Autoblog de reflets.info

Ce site n'est pas le site officiel de reflets.info.
C'est un blog automatisé qui réplique les articles de reflets.info

Le Fonds monétaire international assaisonne Washington

Wed, 26 Jun 2019 13:21:32 +0200 - (source)

Tout va super bien et très mal

L'institution international commence par dresser la liste des réussites économiques des Etats-Unis, avant de dérouler tous les nuages noirs qui s'amoncèlent. Un gros pépin n'est pas à exclure...

FMI - D.R.

Corne d'abondance, festin des dieux, l'ambroisie semble couler à flots outre-Atlantique. « L'économie américaine connaît la plus longue expansion de son histoire. Le chômage se situe à des niveaux jamais vus depuis la fin des années 1960, et l'activité économique croît au-dessus de son potentiel, grâce à une relance budgétaire et à des conditions financières favorables. Les salaires réels augmentent, y compris pour ceux qui se situent au bas de l'échelle des revenus, et la croissance de la productivité semble se redresser. Dans ce contexte, les tensions inflationnistes restent remarquablement modérées », expliquent en préambule les experts du FMI.

Ces affirmations peuvent être discutées. Certains analystes mettent en avant la chute du rendement des bonds du Trésor américain à 10 ans, qui préfigure une crise. Le rendement du 10 ans est même passé sous le niveau de celui du 3 mois fin mai, démontrant une très forte inquiétude des zinzins (investisseurs institutionnels, en d'autres termes, les très gros investisseurs).

Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC
Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC

Par ailleurs, les analystes ne s'accordent pas sur la bonne santé de l'économie américaine. Ainsi, les cours des contrats sur le bois destiné à la construction ou sur le cuivre ont montré cers derniers temps, plutôt un ralentissement de l'économie qu'une croissance.

Autre signe d'inquiétude qui n'est pas abordé directement par le FMI : la pression extrême imposée par la...


La République en marche est-elle devenue une secte ?

Wed, 19 Jun 2019 14:07:25 +0200 - (source)

Signes, indices et conséquences...

Mais que se passe--t-il dans la majorité présidentielle ? Les déclarations se multiplient : "vous êtes avec nous ou contre nous", façon George Bush. Quelques signes annonciateurs inquiètent.

Emmanuel Macron en extase. - D.R.

Il n'est pas aisé de définir ce qu'est une secte et les multiples tentatives sont généralement incomplètes tant il en existe de formes. Si l'on en croit Wikipedia, les associations antisectes, les commissions parlementaires et les missions du gouvernement apprécient "divers critères tels que la manipulation mentale des adeptes, l'organisation pyramidale et la centralisation du pouvoir aux mains d'une personne avec autorité charismatique, comme un gourou, ou d'un collège restreint de dirigeants, l'extorsion de fonds ou encore le fait que la doctrine se présente comme exclusive". Oublions ici l'extorsion de fonds des adeptes par le gourou. Mais pour le reste...

La manipulation mentale des adeptes

Peut-on parler de résultat d'une manipulation mentale lorsque les soutiens politiques d'un président s'acharnent, tels des trolls que la fachosphère ne renierait pas, sur toute personne exprimant avec conviction une quelconque opposition politique au grand homme ? Les cas d'attaque en meute se multiplient tels les pains offerts par Jésus à la foule dans le désert...

« Ces gens sont malades » a fini par conclure Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde après un déferlement de haine à son encontre sur Twitter. « Ce sont toujours des militants macronistes. Et ils sont d'une violence que je n'ai jamais vue en dehors de l'extrême droite [...] ces gens sont complètement radicalisés, violents, haineux, menaçants »,...


Qui sont les djihadistes français condamnés à mort en Irak ?

Sat, 08 Jun 2019 19:08:35 +0200 - (source)

Eléments biographiques

Ils ont tous un lourd passé qui remonte, parfois, très loin.

Drapeau de l'Etat Islamique - D.R.

