FFP2 seuls à même de filtrer l’air surtout. Les surblouses manquent cruellement, de même que les surchaussures et les charlottes. C’est lamentable. Je sais que tout n’est pas de la responsabilité du gouvernement. On s’est plantés dans l’anticipation de la crise: ça a commencé sur Sarkozy, ça s’est poursuivi sous Hollande et ça a continué avec Macron. A la clinique Saint-Jean près de chez moi, on demande aux soignants de mettre les masques dans des sacs poubelles pour les réutiliser dans 10 jours en espérant que le virus sera mort. Parce que la direction n’est pas sûre d’être réapprovisionnée. Et quelqu’un m’a dit que c’était la même chose à l’hôpital de Melun, mais je n’ai pas pu le vérifier. En ce moment, c’est surtout ma casquette de conseiller départemental qui est utile. Là, on a des moyens, des services. Le député, il ne peut pas faire grand-chose… Notre département avait commandé des masques FFP2 et 700.000 masques chirurgicaux. Les FFP2 ont été réquisitionnés par l’État. C’est un scandale! 500.000 masques ont été donnés à l’ARS, l’Agence régionale de santé, et 200.000 ont été mis à disposition des conseillers départementaux pour les donner directement aux professionnels qui en manquent.

Donc vous avez distribué...

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Les quartiers défavorisés ne respecteraient pas le confinement914cb253-2531-4be2-91b7-582235858a62http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200412_162509_Les_quartiers_defavorises_ne_respecteraient_pas_le_confinementSun, 12 Apr 2020 16:25:09 +0200

Alors que chez les privilégiés...

L'absence de respect des règles, c'est toujours chez les autres et il y a toujours un parangon de vertu pour accabler le voisin.

Banlieue - D.R.

Ça cogite ferme chez les éditocrates, les toutologues, les nouveaux experts en médecine et en virologie, et même chez les élus. Que faire des « quartiers sensibles » où, c'est une évidence, les gens sont rétifs à toute autorité, à toute règle... Dans ces terrains perdus de la république, où celle-ci a été grand-remplacée par la délinquance, comment faire respecter les règles du confinement ? Certains ont des idées, comme ces élus relayés par le Figaro qui s'adressent au premier ministre : « Afin que ce confinement puisse être pleinement respecté et face aux violences qui ont lieu lors des contrôles, nous souhaiterions connaître votre opinion sur le déploiement d’unités adaptées de l’armée dans un certain nombre de quartiers sensibles pour lesquels les forces de l’ordre ne sont plus assez nombreuses pour permettre à l’ordre républicain d’opérer. L’armée pourrait venir en appui de ces dernières, avec les règles d’engagement qui sont les siennes, tout en prévoyant une présomption de légitime défense pour les militaires, puisque les forces de l’ordre sont manifestement hors d’état de faire appliquer la loi ». Et voilà. C'était simple. Leur balancer l'armée, les chars, l'aviation s'ils résistent. Et s'ils résistent trop, leur tirer dessus en légitime défense...

Bien sûr il y a bien quelques journalopes islamo-gauchiasses pour rappeler que les quartiers pauvres, quelle que soit la ville et le pays, sont toujours les plus touchés par l'épidémie....

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Alors que chez les privilégiés...

L'absence de respect des règles, c'est toujours chez les autres et il y a toujours un parangon de vertu pour accabler le voisin.

Banlieue - D.R.

Ça cogite ferme chez les éditocrates, les toutologues, les nouveaux experts en médecine et en virologie, et même chez les élus. Que faire des « quartiers sensibles » où, c'est une évidence, les gens sont rétifs à toute autorité, à toute règle... Dans ces terrains perdus de la république, où celle-ci a été grand-remplacée par la délinquance, comment faire respecter les règles du confinement ? Certains ont des idées, comme ces élus relayés par le Figaro qui s'adressent au premier ministre : « Afin que ce confinement puisse être pleinement respecté et face aux violences qui ont lieu lors des contrôles, nous souhaiterions connaître votre opinion sur le déploiement d’unités adaptées de l’armée dans un certain nombre de quartiers sensibles pour lesquels les forces de l’ordre ne sont plus assez nombreuses pour permettre à l’ordre républicain d’opérer. L’armée pourrait venir en appui de ces dernières, avec les règles d’engagement qui sont les siennes, tout en prévoyant une présomption de légitime défense pour les militaires, puisque les forces de l’ordre sont manifestement hors d’état de faire appliquer la loi ». Et voilà. C'était simple. Leur balancer l'armée, les chars, l'aviation s'ils résistent. Et s'ils résistent trop, leur tirer dessus en légitime défense...

Bien sûr il y a bien quelques journalopes islamo-gauchiasses pour rappeler que les quartiers pauvres, quelle que soit la ville et le pays, sont toujours les plus touchés par l'épidémie....

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Visitez la chapelle Sixtine ou la cathédrale de Séville... sans touristesecac44f2-4162-4e9b-8294-bb5b45cf0d65http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200412_155052_Visitez_la_chapelle_Sixtine_ou_la_cathedrale_de_Seville...__sans_touristesSun, 12 Apr 2020 15:50:52 +0200

Des joyaux du patrimoine mondial sont accessibles en visite virtuelle 360°

Marre du confinement ? Notre balade virtuelle du jour vous propose d'aller à la rencontre de l'architecture de de l'art chrétien.

Chapelle Sixtine - Wikipedia - domaine public

En ce jour de Pâques, pourquoi ne pas aller se balader dans des églises ? Que l'on soit croyant ou pas, l'architecture et l'art sont souvent remarquables et font partie de notre patrimoine culturel. Les ressources disponibles sont nombreuses et pour la plupart d’entre elles, de qualité. J’aimerais commencer en vous conseillant un site Internet qui se décline aussi en une application pour Smartphones: www.belleseglises.com. C’est un retraité passionné de patrimoine Louis-Bertrand Raffour qui l'a créé. Lui et les internautes qui veulent s’associer à ce travail mettent à jour ces pages très bien documentées qui recensent des centaines de magnifiques églises de France quelles que soient leur taille ou leur style: ça va par exemple de l’église en pur style roman auvergnat de sainte Marie de Nasbinals sur la route de saint Jacques de Compostelle, jusqu’à l’immense cathédrale gothique sainte Croix d’Orléans, en passant par la chapelle Notre Dame de Clarté de Perros Guirrec, un écrin de granit de style flamboyant breton qui mêle tradition et modernité. En témoigne son chemin de croix réalisé par l’immense peintre Maurice Denis dans les années 30. Ce site est vraiment une mine d’or. Chacune des fiches proposées s’organise autour de l’histoire de l’édifice, des détails sur son architecture, sur les œuvres ou mobilier remarquable qu’il abrite, le tout associé à de nombreuses photos.

Tombeau de Christophe Colomb

J’aimerais aussi vous recommander une déambulation...

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Des joyaux du patrimoine mondial sont accessibles en visite virtuelle 360°

Marre du confinement ? Notre balade virtuelle du jour vous propose d'aller à la rencontre de l'architecture de de l'art chrétien.

Chapelle Sixtine - Wikipedia - domaine public

En ce jour de Pâques, pourquoi ne pas aller se balader dans des églises ? Que l'on soit croyant ou pas, l'architecture et l'art sont souvent remarquables et font partie de notre patrimoine culturel. Les ressources disponibles sont nombreuses et pour la plupart d’entre elles, de qualité. J’aimerais commencer en vous conseillant un site Internet qui se décline aussi en une application pour Smartphones: www.belleseglises.com. C’est un retraité passionné de patrimoine Louis-Bertrand Raffour qui l'a créé. Lui et les internautes qui veulent s’associer à ce travail mettent à jour ces pages très bien documentées qui recensent des centaines de magnifiques églises de France quelles que soient leur taille ou leur style: ça va par exemple de l’église en pur style roman auvergnat de sainte Marie de Nasbinals sur la route de saint Jacques de Compostelle, jusqu’à l’immense cathédrale gothique sainte Croix d’Orléans, en passant par la chapelle Notre Dame de Clarté de Perros Guirrec, un écrin de granit de style flamboyant breton qui mêle tradition et modernité. En témoigne son chemin de croix réalisé par l’immense peintre Maurice Denis dans les années 30. Ce site est vraiment une mine d’or. Chacune des fiches proposées s’organise autour de l’histoire de l’édifice, des détails sur son architecture, sur les œuvres ou mobilier remarquable qu’il abrite, le tout associé à de nombreuses photos.

Tombeau de Christophe Colomb

J’aimerais aussi vous recommander une déambulation...

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Des agents du ministère de l'éducation à Mayotte pourront porter des matraquesfbd27c4b-2b4b-4066-987d-fd895163ce42http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200411_182728_Des_agents_du_ministere_de_l_education_a_Mayotte_pourront_porter_des_matraquesSat, 11 Apr 2020 18:27:28 +0200

Équipes Mobiles de Sécurité à Mayotte - D.R.
Équipes Mobiles de Sécurité à Mayotte - D.R.
Voilà un intriguant décret passé inaperçu en période de coronavirus. Le 7 avril 2020, un décret publié au journal officiel précise l'autorisation de détention et de port d'armes pour les agents des équipes mobiles de sécurité du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse dans le Département de Mayotte. "Le ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse peut acquérir et détenir des matraques de type bâton de défense ou tonfa, matraques téléscopiques et tonfas téléscopiques, relevant de la catégorie D, en vue de leur remise aux agents des équipes mobiles de sécurité, qui exercent leurs missions dans le Département de Mayotte".

Premier point, qui sont ces équipes mobiles de sécurité du ministère de l'éducation nationale ? L'académie de Limoges nous donne un aperçu.

Les équipes mobiles de sécurité académiques ont principalement pour missions :

d'accompagner et aider les établissements en cas de fortes tensions ou en temps de crise liée à l'insécurité ; d'assurer la protection et la sécurité des personnes et des biens au sein des établissements et à leurs abords ; d'améliorer la prise en charge des élèves aux conduites problématiques. L'équipe de l'académie de Limoges comprend des personnes, aux profils et compétences complémentaires :

des personnels appartenant à l'Éducation nationale ; des spécialistes de la sécurité recrutés avec l'aide du ministère...

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Équipes Mobiles de Sécurité à Mayotte - D.R.
Équipes Mobiles de Sécurité à Mayotte - D.R.
Voilà un intriguant décret passé inaperçu en période de coronavirus. Le 7 avril 2020, un décret publié au journal officiel précise l'autorisation de détention et de port d'armes pour les agents des équipes mobiles de sécurité du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse dans le Département de Mayotte. "Le ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse peut acquérir et détenir des matraques de type bâton de défense ou tonfa, matraques téléscopiques et tonfas téléscopiques, relevant de la catégorie D, en vue de leur remise aux agents des équipes mobiles de sécurité, qui exercent leurs missions dans le Département de Mayotte".

Premier point, qui sont ces équipes mobiles de sécurité du ministère de l'éducation nationale ? L'académie de Limoges nous donne un aperçu.

Les équipes mobiles de sécurité académiques ont principalement pour missions :

d'accompagner et aider les établissements en cas de fortes tensions ou en temps de crise liée à l'insécurité ; d'assurer la protection et la sécurité des personnes et des biens au sein des établissements et à leurs abords ; d'améliorer la prise en charge des élèves aux conduites problématiques. L'équipe de l'académie de Limoges comprend des personnes, aux profils et compétences complémentaires :

des personnels appartenant à l'Éducation nationale ; des spécialistes de la sécurité recrutés avec l'aide du ministère...

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"La seule issue pour les Ehpad sera un vaccin"235db03c-2f6a-44e2-b4d6-8ab3bdae4ef5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200411_160940__La_seule_issue_pour_les_Ehpad_sera_un_vaccin_Sat, 11 Apr 2020 16:09:40 +0200

Face au défi du Covid-19, le problème est de tenir dans la durée

A l'Ephad de Saint-Paulien en Haute-Loire, les résidents souffrent de l'isolement. Et le personnel commence à s'épuiser. L'hôpital du Puy-en-Velay leur parle d'un déconfinement en décembre pour les structures d'accueil des personnes âgées. Une douche froide pour sa directrice, Nathalie Cottier. Épisode 4.

Visioconférence avec la famille - D.R.

Comment se passe la vie dans l’établissement?

Ça va toujours, mais c’est dur. Il est 19h et là je reprends à 20h pour des visioconférences par Skype. Tous les résidents veulent parler à leurs familles, mais je ne peux pas me couper en 62. Ce sont des semaines de dingue… Je suis sur les rotules. Je n’ai pas une minute pour m’assoir. Il y a beaucoup de choses à faire en même temps. Pour les visioconférences, on n’a qu’un ordinateur. Donc j’utilise aussi mon téléphone personnel. J’ai explosé le forfait. (rires) Le problème est que les résidents ne vont pas bien. La famille leur manque. Certains ne comprennent pas le confinement, ils pensent que leur famille les a abandonnés. Quand je tiens le téléphone avec la famille, je suis au milieu des pleurs des uns et des autres. Il faut que je gère avec le résident. C’est lourd émotionnellement. Notre psychologue continue de venir une fois par semaine. C’est précieux. Certains Ehpad leur refusent l’entrée. Je trouve ça absurde. Les résidents en ont besoin. Surtout que c’est parti pour durer…

Que vous disent les autorités à ce sujet?

L’équipe d’hygiène hospitalière est venue pour voir comment ça allait et donner des conseils. Ils nous ont dit que le confinement dans les Ehpad pourrait durer jusqu’en décembre! Je ne sais pas comment on va tenir dans la durée. On sait qu’un moment ou à un autre l’épidémie va arriver chez nous.

Et sur le plan sanitaire?

Nous nous sommes préparés au mieux. J’ai équipé une salle Covid. J’ai acheté un lit,...

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Face au défi du Covid-19, le problème est de tenir dans la durée

A l'Ephad de Saint-Paulien en Haute-Loire, les résidents souffrent de l'isolement. Et le personnel commence à s'épuiser. L'hôpital du Puy-en-Velay leur parle d'un déconfinement en décembre pour les structures d'accueil des personnes âgées. Une douche froide pour sa directrice, Nathalie Cottier. Épisode 4.

Visioconférence avec la famille - D.R.

Comment se passe la vie dans l’établissement?

