Autoblog du Hollandais Volanthttp://lehollandaisvolant.net/http://lehollandaisvolant.net/ PolitiScales ?20170919205550-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170919_205550_PolitiScales__Tue, 19 Sep 2017 20:55:50 +0200Un site (re)-fait surface en ce moment sur les rézosocio® : PolitiScales.

Après une centaine de questions, il est censé vous donner votre orientation politique, basé sur 6 axes différents. J’ai fait le test, les résultats sont .

*judging hard*

Nul doute que ce genre de test a été fait avec un certains sérieux, mais je persiste à trouver dommage de résumer les idées d’une personne sur seulement 6 points.
Je pense qu’il y a 7 milliards d’êtres humains sur la Terre et donc 7 milliards d’orientations politiques également.

Il n’y a pas 6 nuances de gris, mais une infinité de couleurs.

Au delà de ça, je note quand même quelques trucs.
Ça par exemple :

La philosophie et les idéologies en générales sont mises de coté au profit de la gestion.

En gros, regarder les problèmes au cas par cas plutôt qu’appliquer des méthodes toutes prêtes issues d’un bouquin.

C’est la raison d’être d’un tribunal présidé par des gens. On ne vit pas dans un État où un crime appelle à une punition toute faite, mais où chaque personne paye en fonction de ce qu’il est. Une même conséquence, mais avec des causes différentes appelle naturellement à des jugements différents (par exemple, c’est pour ça que l’on distingue l’homicide involontaire (ie un accident) de l’homicide volontaire (meurtre) de l’assassinat (prémédité) : le résultat est le même (une personne est tuée) mais pas les conséquences).

Pour le reste, ça confirme ce que je sais déjà : à l’exception notable de l’idée d’abolir les frontières politiques (pas culturelles : cultiver ses différences reste selon moi une force) et de celles d’accepter le progrès et le changement plutôt que s’encrasser dans les traditions qui ne fonctionne pas, je suis plutôt centriste avec une grande part d’incertitude sur chaque question (justement parce que je trouve que « ça dépend » ; ie le pragmatisme ; ie la phrase ci-dessus).

Par contre je ne comprends pas leur système de drapeaux. Encore un moyen de se coller mutuellement des étiquettes sur la tronche dans le but de se taper dessus ?

S’il ne devait en rester un, mon seul drapeau serait le drapeau Pirate, mais là aussi, il n’est pas vraiment nécessaire ni utile car il y en a plein de différents (et faire des groupes à un seul membre à chaque fois, c’est un peu idiot).

Non pas pour le violence et le rhum, mais pour le côté « refus d’un système injuste » et « recherche d’un idéal personnalisé et concocté de mon propre coté en piochant le meilleur où il se trouve sans regarder son origine ».

… et par conséquent avec une grosse dose de « j’en ai rien à foutre d’avoir du monde à mes côté. Qui m’aime me suive, et les autres je vous encourage à voguer ailleurs si ça vous rend plus heureux : ce monde est assez vaste pour que chacun y construise ses idéaux ».

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Un site (re)-fait surface en ce moment sur les rézosocio® : PolitiScales.

Après une centaine de questions, il est censé vous donner votre orientation politique, basé sur 6 axes différents. J’ai fait le test, les résultats sont .

*judging hard*

Nul doute que ce genre de test a été fait avec un certains sérieux, mais je persiste à trouver dommage de résumer les idées d’une personne sur seulement 6 points.
Je pense qu’il y a 7 milliards d’êtres humains sur la Terre et donc 7 milliards d’orientations politiques également.

Il n’y a pas 6 nuances de gris, mais une infinité de couleurs.

Au delà de ça, je note quand même quelques trucs.
Ça par exemple :

La philosophie et les idéologies en générales sont mises de coté au profit de la gestion.

En gros, regarder les problèmes au cas par cas plutôt qu’appliquer des méthodes toutes prêtes issues d’un bouquin.

C’est la raison d’être d’un tribunal présidé par des gens. On ne vit pas dans un État où un crime appelle à une punition toute faite, mais où chaque personne paye en fonction de ce qu’il est. Une même conséquence, mais avec des causes différentes appelle naturellement à des jugements différents (par exemple, c’est pour ça que l’on distingue l’homicide involontaire (ie un accident) de l’homicide volontaire (meurtre) de l’assassinat (prémédité) : le résultat est le même (une personne est tuée) mais pas les conséquences).

Pour le reste, ça confirme ce que je sais déjà : à l’exception notable de l’idée d’abolir les frontières politiques (pas culturelles : cultiver ses différences reste selon moi une force) et de celles d’accepter le progrès et le changement plutôt que s’encrasser dans les traditions qui ne fonctionne pas, je suis plutôt centriste avec une grande part d’incertitude sur chaque question (justement parce que je trouve que « ça dépend » ; ie le pragmatisme ; ie la phrase ci-dessus).

Par contre je ne comprends pas leur système de drapeaux. Encore un moyen de se coller mutuellement des étiquettes sur la tronche dans le but de se taper dessus ?

S’il ne devait en rester un, mon seul drapeau serait le drapeau Pirate, mais là aussi, il n’est pas vraiment nécessaire ni utile car il y en a plein de différents (et faire des groupes à un seul membre à chaque fois, c’est un peu idiot).

Non pas pour le violence et le rhum, mais pour le côté « refus d’un système injuste » et « recherche d’un idéal personnalisé et concocté de mon propre coté en piochant le meilleur où il se trouve sans regarder son origine ».

… et par conséquent avec une grosse dose de « j’en ai rien à foutre d’avoir du monde à mes côté. Qui m’aime me suive, et les autres je vous encourage à voguer ailleurs si ça vous rend plus heureux : ce monde est assez vaste pour que chacun y construise ses idéaux ».

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Bouge pas!, le troll de la rentrée20170831200254-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170831_200254_Bouge_pas___le_troll_de_la_rentreeThu, 31 Aug 2017 20:02:54 +0200Ça y est : il y a désormais un service pour faire livrer sa commande McDo, BurgerKing, KFC, clopes et bien-sûr le plus important, à savoir ses médicaments (si ce n’est important maintenant, ça le sera demain avec tout ça), à domicile (sur Paris et banlieue pour le moment).

Son nom ? Bouge pas.
Je veux dire « Bouge Pas! » : avec le site qui est bougepas.fr, c’est le nom du service.

Suis-je le seul à y voir un gros troll envers le « manger-bouger » que l’on voit partout ?

Hahaha !

Et outre le fait que tout ça me fasse rire — à Paris t’a un fast-food à chaque coin de rue : si t’es trop gros pour grimper dans l’ascenseur et y aller, c’est clairement que t’as besoin qu’on vienne t’apporter ça — le site lui-même est illisible codé avec IE6 et bardé de choses comme ça :

Rien de plus simple, vous pouvez livré en scooter ou à vélo.
Prix fixe payer par course donc pas de surprise

()

C’est à quel moment que @Bescherelle va livrer des Bescherelle par voie « pan, dans-ta-face » ?

J’ai vraiment du mal à voir si c’est un troll ou un vrai truc, mais ça m’a fait rire :D

Et au moins ça aura le mérite de faire du taf pour les jeunes Bac+17 avec 0 expérience dont personne ne veut (et qui eux-même en ont marre des stages non-rémunérés ; merci Macr0n), qui pourront faire 150 km par jour (vélo ou scooter) pour toucher de quoi se payer un menu maxi best-of avec coca zéro (faut pas déconner avec les calories, merde !).

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Ça y est : il y a désormais un service pour faire livrer sa commande McDo, BurgerKing, KFC, clopes et bien-sûr le plus important, à savoir ses médicaments (si ce n’est important maintenant, ça le sera demain avec tout ça), à domicile (sur Paris et banlieue pour le moment).

Son nom ? Bouge pas.
Je veux dire « Bouge Pas! » : avec le site qui est bougepas.fr, c’est le nom du service.

Suis-je le seul à y voir un gros troll envers le « manger-bouger » que l’on voit partout ?

Hahaha !

Et outre le fait que tout ça me fasse rire — à Paris t’a un fast-food à chaque coin de rue : si t’es trop gros pour grimper dans l’ascenseur et y aller, c’est clairement que t’as besoin qu’on vienne t’apporter ça — le site lui-même est illisible codé avec IE6 et bardé de choses comme ça :

Rien de plus simple, vous pouvez livré en scooter ou à vélo.
Prix fixe payer par course donc pas de surprise

()

C’est à quel moment que @Bescherelle va livrer des Bescherelle par voie « pan, dans-ta-face » ?

J’ai vraiment du mal à voir si c’est un troll ou un vrai truc, mais ça m’a fait rire :D

Et au moins ça aura le mérite de faire du taf pour les jeunes Bac+17 avec 0 expérience dont personne ne veut (et qui eux-même en ont marre des stages non-rémunérés ; merci Macr0n), qui pourront faire 150 km par jour (vélo ou scooter) pour toucher de quoi se payer un menu maxi best-of avec coca zéro (faut pas déconner avec les calories, merde !).

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Visite au musée des Confluences20170830193441-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170830_193441_Visite_au_musee_des_ConfluencesWed, 30 Aug 2017 19:34:41 +0200Il a quelques temps j’ai été invité à venir visiter le musée des Confluences, à Lyon. Ayant été contacté directement par le biais de mon blog scientifique (Couleur-Science), il me semble donc tout naturel de faire un retour sur mon blog également et de remercier le musée, et c’est l’objet de cet article.

Le musée dispose de deux parcours d’expositions : les expositions permanentes et les expositions temporaires (celles qui sont actuellement là le sont pour environ un an). Les visites que j’ai faites concernent deux expositions temporaires : une sur les poisons et l’autre sur l’invention du cinéma.

Venenum, un monde empoisonné

Cette exposition commence par une section dédiée à l’usage des poisons au cours de l’histoire, notamment pour commettre des assassinats politiques (et cette pratique remonte jusqu’à l’antiquité…). Sans tout vous retranscrire pour ne pas spoiler, on apprends que c’est sous cette menace que les rois se servaient de « goûteurs », dont le rôle était de goûter les plats destinés au roi pour s’assurer qu’ils n’était pas empoisonnés. C’est aussi sous cette influence que naissent les premiers magasins d’apothicaires ainsi que la science des poisons et des antidotes.

L’exposition continue ensuite sur la présentation de l’usage moins criminel des poisons : que ce soit pour se débarrasser des nuisibles, de l’usage en tant qu’insecticide, etc. On y apprends également que nombre de produits courants à certaines époques sont aujourd’hui bannis depuis que l’on a pu démontrer leur caractère nocif pour l’être humain. Oui, pas de panique, le nom de Monsato est également mentionné, même si d’autres produits on fait bien plus de victimes et depuis l’antiquité (les Romains utilisaient des canalisations en plomb par exemple, qui est aujourd’hui considéré comme un important neurotoxique).

Bien-sûr, les poisons et leur usages ont été inspirés de la nature, et à ce titre la visite comprend également une partie dédiée aux poisons dans la nature, que ce soit avec les serpents, les araignées, mais aussi nombre d’insectes (dont des papillons), des amphibiens, des méduses… Le musée dispose de quelques animaux vivants et d’un grand nombre de spécimens qui ne le sont plus. Au delà des poisons végétaux et animaux, il ne faut pas non plus oublier les poisons minéraux et les poisons artificiels.

Enfin, qui dit poison dit également antidote et c’est sur ce point que se termine la visite : la recherche de solutions aux empoisonnements, voire l’usage de venins pour développer des antidotes (si vous vous faites faire une injection contre une morsure de serpent, par exemple, cette injection a été créée grâce à l’emploi du poison du serpent).

Voilà donc une bref résumé de ce que cette exposition Venenum pourra vous apprendre.
En ce qui me concerne, en plus d’avoir évidemment appris tout un tas de trucs, j’ai depuis longtemps l’intention de faire un article sur Couleur-Science à propos des poisons et leur mode d’action (qui varie énormément d’un poison à l’autre), et cette visite m’a donné pas mal de matière pour ça, et ça c’est cool.

Lumière ! Le cinéma inventé

Cette exposition retrace l’invention du cinématographe par les frères Lumières (originaires de Lyon, ville où se trouve le musée, au passage), de premiers kinétoscope au cinéma actuel.
Outre tous les dispositifs présentés (dont certaines sont interactives et que l’on peut essayer), on apprend aussi que le cinéma immersif à 360° ou celui en 3D n’a rien de vraiment nouveau dans l’idée.

Divers films-documentaires sont aussi projetés où l’on peut découvrir la vie des Lumières et les différents hommages qui leur ont été rendus, ou encore les problèmes et leurs solution que posent le cinéma actuellement, en particulier quand il vient le temps de faire des archives (problème que l’on peut également rencontrer en tant que particulier : beaucoup disposent sûrement encore de vieilles cassettes VHS, mais combien ont encore le lecteur qui va avec, et en état de marche ?).


Voilà brièvement ce qu’il en était de cette visite du musée des Confluences et en particulier les deux expositions Venenum et Lumière !.

Si vous avez une demi-journée de libre, je ne peux que vous conseiller d’aller y faire un petit tour, surtout si vous vous trouvez déjà sur Lyon. Si vous êtes encore en vacances, c’est peut-être l’occasion de faire une petite dernière sortie avant la rentrée (d’autant plus qu’avec cette chaleur indécente dehors, on ne peut qu’apprécier un musée entièrement climatisé) !

Toutes information se trouve sur leur site web : museedesconfluences.fr.

Enfin, je tiens à remercier Camille, pour m’avoir contacté en premier lieu et m’avoir accueilli au musée lors de mon arrivée, ainsi que bien-sûr l’établissement en lui-même pour m’avoir offert l’entrée.

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Il a quelques temps j’ai été invité à venir visiter le musée des Confluences, à Lyon. Ayant été contacté directement par le biais de mon blog scientifique (Couleur-Science), il me semble donc tout naturel de faire un retour sur mon blog également et de remercier le musée, et c’est l’objet de cet article.

Le musée dispose de deux parcours d’expositions : les expositions permanentes et les expositions temporaires (celles qui sont actuellement là le sont pour environ un an). Les visites que j’ai faites concernent deux expositions temporaires : une sur les poisons et l’autre sur l’invention du cinéma.

Venenum, un monde empoisonné

Cette exposition commence par une section dédiée à l’usage des poisons au cours de l’histoire, notamment pour commettre des assassinats politiques (et cette pratique remonte jusqu’à l’antiquité…). Sans tout vous retranscrire pour ne pas spoiler, on apprends que c’est sous cette menace que les rois se servaient de « goûteurs », dont le rôle était de goûter les plats destinés au roi pour s’assurer qu’ils n’était pas empoisonnés. C’est aussi sous cette influence que naissent les premiers magasins d’apothicaires ainsi que la science des poisons et des antidotes.

L’exposition continue ensuite sur la présentation de l’usage moins criminel des poisons : que ce soit pour se débarrasser des nuisibles, de l’usage en tant qu’insecticide, etc. On y apprends également que nombre de produits courants à certaines époques sont aujourd’hui bannis depuis que l’on a pu démontrer leur caractère nocif pour l’être humain. Oui, pas de panique, le nom de Monsato est également mentionné, même si d’autres produits on fait bien plus de victimes et depuis l’antiquité (les Romains utilisaient des canalisations en plomb par exemple, qui est aujourd’hui considéré comme un important neurotoxique).

Bien-sûr, les poisons et leur usages ont été inspirés de la nature, et à ce titre la visite comprend également une partie dédiée aux poisons dans la nature, que ce soit avec les serpents, les araignées, mais aussi nombre d’insectes (dont des papillons), des amphibiens, des méduses… Le musée dispose de quelques animaux vivants et d’un grand nombre de spécimens qui ne le sont plus. Au delà des poisons végétaux et animaux, il ne faut pas non plus oublier les poisons minéraux et les poisons artificiels.

Enfin, qui dit poison dit également antidote et c’est sur ce point que se termine la visite : la recherche de solutions aux empoisonnements, voire l’usage de venins pour développer des antidotes (si vous vous faites faire une injection contre une morsure de serpent, par exemple, cette injection a été créée grâce à l’emploi du poison du serpent).

Voilà donc une bref résumé de ce que cette exposition Venenum pourra vous apprendre.
En ce qui me concerne, en plus d’avoir évidemment appris tout un tas de trucs, j’ai depuis longtemps l’intention de faire un article sur Couleur-Science à propos des poisons et leur mode d’action (qui varie énormément d’un poison à l’autre), et cette visite m’a donné pas mal de matière pour ça, et ça c’est cool.

Lumière ! Le cinéma inventé

Cette exposition retrace l’invention du cinématographe par les frères Lumières (originaires de Lyon, ville où se trouve le musée, au passage), de premiers kinétoscope au cinéma actuel.
Outre tous les dispositifs présentés (dont certaines sont interactives et que l’on peut essayer), on apprend aussi que le cinéma immersif à 360° ou celui en 3D n’a rien de vraiment nouveau dans l’idée.

Divers films-documentaires sont aussi projetés où l’on peut découvrir la vie des Lumières et les différents hommages qui leur ont été rendus, ou encore les problèmes et leurs solution que posent le cinéma actuellement, en particulier quand il vient le temps de faire des archives (problème que l’on peut également rencontrer en tant que particulier : beaucoup disposent sûrement encore de vieilles cassettes VHS, mais combien ont encore le lecteur qui va avec, et en état de marche ?).


Voilà brièvement ce qu’il en était de cette visite du musée des Confluences et en particulier les deux expositions Venenum et Lumière !.

Si vous avez une demi-journée de libre, je ne peux que vous conseiller d’aller y faire un petit tour, surtout si vous vous trouvez déjà sur Lyon. Si vous êtes encore en vacances, c’est peut-être l’occasion de faire une petite dernière sortie avant la rentrée (d’autant plus qu’avec cette chaleur indécente dehors, on ne peut qu’apprécier un musée entièrement climatisé) !

Toutes information se trouve sur leur site web : museedesconfluences.fr.

Enfin, je tiens à remercier Camille, pour m’avoir contacté en premier lieu et m’avoir accueilli au musée lors de mon arrivée, ainsi que bien-sûr l’établissement en lui-même pour m’avoir offert l’entrée.

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Bravo, les antifascistes, bien joué !20170822175339-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170822_175339_Bravo__les_antifascistes__bien_joue___Tue, 22 Aug 2017 17:53:39 +0200
  • Christopher Columbus monument vandalized in Baltimore
  • Des « antifa » américains qui ne trouvent rien de mieux que de détruire des statues, soi-disant pour protester contre les suprémacistes. Moi je dis bravo. Non, vraiment : être aussi débile et s’abaisser à un tel niveau de connerie, je pense que ça mérite des applaudissements. Vous n’êtes pas d’accord ?

    Car cette action, c’est juste détruire un symbole historique lié à un passé que l’on ne peut pas changer simplement parce qu’il dérange une idéologie.

    Vous savez qui fait ça aussi, détruire l’histoire, et les symboles et monuments du passée, au titre que ça dérange une idéologie ? Daesh.

    Ouais, j’ai bien cette comparaison là, vous avez bien lu.

    Mais bon, il paraît qu’on appelle ça « avoir une culture différente ».
    Et je dois bien admettre : cacher le passé, soit-il fait de massacres, crimes et autres barbaries, c’est totalement une solution. C’est même la solution… pour oublier d’où l’on vient et ainsi, un jour, refaire la même chose.

    Et puis, pourquoi s’arrêter là ? Il doit bien y avoir des livres, peintures, statues de gens comme comme César, Gengis Kahn ou Napoléon, non ? Tous ces hommes ont fait de grandes choses : ils ont colonisés des continents pour étendre leur empire et faire prospérer leur peuple. Ouais, ben ça c’est de leur point de vu, car de l’autre côté, ça s’est aussi traduit par des massacres (Gengis Kahn a tué 17 % de l’humanité durant ses guerres, rien que ça). Napoléon aussi a été responsable d’innombrables morts partout en Europe.

    Tout ça c’est une question de point de vue : héros pour certains, envahisseur meurtrier pour d’autres.

    Mais bon, visiblement, respecter le point de vue d’autrui, ce n’est pas votre fort. Vous préférez détruire celui des autres plutôt que forger et défendre le vôtre. Je parle des points de vues, mais ça s’applique aussi aux statues : si vous avez quelque chose à dire à propos d’une statue, dites le avec une statue : Colomb qui piétine des des natifs, par exemple, je sais pas moi.

    Mais non… Plutôt tout casser pour oublier…

    C’est pathétique.

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  • Christopher Columbus monument vandalized in Baltimore
  • Des « antifa » américains qui ne trouvent rien de mieux que de détruire des statues, soi-disant pour protester contre les suprémacistes. Moi je dis bravo. Non, vraiment : être aussi débile et s’abaisser à un tel niveau de connerie, je pense que ça mérite des applaudissements. Vous n’êtes pas d’accord ?

    Car cette action, c’est juste détruire un symbole historique lié à un passé que l’on ne peut pas changer simplement parce qu’il dérange une idéologie.

    Vous savez qui fait ça aussi, détruire l’histoire, et les symboles et monuments du passée, au titre que ça dérange une idéologie ? Daesh.

    Ouais, j’ai bien cette comparaison là, vous avez bien lu.

    Mais bon, il paraît qu’on appelle ça « avoir une culture différente ».
    Et je dois bien admettre : cacher le passé, soit-il fait de massacres, crimes et autres barbaries, c’est totalement une solution. C’est même la solution… pour oublier d’où l’on vient et ainsi, un jour, refaire la même chose.

    Et puis, pourquoi s’arrêter là ? Il doit bien y avoir des livres, peintures, statues de gens comme comme César, Gengis Kahn ou Napoléon, non ? Tous ces hommes ont fait de grandes choses : ils ont colonisés des continents pour étendre leur empire et faire prospérer leur peuple. Ouais, ben ça c’est de leur point de vu, car de l’autre côté, ça s’est aussi traduit par des massacres (Gengis Kahn a tué 17 % de l’humanité durant ses guerres, rien que ça). Napoléon aussi a été responsable d’innombrables morts partout en Europe.

    Tout ça c’est une question de point de vue : héros pour certains, envahisseur meurtrier pour d’autres.

    Mais bon, visiblement, respecter le point de vue d’autrui, ce n’est pas votre fort. Vous préférez détruire celui des autres plutôt que forger et défendre le vôtre. Je parle des points de vues, mais ça s’applique aussi aux statues : si vous avez quelque chose à dire à propos d’une statue, dites le avec une statue : Colomb qui piétine des des natifs, par exemple, je sais pas moi.

    Mais non… Plutôt tout casser pour oublier…

    C’est pathétique.

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    Firefox : placer la barre personnelle verticalement20170820031831-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170820_031831_Firefox____placer_la_barre_personnelle_verticalementSun, 20 Aug 2017 03:18:31 +0200J’utilise Firefox Nightly (57). Cette version est diablement plus rapide que Firefox 55 (la version actuellement stable, avant que la 57 soit définitivement adoptée, en novembre prochain), mais elle vient avec un gros hic : Mozilla est en train de tout refaire la mécanique interne du navigateur (la raison pour laquelle les performances sont si exceptionnelles), mais du coup les extensions actuelles ne fonctionnent plus. Il faut que les éditeurs des extensions mettent à jour les extensions et ceci va prendre du temps (seules quelques extensions sont aujourd’hui transposées sur le nouveau système).

    Une extension que j’utilisais permettait d’avoir la barre des marques pages verticalement sur le côté droit : ça permet de gagner de la place à l’écran, ne fonctionne plus !

    Pour obtenir le même résultat, on peut soi-même bricoler l’interface de Firefox. Ceci est rendu possible grâce au fichier userChrome.css : c’est un fichier CSS qui permet de manipuler les éléments de l’interface en CSS.

    Ce fichier se trouve dans le dossier chrome/ du dossier de profil de Firefox.
    Pour trouver le dossier du profile, copiez ceci dans la barre d’adresse et ça vous donnera le chemin vers le dossier du profile : about:profiles. Allez dans ce dossier, puis allez dans le sous-dossier chrome (s’il ne s’y trouve pas, créez-le).

    Créez ensuite un fichier userChrome.css (attention : c’est un fichier .css, il ne faut pas qu’il y ait le .txt à la fin).

    Et copiez-y le code suivant :

    @namespace url("http://www.mozilla.org/keymaster/gatekeeper/there.is.only.xul");
    
    /* ne garde plus que les icône, pas les étiquettes */
    #personal-bookmarks .toolbarbutton-text {display:none!important}
    
    #PersonalToolbar {
    	position: fixed!important;
    	 /* own width of bookmark-bars */
    	right: 35px!important;
    	/* hight of url-bar + menu bar (top:0 corresponds of very top of firefox's interface) */
    	top: 100px!important;
    	height: 35px!important;
    	/* turns the personnalToolbar on its side (from top-right, 90° CCW */
    	transform-origin: top right!important;
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    	padding: 0!important;
    	margin: 0!important;
    }
    
    #personal-bookmarks {
    	height: 100%!important;
    	width: 100%!important;
    	padding: 0!important;
    	margin: 0!important;
    	/* to have the icons in the previous listing order, rotate the list-of bookmarks 180° CW */
    	transform: rotate(180deg)!important;
    	transform-origin: 50% 50%!important;
    }
    #personal-bookmarks .bookmark-item {
    	/* Icons are on theire side due to the 90° + 180° rotation. Put them back with a rotation, 90° CCW */
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    	height: 100%!important;
    	width: 25px!important;
    }
    
    /* this is to make room for the toolbar besides the browsing area of Firefox */
    #browser,
    #browser-bottombox {
        margin-right: 35px!important;
    }

    Et voilà le résultat :

    capture d’écran de Firefox avec la barre de favoris verticale sur la droite
    Bien-sûr, en modifiant quelques trucs, on peut aussi l’afficher sur la gauche de la page.

    Oh et en cas de soucis avec mon code, supprimez le code du fichier, ou bien supprimez le fichier, puis relancez Firefox. Ce fichier permet de grandes choses, mais ce n’est pas un fichier critique.

    ÉDIT : Malah me signale que cette astuce fonctionne également avec Firefox 55.

    ÉDIT2 : Il y a un petit bug avec mon astuce : l’espace blanc sur le côté droit (celui qui décale la partie "page web" pour donner de la place à la barre) se retrouve présente également en plein écran. Si je trouve une solution, je la publierai, mais c’est pour moi un soucis minime donc n’attendez pas que je planche dessus dans l’immédiat.

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    J’utilise Firefox Nightly (57). Cette version est diablement plus rapide que Firefox 55 (la version actuellement stable, avant que la 57 soit définitivement adoptée, en novembre prochain), mais elle vient avec un gros hic : Mozilla est en train de tout refaire la mécanique interne du navigateur (la raison pour laquelle les performances sont si exceptionnelles), mais du coup les extensions actuelles ne fonctionnent plus. Il faut que les éditeurs des extensions mettent à jour les extensions et ceci va prendre du temps (seules quelques extensions sont aujourd’hui transposées sur le nouveau système).

    Une extension que j’utilisais permettait d’avoir la barre des marques pages verticalement sur le côté droit : ça permet de gagner de la place à l’écran, ne fonctionne plus !

    Pour obtenir le même résultat, on peut soi-même bricoler l’interface de Firefox. Ceci est rendu possible grâce au fichier userChrome.css : c’est un fichier CSS qui permet de manipuler les éléments de l’interface en CSS.

    Ce fichier se trouve dans le dossier chrome/ du dossier de profil de Firefox.
    Pour trouver le dossier du profile, copiez ceci dans la barre d’adresse et ça vous donnera le chemin vers le dossier du profile : about:profiles. Allez dans ce dossier, puis allez dans le sous-dossier chrome (s’il ne s’y trouve pas, créez-le).

    Créez ensuite un fichier userChrome.css (attention : c’est un fichier .css, il ne faut pas qu’il y ait le .txt à la fin).

    Et copiez-y le code suivant :

    @namespace url("http://www.mozilla.org/keymaster/gatekeeper/there.is.only.xul");
    
    /* ne garde plus que les icône, pas les étiquettes */
    #personal-bookmarks .toolbarbutton-text {display:none!important}
    
    #PersonalToolbar {
    	position: fixed!important;
    	 /* own width of bookmark-bars */
    	right: 35px!important;
    	/* hight of url-bar + menu bar (top:0 corresponds of very top of firefox's interface) */
    	top: 100px!important;
    	height: 35px!important;
    	/* turns the personnalToolbar on its side (from top-right, 90° CCW */
    	transform-origin: top right!important;
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    	padding: 0!important;
    	margin: 0!important;
    }
    
    #personal-bookmarks {
    	height: 100%!important;
    	width: 100%!important;
    	padding: 0!important;
    	margin: 0!important;
    	/* to have the icons in the previous listing order, rotate the list-of bookmarks 180° CW */
    	transform: rotate(180deg)!important;
    	transform-origin: 50% 50%!important;
    }
    #personal-bookmarks .bookmark-item {
    	/* Icons are on theire side due to the 90° + 180° rotation. Put them back with a rotation, 90° CCW */
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    	height: 100%!important;
    	width: 25px!important;
    }
    
    /* this is to make room for the toolbar besides the browsing area of Firefox */
    #browser,
    #browser-bottombox {
        margin-right: 35px!important;
    }

    Et voilà le résultat :

    capture d’écran de Firefox avec la barre de favoris verticale sur la droite
    Bien-sûr, en modifiant quelques trucs, on peut aussi l’afficher sur la gauche de la page.

    Oh et en cas de soucis avec mon code, supprimez le code du fichier, ou bien supprimez le fichier, puis relancez Firefox. Ce fichier permet de grandes choses, mais ce n’est pas un fichier critique.

    ÉDIT : Malah me signale que cette astuce fonctionne également avec Firefox 55.

    ÉDIT2 : Il y a un petit bug avec mon astuce : l’espace blanc sur le côté droit (celui qui décale la partie "page web" pour donner de la place à la barre) se retrouve présente également en plein écran. Si je trouve une solution, je la publierai, mais c’est pour moi un soucis minime donc n’attendez pas que je planche dessus dans l’immédiat.

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    « Alt-Right » VS « Neo-Nazis »20170814152528-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170814_152528____Alt-Right_____VS_____Neo-Nazis____Mon, 14 Aug 2017 15:25:28 +0200Il est temps de lever un petit malentendu. Je suis sûr que c’est totalement involontaire et que si confusion il y a, il ne s’agit là que d’une méprise. Du coup, pour simplifier, je vous ait fait un petit collage.

    Remerciez-moi après, après avoir imprimé ça, toute la presse mondiale là, et l’avoir accroché au mur :

    alt-right VS neo-nazis

    Quant à ici en France, c’est pareil : « droite alternative » c’est une façon bien curieuse d’orthographier « néo-nazisme ».
    N’est-ce pas, la Croix ? L’Express ? 20 Minutes ? Le Figaro ?

    « Extrême droite » c’est déjà moins faux, mais je pense, que par la présence des croix gammées, saluts fascistes, portraits d’Hitlers et autres « détails » référent à ces trucs là, on peut clairement dire que ce sont des Néo-Nazis. Merci donc aux journalistes de se souvenir d’appeler un chat un chat.

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    Il est temps de lever un petit malentendu. Je suis sûr que c’est totalement involontaire et que si confusion il y a, il ne s’agit là que d’une méprise. Du coup, pour simplifier, je vous ait fait un petit collage.

    Remerciez-moi après, après avoir imprimé ça, toute la presse mondiale là, et l’avoir accroché au mur :

    alt-right VS neo-nazis

    Quant à ici en France, c’est pareil : « droite alternative » c’est une façon bien curieuse d’orthographier « néo-nazisme ».
    N’est-ce pas, la Croix ? L’Express ? 20 Minutes ? Le Figaro ?

    « Extrême droite » c’est déjà moins faux, mais je pense, que par la présence des croix gammées, saluts fascistes, portraits d’Hitlers et autres « détails » référent à ces trucs là, on peut clairement dire que ce sont des Néo-Nazis. Merci donc aux journalistes de se souvenir d’appeler un chat un chat.

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    Disney se retire de Netflix et veut fonder son propre truc20170808222729-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170808_222729_Disney_se_retire_de_Netflix_et_veut_fonder_son_propre_trucTue, 08 Aug 2017 22:27:29 +0200Je n’ai pas Netflix.
    Je n’habite pas à Paris : mon débit est pourri (il est où Macron et sa fibre pour tous ?) et ne permet pas de streamer un flux vidéo fHD convenablement. Netflix, donc, j’oublie.

    Mais… je vois quand même un gros problème avec cette news : Disney qui se retire du catalogue pour faire son propre système de streaming.

    Vous savez, avant on avait le DVD. C’était pas pratique, ces trucs en plastique, mais au moins que ce soit Disney, Dreamworks, Universal, 4Kids ou Pathé ou n’importe quel autre, tout le monde produisait des DVD qui rentraient dans mon lecteur DVD.

    Aujourd’hui t’as Netflix qui produit ses trucs.
    Youtube qui fait les siens, avec Youtube Red.
    Y a ADN pour les anime japonais.

    Bientôt Disney aussi, donc. Peut-être Apple/Microsoft/Facebook également ?
    ÉDIT 2017-08-11 : La Fox pense faire pareil.

    À chaque fois il faudra une applications dédiée, du matériel compatible et même peut-être un investissement spécifique dans une box ou un décodeur spécial (oui, le retour au temps des décodeurs canal+ ou câble).

    Et… bien-sûr un abonnement — payant — à chaque fois…

    Eh… et sans oublier que rien ne vous appartient : si avant vous aviez votre DVD à vous dans votre salon, là vous n’avez rien du tout.

    Sinon c’est quand qu’ils font une licence globale directement facturé soit chez le FAI, soit dans les impôts, pour pouvoir télécharger en P2P en illimité sans risques légaux ?
    Au moins j’aurais un MKV lisible partout, de qualité normal, dans la langue que je veux, enregistré sur mon PC/tablette/téléphone/console/cafetière/toaster, et le tout obtenu en 2 clics et sur un système qui existe déjà et qu’ils n’ont même pas à construire.

    Parce que contrairement à ce disent Mr. Netflix ou Mr. Deezer, les clients ils veulent pas tous du streaming.
    Certains vivent dans des zones où y a pas de réseau, où ce dernier est merdique, où le streaming est juste pas possible ; où ils n’ont juste pas envie de laisser leur connexion de données activée pour écouter de la musique qui peut très bien être placée en local sur l’appareil.
    On est sur le net décentralisé (pas sur minitel), mon ordinateur n’est pas juste un terminal de connexion à une interface à 2 balles et mon téléphone a de l’espace disque : c’est pas pour saturer le réseau à chaque fois que j’écoute un titre en boucle.

    Merde.

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    Je n’ai pas Netflix.
    Je n’habite pas à Paris : mon débit est pourri (il est où Macron et sa fibre pour tous ?) et ne permet pas de streamer un flux vidéo fHD convenablement. Netflix, donc, j’oublie.

    Mais… je vois quand même un gros problème avec cette news : Disney qui se retire du catalogue pour faire son propre système de streaming.

    Vous savez, avant on avait le DVD. C’était pas pratique, ces trucs en plastique, mais au moins que ce soit Disney, Dreamworks, Universal, 4Kids ou Pathé ou n’importe quel autre, tout le monde produisait des DVD qui rentraient dans mon lecteur DVD.

    Aujourd’hui t’as Netflix qui produit ses trucs.
    Youtube qui fait les siens, avec Youtube Red.
    Y a ADN pour les anime japonais.