Douze djihadistes détenus à Bagdad, ont déjà été condamnés à la peine de mort. Capturés en Syrie, ils ont été expulsés par les Kurdes et les Américains qui les détenaient, vers l’Irak. Les procès ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la peine de mort. « Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Driant à l'Assemblée Nationale. Façon de faire oublier que la France n’a pas réclamé de juger ses ressortissants sur son sol.Et que c'est probablement en accord avec les Etats-Unis que l'exfiltration vers l'Irak a été organisée. Il s’agit de « terroristes, bien connus de nos services » a martelé le ministre. Certes. Mais le gouvernement n’a surtout pas envie de faire revenir des djihadistes endurcis, pour certains, membres des premiers groupes salafistes djihadistes en France dans les années 2000 et s'aliéner l'opinion publique qui y est opposée. Comme d’autres pays (La Grande-Bretagne, la Russie, la Belgique, par exemple), la France s’accommode assez facilement de cette « délocalisation » des procès de ses ressortissants et de leur condamnation à mort. En laissant faire, comme nous l'expliquions dans un éditorial, la France renie ses valeurs. Ces djihadistes devraient être jugés et condamnés en France.

Kevin Gonot - D.R.
Kevin Gonot - D.R.

Kévin Gonot, né en novembre 1986 à...


La France délocalise la peine de mort

Wed, 05 Jun 2019 11:08:54 +0200 - (source)

L'Irak chargé de la basse besogne avec la bénédiction de Paris

Le dossier des "revenants", les djihadistes français partis "sur zone" empoisonne la vie de l'exécutif. La condamnation à mort de 12 d'entre eux rappelle les pires heures des années Bush...

Quand l'Amérique torturait à Abu Ghraib au nom de la lutte conter le terrorisme - D.R.

Au fil des ans, depuis le 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme a donné lieu à toutes les expérimentations, à tous les renoncements. L'exemple vient des Etats-Unis. On pouvait penser le pire derrière nous. Il y a eu les enlèvements partout dans le monde, hors de tout cadre judiciaire, les vols secrets de la CIA et les prisons secrètes, les éliminations ciblées (ou pas) par drones, la légalisation de la torture, il y a eu les emprisonnements sans perspective de procès ... A cette époque, les Etats-Unis trouvaient tout à fait normal de déposer dans un pays fâché avec les droits de l'homme un terroriste présumé pour qu'il y a soit interrogé avec des méthodes "musclées". En 2019, douze djihadistes (Un Tunisien résident en France et 11 Français) ont été expulsés de Syrie, où ils avaient été arrêtés puis détenus par les forces kurdes et les Etats-Unis, vers l'Irak. Ils y ont été jugés et y ont été condamnés à mort par pendaison. On peut penser ce que l'on veut de ces djihadistes, nombre d'entre eux ont un passé long comme un jour sans pain. Mais rien ne justifie que l'on délocalise leur jugement en Irak, que l'on délocalise leur condamnation à mort, qu'on l'accepte. On ne peut pas abandonner ses principes au nom de la lutte contre le terrorisme.

Les procès des potentiels "revenants" ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la...


Des servantes écarlates devant l'ambassade américaine

Wed, 05 Jun 2019 00:19:22 +0200 - (source)

Elles protestaient contre la restriction du droit à l'avortement

Le vote de lois criminalisant l'avortement est pointé du doigt et les personnes ayant organisé ce happening devant l'ambassade américaine demandent à ce que le droit à l'avortement soit inscrit dans la constitution pour éviter des reculs.

Devant l'ambassade des Etats-Unis - © Reflets

Le débat sur l'avortement et la pression constante des conservateurs pour faire reculer ce droit des femmes à disposer de leur corps (notamment en Europe) est revenu sur le devant de la scène ces dernières semaines avec l'adoption de lois criminalisant le recours à l'avortement dans plusieurs États américains. Le Monde en a fait un éditorial dans lequel le journal rappelle que "le Missouri a adopté une loi qui punit jusqu’à quinze ans de prison une interruption volontaire de grossesse (IVG) au-delà de la huitième semaine (contre douze semaines en France). En Alabama, un médecin qui pratiquerait un tel acte sur une femme, même victime de viol ou d’inceste, encourt désormais quatre-vingt-dix-neuf ans d’emprisonnement, une peine supérieure à celle en vigueur pour le violeur lui-même. En Géorgie, dans l’Ohio ou le Tennessee, l’avortement est hors la loi dès la sixième semaine de grossesse, un stade où la plupart des femmes ignorent encore être enceintes"

C'est dans ce cadre que "les écarlates", un groupe spontané de personnes s'est réuni devant l'ambassade américaine ce mardi 4 juin. Habillées en servantes écarlates (voir le détail de la série télévisée ici), une référence au livre de Margaret Atwood, The Handmaid's Tale.

Elles ont déployé une banderole et ont lu un texte. Sans désemparer, la maréchaussée s'est projetée à leur rencontre et les a promptement encerclées. Après avoir décliné qualité et motif de...