Ça va toujours, mais c’est dur. Il est 19h et là je reprends à 20h pour des visioconférences par Skype. Tous les résidents veulent parler à leurs familles, mais je ne peux pas me couper en 62. Ce sont des semaines de dingue… Je suis sur les rotules. Je n’ai pas une minute pour m’assoir. Il y a beaucoup de choses à faire en même temps. Pour les visioconférences, on n’a qu’un ordinateur. Donc j’utilise aussi mon téléphone personnel. J’ai explosé le forfait. (rires) Le problème est que les résidents ne vont pas bien. La famille leur manque. Certains ne comprennent pas le confinement, ils pensent que leur famille les a abandonnés. Quand je tiens le téléphone avec la famille, je suis au milieu des pleurs des uns et des autres. Il faut que je gère avec le résident. C’est lourd émotionnellement. Notre psychologue continue de venir une fois par semaine. C’est précieux. Certains Ehpad leur refusent l’entrée. Je trouve ça absurde. Les résidents en ont besoin. Surtout que c’est parti pour durer…

Que vous disent les autorités à ce sujet?

L’équipe d’hygiène hospitalière est venue pour voir comment ça allait et donner des conseils. Ils nous ont dit que le confinement dans les Ehpad pourrait durer jusqu’en décembre! Je ne sais pas comment on va tenir dans la durée. On sait qu’un moment ou à un autre l’épidémie va arriver chez nous.

Et sur le plan sanitaire?

Nous nous sommes préparés au mieux. J’ai équipé une salle Covid. J’ai acheté un lit,...

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Covid-19 : les impossibles chiffres chinoisbdeb4811-0fac-492b-bf5b-209f09a310a7http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200411_124347_Covid-19____les_impossibles_chiffres_chinoisSat, 11 Apr 2020 12:43:47 +0200

Le gouvernement de Pékin est fortement suspecté d'avoir menti sur le nombre de morts.

Le nombre de morts à Wuhan pourrait tourner autour de 50.000 au premier trimestre contre 14.000 en temps ordinaire. Des témoignages, fragments de vérité face au rouleau compresseur de la propagande du parti communiste, apparaissent.

Distribution d'urnes funéraires à Wuhan - Copie d'écran

«Trouver la réalité des chiffres des morts du Covid-19 en Chine est quasi impossible, déclare Marie Holzman, sinologue et spécialiste de la Chine contemporaine. Il faudra beaucoup de temps. Pour les morts de la famine du "Grand bon en avant", on estime le nombre de morts entre 30 et 40 millions, c’est à dire une fourchette de 10 millions de morts! Et il a fallu 50 ans pour que ça sorte»

Le gouvernement chinois a-t-il menti? «On peut être certain, déclare Marie Holzman. Le gouvernement chinois ne va pas confiner 40 millions de personnes à Wuhan pour 2600 morts! Ce mensonge me révulse, c’est un crime contre l’Humanité. En tardant à parler, il a contribué à l’ampleur de la pandémie que l’on connaît. Si le gouvernement avait reconnu l’épidémie à Wuhan plus tôt, nous nous serions mieux protégés. Sa seule préoccupation a été et reste la vie du Parti.»

D’après le quotidien hongkongais South China Morning Post, qui cite des informations classifiées du gouvernement chinois, le nombre de patients positifs mais exclus des statistiques chinoises s’élève à 43.000, alors que la Chine a déclaré 81.966 cas au 31 mars. Mais il pourrait y en avoir beaucoup plus. Selon la presse britannique, des scientifiques auraient informé Boris Johnson que la Chine pourrait avoir minimisé le nombre de cas confirmés «dans un facteur de quinze à quarante». On voit la difficulté d’avoir des chiffres fiables.

Peut-on évaluer néanmoins le nombre de morts à Wuhan? La fête des morts le 5 avril a donné...

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Le gouvernement de Pékin est fortement suspecté d'avoir menti sur le nombre de morts.

Le nombre de morts à Wuhan pourrait tourner autour de 50.000 au premier trimestre contre 14.000 en temps ordinaire. Des témoignages, fragments de vérité face au rouleau compresseur de la propagande du parti communiste, apparaissent.

Distribution d'urnes funéraires à Wuhan - Copie d'écran

«Trouver la réalité des chiffres des morts du Covid-19 en Chine est quasi impossible, déclare Marie Holzman, sinologue et spécialiste de la Chine contemporaine. Il faudra beaucoup de temps. Pour les morts de la famine du "Grand bon en avant", on estime le nombre de morts entre 30 et 40 millions, c’est à dire une fourchette de 10 millions de morts! Et il a fallu 50 ans pour que ça sorte»

Le gouvernement chinois a-t-il menti? «On peut être certain, déclare Marie Holzman. Le gouvernement chinois ne va pas confiner 40 millions de personnes à Wuhan pour 2600 morts! Ce mensonge me révulse, c’est un crime contre l’Humanité. En tardant à parler, il a contribué à l’ampleur de la pandémie que l’on connaît. Si le gouvernement avait reconnu l’épidémie à Wuhan plus tôt, nous nous serions mieux protégés. Sa seule préoccupation a été et reste la vie du Parti.»

D’après le quotidien hongkongais South China Morning Post, qui cite des informations classifiées du gouvernement chinois, le nombre de patients positifs mais exclus des statistiques chinoises s’élève à 43.000, alors que la Chine a déclaré 81.966 cas au 31 mars. Mais il pourrait y en avoir beaucoup plus. Selon la presse britannique, des scientifiques auraient informé Boris Johnson que la Chine pourrait avoir minimisé le nombre de cas confirmés «dans un facteur de quinze à quarante». On voit la difficulté d’avoir des chiffres fiables.

Peut-on évaluer néanmoins le nombre de morts à Wuhan? La fête des morts le 5 avril a donné...

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Avec l’épidémie, un demi-milliard de personnes menacées par la pauvreté, selon OXFAM5670b262-ba47-480a-a2ac-6881ccca8b85http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200410_122757_Avec_l___epidemie__un_demi-milliard_de_personnes_menacees_par_la_pauvrete__selon_OXFAMFri, 10 Apr 2020 12:27:57 +0200

Logo Oxfam - D.R.
Logo Oxfam - D.R.

L'ONG Oxfam alerte sur le fait qu’un demi-milliard d’individus pourrait sombrer dans la pauvreté si rien n’est fait pour limiter l’impact économique du Coronavirus. Elle craint "un potentiel recul de 10 ans dans le combat contre la pauvreté, voir de 30 ans dans certaines régions du monde comme l’Afrique ou le Moyen-Orient". En quelques jours, 83 milliards de dollars d’investissements étrangers se sont retirés des pays émergents. Le prix des matières premières s’est effondré (-61% pour le pétrole, -15% pour le café, -21% pour le cuivre) alors que bon nombre de pays africains dépendent largement de leurs exportations. L’industrie touristique est à l’arrêt et les taux d’intérêt sur les emprunts publics des pays en voie de développement ont déjà augmenté de 3,5%.

Oxfam appelle à un « plan de sauvetage » qui repose sur 6 mesures prioritaires pour lutter contre les ravages économiques de la crise du coronavirus et rebâtir un monde plus égalitaire :

1- Accorder des subventions en espèces à tous ceux et toutes celles qui en ont besoin, notamment dans les pays pauvres et pour les personnes qui ont perdu leur revenu.

2- Soutenir en priorité les petites entreprises et conditionner les aides aux grandes entreprises à des mesures visant à protéger les plus vulnérables et à investir dans la transition écologique.

3- L’annulation immédiate du remboursement de la dette des pays en développement due en 2020 à hauteur de 1 000 milliards de dollars. Par...

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Logo Oxfam - D.R.
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L'ONG Oxfam alerte sur le fait qu’un demi-milliard d’individus pourrait sombrer dans la pauvreté si rien n’est fait pour limiter l’impact économique du Coronavirus. Elle craint "un potentiel recul de 10 ans dans le combat contre la pauvreté, voir de 30 ans dans certaines régions du monde comme l’Afrique ou le Moyen-Orient". En quelques jours, 83 milliards de dollars d’investissements étrangers se sont retirés des pays émergents. Le prix des matières premières s’est effondré (-61% pour le pétrole, -15% pour le café, -21% pour le cuivre) alors que bon nombre de pays africains dépendent largement de leurs exportations. L’industrie touristique est à l’arrêt et les taux d’intérêt sur les emprunts publics des pays en voie de développement ont déjà augmenté de 3,5%.

Oxfam appelle à un « plan de sauvetage » qui repose sur 6 mesures prioritaires pour lutter contre les ravages économiques de la crise du coronavirus et rebâtir un monde plus égalitaire :

1- Accorder des subventions en espèces à tous ceux et toutes celles qui en ont besoin, notamment dans les pays pauvres et pour les personnes qui ont perdu leur revenu.

2- Soutenir en priorité les petites entreprises et conditionner les aides aux grandes entreprises à des mesures visant à protéger les plus vulnérables et à investir dans la transition écologique.

3- L’annulation immédiate du remboursement de la dette des pays en développement due en 2020 à hauteur de 1 000 milliards de dollars. Par...

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Crise sanitaire et surveillancee8594827-8fce-4954-8949-5e38d93f7845http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200409_142251_Crise_sanitaire_et_surveillanceThu, 09 Apr 2020 14:22:51 +0200

Les crises passent, les outils restent

Dans des circonstances exceptionnelles, l'exécutif est souvent prompt à imposer des outils de surveillance qui ne font pas bon ménage avec les libertés individuelles. Tous les prétextes sont bons : lutte contre le terrorisme, crise sanitaire... L'exceptionnel demeure après la crise. L'état d'urgence devient la norme.

Mais qu'est-ce que l'on a de si intéressant ? - D.R.

Surtout ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas une dictature et, les données collectées sont anonymisées. Une fois que ces deux arguments sont lâchés, tout le monde est rassuré. N'importe quel outil de surveillance, aussi attentatoire aux libertés individuelles soit-il, peut être déployé. Les arguments visant à détourner l'attention du citoyen un tantinet méfiant auront fait leur effet. En France, par exemple, l'idée d'une surveillance des personnes via les mouvements de leurs téléphones portables, afin de lutter contre le coronavirus, fait son chemin lentement depuis quelques jours. On est passé de "ce n'est pas dans la culture française" (Christophe Castaner) ou on n'est pas comme la Chine (comprendre une dictature) à : nous avons récolté ces données, mais elles sont anonymes (Stéphane Richard, PDG d'Orange). Pour finir avec cette déclaration de Christophe Castaner : on pourrait peut-être utiliser certaines données des téléphones, pour tracer les contaminations éventuelles au Covid-19 et d'ailleurs les Français seraient surement d'accord... Ne vous inquiétez pas, on ne regardera pas les données GPS, ça reposera sur le bluetooth, tout est fait pour rassurer le chaland. Sauf peut-être cette petite phrase d'Olivier Véran et Cédric O dans Le Monde : « Nous en sommes à une phase exploratoire, mais nous ne voulons fermer aucune porte ». C'est bien le problème en matière de surveillance. Les autorités ne se sont jamais...

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Les crises passent, les outils restent

Dans des circonstances exceptionnelles, l'exécutif est souvent prompt à imposer des outils de surveillance qui ne font pas bon ménage avec les libertés individuelles. Tous les prétextes sont bons : lutte contre le terrorisme, crise sanitaire... L'exceptionnel demeure après la crise. L'état d'urgence devient la norme.

Mais qu'est-ce que l'on a de si intéressant ? - D.R.

Surtout ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas une dictature et, les données collectées sont anonymisées. Une fois que ces deux arguments sont lâchés, tout le monde est rassuré. N'importe quel outil de surveillance, aussi attentatoire aux libertés individuelles soit-il, peut être déployé. Les arguments visant à détourner l'attention du citoyen un tantinet méfiant auront fait leur effet. En France, par exemple, l'idée d'une surveillance des personnes via les mouvements de leurs téléphones portables, afin de lutter contre le coronavirus, fait son chemin lentement depuis quelques jours. On est passé de "ce n'est pas dans la culture française" (Christophe Castaner) ou on n'est pas comme la Chine (comprendre une dictature) à : nous avons récolté ces données, mais elles sont anonymes (Stéphane Richard, PDG d'Orange). Pour finir avec cette déclaration de Christophe Castaner : on pourrait peut-être utiliser certaines données des téléphones, pour tracer les contaminations éventuelles au Covid-19 et d'ailleurs les Français seraient surement d'accord... Ne vous inquiétez pas, on ne regardera pas les données GPS, ça reposera sur le bluetooth, tout est fait pour rassurer le chaland. Sauf peut-être cette petite phrase d'Olivier Véran et Cédric O dans Le Monde : « Nous en sommes à une phase exploratoire, mais nous ne voulons fermer aucune porte ». C'est bien le problème en matière de surveillance. Les autorités ne se sont jamais...

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Un étrange silence - 22d0bc905-fcb7-4d5c-876e-272845af26cahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200408_183213__Un_etrange_silence_-_2Wed, 08 Apr 2020 18:32:13 +0200

« In landa Desolata »(1)

Contaminations, menaces invisibles, confinements, les territoires de l’interdit... Peut-on faire un parallèle avec la catastrophe de Tchernobyl ? Psycho-sociologue spécialiste des catastrophes, Marie-Thérèse Neuilly a été consultante pour le programme Unesco - Tchernobyl.

Pripjat, Tchernobyl, zone urbaine - https://pxhere.com/fr/photo/126636 - CC BY 2.0

Qu’ont-ils de commun ces lieux désertés, décrétés inhumains, quadrillages urbains vides de sens ? Lieux stigmatisés, porteurs de mort, où rode une menace invisible. Qu’il s’agisse de Prypiat(2) , en Ukraine, ville abandonnée, ou de celles que le coronavirus hante. Un chemin inattendu relie ces espaces, dans un étrange silence qui tombe sur ces territoires de l’interdit.

Les laboratoires, le virus, la science, la centrale, ont en commun les notions de mystère, de secret, renforcés par le caractère impalpable de l'atome, ou celui invisible du virus. La centrale atomique appartient ainsi au fabuleux, au mystérieux et à l'incontrôlable. Le virus a droit à une représentation simplifiée, et une personnalisation qui fait de lui un guerrier qui cherche à détruire l’humanité.

Il y aura 34 ans que la catastrophe a eu lieu. Le 26 avril 1986. Mais nous-mêmes ne sommes- nous pas en état de catastrophe ? Alors que la pandémie touche la moitié du monde. En 1986 c’était un nuage toxique qui faisait le tour de la terre, menace invisible pour la santé des populations. A Tchernobyl ce fut la désespérance, la peur de la contamination, la fin d’un monde. Il a fallu fuir, monter dans les bus, les camions militaires, tout laisser derrière soi. La vie s’est arrêtée à Prypiat et dans les villages ukrainiens et biélorusses de la « zone interdite ». Quelques années après dans le cadre de l’aide internationale, l’Unesco a mis en place des programmes de sauvegarde du patrimoine et de soutien...