    Bientôt Disney aussi, donc. Peut-être Apple/Microsoft/Facebook également ?
    ÉDIT 2017-08-11 : La Fox pense faire pareil.

    À chaque fois il faudra une applications dédiée, du matériel compatible et même peut-être un investissement spécifique dans une box ou un décodeur spécial (oui, le retour au temps des décodeurs canal+ ou câble).

    Et… bien-sûr un abonnement — payant — à chaque fois…

    Eh… et sans oublier que rien ne vous appartient : si avant vous aviez votre DVD à vous dans votre salon, là vous n’avez rien du tout.

    Sinon c’est quand qu’ils font une licence globale directement facturé soit chez le FAI, soit dans les impôts, pour pouvoir télécharger en P2P en illimité sans risques légaux ?
    Au moins j’aurais un MKV lisible partout, de qualité normal, dans la langue que je veux, enregistré sur mon PC/tablette/téléphone/console/cafetière/toaster, et le tout obtenu en 2 clics et sur un système qui existe déjà et qu’ils n’ont même pas à construire.

    Parce que contrairement à ce disent Mr. Netflix ou Mr. Deezer, les clients ils veulent pas tous du streaming.
    Certains vivent dans des zones où y a pas de réseau, où ce dernier est merdique, où le streaming est juste pas possible ; où ils n’ont juste pas envie de laisser leur connexion de données activée pour écouter de la musique qui peut très bien être placée en local sur l’appareil.
    On est sur le net décentralisé (pas sur minitel), mon ordinateur n’est pas juste un terminal de connexion à une interface à 2 balles et mon téléphone a de l’espace disque : c’est pas pour saturer le réseau à chaque fois que j’écoute un titre en boucle.

    Merde.

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    Non, la science n’est pas une croyance20170802214449-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170802_214449_Non__la_science_n___est_pas_une_croyanceWed, 02 Aug 2017 21:44:49 +0200Apparemment, certains sont d’accord avec eux mêmes pour se dire (et dire aux autres) que la science est une croyance. Je ne suis pas d’accord.

    Déjà, la science n’est pas une croyance car on n’a pas besoin de croire pour qu’elle opère de façon visible, concrète et factuellement indiscutable.

    Ce n’est pas parce que vous cessez de croire à la gravité que vous allez vous envoler : elle continuera de vous maintenir les deux pieds sur terre quoi que vous pensez.

    La réalité, au travers des principes de la nature, n’en a rien à faire que vous croyez en elle ou non. Les principes de la nature sont les mêmes pour tous : femme, homme, blanc, noir, gros, petit, barbu, blond, chaton ou théière : vous serez attirés vers la Terre et vous subirez la gravité de cette dernière de façon identique.
    Vous avez toujours le choix de dire ce que vous voulez à propos d’elle, mais vous n’avez pas le choix que de vous soumettre et de la subir.

    La science ? Ce n’est que la description de cette réalité dans le langage des mathématiques. Rien de plus. Il n'y a pas de place, en science, pour le surnaturel, la magie, ou les opinions personnelles farfelues.

    Si le langage des mathématiques n’est pas une langue que vous maîtrisez, allez l’apprendre ! Mais ne venez pas dire que c’est faux sans en avoir la preuve.
    Sachez que l’on vous écoutera lorsque vous parlerez vous aussi le langage des mathématiques, mais pas avant.


    Que je sois bien clair : on est dans un pays libre. Chacun pense ce qu’il veut, chacun dit ce qu’il veut.

    C’est grâce à ces principes là que moi-même je suis permis d’écrire sur ce blog. La liberté d’expression, c’est de pouvoir dire ce qu’on veut sans craindre de répression de la part de quiconque, et par répression, je veux dire « répression pénale » (quiconque ait écrit la loi) : c’est à dire qu’une autorité quelconque me condamne pour avoir dit quelque chose.
    Une critique, un avis différent et/ou opposé, ce n’est pas une répression. C’est un constituant des mêmes deux libertés, mais appliquées aux autres personnes. Dans ce cas présent, j’utilise ce droit d’avoir un avis différent pour expliquer mon désaccord avec ceux qui disent que « la science est une croyance ».

    Certains sont tout à fait en droit de penser que la Terre est plate. Qui suis-je pour dire que c’est interdit ? Qui sommes-nous ? Personne.
    Par contre je ne suis pas obligé d’écouter. Je ne suis pas obligé d’être d’accord. Et par contre, je peux dire des choses moi aussi : que la Terre n’est pas plate, par exemple.

    Au final, pour se départager, il va falloir lancer un débat. Mais soyez sûrs qu’avec deux explications contradictoires à propos d’un fait unique et indiscutable, il y aura au minimum une des deux façons de pensées qui soit fausse et au maximum une qui soit vraie. Pour l’exemple de la Terre plate, je vous laisse vous débrouiller, vous avez des yeux pour voir et un cerveau pour réfléchir, analyser et conclure.

    Le truc c’est qu’une fois qu’une des idées a été montrée comme fausse, il s’agit de l’abandonner, puis d’accepter la solution qui aura été démontrée comme étant réelle (et ça veut dire ici « qui explique ce qu’on observe dans la réalité », pas « qui soit écrit dans un livre » : un livre n’est pas la réalité, seule la réalité est la réalité).

    À partir de là, si vous choisissez de vous cramponner à une idée fausse, que voulez-vous que je vous dise, à part que vous êtes fous ? Après tout, c’est une définition de la folie, que de penser vivre dans un monde qui n’est pas le monde réel…

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    Apparemment, certains sont d’accord avec eux mêmes pour se dire (et dire aux autres) que la science est une croyance. Je ne suis pas d’accord.

    Déjà, la science n’est pas une croyance car on n’a pas besoin de croire pour qu’elle opère de façon visible, concrète et factuellement indiscutable.

    Ce n’est pas parce que vous cessez de croire à la gravité que vous allez vous envoler : elle continuera de vous maintenir les deux pieds sur terre quoi que vous pensez.

    La réalité, au travers des principes de la nature, n’en a rien à faire que vous croyez en elle ou non. Les principes de la nature sont les mêmes pour tous : femme, homme, blanc, noir, gros, petit, barbu, blond, chaton ou théière : vous serez attirés vers la Terre et vous subirez la gravité de cette dernière de façon identique.
    Vous avez toujours le choix de dire ce que vous voulez à propos d’elle, mais vous n’avez pas le choix que de vous soumettre et de la subir.

    La science ? Ce n’est que la description de cette réalité dans le langage des mathématiques. Rien de plus. Il n'y a pas de place, en science, pour le surnaturel, la magie, ou les opinions personnelles farfelues.

    Si le langage des mathématiques n’est pas une langue que vous maîtrisez, allez l’apprendre ! Mais ne venez pas dire que c’est faux sans en avoir la preuve.
    Sachez que l’on vous écoutera lorsque vous parlerez vous aussi le langage des mathématiques, mais pas avant.


    Que je sois bien clair : on est dans un pays libre. Chacun pense ce qu’il veut, chacun dit ce qu’il veut.

    C’est grâce à ces principes là que moi-même je suis permis d’écrire sur ce blog. La liberté d’expression, c’est de pouvoir dire ce qu’on veut sans craindre de répression de la part de quiconque, et par répression, je veux dire « répression pénale » (quiconque ait écrit la loi) : c’est à dire qu’une autorité quelconque me condamne pour avoir dit quelque chose.
    Une critique, un avis différent et/ou opposé, ce n’est pas une répression. C’est un constituant des mêmes deux libertés, mais appliquées aux autres personnes. Dans ce cas présent, j’utilise ce droit d’avoir un avis différent pour expliquer mon désaccord avec ceux qui disent que « la science est une croyance ».

    Certains sont tout à fait en droit de penser que la Terre est plate. Qui suis-je pour dire que c’est interdit ? Qui sommes-nous ? Personne.
    Par contre je ne suis pas obligé d’écouter. Je ne suis pas obligé d’être d’accord. Et par contre, je peux dire des choses moi aussi : que la Terre n’est pas plate, par exemple.

    Au final, pour se départager, il va falloir lancer un débat. Mais soyez sûrs qu’avec deux explications contradictoires à propos d’un fait unique et indiscutable, il y aura au minimum une des deux façons de pensées qui soit fausse et au maximum une qui soit vraie. Pour l’exemple de la Terre plate, je vous laisse vous débrouiller, vous avez des yeux pour voir et un cerveau pour réfléchir, analyser et conclure.

    Le truc c’est qu’une fois qu’une des idées a été montrée comme fausse, il s’agit de l’abandonner, puis d’accepter la solution qui aura été démontrée comme étant réelle (et ça veut dire ici « qui explique ce qu’on observe dans la réalité », pas « qui soit écrit dans un livre » : un livre n’est pas la réalité, seule la réalité est la réalité).

    À partir de là, si vous choisissez de vous cramponner à une idée fausse, que voulez-vous que je vous dise, à part que vous êtes fous ? Après tout, c’est une définition de la folie, que de penser vivre dans un monde qui n’est pas le monde réel…

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    Recharger sa voiture électrique en quelques secondes ?20170725223637-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170725_223637_Recharger_sa_voiture_electrique_en_quelques_secondes__Tue, 25 Jul 2017 22:36:37 +0200
  • Des batteries de voiture rechargeables en quelques secondes ? Ce n’est plus hors de portée !
  • Une batterie, c’est une façon comme une autre de stocker de l’énergie pour une utilisation ultérieure.
    Le problème des batteries actuelle (au Lithium), c’est à la fois leur capacité (quantité d’énergie stockée) et leur temps de recharge (le temps nécessaire pour placer toute l’énergie à l’intérieur).

    Dans les deux cas, on est d’accord qu’il y a largement la place pour de l’amélioration.
    De là à dire qu’on peut recharger une voiture en quelques secondes, pardonnez-moi de vous remettre les pieds sur terre, mais non, ce n’est pas possible. Et ça ne le sera probablement pas avant très longtemps. Et voilà pourquoi.

    Prenons l’exemple de la Tesla modèle S : il y a plusieurs configurations possibles, mais la plus petite batterie fait 75 kWh. Ce nombre correspond à la quantité d’énergie que la batterie peut stocker.
    75 kWh d’énergie, c’est une façon de dire que la batterie peut délivrer une puissance continue de 75 kW émise durant 1 h. Ou bien 150 kW émise durant 30 minutes. Ou encore 300 kW émise durant 15 minutes.

    Lors de la recharge (supposée sans pertes), c’est l’inverse : pour recharger une telle batterie en 1 h, il faut l’alimenter avec 75 kW de puissance. Pour la recharger en 15 minutes, il faut un chargeur de 300 kW.

    L’article dit « quelques secondes ».
    « Quelques » c’est assez vague, mais plaçons nous dans le cas où l’on parle de « 10 secondes ».

    Pour recharger la batterie de 75 kWh en 10 secondes, il faut un chargeur capable de délivrer une puissance de… 27 000 kW. Soit vingt-sept mégawatt.

    Pour vos donner une idée, le type d’installation la plus répandue en France est celle qui propose 6 kW à une maison toute entière (en réalité on parle de 6 kVA, mais pour simplifier un peu, on va dire que c’est la même chose, l’erreur n’est pas très importante et de toute façon pas énorme).

    Afin de recharger en 10 secondes notre Tesla S, il faudrait donc une puissance électrique équivalente à 4 500 ménages, soit la puissance électrique délivrée par EDF à une ville de 10 000 habitants environ.

    Le problème n’est pas la quantité d’électricité nécessaire, mais la vitesse à laquelle on l’injecte dans notre batterie : pour transporter 75 kWh d’énergie en 10 secondes de votre prise à la batterie, il faut non seulement une source d’énergie colossale, mais aussi une prise énorme ainsi que des câbles démesurément gros.

    Si on reste sur du 230 V, le câble serait traversé par 117 000 ampères. N’importe quel câble fondrait instantanément avec une telle intensité. Avec la gaine du câble, la prise, le mur, le compteur, le transformateur électrique et même toute l’installation EDF jusqu’à la sortie de la centrale. C’est juste infaisable.

    Pour vous donner une autre idée, même recharger un téléphone portable en 5 secondes n’est pas possible : il faudrait faire passer du 16 A sous 230 V dans votre téléphone. C’est à peu près le câble utilisé pour un chauffage électrique de 3 000 W : ces câbles sont gros et ce n’est pas pour rien : à cette puissance, le cordon d’alimentation risque de fondre si il était moins gros, tellement ça chauffe.

    Tout ça pour dire qu’on ne verra sûrement jamais une voiture électrique recharger en « quelques secondes ». Au moins, quelques dizaines de minutes, au pire, une heure ou deux (et encore, pas avec n’importe quelle prise), mais jamais quelques secondes. En réalité, même un smartphone ne sera jamais rechargé en quelques secondes.

    Et il n’est ici pas question du type de batterie : un super condensateur à nanotubes de carbone sera sûrement plus efficace pour stocker l’électricité ainsi qu’une plus grande quantité d’électricié, mais il ne se rechargera pas infiniment rapidement pour autant. Ce sont deux choses et deux problèmes bien différents.

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  • Des batteries de voiture rechargeables en quelques secondes ? Ce n’est plus hors de portée !
  • Une batterie, c’est une façon comme une autre de stocker de l’énergie pour une utilisation ultérieure.
    Le problème des batteries actuelle (au Lithium), c’est à la fois leur capacité (quantité d’énergie stockée) et leur temps de recharge (le temps nécessaire pour placer toute l’énergie à l’intérieur).

    Dans les deux cas, on est d’accord qu’il y a largement la place pour de l’amélioration.
    De là à dire qu’on peut recharger une voiture en quelques secondes, pardonnez-moi de vous remettre les pieds sur terre, mais non, ce n’est pas possible. Et ça ne le sera probablement pas avant très longtemps. Et voilà pourquoi.

    Prenons l’exemple de la Tesla modèle S : il y a plusieurs configurations possibles, mais la plus petite batterie fait 75 kWh. Ce nombre correspond à la quantité d’énergie que la batterie peut stocker.
    75 kWh d’énergie, c’est une façon de dire que la batterie peut délivrer une puissance continue de 75 kW émise durant 1 h. Ou bien 150 kW émise durant 30 minutes. Ou encore 300 kW émise durant 15 minutes.

    Lors de la recharge (supposée sans pertes), c’est l’inverse : pour recharger une telle batterie en 1 h, il faut l’alimenter avec 75 kW de puissance. Pour la recharger en 15 minutes, il faut un chargeur de 300 kW.

    L’article dit « quelques secondes ».
    « Quelques » c’est assez vague, mais plaçons nous dans le cas où l’on parle de « 10 secondes ».

    Pour recharger la batterie de 75 kWh en 10 secondes, il faut un chargeur capable de délivrer une puissance de… 27 000 kW. Soit vingt-sept mégawatt.

    Pour vos donner une idée, le type d’installation la plus répandue en France est celle qui propose 6 kW à une maison toute entière (en réalité on parle de 6 kVA, mais pour simplifier un peu, on va dire que c’est la même chose, l’erreur n’est pas très importante et de toute façon pas énorme).

    Afin de recharger en 10 secondes notre Tesla S, il faudrait donc une puissance électrique équivalente à 4 500 ménages, soit la puissance électrique délivrée par EDF à une ville de 10 000 habitants environ.

    Le problème n’est pas la quantité d’électricité nécessaire, mais la vitesse à laquelle on l’injecte dans notre batterie : pour transporter 75 kWh d’énergie en 10 secondes de votre prise à la batterie, il faut non seulement une source d’énergie colossale, mais aussi une prise énorme ainsi que des câbles démesurément gros.

    Si on reste sur du 230 V, le câble serait traversé par 117 000 ampères. N’importe quel câble fondrait instantanément avec une telle intensité. Avec la gaine du câble, la prise, le mur, le compteur, le transformateur électrique et même toute l’installation EDF jusqu’à la sortie de la centrale. C’est juste infaisable.

    Pour vous donner une autre idée, même recharger un téléphone portable en 5 secondes n’est pas possible : il faudrait faire passer du 16 A sous 230 V dans votre téléphone. C’est à peu près le câble utilisé pour un chauffage électrique de 3 000 W : ces câbles sont gros et ce n’est pas pour rien : à cette puissance, le cordon d’alimentation risque de fondre si il était moins gros, tellement ça chauffe.

    Tout ça pour dire qu’on ne verra sûrement jamais une voiture électrique recharger en « quelques secondes ». Au moins, quelques dizaines de minutes, au pire, une heure ou deux (et encore, pas avec n’importe quelle prise), mais jamais quelques secondes. En réalité, même un smartphone ne sera jamais rechargé en quelques secondes.

    Et il n’est ici pas question du type de batterie : un super condensateur à nanotubes de carbone sera sûrement plus efficace pour stocker l’électricité ainsi qu’une plus grande quantité d’électricié, mais il ne se rechargera pas infiniment rapidement pour autant. Ce sont deux choses et deux problèmes bien différents.

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    Quelques héritages que les PC tiennent du passé20170725172342-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170725_172342_Quelques_heritages_que_les_PC_tiennent_du_passeTue, 25 Jul 2017 17:23:42 +0200Dans l’histoire de taper du texte sur un bout de papier, on est passé des moines copistes, aux presses à imprimer, puis à la machine à écrire mécanique (puis électronique) et enfin à l’ordinateur. Inutile de dire que beaucoup de choses ont changée d’une technologie à la suivante, mais il est remarquable de noter certaines choses qui n’ont, elles, pas changées du tout !
    On peut faire la même remarque avec l’internet, le téléphone et le télégraphe : certains héritages subsistent encore aujourd’hui.

    Voici une courte liste de ces choses, en espérant que vous aurez appris, comme moi, certaines choses nouvelles.

    Certaines touches du clavier

    Savez-vous à quoi sert la touche Pause/Attn sur votre clavier ? J’en avais déjà parlé dans mon article dédié aux touches du clavier : cette touche remonte à l’histoire du télégraphe ! Avec le télégraphe, il fallait noter chaque lettre transmise à la volée et manuellement. Si l’émetteur bipait trop vite, le récepteur le faisait savoir en appuyant sur la touche Pause pour demander un peu de temps.

    Les touches Syst, AltGr, Backspace et d’autres ont également une histoire ancienne (cf. l’article).

    Shift

    Le terme shift utilisé pour désigner la touche de majuscule tire également son origine des machines à écrire mécaniques.
    Sur ces appareils, chaque tige portant une lettre comportait la variante minuscule et la variante capitale. Taper sur un touche permettait de placer une des deux variantes face au ruban contenant de l'encre et donc de taper une lettre.

    Pour taper l'autre variante, il fallait décaler (to shift en anglais) les touches par rapport au ruban, d'où le nom anglais de cette touche.
    Le terme majuscule me semble inapproprié ici : en effet, sur les touches de chiffres, il n'a pas pour effet de faire des majuscules, mais d'autres caractères (sauf sur les dispositions comme FrOSS) . De plus, la touche de verrouillage majuscules ne verrouille pas les majuscules, mais les capitales (le premier est un terme orthographique, le second typographique). Notons que le terme anglais Caps Lock ne fait pas cette erreur...

    L’Azerty

    Les touches du clavier ne sont pas disposées dans l’ordre alphabétique. La raison à cela remonte à la machine à écrire mécanique. Les premières machines à écrire étaient effectivement construite de façon à garder l’ordre alphabétique sur les touches.

    Le problème c’est que l’ordre alphabétique n’est absolument pas optimisé pour les machines à écrire. Deux touches proches dans l’alphabet peuvent être très utilisées, comme très peu. Sur le clavier d’une machine à écrire mécanique, où les lettres sont au bout d’une tige métallique qui vient heurter le papier avant de revenir à sa place, frapper trop vite des touches proches avait parfois pour désagrément de bloquer la machine à écrire : les tiges métalliques n’avaient pas le temps de revenir à leur place et elles s’entremêlaient rapidement.

    Une solution qui permettait de continuer à taper aussi vite tout en limitant les problèmes était de déplacer les touches : séparer les touches les plus utilisées, afin que les tiges métalliques soient moins proches et donc moins susceptibles de s’accrocher les unes dans les autres :

    une machine à écrire emmêlée
    ↑ une machine à écrire « emmêlée » (image)

    Bien-sûr, toutes les langues ont des fréquences de lettres différentes et donc toutes les langues ont des claviers différents (bien que souvent assez proches) : Azerty pour le français, Qwerty pour l’anglais, Qwertz pour l’allemand, etc. (et je ne parle ici que des langues latines, mais on retrouve ce principe également sur d’autres claviers, comme le grec ou le russe).

    Cette disposition est restée sur les ordinateurs, même si elle n’est plus justifiée : il n’y a plus de parties mécaniques susceptibles de s’entremêler. Il est même plutôt question de choisir des dispositions de clavier adaptées à d’autres choses : nos mains.
    Pour taper toujours plus rapidement et surtout sans se faire mal au poignet (y compris à long terme), des dispositions « ergonomiques » sont de plus en plus populaires : Dvorak pour l’anglais, Bépo pour le français. Les touches ont une disposition précisément étudiée pour correspondre à la langue utilisée. La frappe est alors facilitée moins pénible et accélérée.

    L’underscore, ou « tiret du 8 »

    Je parle du tiret là : « _ ». Je ne sais pas si vous avez déjà fait attention, mais ce tiret se trouve plus bas que la ligne de texte. Ça se voit bien une fois que le document est imprimé. Aujourd’hui les traitements de texte permettent de souligner du texte très facilement, mais sur les machines à écrire, on utilisait ce tiret là. On tapait le texte, puis on revenait en arrière en restant sur la même ligne et on appuyait sur l’underscore : les lettres étaient alors soulignées une à une.

    Le « tiret du 6 », lui, ne correspond en réalité à rien en typographie, contrairement à la flopée d’autres types de tirets que j’ai listé dans les tirets typographiques, qui ont tous un usage bien précis.

    Le retour chariot et la nouvelle ligne

    Toujours sur les machines à écrire, quand on finissait une ligne sur le papier (matérialisé par le son d’un petite clochette), il fallait revenir au début de la ligne puis faire défiler le papier d’une hauteur de ligne. De cette façon on se retrouvait au début d’une nouvelle ligne et on pouvait reprendre la frappe.

    Sur les logiciels de traitement de texte et même le simple éditeur de texte, comme le Notepad de Windows, il existe des caractères invisibles mais qui correspondent à ces deux actions : le caractère « \n » correspondant à une nouvelle ligne, et le caractère « \r » correspond au retour au début de la ligne. On peut d’ailleurs les voir dans un terminal (ici, la console python) :

    >>> print "a b c d e f"
    a b c d e f
    >>> print "a \nb \nc d e f"
    a 
    b 
    c d e f
    >>>

    Le « \n » signifie d’ailleurs « newline » (nouvelle ligne) et « \r » correspond à « [carriage] return » (retour chariot ; le « chariot » étant le cylindre physique de la machine à écrire sur lequel le papier était plaqué). Il en existe d’autres : « \t » pour une tabulation, « \a » pour émettre un son. Aujourd’hui, ils sont parfois utilisés pour indenter ou rechercher des syntaxes dans les textes, mais restent assez techniques.

    Bas-de-casse et haut-de-casse

    Ou en anglais « lower-case » et « upper-case » : ils désignent les caractères minuscules (abcdef…) et capitales (ABCDEF…). Cette terminologie dérive d’une pratique plus ancienne encore que les machines à écrire : l’imprimerie, avec les caractères en plomb que l’imprimeur venait aligner, avant de les enduire d’encre et de presser le papier dessus.

    Les caractères étaient rangées dans des boîtes appelées « casses » : les capitales en haut (haut-de-casse) et les minuscules en bas (bas-de-casse) :

    casse typographique
    ↑ une casse, avec les plombs, capitales en haut et minuscules en bas (image)

    Dans ces cas là, chaque casse (chaque boîte complète) correspondait à une fonte (une police d’écriture) donnée, avec lettres, chiffres, capitales, minuscules, mais aussi l’italique (qui n’est pas oblique), le gras. Le terme « fonte » est lui-même resté dans le vocabulaire (anglophone) pour désigner une police d’écriture différente d’une autre.

    CC, CCi

    Lorsque l’on envoi un e-mail, on peut l’envoyer à plusieurs personnes en même temps : on utilise pour ça le champ « CC », signifiant « copie carbone ». Avant, pour avoir plusieurs exemplaires d’un même document (manuscrit ou tapé à la machine), on utilisait une feuille de papier carbone : ce papier (salissant rapidement les doigts) était recouverte de poudre de graphite (du carbone, le même que les crayons à papier). Intercalée entre deux feuilles blanches, ce papier permettait d’écrire en double, en appuyant suffisamment fort :

    exempe avec du papier carbone
    ↑ utilisation du papier carbone (image)

    C’est encore utilisé pour certains document administratifs. À la Poste, quand on souhait envoyer une lettre recommandé, le double qui vous revient est rempli à l’identique grâce à un papier carbone également.

    Un des problèmes dans le cas de l’e-mail est que tous les destinataires savent que la copie est envoyée aux autres. Si une telle chose n’est pas souhaitée, on doit utiliser le champ « CCi », qui correspond à « copie carbone invisible » : le courriel est toujours envoyé à tout le monde, mais personne ne sera au courant ni des destinataires en question, ni de leur nombre.

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    Dans l’histoire de taper du texte sur un bout de papier, on est passé des moines copistes, aux presses à imprimer, puis à la machine à écrire mécanique (puis électronique) et enfin à l’ordinateur. Inutile de dire que beaucoup de choses ont changée d’une technologie à la suivante, mais il est remarquable de noter certaines choses qui n’ont, elles, pas changées du tout !
    On peut faire la même remarque avec l’internet, le téléphone et le télégraphe : certains héritages subsistent encore aujourd’hui.

    Voici une courte liste de ces choses, en espérant que vous aurez appris, comme moi, certaines choses nouvelles.

    Certaines touches du clavier

    Savez-vous à quoi sert la touche Pause/Attn sur votre clavier ? J’en avais déjà parlé dans mon article dédié aux touches du clavier : cette touche remonte à l’histoire du télégraphe ! Avec le télégraphe, il fallait noter chaque lettre transmise à la volée et manuellement. Si l’émetteur bipait trop vite, le récepteur le faisait savoir en appuyant sur la touche Pause pour demander un peu de temps.

    Les touches Syst, AltGr, Backspace et d’autres ont également une histoire ancienne (cf. l’article).

    Shift

    Le terme shift utilisé pour désigner la touche de majuscule tire également son origine des machines à écrire mécaniques.
    Sur ces appareils, chaque tige portant une lettre comportait la variante minuscule et la variante capitale. Taper sur un touche permettait de placer une des deux variantes face au ruban contenant de l'encre et donc de taper une lettre.

    Pour taper l'autre variante, il fallait décaler (to shift en anglais) les touches par rapport au ruban, d'où le nom anglais de cette touche.
    Le terme majuscule me semble inapproprié ici : en effet, sur les touches de chiffres, il n'a pas pour effet de faire des majuscules, mais d'autres caractères (sauf sur les dispositions comme FrOSS) . De plus, la touche de verrouillage majuscules ne verrouille pas les majuscules, mais les capitales (le premier est un terme orthographique, le second typographique). Notons que le terme anglais Caps Lock ne fait pas cette erreur...

    L’Azerty

    Les touches du clavier ne sont pas disposées dans l’ordre alphabétique. La raison à cela remonte à la machine à écrire mécanique. Les premières machines à écrire étaient effectivement construite de façon à garder l’ordre alphabétique sur les touches.

    Le problème c’est que l’ordre alphabétique n’est absolument pas optimisé pour les machines à écrire. Deux touches proches dans l’alphabet peuvent être très utilisées, comme très peu. Sur le clavier d’une machine à écrire mécanique, où les lettres sont au bout d’une tige métallique qui vient heurter le papier avant de revenir à sa place, frapper trop vite des touches proches avait parfois pour désagrément de bloquer la machine à écrire : les tiges métalliques n’avaient pas le temps de revenir à leur place et elles s’entremêlaient rapidement.

    Une solution qui permettait de continuer à taper aussi vite tout en limitant les problèmes était de déplacer les touches : séparer les touches les plus utilisées, afin que les tiges métalliques soient moins proches et donc moins susceptibles de s’accrocher les unes dans les autres :

    une machine à écrire emmêlée
    ↑ une machine à écrire « emmêlée » (image)

    Bien-sûr, toutes les langues ont des fréquences de lettres différentes et donc toutes les langues ont des claviers différents (bien que souvent assez proches) : Azerty pour le français, Qwerty pour l’anglais, Qwertz pour l’allemand, etc. (et je ne parle ici que des langues latines, mais on retrouve ce principe également sur d’autres claviers, comme le grec ou le russe).

    Cette disposition est restée sur les ordinateurs, même si elle n’est plus justifiée : il n’y a plus de parties mécaniques susceptibles de s’entremêler. Il est même plutôt question de choisir des dispositions de clavier adaptées à d’autres choses : nos mains.
    Pour taper toujours plus rapidement et surtout sans se faire mal au poignet (y compris à long terme), des dispositions « ergonomiques » sont de plus en plus populaires : Dvorak pour l’anglais, Bépo pour le français. Les touches ont une disposition précisément étudiée pour correspondre à la langue utilisée. La frappe est alors facilitée moins pénible et accélérée.

    L’underscore, ou « tiret du 8 »

    Je parle du tiret là : « _ ». Je ne sais pas si vous avez déjà fait attention, mais ce tiret se trouve plus bas que la ligne de texte. Ça se voit bien une fois que le document est imprimé. Aujourd’hui les traitements de texte permettent de souligner du texte très facilement, mais sur les machines à écrire, on utilisait ce tiret là. On tapait le texte, puis on revenait en arrière en restant sur la même ligne et on appuyait sur l’underscore : les lettres étaient alors soulignées une à une.

    Le « tiret du 6 », lui, ne correspond en réalité à rien en typographie, contrairement à la flopée d’autres types de tirets que j’ai listé dans les tirets typographiques, qui ont tous un usage bien précis.

    Le retour chariot et la nouvelle ligne

    Toujours sur les machines à écrire, quand on finissait une ligne sur le papier (matérialisé par le son d’un petite clochette), il fallait revenir au début de la ligne puis faire défiler le papier d’une hauteur de ligne. De cette façon on se retrouvait au début d’une nouvelle ligne et on pouvait reprendre la frappe.

    Sur les logiciels de traitement de texte et même le simple éditeur de texte, comme le Notepad de Windows, il existe des caractères invisibles mais qui correspondent à ces deux actions : le caractère « \n » correspondant à une nouvelle ligne, et le caractère « \r » correspond au retour au début de la ligne. On peut d’ailleurs les voir dans un terminal (ici, la console python) :

    >>> print "a b c d e f"
    a b c d e f
    >>> print "a \nb \nc d e f"
    a 
    b 
    c d e f
    >>>

    Le « \n » signifie d’ailleurs « newline » (nouvelle ligne) et « \r » correspond à « [carriage] return » (retour chariot ; le « chariot » étant le cylindre physique de la machine à écrire sur lequel le papier était plaqué). Il en existe d’autres : « \t » pour une tabulation, « \a » pour émettre un son. Aujourd’hui, ils sont parfois utilisés pour indenter ou rechercher des syntaxes dans les textes, mais restent assez techniques.

    Bas-de-casse et haut-de-casse

    Ou en anglais « lower-case » et « upper-case » : ils désignent les caractères minuscules (abcdef…) et capitales (ABCDEF…). Cette terminologie dérive d’une pratique plus ancienne encore que les machines à écrire : l’imprimerie, avec les caractères en plomb que l’imprimeur venait aligner, avant de les enduire d’encre et de presser le papier dessus.

    Les caractères étaient rangées dans des boîtes appelées « casses » : les capitales en haut (haut-de-casse) et les minuscules en bas (bas-de-casse) :

    casse typographique
    ↑ une casse, avec les plombs, capitales en haut et minuscules en bas (image)

    Dans ces cas là, chaque casse (chaque boîte complète) correspondait à une fonte (une police d’écriture) donnée, avec lettres, chiffres, capitales, minuscules, mais aussi l’italique (qui n’est pas oblique), le gras. Le terme « fonte » est lui-même resté dans le vocabulaire (anglophone) pour désigner une police d’écriture différente d’une autre.

    CC, CCi

    Lorsque l’on envoi un e-mail, on peut l’envoyer à plusieurs personnes en même temps : on utilise pour ça le champ « CC », signifiant « copie carbone ». Avant, pour avoir plusieurs exemplaires d’un même document (manuscrit ou tapé à la machine), on utilisait une feuille de papier carbone : ce papier (salissant rapidement les doigts) était recouverte de poudre de graphite (du carbone, le même que les crayons à papier). Intercalée entre deux feuilles blanches, ce papier permettait d’écrire en double, en appuyant suffisamment fort :

    exempe avec du papier carbone
    ↑ utilisation du papier carbone (image)

    C’est encore utilisé pour certains document administratifs. À la Poste, quand on souhait envoyer une lettre recommandé, le double qui vous revient est rempli à l’identique grâce à un papier carbone également.

    Un des problèmes dans le cas de l’e-mail est que tous les destinataires savent que la copie est envoyée aux autres. Si une telle chose n’est pas souhaitée, on doit utiliser le champ « CCi », qui correspond à « copie carbone invisible » : le courriel est toujours envoyé à tout le monde, mais personne ne sera au courant ni des destinataires en question, ni de leur nombre.

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    Vous voulez du « digital » ?20170714191721-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170714_191721_Vous_voulez_du_____digital_______Fri, 14 Jul 2017 19:17:21 +0200Parce « digital » réfère au « doigt », et non à l’informatique ou le high-tech, sans être un anglicisme (que l’on aime tout autant), pour lequel on le mot « numérique » est plus convenable en français, voilà du digital :

    digitalise un marketeux

    Toi aussi digitalise un marketeux et sauve la langue française : fais un doigt d’honneur à ton écran et publie une photo sur les rézosossio® (y a rien à gagner, mais on peut se marrer).

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    Parce « digital » réfère au « doigt », et non à l’informatique ou le high-tech, sans être un anglicisme (que l’on aime tout autant), pour lequel on le mot « numérique » est plus convenable en français, voilà du digital :

    digitalise un marketeux

    Toi aussi digitalise un marketeux et sauve la langue française : fais un doigt d’honneur à ton écran et publie une photo sur les rézosossio® (y a rien à gagner, mais on peut se marrer).

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    « Ce site n’est fait que pour Chrome »… bla bla blah.20170703203352-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170703_203352_____Ce_site_n___est_fait_que_pour_Chrome________bla_bla_blah.Mon, 03 Jul 2017 20:33:52 +0200Putain ce que j’en ai raz-le-cul de ces sites ou applications qui font juste des sites pour Chrome. Encore plus quand il s’agit purement de foutage de gueule destiné à vous faire installer Chrome.

    Dernière en date ? L’autrefois excellente application Airdroid : une app qui transformait son téléphone en serveur web et qui permet d’y accéder depuis son PC, dans le navigateur. Pratique pour envoyer des SMS, prendre des photos, passer des appels, gérer ses contacts directement depuis son ordinateur.

    Récemment, ils ont ajouté une option pour l’utiliser en HTTPS. Parfait, j’active ça, et je tombe là-dessus :

    i
    AH OUAIS ?
    C’est quoi le problème avec mon Firefox ? Il sait pas gérer le HTTPS, mon Firefox ?