Mais où est Emmanuel Macron ?

Thu, 30 May 2019 19:30:52 +0200 - (source)

Notre Waldo (Charlie) à nous qu'on a...

Sur le modèle de "où est Waldo ?", un internaute a fabriqué un intéressant "Où est Macron ?"

Où est Waldo ? - Copie d'écran

Le principe de "Où est Macron ?" est le même, dans une vaste image très colorée, remplie de centaines de personnes, il faut retrouver "Macron". Cette image peut utilement être scrutée dans ses moindres détails. Si l'internaute qui l'a dessinée veut rester anonyme, il semble qu'il ait saisi de nombreux détails propres aux manifestations des gilets jaunes. On y trouve les forces de l'ordre qui balancent une grenade dans les pieds des manifestants pacifiques, les gilets jaunes qui donnent des pièces aux SDF sur le parcours de la manifestation, ceux qui ramassent les ordures déversées par les casseurs, les chaînes de TV qui ne s'intéressent qu'à ces derniers, les éborgnés, les violences policières non nécessaires, les LBD, les handicapés renversés de leur fauteuil...

Bref, à votre tour, essayez de retrouver Macron.

Où est Macron ? - Internaute anonyme - CC BY-NC-ND
Où est Macron ? - Internaute anonyme - CC BY-NC-ND

Pour télécharger l'image en haute définition, cliquez ici.


La solidarité avec les journalistes convoqués à la DGSI en un chiffre

Wed, 29 May 2019 22:42:04 +0200 - (source)

Moins de 10 personnes étaient présentes à la manif...

C'était couru d'avance, mais on a quand même voulu vérifier sur place : 7 personnes se sont déplacées mercredi 29 mai devant la DGSI en soutien à la palanquée de journalistes convoqués ces jours-ci...

La "manif" à son pic de fréquentation dont la moitié d'Extra Muros - © Reflets

Rendez-vous avait été donné par le SNJ-CGT à 11 heures "square de la Libération" à Levallois-Perret, à côté de la DGSI où devait être entendue Arianne Chemin du Monde. Premier couac, le square de la Libération n'existe pas, il s'agit de la place de la Libération. Cet obstacle surmonté, il a fallu se faire une place dans le cortège monstrueux de... 7 personnes. Au plus fort de la manif des journalistes et des lecteurs, en lutte contre l'exécutif qui cherche à identifier les sources des journalistes, il y avait à peu près 10 personnes, dont la moitié, membres du collectif de pigistes Extra Muros. Même France-Info avait parlé de cette manif. On aurait pu s'attendre à un peu plus de confrères présents...

L'appel du SNJ-CGT - Copie d'écran
L'appel du SNJ-CGT - Copie d'écran

Pour ceux qui vivaient au fond d'une grotte ces derniers jours, la profession s'est longuement indignée de convocations en cascade de journalistes dans les locaux de la DGSI (les renseignements intérieurs) ces derniers jours. Pour la plupart d'entre-eux, il s'agit d'identifier leurs sources. La ficelle est grosse : l'exécutif envoie un message via le parquet qui est sous contrôle du garde des sceaux et donc du gouvernement. Le parquet ouvre, probablement à la demande des politiques, il saisit la DGSI comme service enquêteur car il s'agit dans la plupart des cas de compromission du secret défense. Dans cette histoire, le parquet et la DGSI sont instrumentalisés. Les journalistes...


Qui sème le vent...

Sun, 26 May 2019 23:12:32 +0200 - (source)

Emmanuel Macron frappé à son tour par le dégagisme ?

L'ovni politique a réussi son coup lors de la présidentielle et il en était tout fier : il a anéanti le clivage gauche-droite traditionnel et éparpillé façon puzzle les partis traditionnels. Résultat ? Le FN fait un score habituel élevé mais il n'y a plus personne d'autre.

Les Huns menés par Attila, déferlant sur l'Italie, vus par Ulpiano Checa y Sanz (1887) - Domaine public

Le Rassemblement National est arrivé en tête pour les élections européennes. Ce n'est pas une surprise, les sondages étaient explicites. Ce n'est pas non plus un cataclysme. Le FN avait fait 24,86% aux européennes de 2014 et surtout, ne brillant pas par sa présence dans les travaux des instances européennes, ce parti ne risque pas d'influer sur quoi que ce soit. Les scores élevés du FN/RN ne sont pas une nouveauté : 33% au deuxième tour de la dernière présidentielle, 27,73% aux régionales de 2015. Ce qui change, c'est le paysage politique dans lequel ces scores élevés sont réalisés.