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« In landa Desolata »(1)

Contaminations, menaces invisibles, confinements, les territoires de l’interdit... Peut-on faire un parallèle avec la catastrophe de Tchernobyl ? Psycho-sociologue spécialiste des catastrophes, Marie-Thérèse Neuilly a été consultante pour le programme Unesco - Tchernobyl.

Pripjat, Tchernobyl, zone urbaine - https://pxhere.com/fr/photo/126636 - CC BY 2.0

Qu’ont-ils de commun ces lieux désertés, décrétés inhumains, quadrillages urbains vides de sens ? Lieux stigmatisés, porteurs de mort, où rode une menace invisible. Qu’il s’agisse de Prypiat(2) , en Ukraine, ville abandonnée, ou de celles que le coronavirus hante. Un chemin inattendu relie ces espaces, dans un étrange silence qui tombe sur ces territoires de l’interdit.

Les laboratoires, le virus, la science, la centrale, ont en commun les notions de mystère, de secret, renforcés par le caractère impalpable de l'atome, ou celui invisible du virus. La centrale atomique appartient ainsi au fabuleux, au mystérieux et à l'incontrôlable. Le virus a droit à une représentation simplifiée, et une personnalisation qui fait de lui un guerrier qui cherche à détruire l’humanité.

Il y aura 34 ans que la catastrophe a eu lieu. Le 26 avril 1986. Mais nous-mêmes ne sommes- nous pas en état de catastrophe ? Alors que la pandémie touche la moitié du monde. En 1986 c’était un nuage toxique qui faisait le tour de la terre, menace invisible pour la santé des populations. A Tchernobyl ce fut la désespérance, la peur de la contamination, la fin d’un monde. Il a fallu fuir, monter dans les bus, les camions militaires, tout laisser derrière soi. La vie s’est arrêtée à Prypiat et dans les villages ukrainiens et biélorusses de la « zone interdite ». Quelques années après dans le cadre de l’aide internationale, l’Unesco a mis en place des programmes de sauvegarde du patrimoine et de soutien...

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Une aide-soignante syndicaliste de l'hôpital de Hautmont mise à piedab778d48-ad34-4ab3-9921-f5806eb1d66ehttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200408_124040_Une_aide-soignante_syndicaliste_de_l_hopital_de_Hautmont_mise_a_piedWed, 08 Apr 2020 12:40:40 +0200

Elle avait interpellé la direction sur le manque de matériel de protection suite à une suspicion de Covid-19

Difficile d'être syndicaliste et de défendre ses collègues par les temps qui courent. Pourtant les manquements au droit du travail sont de plus en plus fréquents. Le cas de Laetitia P. illustre plus largement les pressions de plus en plus fréquentes pour que les soignants se taisent face au manque de moyens.

L'Ehpad d'Haumont - D.R.

Laetitia P., aide-soignante au Centre hospitalier d'Hautmont (Nord), s'est vue notifier samedi 4 avril une mise à pied pour une durée de quatre mois maximum. La direction lui reproche des faits de «menaces» et d'entretenir un «climat de crainte» dans l’établissement, selon les termes de la lettre qui lui a été remise et que Reflets a pu lire. Représentante syndicale de Sud Santé, Laetitia P. siège au CHSCT de l’établissement qui comprend un Ehpad et un service de soin de suite et de réadaptation.

L’affaire débute il y a trois semaines quand un patient présente des symptômes grippaux. «Le 1er avril, raconte Gilles Fagot, du syndicat SUD, la direction annonce au personnel qu’il est suspecté d’être atteint du Covid-19.» Un cas pour l’heure toujours pas confirmé, selon l’hôpital.

«Légitimement, en tant que déléguée au CHSCT, la déléguée syndicale a envoyé jeudi un mail pour demander du matériel de protection individuel et que les patients et le personnel soit testé, raconte Gilles Fagot. Laetitia a ajouté aussi qu’ "en cas de deuxième vague de contamination, les salariés pourraient faire usage de leur droit de retrait et qu’ils sauraient trouver les responsables de la situation." Avant ce mail, les équipes n’avaient que deux masques pour 5 à 6 personnes. Les cadres leur disaient que c’était réservé à certains soignants.» Suite à ce courriel, la direction a distribué aux salariés dans l'après-midi des masques FFP2, périmés, selon le syndicaliste.

Dans...

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Elle avait interpellé la direction sur le manque de matériel de protection suite à une suspicion de Covid-19

Difficile d'être syndicaliste et de défendre ses collègues par les temps qui courent. Pourtant les manquements au droit du travail sont de plus en plus fréquents. Le cas de Laetitia P. illustre plus largement les pressions de plus en plus fréquentes pour que les soignants se taisent face au manque de moyens.

L'Ehpad d'Haumont - D.R.

Laetitia P., aide-soignante au Centre hospitalier d'Hautmont (Nord), s'est vue notifier samedi 4 avril une mise à pied pour une durée de quatre mois maximum. La direction lui reproche des faits de «menaces» et d'entretenir un «climat de crainte» dans l’établissement, selon les termes de la lettre qui lui a été remise et que Reflets a pu lire. Représentante syndicale de Sud Santé, Laetitia P. siège au CHSCT de l’établissement qui comprend un Ehpad et un service de soin de suite et de réadaptation.

L’affaire débute il y a trois semaines quand un patient présente des symptômes grippaux. «Le 1er avril, raconte Gilles Fagot, du syndicat SUD, la direction annonce au personnel qu’il est suspecté d’être atteint du Covid-19.» Un cas pour l’heure toujours pas confirmé, selon l’hôpital.

«Légitimement, en tant que déléguée au CHSCT, la déléguée syndicale a envoyé jeudi un mail pour demander du matériel de protection individuel et que les patients et le personnel soit testé, raconte Gilles Fagot. Laetitia a ajouté aussi qu’ "en cas de deuxième vague de contamination, les salariés pourraient faire usage de leur droit de retrait et qu’ils sauraient trouver les responsables de la situation." Avant ce mail, les équipes n’avaient que deux masques pour 5 à 6 personnes. Les cadres leur disaient que c’était réservé à certains soignants.» Suite à ce courriel, la direction a distribué aux salariés dans l'après-midi des masques FFP2, périmés, selon le syndicaliste.

Dans...

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Discovery : les premiers résultats disponibles la semaine prochainef1ae317b-4864-4efa-989d-256c1eab6c1dhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200407_201938_Discovery___les_premiers_resultats_disponibles_la_semaine_prochaineTue, 07 Apr 2020 20:19:38 +0200

Virus
Virus
Les résultats intermédiaires du protocole Dicovery lancé par l'Union européenne (couvrant sept pays ) et qui teste depuis le 22 mars une série de médicaments pour lutter contre le coronavirus devraient être disponibles en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine, au moins en interne, selon des indiscrétions. Le volet français du protocole est coordonné par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Les médicaments testés sont le Remdesivir, le Lopinavir combiné avec le Ritonavir, le Lopinavir associé au Ritonavir et l'interféron bêta. Le dernier médicament testé est l'hydroxychloroquine, un antipaludéen.

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Virus
Virus
Les résultats intermédiaires du protocole Dicovery lancé par l'Union européenne (couvrant sept pays ) et qui teste depuis le 22 mars une série de médicaments pour lutter contre le coronavirus devraient être disponibles en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine, au moins en interne, selon des indiscrétions. Le volet français du protocole est coordonné par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Les médicaments testés sont le Remdesivir, le Lopinavir combiné avec le Ritonavir, le Lopinavir associé au Ritonavir et l'interféron bêta. Le dernier médicament testé est l'hydroxychloroquine, un antipaludéen.

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Darmanin renoncerait à sa plateforme de collecte de donsed11271c-2d68-4da2-85b9-4ded318576b5http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200406_122755_Darmanin_renoncerait_a_sa_plateforme_de_collecte_de_donsMon, 06 Apr 2020 12:27:55 +0200

Le ministre de l'action et des comptes publics a-t-il entendu les critiques ?

L'annonce d'une collecte de dons façon "Notre-Dame" pour lutter contre le coronavirus par le ministre avait soulevé une vague d'indignation. Le projet de plateforme sur le site Internet du ministère aurait été placé dans les oubliettes.

Gérald Darmanin - Jacques Paquier - Wikipedia - CC-BY-2.0

Le 30 mars, dans une interview au Figaro, le ministre de l'action et des comptes publics, Gérald Darmanin, avait annoncé la mise en place d'une plateforme de dons, un peu comme après l'incendie de Notre-Dame, mais cette fois, pour lutter contre le coronavirus. Il s'agissait de « permettre à tous ceux qui le peuvent, particuliers ou entreprises, d’apporter leur contribution à l’effort de solidarité de la nation envers les plus touchés ». A croire que désormais, le gouvernement français lève l'impôt via des plateformes de dons sur Internet... Evidemment, cela n'a pas loupé, l'opposition a tiré à boulets rouges sur celui qui symbolise la fin de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la mise en place d'un forfait de 30% sur les revenus du capital (flat tax), privant en cela l'Etat de 2 à 3 milliards de recettes.

Que s'est-il passé ? La saison est-elle à la contrition chez LREM ? Après le préfet Lallement contraint de s'excuser en raison d'un énième dérapage, le ministre Gérald Darmanin a-t-il été sommé de mettre un terme à son projet d'impôt 2.0 ? C'est un peu la tendance aussi, ces jours-ci de prêcher quelque chose pour revenir dessus le lendemain. Restez-chez vous, mais allez voter, ne portez pas de masques mais portez des masques...

Selon nos informations, les personnes en charge de la mise en place d'un système de collecte de dons ont été prévenues aujourd'hui de l'arrêt brutal du projet.

Extrait de mail - © Reflets
Extrait...

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Le ministre de l'action et des comptes publics a-t-il entendu les critiques ?

L'annonce d'une collecte de dons façon "Notre-Dame" pour lutter contre le coronavirus par le ministre avait soulevé une vague d'indignation. Le projet de plateforme sur le site Internet du ministère aurait été placé dans les oubliettes.

Gérald Darmanin - Jacques Paquier - Wikipedia - CC-BY-2.0

Le 30 mars, dans une interview au Figaro, le ministre de l'action et des comptes publics, Gérald Darmanin, avait annoncé la mise en place d'une plateforme de dons, un peu comme après l'incendie de Notre-Dame, mais cette fois, pour lutter contre le coronavirus. Il s'agissait de « permettre à tous ceux qui le peuvent, particuliers ou entreprises, d’apporter leur contribution à l’effort de solidarité de la nation envers les plus touchés ». A croire que désormais, le gouvernement français lève l'impôt via des plateformes de dons sur Internet... Evidemment, cela n'a pas loupé, l'opposition a tiré à boulets rouges sur celui qui symbolise la fin de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la mise en place d'un forfait de 30% sur les revenus du capital (flat tax), privant en cela l'Etat de 2 à 3 milliards de recettes.

Que s'est-il passé ? La saison est-elle à la contrition chez LREM ? Après le préfet Lallement contraint de s'excuser en raison d'un énième dérapage, le ministre Gérald Darmanin a-t-il été sommé de mettre un terme à son projet d'impôt 2.0 ? C'est un peu la tendance aussi, ces jours-ci de prêcher quelque chose pour revenir dessus le lendemain. Restez-chez vous, mais allez voter, ne portez pas de masques mais portez des masques...

Selon nos informations, les personnes en charge de la mise en place d'un système de collecte de dons ont été prévenues aujourd'hui de l'arrêt brutal du projet.

Extrait de mail - © Reflets
Extrait...

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Osez écrire !adf1f6d7-0930-4191-a28c-c8871c627fcchttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200406_093932_Osez_ecrire__Mon, 06 Apr 2020 09:39:32 +0200

Le confinement est une bonne ocasion

Marre de votre confinement ? Et si, au fond, c'était un moment favorable pour oser écrire. Mettre des mots sur ce qui nous traverse, mettre des mots sur nos désirs et nos rêves, oser penser aussi le monde d'après.

Ecrire... - D.R.

Vous avez été peut-être agacé par le journal de confinement de Leïla Slimani pour Le Monde ou par celui de Marie Darrieussecq dans Le Point _ où "depuis le Pays basque, l'écrivaine partage son quotidien, entre ados capricieux et séniors en danger_." Ces écrivaines partagent le loisir du confinement, un temps pour la flânerie, les loisirs. Tout cela dans un cadre champêtre, bien entendu. Loin du quotidien de ceux qui font tourner le pays, parfois au risque de leur vie.

Mais les journaux de confinement fleurissent un peu partout. Et si, au fond, c'était un moment favorable pour oser écrire. Mettre des mots sur ce qui nous traverse, mettre des mots sur nos désirs et nos rêves, oser penser aussi le monde d'après.

Pas besoin d’être un auteur à succès, d’avoir le talent de Chateaubriand, de Zola ou d’être lauréat du Prix Goncourt pour se donner la permission de coucher quelques lignes sur une feuille blanche ou de taper sur son clavier d’ordinateur. Vous pouvez simplement avec vos mots à vous, pendant quelques minutes que vous programmez chaque jour, raconter ce que vous vivez actuellement en cette période inédite. Vos états d’âmes, ce que votre imagination vous suggère de joyeux ou de triste, les petits détails parmi les objets ou les bruits qui sourdent de votre maison ou de votre appartement, auxquels vous ne prêtez pas attention d’habitude : le plancher qui craque, l’eau qui coule, les voix plus ou moins étouffées de vos voisins, mais aussi, si vous...

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Le confinement est une bonne ocasion

Marre de votre confinement ? Et si, au fond, c'était un moment favorable pour oser écrire. Mettre des mots sur ce qui nous traverse, mettre des mots sur nos désirs et nos rêves, oser penser aussi le monde d'après.

Ecrire... - D.R.

Vous avez été peut-être agacé par le journal de confinement de Leïla Slimani pour Le Monde ou par celui de Marie Darrieussecq dans Le Point _ où "depuis le Pays basque, l'écrivaine partage son quotidien, entre ados capricieux et séniors en danger_." Ces écrivaines partagent le loisir du confinement, un temps pour la flânerie, les loisirs. Tout cela dans un cadre champêtre, bien entendu. Loin du quotidien de ceux qui font tourner le pays, parfois au risque de leur vie.

Mais les journaux de confinement fleurissent un peu partout. Et si, au fond, c'était un moment favorable pour oser écrire. Mettre des mots sur ce qui nous traverse, mettre des mots sur nos désirs et nos rêves, oser penser aussi le monde d'après.