    Tu vas voir :

    i
    Je dis à Firefox de se faire passer pour Chrome.

    Et là, oooohhhh, magie :

    i
    ÇA MARCHE DIS-DONC !

    En gros :

    1. Ils disent que ça marche pas sous Firefox
    2. Dites à Firefox de s’identifier comme Chrome
    3. Voilà, maintenant ça marche sous Firefox

    Et ce genre de connerie, ça marche à chaque @%µ{# de fois.

    Firefox est parfaitement capable d’afficher tout ce que vous voulez en HTML5, HTTPS ou autre. Si un site vous dit le contraire, alors :

    • soit il vous ment (comme ici)
    • soit le site n’utilise pas du HTML5 ou des protocoles « normaux », mais probablement des trucs made@google4chrome, et dans ce cas ce n’est pas un site web mais une extension de Chrome (et du coup ça reste un mensonge et prendre les utilisateurs pour des cons quand même).

    #Chrome.Is.The.New.IE

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    Putain ce que j’en ai raz-le-cul de ces sites ou applications qui font juste des sites pour Chrome. Encore plus quand il s’agit purement de foutage de gueule destiné à vous faire installer Chrome.

    Dernière en date ? L’autrefois excellente application Airdroid : une app qui transformait son téléphone en serveur web et qui permet d’y accéder depuis son PC, dans le navigateur. Pratique pour envoyer des SMS, prendre des photos, passer des appels, gérer ses contacts directement depuis son ordinateur.

    Récemment, ils ont ajouté une option pour l’utiliser en HTTPS. Parfait, j’active ça, et je tombe là-dessus :

    i
    AH OUAIS ?
    C’est quoi le problème avec mon Firefox ? Il sait pas gérer le HTTPS, mon Firefox ?

    Tu vas voir :

    i
    Je dis à Firefox de se faire passer pour Chrome.

    Et là, oooohhhh, magie :

    i
    ÇA MARCHE DIS-DONC !

    En gros :

    1. Ils disent que ça marche pas sous Firefox
    2. Dites à Firefox de s’identifier comme Chrome
    3. Voilà, maintenant ça marche sous Firefox

    Et ce genre de connerie, ça marche à chaque @%µ{# de fois.

    Firefox est parfaitement capable d’afficher tout ce que vous voulez en HTML5, HTTPS ou autre. Si un site vous dit le contraire, alors :

    • soit il vous ment (comme ici)
    • soit le site n’utilise pas du HTML5 ou des protocoles « normaux », mais probablement des trucs made@google4chrome, et dans ce cas ce n’est pas un site web mais une extension de Chrome (et du coup ça reste un mensonge et prendre les utilisateurs pour des cons quand même).

    #Chrome.Is.The.New.IE

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    Martine télécharge légalement20170628194937-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170628_194937_Martine_telecharge_legalementWed, 28 Jun 2017 19:49:37 +0200Je suis un très grand fan des musiques de Two Steps From Hell (musique instrumentale / épique).
    Aussi, je vois aujourd’hui sur les réseaux sociaux qu’ils viennent de sortir un nouvel album : Heaven ‑ Anthology. Ni une ni deux, je me dit que je le veux. Tout de suite.

    Pour une fois, je me décide de vouloir acheter l’album avant de le télécharger (je n’ai plus aucun doute sur la qualité musicale de TSFH). Le post qui parle de TSFH donnait des liens pour acheter l’album sur iTunes, Amazon, Spotify et CDBaby :

    i
    Bon, essayons ça.

    Spotify : où est-ce que je paye pour avoir des MP3 ? Non je ne veux pas installer d’application, je veux juste des MP3 pour les lire avec VLC sur mon téléphone et sur mon ordi, en hors-ligne.
    Au bout de 30 secondes, je ne trouve pas : en tant que client pressé et fainéant, je ferme le site : 30 secondes pour trouver le bouton le plus important sur une page web, c’est trop.

    je vais sur iTunes. Ah merde : il faut installer le logiciel iTunes pour acheter de la musique. Problème : je suis sous Linux, iTunes n’est pas disponible (et de toute façon, un soft de 247 Mo, j’aurais pas installé ça pour récupérer 200 Mo de musique).

    Direction Amazon. Les commentaires sont tous de 5 étoiles pour ce album, super. J’ajoute au panier. Au moment de vouloir payer :

    amazon music paying fail

    Un peu découragé, je vais sur le dernier site, CDBaby, totalement inconnu pour moi, mais c’est TSFH qui le donne lui-même, donc bon.
    Pour avoir l’album, il leur faut mon nom, mon prénom, mon email, mon email (oui, deux fois), mon pays, mon code postal. Soit. C’est totalement con, mais passons.

    Je m’inscrit : déjà on me dit que j’aurais des MP3, des MP3-320 et du Flac. Oh, cool donc.
    Je paye ça avec Paypal et 2 clics plus tard (plus 20 minutes d’attente : le téléchargement est bridé à ~300 ko/s), je me retrouve avec mes fichiers audio. Ça s’annonce bien.

    Je dezip le fichier. Le nom des fichiers est illisible, faudra que je change ça.

    Juste pour vérifier de la qualité des MP3, je regarde le spectre d’un des MP3 avec Audacity : c’est une méthode assez rapide pour voir si le MP3 est correct ou si c’est un truc compressé tout crade.

    Ici, le spectre monte jusqu’à 21 kHz, c’est donc acceptable. Simplement par curiosité, je vérifie aussi le spectre des fichiers MP3 de base : je suis à 18 kHz maximum. Le 320 k n’est donc pas du faux et dans le cas contraire j’aurais exigé le remboursement. Le Flac monte lui au delà de 22 kHz.
    Les trois types de fichier sont inclus dans le prix, donc le mettrai le MP3-320 sur mon téléphone (gain de place) et je garde le Flac sur mon ordi.

    Bref, pour 5 € je me retrouve avec un excellent album de TSFH.

    Sauf que j’ai dû essayer 4 sites différents.
    Le premier ne propose pas de MP3.
    Le second me discrimine parce que je n’utilise pas système d’exploitation payant.
    Le troisième me fait un caca nerveux et veux pas prendre ma carte de paiement (qui d’habitude fonctionne très bien).

    Vous trouvez ça normal, vous ?

    Combien de temps ça va encore durer ?

    On est en 2017 : tout le monde devrait pouvoir être en mesure d’acheter un album facilement. Ce sont des fichiers audio : je ne devrais pas avoir besoin d’un logiciel spécial pour les récupérer, ni d’une application. Juste mon navigateur (celui que j’utilise pour découvrir l’existence dudit album. Je devrais aussi pouvoir payer normalement.

    Ici ça a fonctionné avec CDBaby, mais c’est la première fois que j’entends parler de lui, et pour le même coup j’aurais aussi pu tomber sur un site autant merdique que les trois autres. J’ai eu de la chance, j’ai pu acheter de la musique légalement.

    En attendant, sur les réseaux illégaux, sans aucune inscription, aucun formulaire, sans bridage de la bande passante, en un seul clic, j’aurais pu avoir un album en Flac aussi, avec les fichiers tagués correctement et la pochette en bonne qualité (celle fournie de CDBaby ne se télécharge tout simplement pas : le fichier est corrompu ><).

    Ce n’est donc pas encore demain la veille que le piratage disparaîtra. Ça ne se fera que si télécharger légalement sera aussi simple que passer par un site de torrents (notez que je ne parle absolument pas du prix : 5 € (5,45 € très exactement, au final, avec les taxes), je pense qu’on peut admettre que le prix est tout à fait adéquat pour une heure de musique au format numérique en qualité optimale et téléchargeable immédiatement, sans DRM.

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    Je suis un très grand fan des musiques de Two Steps From Hell (musique instrumentale / épique).
    Aussi, je vois aujourd’hui sur les réseaux sociaux qu’ils viennent de sortir un nouvel album : Heaven ‑ Anthology. Ni une ni deux, je me dit que je le veux. Tout de suite.

    Pour une fois, je me décide de vouloir acheter l’album avant de le télécharger (je n’ai plus aucun doute sur la qualité musicale de TSFH). Le post qui parle de TSFH donnait des liens pour acheter l’album sur iTunes, Amazon, Spotify et CDBaby :

    i
    Bon, essayons ça.

    Spotify : où est-ce que je paye pour avoir des MP3 ? Non je ne veux pas installer d’application, je veux juste des MP3 pour les lire avec VLC sur mon téléphone et sur mon ordi, en hors-ligne.
    Au bout de 30 secondes, je ne trouve pas : en tant que client pressé et fainéant, je ferme le site : 30 secondes pour trouver le bouton le plus important sur une page web, c’est trop.

    je vais sur iTunes. Ah merde : il faut installer le logiciel iTunes pour acheter de la musique. Problème : je suis sous Linux, iTunes n’est pas disponible (et de toute façon, un soft de 247 Mo, j’aurais pas installé ça pour récupérer 200 Mo de musique).

    Direction Amazon. Les commentaires sont tous de 5 étoiles pour ce album, super. J’ajoute au panier. Au moment de vouloir payer :

    amazon music paying fail

    Un peu découragé, je vais sur le dernier site, CDBaby, totalement inconnu pour moi, mais c’est TSFH qui le donne lui-même, donc bon.
    Pour avoir l’album, il leur faut mon nom, mon prénom, mon email, mon email (oui, deux fois), mon pays, mon code postal. Soit. C’est totalement con, mais passons.

    Je m’inscrit : déjà on me dit que j’aurais des MP3, des MP3-320 et du Flac. Oh, cool donc.
    Je paye ça avec Paypal et 2 clics plus tard (plus 20 minutes d’attente : le téléchargement est bridé à ~300 ko/s), je me retrouve avec mes fichiers audio. Ça s’annonce bien.

    Je dezip le fichier. Le nom des fichiers est illisible, faudra que je change ça.

    Juste pour vérifier de la qualité des MP3, je regarde le spectre d’un des MP3 avec Audacity : c’est une méthode assez rapide pour voir si le MP3 est correct ou si c’est un truc compressé tout crade.

    Ici, le spectre monte jusqu’à 21 kHz, c’est donc acceptable. Simplement par curiosité, je vérifie aussi le spectre des fichiers MP3 de base : je suis à 18 kHz maximum. Le 320 k n’est donc pas du faux et dans le cas contraire j’aurais exigé le remboursement. Le Flac monte lui au delà de 22 kHz.
    Les trois types de fichier sont inclus dans le prix, donc le mettrai le MP3-320 sur mon téléphone (gain de place) et je garde le Flac sur mon ordi.

    Bref, pour 5 € je me retrouve avec un excellent album de TSFH.

    Sauf que j’ai dû essayer 4 sites différents.
    Le premier ne propose pas de MP3.
    Le second me discrimine parce que je n’utilise pas système d’exploitation payant.
    Le troisième me fait un caca nerveux et veux pas prendre ma carte de paiement (qui d’habitude fonctionne très bien).

    Vous trouvez ça normal, vous ?

    Combien de temps ça va encore durer ?

    On est en 2017 : tout le monde devrait pouvoir être en mesure d’acheter un album facilement. Ce sont des fichiers audio : je ne devrais pas avoir besoin d’un logiciel spécial pour les récupérer, ni d’une application. Juste mon navigateur (celui que j’utilise pour découvrir l’existence dudit album. Je devrais aussi pouvoir payer normalement.

    Ici ça a fonctionné avec CDBaby, mais c’est la première fois que j’entends parler de lui, et pour le même coup j’aurais aussi pu tomber sur un site autant merdique que les trois autres. J’ai eu de la chance, j’ai pu acheter de la musique légalement.

    En attendant, sur les réseaux illégaux, sans aucune inscription, aucun formulaire, sans bridage de la bande passante, en un seul clic, j’aurais pu avoir un album en Flac aussi, avec les fichiers tagués correctement et la pochette en bonne qualité (celle fournie de CDBaby ne se télécharge tout simplement pas : le fichier est corrompu ><).

    Ce n’est donc pas encore demain la veille que le piratage disparaîtra. Ça ne se fera que si télécharger légalement sera aussi simple que passer par un site de torrents (notez que je ne parle absolument pas du prix : 5 € (5,45 € très exactement, au final, avec les taxes), je pense qu’on peut admettre que le prix est tout à fait adéquat pour une heure de musique au format numérique en qualité optimale et téléchargeable immédiatement, sans DRM.

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    Cool, T411 (site de torrents) a été fermé !20170627163256-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170627_163256_Cool__T411__site_de_torrents__a_ete_ferme__Tue, 27 Jun 2017 16:32:56 +0200‑ Cool ?
    ‑ Ben ouais : cool !
    ‑ Pourquoi ?
    ‑ Parce que dès demain, on verra apparaître un tas de nouveaux sites de torrents qui vont aller combler le manque qu’aura induit la fermeture de T411.

    Ça a été comme ça avec Mininova, avec KickAssTorrents, avec ThePirateBay, avec Torrentz, et plus récemment avec Nyaa (dont il y a déjà des miroirs et qui sont actifs, lol).

    À chaque fois qu’ils ferment un site comme T411, il y en a des tas d’autres qui apparaissent. C’est comme ça, quand les rançonneurs de musique attaquent ceux qui la distribuent en deux clics, au lieux de monter un système qui permet de l’acheter à un prix décent en un clic.

    Je suis mauvaise langue, un peu quand-même : la tendance commence à s’inverser, mais c’est surtout grâce à Google, Apple, Spotify, Deezer, Youtube qui mettent en place des plateformes simples pour accéder à des musiques, films, livres, jeux…
    Y compris avec un système proche de la licence globale (abonnement à prix fixe pour de l’illimité). Seul ennui, encore et toujours : c’est souvent (pas toujours) en streaming, ce qui n’est pas toujours pratique quand le réseau vient à manquer. Perso je préfère encore avoir mes fichiers en local sur mon téléphone, pour ne pas saturer la bande passante ni exploser mon forfait (et pour pouvoir écouter de la musique aussi dans les zones sans 4G 3G 2G GSM) et le problème du catalogue : je le trouve où mon film en fHD avec des sous-titres ?

    Donc ouais : cool, dans un sens.

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    ‑ Cool ?
    ‑ Ben ouais : cool !
    ‑ Pourquoi ?
    ‑ Parce que dès demain, on verra apparaître un tas de nouveaux sites de torrents qui vont aller combler le manque qu’aura induit la fermeture de T411.

    Ça a été comme ça avec Mininova, avec KickAssTorrents, avec ThePirateBay, avec Torrentz, et plus récemment avec Nyaa (dont il y a déjà des miroirs et qui sont actifs, lol).

    À chaque fois qu’ils ferment un site comme T411, il y en a des tas d’autres qui apparaissent. C’est comme ça, quand les rançonneurs de musique attaquent ceux qui la distribuent en deux clics, au lieux de monter un système qui permet de l’acheter à un prix décent en un clic.

    Je suis mauvaise langue, un peu quand-même : la tendance commence à s’inverser, mais c’est surtout grâce à Google, Apple, Spotify, Deezer, Youtube qui mettent en place des plateformes simples pour accéder à des musiques, films, livres, jeux…
    Y compris avec un système proche de la licence globale (abonnement à prix fixe pour de l’illimité). Seul ennui, encore et toujours : c’est souvent (pas toujours) en streaming, ce qui n’est pas toujours pratique quand le réseau vient à manquer. Perso je préfère encore avoir mes fichiers en local sur mon téléphone, pour ne pas saturer la bande passante ni exploser mon forfait (et pour pouvoir écouter de la musique aussi dans les zones sans 4G 3G 2G GSM) et le problème du catalogue : je le trouve où mon film en fHD avec des sous-titres ?

    Donc ouais : cool, dans un sens.

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    Il fait chaud, ouvrons une bouche d’incendie20170624111304-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170624_111304_Il_fait_chaud__ouvrons_une_bouche_d___incendieSat, 24 Jun 2017 11:13:04 +0200
  • Les ouvertures sauvages de bouches d'incendie chauffent les élus et les pompiers
  • Visiblement y a des gens qui, pour s’amuser durant la canicule, ouvrent des bouches d’incendie. On parle de 600 bouches d’incendies ouvertes dans le nord de la France et plus de 600 000 mètre cubes d’eau perdue en Île de France.

    Ouais c’est absolument énorme, surtout en période de sécheresse où l’eau est assez précieuse.

    À part peut-être planquer des sniper à balles réelles en face des bouches d’incendie (certains essayeront tout de même, mais ils n’arriveront pas à les ouvrir), il ne semble pas y avoir de solutions : si les gens veulent de l’eau, rien ne les empêchera d’en avoir. C’est simple, si mettre les pompiers en incapacité de protéger la population de toute une ville n’est pas suffisamment dissuasif, alors rien ne le sera.
    C’est comme devenir un criminel : si la perpétuité ou la peine de mort (dans certains pays) n’est pas assez dissuasive pour éviter les crimes, alors la répression ne sert à rien, ça n’est pas la bonne solution.

    Ce que je ne comprends pas du coup, c’est pourquoi les municipalités ne mettent pas des arroseurs dans les parcs ? Ou des jets d’eau sur les places publiques ?
    Au moins ça fera de l’eau pour gens dans des endroits appropriés (pas en plein milieu d’un carrefour), et en plus l’eau dans ces systèmes tourne en circuit fermé : l’eau est réutilisée. On n’injecte que l’eau qui s’évapore, ce qui est toujours largement moins que ce qu’on perd avec une bouche d’incendie, et dans tous les cas ça foutra la paix aux pompiers qui sont débordés (littéralement).

    Dans tous les cas ça ne résout pas le problème des cons.

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  • Les ouvertures sauvages de bouches d'incendie chauffent les élus et les pompiers
  • Visiblement y a des gens qui, pour s’amuser durant la canicule, ouvrent des bouches d’incendie. On parle de 600 bouches d’incendies ouvertes dans le nord de la France et plus de 600 000 mètre cubes d’eau perdue en Île de France.

    Ouais c’est absolument énorme, surtout en période de sécheresse où l’eau est assez précieuse.

    À part peut-être planquer des sniper à balles réelles en face des bouches d’incendie (certains essayeront tout de même, mais ils n’arriveront pas à les ouvrir), il ne semble pas y avoir de solutions : si les gens veulent de l’eau, rien ne les empêchera d’en avoir. C’est simple, si mettre les pompiers en incapacité de protéger la population de toute une ville n’est pas suffisamment dissuasif, alors rien ne le sera.
    C’est comme devenir un criminel : si la perpétuité ou la peine de mort (dans certains pays) n’est pas assez dissuasive pour éviter les crimes, alors la répression ne sert à rien, ça n’est pas la bonne solution.

    Ce que je ne comprends pas du coup, c’est pourquoi les municipalités ne mettent pas des arroseurs dans les parcs ? Ou des jets d’eau sur les places publiques ?
    Au moins ça fera de l’eau pour gens dans des endroits appropriés (pas en plein milieu d’un carrefour), et en plus l’eau dans ces systèmes tourne en circuit fermé : l’eau est réutilisée. On n’injecte que l’eau qui s’évapore, ce qui est toujours largement moins que ce qu’on perd avec une bouche d’incendie, et dans tous les cas ça foutra la paix aux pompiers qui sont débordés (littéralement).

    Dans tous les cas ça ne résout pas le problème des cons.

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    « Théorie » de l’évolution20170623175636-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170623_175636_____Theorie_____de_l___evolutionFri, 23 Jun 2017 17:56:36 +0200Pourtant, le sujet de l’évolution a déjà animé les débats politiques en début d’année, lorsque Numan Kurtulmuş, premier vice-Premier ministre, a décrit cette théorie comme « archaïque et dépourvue de preuves ». Et quand le ministère de l’Éducation a indiqué qu'il allait augmenter le nombre d’heures consacrées à l’étude de la religion.

    Turquie. La théorie de l’évolution plus enseignée à l’école

    Ah oui : enseignons plutôt un truc écrit dans un livre vieux de 1500 ans qui base tout sur une histoire non sourcée.

    On me rappelle ce que veut dire « archaïque » et « dépourvue de preuves », s’il vous plaît ?

    C’est bien ce que je croyais.

    Vous savez quoi ? Vous êtes évidemment libres de croire ce que vous voulez, mais l’avantage de la science c’est que ça se base du des choses réelles et on n’a pas donc pas besoin d’y croire pour que ça reste vrai. Si vous n’y comprenez rien, ce n’est pas non plus de votre faute : la nature n’a aucun dû concernant son appréhensibilité par vous ou moi. Après y a des gens plus courageux que d’autres face à l’incompréhension de la nature…

    Ce qui est de votre faute en revanche, c’est de sciemment prendre des trucs faux (la terre est plate, elle a 4000 ans, etc.) et faire passer ça pour de la science, rendant l’humanité plus bête qu’elle ne l’était hier. Ouais, je le dis : c’est avec des décisions comme ça que l’on a perdu 1000 ans à se foutre des épées dans le ventre pour des histoires de crucifix et de divinités plutôt qu’enseigner la technologie, la science ou la médecine.


    Et pour ceux qui prennent peur quand on parle de « théorie », sachez qu’une théorie c’est simplement un ensemble d’hypothèses qui sont en concordances les unes avec les autres. L’évolution est une théorie. La terre plate est une théorie. Il n’y a pas de différence à ce niveau.
    La différence se situe après : de ces deux théories, l’une est en adéquation avec ce qu’on observe dans la réalité, l’autre est un ramassis de bullshit dont on sait démontrer la fausseté.

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    Pourtant, le sujet de l’évolution a déjà animé les débats politiques en début d’année, lorsque Numan Kurtulmuş, premier vice-Premier ministre, a décrit cette théorie comme « archaïque et dépourvue de preuves ». Et quand le ministère de l’Éducation a indiqué qu'il allait augmenter le nombre d’heures consacrées à l’étude de la religion.

    Turquie. La théorie de l’évolution plus enseignée à l’école

    Ah oui : enseignons plutôt un truc écrit dans un livre vieux de 1500 ans qui base tout sur une histoire non sourcée.

    On me rappelle ce que veut dire « archaïque » et « dépourvue de preuves », s’il vous plaît ?

    C’est bien ce que je croyais.

    Vous savez quoi ? Vous êtes évidemment libres de croire ce que vous voulez, mais l’avantage de la science c’est que ça se base du des choses réelles et on n’a pas donc pas besoin d’y croire pour que ça reste vrai. Si vous n’y comprenez rien, ce n’est pas non plus de votre faute : la nature n’a aucun dû concernant son appréhensibilité par vous ou moi. Après y a des gens plus courageux que d’autres face à l’incompréhension de la nature…

    Ce qui est de votre faute en revanche, c’est de sciemment prendre des trucs faux (la terre est plate, elle a 4000 ans, etc.) et faire passer ça pour de la science, rendant l’humanité plus bête qu’elle ne l’était hier. Ouais, je le dis : c’est avec des décisions comme ça que l’on a perdu 1000 ans à se foutre des épées dans le ventre pour des histoires de crucifix et de divinités plutôt qu’enseigner la technologie, la science ou la médecine.


    Et pour ceux qui prennent peur quand on parle de « théorie », sachez qu’une théorie c’est simplement un ensemble d’hypothèses qui sont en concordances les unes avec les autres. L’évolution est une théorie. La terre plate est une théorie. Il n’y a pas de différence à ce niveau.
    La différence se situe après : de ces deux théories, l’une est en adéquation avec ce qu’on observe dans la réalité, l’autre est un ramassis de bullshit dont on sait démontrer la fausseté.

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    JLM et le drapeau de la Vierge Marie.20170622165544-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170622_165544_JLM_et_le_drapeau_de_la_Vierge_Marie.Thu, 22 Jun 2017 16:55:44 +0200 Pour sa première visite à l'Assemblée nationale en tant que député fraîchement élu, Jean-Luc Mélenchon s'est plaint de la présence du drapeau européen, pas assez républicain à ses yeux. Et il en a profité pour souligner combien il est un symbole... marial.

    (Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison)

    Ouais, alors autant j’apprécie assez à la fois le franc parler de JLM et une partie de son programme (pratiquement tout à l’exception de son anti-européisme), autant là je trouve sa remarque débile. Juste, mais débile.

    Ouais, il a raison : les douze étoiles ont une connotation religieuse. Et alors ?
    Il s’attendait à quoi en étant né dans un pays, un continent même, dont l’histoire est, sur pratiquement 2 000 ans, étroitement lié à celle d’une religion ?

    Dieu sait que je m’en cogne de la religion (oui cette tournure de phrase est voulue — je préfère le dire, hein), que je considère ça comme personnel et que ça devrait le rester, mais dans un pays comme la France, 2 000 ans de symbolique, de meurs, d’histoire ne s’effacent pas en un jour. Être un pays laïc ne signifie pas qu’on doit bannir tous les signes religieux partout.

    Je l’ai déjà dit : si on veut aller dans son sens, alors il faudrait tout changer dans notre société, à commencer par notre calendrier (y compris le nom des mois et des jours). J’imagine que JLM s’esclaffe quotidiennement devant son calendrier en se disant que l’an « 2017 » ce sont deux mille dix-sept années après Jésus Christ ? Et que le jour où il a fait sa remarque (un mercredi) il a dit que c’était insoutenable de vivre un jour nommé d’après un dieu romain ? C’est la République Française, ici, pas l’Empire Romain, par toutatis !

    Et le calendrier n’est que le début de ce qu’il faudrait interdire, le début d’une très longue liste.

    Pourtant, perso, je préfère la seconde solution d’un État Laïc : plutôt que de tout nettoyer au carsher, et tout peindre en blanc, on peut aussi laisser tout le monde faire comme il veut et devenir une société ouverte, avec des gens ouverts d’esprits.

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    Pour sa première visite à l'Assemblée nationale en tant que député fraîchement élu, Jean-Luc Mélenchon s'est plaint de la présence du drapeau européen, pas assez républicain à ses yeux. Et il en a profité pour souligner combien il est un symbole... marial.

    (Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison)

    Ouais, alors autant j’apprécie assez à la fois le franc parler de JLM et une partie de son programme (pratiquement tout à l’exception de son anti-européisme), autant là je trouve sa remarque débile. Juste, mais débile.

    Ouais, il a raison : les douze étoiles ont une connotation religieuse. Et alors ?
    Il s’attendait à quoi en étant né dans un pays, un continent même, dont l’histoire est, sur pratiquement 2 000 ans, étroitement lié à celle d’une religion ?

    Dieu sait que je m’en cogne de la religion (oui cette tournure de phrase est voulue — je préfère le dire, hein), que je considère ça comme personnel et que ça devrait le rester, mais dans un pays comme la France, 2 000 ans de symbolique, de meurs, d’histoire ne s’effacent pas en un jour. Être un pays laïc ne signifie pas qu’on doit bannir tous les signes religieux partout.

    Je l’ai déjà dit : si on veut aller dans son sens, alors il faudrait tout changer dans notre société, à commencer par notre calendrier (y compris le nom des mois et des jours). J’imagine que JLM s’esclaffe quotidiennement devant son calendrier en se disant que l’an « 2017 » ce sont deux mille dix-sept années après Jésus Christ ? Et que le jour où il a fait sa remarque (un mercredi) il a dit que c’était insoutenable de vivre un jour nommé d’après un dieu romain ? C’est la République Française, ici, pas l’Empire Romain, par toutatis !

    Et le calendrier n’est que le début de ce qu’il faudrait interdire, le début d’une très longue liste.

    Pourtant, perso, je préfère la seconde solution d’un État Laïc : plutôt que de tout nettoyer au carsher, et tout peindre en blanc, on peut aussi laisser tout le monde faire comme il veut et devenir une société ouverte, avec des gens ouverts d’esprits.

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    L’espace devient (enfin) un business, et ce n’est pas trop tôt20170612171212-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170612_171212_L___espace_devient__enfin__un_business__et_ce_n___est_pas_trop_totMon, 12 Jun 2017 17:12:12 +0200
  • SpaceX, Blue Origin, Virgin... : comment l'espace est devenu un business comme les autres - Business - Numerama
  • Le fait que l’espace devient le terrain de jeu des entreprises privées n’est pas un hasard du tout. C’est logique.

    J’en ai déjà parlé. Et je maintiens : le seul problème avec cette privatisation des routes vers l’espace, c’est qu’elle n’a pas eu lieue 30 ans plus tôt !

    Ce n’est pas au gouvernement d’assurer la tâche répétitive d’envoyer des gens sur l’ISS et les faire rentrer sur Terre. Et même si l’ISS est une station de recherche, ce n’est pas l’État qui transporte les chercheurs vers leur centre de recherche quand ce dernier se trouve sur Terre, mais les compagnies de bus, ou bien les voitures personnelles. Bien.

    Le rôle de l’État est d’assumer des risques qu’aucune compagnie privée ne peut prendre, car prendre des risques n’est pas économiquement viable. L’État prend ces risques car il n’a pas de retour économique à attendre, il n’est pas là pour ça.

    En l’occurrence, la Nasa a vu la jour durant la Guerre Froide : la conquête spatiale a d’ailleurs été dominée par les soviétiques : première fusée, première fusée en orbite, premier animal dans l’espace, premier homme dans l’espace, première femme dans l’espace…
    La Nasa a été créée en réponse à ça, sur la base de la Guerre : une fusée c’est simplement un missile avec des gens dedans. La seule chose qu’ils ont fait en premier, c’est poser un humain sur la Lune et le ramener vivant.

    L’État sert à repousser les frontières du possibles où il est possible d’aller et ce qui est possible de faire. C’est le principe de toute la recherche qui n’a à première vue pas de retombées économiques directes (ce sont d’ailleurs même les entreprises privées qui en profitent, en sous-traitant l’État — Lockhead, Boeing, etc. pour la Nasa — proposant en retour des emplois, des impôts et des retombées économiques secondaires pour tout le monde).

    Une fois que la route est pavée, bien maîtrisée, elle est mise à disposition des boîtes privées qui sont intéressées et ce sont elles qui deviennent les acteurs sur ces routes. Ceci laisse ensuite à l’État le soin de pouvoir ouvrir de nouvelles frontières (dans l’exploration spatiale, on parle aujourd’hui d’aller sur Mars ou d’établir une base sur la Lune).

    Cette exploration faite par l’État puis reprise à son compte par les boîtes privées s’est toujours faite :

    • le voyage vers l’Amérique a été financée par le Roi d’Espagne, avant de permettre à des entreprises privées de fonder le commerce des épices et des esclaves (oui je n’ai pas dit que ça a toujours été éthique, même si pour l’époque ça n’avait rien d’anormal).
    • la recherche sur l’électricité et le magnétisme par M. Faraday a été financée par la Grande Bretagne. Faraday, face aux critiques sur l’inutilité de ses travaux dira même « peu importe ce que coûtent mes travaux sur l’électricité : un jour vous pourrez le taxer ». Tous les appareils électriques chez vous et dehors sont issus de ses travaux. Et tous sont fabriqués par des boîtes privées (et tous taxés par le gouvernement :p). Sans compter les compagnies d’électricité, elles aussi privées.
    • la recherche sur la thermodynamique (qui donnera naissance aux voitures et aux moteurs thermique ou aux frigos) aussi.
    • la recherche sur les ondes (par Hertz et les autres) : aujourd’hui la télécommunication sans fil est privatisée.
    • la mise en place du premier chemin de fer (avant d’être (ou se faire) privatisé)
    • la mise en place de l’aviation.
    • la mise en place d’Internet : ce qui était un sujet de recherche et militaire est aujourd’hui privatisé. Ce sont les entreprises qui installent le réseau, que je sache.

    Quant à la recherche scientifique en général, je vais pas me répéter : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de retombées économiques sur votre compte en banque que ça ne contribue pas au progrès de l’espèce humaine sur le long terme. J’en parle , , , .

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  • SpaceX, Blue Origin, Virgin... : comment l'espace est devenu un business comme les autres - Business - Numerama
  • Le fait que l’espace devient le terrain de jeu des entreprises privées n’est pas un hasard du tout. C’est logique.

    J’en ai déjà parlé. Et je maintiens : le seul problème avec cette privatisation des routes vers l’espace, c’est qu’elle n’a pas eu lieue 30 ans plus tôt !

    Ce n’est pas au gouvernement d’assurer la tâche répétitive d’envoyer des gens sur l’ISS et les faire rentrer sur Terre. Et même si l’ISS est une station de recherche, ce n’est pas l’État qui transporte les chercheurs vers leur centre de recherche quand ce dernier se trouve sur Terre, mais les compagnies de bus, ou bien les voitures personnelles. Bien.

    Le rôle de l’État est d’assumer des risques qu’aucune compagnie privée ne peut prendre, car prendre des risques n’est pas économiquement viable. L’État prend ces risques car il n’a pas de retour économique à attendre, il n’est pas là pour ça.

    En l’occurrence, la Nasa a vu la jour durant la Guerre Froide : la conquête spatiale a d’ailleurs été dominée par les soviétiques : première fusée, première fusée en orbite, premier animal dans l’espace, premier homme dans l’espace, première femme dans l’espace…
    La Nasa a été créée en réponse à ça, sur la base de la Guerre : une fusée c’est simplement un missile avec des gens dedans. La seule chose qu’ils ont fait en premier, c’est poser un humain sur la Lune et le ramener vivant.

    L’État sert à repousser les frontières du possibles où il est possible d’aller et ce qui est possible de faire. C’est le principe de toute la recherche qui n’a à première vue pas de retombées économiques directes (ce sont d’ailleurs même les entreprises privées qui en profitent, en sous-traitant l’État — Lockhead, Boeing, etc. pour la Nasa — proposant en retour des emplois, des impôts et des retombées économiques secondaires pour tout le monde).

    Une fois que la route est pavée, bien maîtrisée, elle est mise à disposition des boîtes privées qui sont intéressées et ce sont elles qui deviennent les acteurs sur ces routes. Ceci laisse ensuite à l’État le soin de pouvoir ouvrir de nouvelles frontières (dans l’exploration spatiale, on parle aujourd’hui d’aller sur Mars ou d’établir une base sur la Lune).

    Cette exploration faite par l’État puis reprise à son compte par les boîtes privées s’est toujours faite :

    • le voyage vers l’Amérique a été financée par le Roi d’Espagne, avant de permettre à des entreprises privées de fonder le commerce des épices et des esclaves (oui je n’ai pas dit que ça a toujours été éthique, même si pour l’époque ça n’avait rien d’anormal).
    • la recherche sur l’électricité et le magnétisme par M. Faraday a été financée par la Grande Bretagne. Faraday, face aux critiques sur l’inutilité de ses travaux dira même « peu importe ce que coûtent mes travaux sur l’électricité : un jour vous pourrez le taxer ». Tous les appareils électriques chez vous et dehors sont issus de ses travaux. Et tous sont fabriqués par des boîtes privées (et tous taxés par le gouvernement :p). Sans compter les compagnies d’électricité, elles aussi privées.
    • la recherche sur la thermodynamique (qui donnera naissance aux voitures et aux moteurs thermique ou aux frigos) aussi.
    • la recherche sur les ondes (par Hertz et les autres) : aujourd’hui la télécommunication sans fil est privatisée.
    • la mise en place du premier chemin de fer (avant d’être (ou se faire) privatisé)
    • la mise en place de l’aviation.
    • la mise en place d’Internet : ce qui était un sujet de recherche et militaire est aujourd’hui privatisé. Ce sont les entreprises qui installent le réseau, que je sache.

    Quant à la recherche scientifique en général, je vais pas me répéter : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de retombées économiques sur votre compte en banque que ça ne contribue pas au progrès de l’espèce humaine sur le long terme. J’en parle , , , .