L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la république a été le théâtre d'un effondrement des partis politiques traditionnels. Le PS et l'UMP ont explosé en vol. La gauche avait fait une politique de droite avec Manuel Valls (faire clic-clic ici pour bien comprendre). La droite a été plombée par l'affaire Pénélope Fillon.

Le sotrytelling présentait Emmanuel Macron comme une sorte de recours, ni de droite, ni de gauche, ni politique chevronné, ni débutant. Celui qui n'avait pas encore été essayé, qui n'avait pas encore déçu. De toutes ces affirmations, seule la dernière était vraie.

Ce n'est plus la cas. Il lui reste environ 25% d'opinons favorables.

Le prochain test est évidemment la présidentielle de 2022. S'il faut désormais, en partie par l'effet de la magie vaudou d'Emmanuel Macron, ne plus compter sur le PS et LR, il...


Européennes : entretien avec deux candidats du Parti Pirate

Fri, 24 May 2019 19:39:43 +0200 - (source)

Europe, numérique, libertés, et plus si affinités

Entretien avec Florie Marie et Pierre Beyssac, deux candidats de la figure de proue des libertés numériques en Europe.

Painting of a pirate ship - Ambroise Louis Garneray - Scanné par Poecus - Domaine Public

RGPD, neutralité du Net, directive copyright, e-Privacy, etc., c'est aujourd'hui au niveau européen que se prend l'essentiel des décisions concernant le numérique, thématique sur laquelle s'est bâti le Parti Pirate. Comment résumeriez-vous votre vision à ce sujet ?

Pierre Beyssac : Non seulement les décisions se prennent au niveau européen, mais les enjeux doivent être pensés au niveau européen également. La politique française en UE est trop souvent pensée à travers notre prisme national, avec tous les défauts que cela implique : politique industrielle favorisant certains acteurs locaux au détriment d'autres, voire certains lobbies, etc. La Directive Copyright est une illustration de ces travers.

De son côté, le Parti Pirate, d'une part, entretient une réflexion permanente au niveau européen avec ses homologues, et d'autre part axe prioritairement cette réflexion autour des enjeux fondamentaux de la protection des libertés publiques, sans dogmatisme. Cela nous semble indispensable aujourd'hui.

Tout le monde ou presque s'accorde sur le fait que les libertés fondamentales ont été malmenées en France ces dernières années, notamment en ce qui concerne le numérique mais pas seulement. Partagez-vous ce constat ? Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Pierre Beyssac : C'est une évidence. Les lois françaises se suivent et aucune ne va dans le sens de protéger nos libertés, au contraire, depuis plus de dix ans. Pire, la France use de son...


Convocation de journalistes par la DGSI

Thu, 23 May 2019 22:25:16 +0200 - (source)

Marlène Schiappa avait prévenu !

Imbéciles que nous sommes, nous avions pris les déclarations de la secrétaire d'Etat pour des bourdes comme pourraient en faire des esprits un peu simples. Non, c'était pour de vrai : le journalisme, ce doit être de belles histoires, pas de l'investigation...

Siège de la DGSI à Levallois - NemesisIII - CC‑BY‑SA‑3.0

C'est tellement gros que cela ressemble à un film comique. Une sorte de mix improbable entre "Le grand blond avec une chaussure noire, OSS 117 et Idiocracy. Imaginez une France où les journalistes trop curieux seraient convoqués par le services de renseignement intérieur pour s'expliquer sur leurs enquêtes... On dirait la France du général de Gaulle, comme dirait l'agent OSS 117.

Fin mars 2019, Marlène Schiappa, la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, taclait dans Télé-Loisirs les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial d'Élise Lucet sur France 2 :

« Je suis en effet interpellée par ce que le format est devenu. Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent, de gens haineux et magouilleurs, etc. Quand on ne leur montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens 'Waouh, ils sont tous comme ça'. Et je trouve que c'est un peu une forme de populisme de dire qu'ils sont tous pourris »

Le journalisme d'investigation serait donc une forme de populisme selon la pasionaria de la République en Marche. Au lieu de s'intéresser à ce qui dysfonctionne, les journalistes feraient mieux de raconter des belles histoires.

« J'aimerais que de temps en temps, il y a ait de...


Powered by VroumVroumBlog 0.1.31 - RSS Feed
Download config articles