Pas besoin d’être un auteur à succès, d’avoir le talent de Chateaubriand, de Zola ou d’être lauréat du Prix Goncourt pour se donner la permission de coucher quelques lignes sur une feuille blanche ou de taper sur son clavier d’ordinateur. Vous pouvez simplement avec vos mots à vous, pendant quelques minutes que vous programmez chaque jour, raconter ce que vous vivez actuellement en cette période inédite. Vos états d’âmes, ce que votre imagination vous suggère de joyeux ou de triste, les petits détails parmi les objets ou les bruits qui sourdent de votre maison ou de votre appartement, auxquels vous ne prêtez pas attention d’habitude : le plancher qui craque, l’eau qui coule, les voix plus ou moins étouffées de vos voisins, mais aussi, si vous...

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« Dans l'Est, la situation est toujours critique »ee2460d5-43d4-4d1a-93d9-0cf887bf2695http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200404_164301_____Dans_l_Est__la_situation_est_toujours_critique____Sat, 04 Apr 2020 16:43:01 +0200

Mais les hôpitaux pensent avoir atteint le pic de l'épidémie

Les hôpitaux de Strasbourg et de Mulhouse restent sous tension même si le nombre de nouveaux cas de Covid-19 diminue. Les tensions en matériel et en médicaments aggravent le stress des soignants. Une nouvelle inquiétude pointe : les transfert de malades en réanimation vers d'autres zones plus épargnées sont de plus en plus difficiles.

Le CHU de Strasbourg - D.R.

«Si on n’arrive à s’en sortir, c’est grâce aux transferts de malades graves vers d’autres régions ou dans les pays voisins, témoigne le Pr Jean-Philippe Mazzucotelli du CHU de Strasbourg. La situation est toujours critique. Ces transports sont indispensables pour qu’on puisse accueillir les nouveaux malades en réa». Actuellement 350 malades de la région Est sont en réanimation, dont 200 au CHU. «Nous avons doublé les lits de réanimation en créant une dizaine d’unités de réa. Environ 120 lits sont équipés de respirateurs lourds, les autres sont des petits ventilateurs qui permettent des soins plus simples… Mais c’est mieux que rien», soupire le médecin. Le pic de l’épidémie à Strasbourg est espéré pour ce week-end. «On peut difficilement le prévoir, dit le professeur. Les Italiens ont attendu longtemps...»

A Mulhouse, le docteur Marc Noizet, chef des urgences et du Samu du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et du Sud Alsace, commence à voir le bout du tunnel. «La situation était vraiment engorgée jusqu’en début de semaine. On tenait parce que depuis 15 jours, on transférait 15 patients par jour en moyenne vers d’autres zones. Mais depuis le 30 mars, on a une inversion de tendance: diminution d’appel vers le 15 pour Covid, diminution des passages aux urgences, diminution des nouveaux patients intubés. Avant c’était 20 par jour, aujourd'hui on en a intubé six

Marc Noizet - D.R.
Marc Noizet - D.R.

Le personnel est une autre source d’inquiétude. Tous les anesthésistes de blocs...

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Mais les hôpitaux pensent avoir atteint le pic de l'épidémie

Les hôpitaux de Strasbourg et de Mulhouse restent sous tension même si le nombre de nouveaux cas de Covid-19 diminue. Les tensions en matériel et en médicaments aggravent le stress des soignants. Une nouvelle inquiétude pointe : les transfert de malades en réanimation vers d'autres zones plus épargnées sont de plus en plus difficiles.

Le CHU de Strasbourg - D.R.

«Si on n’arrive à s’en sortir, c’est grâce aux transferts de malades graves vers d’autres régions ou dans les pays voisins, témoigne le Pr Jean-Philippe Mazzucotelli du CHU de Strasbourg. La situation est toujours critique. Ces transports sont indispensables pour qu’on puisse accueillir les nouveaux malades en réa». Actuellement 350 malades de la région Est sont en réanimation, dont 200 au CHU. «Nous avons doublé les lits de réanimation en créant une dizaine d’unités de réa. Environ 120 lits sont équipés de respirateurs lourds, les autres sont des petits ventilateurs qui permettent des soins plus simples… Mais c’est mieux que rien», soupire le médecin. Le pic de l’épidémie à Strasbourg est espéré pour ce week-end. «On peut difficilement le prévoir, dit le professeur. Les Italiens ont attendu longtemps...»

A Mulhouse, le docteur Marc Noizet, chef des urgences et du Samu du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et du Sud Alsace, commence à voir le bout du tunnel. «La situation était vraiment engorgée jusqu’en début de semaine. On tenait parce que depuis 15 jours, on transférait 15 patients par jour en moyenne vers d’autres zones. Mais depuis le 30 mars, on a une inversion de tendance: diminution d’appel vers le 15 pour Covid, diminution des passages aux urgences, diminution des nouveaux patients intubés. Avant c’était 20 par jour, aujourd'hui on en a intubé six

Marc Noizet - D.R.
Marc Noizet - D.R.

Le personnel est une autre source d’inquiétude. Tous les anesthésistes de blocs...

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« Il faut apprendre à sourire avec les yeux »7e24e115-1eb9-4926-8921-a30421e4d626http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200403_204902_____Il_faut_apprendre_a_sourire_avec_les_yeux____Fri, 03 Apr 2020 20:49:02 +0200

A l'Ehpad, maintenir la vie quand la mort rôde

Aucun cas de Covid dans l'Ephad de Saint-Paulien en Haute-Loire. Les mesures barrière semblent fonctionner. Mais le personnel se prépare à accompagner des fins de vie difficiles, alors que les médicaments risquent de manquer. Sa directrice, Nathalie Cottier, nous partage son quotidien. Épisode 3.

Une résidente avec un Snoezelen, un "chat" artificiel qui mime les vrais chats - D.R.

Comment se passe la vie dans l’établissement?

On n’a toujours pas de cas de Covid, heureusement. On est monté en charge. J’ai recruté une infirmière et deux aide-soignantes pour remplacer le personnel absent. Tous le personnel administratif aide pour le ménage et les repas. Personnellement, je fais la désinfection de 14h avec une autre personne du service administratif. Je suis fatiguée, mais ça va. En ce moment, je suis présente 14 heures par jour dans l’établissement; la cadre-infirmière aussi. Tout le monde fait des efforts, on sait que c’est la situation qui veut ça. Je suis noyée sous les mails qui viennent de partout: Agence régionale de la santé (ARS), hôpital, famille… Sinon, je deviens parano: dès que quelqu’un tousse, je demande si ça va...

Il y a eu la décision de confiner les résidents en chambre…

Oui, j’ai réuni lundi le conseil des résidents pour leur dire et expliquer. Ils restent dans leur chambre en journée et pour les repas. Mais on organise une sortie seule pour des animations individuelle pour chaque résident qui le peut. On a un vélo d’appartement.

Le vélo d'appartement - D.R.
Le vélo d'appartement - D.R.
Il a beaucoup de succès! La seule exception est le cantou, l’unité qui héberge les malades d’Alzheimer. Eux déambulent, on ne les a pas attachés ou mis sous calmants. Je sais que certains établissements le font, mais humainement, c’est difficile. Je ne le ferait que si c’est absolument nécessaire s’il y a un cas de covid. On essaie d’avoir une fermeté pratique pour leur...

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A l'Ehpad, maintenir la vie quand la mort rôde

Aucun cas de Covid dans l'Ephad de Saint-Paulien en Haute-Loire. Les mesures barrière semblent fonctionner. Mais le personnel se prépare à accompagner des fins de vie difficiles, alors que les médicaments risquent de manquer. Sa directrice, Nathalie Cottier, nous partage son quotidien. Épisode 3.

Une résidente avec un Snoezelen, un "chat" artificiel qui mime les vrais chats - D.R.

Comment se passe la vie dans l’établissement?

On n’a toujours pas de cas de Covid, heureusement. On est monté en charge. J’ai recruté une infirmière et deux aide-soignantes pour remplacer le personnel absent. Tous le personnel administratif aide pour le ménage et les repas. Personnellement, je fais la désinfection de 14h avec une autre personne du service administratif. Je suis fatiguée, mais ça va. En ce moment, je suis présente 14 heures par jour dans l’établissement; la cadre-infirmière aussi. Tout le monde fait des efforts, on sait que c’est la situation qui veut ça. Je suis noyée sous les mails qui viennent de partout: Agence régionale de la santé (ARS), hôpital, famille… Sinon, je deviens parano: dès que quelqu’un tousse, je demande si ça va...

Il y a eu la décision de confiner les résidents en chambre…

Oui, j’ai réuni lundi le conseil des résidents pour leur dire et expliquer. Ils restent dans leur chambre en journée et pour les repas. Mais on organise une sortie seule pour des animations individuelle pour chaque résident qui le peut. On a un vélo d’appartement.

Le vélo d'appartement - D.R.
Le vélo d'appartement - D.R.
Il a beaucoup de succès! La seule exception est le cantou, l’unité qui héberge les malades d’Alzheimer. Eux déambulent, on ne les a pas attachés ou mis sous calmants. Je sais que certains établissements le font, mais humainement, c’est difficile. Je ne le ferait que si c’est absolument nécessaire s’il y a un cas de covid. On essaie d’avoir une fermeté pratique pour leur...

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La Comédie française ouvre une web-télé pour rendre le théâtre accessible à tousfccc1b73-4767-4044-852d-a0f4cbbb7470http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200402_162901_La_Comedie_fran__aise_ouvre_une_web-tele_pour_rendre_le_theatre_accessible_a_tousThu, 02 Apr 2020 16:29:01 +0200

Malgré la crise, "la Comédie continue"

Ras-le-bol de votre confinement ? Une nouvelle idée de sortie virtuelle, cette fois au théâtre.

La Comédie Française - Par Dottore Gianni, Wikipedia - CC BY-SA 4.0

C’est une bonne nouvelle pour les amateurs de théâtre : la Comédie Français a choisi d’ouvrir virtuellement ses portes à tous au travers d'une web-télé "La Comédie continue". Pas besoin d’être un amateur éclairé de théâtre pour se rendre sur la chaine créé pour l’occasion via [le site internet de la comédie française](www.comedie-francaise.fr) ou via sa page Facebook. Eric Ruf, l’administrateur général et acteur du « Français » comme on désigne aussi cette célèbre troupe, a une ambition forte : « s’adresser à tous les publics ». Quoi de plus universel que les pièces de Molière, de Feydeau ou d’Edmond Rostand. Dans ces pièces, malgré la distance de la langue ou de l’époque, il est bien question de thèmes qui nous concernent tous, qui décrivent avec beaucoup de finesse, rehaussé par les corps en mouvements qui portent ces textes, les fulgurances et méandres de l’âme humaine : amour et trahison, courage et lâcheté, honnêteté et hypocrisie.

Avant d’assister à deux levers de rideaux l’un à 18h30, l’autre à 20h30, vous pourrez bénéficier de plusieurs heures de programmes. Il s’agit selon les propres termes d’Eric Ruf de « contextualiser, éditorialiser et embellir ces diffusions ». Ça commencera à l’heure du goûter à 16h par quelques vers en compagnie de Rageuneau, le pâtissier poète de la pièce de Rostand, Cyrano de Bergerac. Ensuite, jusqu’à 18h30, heure à laquelle un acteur partagera sa passion et sa manière de concevoir son métier, les élèves de première...

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Malgré la crise, "la Comédie continue"

Ras-le-bol de votre confinement ? Une nouvelle idée de sortie virtuelle, cette fois au théâtre.

La Comédie Française - Par Dottore Gianni, Wikipedia - CC BY-SA 4.0

C’est une bonne nouvelle pour les amateurs de théâtre : la Comédie Français a choisi d’ouvrir virtuellement ses portes à tous au travers d'une web-télé "La Comédie continue". Pas besoin d’être un amateur éclairé de théâtre pour se rendre sur la chaine créé pour l’occasion via [le site internet de la comédie française](www.comedie-francaise.fr) ou via sa page Facebook. Eric Ruf, l’administrateur général et acteur du « Français » comme on désigne aussi cette célèbre troupe, a une ambition forte : « s’adresser à tous les publics ». Quoi de plus universel que les pièces de Molière, de Feydeau ou d’Edmond Rostand. Dans ces pièces, malgré la distance de la langue ou de l’époque, il est bien question de thèmes qui nous concernent tous, qui décrivent avec beaucoup de finesse, rehaussé par les corps en mouvements qui portent ces textes, les fulgurances et méandres de l’âme humaine : amour et trahison, courage et lâcheté, honnêteté et hypocrisie.

Avant d’assister à deux levers de rideaux l’un à 18h30, l’autre à 20h30, vous pourrez bénéficier de plusieurs heures de programmes. Il s’agit selon les propres termes d’Eric Ruf de « contextualiser, éditorialiser et embellir ces diffusions ». Ça commencera à l’heure du goûter à 16h par quelques vers en compagnie de Rageuneau, le pâtissier poète de la pièce de Rostand, Cyrano de Bergerac. Ensuite, jusqu’à 18h30, heure à laquelle un acteur partagera sa passion et sa manière de concevoir son métier, les élèves de première...

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La MAIF imagine le monde d'après dès aujourd'hui6443860f-caaf-4018-b07a-71095e21bea8http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200402_140510_La_MAIF_imagine_le_monde_d_apres_des_aujourd_huiThu, 02 Apr 2020 14:05:10 +0200

Logo Maif
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La mutuelle tire les conséquences du confinement : moins d'accidents de voiture veut dire : économies. Elle estime le montant économisé à environ 100 millions d'euros. Que faire de cette somme ? En imaginant le monde d'après dès aujourd'hui, la mutuelle propose de rembourser ses sociétaires. Ces derniers auront la possibilité de recevoir cette somme ou de la reverser :

  • au profit des soignants, via la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France,
  • au profit de la recherche, via l’Institut Pasteur,
  • ou au profit de l’action sociale, via le Secours Populaire.

Bien entendu la MAIF est une mutuelle qui n'a pas de but lucratif et pas de dividendes à verser, mais si cela pouvait donner des idées à d'autres entreprises...

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Logo Maif
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La mutuelle tire les conséquences du confinement : moins d'accidents de voiture veut dire : économies. Elle estime le montant économisé à environ 100 millions d'euros. Que faire de cette somme ? En imaginant le monde d'après dès aujourd'hui, la mutuelle propose de rembourser ses sociétaires. Ces derniers auront la possibilité de recevoir cette somme ou de la reverser :

  • au profit des soignants, via la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France,
  • au profit de la recherche, via l’Institut Pasteur,
  • ou au profit de l’action sociale, via le Secours Populaire.