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    Linux : changer de sortie audio en un clic20170610233739-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170610_233739_Linux____changer_de_sortie_audio_en_un_clicSat, 10 Jun 2017 23:37:39 +0200Sur mon ordi, il m’arrive d’avoir à basculer d’une sortie audio à une autre : entre la sortie casque et les hauts parleurs du PC, par exemple. Généralement, quand on veut que le son sorte par les haut-parleurs, on doit débrancher le casque.
    Sauf que si vous êtes un fainéant comme moi, vous préférez le laisser brancher tout le temps et pouvoir tout de même recevoir le son des hauts parleurs. Perso j’ai également un écran branché en HDMI où sont branchés d’autres écouteurs.

    Sous Linux Mint ou Ubuntu, on peut choisir la sortie manuellement dans les paramètres audio :

    paramètres audio sous linux mint
    Il faut chercher un peu. Il faut choisir la carte son (intégrée ou HDMI) en premier puis la sortie (principale ou casque pour la carte intégrée ; sortie écran pour HDMI). C’est donc un peu le bordel.

    L’idée de ce post est de créer un petit bouton sur la barre de bureau, ouvrant une fenêtre qui permet de choisir la sortie audio en un clic :

    mon applet audio

    Le bouton ne fait que lancer un script, et c’est l’écriture de ce script que l’on va faire ici.

    Fonctionnement de l’audio sous Linux

    Le fonctionnement de l’audio sous Linux a toujours été un peu bordélique : entre Pulse audio, Alsa, OSS, OpenAL et différentes bibliothèques un peu partout. Le fonctionnement sous Mint se fait comme suit :

    1. le système sélectionne une des sorties d’une carte audio
    2. le système envoie le flux audio sur cette sortie

    Chaque combinaison (carte+sortie) correspond à un « profile » audio.

    Principe du script

    À l’aide de la ligne de commande, on peut manuellement diriger un flux audio sur une sortie précise. Ceci se fait au moyen de la commande pacmd.
    Dans notre script, en fonction du choix de l’utilisateur, on va activer la sortie sélectionnée et y envoyer l’audio.

    Listage des sorties audio sur l’ordi

    Dans le cas présent, seules les sorties des hauts parleurs et celui du casque sont importantes. En premier lieu, il faut lister les sorties audio présentes sur le système et repérer celles qui nous intéressent.

    Ceci se fait au moyen de trois commandes, qui listent chacune une information dont on aura besoin pour notre script :

    pacmd list | grep "active profile"
    pacmd list | grep "active port" | grep "output"
    pacmd list-sinks | grep "name:"

    On va exécuter ces commandes et en noter le retour pour chaque configuration qui nous intéresse : sortie haut-parleurs, sortie casque, …

    Pour les haut-parleurs

    Jouez une musique ou une vidéo et assurez-vous que le son sorte par les haut parleurs.
    Lancez ensuite les trois commandes précédentes. Le retour devrait être respectivement quelque chose dans ce format là :

    • Profile :
      active profile: <output:analog-stereo+input:analog-stereo>
    • Port :
      active port: <analog-output-speaker>
    • Sink :
      name: <alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo>

    Cela vous retourne le profile, le port et le flux audio correspondant au haut-parleurs.

    Pour le casque audio

    Branchez maintenant un casque. et refaites la même manip.
    Les trois commandes retournent maintenant ça :

    • Profile :
      active profile: <output:analog-stereo+input:analog-stereo>
    • Port :
      active port: <analog-output-headphones>
    • Sink :
      name: <alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo>

    Le seul changement ici est celui du port. Ceci vient du fait que le même profile gère à la fois la sortie des haut-parleurs et celui du casque. Si vous aviez branché votre casque ailleurs (sur un écran HDMI, sur le port Jack d’un haut-parleur, ou sur une sortie bluetooth), ça serait différent.

    Pour ma sortie HDMI

    • Profile :
      active profile: <output:hdmi-stereo+input:analog-stereo>
    • Port :
      active port: <hdmi-output-0>
    • Sink :
      name: <alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo>

    Tester les commandes

    Maintenant on a les informations qu’il faut pour modifier, en ligne de commandes, la sortie audio.

    Lancez successivement les commandes dans le format suivant :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 PROFILE
    pacmd set-sink-port SINK PORT

    Ainsi, pour envoyer le son sur la sortie casque avec les informations de l’exemple précédent :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
    pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-headphones

    Pour l’envoyer sur la sortie haut-parleurs :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
    pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-speaker

    Dans mon cas, pour l’envoyer sur la sortie HDMI :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 output:hdmi-stereo+input:analog-stereo
    pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo hdmi-output-0

    Si ces commandes ont le résultat souhaité, on a fait 90 % du travail. Il nous reste à créer un script qui lance automatiquement ces commandes. Pour faire un truc plus cool, on va utiliser Zenity, qui permet de lancer des fenêtres popup pour Gnome/Mate, avec un menu.

    Le menu Zenity

    Si zenity n’est pas installé, installez-le.
    Le fonctionnement est très simple : pour faire une liste avec des choix, on utilise la commande zenity --list à laquelle on spécifie lesdits choix. Dans notre cas, ça donne ça :

    zenity --list \
        --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" \
        --column="Id" --column="Nom" \
           1 "Laptop Speakers" \
           2 "Laptop Jack" \
           3 "Screen Jack"

    Vous pouvez essayer cette commande dans le terminal : ça ouvre une petite fenêtre où vous pouvez choisir une ligne. La commande retournera un numéro 1, 2 ou 3 en fonction de votre choix.

    Si l’envie vous prend, vous pouvez étudier un peu plus en profondeur Zenity : il permet de faire des scripts interactifs. Ici l’on a une liste de choix, mais on peut aussi faire des curseurs (je fais ça pour mon script de compression JPEG : je choisis la compression au curseur), des confirmations, des notifications…

    Le script final

    Dans notre script, on demande le choix à l’aide Zenity et on fait simplement un test sur la valeur de retour. Ensuite, on exécute les commandes avec pacmd précédentes qui corresponde au choix :

    CHOICE=$(zenity --list --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" --column="Id" --column="Nom" 1 "Laptop Speakers" 2 "Laptop Jack" 3 "Screen Jack");
    
    if [ $CHOICE -eq 1 ]
    then
        # activer sortie haut-parleurs
    elif [ $CHOICE -eq 2 ]
    then
        # activer sortie casque
    else
        # activer sortie HDMI
    fi

    Le script final, dans mon cas donne ceci :

    #!/bin/sh
    
    CHOICE=$(zenity --list --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" --column="Id" --column="Nom" 1 "Laptop Speakers" 2 "Laptop Jack" 3 "Screen Jack");
    
    # LAPTOP SPEAKERS
    if [ $CHOICE -eq 1 ]
    then
    	pacmd set-card-profile 0 off # turn off
    	pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo # laptop
    	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-speaker # laptop speaker
    
    # LAPTOP JACK
    elif [ $CHOICE -eq 2 ]
    then
    	pacmd set-card-profile 0 off
    	pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
    	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-headphones
    
    # HDMI / SCREEN JACK
    else
    	pacmd set-card-profile 0 off
    	pacmd set-card-profile 0 output:hdmi-stereo+input:analog-stereo
    	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo hdmi-output-0
    fi

    Placez ce code dans un fichier .sh que vous enregistrez quelque part, par exemple ~/Documents/scripts/audio-picker.sh.

    Ensuite, sur la barre de bureau Mate/Gnome, faites un clic droit puis « ajouter au tableau de bord ». Choisissez « lanceur d’application personnalisé ». Dans la fenêtre pour le créer, donnez un nom (« choisir une sortie audio », par exemple), mettez le chemin vers votre fichier dans le champ de la commande. Si vous cliquez sur l’icône (en haut à gauche) vous pouvez lui donner une icône personnalisée. Enfin, cliquez sur « Valider » :

    add a new applet

    ]]>
    Sur mon ordi, il m’arrive d’avoir à basculer d’une sortie audio à une autre : entre la sortie casque et les hauts parleurs du PC, par exemple. Généralement, quand on veut que le son sorte par les haut-parleurs, on doit débrancher le casque.
    Sauf que si vous êtes un fainéant comme moi, vous préférez le laisser brancher tout le temps et pouvoir tout de même recevoir le son des hauts parleurs. Perso j’ai également un écran branché en HDMI où sont branchés d’autres écouteurs.

    Sous Linux Mint ou Ubuntu, on peut choisir la sortie manuellement dans les paramètres audio :

    paramètres audio sous linux mint
    Il faut chercher un peu. Il faut choisir la carte son (intégrée ou HDMI) en premier puis la sortie (principale ou casque pour la carte intégrée ; sortie écran pour HDMI). C’est donc un peu le bordel.

    L’idée de ce post est de créer un petit bouton sur la barre de bureau, ouvrant une fenêtre qui permet de choisir la sortie audio en un clic :

    mon applet audio

    Le bouton ne fait que lancer un script, et c’est l’écriture de ce script que l’on va faire ici.

    Fonctionnement de l’audio sous Linux

    Le fonctionnement de l’audio sous Linux a toujours été un peu bordélique : entre Pulse audio, Alsa, OSS, OpenAL et différentes bibliothèques un peu partout. Le fonctionnement sous Mint se fait comme suit :

    1. le système sélectionne une des sorties d’une carte audio
    2. le système envoie le flux audio sur cette sortie

    Chaque combinaison (carte+sortie) correspond à un « profile » audio.

    Principe du script

    À l’aide de la ligne de commande, on peut manuellement diriger un flux audio sur une sortie précise. Ceci se fait au moyen de la commande pacmd.
    Dans notre script, en fonction du choix de l’utilisateur, on va activer la sortie sélectionnée et y envoyer l’audio.

    Listage des sorties audio sur l’ordi

    Dans le cas présent, seules les sorties des hauts parleurs et celui du casque sont importantes. En premier lieu, il faut lister les sorties audio présentes sur le système et repérer celles qui nous intéressent.

    Ceci se fait au moyen de trois commandes, qui listent chacune une information dont on aura besoin pour notre script :

    pacmd list | grep "active profile"
    pacmd list | grep "active port" | grep "output"
    pacmd list-sinks | grep "name:"

    On va exécuter ces commandes et en noter le retour pour chaque configuration qui nous intéresse : sortie haut-parleurs, sortie casque, …

    Pour les haut-parleurs

    Jouez une musique ou une vidéo et assurez-vous que le son sorte par les haut parleurs.
    Lancez ensuite les trois commandes précédentes. Le retour devrait être respectivement quelque chose dans ce format là :

    • Profile :
      active profile: <output:analog-stereo+input:analog-stereo>
    • Port :
      active port: <analog-output-speaker>
    • Sink :
      name: <alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo>

    Cela vous retourne le profile, le port et le flux audio correspondant au haut-parleurs.

    Pour le casque audio

    Branchez maintenant un casque. et refaites la même manip.
    Les trois commandes retournent maintenant ça :

    • Profile :
      active profile: <output:analog-stereo+input:analog-stereo>
    • Port :
      active port: <analog-output-headphones>
    • Sink :
      name: <alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo>

    Le seul changement ici est celui du port. Ceci vient du fait que le même profile gère à la fois la sortie des haut-parleurs et celui du casque. Si vous aviez branché votre casque ailleurs (sur un écran HDMI, sur le port Jack d’un haut-parleur, ou sur une sortie bluetooth), ça serait différent.

    Pour ma sortie HDMI

    • Profile :
      active profile: <output:hdmi-stereo+input:analog-stereo>
    • Port :
      active port: <hdmi-output-0>
    • Sink :
      name: <alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo>

    Tester les commandes

    Maintenant on a les informations qu’il faut pour modifier, en ligne de commandes, la sortie audio.

    Lancez successivement les commandes dans le format suivant :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 PROFILE
    pacmd set-sink-port SINK PORT

    Ainsi, pour envoyer le son sur la sortie casque avec les informations de l’exemple précédent :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
    pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-headphones

    Pour l’envoyer sur la sortie haut-parleurs :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
    pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-speaker

    Dans mon cas, pour l’envoyer sur la sortie HDMI :

    pacmd set-card-profile 0 off
    pacmd set-card-profile 0 output:hdmi-stereo+input:analog-stereo
    pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo hdmi-output-0

    Si ces commandes ont le résultat souhaité, on a fait 90 % du travail. Il nous reste à créer un script qui lance automatiquement ces commandes. Pour faire un truc plus cool, on va utiliser Zenity, qui permet de lancer des fenêtres popup pour Gnome/Mate, avec un menu.

    Le menu Zenity

    Si zenity n’est pas installé, installez-le.
    Le fonctionnement est très simple : pour faire une liste avec des choix, on utilise la commande zenity --list à laquelle on spécifie lesdits choix. Dans notre cas, ça donne ça :

    zenity --list \
        --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" \
        --column="Id" --column="Nom" \
           1 "Laptop Speakers" \
           2 "Laptop Jack" \
           3 "Screen Jack"

    Vous pouvez essayer cette commande dans le terminal : ça ouvre une petite fenêtre où vous pouvez choisir une ligne. La commande retournera un numéro 1, 2 ou 3 en fonction de votre choix.

    Si l’envie vous prend, vous pouvez étudier un peu plus en profondeur Zenity : il permet de faire des scripts interactifs. Ici l’on a une liste de choix, mais on peut aussi faire des curseurs (je fais ça pour mon script de compression JPEG : je choisis la compression au curseur), des confirmations, des notifications…

    Le script final

    Dans notre script, on demande le choix à l’aide Zenity et on fait simplement un test sur la valeur de retour. Ensuite, on exécute les commandes avec pacmd précédentes qui corresponde au choix :

    CHOICE=$(zenity --list --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" --column="Id" --column="Nom" 1 "Laptop Speakers" 2 "Laptop Jack" 3 "Screen Jack");
    
    if [ $CHOICE -eq 1 ]
    then
        # activer sortie haut-parleurs
    elif [ $CHOICE -eq 2 ]
    then
        # activer sortie casque
    else
        # activer sortie HDMI
    fi

    Le script final, dans mon cas donne ceci :

    #!/bin/sh
    
    CHOICE=$(zenity --list --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" --column="Id" --column="Nom" 1 "Laptop Speakers" 2 "Laptop Jack" 3 "Screen Jack");
    
    # LAPTOP SPEAKERS
    if [ $CHOICE -eq 1 ]
    then
    	pacmd set-card-profile 0 off # turn off
    	pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo # laptop
    	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-speaker # laptop speaker
    
    # LAPTOP JACK
    elif [ $CHOICE -eq 2 ]
    then
    	pacmd set-card-profile 0 off
    	pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
    	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-headphones
    
    # HDMI / SCREEN JACK
    else
    	pacmd set-card-profile 0 off
    	pacmd set-card-profile 0 output:hdmi-stereo+input:analog-stereo
    	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo hdmi-output-0
    fi

    Placez ce code dans un fichier .sh que vous enregistrez quelque part, par exemple ~/Documents/scripts/audio-picker.sh.

    Ensuite, sur la barre de bureau Mate/Gnome, faites un clic droit puis « ajouter au tableau de bord ». Choisissez « lanceur d’application personnalisé ». Dans la fenêtre pour le créer, donnez un nom (« choisir une sortie audio », par exemple), mettez le chemin vers votre fichier dans le champ de la commande. Si vous cliquez sur l’icône (en haut à gauche) vous pouvez lui donner une icône personnalisée. Enfin, cliquez sur « Valider » :

    add a new applet

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    C’est chiant, les libertés, les droits de l’homme, toussa©…20170607170615-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170607_170615_C___est_chiant__les_libertes__les_droits_de_l___homme__toussa_____Wed, 07 Jun 2017 17:06:15 +0200Journée noire pour les libertés…

    En Grande-Bretagne, Thérésa May déclare qu’ils n’hésiteront pas à sacrifier les droits de l’homme pour instaurer la sécurité.

    Je ne sais pas vous, mais moi, ce genre de déclarations me fait penser à ça :

    i
    Ben ouais : si vous voulez vivre là où la sécurité est renforcée, où il y a caméras, des agents de sécurité, de flics armés, où vous êtes fouillés à toutes les portes et qu’en plus vous êtes prêts à sacrifier votre liberté pour ça, la meilleur solution reste encore d’aller vivre en prison..

    Oh et au passage, en France, on va dans le mur aussi : les lois actuellement en préparation (celles qu’ils vont passer, en silence, pendant que tout le peuple sera captivé par le massacre du code du travail) prévoient grosso-modo une normalisation de l’État d’Urgence (dans lequel on est depuis bientôt 2 ans) : les assignations à résidence seront prononcées par un arrêté (parce que la justice, c’est comme les droits de l’homme, c’est trop chiant). Idem pour les autres mesures :

    Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte, zones de protection et de sécurité, toutes ces mesures emblématiques du régime d’exception créé en 1955 pendant la guerre d’Algérie et perfectionné par touches successives depuis les attentats du 13 novembre 2015, devraient se retrouver dans le droit commun avec quelques modifications marginales.

    La marque de fabrique de cette transposition est que l’autorité judiciaire est maintenue à l’écart. Toutes ces mesures resteront l’apanage du ministère de l’intérieur et des préfets, sans l’intervention d’un juge judiciaire. Jusque-là, cette disposition était l’essence même de l’état d’urgence, pendant lequel, en raison de risques terroristes imminents, des pouvoirs exceptionnels et provisoires sont confiés à la police sous le contrôle du juge administratif et du Conseil d’Etat.

    (source)

    Ce que ça dit, c’est simplement que les forces de l’ordre et le préfet pourront vous assigner chez vous ou défoncer votre porte sans réellement motivation ou raison légal.
    Si ce genre de mesures peuvent à la limite présenter une certaine raison d’être dans les heures suivant une attaque (obtenir des autorisation prends plus de temps qu’il n’en faut pour permettre à des terroristes de s’enfuir), mettre ça dans le droit commun transforme tout simplement ce pays dans un état où le gouvernement et les autorités ont un pouvoir absolu et totalement déconnecté de la loi et du pouvoir judiciaire.

    Vous appelez ça comme vous voulez, chez moi ça s’appelle un régime autoritaire.

    Le plus difficile à imaginer dans tout ça, c’est que si l’état d’urgence (le régime « d’exception » d’hier) devient un régime « normal » aujourd’hui, comment donc sera le régime d’exception de demain ?

    Est-ce qu’ils vont ressortir les pelotons d’exécution ? Est-ce qu’ils vont ré-autoriser la torture ; et appeler ça « torture administrative » pour faire passer ça ? Est-ce qu’ils vont construire des camps d’emprisonnement « fabriqué en France » (c’est à la mode ce logo) ?

    Parce qu’après tout, si la police peut entrer chez toi ou t’interdire de sortir de chez toi comme elle le veut, on peut imaginer ce qu’on veut…

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    Journée noire pour les libertés…

    En Grande-Bretagne, Thérésa May déclare qu’ils n’hésiteront pas à sacrifier les droits de l’homme pour instaurer la sécurité.

    Je ne sais pas vous, mais moi, ce genre de déclarations me fait penser à ça :

    i
    Ben ouais : si vous voulez vivre là où la sécurité est renforcée, où il y a caméras, des agents de sécurité, de flics armés, où vous êtes fouillés à toutes les portes et qu’en plus vous êtes prêts à sacrifier votre liberté pour ça, la meilleur solution reste encore d’aller vivre en prison..

    Oh et au passage, en France, on va dans le mur aussi : les lois actuellement en préparation (celles qu’ils vont passer, en silence, pendant que tout le peuple sera captivé par le massacre du code du travail) prévoient grosso-modo une normalisation de l’État d’Urgence (dans lequel on est depuis bientôt 2 ans) : les assignations à résidence seront prononcées par un arrêté (parce que la justice, c’est comme les droits de l’homme, c’est trop chiant). Idem pour les autres mesures :

    Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte, zones de protection et de sécurité, toutes ces mesures emblématiques du régime d’exception créé en 1955 pendant la guerre d’Algérie et perfectionné par touches successives depuis les attentats du 13 novembre 2015, devraient se retrouver dans le droit commun avec quelques modifications marginales.

    La marque de fabrique de cette transposition est que l’autorité judiciaire est maintenue à l’écart. Toutes ces mesures resteront l’apanage du ministère de l’intérieur et des préfets, sans l’intervention d’un juge judiciaire. Jusque-là, cette disposition était l’essence même de l’état d’urgence, pendant lequel, en raison de risques terroristes imminents, des pouvoirs exceptionnels et provisoires sont confiés à la police sous le contrôle du juge administratif et du Conseil d’Etat.

    (source)

    Ce que ça dit, c’est simplement que les forces de l’ordre et le préfet pourront vous assigner chez vous ou défoncer votre porte sans réellement motivation ou raison légal.
    Si ce genre de mesures peuvent à la limite présenter une certaine raison d’être dans les heures suivant une attaque (obtenir des autorisation prends plus de temps qu’il n’en faut pour permettre à des terroristes de s’enfuir), mettre ça dans le droit commun transforme tout simplement ce pays dans un état où le gouvernement et les autorités ont un pouvoir absolu et totalement déconnecté de la loi et du pouvoir judiciaire.

    Vous appelez ça comme vous voulez, chez moi ça s’appelle un régime autoritaire.

    Le plus difficile à imaginer dans tout ça, c’est que si l’état d’urgence (le régime « d’exception » d’hier) devient un régime « normal » aujourd’hui, comment donc sera le régime d’exception de demain ?

    Est-ce qu’ils vont ressortir les pelotons d’exécution ? Est-ce qu’ils vont ré-autoriser la torture ; et appeler ça « torture administrative » pour faire passer ça ? Est-ce qu’ils vont construire des camps d’emprisonnement « fabriqué en France » (c’est à la mode ce logo) ?

    Parce qu’après tout, si la police peut entrer chez toi ou t’interdire de sortir de chez toi comme elle le veut, on peut imaginer ce qu’on veut…

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    Retour sur le BQ Aquaris X20170605213234-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170605_213234_Retour_sur_le_BQ_Aquaris_XMon, 05 Jun 2017 21:32:34 +0200Mes smartphones ont depuis que j’en utilise toujours été des Wiko (même si j’ai eu un Elephone à un moment). Mon téléphone précédent était un Wiko Ridge 4G qui m’a tenu pendant plus de deux ans et que je considère comme le téléphone parfait (design, autonomie, fluidité, dimensions, poids, photos, hardware…).

    Le Ridge commence néanmoins à dater un peu, les applications devenant de plus en plus lourdes. Même s’il reste parfaitement utilisable (il pourrait tenir au moins deux ans de plus, ce qu’il va faire avec quelqu’un d’autre d’ailleurs), il n’est plus tout aussi réactif pour un œil averti. Android Lolipop commence également à dater.

    J’ai donc décidé d’investir dans un autre téléphone.

    Le cahier des charges

    Comme pour le choix de mon ordi, je deviens assez vite très pointilleux pour le choix du matériel (pour ça que je suis resté plus de deux ans avec mon Ridge : aucun autre appareil ne me convenait, ne serait-ce que visuellement). Le design du Ridge est assez carré et c’est quelque chose qui me plaît. Les téléphones ovales façon Samsung, je trouve ça moche, j’en ai déjà parlé, même si ils sont un peu calmés depuis ~2 ans.

    Malheureusement, les arrondis semblent être devenus la norme face au carré. Wiko n’ayant pas réellement de nouveaux téléphones avec ce design (sauf le Highway Star, mais sous Lolipop…), je suis allé voir ailleurs.

    Il me fallait donc un téléphone :

    • au design qui me plaise (ouais, tous les téléphones marchent, mais combien ont un design plaisant ?).
    • de 5 pouces, ne dépassant pas les dimensions du Ridge
    • léger. Le Ridge fait 125 grammes. Rigolez, mais on s’habitue très vite.
    • avec une bonne batterie (2500 mAh au minimum), je veux pouvoir tenir minimum une journée avec une utilisation normale, et deux jours en économisant la batterie.
    • un port µSD (obligatoire : ne serait-ce que pour transférer les fichiers rapidement d’un téléphone à l’autre).
    • Android M ou N stock (je ne veux pas des surcouches logicielles. Wiko commence d’ailleurs à faire chier comme les autres avec tout ça).
    • un prix ne dépassant pas 300 €.
    • rootable

    Déjà avec ça, on élimine 95% des téléphones.

    J’ai regardé du côté des marques moins connues, comme le NextBit Robin, au look stylé mais sans port µSD (et la boîte a coulée…). Les Xiaomi et leur écrans « borderless » me plaisaient également beaucoup, mais ils sont encore rares, et les Xiaomi ne sont pas officiellement disponibles en France. Quant aux OnePlus, ils m’avaient intéressés à un moment, mais ils sont tous si graaaands et le support logiciel ne semble finalement pas aussi top que ça.

    J’avais entendu parler de BQ quand ils avaient fait des téléphones sous Ubuntu. Ils se situent sur la même gamme que Wiko : les prix sont de moitié ceux des téléphones de « grandes marques » (Samsung, Sony…), mais leurs appareils semblent tout de même bien tenir la route et le design s’est nettement amélioré avec le temps.

    BQ semble également réputé pour la mise à jour des OS. Je pense donc pouvoir profiter d’Android O, voire P un de ces jours sur leur appareils actuels. Je note également que BQ propose des outils pour flasher le firmware, ce que je n’ai encore vu nul part ailleurs.

    Mon choix s’est donc porté sur le Aquaris X, tout juste sorti (fiche de présentation).
    Il y a aussi le Aquaris X pro, légèrement plus performant (plus de Rom, plus de Ram, un appareil photo avec une techno différente et une carcasse en alu), mais pour un prix un peu trop élevé pour moi.

    L’Aquaris X a une dalle de 5,2", soit plus grand que ma limite de 5". Cependant, les dimensions du téléphone sont (à 1 mm près) identiques à celui du Ridge. Il pèse également ~25% plus lourd (157 au lieu de 125), ce qui ne m’étonne pas vu que le Ridge était réellement un poids plume, mais ça se ressent tout de même.

    Le Aquaris X

    i
    Un des trucs qui m’a directement plu sur ce téléphone, c’est l’absence de l’excroissance de l’appareil photo sur le dos.
    Les autres téléphones ont tous l’appareil qui ressort du dos, faute de place pour les optiques. Ceci fait que le dos n’est jamais à plat sur une table et que l’objectif est toujours la première partie du téléphone à se rayer. BQ semble avoir réussi à comprimer l’appareil photo dans le téléphone de sorte que rien ne dépasse. C’est un bon point.

    Les photos, puisqu’on en parle, restent très largement potables (en tout cas pour moi qui ne suis pas photographe). Les 16 MPx font leur boulot, et même dans le noir, les clichés sont bien meilleurs que les autres téléphones que j’ai pu avoir. Le logiciel de traitement HDR donne également de très bon résultats !

    Les bloatwares.

    Il faut le dire, ce téléphone a très peu de logiciels tiers. Seul quelques trucs système de BQ (suffisamment pour que ça soit chiant, tout de même), mais aucune surcouche. Toute la suite de programme de Google que je n’utilise pas (Drive, Maps, GMail, Talkback…) sont là, mais je les ai désactivés. À part ça il n’y a rien : pas de GPS tiers, ni de clavier en 15 langues, ni d’optimiseur de batterie ou de ram…

    La connectique.

    Le Aquaris X dispose d’une prise Jack et d’une prise USB-C. Le cable USB/USB-C est fourni, donc vous pouvez recharger le téléphone normalement out-of-the-box, mais perso j’avais acheté tout un tas de chargeurs muraux Samsung avec une prise mini-USB (plus rapides que les prises murales-USB, et surtout disposant d’un cordon de 1,5 m). En avoir plein me permet de charger plein d’appareils à la fois et d’avoir un chargeur chez moi, un travail et un dans un sac de voyage par exemple. Pour continuer à les utiliser, j’utilise des adaptateurs mini-USB/USB-C (comme ceux-ci).

    Les petits plus.

    Le téléphone a un flash frontal et dorsal. Je fais pas tellement de selfies, mais ça peut être important pour certains (mon précédent Wiko n’avait pas ça, pas que ça m’a manqué).
    Les boutons de navigation Android ne sont pas sur l’écran (on n’empiète donc pas sur l’affichage).
    La led de notification est programmable : il s’agit d’une led RVB qui permet de constituer la couleur que l’on veut. J’ai ainsi mis du vert par défaut, du rouge pour les SMS et du bleu pour les email. On peut assigner une couleur par application, ce que je trouve relativement pratique. Il y a un outil dans les paramètres pour assigner une couleur à une app (je ne sais pas si c’est standard sur Android aujourd’hui, mais j’aime le concept et c’est un petit truc donc je ne me passerai plus).

    Quelques notes rapides.

    Le son est correct.
    L’écran est magnifique. Sur un 5 pouces, je pense qu’un écran HD (1280×720) suffit. Un full-HD (1920×1080) pompe plus de batterie (il y a plus du double de pixels à animer), ce qui est un inconvénient plus important que l’avantage apporté. Le différence se voit néanmoins : l’affichage est plus lisse, plus beau.
    L’autonomie, d’ailleurs, est bonne. Je tiens facilement la journée si je ne joue pas constamment à Pokémon Go (qui pompe la batterie à mort). La 4G semble également bouffer énormément la batterie (bien plus que sur le Ridge, mais c’est que sur le Ridge j’avais bloqué à 3/4 des applications leur accès réseau). Le Wifi est plutôt économe en revanche.
    La recharge est rapide, l’interface est super fluide.

    Un truc qui me manque par contre, c’est la texture « peau de pèche » qu’avait le Ridge.
    Sur l’Aquaris, j’ai toujours l’impression que le téléphone va glisser. L’écran est super lisse, c’est cool, mais le dos l’est également et ce n’est pas un bon point.

    Android 7

    Je suis resté trois ans sous Android 4.1, puis deux ans sur 4.4 et récemment j’ai utilisé 5.0. C’est la première fois que j’ai un système Android au delà de la version 5.

    Je n’ai pas encore percé tous les secrets, mais il y a beaucoup d’améliorations dans cet Android stock.

    Citons :

    • un « Redshift » intégré. Il est assez basique (un peu trop, même) mais il est là. Je remettrais certainement le très bon CF.Lumen quand je rooterai le téléphone. J’espère que cette fonction va s’améliorer avec Android.
    • un moteur de recherche pour les paramètres (que c’est un peu le bordel là dedans, donc ça aide).
    • une gestion native de certaines permissions (GPS, accès aux contacts), qui permettent de priver les applications trop curieuses de nos données (ça reste made in google, donc je ne lui ferais pas 100% confiance non plus).
    • un fix GPS super-rapide. Je ne sais pas si c’est propre à Android 7 ou à ce téléphone, ou si il y a autre chose, mais le fixe GPS se fait en 3~4 secondes.

    Il y a également des choses dont je me serais bien passé ou qui manquent :

    • l’intégration toujours plus grande du Compte Google dans l’interface.
    • toujours l’absence de lecteur QR-Code dans Android Stock (why ?), il faut donc installer une appli tierce…
    • l’icône de la batterie est toujours moche (et ressemble toujours à une pile -_-). Sur mes autres téléphones j’installais Gravity-Box et je mettais l’icône circulaire avec le pourcentage au milieu (gain de place énorme par rapport à « afficher le pourcentage » dans Android Stock).
    • activer la data me prend désormais 4 actions (baisser le menu, étirer le menu, activer la data, choisir entre 2/3/4G ou 2/3G) alors qu’il m’en prenait la moitié sur KitKat ou Lolipop).
    • quelques bugs dans Android qui fait que la Led de notif ne fonctionne que si le son de notif est également activé dans certaines applications (mis à part les appels, mon téléphone est silencieux : je déteste recevoir un son à chaque message/tweet/sms/email, car on n’en finit plus à la longue).

    BQ

    Deux petits mots sur la marque.

    En plus d’avoir déjà fait des téléphones sous Ubuntu (ce qui montre un peu l’intérêt pour l’ouverture et le libre), j’ai vu que la marque proposait des outils pour flasher le téléphone, c’est à dire permettre de le rooter et/ou d’installer une rom alternative, en plus de proposer les sources du systèmes. C’est assez rare qu’une marque propose de tels outils (généralement elles font justement tout pour empêcher le flashage et/ou laisser traîner leur code source).

    Aussi, et je n’ai essayé qu’une seule fois, mais la marque semble réceptive aux questions.
    Le site officiel dispose d’un formulaire de contact (pour le service client, je pense, vu qu’il faille donner le numéro de série de son téléphone), mais vu qu’ils proposent uniquement de téléphoner (or j’ai horreur de ça et je préfère l’email), je suis passé par Twitter pour poser quelques questions. Ils m’ont dit que mes remarques avaient été entendues et que mes demandes allaient être étudiées lors des prochaines mises à jour. Donc même si ça s’arrêtait là, je note que BQ ne reste pas opaque et muette face à ses clients, et ça c’est vraiment quelque chose d’appréciable.

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    Mes smartphones ont depuis que j’en utilise toujours été des Wiko (même si j’ai eu un Elephone à un moment). Mon téléphone précédent était un Wiko Ridge 4G qui m’a tenu pendant plus de deux ans et que je considère comme le téléphone parfait (design, autonomie, fluidité, dimensions, poids, photos, hardware…).

    Le Ridge commence néanmoins à dater un peu, les applications devenant de plus en plus lourdes. Même s’il reste parfaitement utilisable (il pourrait tenir au moins deux ans de plus, ce qu’il va faire avec quelqu’un d’autre d’ailleurs), il n’est plus tout aussi réactif pour un œil averti. Android Lolipop commence également à dater.

    J’ai donc décidé d’investir dans un autre téléphone.

    Le cahier des charges

    Comme pour le choix de mon ordi, je deviens assez vite très pointilleux pour le choix du matériel (pour ça que je suis resté plus de deux ans avec mon Ridge : aucun autre appareil ne me convenait, ne serait-ce que visuellement). Le design du Ridge est assez carré et c’est quelque chose qui me plaît. Les téléphones ovales façon Samsung, je trouve ça moche, j’en ai déjà parlé, même si ils sont un peu calmés depuis ~2 ans.

    Malheureusement, les arrondis semblent être devenus la norme face au carré. Wiko n’ayant pas réellement de nouveaux téléphones avec ce design (sauf le Highway Star, mais sous Lolipop…), je suis allé voir ailleurs.

    Il me fallait donc un téléphone :

    • au design qui me plaise (ouais, tous les téléphones marchent, mais combien ont un design plaisant ?).
    • de 5 pouces, ne dépassant pas les dimensions du Ridge
    • léger. Le Ridge fait 125 grammes. Rigolez, mais on s’habitue très vite.
    • avec une bonne batterie (2500 mAh au minimum), je veux pouvoir tenir minimum une journée avec une utilisation normale, et deux jours en économisant la batterie.
    • un port µSD (obligatoire : ne serait-ce que pour transférer les fichiers rapidement d’un téléphone à l’autre).
    • Android M ou N stock (je ne veux pas des surcouches logicielles. Wiko commence d’ailleurs à faire chier comme les autres avec tout ça).
    • un prix ne dépassant pas 300 €.
    • rootable

    Déjà avec ça, on élimine 95% des téléphones.