Bien entendu la MAIF est une mutuelle qui n'a pas de but lucratif et pas de dividendes à verser, mais si cela pouvait donner des idées à d'autres entreprises...

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Lits de réanimation démultipliés : qu'en est-il vraiment ?ab67fb8f-5c14-442e-b4c3-8ad4726d0036http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200402_101059_Lits_de_reanimation_demultiplies___qu_en_est-il_vraiment__Thu, 02 Apr 2020 10:10:59 +0200

De moins de 5 000, la France passerait à 20 000 lits à la mi-mai

Effet d'annonce ou réalité ? Il n'y a pas que la quantité et la capacité réelle des services de réanimation qui soulèvent des interrogations. Qui pour les faire fonctionner ? Avec quels matériels ? Quels médicaments ? Pour l'heure, tout cela reste flou.

Gel et masques : des denrées rares - AP-HP

En l'absence de traitement, ce sont les services de réanimation qui se retrouvent en première ligne pour gérer les malades graves du Covid-19 qui ne cessent d'augmenter. Selon les tout derniers relevés, ils sont 6.017 à être entrés "en réa", en hausse de 8% en 24 heures, de 113% en une semaine. Or, selon un recensement (cf. le tableau ci-dessous) effectué par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) que Reflets s'est procuré, la France ne comptait que 4.597 lits de réanimation à la mi-janvier. Soit encore moins que le chiffre de base avancé sans cesse ces derniers jours par les autorités.

Capacités des unités de réanimation en France en janvier 2020
Capacités des unités de réanimation en France en janvier 2020

"Les capacités initiales de la France étaient de 5.000 lits de réanimation", a par exemple déclaré le ministre de la Santé lors de la longue conférence de presse du samedi 28 mars. Et il a donc fallu, comme on l'entend souvent, "pousser les murs" dans les services hospitaliers pour faire de la place et accroître ces capacités. "Elles ont été augmentées (…) à 10.000 lits. Désormais, nous souhaitons atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits de réanimation sur tout le territoire national", a également précisé Olivier Véran samedi. A titre de comparaison, l'Allemagne en compte déjà 25.000… Ramené à la population, c'est presque 40% de mieux, si l'on part de ces 14.500 escomptés.

Sauf qu'en réalité, nous serions bien loin du compte. "...

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De moins de 5 000, la France passerait à 20 000 lits à la mi-mai

Effet d'annonce ou réalité ? Il n'y a pas que la quantité et la capacité réelle des services de réanimation qui soulèvent des interrogations. Qui pour les faire fonctionner ? Avec quels matériels ? Quels médicaments ? Pour l'heure, tout cela reste flou.

Gel et masques : des denrées rares - AP-HP

En l'absence de traitement, ce sont les services de réanimation qui se retrouvent en première ligne pour gérer les malades graves du Covid-19 qui ne cessent d'augmenter. Selon les tout derniers relevés, ils sont 6.017 à être entrés "en réa", en hausse de 8% en 24 heures, de 113% en une semaine. Or, selon un recensement (cf. le tableau ci-dessous) effectué par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) que Reflets s'est procuré, la France ne comptait que 4.597 lits de réanimation à la mi-janvier. Soit encore moins que le chiffre de base avancé sans cesse ces derniers jours par les autorités.

Capacités des unités de réanimation en France en janvier 2020
Capacités des unités de réanimation en France en janvier 2020

"Les capacités initiales de la France étaient de 5.000 lits de réanimation", a par exemple déclaré le ministre de la Santé lors de la longue conférence de presse du samedi 28 mars. Et il a donc fallu, comme on l'entend souvent, "pousser les murs" dans les services hospitaliers pour faire de la place et accroître ces capacités. "Elles ont été augmentées (…) à 10.000 lits. Désormais, nous souhaitons atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits de réanimation sur tout le territoire national", a également précisé Olivier Véran samedi. A titre de comparaison, l'Allemagne en compte déjà 25.000… Ramené à la population, c'est presque 40% de mieux, si l'on part de ces 14.500 escomptés.

Sauf qu'en réalité, nous serions bien loin du compte. "...

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Le droit du travail malmené56d65af5-659d-4136-8ed0-eec1d2fd54efhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200401_214124_Le_droit_du_travail_malmeneWed, 01 Apr 2020 21:41:24 +0200

Le gouvernement privilégie la reprise

Partout en France, syndicats et salariés se battent pour obtenir des entreprises les protections nécessaires lorsque le le télétravail n'est pas possible. Un bras de fer difficile alors même que les inspecteurs du travail sont mis sous pression par le gouvernement. Deux plaintes ont été déposées par la CGT du commerces et des services contre la ministre du Travail et contre le groupe Carrefour.

Queue devant un centre commercial à Ivry - Denis Meyer

La protection des salariés contraints encore de travailler est-elle vraiment une priorité du gouvernement? On peut en douter en entendant le discours de Muriel Pénicaud. La ministre du Travail a demandé aux directions régionales du travail de « challenger » les entreprises qui souhaitent fermer leurs portes sous la pression de salariés inquiets pour leur santé. « Trop d’entreprises ferment parce qu’elles se croient obligées de le faire », écrit la ministre dans un document adressé à ses services en région révélé Mediapart. Cela « alors que le gouvernement cherche autant que possible à préserver l’activité ». Depuis, le discours du gouvernement a un peu évolué, au moins en façade. «Les service de Muriel Penicaud lui ont dit qu’elle risquait personnellement des poursuites pénales, explique Pierre Mériaux, représentant au CHSCT du ministère du Travail pour le syndicat FSU-SNU-TEFE. Mais dans les faits, le double discours demeure, comme les injonctions contradictoires: «restez chez vous et allez travailler.» Un directeur régional du travail a écrit à ses agents: «L’activité économique doit reprendre. C’est le message à faire passer.» «Pourtant notre mission, c’est le respect du droit du travail, s’inquiète Sophie Poulet, membre du conseil national de Sud Travail. C’est quoi le véritable objectif du gouvernement? Limiter la propagation du virus ou maintenir l’activité coûte que coûte? On devrait fermer les entreprises non essentielles

Face à cette crise inédite, le droit du...

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Le gouvernement privilégie la reprise

Partout en France, syndicats et salariés se battent pour obtenir des entreprises les protections nécessaires lorsque le le télétravail n'est pas possible. Un bras de fer difficile alors même que les inspecteurs du travail sont mis sous pression par le gouvernement. Deux plaintes ont été déposées par la CGT du commerces et des services contre la ministre du Travail et contre le groupe Carrefour.

Queue devant un centre commercial à Ivry - Denis Meyer

La protection des salariés contraints encore de travailler est-elle vraiment une priorité du gouvernement? On peut en douter en entendant le discours de Muriel Pénicaud. La ministre du Travail a demandé aux directions régionales du travail de « challenger » les entreprises qui souhaitent fermer leurs portes sous la pression de salariés inquiets pour leur santé. « Trop d’entreprises ferment parce qu’elles se croient obligées de le faire », écrit la ministre dans un document adressé à ses services en région révélé Mediapart. Cela « alors que le gouvernement cherche autant que possible à préserver l’activité ». Depuis, le discours du gouvernement a un peu évolué, au moins en façade. «Les service de Muriel Penicaud lui ont dit qu’elle risquait personnellement des poursuites pénales, explique Pierre Mériaux, représentant au CHSCT du ministère du Travail pour le syndicat FSU-SNU-TEFE. Mais dans les faits, le double discours demeure, comme les injonctions contradictoires: «restez chez vous et allez travailler.» Un directeur régional du travail a écrit à ses agents: «L’activité économique doit reprendre. C’est le message à faire passer.» «Pourtant notre mission, c’est le respect du droit du travail, s’inquiète Sophie Poulet, membre du conseil national de Sud Travail. C’est quoi le véritable objectif du gouvernement? Limiter la propagation du virus ou maintenir l’activité coûte que coûte? On devrait fermer les entreprises non essentielles

Face à cette crise inédite, le droit du...

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Coronavirus : la bombe à retardement africaine est armée577d5395-0a4e-43af-89f6-0202566b2fa2http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200401_180212_Coronavirus___la_bombe_a_retardement_africaine_est_armeeWed, 01 Apr 2020 18:02:12 +0200

Des cas importés d'Europe...

Le coronavirus a fait son apparition en Afrique. Pour l’instant, les chiffres de contamination et celui du décompte des morts sont comparativement peu élevés, mais l’insuffisance d’infrastructures de santé fait craindre le pire si la maladie embrase, de façon prévisible, les pays susbsahariens d’Afrique de l’Ouest.

le Dr Richard Kojan, médecin réanimateur et président d’ALIMA dans le « Cube », une structure mobile de réa que son ONG a inventée au moment de l’épidémie d’Ebola. - Isabelle Souquet

La flambée de l’épidémie après la réunion évangélique de Mulhouse s’est ressentie jusqu’en Afrique noire. Les « patients zéro » du Burkina Faso – qui compte maintenant au moins 12 morts- sont un couple de pasteurs qui ont participé au rassemblement en Alsace, et ont tenu ensuite, eux mêmes, deux assemblées à leur retour dans leur pays, avant de tomber malades et d’être reconnus positifs au Covid 19. Au Sénégal, au Cameroun comme au Nigeria et ailleurs, le virus a aussi été amené par des français ou des italiens expatriés.

Mais dans ces pays, comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, les structures sanitaires et hospitalières ne sont pas dimensionnées pour faire face à une explosion épidémique comme celle qu’expérimentent aujourd’hui l’Europe ou les Etats Unis. Le directeur général de l’OMS Thedros Adhanom Ghebreyesous a déjà, début mars, alerté sur la capacité à faire face d’un continent au système de santé « précaire ». Pour Gilles Yabi, coordinateur du think tank Wathi basé à Dakar, « les deux prochaines semaines seront cruciales. Ou on aura stoppé - ou freiné - la propagation du virus en Afrique, ou on aura échoué et le nombre de cas explosera. Est ce que l’Afrique est préparée ? Les autorités sanitaires sont conscientes de l’ampleur de la menace, de l‘impératif de la prévention et du suivi des cas déclarés. Mais si on entend par être préparé le fait d’avoir des systèmes de santé capables de faire face à une explosion du nombre de contaminations, la...

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Des cas importés d'Europe...

Le coronavirus a fait son apparition en Afrique. Pour l’instant, les chiffres de contamination et celui du décompte des morts sont comparativement peu élevés, mais l’insuffisance d’infrastructures de santé fait craindre le pire si la maladie embrase, de façon prévisible, les pays susbsahariens d’Afrique de l’Ouest.

le Dr Richard Kojan, médecin réanimateur et président d’ALIMA dans le « Cube », une structure mobile de réa que son ONG a inventée au moment de l’épidémie d’Ebola. - Isabelle Souquet

La flambée de l’épidémie après la réunion évangélique de Mulhouse s’est ressentie jusqu’en Afrique noire. Les « patients zéro » du Burkina Faso – qui compte maintenant au moins 12 morts- sont un couple de pasteurs qui ont participé au rassemblement en Alsace, et ont tenu ensuite, eux mêmes, deux assemblées à leur retour dans leur pays, avant de tomber malades et d’être reconnus positifs au Covid 19. Au Sénégal, au Cameroun comme au Nigeria et ailleurs, le virus a aussi été amené par des français ou des italiens expatriés.

Mais dans ces pays, comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, les structures sanitaires et hospitalières ne sont pas dimensionnées pour faire face à une explosion épidémique comme celle qu’expérimentent aujourd’hui l’Europe ou les Etats Unis. Le directeur général de l’OMS Thedros Adhanom Ghebreyesous a déjà, début mars, alerté sur la capacité à faire face d’un continent au système de santé « précaire ». Pour Gilles Yabi, coordinateur du think tank Wathi basé à Dakar, « les deux prochaines semaines seront cruciales. Ou on aura stoppé - ou freiné - la propagation du virus en Afrique, ou on aura échoué et le nombre de cas explosera. Est ce que l’Afrique est préparée ? Les autorités sanitaires sont conscientes de l’ampleur de la menace, de l‘impératif de la prévention et du suivi des cas déclarés. Mais si on entend par être préparé le fait d’avoir des systèmes de santé capables de faire face à une explosion du nombre de contaminations, la...

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La vie de château pour tous !819f415e-19c3-405c-816f-5561ae94044chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200401_110326_La_vie_de_chateau_pour_tous__Wed, 01 Apr 2020 11:03:26 +0200

Évadez-vous en visitant le chateau de Versailles

Ras-le-bol de votre confinement ? Vous ne savez plus comment occuper les enfants ? Voici une idée de balade virtuelle.

Vue aérienne du domaine de Versailles - Par ToucanWings — Travail personnel, CC BY-SA 3.0 - Wikipedia

Depuis chez soi, derrière son écran, via le site : [www.chateauversailles.fr](www.chateauversailles.fr), il possible de visiter gratuitement cette ancienne demeure des rois et reines qui fait partie des sites patrimoniaux les plus visités de France. Si vous êtes en possession d’un casque de réalité virtuelle, vous pouvez vous immerger, comme si vous y étiez, dans quelques uns des lieux les plus emblématiques du château dont certains sont uniquement accessibles, en temps normal, aux visites guidées tels que les grands appartements du roi et de la reine ou encore la chapelle royale.

Au grès de votre promenade virtuelle, vous pourrez vous arrêter sur les menus détails qui échappent parfois aux visiteurs pressés : motifs des tapisseries, éléments des décors des plafonds ou des lustres…. Les extérieurs du château ne sont pas non plus oubliés. A vous, quelques instants de quiétude dans les recoins des jardins dessinés par Le Nôtre ou du côté du refuge qu’affectionnait tout particulièrement Marie-Antoinette : le hameau de la reine. Un autre programme de réalité virtuelle encore plus inédit vous permettra si vous le souhaitez, d’en savoir plus sur le Versailles des 17e et 18e siècles.

Membre de la cour royale, vous ferez partie des convives privilégiés d’une réception d’ambassades, celle des visiteurs de Siam, une délégation venue de l’actuelle Thaïlande, présidée par le roi Soleil Louis XIV en 1686. Si vous n'avez pas la chance de posséder un casque de réalité virtuelle,...

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Évadez-vous en visitant le chateau de Versailles

Ras-le-bol de votre confinement ? Vous ne savez plus comment occuper les enfants ? Voici une idée de balade virtuelle.

Vue aérienne du domaine de Versailles - Par ToucanWings — Travail personnel, CC BY-SA 3.0 - Wikipedia

Depuis chez soi, derrière son écran, via le site : [www.chateauversailles.fr](www.chateauversailles.fr), il possible de visiter gratuitement cette ancienne demeure des rois et reines qui fait partie des sites patrimoniaux les plus visités de France. Si vous êtes en possession d’un casque de réalité virtuelle, vous pouvez vous immerger, comme si vous y étiez, dans quelques uns des lieux les plus emblématiques du château dont certains sont uniquement accessibles, en temps normal, aux visites guidées tels que les grands appartements du roi et de la reine ou encore la chapelle royale.

Au grès de votre promenade virtuelle, vous pourrez vous arrêter sur les menus détails qui échappent parfois aux visiteurs pressés : motifs des tapisseries, éléments des décors des plafonds ou des lustres…. Les extérieurs du château ne sont pas non plus oubliés. A vous, quelques instants de quiétude dans les recoins des jardins dessinés par Le Nôtre ou du côté du refuge qu’affectionnait tout particulièrement Marie-Antoinette : le hameau de la reine. Un autre programme de réalité virtuelle encore plus inédit vous permettra si vous le souhaitez, d’en savoir plus sur le Versailles des 17e et 18e siècles.

Membre de la cour royale, vous ferez partie des convives privilégiés d’une réception d’ambassades, celle des visiteurs de Siam, une délégation venue de l’actuelle Thaïlande, présidée par le roi Soleil Louis XIV en 1686. Si vous n'avez pas la chance de posséder un casque de réalité virtuelle,...

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A Sartrouville, des jeunes se mobilisent pour les soignants03989997-6079-41c6-b810-3a083b9fd418http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200331_121459_A_Sartrouville__des_jeunes_se_mobilisent_pour_les_soignantsTue, 31 Mar 2020 12:14:59 +0200

Tous les soirs, avec le soutien de restaurateurs, ils livrent des repas

Les jeunes de Sartrouville font preuve de solidarité avec le personnel médical. D'autres nettoient aussi les halls d'immeuble pour éviter la propagation du virus. Leur initiative commence à faire boule de neige dans d'autres quartiers.

Les équipes médicales livrées en burgers... - Image du compte Facebook

Sur leur page Facebook «Les grands frères et sœurs de Sartrouville», les membres du collectif partagent les photos et vidéos de leur mobilisation. Leur élan de solidarité a commencé le 19 mars. Ce jour-là, ils lancent un appel à la mobilisation des commerçants de la ville: «Fournissez des paniers-repas pour le personnel hospitalier qui est en ce moment-même occupé à nous soigner! Et nous, nous irons leur livrer».

Les commerces de restauration répondent présent. Certains ajoutent même des petits mots d’encouragement, comme ce restaurant indien: «Cher personnel hospitalier, nous vous souhaitons bon courage. Ayant conscience de votre travail acharné, nous voudrions vous offrir ces plats chauds pour vous apporter notre soutien. Votre travail et dévouement sera marqué dans l’histoire, à nous ne vous montrer votre soutien en vous aidant à garder l’appétit. L’équipe de Jodhaa’s».

Depuis ce jour, des repas sont livrés quotidiennement le soir à l’hôpital d’Argenteuil: pizzas, sandwichs kebab, sushi, burger, cuisine chinoise…. «Les commerçants offrent et les jeunes livrent, si ce n’est pas une leçon de solidarité, comment appelez-vous ça? C’est juste magnifique, se réjouie Piroo, un des fondateurs du collectif. Au début, on avait une dizaine de restaurants engagés, maintenant ça explose

Les restaurateurs ne sont pas les seuls à se mobiliser. Bilel, un des volontaires raconte dans une vidéo au média Brut: «Maintenant on a aussi les parents dans nos quartiers qui font des gâteaux...

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Tous les soirs, avec le soutien de restaurateurs, ils livrent des repas

Les jeunes de Sartrouville font preuve de solidarité avec le personnel médical. D'autres nettoient aussi les halls d'immeuble pour éviter la propagation du virus. Leur initiative commence à faire boule de neige dans d'autres quartiers.

Les équipes médicales livrées en burgers... - Image du compte Facebook

Sur leur page Facebook «Les grands frères et sœurs de Sartrouville», les membres du collectif partagent les photos et vidéos de leur mobilisation. Leur élan de solidarité a commencé le 19 mars. Ce jour-là, ils lancent un appel à la mobilisation des commerçants de la ville: «Fournissez des paniers-repas pour le personnel hospitalier qui est en ce moment-même occupé à nous soigner! Et nous, nous irons leur livrer».

Les commerces de restauration répondent présent. Certains ajoutent même des petits mots d’encouragement, comme ce restaurant indien: «Cher personnel hospitalier, nous vous souhaitons bon courage. Ayant conscience de votre travail acharné, nous voudrions vous offrir ces plats chauds pour vous apporter notre soutien. Votre travail et dévouement sera marqué dans l’histoire, à nous ne vous montrer votre soutien en vous aidant à garder l’appétit. L’équipe de Jodhaa’s».

Depuis ce jour, des repas sont livrés quotidiennement le soir à l’hôpital d’Argenteuil: pizzas, sandwichs kebab, sushi, burger, cuisine chinoise…. «Les commerçants offrent et les jeunes livrent, si ce n’est pas une leçon de solidarité, comment appelez-vous ça? C’est juste magnifique, se réjouie Piroo, un des fondateurs du collectif. Au début, on avait une dizaine de restaurants engagés, maintenant ça explose

Les restaurateurs ne sont pas les seuls à se mobiliser. Bilel, un des volontaires raconte dans une vidéo au média Brut: «Maintenant on a aussi les parents dans nos quartiers qui font des gâteaux...

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Nice : la ville tapedur qui n'aime pas les migrants 345a9d8b-03bb-48ed-9dce-c57ab075ee90http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200330_153834_Nice___la_ville_tapedur_qui_n_aime_pas_les_migrants_Mon, 30 Mar 2020 15:38:34 +0200

Le préfet des Alpes Maritimes taclé par la Justice

Nice est avec Menton un symbole de la criminalisation des associations qui viennent en aide aux migrants. Le renvoi de mineurs isolés se poursuit mais la Justice sanctionne ces décisions.

Contrôle policier systématique dans le train en gare de Menton-Gravan - © Reflets

Nous vous avions longuement parlé des passeurs d'humanité de la vallée de la Roya en octobre 2018. La situation ne s'améliore pas beaucoup puisque début février, le tribunal administratif de Nice a constaté le caractère illégal du refoulement vers l'Italie de deux mineurs isolés et d'un demandeur d'asile depuis Menton, une pratique que nous avions documentée lors de notre reportage dans la Roya.

Le Tribunal a donc à nouveau sanctionné les décisions du préfet des Alpes-Maritimes.

Les associations pratiquent régulièrement des missions d'observation pour vérifier les pratiques des autorités françaises. La dernière en date a eu lieu du vendredi 31 janvier à 5h du matin jusqu’au samedi 1er février à 20h et a regroupé membres de plusieurs associations telles qu’Amnesty International, l’Anafé, le Secours Catholique-Caritas France, la Cimade, Roya Citoyenne, la LDH, Univ’ migrations, l’AdN, WeWorld, Diaconia Valdese, ou le MRAP, sous la coordination de la CAFI (Coordination des Actions aux Frontières Intérieures) et de l’Anafé. Durant 39 heures, 40 personnes se sont relayées devant les locaux de la police aux frontières de Menton et à la gare de Menton-Garavan. Elles ont pu constater que :

  • Sur les 79 personnes interpellées pendant ces 2 jours, la quasi-totalité l’ont été suite à un contrôle au faciès dans le train à la gare de Menton-Garavan, pourtant interdit par la loi.
  • 92 personnes ont été refoulées sans respect de leurs droits, à savoir le droit à un...
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Le préfet des Alpes Maritimes taclé par la Justice

Nice est avec Menton un symbole de la criminalisation des associations qui viennent en aide aux migrants. Le renvoi de mineurs isolés se poursuit mais la Justice sanctionne ces décisions.

Contrôle policier systématique dans le train en gare de Menton-Gravan - © Reflets

Nous vous avions longuement parlé des passeurs d'humanité de la vallée de la Roya en octobre 2018. La situation ne s'améliore pas beaucoup puisque début février, le tribunal administratif de Nice a constaté le caractère illégal du refoulement vers l'Italie de deux mineurs isolés et d'un demandeur d'asile depuis Menton, une pratique que nous avions documentée lors de notre reportage dans la Roya.

Le Tribunal a donc à nouveau sanctionné les décisions du préfet des Alpes-Maritimes.

Les associations pratiquent régulièrement des missions d'observation pour vérifier les pratiques des autorités françaises. La dernière en date a eu lieu du vendredi 31 janvier à 5h du matin jusqu’au samedi 1er février à 20h et a regroupé membres de plusieurs associations telles qu’Amnesty International, l’Anafé, le Secours Catholique-Caritas France, la Cimade, Roya Citoyenne, la LDH, Univ’ migrations, l’AdN, WeWorld, Diaconia Valdese, ou le MRAP, sous la coordination de la CAFI (Coordination des Actions aux Frontières Intérieures) et de l’Anafé. Durant 39 heures, 40 personnes se sont relayées devant les locaux de la police aux frontières de Menton et à la gare de Menton-Garavan. Elles ont pu constater que :

  • Sur les 79 personnes interpellées pendant ces 2 jours, la quasi-totalité l’ont été suite à un contrôle au faciès dans le train à la gare de Menton-Garavan, pourtant interdit par la loi.
  • 92 personnes ont été refoulées sans respect de leurs droits, à savoir le droit à un...
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Uderzo, un grand bonhomme de la BD571275f6-ee56-4e65-9952-c535d747a2fahttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200329_162406_Uderzo__un_grand_bonhomme_de_la_BDSun, 29 Mar 2020 16:24:06 +0200

Astérix et Obélix sont orphelins

Toujours pour nous évader de notre état de confinés d'urgence, nous vous proposons deux émissions pour mieux découvrir Uderzo. Une archive de l'INA, la célèbre émission "Le tribunal des flagrants délires", et un documentaire sur sa vie.

Exemple de case qui circule sur les réseaux sociaux pour dire adieu à Uderzo - Copie d'écran Twitter

Albert Uderzo, l’un des papas, avec René Goscinny, d’Astérix est décédé à son domicile de Neuilly-sur-Seine d’une crise cardiaque, à l’âge de 92 ans. Pas besoin de vous présenter le personnage qui a fait sa notoriété: ce petit gaulois moustachu qui, avec ses compagnons d’un village perdu d’Armorique, résiste avec brio, à grand renforts de potion magique, à l’envahisseur romain. Les hommages rendus au co-créateur d’un des plus célèbres personnages de BD se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux comme celle qui illustre cet article.

Parmi d’autres images, vues sur Facebook, on retrouve Astérix et Obélix assis l’un à côté de l’autre, la paume de leurs mains droites soutenant leurs têtes, les yeux dans le vague. Même le petit chien Idéfix les rejoint dans leur déprime….

De la même manière que l’un de ses personnages fétiches: Obélix, était tombé dans une marmite de potion magique quand il était petit, Uderzo eut très tôt le gout pour la bande dessinée qu’il découvrit grâce aux histoires de Mickey, la célèbre souris de Walt Disney dont il dévorait les aventures dans le Petit Parisien. L’autre personnage qui marqua son enfance et inspira ses personnages futurs, ce fut Popeye, le marin mangeur d’épinards créé par Ezlie Crisler Segar.

C’est par l’intermédiaire de son frère Bruno qui le voyait dessiner avec entrain que le jeune Albert se fit embaucher comme apprenti dans la maison d’édition des frères Offenstad. Et peu à peu, de rencontres en concours, de coups de chances...

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Astérix et Obélix sont orphelins

Toujours pour nous évader de notre état de confinés d'urgence, nous vous proposons deux émissions pour mieux découvrir Uderzo. Une archive de l'INA, la célèbre émission "Le tribunal des flagrants délires", et un documentaire sur sa vie.

Exemple de case qui circule sur les réseaux sociaux pour dire adieu à Uderzo - Copie d'écran Twitter

Albert Uderzo, l’un des papas, avec René Goscinny, d’Astérix est décédé à son domicile de Neuilly-sur-Seine d’une crise cardiaque, à l’âge de 92 ans. Pas besoin de vous présenter le personnage qui a fait sa notoriété: ce petit gaulois moustachu qui, avec ses compagnons d’un village perdu d’Armorique, résiste avec brio, à grand renforts de potion magique, à l’envahisseur romain. Les hommages rendus au co-créateur d’un des plus célèbres personnages de BD se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux comme celle qui illustre cet article.

Parmi d’autres images, vues sur Facebook, on retrouve Astérix et Obélix assis l’un à côté de l’autre, la paume de leurs mains droites soutenant leurs têtes, les yeux dans le vague. Même le petit chien Idéfix les rejoint dans leur déprime….

De la même manière que l’un de ses personnages fétiches: Obélix, était tombé dans une marmite de potion magique quand il était petit, Uderzo eut très tôt le gout pour la bande dessinée qu’il découvrit grâce aux histoires de Mickey, la célèbre souris de Walt Disney dont il dévorait les aventures dans le Petit Parisien. L’autre personnage qui marqua son enfance et inspira ses personnages futurs, ce fut Popeye, le marin mangeur d’épinards créé par Ezlie Crisler Segar.

C’est par l’intermédiaire de son frère Bruno qui le voyait dessiner avec entrain que le jeune Albert se fit embaucher comme apprenti dans la maison d’édition des frères Offenstad. Et peu à peu, de rencontres en concours, de coups de chances...

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Une nouvelle étude du Pr Raoult semble confirmer l’efficacité de la chloroquine4243603b-91b3-466a-8fdb-7217a2efa3abhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200328_141959_Une_nouvelle_etude_du_Pr_Raoult_semble_confirmer_l___efficacite_de_la_chloroquineSat, 28 Mar 2020 14:19:59 +0100

Le Dr Jean-Louis Thomas analyse cet essai clinique

Nouvel épisode du feuilleton de l'hydroxychloroquine. L'équipe de l'IHU - Méditerranée infection a rendu public vendredi 27 mars un nouvel essai clinique sur 80 patients. Elle confirmerait l'efficacité de l’association hydroxychloroquine - Azithomycine. Mais des doutes subsistent, sur l'efficacité du traitement et sur le fait qu'elle empêcherait l'aggravation de la maladie.