    J’ai regardé du côté des marques moins connues, comme le NextBit Robin, au look stylé mais sans port µSD (et la boîte a coulée…). Les Xiaomi et leur écrans « borderless » me plaisaient également beaucoup, mais ils sont encore rares, et les Xiaomi ne sont pas officiellement disponibles en France. Quant aux OnePlus, ils m’avaient intéressés à un moment, mais ils sont tous si graaaands et le support logiciel ne semble finalement pas aussi top que ça.

    J’avais entendu parler de BQ quand ils avaient fait des téléphones sous Ubuntu. Ils se situent sur la même gamme que Wiko : les prix sont de moitié ceux des téléphones de « grandes marques » (Samsung, Sony…), mais leurs appareils semblent tout de même bien tenir la route et le design s’est nettement amélioré avec le temps.

    BQ semble également réputé pour la mise à jour des OS. Je pense donc pouvoir profiter d’Android O, voire P un de ces jours sur leur appareils actuels. Je note également que BQ propose des outils pour flasher le firmware, ce que je n’ai encore vu nul part ailleurs.

    Mon choix s’est donc porté sur le Aquaris X, tout juste sorti (fiche de présentation).
    Il y a aussi le Aquaris X pro, légèrement plus performant (plus de Rom, plus de Ram, un appareil photo avec une techno différente et une carcasse en alu), mais pour un prix un peu trop élevé pour moi.

    L’Aquaris X a une dalle de 5,2", soit plus grand que ma limite de 5". Cependant, les dimensions du téléphone sont (à 1 mm près) identiques à celui du Ridge. Il pèse également ~25% plus lourd (157 au lieu de 125), ce qui ne m’étonne pas vu que le Ridge était réellement un poids plume, mais ça se ressent tout de même.

    Le Aquaris X

    i
    Un des trucs qui m’a directement plu sur ce téléphone, c’est l’absence de l’excroissance de l’appareil photo sur le dos.
    Les autres téléphones ont tous l’appareil qui ressort du dos, faute de place pour les optiques. Ceci fait que le dos n’est jamais à plat sur une table et que l’objectif est toujours la première partie du téléphone à se rayer. BQ semble avoir réussi à comprimer l’appareil photo dans le téléphone de sorte que rien ne dépasse. C’est un bon point.

    Les photos, puisqu’on en parle, restent très largement potables (en tout cas pour moi qui ne suis pas photographe). Les 16 MPx font leur boulot, et même dans le noir, les clichés sont bien meilleurs que les autres téléphones que j’ai pu avoir. Le logiciel de traitement HDR donne également de très bon résultats !

    Les bloatwares.

    Il faut le dire, ce téléphone a très peu de logiciels tiers. Seul quelques trucs système de BQ (suffisamment pour que ça soit chiant, tout de même), mais aucune surcouche. Toute la suite de programme de Google que je n’utilise pas (Drive, Maps, GMail, Talkback…) sont là, mais je les ai désactivés. À part ça il n’y a rien : pas de GPS tiers, ni de clavier en 15 langues, ni d’optimiseur de batterie ou de ram…

    La connectique.

    Le Aquaris X dispose d’une prise Jack et d’une prise USB-C. Le cable USB/USB-C est fourni, donc vous pouvez recharger le téléphone normalement out-of-the-box, mais perso j’avais acheté tout un tas de chargeurs muraux Samsung avec une prise mini-USB (plus rapides que les prises murales-USB, et surtout disposant d’un cordon de 1,5 m). En avoir plein me permet de charger plein d’appareils à la fois et d’avoir un chargeur chez moi, un travail et un dans un sac de voyage par exemple. Pour continuer à les utiliser, j’utilise des adaptateurs mini-USB/USB-C (comme ceux-ci).

    Les petits plus.

    Le téléphone a un flash frontal et dorsal. Je fais pas tellement de selfies, mais ça peut être important pour certains (mon précédent Wiko n’avait pas ça, pas que ça m’a manqué).
    Les boutons de navigation Android ne sont pas sur l’écran (on n’empiète donc pas sur l’affichage).
    La led de notification est programmable : il s’agit d’une led RVB qui permet de constituer la couleur que l’on veut. J’ai ainsi mis du vert par défaut, du rouge pour les SMS et du bleu pour les email. On peut assigner une couleur par application, ce que je trouve relativement pratique. Il y a un outil dans les paramètres pour assigner une couleur à une app (je ne sais pas si c’est standard sur Android aujourd’hui, mais j’aime le concept et c’est un petit truc donc je ne me passerai plus).

    Quelques notes rapides.

    Le son est correct.
    L’écran est magnifique. Sur un 5 pouces, je pense qu’un écran HD (1280×720) suffit. Un full-HD (1920×1080) pompe plus de batterie (il y a plus du double de pixels à animer), ce qui est un inconvénient plus important que l’avantage apporté. Le différence se voit néanmoins : l’affichage est plus lisse, plus beau.
    L’autonomie, d’ailleurs, est bonne. Je tiens facilement la journée si je ne joue pas constamment à Pokémon Go (qui pompe la batterie à mort). La 4G semble également bouffer énormément la batterie (bien plus que sur le Ridge, mais c’est que sur le Ridge j’avais bloqué à 3/4 des applications leur accès réseau). Le Wifi est plutôt économe en revanche.
    La recharge est rapide, l’interface est super fluide.

    Un truc qui me manque par contre, c’est la texture « peau de pèche » qu’avait le Ridge.
    Sur l’Aquaris, j’ai toujours l’impression que le téléphone va glisser. L’écran est super lisse, c’est cool, mais le dos l’est également et ce n’est pas un bon point.

    Android 7

    Je suis resté trois ans sous Android 4.1, puis deux ans sur 4.4 et récemment j’ai utilisé 5.0. C’est la première fois que j’ai un système Android au delà de la version 5.

    Je n’ai pas encore percé tous les secrets, mais il y a beaucoup d’améliorations dans cet Android stock.

    Citons :

    • un « Redshift » intégré. Il est assez basique (un peu trop, même) mais il est là. Je remettrais certainement le très bon CF.Lumen quand je rooterai le téléphone. J’espère que cette fonction va s’améliorer avec Android.
    • un moteur de recherche pour les paramètres (que c’est un peu le bordel là dedans, donc ça aide).
    • une gestion native de certaines permissions (GPS, accès aux contacts), qui permettent de priver les applications trop curieuses de nos données (ça reste made in google, donc je ne lui ferais pas 100% confiance non plus).
    • un fix GPS super-rapide. Je ne sais pas si c’est propre à Android 7 ou à ce téléphone, ou si il y a autre chose, mais le fixe GPS se fait en 3~4 secondes.

    Il y a également des choses dont je me serais bien passé ou qui manquent :

    • l’intégration toujours plus grande du Compte Google dans l’interface.
    • toujours l’absence de lecteur QR-Code dans Android Stock (why ?), il faut donc installer une appli tierce…
    • l’icône de la batterie est toujours moche (et ressemble toujours à une pile -_-). Sur mes autres téléphones j’installais Gravity-Box et je mettais l’icône circulaire avec le pourcentage au milieu (gain de place énorme par rapport à « afficher le pourcentage » dans Android Stock).
    • activer la data me prend désormais 4 actions (baisser le menu, étirer le menu, activer la data, choisir entre 2/3/4G ou 2/3G) alors qu’il m’en prenait la moitié sur KitKat ou Lolipop).
    • quelques bugs dans Android qui fait que la Led de notif ne fonctionne que si le son de notif est également activé dans certaines applications (mis à part les appels, mon téléphone est silencieux : je déteste recevoir un son à chaque message/tweet/sms/email, car on n’en finit plus à la longue).

    BQ

    Deux petits mots sur la marque.

    En plus d’avoir déjà fait des téléphones sous Ubuntu (ce qui montre un peu l’intérêt pour l’ouverture et le libre), j’ai vu que la marque proposait des outils pour flasher le téléphone, c’est à dire permettre de le rooter et/ou d’installer une rom alternative, en plus de proposer les sources du systèmes. C’est assez rare qu’une marque propose de tels outils (généralement elles font justement tout pour empêcher le flashage et/ou laisser traîner leur code source).

    Aussi, et je n’ai essayé qu’une seule fois, mais la marque semble réceptive aux questions.
    Le site officiel dispose d’un formulaire de contact (pour le service client, je pense, vu qu’il faille donner le numéro de série de son téléphone), mais vu qu’ils proposent uniquement de téléphoner (or j’ai horreur de ça et je préfère l’email), je suis passé par Twitter pour poser quelques questions. Ils m’ont dit que mes remarques avaient été entendues et que mes demandes allaient être étudiées lors des prochaines mises à jour. Donc même si ça s’arrêtait là, je note que BQ ne reste pas opaque et muette face à ses clients, et ça c’est vraiment quelque chose d’appréciable.

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    Fuck america up again20170605182440-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170605_182440_Fuck_america_up_againMon, 05 Jun 2017 18:24:40 +0200Il y a quelques jours, Donald Trump décida de sortir de l’accord de Paris. Au delà du peu de foi que j’ai en cet accord, l’action de Donald Fuck reste symboliquement assez représentative de sa politique de la connerie.

    En fait, ça va beaucoup plus loin que simplement refuser de se réguler pour moins détruire le monde.
    Ce que Donald Dump vient de foutre en l’air, là, c’est tout simplement l’un des plus gros points où les USA pouvaient encore être « great again » et se placer en position de leader dans le monde.

    Aujourd’hui, l'avenir de la planète est sûrement le plus gros enjeu politique, sociétaire et économique du monde actuel (avant même d’être écologique, donc).

    Les USA sont à ce jour le pays le puissant du monde sur tous les plans nécessaires à la sauvegarde de l’écologie.
    Ils ont la puissance intellectuelle (17 des 20 meilleures universités du monde sont américaines et ce n’est pas prêt de changer), les ressources financières et la capacité technologique pour se placer en leader mondial, comme ils été pionniers et leaders dans l'informatique et l'exploration spatiale.

    Découvrir de nouvelles technologies, inventer de nouvelles méthodes, définir de nouvelles standards, c'est ça qui rend un pays économiquement viable.
    Si les USA se plaçaient en leader dans ce domaine, son économie rebondirait. Mais non.

    Donald Trump et sa troupe de clowns a décidé de laisser ce pouvoir aux autres pays.
    Ça sera donc probablement la Chine, ou l'Inde qui produira tous les panneaux solaires du monde, en plus d'en inventer des plus efficaces. Ce sont déjà eux qui ont la plus grande ferme solaire au monde et de loin le plus gigantesque barrage hydroélectrique de la planète (tellement énorme en fait que l’on mesure une variation de la rotation de la Terre à cause de la retenue d’eau de ce barrage).

    Il y a 50 ans, les USA étaient leaders dans l'exploration spatiale. Aujourd'hui, la Nasa compte sur la Russie et la Chine pour envoyer des gens en orbite. Son propre programme spatial n’a plus les fonds pour le faire (d’un autre côté il est bien temps que les entreprises privées s’y mettent, me direz-vous).
    Il y a 50 ans, les USA inventaient et produisaient l'électronique du futur. Aujourd'hui, cette économie se fait rattraper par les pays asiatiques aussi.
    Même remarque pour l'automobile. Ça fait des années que General Motors n'est plus leader du marché, dépassé par les japonais.

    Ce que Donald Dumb laisse filer là, c’est une chance de stimuler la recherche, l’économie et la technologie américaine dans le domaine de l’énergie (oui, on ne parle pas d’un petit marché ultra-spécifique, mais du secteur d’activité le plus important au monde sans qui aucun autre n’existerait). Et en plus de laisser filer ailleurs tous ces bénéfices (tant mieux pour nous hein, mais seulement à court terme), il passe pour un débile (encore plus, je veux dire), son pays avec, et amorce la phase finale de la supériorité technologique et économique des USA vers un exemple à ne pas suivre pour tous les pays du monde.

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    Il y a quelques jours, Donald Trump décida de sortir de l’accord de Paris. Au delà du peu de foi que j’ai en cet accord, l’action de Donald Fuck reste symboliquement assez représentative de sa politique de la connerie.

    En fait, ça va beaucoup plus loin que simplement refuser de se réguler pour moins détruire le monde.
    Ce que Donald Dump vient de foutre en l’air, là, c’est tout simplement l’un des plus gros points où les USA pouvaient encore être « great again » et se placer en position de leader dans le monde.

    Aujourd’hui, l'avenir de la planète est sûrement le plus gros enjeu politique, sociétaire et économique du monde actuel (avant même d’être écologique, donc).

    Les USA sont à ce jour le pays le puissant du monde sur tous les plans nécessaires à la sauvegarde de l’écologie.
    Ils ont la puissance intellectuelle (17 des 20 meilleures universités du monde sont américaines et ce n’est pas prêt de changer), les ressources financières et la capacité technologique pour se placer en leader mondial, comme ils été pionniers et leaders dans l'informatique et l'exploration spatiale.

    Découvrir de nouvelles technologies, inventer de nouvelles méthodes, définir de nouvelles standards, c'est ça qui rend un pays économiquement viable.
    Si les USA se plaçaient en leader dans ce domaine, son économie rebondirait. Mais non.

    Donald Trump et sa troupe de clowns a décidé de laisser ce pouvoir aux autres pays.
    Ça sera donc probablement la Chine, ou l'Inde qui produira tous les panneaux solaires du monde, en plus d'en inventer des plus efficaces. Ce sont déjà eux qui ont la plus grande ferme solaire au monde et de loin le plus gigantesque barrage hydroélectrique de la planète (tellement énorme en fait que l’on mesure une variation de la rotation de la Terre à cause de la retenue d’eau de ce barrage).

    Il y a 50 ans, les USA étaient leaders dans l'exploration spatiale. Aujourd'hui, la Nasa compte sur la Russie et la Chine pour envoyer des gens en orbite. Son propre programme spatial n’a plus les fonds pour le faire (d’un autre côté il est bien temps que les entreprises privées s’y mettent, me direz-vous).
    Il y a 50 ans, les USA inventaient et produisaient l'électronique du futur. Aujourd'hui, cette économie se fait rattraper par les pays asiatiques aussi.
    Même remarque pour l'automobile. Ça fait des années que General Motors n'est plus leader du marché, dépassé par les japonais.

    Ce que Donald Dumb laisse filer là, c’est une chance de stimuler la recherche, l’économie et la technologie américaine dans le domaine de l’énergie (oui, on ne parle pas d’un petit marché ultra-spécifique, mais du secteur d’activité le plus important au monde sans qui aucun autre n’existerait). Et en plus de laisser filer ailleurs tous ces bénéfices (tant mieux pour nous hein, mais seulement à court terme), il passe pour un débile (encore plus, je veux dire), son pays avec, et amorce la phase finale de la supériorité technologique et économique des USA vers un exemple à ne pas suivre pour tous les pays du monde.

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    Fillon et son réveil à 6h3020170406185411-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170406_185411_Fillon_et_son_reveil_a_6h30Thu, 06 Apr 2017 18:54:11 +0200Mais t’as fini oui ? Tu te prends pour qui là ? Tu penses que t’es le seul à avoir un réveil qui sonne le matin ?

    Parce que tu sais quoi ? J’en ai un aussi !
    Mieux, moi je met mon réveil à 6h00 du matin ! Parce que je perds mon travail si je ne fais pas ça.
    La « travail », tu vois, le truc qui me permet de gagner des sous, avec lequel je dois payer ma bouffe, mon loyer et mes factures.

    Parce que si je ne mets pas mon réveil le matin, alors je ne peux plus payer tout ça et je me retrouve à la rue (on n’a pas d’immunité salariale, tu te rappelles ? ou tu as déjà oublié ?).

    Toi, tu risques la rue, peut-être ? Toi qui porte des chemises plus chères que ce que je gagne par mois ?

    Ouais, tu as merdé avec ton épouse.
    Mais c’est pas grave : je pense qu’on a tous merdé à un moment donné dans la vie, à différents niveaux, à différentes échelles.
    Il s’agit d’assumer, de se corriger, et éventuellement de payer les pots cassés.

    Pas de nier et de se foutre ouvertement de la gueule de ceux qui payent ton salaire démesuré. Est-ce vraiment à moi de t’apprendre ça ?

    Alors fous nous la paix un peu. Y en a assez de t’entendre pleurer parce que t’assumes pas ta vie.

    En attendant, si un réveil te fais peur, bienvenue dans la vie de ceux qui vont voter dans quelques jours.
    Et encore, le réveil c'est seulement un détail. Tu n’as pas la moindre idée de ce qui vient après le réveil à 6h30 (mais j’en parlerai dans un autre post, quand tu te plaindras de devoir bosser pour un autre, ou celui de payer les factures, ou la note du restaurant).

    Et #RendslArgent.

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    Mais t’as fini oui ? Tu te prends pour qui là ? Tu penses que t’es le seul à avoir un réveil qui sonne le matin ?

    Parce que tu sais quoi ? J’en ai un aussi !
    Mieux, moi je met mon réveil à 6h00 du matin ! Parce que je perds mon travail si je ne fais pas ça.
    La « travail », tu vois, le truc qui me permet de gagner des sous, avec lequel je dois payer ma bouffe, mon loyer et mes factures.

    Parce que si je ne mets pas mon réveil le matin, alors je ne peux plus payer tout ça et je me retrouve à la rue (on n’a pas d’immunité salariale, tu te rappelles ? ou tu as déjà oublié ?).

    Toi, tu risques la rue, peut-être ? Toi qui porte des chemises plus chères que ce que je gagne par mois ?

    Ouais, tu as merdé avec ton épouse.
    Mais c’est pas grave : je pense qu’on a tous merdé à un moment donné dans la vie, à différents niveaux, à différentes échelles.
    Il s’agit d’assumer, de se corriger, et éventuellement de payer les pots cassés.

    Pas de nier et de se foutre ouvertement de la gueule de ceux qui payent ton salaire démesuré. Est-ce vraiment à moi de t’apprendre ça ?

    Alors fous nous la paix un peu. Y en a assez de t’entendre pleurer parce que t’assumes pas ta vie.

    En attendant, si un réveil te fais peur, bienvenue dans la vie de ceux qui vont voter dans quelques jours.
    Et encore, le réveil c'est seulement un détail. Tu n’as pas la moindre idée de ce qui vient après le réveil à 6h30 (mais j’en parlerai dans un autre post, quand tu te plaindras de devoir bosser pour un autre, ou celui de payer les factures, ou la note du restaurant).

    Et #RendslArgent.

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    Peur du « chimique » et du « nucléaire » ?20170327192446-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170327_192446_Peur_du____chimique____et_du____nucleaire_____Mon, 27 Mar 2017 19:24:46 +0200La chimie et le nucléaire, tout le monde le sait : c’est mal. C’est toxique. Et je vais vous le montrer.

    L’air en France ne contient plus que 21% d’oxygène. Le reste c’est le produit d’évaporation à −196 °C de l’azote liquide. Ce gaz (qui est diatomique) vous tuerait si vous ne respiriez que ça.

    L’eau du robinet, ainsi que l’eau minérale et l’eau de source ont en moyenne une concentration de 0,03% d’eau-lourde, ainsi que des traces de tritium. Le premier est un produit utilisé dans l’industrie nucléaire et pour la détection des neutrinos. Le second est hautement radioactif et constitue le carburant du futur réacteur à fusion de l’ITER.
    Ces deux produits ne sont réglementés dans l’eau de consommation dans aucun pays.

    L’eau a un pH de 7, le plus élevé de tous les acides existants, qu’ils soient naturels ou artificiels.

    Le chlore est utilisé pour tuer les bactéries. Le sodium est utilisé comme caloporteur dans les centrales nucléaires. À l’état solide, c’est aussi un métal qui flotte sur l’eau et qui explose à son contact. Sodium et chlore sont présents dans le sel, la viande hachée, le poisson fumé, le poisson pané, le lait, les biscuits apéritifs et dans la majorité des plats, qu’ils soient fast-food, bio ou végan.

    Les pommes, cerises, pêches, amandes et autres fruits à noyau vendues en grande surface contiennent du cyanure, un poison. Mieux, mêmes s’ils sont bio et ramassées dans votre jardin, ils contiennent toujours du cyanure.

    L’argent (le métal) est utilisé dans les bijoux. Associé à l’iode, il est utilisé pour modifier la météo. Projeté dans l’air, il provoque la nucléation des gouttes de pluie et engendre alors les précipitations.

    Le sel de substitution, estampillé « sans sodium » correspond au sel de potassium. Premièrement, c’est ce produit qu’ils injectent aux condamnés à mort afin de provoquer un arrêt du cœur. Et deuxièmement, il est radioactif au point d’exciter un compteur Geiger-Müller. Ne mangez pas trop salé, hein.

    Bon. Alors il faut faire quoi ? Manger des choses naturelles, pardi : c’est forcément bon : c’est naturel !
    Enfin, je vous invite à regarder cette vidéo, extraite d’un reportage télévisé à propos de la présence d’une autre molécule chimique dans notre environnement et notre alimentation.

    … et à vous poser deux minutes et repenser à tout ça.

    Car « chimique » et « nucléaire » ne sont que deux mots.
    Car tout ce qui est chimique n’est pas forcément mauvais.
    Car tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.

    Et selon les mots choisis, on peut et on veut faire peur.

    La conclusion dans la vidéo le dit, mais je vais répéter ici : oui, parfois, même régulièrement, il y a des problèmes sévères de pollution ou d’intoxication à cause d’une fuite d’un produit chimique quelconque quelque part.
    Mais ça ne veut pas dire que si on trouve tel ou tel produit ici ou là, il faut tout de suite paniquer. La technologie actuelle permet de détecter tout ce que l’on cherche partout où l’on cherche. Vos cheveux contiennent du cyanure et du benzène. L’air dans votre voiture contient du mercure ou du radon. C’est un fait. Mais en quelles proportions ? Probablement quelques molécules seulement, ce qui est 100% sans danger sur un organisme composé de quelques quadrilliards d’atomes. Et encore : il y a de grandes chances que ces atomes soient associées à d’autres atomes qui le rendent alors totalement inoffensifs (l’exemple du chlore, dans ma liste). Pas la peine de paniquer pour n’importe quoi.

    Concernant le nucléaire. Oui, l’état du parc nucléaire en France et en Europe est catastrophique et on risque gros en voulant continuer à payer l’électricité au prix bas et à maintenir ça profitable (donc en faisant l’impasse sur l’entretient). Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut se passer de cette énergie ? Le nucléaire tue moins que toutes les autres énergies. Le charbon émet 100 fois plus de radioactivité dans l’air que les centrales atomiques (chiffre et source à confirmer).
    Aussi, les centrales nucléaires actuelles (basées sur la filière de l’uranium et du plutonium) sont dangereuses car elles peuvent exploser si on ne fait rien. D’autres méthodes existent pourtant, comme les centrales au thorium (lien avec un reportage intéressant), qui s’éteignent si on ne fait rien et qui ne peuvent pas (par leur principe de fonctionnement même) surchauffer. Oui oui : pas de risque d’emballement du réacteur.
    Le côté négatif c’est qu’il ne produit pas de quoi satisfaire la demande en plutonium militaire. C’est dommage hein ?

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    La chimie et le nucléaire, tout le monde le sait : c’est mal. C’est toxique. Et je vais vous le montrer.

    L’air en France ne contient plus que 21% d’oxygène. Le reste c’est le produit d’évaporation à −196 °C de l’azote liquide. Ce gaz (qui est diatomique) vous tuerait si vous ne respiriez que ça.

    L’eau du robinet, ainsi que l’eau minérale et l’eau de source ont en moyenne une concentration de 0,03% d’eau-lourde, ainsi que des traces de tritium. Le premier est un produit utilisé dans l’industrie nucléaire et pour la détection des neutrinos. Le second est hautement radioactif et constitue le carburant du futur réacteur à fusion de l’ITER.
    Ces deux produits ne sont réglementés dans l’eau de consommation dans aucun pays.

    L’eau a un pH de 7, le plus élevé de tous les acides existants, qu’ils soient naturels ou artificiels.

    Le chlore est utilisé pour tuer les bactéries. Le sodium est utilisé comme caloporteur dans les centrales nucléaires. À l’état solide, c’est aussi un métal qui flotte sur l’eau et qui explose à son contact. Sodium et chlore sont présents dans le sel, la viande hachée, le poisson fumé, le poisson pané, le lait, les biscuits apéritifs et dans la majorité des plats, qu’ils soient fast-food, bio ou végan.

    Les pommes, cerises, pêches, amandes et autres fruits à noyau vendues en grande surface contiennent du cyanure, un poison. Mieux, mêmes s’ils sont bio et ramassées dans votre jardin, ils contiennent toujours du cyanure.

    L’argent (le métal) est utilisé dans les bijoux. Associé à l’iode, il est utilisé pour modifier la météo. Projeté dans l’air, il provoque la nucléation des gouttes de pluie et engendre alors les précipitations.

    Le sel de substitution, estampillé « sans sodium » correspond au sel de potassium. Premièrement, c’est ce produit qu’ils injectent aux condamnés à mort afin de provoquer un arrêt du cœur. Et deuxièmement, il est radioactif au point d’exciter un compteur Geiger-Müller. Ne mangez pas trop salé, hein.

    Bon. Alors il faut faire quoi ? Manger des choses naturelles, pardi : c’est forcément bon : c’est naturel !
    Enfin, je vous invite à regarder cette vidéo, extraite d’un reportage télévisé à propos de la présence d’une autre molécule chimique dans notre environnement et notre alimentation.

    … et à vous poser deux minutes et repenser à tout ça.

    Car « chimique » et « nucléaire » ne sont que deux mots.
    Car tout ce qui est chimique n’est pas forcément mauvais.
    Car tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.

    Et selon les mots choisis, on peut et on veut faire peur.

    La conclusion dans la vidéo le dit, mais je vais répéter ici : oui, parfois, même régulièrement, il y a des problèmes sévères de pollution ou d’intoxication à cause d’une fuite d’un produit chimique quelconque quelque part.
    Mais ça ne veut pas dire que si on trouve tel ou tel produit ici ou là, il faut tout de suite paniquer. La technologie actuelle permet de détecter tout ce que l’on cherche partout où l’on cherche. Vos cheveux contiennent du cyanure et du benzène. L’air dans votre voiture contient du mercure ou du radon. C’est un fait. Mais en quelles proportions ? Probablement quelques molécules seulement, ce qui est 100% sans danger sur un organisme composé de quelques quadrilliards d’atomes. Et encore : il y a de grandes chances que ces atomes soient associées à d’autres atomes qui le rendent alors totalement inoffensifs (l’exemple du chlore, dans ma liste). Pas la peine de paniquer pour n’importe quoi.

    Concernant le nucléaire. Oui, l’état du parc nucléaire en France et en Europe est catastrophique et on risque gros en voulant continuer à payer l’électricité au prix bas et à maintenir ça profitable (donc en faisant l’impasse sur l’entretient). Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut se passer de cette énergie ? Le nucléaire tue moins que toutes les autres énergies. Le charbon émet 100 fois plus de radioactivité dans l’air que les centrales atomiques (chiffre et source à confirmer).
    Aussi, les centrales nucléaires actuelles (basées sur la filière de l’uranium et du plutonium) sont dangereuses car elles peuvent exploser si on ne fait rien. D’autres méthodes existent pourtant, comme les centrales au thorium (lien avec un reportage intéressant), qui s’éteignent si on ne fait rien et qui ne peuvent pas (par leur principe de fonctionnement même) surchauffer. Oui oui : pas de risque d’emballement du réacteur.
    Le côté négatif c’est qu’il ne produit pas de quoi satisfaire la demande en plutonium militaire. C’est dommage hein ?

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    Pourquoi les disques SSD ont une durée de vie limitée ?20170321171634-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170321_171634_Pourquoi_les_disques_SSD_ont_une_duree_de_vie_limitee___Tue, 21 Mar 2017 17:16:34 +0100Contrairement aux disques durs classiques, à plateaux rotatifs, les disques SSD et les autres formes de mémoire « flash » (clé USB, carte mémoire…) n’ont pas de partie mobile et ne subissent pas de contraintes mécaniques.

    Si l’on comprend donc qu’un disque dur classique peut s’user avec le temps (vibrations, usure, etc.), l’on accepte moins le fait qu’un disque SSD est annoncé avec un nombre de cycles d’écriture limité (généralement à ~100 000 cycles).

    Le fonctionnement des SSD

    J’avais déjà parlé sur mon autre blog du fonctionnement de la mémoire flash d’un lecteur SSD, je vais donc juste résumer ici.
    Pour faire court, la fonction mémoire réalisée à l’aide de transistors est obtenue en piégeant des électrons sur un bout de métal isolé du reste du circuit (appelé grille flottante, ou floating gate). Les opérations de lecture utilisent le champ électrique émanant de ces électrons et l’écriture se fait en forçant les électrons à franchir l’isolant entre la grille flottant et le circuit — forçage obtenu par la phénomène quantique appelé « effet tunnel » ou celui appelé « électrons chauds » ; ceci permettant alors de charger ou décharger la grille de ses électrons, et donc d’écrire soit un 0, soit un 1 dans la mémoire.

    i
    Schéma d’un transistor à grille flottante, capable de la fonction mémoire (plus d’infos sur cet article)

    Dans un disque SSD, c’est la phase d’écriture qui use la fonction mémoire de votre SSD. Mais pourquoi ?

    Une usure « électrique »

    Modifier un bit dans la mémoire se fait en utilisant soit l’effet tunnel, soit des électrons « chauds ». Dans les deux cas, le résultat est identique : un électron franchit une barrière isolante pour se retrouver dans la cellule mémoire. Réussir à pousser un électron à travers un isolant, ça demande de l’énergie, ou ici, l’application d’un fort potentiel électrique.

    Or, quand les composants sont miniaturisés au point de ne mesurer qu’une petite dizaines d’atomes d’épaisseur, un potentiel électrique élevé (ou tout autre contrainte électro-magnétique) risque de détruire le composant.

    La méthode par effet tunnel (pour simplifier beaucoup) consiste à appliquer une tension électrique sur le transistor, réduisant virtuellement l’épaisseur de l’isolant et permettant à l’électron de se transporter quantiquement de l’autre côté, sur la grille flottante. L’ensemble de l’opération, à cause de l’application des tensions électriques, n’est pas sans conséquences sur la structure atomique de la matière (liaisons cristallines fragilisées, par exemple).

    La technologie utilisant les électrons chauds consiste, quant à elle, ni plus ni moins à bombarder la cellule mémoire avec des électrons hautement énergétique accélérés (dits « chauds »), qui traversent donc l’isolant comme un couteau traverse du beurre. Après quelques dizaines de milliers de cycles, la couche d’isolant finit fatalement par être détruite et la cellule mémoire à cet endroit devient inopérante.

    On voit donc que même si un disque SSD ne possède pas de plateaux rotatifs ni de parties mécaniques, il y a une usure quand même, purement électrique et au sein même de la matière.
    Cette usure dépend de la technologie utilisée, qui reste très éprouvante pour les composants de base des disques SSD que sont les transistors (directement gravés dans la matière).

    Doit-on craindre pour ses fichiers ?

    Normalement les disques eux-mêmes et le système d’exploitation prévoient le cas où certaines cellules sont mortes. Le logiciel sait donc ne plus les utiliser, mais le disque dur finit donc petit à petit par perdre en capacité et surtout risque de corrompre des fichiers, voire de ne plus fonctionner du tout.
    En pratique, ceci n’arrive qu’après plusieurs dizaines d’années d’utilisation normale, et généralement le disque en tant que « disque dur » dans votre ordinateur sera obsolète ou sera tombé en panne bien avant une usure propre aux SSD.
    Il faut néanmoins savoir en tenir compte, savoir que le problème existe et qu’il sera plus prononcé si vous prévoyez d’utiliser un disque SSD sur un système destiné à écrire des données en grandes quantités et en permanence.

    Aussi, sur un disque dur classique à plateaux, les données ne sont jamais détruites si le moteur électrique du disque tombe en panne. Il « suffit » de changer le moteur et on retrouve ses données.
    Dans un disque SSD, si toutes les cellules sont mortes, les données n’existent plus du tout : tous les fichiers sont volatilisés et une tentative de récupération n’est plus possible (dans la pratique cependant, la mort d’une cellule, ou même d’une puce complète, ne gêne pas la lecture des autres cellules ou puces mémoire du disque, seule une partie des fichiers risque d’être perdues).

    Dans tous les cas, et ceci est vrai tout le temps, pour tout le monde, SSD ou non, il est toujours recommandé de faire des sauvegardes de ses fichiers (photos, vidéos, documents, lettres, emails, paramètres, programmes…). Un disque dur peut toujours tomber en panne, perdre 10 ans de photos a un « coût émotionnel » probablement bien plus élevé que le coût de l’investissement dans un support de stockage de secours. Il est recommandé d’avoir au minimum toujours deux copies de ses fichiers.

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    Contrairement aux disques durs classiques, à plateaux rotatifs, les disques SSD et les autres formes de mémoire « flash » (clé USB, carte mémoire…) n’ont pas de partie mobile et ne subissent pas de contraintes mécaniques.

    Si l’on comprend donc qu’un disque dur classique peut s’user avec le temps (vibrations, usure, etc.), l’on accepte moins le fait qu’un disque SSD est annoncé avec un nombre de cycles d’écriture limité (généralement à ~100 000 cycles).

    Le fonctionnement des SSD

    J’avais déjà parlé sur mon autre blog du fonctionnement de la mémoire flash d’un lecteur SSD, je vais donc juste résumer ici.
    Pour faire court, la fonction mémoire réalisée à l’aide de transistors est obtenue en piégeant des électrons sur un bout de métal isolé du reste du circuit (appelé grille flottante, ou floating gate). Les opérations de lecture utilisent le champ électrique émanant de ces électrons et l’écriture se fait en forçant les électrons à franchir l’isolant entre la grille flottant et le circuit — forçage obtenu par la phénomène quantique appelé « effet tunnel » ou celui appelé « électrons chauds » ; ceci permettant alors de charger ou décharger la grille de ses électrons, et donc d’écrire soit un 0, soit un 1 dans la mémoire.

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    Schéma d’un transistor à grille flottante, capable de la fonction mémoire (plus d’infos sur cet article)

    Dans un disque SSD, c’est la phase d’écriture qui use la fonction mémoire de votre SSD. Mais pourquoi ?

    Une usure « électrique »

    Modifier un bit dans la mémoire se fait en utilisant soit l’effet tunnel, soit des électrons « chauds ». Dans les deux cas, le résultat est identique : un électron franchit une barrière isolante pour se retrouver dans la cellule mémoire. Réussir à pousser un électron à travers un isolant, ça demande de l’énergie, ou ici, l’application d’un fort potentiel électrique.

    Or, quand les composants sont miniaturisés au point de ne mesurer qu’une petite dizaines d’atomes d’épaisseur, un potentiel électrique élevé (ou tout autre contrainte électro-magnétique) risque de détruire le composant.

    La méthode par effet tunnel (pour simplifier beaucoup) consiste à appliquer une tension électrique sur le transistor, réduisant virtuellement l’épaisseur de l’isolant et permettant à l’électron de se transporter quantiquement de l’autre côté, sur la grille flottante. L’ensemble de l’opération, à cause de l’application des tensions électriques, n’est pas sans conséquences sur la structure atomique de la matière (liaisons cristallines fragilisées, par exemple).

    La technologie utilisant les électrons chauds consiste, quant à elle, ni plus ni moins à bombarder la cellule mémoire avec des électrons hautement énergétique accélérés (dits « chauds »), qui traversent donc l’isolant comme un couteau traverse du beurre. Après quelques dizaines de milliers de cycles, la couche d’isolant finit fatalement par être détruite et la cellule mémoire à cet endroit devient inopérante.