Le Plaquénil - Copie d'écran

Quelle est votre analyse du nouvel essai clinique du Pr Raoult?

C’est un essai mené dans l’urgence sur 80 patients entre le 3 et le 21 mars. Cette fois, le protocole comprend l’association hydroxychloroquine - Azithomycine (un antibiotique). Certains patients atteints de pneumonie ont aussi reçu un second antibiotique, le Ceftriaxone. En fait il y a 74 nouveaux patients ajoutés aux 6 malades de l’étude précédente qui recevaient déjà cette association thérapeutique. La durée du traitement a été allongée par rapport à l’étude précédente et a été portée à 10 jours.

La tranche d’âge est large: de 18 à 88 ans. L’âge moyen est de 52 ans. 57,5% avaient des facteurs de fragilité, c’est-à-dire au moins une maladie chronique. Mais quand on regarde le score NEWS utilisé pour estimer le degré de fragilité des patients, on s’aperçoit qu’il est faible dans 92% des cas et élevé chez 8% des patients. Donc on a 8% de grands fragiles.

Il a pris les précautions standards pour éviter les accidents cardiaques. Avant d’entrer dans l’étude, chaque malade subit un électrocardiogramme (ECG), puis un second ECG est fait 48h après. Seul un patient est sorti de l’étude à J4 en raison d’une potentielle interaction avec une autre molécule.

Le point faible de l’étude est qu’il n’y a pas de groupe témoin, ce n’est pas une étude en double aveugle où un groupe reçoit un placebo. Mais cel se comprend dans le contexte d’urgence.

Je vois un autre biais qui n’est pas très problématique: on sait que des faux...

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Le Dr Jean-Louis Thomas analyse cet essai clinique

Nouvel épisode du feuilleton de l'hydroxychloroquine. L'équipe de l'IHU - Méditerranée infection a rendu public vendredi 27 mars un nouvel essai clinique sur 80 patients. Elle confirmerait l'efficacité de l’association hydroxychloroquine - Azithomycine. Mais des doutes subsistent, sur l'efficacité du traitement et sur le fait qu'elle empêcherait l'aggravation de la maladie.

Le Plaquénil - Copie d'écran

Quelle est votre analyse du nouvel essai clinique du Pr Raoult?

C’est un essai mené dans l’urgence sur 80 patients entre le 3 et le 21 mars. Cette fois, le protocole comprend l’association hydroxychloroquine - Azithomycine (un antibiotique). Certains patients atteints de pneumonie ont aussi reçu un second antibiotique, le Ceftriaxone. En fait il y a 74 nouveaux patients ajoutés aux 6 malades de l’étude précédente qui recevaient déjà cette association thérapeutique. La durée du traitement a été allongée par rapport à l’étude précédente et a été portée à 10 jours.

La tranche d’âge est large: de 18 à 88 ans. L’âge moyen est de 52 ans. 57,5% avaient des facteurs de fragilité, c’est-à-dire au moins une maladie chronique. Mais quand on regarde le score NEWS utilisé pour estimer le degré de fragilité des patients, on s’aperçoit qu’il est faible dans 92% des cas et élevé chez 8% des patients. Donc on a 8% de grands fragiles.

Il a pris les précautions standards pour éviter les accidents cardiaques. Avant d’entrer dans l’étude, chaque malade subit un électrocardiogramme (ECG), puis un second ECG est fait 48h après. Seul un patient est sorti de l’étude à J4 en raison d’une potentielle interaction avec une autre molécule.

Le point faible de l’étude est qu’il n’y a pas de groupe témoin, ce n’est pas une étude en double aveugle où un groupe reçoit un placebo. Mais cel se comprend dans le contexte d’urgence.

Je vois un autre biais qui n’est pas très problématique: on sait que des faux...

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Un étrange silence9ca7b3b1-02c3-4f62-bd54-368bdfdb326chttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200328_114446_Un_etrange_silenceSat, 28 Mar 2020 11:44:46 +0100

Ma « Nessum dorma »

La ville, c'est un peu l'homme et anonyme seul parmi la foule. Mais quand une ville se vide sur une injonction (restez chez vous), les interactions que l'on avait tendance à oublier nous manquent soudain.

La ville - D.R.

Une ville ce sont des pierres, du béton, du ciment, des tuiles et des ardoises et plein d’autres choses mais aussi de l’asphalte, des trottoirs, des pavés, des promenades sous les arbres et dans les parcs, le long du fleuve, du mouvement et du bruit.

L’homme urbain développe une grande ingéniosité pour se déplacer d’un point à un autre en changeant de mode de locomotion, en terminant éventuellement son périple par une ascension qui peut emprunter par exemple un escalier roulant, ayant enfin atteint son but dans la complexité des transports, et le labyrinthe des cheminements. Ses modes d’habiter en fonction des différentes cultures répartissent le temps entre le diurne et le nocturne – mais le nocturne est éclairé, on dira qu’il est éclairé a giorno, au grand dam des contemplateurs d’étoiles – entre le dedans et le dehors, entre le loisir et le travail, entre l’arrêt et le mouvement etc…

Les sociologues de l’Ecole de Chicago , pris dans ce maelström nous brosserons les traits saillants de cette « écologie urbaine », en nous montrant la richesse de ces échanges, de ces multiples interactions dans la société de l’abondance, mais aussi de la pauvreté et de la marginalisation, de la solitude, de la « foule solitaire » .

La ville industrielle décryptée par leurs enquêtes a été remplacée par des ensembles résidentiels ou de bureaux, les activités tertiaires se sont installées dans les centres villes, les banlieues se sont étalées jusqu’à une troisième couronne, renforçant les...

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Ma « Nessum dorma »

La ville, c'est un peu l'homme et anonyme seul parmi la foule. Mais quand une ville se vide sur une injonction (restez chez vous), les interactions que l'on avait tendance à oublier nous manquent soudain.

La ville - D.R.

Une ville ce sont des pierres, du béton, du ciment, des tuiles et des ardoises et plein d’autres choses mais aussi de l’asphalte, des trottoirs, des pavés, des promenades sous les arbres et dans les parcs, le long du fleuve, du mouvement et du bruit.

L’homme urbain développe une grande ingéniosité pour se déplacer d’un point à un autre en changeant de mode de locomotion, en terminant éventuellement son périple par une ascension qui peut emprunter par exemple un escalier roulant, ayant enfin atteint son but dans la complexité des transports, et le labyrinthe des cheminements. Ses modes d’habiter en fonction des différentes cultures répartissent le temps entre le diurne et le nocturne – mais le nocturne est éclairé, on dira qu’il est éclairé a giorno, au grand dam des contemplateurs d’étoiles – entre le dedans et le dehors, entre le loisir et le travail, entre l’arrêt et le mouvement etc…

Les sociologues de l’Ecole de Chicago , pris dans ce maelström nous brosserons les traits saillants de cette « écologie urbaine », en nous montrant la richesse de ces échanges, de ces multiples interactions dans la société de l’abondance, mais aussi de la pauvreté et de la marginalisation, de la solitude, de la « foule solitaire » .

La ville industrielle décryptée par leurs enquêtes a été remplacée par des ensembles résidentiels ou de bureaux, les activités tertiaires se sont installées dans les centres villes, les banlieues se sont étalées jusqu’à une troisième couronne, renforçant les...

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Le système se fabrique son plan de sauvetage9f98503c-af72-4eca-a520-b6529628c1f0http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200327_223034_Le_systeme_se_fabrique_son_plan_de_sauvetageFri, 27 Mar 2020 22:30:34 +0100

Pas le votre et pourtant, tout le monde est content

Sous nos yeux se construit une nouvelle bulle, des nationalisations qui n'en sont pas, un sauvetage des grandes entreprises. Les particuliers en revanche... Ils auront le droit... de financer ces plans...

Faillites en cascades à prévoir...

Tout le monde ne l'avait pas vu venir, ce méta plan de sauvetage du secteur de la finance, lors des deux dernières crises. Mais avec le recul, tout le monde a compris que l'argent gratuit injecté en masse a servi aux financiers pour se sortir de la course vers précipice dans laquelle ils s'étaient engagés. Mieux, par la suite, cela a permis d'engranger bonus exceptionnels et bénéfices sonnants et trébuchants pendant que la bulle créée par cet afflux d'endettement grossissait. Le coronavirus est un élément qui a participé à la correction d'une tendance haussière indue mais celle-ci serait intervenue un jour ou l'autre, les arbres ne montant pas au ciel. Cette fois, c'est presque pire. Ce n'est plus un secteur de l'économie qui est sauvé du gouffre par les États et les banques centrales, c'est toute l'économie. Enfin presque... Les grandes entreprises, déjà endettées au delà du raisonnable après cette période exceptionnelle de taux bas, vont bénéficier de flots d'argent tandis que les petites entreprises vont se partager des miettes et les particuliers... Rien (ou presque). Ce qui revient à dire qu'une économie peut survivre avec la consommation des entreprises et sans la consommation des ménages. Bon courage les amis...

"It is a panicked and reckless legislative response", Sarah Miller, executive director of the American Economic Liberties Project

Aux États-Unis, le Sénat a voté un plan de relance pour les...

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Pas le votre et pourtant, tout le monde est content

Sous nos yeux se construit une nouvelle bulle, des nationalisations qui n'en sont pas, un sauvetage des grandes entreprises. Les particuliers en revanche... Ils auront le droit... de financer ces plans...

Faillites en cascades à prévoir...

Tout le monde ne l'avait pas vu venir, ce méta plan de sauvetage du secteur de la finance, lors des deux dernières crises. Mais avec le recul, tout le monde a compris que l'argent gratuit injecté en masse a servi aux financiers pour se sortir de la course vers précipice dans laquelle ils s'étaient engagés. Mieux, par la suite, cela a permis d'engranger bonus exceptionnels et bénéfices sonnants et trébuchants pendant que la bulle créée par cet afflux d'endettement grossissait. Le coronavirus est un élément qui a participé à la correction d'une tendance haussière indue mais celle-ci serait intervenue un jour ou l'autre, les arbres ne montant pas au ciel. Cette fois, c'est presque pire. Ce n'est plus un secteur de l'économie qui est sauvé du gouffre par les États et les banques centrales, c'est toute l'économie. Enfin presque... Les grandes entreprises, déjà endettées au delà du raisonnable après cette période exceptionnelle de taux bas, vont bénéficier de flots d'argent tandis que les petites entreprises vont se partager des miettes et les particuliers... Rien (ou presque). Ce qui revient à dire qu'une économie peut survivre avec la consommation des entreprises et sans la consommation des ménages. Bon courage les amis...

"It is a panicked and reckless legislative response", Sarah Miller, executive director of the American Economic Liberties Project

Aux États-Unis, le Sénat a voté un plan de relance pour les...

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"Nous attendons la vague si elle doit arriver"6d15a09a-5aea-4d04-9290-c5d49fef7123http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200326_190454__Nous_attendons_la_vague_si_elle_doit_arriver_Thu, 26 Mar 2020 19:04:54 +0100

L'Ehpad de Saint-Paulien espère pouvoir faire face

Nous continuons de suivre la vie de l'établissement public de Saint-Paulien en Haute-Loire à travers les yeux de sa directrice, Nathalie Cottier. Épisode 2.

Les séances de visioconférence se poursuivent - D.R.

Quelle est la situation dans votre établissement actuellement?

Nous n’avons pas de cas de Covid déclaré. Mais nous nous préparons, nous avons créé un espace dédié. Nous attendons la vague, si elle doit arriver... Depuis samedi, le personnel met des masques en permanence quand on est au contact des résidents. Au niveau ressources humaines, c’est un peu tendu. J’ai quatre personnes qui se sont fait arrêter - logiquement - par leur médecin: deux femmes enceintes, une jeune fille handicapée et une personne atteinte de maladie chronique. J’ai aussi deux arrêts pour état fébrile, mais comme il n’y a pas de test, on ne sait pas si c’est le coronavirus… On a reçu mercredi 45 jours de stocks de nourriture. On sent que ça se tend pour les approvisionnements, donc je n’ai pas voulu être prise au dépourvu.

Samedi, l’hôpital du Puy-en-Velay nous a annoncé qu’on recevrait chaque vendredi un stock de masques pour la semaine. J’espère que c’est vrai. Nous avons aussi 50 masques FFP2 en cas de début d’épidémie. On espère que l’hôpital nous réapprovisionnera si besoin. C’est la présidente du conseil d’administration, une bénévole, qui fera les aller-retours avec l’hôpital pour prendre notre matériel. C’est un peu le système D.

Comment réagissent les résidents et le personnel?

Il y a une sorte de sidération qui frappe les résidents, comme nous sommes un peu tous touchés. Cela se traduit par le fait que les personnes âgées sont encore plus lentes que d’habitude. Nous n’imaginions pas cela....

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L'Ehpad de Saint-Paulien espère pouvoir faire face

Nous continuons de suivre la vie de l'établissement public de Saint-Paulien en Haute-Loire à travers les yeux de sa directrice, Nathalie Cottier. Épisode 2.

Les séances de visioconférence se poursuivent - D.R.

Quelle est la situation dans votre établissement actuellement?

Nous n’avons pas de cas de Covid déclaré. Mais nous nous préparons, nous avons créé un espace dédié. Nous attendons la vague, si elle doit arriver... Depuis samedi, le personnel met des masques en permanence quand on est au contact des résidents. Au niveau ressources humaines, c’est un peu tendu. J’ai quatre personnes qui se sont fait arrêter - logiquement - par leur médecin: deux femmes enceintes, une jeune fille handicapée et une personne atteinte de maladie chronique. J’ai aussi deux arrêts pour état fébrile, mais comme il n’y a pas de test, on ne sait pas si c’est le coronavirus… On a reçu mercredi 45 jours de stocks de nourriture. On sent que ça se tend pour les approvisionnements, donc je n’ai pas voulu être prise au dépourvu.

Samedi, l’hôpital du Puy-en-Velay nous a annoncé qu’on recevrait chaque vendredi un stock de masques pour la semaine. J’espère que c’est vrai. Nous avons aussi 50 masques FFP2 en cas de début d’épidémie. On espère que l’hôpital nous réapprovisionnera si besoin. C’est la présidente du conseil d’administration, une bénévole, qui fera les aller-retours avec l’hôpital pour prendre notre matériel. C’est un peu le système D.

Comment réagissent les résidents et le personnel?

Il y a une sorte de sidération qui frappe les résidents, comme nous sommes un peu tous touchés. Cela se traduit par le fait que les personnes âgées sont encore plus lentes que d’habitude. Nous n’imaginions pas cela....