    On voit donc que même si un disque SSD ne possède pas de plateaux rotatifs ni de parties mécaniques, il y a une usure quand même, purement électrique et au sein même de la matière.
    Cette usure dépend de la technologie utilisée, qui reste très éprouvante pour les composants de base des disques SSD que sont les transistors (directement gravés dans la matière).

    Doit-on craindre pour ses fichiers ?

    Normalement les disques eux-mêmes et le système d’exploitation prévoient le cas où certaines cellules sont mortes. Le logiciel sait donc ne plus les utiliser, mais le disque dur finit donc petit à petit par perdre en capacité et surtout risque de corrompre des fichiers, voire de ne plus fonctionner du tout.
    En pratique, ceci n’arrive qu’après plusieurs dizaines d’années d’utilisation normale, et généralement le disque en tant que « disque dur » dans votre ordinateur sera obsolète ou sera tombé en panne bien avant une usure propre aux SSD.
    Il faut néanmoins savoir en tenir compte, savoir que le problème existe et qu’il sera plus prononcé si vous prévoyez d’utiliser un disque SSD sur un système destiné à écrire des données en grandes quantités et en permanence.

    Aussi, sur un disque dur classique à plateaux, les données ne sont jamais détruites si le moteur électrique du disque tombe en panne. Il « suffit » de changer le moteur et on retrouve ses données.
    Dans un disque SSD, si toutes les cellules sont mortes, les données n’existent plus du tout : tous les fichiers sont volatilisés et une tentative de récupération n’est plus possible (dans la pratique cependant, la mort d’une cellule, ou même d’une puce complète, ne gêne pas la lecture des autres cellules ou puces mémoire du disque, seule une partie des fichiers risque d’être perdues).

    Dans tous les cas, et ceci est vrai tout le temps, pour tout le monde, SSD ou non, il est toujours recommandé de faire des sauvegardes de ses fichiers (photos, vidéos, documents, lettres, emails, paramètres, programmes…). Un disque dur peut toujours tomber en panne, perdre 10 ans de photos a un « coût émotionnel » probablement bien plus élevé que le coût de l’investissement dans un support de stockage de secours. Il est recommandé d’avoir au minimum toujours deux copies de ses fichiers.

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    Sites sécurisés : pourquoi le « petit cadenas » ne suffit plus20170316183632-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170316_183632_Sites_securises____pourquoi_le_____petit_cadenas_____ne_suffit_plusThu, 16 Mar 2017 18:36:32 +0100Typiquement de la bouche de votre banquier, vous entendez que pour aller sur le site de votre banque, il faut taper l’adresse du site et faire attention à la présence du « petit cadenas ». S’il y est, alors vous êtes protégés des vilains pirates et vos identifiants sont sécurisés.

    Aujourd‘hui, ceci n’est plus vrai.
    Ceci n’a jamais été vrai en fait, pas tout à fait.

    Quand vous vous connectez sur le site de votre banque, votre PC communique avec le site. En vous connectant sur votre compte, votre identifiant et votre mot de passe sont envoyés au site via Internet.

    Il y a alors deux choses auxquelles il faut faire attention :

    • que vos identifiants soient envoyés de façon chiffrée sur le réseau
    • que vos identifiants soient envoyés au bon site !

    Le petit cadenas signifie que le site utilise une connexion chiffrée entre votre ordinateur et le site sur lequel vous êtes.
    Sa présence vous garantit que vos identifiants ne peuvent pas êtes récupérés par quelqu’un d’autre qui serait en train « d’écouter » sur votre ligne.

    Par contre, le cadenas n’indique absolument rien sur l’identité du site en question : n’importe qui, y compris moi, peut très bien créer un site web sécurisé, avec le même design, le même logo et le même formulaire de connexion que votre banque. À ce moment là, si la victime pense être sur le site de sa banque et entre ses identifiants, ces derniers seront envoyés de façon chiffré… mais vers mon site à moi !

    D’ailleurs, regardez bien : en naviguant sur ce blog, le petit cadenas est présent : tout ce que vous lisez ici, ce que vous envoyez dans le formulaire ou les recherches que vous faites est sécurisé : quelqu’un qui écoute sur le réseau ne peut rien voir. Mon site est sécurisé de ce côté là.

    Pour en revenir à votre banque : il y a une seule façon fiable de savoir si vous êtes sur le site de votre banque ou sur un site falsifié. Il faut de regarder le nom du site de façon attentive.
    Le nom du site, c’est la partie principale dans l’adresse de la page. Tous les navigateurs actuels mettent cette partie de l’adresse en noir (le reste étant en gris) :

    Par exemple, le site de La Banque Postale, le nom du site est « labanquepostale.fr », et rien d’autre :

    i
    Ce n’est pas labanquepostale-fr.com.
    Ce n’est pas labanquep0stale.fr.
    Ce n’est pas labanquepostale.fr.securise.com.
    C’est uniquement labanquepostale.fr.

    Si vous tapez ces identifiants sur un autre site, alors vous n’êtes pas sur le site de cette banque. Même si il y a un petit cadenas.

    Tout le monde peut créer un site sécurisé (ce blog possède un cadenas : il est sécurisé). Mais seule votre banque peut créer le site « labanquepostale.fr ».
    En cas de doute, demandez au guichet le nom du site sur lequel vous devez vous connecter.

    Il est très facile de créer une fausse page web qui ressemble à celle de votre banque ou de n’importe quel autre site important, et compter sur votre négligence pour que vous tapiez vos identifiants dessus et ensuite les récupérer pour les utiliser à votre insu. Soyez donc attentif. Non seulement au cadenas, mais aussi et surtout au nom du site.

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    Typiquement de la bouche de votre banquier, vous entendez que pour aller sur le site de votre banque, il faut taper l’adresse du site et faire attention à la présence du « petit cadenas ». S’il y est, alors vous êtes protégés des vilains pirates et vos identifiants sont sécurisés.

    Aujourd‘hui, ceci n’est plus vrai.
    Ceci n’a jamais été vrai en fait, pas tout à fait.

    Quand vous vous connectez sur le site de votre banque, votre PC communique avec le site. En vous connectant sur votre compte, votre identifiant et votre mot de passe sont envoyés au site via Internet.

    Il y a alors deux choses auxquelles il faut faire attention :

    • que vos identifiants soient envoyés de façon chiffrée sur le réseau
    • que vos identifiants soient envoyés au bon site !

    Le petit cadenas signifie que le site utilise une connexion chiffrée entre votre ordinateur et le site sur lequel vous êtes.
    Sa présence vous garantit que vos identifiants ne peuvent pas êtes récupérés par quelqu’un d’autre qui serait en train « d’écouter » sur votre ligne.

    Par contre, le cadenas n’indique absolument rien sur l’identité du site en question : n’importe qui, y compris moi, peut très bien créer un site web sécurisé, avec le même design, le même logo et le même formulaire de connexion que votre banque. À ce moment là, si la victime pense être sur le site de sa banque et entre ses identifiants, ces derniers seront envoyés de façon chiffré… mais vers mon site à moi !

    D’ailleurs, regardez bien : en naviguant sur ce blog, le petit cadenas est présent : tout ce que vous lisez ici, ce que vous envoyez dans le formulaire ou les recherches que vous faites est sécurisé : quelqu’un qui écoute sur le réseau ne peut rien voir. Mon site est sécurisé de ce côté là.

    Pour en revenir à votre banque : il y a une seule façon fiable de savoir si vous êtes sur le site de votre banque ou sur un site falsifié. Il faut de regarder le nom du site de façon attentive.
    Le nom du site, c’est la partie principale dans l’adresse de la page. Tous les navigateurs actuels mettent cette partie de l’adresse en noir (le reste étant en gris) :

    Par exemple, le site de La Banque Postale, le nom du site est « labanquepostale.fr », et rien d’autre :

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    Ce n’est pas labanquepostale-fr.com.
    Ce n’est pas labanquep0stale.fr.
    Ce n’est pas labanquepostale.fr.securise.com.
    C’est uniquement labanquepostale.fr.

    Si vous tapez ces identifiants sur un autre site, alors vous n’êtes pas sur le site de cette banque. Même si il y a un petit cadenas.

    Tout le monde peut créer un site sécurisé (ce blog possède un cadenas : il est sécurisé). Mais seule votre banque peut créer le site « labanquepostale.fr ».
    En cas de doute, demandez au guichet le nom du site sur lequel vous devez vous connecter.

    Il est très facile de créer une fausse page web qui ressemble à celle de votre banque ou de n’importe quel autre site important, et compter sur votre négligence pour que vous tapiez vos identifiants dessus et ensuite les récupérer pour les utiliser à votre insu. Soyez donc attentif. Non seulement au cadenas, mais aussi et surtout au nom du site.

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    Scandale en Suède…20170316170230-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170316_170230_Scandale_en_Suede___Thu, 16 Mar 2017 17:02:30 +0100un politique a acheté une bouteille de vin avec sa carte de député.
    … et il se doit de s’excuser.
    … et une enquête est ouverte.

    Parallèlement, ici, que ce soit Fillon, Macron ou Le Pen, les montants qu’ils ont fraudés et volés au contribuable se chiffre en millions d’euros.

    Mais on va quand même voter pour eux.
    Et manifester pour les soutenir.

    Parce que bon, voler l’argent de l’impôt de ceux qui le payent, quand on est un politicien français, c’est totalement normal. Et si la justice a l’audace de s’en rendre compte et de s’en mêler, c’est une conspiration honteuse et il faut vite demander le soutient au contribuable… qui accourt alors en pleine rue pour dire que la justice c’est mal.

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    un politique a acheté une bouteille de vin avec sa carte de député.
    … et il se doit de s’excuser.
    … et une enquête est ouverte.

    Parallèlement, ici, que ce soit Fillon, Macron ou Le Pen, les montants qu’ils ont fraudés et volés au contribuable se chiffre en millions d’euros.

    Mais on va quand même voter pour eux.
    Et manifester pour les soutenir.

    Parce que bon, voler l’argent de l’impôt de ceux qui le payent, quand on est un politicien français, c’est totalement normal. Et si la justice a l’audace de s’en rendre compte et de s’en mêler, c’est une conspiration honteuse et il faut vite demander le soutient au contribuable… qui accourt alors en pleine rue pour dire que la justice c’est mal.

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    L’ordinateur c’est magique20170304042403-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170304_042403_L___ordinateur_c___est_magiqueSat, 04 Mar 2017 04:24:03 +0100C’est super intéressant d’éplucher les journaux de démarrage sur un ordinateur.

    Un PC c’est juste une machine avec processeur central (une puce électronique) qui fait tout le travail. Ce processeur central ce n’est rien d’autre qu’un agencement bien défini de quelques milliards de transistors (de mini-interrupteurs électroniques) reliés les uns aux autres, s’actionnant successivement, comme une chaîne.

    Un programme informatique (ou un bout de code), c’est une suite d’instruction indiquant dans quel ordre ces interrupteurs doivent être actionnés une fois que l’ordinateur est mis sous tension. Dès cet instant, ce sont des dizaines, voire des centaines de millions de lignes de code qui sont lues et traitées par le processeur central, et les interrupteurs sont alors actionnées des milliards de fois chaque seconde.

    Le résultat final est ce que l’on voit à l’écran : chaque pixel de l’écran, chaque son dans les enceintes, chaque bit écrit sur un disque dur… sont produits grâce et par le calcul du processeur.

    Sur un PC grand public, les programmes pré-installés sont là pour automatiser le plus grand nombre de chose. Ainsi, il suffit d’allumer l’ordinateur et votre session utilisateur se lance : vos fichiers sont ouverts, votre fond d’écran est affiché, votre PC se connecte au réseau Wifi, etc.

    Ceci peut semble simple, parfois c’est considéré comme acquis. Mais il ne faut jamais oublier que si votre PC fait tout ça, c’est parce que c’est voulu. Prenons par exemple juste ce dernier point : « votre PC se connecte au réseau Wifi ». C’est un programme à lui seul et il se passe plein de chose :

    • le processeur doit apprendre à utiliser la carte Wifi (en chargeant le pilote en mémoire)
    • le processeur demande à la carte Wifi de chercher des réseaux aux alentours
    • le processeur regarde sur le disque dur s’il y a des réseaux Wifi connus et enregistrés
    • si oui, le processeur charge en mémoire le réseau connu
    • la carte Wifi et votre Box « discutent » pour commencer la connexion
    • la carte Wifi se connecte au réseau Wifi connu en utilisant les informations (clé Wifi, nom du réseau…) qui sont en mémoire
    • une fois que les deux appareils « sont d’accord » ils se connectent et le réseau fonctionne
    • la carte Wifi dit au processeur que tout est OK
    • le processeur dit à l’écran d’afficher un message à l’écran comme quoi la connexion est active.

    Pour plus de détails, voici ce que mon ordinateur fait au démarrage de l’ordinateur, quand il veut se connecter à un réseau Wifi :

    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> NetworkManager (version 1.2.2) is starting...
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> Read config: /etc/NetworkManager/NetworkManager.conf (etc: default-wifi-powersave-on.conf)
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> init!
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info>    interface-parser: parsing file /etc/network/interfaces
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info>    interface-parser: finished parsing file /etc/network/interfaces
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> end _init.
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> (25422752) ... get_connections (managed=false): return empty list.
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Lord (8ec2bec8-2a08-461b-96ae-e124650b1cd6,"Lord")
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Livebox-40nf4 (8b56671d-4dcb-4563-83e9-badd50e52f92,"Livebox-40nf4")
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Timo (0792c0a8-faa0-4ecf-a439-01e2fd7097e1,"Timo")
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: WiFi enabled by radio killswitch; enabled by state file
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: WWAN enabled by radio killswitch; enabled by state file
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: Networking is enabled by state file
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> (wlp2s0): using nl80211 for WiFi device control
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): driver supports Access Point (AP) mode
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: (wlp2s0): new 802.11 WiFi device (/org/freedesktop/NetworkManager/Devices/0)
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: unmanaged -> unavailable (reason 'managed') [10 20 2]
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> supplicant: wpa_supplicant running
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: init -> starting
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: starting -> ready
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: startup complete
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: unavailable -> disconnected (reason 'supplicant-available') [20 30 42]
    mars 3 14:07:52 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: ready -> inactive
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: auto-activating connection 'Timo'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: starting connection 'Timo' (0792c0a8-faa0-4ecf-a439-01e2fd7097e1)
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: disconnected -> prepare (reason 'none') [30 40 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTING
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: prepare -> config (reason 'none') [40 50 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) access point 'Timo' has security, but secrets are required.
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: config -> need-auth (reason 'none') [50 60 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: need-auth -> prepare (reason 'none') [60 40 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: prepare -> config (reason 'none') [40 50 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) connection 'Timo' has security, and secrets exist.  No new secrets needed.
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'ssid' value 'Timo'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'scan_ssid' value '1'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'key_mgmt' value 'WPA-PSK'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'psk' value '<omitted>'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> sup-iface[0x1860580,wlp2s0]: config: set interface ap_scan to 1
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: inactive -> associating
    mars 3 14:07:58 dell15 NetworkManager[956]: <info> WiFi hardware radio set enabled
    mars 3 14:07:58 dell15 NetworkManager[956]: <info> WWAN hardware radio set enabled
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: associating -> 4-way handshake
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: 4-way handshake -> completed
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) Stage 2 of 5 (Device Configure) successful.  Connected to wireless network 'Timo'.
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: config -> ip-config (reason 'none') [50 70 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): activation: beginning transaction (timeout in 45 seconds)
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): dhclient started with pid 1954
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   address 192.168.1.78
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   plen 24 (255.255.255.0)
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   gateway 192.168.1.254
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   server identifier 192.168.1.254
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   lease time 86400
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   domain name 'lan'
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): state changed unknown -> bound
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: ip-config -> ip-check (reason 'none') [70 80 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: ip-check -> secondaries (reason 'none') [80 90 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: secondaries -> activated (reason 'none') [90 100 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTED_LOCAL
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTED_GLOBAL
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: set 'Timo' (wlp2s0) as default for IPv4 routing and DNS
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dns-mgr: Writing DNS information to /sbin/resolvconf
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: successful, device activated.
    mars 3 14:08:00 dell15 NetworkManager[956]: <info> dns-mgr: Writing DNS information to /sbin/resolvconf
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): activation: beginning transaction (timeout in 45 seconds)
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): dhclient started with pid 2173
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: set 'Timo' (wlp2s0) as default for IPv6 routing and DNS
    […]
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): state changed unknown -> bound
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): client pid 2173 exited with status 0
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): state changed bound -> done

    Même si vous ne comprenez pas tout, vous pouvez en extraire des bribes d’information, comme « starting connection 'Timo' », « connection 'Timo' has security » ou encore « successful. Connected to wireless network 'Timo' »

    Cette procédure, minutieusement coordonnée par tout un tas de protocoles (entre le processeur et la carte wifi, mais aussi entre la carte wifi et votre box) a dû être écrite et imaginée par une personne, ou un groupe de personnes.

    L’informatique, ce n’est pas comme les lois de la physique. La gravitation, l’électromagnétique, ce sont des choses qui sont là et qu’on essaye de comprendre pour les utiliser à notre avantage.
    L’informatique, lui, c’est un domaine purement artificiel que l’on a créé pour traiter de l’information à notre place et nous simplifier la vie, et aujourd’hui le monde tourne grâce à ça.

    C’est beau.
    C’est magique.

    ]]>
    C’est super intéressant d’éplucher les journaux de démarrage sur un ordinateur.

    Un PC c’est juste une machine avec processeur central (une puce électronique) qui fait tout le travail. Ce processeur central ce n’est rien d’autre qu’un agencement bien défini de quelques milliards de transistors (de mini-interrupteurs électroniques) reliés les uns aux autres, s’actionnant successivement, comme une chaîne.

    Un programme informatique (ou un bout de code), c’est une suite d’instruction indiquant dans quel ordre ces interrupteurs doivent être actionnés une fois que l’ordinateur est mis sous tension. Dès cet instant, ce sont des dizaines, voire des centaines de millions de lignes de code qui sont lues et traitées par le processeur central, et les interrupteurs sont alors actionnées des milliards de fois chaque seconde.

    Le résultat final est ce que l’on voit à l’écran : chaque pixel de l’écran, chaque son dans les enceintes, chaque bit écrit sur un disque dur… sont produits grâce et par le calcul du processeur.

    Sur un PC grand public, les programmes pré-installés sont là pour automatiser le plus grand nombre de chose. Ainsi, il suffit d’allumer l’ordinateur et votre session utilisateur se lance : vos fichiers sont ouverts, votre fond d’écran est affiché, votre PC se connecte au réseau Wifi, etc.

    Ceci peut semble simple, parfois c’est considéré comme acquis. Mais il ne faut jamais oublier que si votre PC fait tout ça, c’est parce que c’est voulu. Prenons par exemple juste ce dernier point : « votre PC se connecte au réseau Wifi ». C’est un programme à lui seul et il se passe plein de chose :

    • le processeur doit apprendre à utiliser la carte Wifi (en chargeant le pilote en mémoire)
    • le processeur demande à la carte Wifi de chercher des réseaux aux alentours
    • le processeur regarde sur le disque dur s’il y a des réseaux Wifi connus et enregistrés
    • si oui, le processeur charge en mémoire le réseau connu
    • la carte Wifi et votre Box « discutent » pour commencer la connexion
    • la carte Wifi se connecte au réseau Wifi connu en utilisant les informations (clé Wifi, nom du réseau…) qui sont en mémoire
    • une fois que les deux appareils « sont d’accord » ils se connectent et le réseau fonctionne
    • la carte Wifi dit au processeur que tout est OK
    • le processeur dit à l’écran d’afficher un message à l’écran comme quoi la connexion est active.

    Pour plus de détails, voici ce que mon ordinateur fait au démarrage de l’ordinateur, quand il veut se connecter à un réseau Wifi :

    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> NetworkManager (version 1.2.2) is starting...
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> Read config: /etc/NetworkManager/NetworkManager.conf (etc: default-wifi-powersave-on.conf)
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> init!
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info>    interface-parser: parsing file /etc/network/interfaces
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info>    interface-parser: finished parsing file /etc/network/interfaces
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> end _init.
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> (25422752) ... get_connections (managed=false): return empty list.
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Lord (8ec2bec8-2a08-461b-96ae-e124650b1cd6,"Lord")
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Livebox-40nf4 (8b56671d-4dcb-4563-83e9-badd50e52f92,"Livebox-40nf4")
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Timo (0792c0a8-faa0-4ecf-a439-01e2fd7097e1,"Timo")
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: WiFi enabled by radio killswitch; enabled by state file
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: WWAN enabled by radio killswitch; enabled by state file
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: Networking is enabled by state file
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> (wlp2s0): using nl80211 for WiFi device control
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): driver supports Access Point (AP) mode
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: (wlp2s0): new 802.11 WiFi device (/org/freedesktop/NetworkManager/Devices/0)
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: unmanaged -> unavailable (reason 'managed') [10 20 2]
    […]
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> supplicant: wpa_supplicant running
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: init -> starting
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: starting -> ready
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: startup complete
    mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: unavailable -> disconnected (reason 'supplicant-available') [20 30 42]
    mars 3 14:07:52 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: ready -> inactive
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: auto-activating connection 'Timo'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: starting connection 'Timo' (0792c0a8-faa0-4ecf-a439-01e2fd7097e1)
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: disconnected -> prepare (reason 'none') [30 40 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTING
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: prepare -> config (reason 'none') [40 50 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) access point 'Timo' has security, but secrets are required.
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: config -> need-auth (reason 'none') [50 60 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: need-auth -> prepare (reason 'none') [60 40 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: prepare -> config (reason 'none') [40 50 0]
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) connection 'Timo' has security, and secrets exist.  No new secrets needed.
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'ssid' value 'Timo'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'scan_ssid' value '1'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'key_mgmt' value 'WPA-PSK'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'psk' value '<omitted>'
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> sup-iface[0x1860580,wlp2s0]: config: set interface ap_scan to 1
    mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: inactive -> associating
    mars 3 14:07:58 dell15 NetworkManager[956]: <info> WiFi hardware radio set enabled
    mars 3 14:07:58 dell15 NetworkManager[956]: <info> WWAN hardware radio set enabled
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: associating -> 4-way handshake
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: 4-way handshake -> completed
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) Stage 2 of 5 (Device Configure) successful.  Connected to wireless network 'Timo'.
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: config -> ip-config (reason 'none') [50 70 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): activation: beginning transaction (timeout in 45 seconds)
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): dhclient started with pid 1954
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   address 192.168.1.78
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   plen 24 (255.255.255.0)
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   gateway 192.168.1.254
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   server identifier 192.168.1.254
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   lease time 86400
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   domain name 'lan'
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): state changed unknown -> bound
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: ip-config -> ip-check (reason 'none') [70 80 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: ip-check -> secondaries (reason 'none') [80 90 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: secondaries -> activated (reason 'none') [90 100 0]
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTED_LOCAL
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTED_GLOBAL
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: set 'Timo' (wlp2s0) as default for IPv4 routing and DNS
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dns-mgr: Writing DNS information to /sbin/resolvconf
    mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: successful, device activated.
    mars 3 14:08:00 dell15 NetworkManager[956]: <info> dns-mgr: Writing DNS information to /sbin/resolvconf
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): activation: beginning transaction (timeout in 45 seconds)
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): dhclient started with pid 2173
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: set 'Timo' (wlp2s0) as default for IPv6 routing and DNS
    […]
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): state changed unknown -> bound
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): client pid 2173 exited with status 0
    mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): state changed bound -> done

    Même si vous ne comprenez pas tout, vous pouvez en extraire des bribes d’information, comme « starting connection 'Timo' », « connection 'Timo' has security » ou encore « successful. Connected to wireless network 'Timo' »

    Cette procédure, minutieusement coordonnée par tout un tas de protocoles (entre le processeur et la carte wifi, mais aussi entre la carte wifi et votre box) a dû être écrite et imaginée par une personne, ou un groupe de personnes.

    L’informatique, ce n’est pas comme les lois de la physique. La gravitation, l’électromagnétique, ce sont des choses qui sont là et qu’on essaye de comprendre pour les utiliser à notre avantage.
    L’informatique, lui, c’est un domaine purement artificiel que l’on a créé pour traiter de l’information à notre place et nous simplifier la vie, et aujourd’hui le monde tourne grâce à ça.

    C’est beau.
    C’est magique.

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    Votez pour la recherche et la science : ça sauve des vies20170225144141-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170225_144141_Votez_pour_la_recherche_et_la_science______a_sauve_des_viesSat, 25 Feb 2017 14:41:41 +0100Je suis en train de rédiger un article sur fonctionnement de l’imagerie médicale (IRM). Pour faire simple, l’IRM fonctionne en analysant la réponse des atomes d’hydrogène de notre corps à un intense champ magnétique. L’image obtenue rend compte de la distribution de cet hydrogène dans le corps et permet donc de repérer les organes et des tissus. Si l’image montre une région qui ne devrait pas être là, il peut s’agit d’une tumeur qu’il faut aller enlever.

    Cette méthode a été mise au point pour analyser de la lumière traversant un nuage d’hydrogène excité par des champs magnétique. Ce besoin très spécifique a été rencontré dans un domaine bien précis : l’astronomie.
    Les nuages d’hydrogène interstellaires sont parfois soumis à des champs magnétiques (stellaires par exemple) et la lumière, qui traverse ou qui est émise par ces nuages, nous parvient en présentant des distorsions bien particulières qu’il est possible d’interpréter.

    Comme pour tant d’autres choses, donc, si vous êtes sauvés aujourd’hui grâce à la découverte d’une tumeur au moyen d’un appareil à IRM, vous pouvez remercier les investissements publics faits il y 50 ans dans l’astronomie, l’exploration spatiale et la recherche scientifique.

    Parce que chercher à interpréter des raies spectrales de lumière émise par de l’hydrogène interstellaire situé à 500 années-lumières de nous permet aujourd’hui de sauver des vies en détectant des cancers.

    Oui, ceci est un message qui rejoint ces deux autres articles :

    Qui êtes vous pour dire que la recherche faite au CERN ou sur l’ITER (et sur tant d’autres projets, y compris sur Mars et dans l’espace) constitue de l’argent perdu et un investissement à supprimer ? Vous venez du futur ?

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    Je suis en train de rédiger un article sur fonctionnement de l’imagerie médicale (IRM). Pour faire simple, l’IRM fonctionne en analysant la réponse des atomes d’hydrogène de notre corps à un intense champ magnétique. L’image obtenue rend compte de la distribution de cet hydrogène dans le corps et permet donc de repérer les organes et des tissus. Si l’image montre une région qui ne devrait pas être là, il peut s’agit d’une tumeur qu’il faut aller enlever.

    Cette méthode a été mise au point pour analyser de la lumière traversant un nuage d’hydrogène excité par des champs magnétique. Ce besoin très spécifique a été rencontré dans un domaine bien précis : l’astronomie.
    Les nuages d’hydrogène interstellaires sont parfois soumis à des champs magnétiques (stellaires par exemple) et la lumière, qui traverse ou qui est émise par ces nuages, nous parvient en présentant des distorsions bien particulières qu’il est possible d’interpréter.

    Comme pour tant d’autres choses, donc, si vous êtes sauvés aujourd’hui grâce à la découverte d’une tumeur au moyen d’un appareil à IRM, vous pouvez remercier les investissements publics faits il y 50 ans dans l’astronomie, l’exploration spatiale et la recherche scientifique.

    Parce que chercher à interpréter des raies spectrales de lumière émise par de l’hydrogène interstellaire situé à 500 années-lumières de nous permet aujourd’hui de sauver des vies en détectant des cancers.

    Oui, ceci est un message qui rejoint ces deux autres articles :

    Qui êtes vous pour dire que la recherche faite au CERN ou sur l’ITER (et sur tant d’autres projets, y compris sur Mars et dans l’espace) constitue de l’argent perdu et un investissement à supprimer ? Vous venez du futur ?

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    Linux : rendre le terminal plus lisible20170213163620-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170213_163620_Linux___rendre_le_terminal_plus_lisibleMon, 13 Feb 2017 16:36:20 +0100Travaillant sous Linux Mint plutôt qu’Ubuntu, j’ai déjà un terminal un peu plus joli (coloré, etc.). Mais on peut encore l’améliorer un peu.

    Cet article est écrit après avoir vu celui de Frank Ridel dans son article pour effacer les anciens kernels de Fedora.
    Son terminal est obtenu avec le petit programme Powerline (site) : c’est un package qu’il est possible d’installer (il se trouve dans les dépôts Debian/Ubuntu/Mint). Il faut aussi appliquer quelques manipulations pour l’utiliser à 100% (en particulier les polices d’écriture).

    Powerline est très complet et ne se contente pas seulement d’embellir le terminal, mais également divers programmes en CLI, comme Vim.

    Sur mon ordi cependant j’ai choisit de ne pas utiliser Powerline mais juste de me rapprocher du design et des couleurs. Le résultat est le suivant :

    colored terminal
    Comme vous voyez, le prompt normal est en bleu, mais il passe en rouge quand on se connecte en root.

    Ce résultat là est obtenu avec deux lignes à ajouter/éditer dans deux fichiers.
    Pour la partie bleue, vu que ça correspond à votre votre compte, il faut éditer le fichier ~/.bashrc à vous (remplacez pluma par gedit si nous n’êtes pas sous Mint ou Mate) :

    pluma .bashrc

    Et ajouter dans le fichier :

    # BLEU + GRIS
    PS1='\n\[\e[1;48;5;31m\] \u \[\e[48;5;240m\] \W \[\e[0m\] '

    Puis enregistrer le fichier.
    Ensuite pour root :

    sudo pluma /root/.bashrc

    Et ajouter ceci à la fin :

    PS1='\n\[\e[1;48;5;196m\] \u \[\e[48;5;240m\] \w \[\e[0m\] '

    Puis enregistrer le fichier.

    Maintenant ouvrez un nouveau terminal et voyez le prompt beaucoup plus visible parmi tout le texte.
    Si les couleurs ne vous conviennent pas, vous pouvez les changer. Il s’agit de changer les codes correspondant à la couleur de fond (les 31 et 196 sur les lignes) par celles correspondant à une autre couleur, comme explique là : Bash tips: Colors and formatting.

    La stylisation du terminal peut se faire selon beaucoup de façons différentes.

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    Travaillant sous Linux Mint plutôt qu’Ubuntu, j’ai déjà un terminal un peu plus joli (coloré, etc.). Mais on peut encore l’améliorer un peu.

    Cet article est écrit après avoir vu celui de Frank Ridel dans son article pour effacer les anciens kernels de Fedora.
    Son terminal est obtenu avec le petit programme Powerline (site) : c’est un package qu’il est possible d’installer (il se trouve dans les dépôts Debian/Ubuntu/Mint). Il faut aussi appliquer quelques manipulations pour l’utiliser à 100% (en particulier les polices d’écriture).

    Powerline est très complet et ne se contente pas seulement d’embellir le terminal, mais également divers programmes en CLI, comme Vim.

    Sur mon ordi cependant j’ai choisit de ne pas utiliser Powerline mais juste de me rapprocher du design et des couleurs. Le résultat est le suivant :

    colored terminal
    Comme vous voyez, le prompt normal est en bleu, mais il passe en rouge quand on se connecte en root.

    Ce résultat là est obtenu avec deux lignes à ajouter/éditer dans deux fichiers.
    Pour la partie bleue, vu que ça correspond à votre votre compte, il faut éditer le fichier ~/.bashrc à vous (remplacez pluma par gedit si nous n’êtes pas sous Mint ou Mate) :

    pluma .bashrc

    Et ajouter dans le fichier :

    # BLEU + GRIS
    PS1='\n\[\e[1;48;5;31m\] \u \[\e[48;5;240m\] \W \[\e[0m\] '

    Puis enregistrer le fichier.
    Ensuite pour root :

    sudo pluma /root/.bashrc

    Et ajouter ceci à la fin :

    PS1='\n\[\e[1;48;5;196m\] \u \[\e[48;5;240m\] \w \[\e[0m\] '

    Puis enregistrer le fichier.

    Maintenant ouvrez un nouveau terminal et voyez le prompt beaucoup plus visible parmi tout le texte.
    Si les couleurs ne vous conviennent pas, vous pouvez les changer. Il s’agit de changer les codes correspondant à la couleur de fond (les 31 et 196 sur les lignes) par celles correspondant à une autre couleur, comme explique là : Bash tips: Colors and formatting.

    La stylisation du terminal peut se faire selon beaucoup de façons différentes.

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    Acharnement20170130171736-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170130_171736_AcharnementMon, 30 Jan 2017 17:17:36 +0100Je rêve… Le service des impôts, qui n’a évidemment rien de mieux à faire, découvre qu’un site de torrents conseille aux internautes d’utiliser le logiciel VLC pour visionner les fichiers vidéos qu’ils proposent.

    Conclusion de Bercy ? VLC les paye pour qu’ils fassent de la pub.
    Et qui dit « paye », dit contrat juteux, argent et ils veulent des explications (concrètement : des noms, des adresses, et des comptes bancaires), avec 5000 € d’amende en cas de refus (on rigole pas à Bercy).

    Comme ils disent sur Twitter chez VLC : Comment expliquer Internet aux impôts ?

    Finalement la DGFP indique que c’était une erreur informatique d’appréciation. En espérant qu’ils comprennent qu’un simple lien n’est pas synonyme de contrat juteux.
    Sinon je veux bien jouer moi aussi :

    * https://portail.dgfip.finances.gouv.fr/portail/accueilIAM.pl
    * https://www.impots.gouv.fr/portail/
    * http://www.elysee.fr/
    * http://france.fr/

    Où sont mes millions maintenant ?

    Je trouve quand même assez gonflé qu’ils « attaquent » de la sorte l’association VideoLan (éditrice de VLC), quand on sait que Microsoft passe des contrats plus ou moins obscures avec la République et que de toute façon on a toujours toutes les entreprises de la high-tech qui ne payent aucun impôt en France et contre quoi très peu est effectué concrètement.
    J’imagine que taper sur un petit poisson c’est plus simple que taper sur des gros requins.

    Enfin, pour finir, si tout le monde conseil le logiciel VLC un peu partout, c’est p't-être bien parce que c’est un excellent logiciel, sûrement le meilleur au monde dans son domaine (loin devant toute la concurrence). Ah et en plus il est basé en France, il est français et était là bien avant que les politiques décident d’investir dans la « french-tech ».

    Donc si je peux dire, ils feraient mieux de les aider plutôt que de chercher à les racketter. Il n’y a déjà pas beaucoup de programmes français avec un tel rayonnement, si en plus c’est la France elle-même qui cherche à les tuer, franchement où on va…

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    Je rêve… Le service des impôts, qui n’a évidemment rien de mieux à faire, découvre qu’un site de torrents conseille aux internautes d’utiliser le logiciel VLC pour visionner les fichiers vidéos qu’ils proposent.

    Conclusion de Bercy ? VLC les paye pour qu’ils fassent de la pub.
    Et qui dit « paye », dit contrat juteux, argent et ils veulent des explications (concrètement : des noms, des adresses, et des comptes bancaires), avec 5000 € d’amende en cas de refus (on rigole pas à Bercy).

    Comme ils disent sur Twitter chez VLC : Comment expliquer Internet aux impôts ?

    Finalement la DGFP indique que c’était une erreur informatique d’appréciation. En espérant qu’ils comprennent qu’un simple lien n’est pas synonyme de contrat juteux.
    Sinon je veux bien jouer moi aussi :

    * https://portail.dgfip.finances.gouv.fr/portail/accueilIAM.pl
    * https://www.impots.gouv.fr/portail/
    * http://www.elysee.fr/
    * http://france.fr/

    Où sont mes millions maintenant ?

    Je trouve quand même assez gonflé qu’ils « attaquent » de la sorte l’association VideoLan (éditrice de VLC), quand on sait que Microsoft passe des contrats plus ou moins obscures avec la République et que de toute façon on a toujours toutes les entreprises de la high-tech qui ne payent aucun impôt en France et contre quoi très peu est effectué concrètement.
    J’imagine que taper sur un petit poisson c’est plus simple que taper sur des gros requins.

    Enfin, pour finir, si tout le monde conseil le logiciel VLC un peu partout, c’est p't-être bien parce que c’est un excellent logiciel, sûrement le meilleur au monde dans son domaine (loin devant toute la concurrence). Ah et en plus il est basé en France, il est français et était là bien avant que les politiques décident d’investir dans la « french-tech ».

    Donc si je peux dire, ils feraient mieux de les aider plutôt que de chercher à les racketter. Il n’y a déjà pas beaucoup de programmes français avec un tel rayonnement, si en plus c’est la France elle-même qui cherche à les tuer, franchement où on va…

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    Accélérer Firefox très simplement20170119191039-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170119_191039_Accelerer_Firefox_tres_simplementThu, 19 Jan 2017 19:10:39 +0100Il y a toute une flopée de mesures à effectuer pour augmenter la réactivité de votre PC : défragmentation, suppression des vieux fichiers, mais aussi des astuces sur le hardware. Le problème c’est que ces solutions sont fastidieuses à mettre en place.
    Je suppose que le programme le plus utilisé sur votre ordi est le navigateur (Firefox dans mon cas). Alors optimisons au moins celui-ci à l’aide de deux petites astuces.

    Défragmenter Firefox

    La première, c’est de défragmenter le dossier de Firefox. C’est très simple à faire : trouvez le dossier de profil de Firefox dans le navigateur de fichiers, faites un copier coller du dossier puis supprimez le dossier original. Ensuite renommez le nouveau dossier pour supprimer le « - copie » à la fin, histoire de revenir au dossier de départ.

    Pourquoi ça aide ça ?
    Parce que les fichiers dans le dossier de Firefox sont très nombreux, très souvent modifiés et sans-cesse renouvelés. C’est donc parfait pour que le système d’exploitation les place un peu partout sur le disque dur en les fragmentant au passage. Du coup, après quelques mois Firefox perd drastiquement de sa réactivité.
    En faisant un copier-coller du dossier, on replace les fichiers au même endroit du disque et on les défragmente. Le navigateur peut donc de nouveau se charger très rapidement.

    Notes :

    • Fermez votre navigateur avant l’opération.
    • Pour aller plus vite, pensez à vider le cache de Firefox avant également.
    • Cette opération est inutile sur un SSD.

    Où se trouve le dossier de profil de Firefox ?
    Il ne s’agit pas du dossier de Firefox dans « Program Files », mais celui un peu caché dans le dossier personnel.

    Sous Windows, ouvrez un dossier, et copiez-collez dans la barre d’adresse, ceci : « %APPDATA%\Mozilla\Firefox »
    Dans les distributions Linux, on trouve le dossier profile de Firefox dans : « ~/.mozilla/firefox ».

    Nettoyer les bases de données de Firefox

    Firefox stocke les données (cookies, historique, marques pages…) dans des bases de données SQLite. Ce sont des fichiers compactes, mais ces fichiers grossissent au fil de l’utilisation sans jamais perdre de leur taille. Donc si vous avez 50k pages d’historique et que vous supprimez tout, le fichier contenant l’historique continuera de prendre la place qu’il avait avant la suppression.
    D’un côté ceci empêche une trop grande fragmentation, mais de l’autre, si votre base de données pèse 100 Mo, ça fait quand même beaucoup et contribue largement à ralentir votre navigation.

    On peut nettoyer ces bases de données de Firefox avec une commande (linux) ou un petit outil (Windows).

    Sous Linux, assurez-vous d’avoir installé SQLite3 et lancez ça :

    for f in ~/.mozilla/firefox/*/*.sqlite; do sqlite3 $f 'VACUUM; REINDEX;'; done

    Sous Windows il y a le petit outil SpeedyFox. Téléchargez le zip, extrayez l’exécutable, fermez Firefox et double-cliquez dessus (pas besoin d’installation). Cochez toutes les cases à cocher dans la liste puis cliquez sur « Optimize ». Après quelques secondes vous verrez les commandes se terminer et ça sera bon. En prime, SpeedyFox nettoie également les fichiers de Chrome, Opera et Skype.

    Notes :

    • Aucune donnée n’est perdue lors de cette opération, les fichiers SQLite sont simplement « optimisés » et seront chargés beaucoup plus rapidement.
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    Il y a toute une flopée de mesures à effectuer pour augmenter la réactivité de votre PC : défragmentation, suppression des vieux fichiers, mais aussi des astuces sur le hardware. Le problème c’est que ces solutions sont fastidieuses à mettre en place.
    Je suppose que le programme le plus utilisé sur votre ordi est le navigateur (Firefox dans mon cas). Alors optimisons au moins celui-ci à l’aide de deux petites astuces.

    Défragmenter Firefox

    La première, c’est de défragmenter le dossier de Firefox. C’est très simple à faire : trouvez le dossier de profil de Firefox dans le navigateur de fichiers, faites un copier coller du dossier puis supprimez le dossier original. Ensuite renommez le nouveau dossier pour supprimer le « - copie » à la fin, histoire de revenir au dossier de départ.

    Pourquoi ça aide ça ?
    Parce que les fichiers dans le dossier de Firefox sont très nombreux, très souvent modifiés et sans-cesse renouvelés. C’est donc parfait pour que le système d’exploitation les place un peu partout sur le disque dur en les fragmentant au passage. Du coup, après quelques mois Firefox perd drastiquement de sa réactivité.
    En faisant un copier-coller du dossier, on replace les fichiers au même endroit du disque et on les défragmente. Le navigateur peut donc de nouveau se charger très rapidement.

    Notes :

    • Fermez votre navigateur avant l’opération.
    • Pour aller plus vite, pensez à vider le cache de Firefox avant également.
    • Cette opération est inutile sur un SSD.

    Où se trouve le dossier de profil de Firefox ?
    Il ne s’agit pas du dossier de Firefox dans « Program Files », mais celui un peu caché dans le dossier personnel.

    Sous Windows, ouvrez un dossier, et copiez-collez dans la barre d’adresse, ceci : « %APPDATA%\Mozilla\Firefox »
    Dans les distributions Linux, on trouve le dossier profile de Firefox dans : « ~/.mozilla/firefox ».

    Nettoyer les bases de données de Firefox

    Firefox stocke les données (cookies, historique, marques pages…) dans des bases de données SQLite. Ce sont des fichiers compactes, mais ces fichiers grossissent au fil de l’utilisation sans jamais perdre de leur taille. Donc si vous avez 50k pages d’historique et que vous supprimez tout, le fichier contenant l’historique continuera de prendre la place qu’il avait avant la suppression.
    D’un côté ceci empêche une trop grande fragmentation, mais de l’autre, si votre base de données pèse 100 Mo, ça fait quand même beaucoup et contribue largement à ralentir votre navigation.

    On peut nettoyer ces bases de données de Firefox avec une commande (linux) ou un petit outil (Windows).

    Sous Linux, assurez-vous d’avoir installé SQLite3 et lancez ça :

    for f in ~/.mozilla/firefox/*/*.sqlite; do sqlite3 $f 'VACUUM; REINDEX;'; done

    Sous Windows il y a le petit outil SpeedyFox. Téléchargez le zip, extrayez l’exécutable, fermez Firefox et double-cliquez dessus (pas besoin d’installation). Cochez toutes les cases à cocher dans la liste puis cliquez sur « Optimize ». Après quelques secondes vous verrez les commandes se terminer et ça sera bon. En prime, SpeedyFox nettoie également les fichiers de Chrome, Opera et Skype.

    Notes :

    • Aucune donnée n’est perdue lors de cette opération, les fichiers SQLite sont simplement « optimisés » et seront chargés beaucoup plus rapidement.
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    Lecture : Surveillance:// par Tristan Nitot20170110200354-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170110_200354_Lecture___Surveillance____par_Tristan_NitotTue, 10 Jan 2017 20:03:54 +0100Je viens de lire le livre surveillance://, écrit par T. Nitot (ancien président de Mozilla Europe, a été membre du CNN et est actuellement chez Cozy-Cloud et membre à la CNIL). Il se consacre à la défense des libertés numériques et de la Neutralité du Net.

    surveillance:// a pour but de sensibiliser le lecteur a tout ce qui touche de près ou de loin la vie privée sur internet et les libertés numériques.

    Cela passe évidemment de tout ce qui concerne l’affaire Snowden et la NSA, mais aussi (et surtout) ce que des entreprises comme Google ou Facebook peuvent faire avec les données qu’ils récupèrent constamment sur les utilisateurs (en partie parce que l’on leur donne volontairement), jusqu’à des notions de chiffrement et un peu de sécurité informatique (intérêt du HTTPS, par exemple), en passant par la nécessité des logiciels libres et de revenir si possible à des solutions décentralisées.

    En soi, pour moi rien de nouveau : ça fait des années que je partage ici-même des articles expliquant ce qui se trame dans l’ombre des géants du net. Ce qui est intéressant en revanche, c’est de prendre conscience de l’ampleur des possibilités que la surveillance offre à ces entreprises (surtout les premiers chapitres), et pourquoi leur argument marketing n’est la plupart du temps que du flan.

    Bien-sûr là aussi j’avais déjà partagé quelques scénarios (par exemple avec le Linky, mais pas seulement), mais T. Nitot commence son ouvrage par en lister un bon paquet, et dont les conséquences peuvent être minimes comme très grandes (par exemple faire basculer le résultat d’une élection…).

    Le livre n’est pas là pour faire peur, ni pour rendre tout le monde paranoïaque, mais il a une dimension explicative et éducative qu’il convient de partager au plus grande nombre. Il donne quelques idées, des solutions applicables par tous (ou presque) pour réduire la surveillance opérée à notre insu et reprendre le contrôle de nos données et notre vie numérique.
    Il donne aussi à la fin tout un tas d’astuce pour configurer divers programmes et divers sites pour accroître un peu la sécurité et la diffusion de nos données (par exemple sur les réseaux sociaux).

    De l’autre côté le bouquin met aussi l’accent sur la surveillance opérée par les gouvernements : comment est-il possible qu’aujourd‘hui il soit devenu parfaitement acceptable (et accepté) qu’une surveillance de masse s’installe impunément alors que des institutions que la Ligue des Droits de l’Homme ou l’ONU s’insurgent contre ça, et quand bien même le droit et le respect de la vie privée soient inscrits dans tous les grands traités (DUDH, DDHC, etc.) ?
    Aujourd’hui plus que jamais, une prise de conscience par le public des enjeux de la vie privée est nécessaire, et ce bouquin constitue un bon début à ça également.

    Bref, pour moins de 20 €, je vous en conseille la lecture, même si vous êtes du milieu. Il constitue une bonne référence, avec beaucoup de citations, de références, et d’exemples. Le livre est il pas technique du tout (les quelques points techniques sont très bien vulgarisés), facile à lire et il se lit en quelques heures seulement.

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    Je viens de lire le livre surveillance://, écrit par T. Nitot (ancien président de Mozilla Europe, a été membre du CNN et est actuellement chez Cozy-Cloud et membre à la CNIL). Il se consacre à la défense des libertés numériques et de la Neutralité du Net.

    surveillance:// a pour but de sensibiliser le lecteur a tout ce qui touche de près ou de loin la vie privée sur internet et les libertés numériques.

    Cela passe évidemment de tout ce qui concerne l’affaire Snowden et la NSA, mais aussi (et surtout) ce que des entreprises comme Google ou Facebook peuvent faire avec les données qu’ils récupèrent constamment sur les utilisateurs (en partie parce que l’on leur donne volontairement), jusqu’à des notions de chiffrement et un peu de sécurité informatique (intérêt du HTTPS, par exemple), en passant par la nécessité des logiciels libres et de revenir si possible à des solutions décentralisées.

    En soi, pour moi rien de nouveau : ça fait des années que je partage ici-même des articles expliquant ce qui se trame dans l’ombre des géants du net. Ce qui est intéressant en revanche, c’est de prendre conscience de l’ampleur des possibilités que la surveillance offre à ces entreprises (surtout les premiers chapitres), et pourquoi leur argument marketing n’est la plupart du temps que du flan.

    Bien-sûr là aussi j’avais déjà partagé quelques scénarios (par exemple avec le Linky, mais pas seulement), mais T. Nitot commence son ouvrage par en lister un bon paquet, et dont les conséquences peuvent être minimes comme très grandes (par exemple faire basculer le résultat d’une élection…).

    Le livre n’est pas là pour faire peur, ni pour rendre tout le monde paranoïaque, mais il a une dimension explicative et éducative qu’il convient de partager au plus grande nombre. Il donne quelques idées, des solutions applicables par tous (ou presque) pour réduire la surveillance opérée à notre insu et reprendre le contrôle de nos données et notre vie numérique.
    Il donne aussi à la fin tout un tas d’astuce pour configurer divers programmes et divers sites pour accroître un peu la sécurité et la diffusion de nos données (par exemple sur les réseaux sociaux).

    De l’autre côté le bouquin met aussi l’accent sur la surveillance opérée par les gouvernements : comment est-il possible qu’aujourd‘hui il soit devenu parfaitement acceptable (et accepté) qu’une surveillance de masse s’installe impunément alors que des institutions que la Ligue des Droits de l’Homme ou l’ONU s’insurgent contre ça, et quand bien même le droit et le respect de la vie privée soient inscrits dans tous les grands traités (DUDH, DDHC, etc.) ?
    Aujourd’hui plus que jamais, une prise de conscience par le public des enjeux de la vie privée est nécessaire, et ce bouquin constitue un bon début à ça également.

    Bref, pour moins de 20 €, je vous en conseille la lecture, même si vous êtes du milieu. Il constitue une bonne référence, avec beaucoup de citations, de références, et d’exemples. Le livre est il pas technique du tout (les quelques points techniques sont très bien vulgarisés), facile à lire et il se lit en quelques heures seulement.

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    Pointeur laser et pile rechargeable20170104164350-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20170104_164350_Pointeur_laser_et_pile_rechargeableWed, 04 Jan 2017 16:43:50 +0100Parfois la connaissance d’un peu de physique de base permet de comprendre des choses.

    Aujourd’hui par exemple : j’ai reçu deux pointeurs laser vert (532 nm). Voulant les essayer, je met deux piles dedans. Ça ne marche pas.

    C’est étrange, mais j’essaye deux autres piles : même résultat.
    Manifestement quelque chose ne va pas avec ce pointeur laser. J’essaye dans le second : idem. Peut être que ça vient des piles ? J’utilise depuis des années des piles rechargeables, et ces piles sont censées être chargées, toutes.

    Je remarque cependant que le pointeur laser (qui doit émettre un faisceau vert) émet plutôt un très faible faisceau rouge. Ceci n’est pas une surprise : le fonctionnement de ces pointeurs est tel que c’est une diode rouge qui excite un semi-conducteur, qui va à son tour émettre un faisceau infra-rouge de 1064 nm ; faisceau qui va finalement passer à travers un filtre KTP qui va diviser la longueur d’onde par deux, et on retombe bien sur nos 532 nm de lumière verte.
    Bref, ici donc, il n’y a pas de production de la dite lumière verte. Cette lumière rouge n’est visible par ailleurs que quand les piles sont vides, ce qui n’est pas bien logique : comme j’ai dis, elles sont chargées…

    Il se trouve que j’ai également un pointeur laser bleu (405 nm).
    Après tests, mes piles fonctionnement parfaitement dedans, elles sont donc bien chargées.

    C’est là que je me suis souvenu : les piles rechargeables habituelles (Ni-MH) ont une tension de sortie de 1,2 V. Deux piles totalisent donc une tension de 2,4 V. Les piles non-rechargeables (alcalines) ont une tension nominale de 1,5 V, et donc deux piles fournissent 3,0 V.
    En général, que ce soit dans un Game-Boy, une lampe torche, ou une manette de XBox, ceci n’a aucune importance.

    Dans un laser, la différence a une grande importance.

    Pour qu’un pointeur laser (ou toute source laser d’ailleurs) fonctionne, il faut que les électrons dans la source laser soient excités. Plus précisément, la population d’électrons excités doit être plus importante que la population d’électrons désexcités.
    Ces électrons excités vont se désexciter et émettre un photon qui va lui-même engendrer d’autres photons en passant à côté des autres électrons : c’est ce qu’on appelle l’émission stimulée (le « S » dans « LASER »). Si les électrons se désexcitent avant que les autres soient excités, alors l’émission stimulée ne fonctionne pas. Et c’est ce qui se passe ici : la trop faible tension des piles rechargeables ne suffit pas à provoquer l’émission stimulée et donc à produire un faisceau laser : tout ce qu’on voit c’est une très faible lueur rouge…

    La raison à cela est la nature d’une diode (lumineuse ou non) : les diodes ont une tension de seuil, en dessous de laquelle elles ne laissent pas passer le courant, ou alors très peu (voire trop peu) comme dans le cas présent. C’est la raison qui fait que la diode rouge ne produit pas assez de photons et qui empêche l’émission laser.

    Pour parvenir à cette conclusion, j’ai légèrement réchauffé les piles rechargeables : ne les frottant dans les mains ou en les posant une minute ou deux contre un radiateur. Et là… miracle : le pointeur laser fonctionne ! Faiblement, certes, mais ça fonctionne. Le fait de réchauffer les piles a pour effet d’augmenter légèrement la tension de sortie, et cette augmentation a dû suffire pour dépasser la tension de seuil de la diode.

    Je suis ensuite allé chercher des piles alcalines au coin de la rue : sans surprises, le pointeur laser fonctionne parfaitement avec des piles alcalines.
    Ce qui est un peu normal au fond : le pointeur laser est prévu pour fonctionner sous 3 V de tension, et ici, une tension plus basse ne pardonne pas…

    Au passage, si mes piles rechargeables à 1,2 V permettent à mon pointeur laser bleu de fonctionner, c’est simplement que le circuit électronique de ce pointeur utiliser une source laser différente, avec probablement une autre diode, dont la tension de seuil est plus basse, et donc atteinte même avec 2,4 V.

    Bref, aujourd’hui la science a permis à deux piles rechargeables de ne pas finir à la benne :D

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    Parfois la connaissance d’un peu de physique de base permet de comprendre des choses.

    Aujourd’hui par exemple : j’ai reçu deux pointeurs laser vert (532 nm). Voulant les essayer, je met deux piles dedans. Ça ne marche pas.

    C’est étrange, mais j’essaye deux autres piles : même résultat.
    Manifestement quelque chose ne va pas avec ce pointeur laser. J’essaye dans le second : idem. Peut être que ça vient des piles ? J’utilise depuis des années des piles rechargeables, et ces piles sont censées être chargées, toutes.

    Je remarque cependant que le pointeur laser (qui doit émettre un faisceau vert) émet plutôt un très faible faisceau rouge. Ceci n’est pas une surprise : le fonctionnement de ces pointeurs est tel que c’est une diode rouge qui excite un semi-conducteur, qui va à son tour émettre un faisceau infra-rouge de 1064 nm ; faisceau qui va finalement passer à travers un filtre KTP qui va diviser la longueur d’onde par deux, et on retombe bien sur nos 532 nm de lumière verte.
    Bref, ici donc, il n’y a pas de production de la dite lumière verte. Cette lumière rouge n’est visible par ailleurs que quand les piles sont vides, ce qui n’est pas bien logique : comme j’ai dis, elles sont chargées…

    Il se trouve que j’ai également un pointeur laser bleu (405 nm).
    Après tests, mes piles fonctionnement parfaitement dedans, elles sont donc bien chargées.

    C’est là que je me suis souvenu : les piles rechargeables habituelles (Ni-MH) ont une tension de sortie de 1,2 V. Deux piles totalisent donc une tension de 2,4 V. Les piles non-rechargeables (alcalines) ont une tension nominale de 1,5 V, et donc deux piles fournissent 3,0 V.
    En général, que ce soit dans un Game-Boy, une lampe torche, ou une manette de XBox, ceci n’a aucune importance.

    Dans un laser, la différence a une grande importance.

    Pour qu’un pointeur laser (ou toute source laser d’ailleurs) fonctionne, il faut que les électrons dans la source laser soient excités. Plus précisément, la population d’électrons excités doit être plus importante que la population d’électrons désexcités.
    Ces électrons excités vont se désexciter et émettre un photon qui va lui-même engendrer d’autres photons en passant à côté des autres électrons : c’est ce qu’on appelle l’émission stimulée (le « S » dans « LASER »). Si les électrons se désexcitent avant que les autres soient excités, alors l’émission stimulée ne fonctionne pas. Et c’est ce qui se passe ici : la trop faible tension des piles rechargeables ne suffit pas à provoquer l’émission stimulée et donc à produire un faisceau laser : tout ce qu’on voit c’est une très faible lueur rouge…

    La raison à cela est la nature d’une diode (lumineuse ou non) : les diodes ont une tension de seuil, en dessous de laquelle elles ne laissent pas passer le courant, ou alors très peu (voire trop peu) comme dans le cas présent. C’est la raison qui fait que la diode rouge ne produit pas assez de photons et qui empêche l’émission laser.

    Pour parvenir à cette conclusion, j’ai légèrement réchauffé les piles rechargeables : ne les frottant dans les mains ou en les posant une minute ou deux contre un radiateur. Et là… miracle : le pointeur laser fonctionne ! Faiblement, certes, mais ça fonctionne. Le fait de réchauffer les piles a pour effet d’augmenter légèrement la tension de sortie, et cette augmentation a dû suffire pour dépasser la tension de seuil de la diode.

    Je suis ensuite allé chercher des piles alcalines au coin de la rue : sans surprises, le pointeur laser fonctionne parfaitement avec des piles alcalines.
    Ce qui est un peu normal au fond : le pointeur laser est prévu pour fonctionner sous 3 V de tension, et ici, une tension plus basse ne pardonne pas…

    Au passage, si mes piles rechargeables à 1,2 V permettent à mon pointeur laser bleu de fonctionner, c’est simplement que le circuit électronique de ce pointeur utiliser une source laser différente, avec probablement une autre diode, dont la tension de seuil est plus basse, et donc atteinte même avec 2,4 V.

    Bref, aujourd’hui la science a permis à deux piles rechargeables de ne pas finir à la benne :D

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    Une vision cosmique20161221201119-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20161221_201119_Une_vision_cosmiqueWed, 21 Dec 2016 20:11:19 +0100the stage cover
    Le groupe de heavy metal Avenged Sevenfold (A7X) a sorti récemment son dernier album The Stage. Si je n’accroche toujours pas spécialement d’un point de vu musical, cet album est très orienté vers la science, en particulier la cosmologie et notre place dans l’univers.

    La dernière chanson, Exist (écouter sur YouTube), raconte (à l’image d’une symphonie classique) l’histoire de notre univers de façon musicale du Big Bang au présent. Dans le dernier mouvement de la chanson, on peut entendre l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson prononcer un discours.

    Le contenu du discours s’articule sur trois éléments : l’état actuel (et déplorable) du monde, une façon de s’en sortir en tant que civilisation, et pour terminer une description de ce qui nous attend si nous renonçons à solutionner les problèmes actuels.

    Voici la retranscription du discours :


    We have one collective hope: The Earth.
    And yet uncounted people remain hopeless. Famine and calamity abound. Sufferers hurl themselves into the arms of war. People kill and get killed in the name of someone else's concept of God.

    Dare we admit that our thoughts and behaviors spring from a belief that the world revolves around us?
    Each fabricated conflict, self murdering bomb, vanished airplane, every fictionalized dictator, biased partisan and wayward son part the curtains of society's racial, ethnic, religious, national and cultural conflicts? And you find the human ego turning the knobs and pulling the levers…

    When I track the orbits of asteroids, comets, and planets, each one a pirouetting dancer in a cosmic ballet, choreographed by the forces of gravity, I see beyond the plight of humans. I see a universe ever expanding with its galaxies embedded within the ever-stretching, four-dimensional fabric of space and time.

    However big our world is — in our hearts, our minds, in our out-sized atlases, the universe is even bigger.
    There are more stars in the universe than grains of sand on the world's beaches. More stars in the universe than seconds of time that have passed since Earth formed. More stars than words and sounds ever uttered by all humans who have ever lived.

    The day we cease exploration of the cosmos is the day we threaten the continuance of our species. In that bleak world, arms-bearing, resource-hungry people and nations would be prone to act on their low contracted prejudices and would have seen the last gasp of human enlightenment; until the rise of a visionary new culture once again embraces the cosmic perspective; a perspective in which we are one, fitting neither above, nor below, but within.

    Que je traduis ici en français :

    Nous avons tous en commun un espoir : la Terre.
    Pourtant, bien des êtres humaines demeurent sans espoir. Les famines et le malheur abondent. Leur victimes se ruent à la guerre. Des gens tuent et se font tuer au nom d’un Dieu appartenant à quelqu’un d’autre.

    Osons nous avouer que nos croyances et nos agissements jaillissent de la conviction selon laquelle le monde tourne autour de nous ? Que chaque conflit orchestré, chaque ceinture de bombes ou avion détourné, chaque dictateur fictionnalisé, partisan biaisé et enfant rebelle sont le reflet des conflits raciaux, ethniques, religieux, nationaux et culturels de notre société ? Et l’on trouve l’égo des humains à leur commande…

    Quand j’observe les orbites des astéroïdes, comètes et planètes, chacun pris dans un tournoyant ballet cosmique chorégraphié par les forces de gravitation, mon regard surplombe le désarroi humain. Je vois un univers en perpétuelle expansion avec ses galaxies prises au pièges dans un maillage quadridimensionnelle, d’espace et de temps, s’étirant pour l’éternité.

    Aussi grand que peut sembler notre monde, dans nos cœurs, nos esprits, dans nos énormes atlas, l’univers est encore plus vaste.
    On trouve plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable sur les plages du monde. Plus d’étoiles dans l’univers que de secondes écoulées depuis la formation de la Terre. Plus d’étoiles que de mots prononcés ou de sons émis par tous les humains qui ont jamais vécu.

    Le jour où nous arrêterons d’explorer le cosmos sera le jour où nous mettrons en péril perpétuation de notre espèce. Dans ce monde terni, des humains, des peuples, armés et avides, n’auront plus qu’à répondre de leur médiocres préjugés, ayant assisté à l’extinction du dernier soupir de l’illumination humaine, jusqu’à ce que la naissance d’une culture nouvelle et visionnaire embrase de nouveau une ambition cosmique ; ambition dans laquelle nous serions unis, où nous ne serions ni en bas, ni en haut, mais dedans.

    Je trouve ce discours magnifique et prenant, presque envoûtant. Il rejoint en fait le discours A Pale Blue Dot de Carl Sagan.
    Pleine de vérité et d’humilité, il ajoute par rapport au discours de Carl Sagan qui ne fait qu’un état des lieux du monde, une solution, à savoir unir notre espèce autour de la question de sa survie et de son avancement, plutôt que sa division par des guerres d’égo.

    La dernière partie peut montrer ce qui risque d’arriver si notre civilisation renonce à voir au delà de l’égo de chacun : sa disparition, pure et simple.

    Maintenant, quand je parle de la survie de notre espèce, je parle ici de nous protéger de nous même, ainsi que le reste de la vie et de la nature ; et au delà de la Terre, de poursuivre l’exploration de l’univers pour continuer à évoluer.
    Or quand je regarde la voie prise par des nations comme les États-Unis d’Amérique qui était — jadis — porteur de l’espoir en matière de progrès technique d’une planète entière et que je vois que les programmes spatiaux et scientifiques américains se réduire peu à peu à rien et que ce même pays vient de choisir comme leader une personne voulant foutre la nature et la planète en l’air, j’ai bien peur de devoir dire que je n’ai que peu d’espoir pour mon espèce, au moins dans un futur proche…

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    the stage cover
    Le groupe de heavy metal Avenged Sevenfold (A7X) a sorti récemment son dernier album The Stage. Si je n’accroche toujours pas spécialement d’un point de vu musical, cet album est très orienté vers la science, en particulier la cosmologie et notre place dans l’univers.

    La dernière chanson, Exist (écouter sur YouTube), raconte (à l’image d’une symphonie classique) l’histoire de notre univers de façon musicale du Big Bang au présent. Dans le dernier mouvement de la chanson, on peut entendre l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson prononcer un discours.

    Le contenu du discours s’articule sur trois éléments : l’état actuel (et déplorable) du monde, une façon de s’en sortir en tant que civilisation, et pour terminer une description de ce qui nous attend si nous renonçons à solutionner les problèmes actuels.

    Voici la retranscription du discours :


    We have one collective hope: The Earth.
    And yet uncounted people remain hopeless. Famine and calamity abound. Sufferers hurl themselves into the arms of war. People kill and get killed in the name of someone else's concept of God.

    Dare we admit that our thoughts and behaviors spring from a belief that the world revolves around us?
    Each fabricated conflict, self murdering bomb, vanished airplane, every fictionalized dictator, biased partisan and wayward son part the curtains of society's racial, ethnic, religious, national and cultural conflicts? And you find the human ego turning the knobs and pulling the levers…

    When I track the orbits of asteroids, comets, and planets, each one a pirouetting dancer in a cosmic ballet, choreographed by the forces of gravity, I see beyond the plight of humans. I see a universe ever expanding with its galaxies embedded within the ever-stretching, four-dimensional fabric of space and time.

    However big our world is — in our hearts, our minds, in our out-sized atlases, the universe is even bigger.
    There are more stars in the universe than grains of sand on the world's beaches. More stars in the universe than seconds of time that have passed since Earth formed. More stars than words and sounds ever uttered by all humans who have ever lived.

    The day we cease exploration of the cosmos is the day we threaten the continuance of our species. In that bleak world, arms-bearing, resource-hungry people and nations would be prone to act on their low contracted prejudices and would have seen the last gasp of human enlightenment; until the rise of a visionary new culture once again embraces the cosmic perspective; a perspective in which we are one, fitting neither above, nor below, but within.

    Que je traduis ici en français :

    Nous avons tous en commun un espoir : la Terre.
    Pourtant, bien des êtres humaines demeurent sans espoir. Les famines et le malheur abondent. Leur victimes se ruent à la guerre. Des gens tuent et se font tuer au nom d’un Dieu appartenant à quelqu’un d’autre.

    Osons nous avouer que nos croyances et nos agissements jaillissent de la conviction selon laquelle le monde tourne autour de nous ? Que chaque conflit orchestré, chaque ceinture de bombes ou avion détourné, chaque dictateur fictionnalisé, partisan biaisé et enfant rebelle sont le reflet des conflits raciaux, ethniques, religieux, nationaux et culturels de notre société ? Et l’on trouve l’égo des humains à leur commande…

    Quand j’observe les orbites des astéroïdes, comètes et planètes, chacun pris dans un tournoyant ballet cosmique chorégraphié par les forces de gravitation, mon regard surplombe le désarroi humain. Je vois un univers en perpétuelle expansion avec ses galaxies prises au pièges dans un maillage quadridimensionnelle, d’espace et de temps, s’étirant pour l’éternité.

    Aussi grand que peut sembler notre monde, dans nos cœurs, nos esprits, dans nos énormes atlas, l’univers est encore plus vaste.
    On trouve plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable sur les plages du monde. Plus d’étoiles dans l’univers que de secondes écoulées depuis la formation de la Terre. Plus d’étoiles que de mots prononcés ou de sons émis par tous les humains qui ont jamais vécu.

    Le jour où nous arrêterons d’explorer le cosmos sera le jour où nous mettrons en péril perpétuation de notre espèce. Dans ce monde terni, des humains, des peuples, armés et avides, n’auront plus qu’à répondre de leur médiocres préjugés, ayant assisté à l’extinction du dernier soupir de l’illumination humaine, jusqu’à ce que la naissance d’une culture nouvelle et visionnaire embrase de nouveau une ambition cosmique ; ambition dans laquelle nous serions unis, où nous ne serions ni en bas, ni en haut, mais dedans.

    Je trouve ce discours magnifique et prenant, presque envoûtant. Il rejoint en fait le discours A Pale Blue Dot de Carl Sagan.
    Pleine de vérité et d’humilité, il ajoute par rapport au discours de Carl Sagan qui ne fait qu’un état des lieux du monde, une solution, à savoir unir notre espèce autour de la question de sa survie et de son avancement, plutôt que sa division par des guerres d’égo.

    La dernière partie peut montrer ce qui risque d’arriver si notre civilisation renonce à voir au delà de l’égo de chacun : sa disparition, pure et simple.

    Maintenant, quand je parle de la survie de notre espèce, je parle ici de nous protéger de nous même, ainsi que le reste de la vie et de la nature ; et au delà de la Terre, de poursuivre l’exploration de l’univers pour continuer à évoluer.
    Or quand je regarde la voie prise par des nations comme les États-Unis d’Amérique qui était — jadis — porteur de l’espoir en matière de progrès technique d’une planète entière et que je vois que les programmes spatiaux et scientifiques américains se réduire peu à peu à rien et que ce même pays vient de choisir comme leader une personne voulant foutre la nature et la planète en l’air, j’ai bien peur de devoir dire que je n’ai que peu d’espoir pour mon espèce, au moins dans un futur proche…

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    Nope, toujours pas de pub chez moi20161219220611-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20161219_220611_Nope__toujours_pas_de_pub_chez_moiMon, 19 Dec 2016 22:06:11 +0100Une régie de pub me contacte pour me proposer d’aider à monétiser mon site. Je ne suis toujours pas intéressé par de la publicité sur mes sites, mais c’est toujours intéressant de voir ce qu’ils proposent (et plus généralement de voir ce qu’il y a sur le marché).

    Fait intéressant, ils ont un simulateur.
    Alors simulons : parmi tout ce qu’ils proposent, je choisis un carrée de pub en haut, une bannière en bas. J’inclue également l’option « mobile » (qui ajoute de la pub sur les téléphones) et des boutons en bas des articles (au total 3 blocs de pub sur une page) et j’entre le nombre de pages vues par mois pour mon site.

    Le truc me sort ça sur ce site : « 2940 € HT à 5460 € HT par mois* ».
    Et pour mon blog scientifique : « 931 € HT à 1729 € HT par mois* ».

    Ok.

    Le petit astérisque indique qu’il faut évidemment déduire les visites qui se font avec un Ad-Block (la majorité sur LHV, j’imagine — disons 50% au bas mot). À mon humble avis, je pense qu’on peut aussi tenir compte du fait que ces chiffres sont tout simplement gonflés (on réduit encore de moitié, juste pour être sûr).

    En gros, en étant plus ou moins réaliste on divise ça par quatre, il reste 700 € à 1 300 € pour ce site seul (dont il faudrait encore retirer les charges et impôts).

    Mouais. Ça me semble vraiment beaucoup pour un site comme le miens.

    Quoi qu’il en soit, est-ce que ça vaut le coup pour moi ? Nope.