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La chloroquine, vrai espoir ou mirage ?0789de8b-d72d-46a3-8fcb-771b256004efhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200326_110507_La_chloroquine__vrai_espoir_ou_mirage__Thu, 26 Mar 2020 11:05:07 +0100

Des médecins plaident pour un traitement à titre compassionnel

La chloroquine est-elle efficace contre le Covid19 ? Le Pr Raoult se fait le chantre de ce traitement. Deux médecins décryptent et critiquent l'étude du scientifique. Mais ils pensent que les chiffres son encourageants et poussent à une utilisation immédiate du médicament. En attendant des essais à plus grande échelle.

Didier Raoult - Photo publiée sur son site Web mal configuré

La chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine (le Plaquenil) font couler beaucoup d’encre. Efficace ou pas ? L’hypothèse d’un traitement suscite de nombreux espoirs partout dans le monde. Espoirs démesurés ? De nombreuses études ont été lancées en urgence et permettront de répondre à cette question dans les prochaines semaines.

Mais revenons sur le fil cette tempête médiatique. Le 25 février, le Pr Didier Raoult met en ligne cette vidéo :

Il affirme que les Chinois ont fait un essai de repositionnement de cette molécule bien connue qu’est la chloroquine et qu’elle est active contre le coronavirus. Il parle de « résultats spectaculaires », ajoute sous les rires des personnes dans la salle que « c’est l’infection pulmonaire la plus facile à soigner de toutes et que ce n’est pas la peine de s’exciter. »

Le 16 mars, il met cette fois en ligne une vidéo de 18 minutes « Diagnostiquons et traitons ! »

Le lendemain, il rend publique les résultats d’une étude clinique « Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: results of an openlabel non-randomized clinical trial ». Il affirme que 70 % des personnes qui ont reçu le traitement n’ont plus de charges virales au bout du 6ème jour. L’intégralité de cette étude peut être lue en anglais ici. L’annonce fait l’effet d’une bombe. Et une polémique éclate.

Car plusieurs choses interrogent, tant dans la manière de faire, peu académique, du professeur Raoult, que dans la conduite de cette étude clinique. Didier...

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Des médecins plaident pour un traitement à titre compassionnel

La chloroquine est-elle efficace contre le Covid19 ? Le Pr Raoult se fait le chantre de ce traitement. Deux médecins décryptent et critiquent l'étude du scientifique. Mais ils pensent que les chiffres son encourageants et poussent à une utilisation immédiate du médicament. En attendant des essais à plus grande échelle.

Didier Raoult - Photo publiée sur son site Web mal configuré

La chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine (le Plaquenil) font couler beaucoup d’encre. Efficace ou pas ? L’hypothèse d’un traitement suscite de nombreux espoirs partout dans le monde. Espoirs démesurés ? De nombreuses études ont été lancées en urgence et permettront de répondre à cette question dans les prochaines semaines.

Mais revenons sur le fil cette tempête médiatique. Le 25 février, le Pr Didier Raoult met en ligne cette vidéo :

Il affirme que les Chinois ont fait un essai de repositionnement de cette molécule bien connue qu’est la chloroquine et qu’elle est active contre le coronavirus. Il parle de « résultats spectaculaires », ajoute sous les rires des personnes dans la salle que « c’est l’infection pulmonaire la plus facile à soigner de toutes et que ce n’est pas la peine de s’exciter. »

Le 16 mars, il met cette fois en ligne une vidéo de 18 minutes « Diagnostiquons et traitons ! »

Le lendemain, il rend publique les résultats d’une étude clinique « Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: results of an openlabel non-randomized clinical trial ». Il affirme que 70 % des personnes qui ont reçu le traitement n’ont plus de charges virales au bout du 6ème jour. L’intégralité de cette étude peut être lue en anglais ici. L’annonce fait l’effet d’une bombe. Et une polémique éclate.

Car plusieurs choses interrogent, tant dans la manière de faire, peu académique, du professeur Raoult, que dans la conduite de cette étude clinique. Didier...

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Interview croisée : John Kiriakou et Jonathan Landay91c966f0-4da7-4f4b-8360-72a5c83a7593http://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200325_174138_Interview_croisee___John_Kiriakou_et_Jonathan_LandayWed, 25 Mar 2020 17:41:38 +0100

Analyse des mutations de la démocratie américaine

John Kiriakou est un lanceur d'alerte qui a révélé le programme de torture mis en oeuvre par la CIA. Jonathan Landay a écrit inlassablement, à l'époque, que l'Administration Bush créait un récit (faux) pour justifier l'invasion de l'Irak. Que pensent-ils de l'évolution de leur pays ?

John Kiriakou et Jonathan Landay

John Kiriakou est un ancien agent de la CIA. Il a été le premier à confirmer l'usage de la torture (waterboarding) par l'agence dans sa lutte contre le terrorisme. Jonathan Landay, avec son collègue Warren Strobel, ont été les seuls journalistes à écrire que le récit de l'Administration Bush pour justifier l'invasion de l'Irak était une fabrication. Un film a été réalisé sur leur histoire : Shock and Awe.

Jonathan, vous avez révélé avant tous vos collègues que certaines personnes dans l'Administration Bush créaient un récit pour que le pays entre en guerre contre l'Irak. John, vous avez divulgué des informations sur le fait que la CIA utilisait la torture pour obtenir des informations dans le cadre de la guerre contre les terroristes. Y a-t-il quelque chose qui ne va pas avec la démocratie ? Comment en est-on arrivé là ?

John Kiriakou : Dans le contexte américain, cela est dû à l'obsession nixonienne de Barack Obama pour les fuites de sécurité nationale. C'est à l'instigation de John Brennan, alors conseiller adjoint à la sécurité nationale (et plus tard directeur de la CIA), que l'administration Obama a poursuivi les lanceurs d'alerte qui dénonçaient des problèmes liés à la sécurité nationale, y compris moi. Et ces poursuites étaient conformes à l'idéologie néolibérale et pro-guerre d'Obama.

Jonathan Landay : Dans un pays démocratique, l'une des valeurs clés est la liberté d'expression. Cette liberté...

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Analyse des mutations de la démocratie américaine

John Kiriakou est un lanceur d'alerte qui a révélé le programme de torture mis en oeuvre par la CIA. Jonathan Landay a écrit inlassablement, à l'époque, que l'Administration Bush créait un récit (faux) pour justifier l'invasion de l'Irak. Que pensent-ils de l'évolution de leur pays ?

John Kiriakou et Jonathan Landay

John Kiriakou est un ancien agent de la CIA. Il a été le premier à confirmer l'usage de la torture (waterboarding) par l'agence dans sa lutte contre le terrorisme. Jonathan Landay, avec son collègue Warren Strobel, ont été les seuls journalistes à écrire que le récit de l'Administration Bush pour justifier l'invasion de l'Irak était une fabrication. Un film a été réalisé sur leur histoire : Shock and Awe.

Jonathan, vous avez révélé avant tous vos collègues que certaines personnes dans l'Administration Bush créaient un récit pour que le pays entre en guerre contre l'Irak. John, vous avez divulgué des informations sur le fait que la CIA utilisait la torture pour obtenir des informations dans le cadre de la guerre contre les terroristes. Y a-t-il quelque chose qui ne va pas avec la démocratie ? Comment en est-on arrivé là ?

John Kiriakou : Dans le contexte américain, cela est dû à l'obsession nixonienne de Barack Obama pour les fuites de sécurité nationale. C'est à l'instigation de John Brennan, alors conseiller adjoint à la sécurité nationale (et plus tard directeur de la CIA), que l'administration Obama a poursuivi les lanceurs d'alerte qui dénonçaient des problèmes liés à la sécurité nationale, y compris moi. Et ces poursuites étaient conformes à l'idéologie néolibérale et pro-guerre d'Obama.

Jonathan Landay : Dans un pays démocratique, l'une des valeurs clés est la liberté d'expression. Cette liberté...

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A joint interview : John Kiriakou and Jonathan Landay31dc958a-02e8-4ed4-968a-977be93db21bhttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200325_174120_A_joint_interview___John_Kiriakou_and_Jonathan_LandayWed, 25 Mar 2020 17:41:20 +0100

An analysis of changes in American democracy

John Kiriakou is a whistleblower who revealed the torture program used by the CIA. Jonathan Landay wrote tirelessly, then, that the Bush Administration was creating a (false) narrative to justify the invasion of Iraq. What do they think about the evolution of their country?

John Kiriakou and Jonathan Landay

John Kiriakou is a former CIA agent. He was the first to confirm the use of torture (waterboarding) by the agency in its fight against terrorism. Jonathan Landay and his colleague Warren Strobel were the only journalists to write that the Bush administration's story justifying the invasion of Iraq was a fabrication. A film was made about their story: Shock and Awe.

Jonathan, you disclosed before all your colleagues that some people in the Bush Administration were creating a narrative so the country could go to war against Iraq. John, you disclosed information about the CIA using torture to get information for the war against terror. Is there something wrong with democracy ? How did it come to this?

John Kiriakou : In the US context, this came about because of Barack Obama's nixonian obsession with national security leaks. It was at the urging of then-Deputy National Security Advisor (and later CIA Director) John Brennan that the Obama Administration prosecuted national security whistleblowers, including me. And these prosecutions were in keeping with Obama's neoliberal, pro-war ideology.

Jonathan Landay : In a democratic country, one of the key values is the freedom of speech. This freedom of speech can be used in a variety of ways. Positively or negatively. They were able to do it because we have freedom of speech here. It's a risk you accept when you embrace democracy, the misuse of this freedom. Also we had for the most part a media that did not look...

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An analysis of changes in American democracy

John Kiriakou is a whistleblower who revealed the torture program used by the CIA. Jonathan Landay wrote tirelessly, then, that the Bush Administration was creating a (false) narrative to justify the invasion of Iraq. What do they think about the evolution of their country?

John Kiriakou and Jonathan Landay

John Kiriakou is a former CIA agent. He was the first to confirm the use of torture (waterboarding) by the agency in its fight against terrorism. Jonathan Landay and his colleague Warren Strobel were the only journalists to write that the Bush administration's story justifying the invasion of Iraq was a fabrication. A film was made about their story: Shock and Awe.

Jonathan, you disclosed before all your colleagues that some people in the Bush Administration were creating a narrative so the country could go to war against Iraq. John, you disclosed information about the CIA using torture to get information for the war against terror. Is there something wrong with democracy ? How did it come to this?

John Kiriakou : In the US context, this came about because of Barack Obama's nixonian obsession with national security leaks. It was at the urging of then-Deputy National Security Advisor (and later CIA Director) John Brennan that the Obama Administration prosecuted national security whistleblowers, including me. And these prosecutions were in keeping with Obama's neoliberal, pro-war ideology.

Jonathan Landay : In a democratic country, one of the key values is the freedom of speech. This freedom of speech can be used in a variety of ways. Positively or negatively. They were able to do it because we have freedom of speech here. It's a risk you accept when you embrace democracy, the misuse of this freedom. Also we had for the most part a media that did not look...

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« On part à New York sans protection »06a4b1bd-0fa4-4e7e-9e37-4ff5f36532cchttp://streisand.me.thican.net/reflets.info/index.php?20200325_131335____On_part_a_New_York_sans_protection___Wed, 25 Mar 2020 13:13:35 +0100

Les salariés d'Air France inquiets...

Alors que Donald Trump a annoncé l'arrêt des vols en provenance d'Europe, Air France continue des rotations vers New-York confinée. Les personnels navigants volent la boule au ventre, sans masque FFP2, sans gants, sans gel hydroalcoolique.

Vol Air France vers New York ce 25 mars

« Je pars à 13h40 pour New York sur le vol AF0006. Sans gants, sans gel, sans masques ». Alors que le président américain a annoncé le 11 mars la fin des vols entre l'Europe et les Etats-Unis, Air France continue ses rotations. Mais comme nous le raconte un pilote, le voyage se fait sans protection. Un autre personnel navigant raconte un autre vol : « tous les passagers sont les uns à côté des autres, on pille les trousses de secours pour les masques, mais ce ne sont pas des FFP2 ».

Les personnels du vol qui part ce 25 mars pour New-York doivent revenir par un vol vendredi. Ils seront donc logés à l'hôtel à New York, ville désormais confinée.

« Il reviennent vendredi, s'il y a un vol, bien entendu. C'est complètement dingue, si tu lis la presse, il n'y a plus de vols. En fait il y en a. Mais personne ne sait si ça va durer, chaque gouvernement prend des décisions à l'emporte pièce, dans l'urgence. Donc nos conjoints partent sans que l'on ait la certitude qu'ils puissent revenir, et dans des conditions aberrantes » explique cette personne mariée avec un salarié.

Vols vers les USA suspendus ? Pas tous... - Copie d'écran
Vols vers les USA suspendus ? Pas tous... - Copie d'écran

Les vols d'Air France visent à rapatrier des expatriés vers les Etats-Unis, ou des touristes américains. Dans l'autre sens, ce sont des Français qui rejoignent le territoire. Les personnels qui volent sont volontaires.

Chez Air France, on se veut très rassurant : « Nous avons des mesures de protection....

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Les salariés d'Air France inquiets...

Alors que Donald Trump a annoncé l'arrêt des vols en provenance d'Europe, Air France continue des rotations vers New-York confinée. Les personnels navigants volent la boule au ventre, sans masque FFP2, sans gants, sans gel hydroalcoolique.

Vol Air France vers New York ce 25 mars

« Je pars à 13h40 pour New York sur le vol AF0006. Sans gants, sans gel, sans masques ». Alors que le président américain a annoncé le 11 mars la fin des vols entre l'Europe et les Etats-Unis, Air France continue ses rotations. Mais comme nous le raconte un pilote, le voyage se fait sans protection. Un autre personnel navigant raconte un autre vol : « tous les passagers sont les uns à côté des autres, on pille les trousses de secours pour les masques, mais ce ne sont pas des FFP2 ».

Les personnels du vol qui part ce 25 mars pour New-York doivent revenir par un vol vendredi. Ils seront donc logés à l'hôtel à New York, ville désormais confinée.

« Il reviennent vendredi, s'il y a un vol, bien entendu. C'est complètement dingue, si tu lis la presse, il n'y a plus de vols. En fait il y en a. Mais personne ne sait si ça va durer, chaque gouvernement prend des décisions à l'emporte pièce, dans l'urgence. Donc nos conjoints partent sans que l'on ait la certitude qu'ils puissent revenir, et dans des conditions aberrantes » explique cette personne mariée avec un salarié.