    Pas que je m’assoie sur le fric, mais plutôt parce que j’en ai pas « besoin » et que de plus, je me bats depuis longtemps contre la pub et pour les solutions alternatives. Je ne veux pas pourrir le temps de cerveau plus que la télé/médias/politiques/panneaux de pub dans la rue… ne le font déjà.

    Oui, j’encourage la création, l’écriture, le partage, l’expression (tout ce que j’ai toujours fait ici même), et j’aimerai que ces choses là soient un jour rémunérés (partout et en général, si possible sans intermédiaires), mais je ne vois toujours pas la publicité comme quelque chose qu’il faille encourager ni comme une véritable solution avec laquelle on peut vivre (du moins, avec la conscience de jouer avec le temps de cerveau de ceux qui me lisent).

    Je pense que les solutions comme Patreon ou Tipeee ne sont pas mal : d’un côté elles encouragent directement la création (y compris exclusive pour ceux qui contribuent) et de l’autre elles incitent le public à s’investir, avec un réel retour possible. La relation entre le public et le créateur est largement plus directe que dans le cas de la publicité (ou même que ne l’était Flattr ou les simples dons).

    ==
    Pour finir, j’en profite pour redire qu’en ce qui me concerne, il y a quelques personnes qui me proposent parfois des dons, justement, que ce soit pour l’un ou l’autre de mes blogs ou pour tout ce que je fais en plus. Notez qu’actuellement je ne les accepte plus du tout.

    J’encourage plutôt de donner à Framasoft, Mozilla, LQDN ou encore Wikipédia, éventuellement en mon nom, mais c’est tout. L’argent sera dépensé pour le mieux.

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    Une régie de pub me contacte pour me proposer d’aider à monétiser mon site. Je ne suis toujours pas intéressé par de la publicité sur mes sites, mais c’est toujours intéressant de voir ce qu’ils proposent (et plus généralement de voir ce qu’il y a sur le marché).

    Fait intéressant, ils ont un simulateur.
    Alors simulons : parmi tout ce qu’ils proposent, je choisis un carrée de pub en haut, une bannière en bas. J’inclue également l’option « mobile » (qui ajoute de la pub sur les téléphones) et des boutons en bas des articles (au total 3 blocs de pub sur une page) et j’entre le nombre de pages vues par mois pour mon site.

    Le truc me sort ça sur ce site : « 2940 € HT à 5460 € HT par mois* ».
    Et pour mon blog scientifique : « 931 € HT à 1729 € HT par mois* ».

    Ok.

    Le petit astérisque indique qu’il faut évidemment déduire les visites qui se font avec un Ad-Block (la majorité sur LHV, j’imagine — disons 50% au bas mot). À mon humble avis, je pense qu’on peut aussi tenir compte du fait que ces chiffres sont tout simplement gonflés (on réduit encore de moitié, juste pour être sûr).

    En gros, en étant plus ou moins réaliste on divise ça par quatre, il reste 700 € à 1 300 € pour ce site seul (dont il faudrait encore retirer les charges et impôts).

    Mouais. Ça me semble vraiment beaucoup pour un site comme le miens.

    Quoi qu’il en soit, est-ce que ça vaut le coup pour moi ? Nope.

    Pas que je m’assoie sur le fric, mais plutôt parce que j’en ai pas « besoin » et que de plus, je me bats depuis longtemps contre la pub et pour les solutions alternatives. Je ne veux pas pourrir le temps de cerveau plus que la télé/médias/politiques/panneaux de pub dans la rue… ne le font déjà.

    Oui, j’encourage la création, l’écriture, le partage, l’expression (tout ce que j’ai toujours fait ici même), et j’aimerai que ces choses là soient un jour rémunérés (partout et en général, si possible sans intermédiaires), mais je ne vois toujours pas la publicité comme quelque chose qu’il faille encourager ni comme une véritable solution avec laquelle on peut vivre (du moins, avec la conscience de jouer avec le temps de cerveau de ceux qui me lisent).

    Je pense que les solutions comme Patreon ou Tipeee ne sont pas mal : d’un côté elles encouragent directement la création (y compris exclusive pour ceux qui contribuent) et de l’autre elles incitent le public à s’investir, avec un réel retour possible. La relation entre le public et le créateur est largement plus directe que dans le cas de la publicité (ou même que ne l’était Flattr ou les simples dons).

    ==
    Pour finir, j’en profite pour redire qu’en ce qui me concerne, il y a quelques personnes qui me proposent parfois des dons, justement, que ce soit pour l’un ou l’autre de mes blogs ou pour tout ce que je fais en plus. Notez qu’actuellement je ne les accepte plus du tout.

    J’encourage plutôt de donner à Framasoft, Mozilla, LQDN ou encore Wikipédia, éventuellement en mon nom, mais c’est tout. L’argent sera dépensé pour le mieux.

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    L’avis de passage « imaginaire »20161126091757-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20161126_091757_L___avis_de_passage_____imaginaire____Sat, 26 Nov 2016 09:17:57 +0100Oui, avec le « i » égal à la racine carrée de −1, c’est bien celui-là.

    J’avais déjà râlé contre les transporteurs une fois. Là, la poste vient d’inventer un autre dispositif : ça s’appelle l’avis de passage imaginaire.

    Tu sais que le facteur est déjà passé 3 fois dans la semaine car tu as reçu un e-mail par jour depuis trois jours et qu’il décide à chaque fois de garder le colis et de repasser le lendemain, un autre jour ouvré où je ne suis pas là¹.
    Le dernier jour, justement, il me laisse le fameux avis de passage imaginaire : tu le vois pas dans la boîte aux lettres, mais il est bien là : il suffit de l’imaginer.

    Le principe est le même qu’avec un avis de passage classique : tu le prends et tu vas au bureau de poste avec. Le guichetier n’est pas imaginatif, donc l’avis de passage imaginaire sera inutile à partir de maintenant. Il faut juste lui demander si — par hasard — il n’aurait pas un colis pour toi. Et normalement il y a des chances qu’il en ait un (c’est marqué sur le colis qu’un avis de passage a été passé. Il a oublié le « imaginaire » par contre : le mot doit être trop long…).

    Bon là j’ai résolu le problème parce que je savais que qu’il était passé grâce à un e-mail envoyé par le service de suivi du colis. Mais si y avait pas d’e-mail d’envoyé ? Je fais quoi ? Je dois tout deviner ?
    C’est la deuxième fois que ça arrive en moins d’un mois. La première fois j’avais pas reçu d’e-mail. C’est en me rendant à la poste pour autre chose qu’on me dit que j’avais aussi un colis en attente depuis quelques jours. Une semaine de plus et ils le renvoyaient dans son pays.

    J’ai mis le guichetier au courant. J’espère que l’info va remonter.

    ¹ ouais, je suis tellement con aussi d’avoir un travail, et de pas rester chez moi comme tout le monde pour attendre le facteur, ou EDF, ou le service des eaux, ou je ne sais pas qui s’imaginant qu’on a que ça à faire de sa vie.

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    Oui, avec le « i » égal à la racine carrée de −1, c’est bien celui-là.

    J’avais déjà râlé contre les transporteurs une fois. Là, la poste vient d’inventer un autre dispositif : ça s’appelle l’avis de passage imaginaire.

    Tu sais que le facteur est déjà passé 3 fois dans la semaine car tu as reçu un e-mail par jour depuis trois jours et qu’il décide à chaque fois de garder le colis et de repasser le lendemain, un autre jour ouvré où je ne suis pas là¹.
    Le dernier jour, justement, il me laisse le fameux avis de passage imaginaire : tu le vois pas dans la boîte aux lettres, mais il est bien là : il suffit de l’imaginer.

    Le principe est le même qu’avec un avis de passage classique : tu le prends et tu vas au bureau de poste avec. Le guichetier n’est pas imaginatif, donc l’avis de passage imaginaire sera inutile à partir de maintenant. Il faut juste lui demander si — par hasard — il n’aurait pas un colis pour toi. Et normalement il y a des chances qu’il en ait un (c’est marqué sur le colis qu’un avis de passage a été passé. Il a oublié le « imaginaire » par contre : le mot doit être trop long…).

    Bon là j’ai résolu le problème parce que je savais que qu’il était passé grâce à un e-mail envoyé par le service de suivi du colis. Mais si y avait pas d’e-mail d’envoyé ? Je fais quoi ? Je dois tout deviner ?
    C’est la deuxième fois que ça arrive en moins d’un mois. La première fois j’avais pas reçu d’e-mail. C’est en me rendant à la poste pour autre chose qu’on me dit que j’avais aussi un colis en attente depuis quelques jours. Une semaine de plus et ils le renvoyaient dans son pays.

    J’ai mis le guichetier au courant. J’espère que l’info va remonter.

    ¹ ouais, je suis tellement con aussi d’avoir un travail, et de pas rester chez moi comme tout le monde pour attendre le facteur, ou EDF, ou le service des eaux, ou je ne sais pas qui s’imaginant qu’on a que ça à faire de sa vie.

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    Vive les mises à jour Windows, encore une fois20161125183124-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20161125_183124_Vive_les_mises_a_jour_Windows__encore_une_foisFri, 25 Nov 2016 18:31:24 +0100Cher Microsoft :

    La prochaine fois que tu mets à jour MON ordinateur, pourras tu éviter de :
    - prendre 5 heures pour faire la mise à jour ;
    - remettre ton navigateur de merde (Edge) en navigateur par défaut (et me supplier avec 3 popup de pas mettre Firefox par défaut) ;
    - remettre cortona et toute ta panoplie d'applications débiles (netflix, candycrush, twitter & co) ;
    - wiper Firefox et mes programmes ;
    - virer l'antivirus ;
    - supprimer mes fichiers personnels ;
    - changer mon fond d'écran ;
    - tout mettre en anglais.

    En attendant, tu me fais chier.
    Va bien cordialement aller te faire foutre.

    PS : t'as de chance que certains jeux ne fonctionnent qu'avec un système de merde comme le tiens.

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    Cher Microsoft :

    La prochaine fois que tu mets à jour MON ordinateur, pourras tu éviter de :
    - prendre 5 heures pour faire la mise à jour ;
    - remettre ton navigateur de merde (Edge) en navigateur par défaut (et me supplier avec 3 popup de pas mettre Firefox par défaut) ;
    - remettre cortona et toute ta panoplie d'applications débiles (netflix, candycrush, twitter & co) ;
    - wiper Firefox et mes programmes ;
    - virer l'antivirus ;
    - supprimer mes fichiers personnels ;
    - changer mon fond d'écran ;
    - tout mettre en anglais.

    En attendant, tu me fais chier.
    Va bien cordialement aller te faire foutre.

    PS : t'as de chance que certains jeux ne fonctionnent qu'avec un système de merde comme le tiens.

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    Trump Président20161109180855-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20161109_180855_Trump_PresidentWed, 09 Nov 2016 18:08:55 +0100À cette heure, Donald Trump est pratiquement président des États-Unis.

    Entre « on est fichu » ou « bordel de merde », je ne sais pas encore où je suis.
    Beaucoup, y compris les médias qui se sont amusés de la campagne présidentielle, pensaient que c’était une blague, qu’il n’aurait aucune chance, etc.

    Ben voilà.
    Maintenant faut assumer d’avoir un psychopathe à la tête de la première puissance mondiale.

    Pour le reste, je me contenterais de ça :

    Qu'il soit élu maintenant, ça soulève d'énormes questions. S'il est élu pour un second mandat, on aura les énormes réponses.
    [François Pérusse]

    Car on peut toujours tomber plus bas.

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    À cette heure, Donald Trump est pratiquement président des États-Unis.

    Entre « on est fichu » ou « bordel de merde », je ne sais pas encore où je suis.
    Beaucoup, y compris les médias qui se sont amusés de la campagne présidentielle, pensaient que c’était une blague, qu’il n’aurait aucune chance, etc.

    Ben voilà.
    Maintenant faut assumer d’avoir un psychopathe à la tête de la première puissance mondiale.

    Pour le reste, je me contenterais de ça :

    Qu'il soit élu maintenant, ça soulève d'énormes questions. S'il est élu pour un second mandat, on aura les énormes réponses.
    [François Pérusse]

    Car on peut toujours tomber plus bas.

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    Je dis oui à l’USB-C20161105125858-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20161105_125858_Je_dis_oui_a_l___USB-CSat, 05 Nov 2016 12:58:58 +0100Ça y est, Apple a sorti (en grande pompes) sa version annuelle de ses pc portables, et évidemment tout le monde râle.

    La « nouveauté » cette année, qui concerne également les tout derniers iPhone, c’est le remplacement de toutes les prises (USB, Jack sur l’iPhone, HDMI, chargeur…) par des prises USB-C, censées remplacer tout le reste.

    Cette nouveauté avait déjà fait râler à propos de l’iPhone (on ne peut plus brancher un casque normal sans passer par un adaptateur), il fait aussi rager les utilisateurs des Mac Book qui doivent maintenant refaire le plein d’adaptateurs pour connecter leur équipement.

    J’ai plusieurs remarques à faire sur tout ça.

    Premièrement je pense qu’on est tous d’accord : le fait que les adaptateurs ne soient pas fournis avec l’ordinateur (et soient si chers) c’est honteux, surtout pour un ordinateur vendu 2 000 dollars. Mais bon, tout le monde connaît Apple. Si depuis le temps y en a encore qui s’en étonnent, je ne peux rien pour vous.

    Ensuite, concernant l’USB-C lui-même, je trouve que c’est plutôt une bonne avancée dans le domaine, et on était déjà passé par là quand on est passé à l‘USB au début des années 2000 : perso j’ai encore des souris d’ordinateur et des claviers avec le port PS/2, avant que ça passe tout en USB. À l’époque, les imprimantes et les écrans avaient également leur propre port spécifique.

    Or, aujourd’hui, d’une vingtaine de ports différents, on passe aujourd’hui à un seul, par où on peut tout faire passer : le port USB-C, qui peut recevoir des périphériques de stockage, des claviers, des écrans, des connecteurs réseau, des prises casques et sert même de port de charge. Niveau simplicité, je vois pas comment on peut faire mieux (à part passer par du sans-fil).

    L’USB classique, que ce soit l’USB2 ou l’USB3, on peut brancher ce qu’on veut dessus. L’USB-C a en revanche changé de forme et oui, ça nécessitera de passer par des adaptateurs pendant un moment.

    Mais dans quelques années, je pense que tout le monde sera largement content : aussi bien nous, les utilisateurs, car on n’aura plus besoin de se demander si tel ou tel PC va pouvoir accueillir tel ou tel périphérique, mais aussi les constructeurs, qui n’auront plus à choisir entre un port DVI ou un port HDMI à mettre sur leur machine.
    Sans oublier le fait qu’on n’aura plus de misérable port exotique (firewire, infrarouge…) qui ne sert jamais, mais à la place un port USB-C qui pourra accueillir ce qu’on veut.

    En attendant ce moment où tout sera devenu à peu près standard, et voyant encore très peu (voire par du tout) d’appareils USB-C natifs, je comprends que les constructeurs veuillent aller de l’avant. C’est chiant, oui et ils pourraient faire des efforts pour les adaptateurs, mais je pense qu’on sera gagnant sur la simplicité dans quelques années.

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    Ça y est, Apple a sorti (en grande pompes) sa version annuelle de ses pc portables, et évidemment tout le monde râle.

    La « nouveauté » cette année, qui concerne également les tout derniers iPhone, c’est le remplacement de toutes les prises (USB, Jack sur l’iPhone, HDMI, chargeur…) par des prises USB-C, censées remplacer tout le reste.

    Cette nouveauté avait déjà fait râler à propos de l’iPhone (on ne peut plus brancher un casque normal sans passer par un adaptateur), il fait aussi rager les utilisateurs des Mac Book qui doivent maintenant refaire le plein d’adaptateurs pour connecter leur équipement.

    J’ai plusieurs remarques à faire sur tout ça.

    Premièrement je pense qu’on est tous d’accord : le fait que les adaptateurs ne soient pas fournis avec l’ordinateur (et soient si chers) c’est honteux, surtout pour un ordinateur vendu 2 000 dollars. Mais bon, tout le monde connaît Apple. Si depuis le temps y en a encore qui s’en étonnent, je ne peux rien pour vous.

    Ensuite, concernant l’USB-C lui-même, je trouve que c’est plutôt une bonne avancée dans le domaine, et on était déjà passé par là quand on est passé à l‘USB au début des années 2000 : perso j’ai encore des souris d’ordinateur et des claviers avec le port PS/2, avant que ça passe tout en USB. À l’époque, les imprimantes et les écrans avaient également leur propre port spécifique.

    Or, aujourd’hui, d’une vingtaine de ports différents, on passe aujourd’hui à un seul, par où on peut tout faire passer : le port USB-C, qui peut recevoir des périphériques de stockage, des claviers, des écrans, des connecteurs réseau, des prises casques et sert même de port de charge. Niveau simplicité, je vois pas comment on peut faire mieux (à part passer par du sans-fil).

    L’USB classique, que ce soit l’USB2 ou l’USB3, on peut brancher ce qu’on veut dessus. L’USB-C a en revanche changé de forme et oui, ça nécessitera de passer par des adaptateurs pendant un moment.

    Mais dans quelques années, je pense que tout le monde sera largement content : aussi bien nous, les utilisateurs, car on n’aura plus besoin de se demander si tel ou tel PC va pouvoir accueillir tel ou tel périphérique, mais aussi les constructeurs, qui n’auront plus à choisir entre un port DVI ou un port HDMI à mettre sur leur machine.
    Sans oublier le fait qu’on n’aura plus de misérable port exotique (firewire, infrarouge…) qui ne sert jamais, mais à la place un port USB-C qui pourra accueillir ce qu’on veut.

    En attendant ce moment où tout sera devenu à peu près standard, et voyant encore très peu (voire par du tout) d’appareils USB-C natifs, je comprends que les constructeurs veuillent aller de l’avant. C’est chiant, oui et ils pourraient faire des efforts pour les adaptateurs, mais je pense qu’on sera gagnant sur la simplicité dans quelques années.

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    Retour Dell XPS 15 (9550)20160903104407-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20160903_104407_Retour_Dell_XPS_15__9550_Sat, 03 Sep 2016 10:44:07 +0200Comme d’hab après un achat de matos, il est intéressant de faire un retour, pour aider les prochains à faire un choix ou même pour mettre de côté quelques notes pour le futur.
    Ici je parlerai comme promis du Dell XPS 15 (9550).

    Les caractéristiques matérielles complètes sont données sur la page, je résume ici vite fait le contenu de ce portable :

    • Processeur : Intel i5 6300 HQ (2,3 à 3,2 GHz, 6 Mio cache, série SkyLake) ;
    • Mémoire vive : 8 Gio (2×4 Gio DDR4 démontables, 2133 MHz) ;
    • Carte graphique : Intel HD Graphics 530 + NVIDIA GeForce GTX 960M (2 Gio DDR5), inamovible ;
    • Disque dur #1 : SSD 32 Go (M.2) pour le système, démontable ;
    • Disque dur #2 (sur modèle 56 Wh) : HDD 1 To (Sata) pour les données, démontable ;
    • Batterie : 56 Wh (le modèle 84 Wh prend la place du HDD, le seul disque est alors le SSD) ;
    • Écran : 15 pouces, full-HD (1920×1080), non tactile, mate ;
    • Clavier : lumineux, sans pavé tactile.

    Le cahier des charges

    Mes besoins en terme de PC sont devenus spécifiques avec le temps. Aujourd’hui je ne me vois plus utiliser autre chose qu’un écran mate et un clavier lumineux. Je veux et j’ai besoin d’un ordinateur qui soit entièrement compatible GNU/Linux (Mint/Ubuntu).
    Le 15 pouces me semble un bon compromis entre nomadisme et machine de travail fixe (le 17" est un peu gros, pour l’avoir vécu durant 3 ans, et le 13 pouces est un peu petit pour le confort, mais très pratique).

    Sur ce type d’écran, le meilleur choix pour moi reste un écran Full-HD. C’est moins la résolution qui m’importe que la définition : le nombre de pixels indique le nombre de fenêtres que je peux afficher côte à côte. Je peux prendre un second écran chez moi (c’est fait, d’ailleurs), mais je me vois mal m’installer avec un 27" dans le train.

    Les Dell offraient la possibilité de choisir un écran tactile en 4K (3240×2160). Bien-sûr un tel écran sur du 15 pouces ne se lit pas en résolution native. Si Windows (et Ubuntu) gèrent la mise à l’échelle, je n’ai pas trouvé la même chose sous Linux Mint Mate : on peut tout mettre en grand, mais sans tirer partie de la résolution plus grande et ça reste pixelisé ; autant dire, donc, qu’un tel écran ne sert strictement à rien sous ces conditions. Je ne vois également que peu d’intérêt à avoir un écran tactile (coucou les traces de doigts !).

    Ah et enfin, je veux un PC démontable. Je veux pouvoir ajouter de la mémoire ou changer le disque dur sans sortir la tronçonneuse.

    Maintenant, il faut choisir un modèle de PC dans le commerce.

    J’ai tout de suite écarté les marques HP, Acer, Packard Bell. Ce sont des PC de loisir et pas pour bosser (je n’ai pas regardé leur gamme pro, ceci dit). En plus, je n’ai que des mauvaises expériences avec : peu solides, des défauts partout et surtout une plaie à démonter.
    J’ai également écarté Asus. Malgré de bon produits, ils ont choisi de faire le pacte avec Microsoft et du coup tout changement de matériel ou d’OS est difficile. Hors de question d’avoir ça.
    J’ai enfin aussi écarté Apple. J’ai toujours admiré leurs portables sur tous les plans sauf un seul : ils sont indémontables, donc non.

    Il me reste quoi ? Ben… pas grand chose.
    Je tourne sur du Clevo depuis 5 ans, et je connais Dell.

    Clevo : leurs PC sont bien. Très configurables et démontable (avec manuel technique de 150 pages dispo sur leur site), les revendeurs le livrent souvent sans OS (pas de taxe Windows) et ils sont robustes. J’ai eu 3 PC de 17 pouces Clevo qui tournent tous encore dans la famille. Leur choix en 15 pouces est plus réduit.

    Dell : j’ai un petit Dell XPS 13 depuis quelques temps, acheté d’occasion. Il se démonte (à part la Ram) et il est fulgurant de rapidité. J’ai une très bonne expérience avec ce petit PC et je veux la même chose sur un PC principal.
    Leur gamme Inspiron s’est améliorée avec le temps (niveau finitions) mais les configurations ne sont pas tout à fait à la hauteur de ce que je cherche (un peu de performance quand même, avec une carte graphique dédiée).

    Mon choix s’est donc porté sur le XPS-15 : un portable compact et puissant à la fois.

    Un avantage (largement mis en avant par Dell) du XPS-15, est qu’il se vante comme étant le plus petit PC 15 pouces au monde : en effet, la bordure de l’écran ne dépasse pas 6 mm en haut et sur les côtés (contre 1,0~1,5 cm sur les autres portables). C’est un détail, mais ça donne un 15 pouces dans un châssis de 14 pouces. Niveau mobilité, c’est un plus.

    Review

    Le châssis aluminium-carbone
    Si je commence par plus gros avantage, c’est le châssis : il est en aluminium (dessous) et en carbone (dessus), ce qui lui assure une grande légèreté, mais pas seulement !

    Ces matériaux dissipent la chaleur.
    Non seulement le portable reste froid et on ne se brûle pas les doigts ou la main sur le repose poignée (problème que j’avais sur mon Clevo W670, à cause du SSD à côté de la puce Wifi dans un recoin non ventilé), mais en plus il reste très silencieux. On a à peine un petit soufflement, très constant qui est complètement inaudible avec un casque sur les oreilles et qui est même caché par la frappe sur le clavier ou la musique.

    Les deux ventilateurs latéraux sont une très bonne configuration pour refroidir l’ensemble du PC. La prise d’air est sous le portable (toute la largeur) et la sortie se fait sur le dos, au niveau de la charnière de l’écran, là aussi, sur toute la largeur. En usage normal pour moi (bureautique/prog, musique, surf), le CPU est ainsi à 30~33 °C et le disque dur est là à 34 °C (la température ambiante est 24 °C). Comparé à mes précédents PC, c’est entre 5 et 10 °C en moins.
    Lors de tâches plus gourmandes en ressources (CPU et GPU), le CPU monte à environ 50 °C et le châssis également (~45 °C) mais là encore, c’est moins que les 50~60 °C brûlants sur certains de mes anciens PC.

    Certaines reviews disent que le portable chauffe, mais de mon expérience personnelle, c’est le portable qui chauffe le moins, et de loin (j’imagine que c’est toujours plus qu’un Mac, pris en référence généralement).

    Le clavier
    Beaucoup n’aiment pas les claviers de portables car le retour n’est pas assez important (1,3 mm sur le XPS, ce qui est vraiment très peu). Perso j’aime bien le clavier, ça doit venir de l’habitude des claviers de portables.
    Le clavier lumineux est bon, mais le clavier dans son ensemble n’est pas top et fait cheap. C’est en fait la structure entre les touches qui n’est pas égal partout et l’ensemble n’est donc pas plat. Pour un PC d’une telle gamme, ce n’est pas normal.

    Une fonction que j’ai pas encore cherché à configurer et que j’avais déjà sur le XPS 13, c’est que la lumière du clavier s’éteint doucement après 10 secondes d’inactivité (du clavier ou du clickpad). Je suis assez mitigé pour ça : parfois c’est pratique, parfois moins. Je vais laisser ainsi.

    Le clavier n’a pas de pavé numérique, ce qui pour moi est un gros plus : le bloc alphabétique est alors bien centré et pas décalé vers la gauche. En revanche, je maintiens qu’il manque des touches sur le clavier. Les boutons Home, PgUp/PgDn, Fin et la touche du menu contextuel sont absentes. À la place ce sont des touches de fonction, ce qui n’est pas vraiment pratique. Ils auraient pu ajouter une colonne de touches à droite avec ces quatre touches.
    C’est aussi dommage que les touches fléchées soient des demi-touches. Ça ne me gêne pas pour jouer (ZQSD powa), mais c’est totalement ridicule quand même.

    Divers
    Quand j’ai reçu le PC, il avait Windows 10 avec lui. La première action à faire au premier allumage c’est aller dans le BIOS et désactiver le Secure-Boot (touches pour le Bios : F12) qui bloque le lancement d’autres OS et pilotes que ceux prévu par le constructeur et Windows. Après ça, on peut installer Windows 10 (qui ne me servira que pour les jeux).

    Autre chose, le PC vient avec un HDD d’un tera-octet (5400 tpm) et un petit SSD M.2 de 32 Gio pour un système très rapide.
    Ici, ce SSD n’était même pas formaté et Windows était sur le HDD. C’est un peu débile d’avoir fait comme ça de la part de Dell, mais au final ça m’a arrangé : le SSD est pour moi réservé à Linux Mint et ceci m’a évité le tracas de déplacer Windows 10 du SDD vers le HDD et éventuellement avoir une surprise de réactivation de Windows.

    Aussi, pour partitionner le HDD, vu que Windows 10 y a mis ses 7 partitions mal agencées avec espace libre entre les partitions (pas de doute, on est bien chez Microsoft), il faut passer par la gestion des disques de Windows (GParted ne peut rien faire sans effacer des trucs). Ceci est un problème mais l’outil de Windows 10 fonctionne très bien, donc ça allait.

    Le bloc d’alimentation ne possède pas de LED. Cette dernière est déportée sur le connecteur, qui se branche dans le PC. C’est assez stylé mais la LED reste bien trop forte et dérange si l’ordinateur se trouve dans la chambre.
    Concernant la batterie, l’appareil dispose d’un bouton sur le côté avec des LED pour voir la charge présente dans la batterie. Même éteint, on peut voir la charge qu’il reste (en 0 % et 100 %, par palier de 20 %, ce qui est largement suffisant). L’utilité reste à mon avis encore à démontrer, mais ça peut être lié à la fonction PowerShare des prises USB : on profite de l’alim USB même quand l’ordi est éteint.

    Niveau connectique, il n’y a que deux ports USB-3.0 (un peu juste) et un port USB-3.1-type C. Ce dernier est aussi un port Thunderbolt-3 (les deux sont unifiés et ont le même connecteur) mais il faut quand même acheter les adaptateurs à part (pour brancher une prise Lan ou DP dessus). Le port Thunderbolt-3 / USB-C a un débit de fou (40 Gb/s) qui permet de brancher des écrans 5K et d’autres trucs, mais à part ça, il ne sert à rien : il n’y a toujours pas beaucoup de matériel qui s’en sert. L’ordi a aussi une prise HDMI et Kensinton.

    Concernant la double carte graphique : le basculement entre la carte Intel et nVidia sous Linux Mint fonctionne (il faut juste redémarrer X, donc se déconnecter et se reconnecter après un changement manuel), mais les pilotes nVidia ne proposent pas la synchronisation verticale (wtf!). Les graphismes sont donc meilleures avec la carte Intel pourrie qu’avec la carte nVidia beaucoup plus puissante, ce qui est un peu navrant. Mais bon, perso je m’en fiche de ça : ce n’est le cas que sous Linux et je ne joue pas sous Linux, donc ma carte Intel suffit.
    Sous Windows 10, le bascullement sur la carte nVidia est automatique quand je lance un jeu. La carte est assez puissante pour lancer mes vieux jeux en 4K (Portal1/2, HL, IL2, Unreal tournament, LFS…).

    Une autre chose à noter sur ce PC (première fois que je vois ça) : à part le bouton de mise en route qui possède une LED, et le cordon d’alimentation donc, il n’y a aucun témoin lumineux. Ni pour le Wifi, ni pour les accès disques. Pas que ça me dérange, mais ça change. Je ne sais jamais vraiment si le disque dur gratte ou pas. Ce n’est pas problématique sous Linux Mint, mais sous Windows un peu plus (pas moyen de savoir quand l’OS a fini de charger).

    Conclusion

    Niveau performance, je n’ai rien à dire : j’ai pris ce portable également pour jouer il s’en sort bien pour faire tourner des jeux de ~5 ans sur du 4K (graphismes moyen-haut). Le seul regret c’est peut-être que le disque tourne à 5400 rpm. Comme j’ai souvent dit, un disque dur à 7200 rpm fait beaucoup de différence pour un investissement relativement faible (un SSD d’un tera-octet c’est déjà plus cher).

    Niveau hardware, à part la structure du clavier qui est un peu cheap et les touches « oubliées », c’est du bon. Le choix des matériaux et l’agencement des composants et des entrées d’air sont bien pensés et ont un but précis : refroidir la machine ; et ça marche très bien.

    Pour la compatibilité Linux : tout fonctionne, j’ai juste encore un petit problème de mise en veille : avec mon Kernel 4.4.0.22, la mise en veille ne se fait pas toujours. Mais quand ça marche, la sortie fonctionne bien. Je n’ai pas encore bien cherché la cause de ça, même si je vois que je ne suis pas le seul avec ce problème et qu’a priori, ça vient de la carte Wifi. Il faut encore que j’essaye avec une autre carte Wifi (celle de mon ancien PC).

    Enfin, comme d’hab, ma checklist Linux Mint a été mise à jour (LM18) et j’ai ajouté beaucoup de choses.

    MÀJ : pour le problème de mise en veille, il suffisait de mettre à jour le kernel. Le bug ne semble plus être présent dans le 4.4.0.36. Sous Linux Mint, les kernel ne sont plus mis à jours comme avant, il faut les mettre à jour à la main dans le gestionnaire de mise à jour. Mint a choisis cette philosophie pour des raisons de stabilité du système.

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    Comme d’hab après un achat de matos, il est intéressant de faire un retour, pour aider les prochains à faire un choix ou même pour mettre de côté quelques notes pour le futur.
    Ici je parlerai comme promis du Dell XPS 15 (9550).

    Les caractéristiques matérielles complètes sont données sur la page, je résume ici vite fait le contenu de ce portable :

    • Processeur : Intel i5 6300 HQ (2,3 à 3,2 GHz, 6 Mio cache, série SkyLake) ;
    • Mémoire vive : 8 Gio (2×4 Gio DDR4 démontables, 2133 MHz) ;
    • Carte graphique : Intel HD Graphics 530 + NVIDIA GeForce GTX 960M (2 Gio DDR5), inamovible ;
    • Disque dur #1 : SSD 32 Go (M.2) pour le système, démontable ;
    • Disque dur #2 (sur modèle 56 Wh) : HDD 1 To (Sata) pour les données, démontable ;
    • Batterie : 56 Wh (le modèle 84 Wh prend la place du HDD, le seul disque est alors le SSD) ;
    • Écran : 15 pouces, full-HD (1920×1080), non tactile, mate ;
    • Clavier : lumineux, sans pavé tactile.

    Le cahier des charges

    Mes besoins en terme de PC sont devenus spécifiques avec le temps. Aujourd’hui je ne me vois plus utiliser autre chose qu’un écran mate et un clavier lumineux. Je veux et j’ai besoin d’un ordinateur qui soit entièrement compatible GNU/Linux (Mint/Ubuntu).
    Le 15 pouces me semble un bon compromis entre nomadisme et machine de travail fixe (le 17" est un peu gros, pour l’avoir vécu durant 3 ans, et le 13 pouces est un peu petit pour le confort, mais très pratique).

    Sur ce type d’écran, le meilleur choix pour moi reste un écran Full-HD. C’est moins la résolution qui m’importe que la définition : le nombre de pixels indique le nombre de fenêtres que je peux afficher côte à côte. Je peux prendre un second écran chez moi (c’est fait, d’ailleurs), mais je me vois mal m’installer avec un 27" dans le train.

    Les Dell offraient la possibilité de choisir un écran tactile en 4K (3240×2160). Bien-sûr un tel écran sur du 15 pouces ne se lit pas en résolution native. Si Windows (et Ubuntu) gèrent la mise à l’échelle, je n’ai pas trouvé la même chose sous Linux Mint Mate : on peut tout mettre en grand, mais sans tirer partie de la résolution plus grande et ça reste pixelisé ; autant dire, donc, qu’un tel écran ne sert strictement à rien sous ces conditions. Je ne vois également que peu d’intérêt à avoir un écran tactile (coucou les traces de doigts !).

    Ah et enfin, je veux un PC démontable. Je veux pouvoir ajouter de la mémoire ou changer le disque dur sans sortir la tronçonneuse.

    Maintenant, il faut choisir un modèle de PC dans le commerce.

    J’ai tout de suite écarté les marques HP, Acer, Packard Bell. Ce sont des PC de loisir et pas pour bosser (je n’ai pas regardé leur gamme pro, ceci dit). En plus, je n’ai que des mauvaises expériences avec : peu solides, des défauts partout et surtout une plaie à démonter.
    J’ai également écarté Asus. Malgré de bon produits, ils ont choisi de faire le pacte avec Microsoft et du coup tout changement de matériel ou d’OS est difficile. Hors de question d’avoir ça.
    J’ai enfin aussi écarté Apple. J’ai toujours admiré leurs portables sur tous les plans sauf un seul : ils sont indémontables, donc non.

    Il me reste quoi ? Ben… pas grand chose.
    Je tourne sur du Clevo depuis 5 ans, et je connais Dell.

    Clevo : leurs PC sont bien. Très configurables et démontable (avec manuel technique de 150 pages dispo sur leur site), les revendeurs le livrent souvent sans OS (pas de taxe Windows) et ils sont robustes. J’ai eu 3 PC de 17 pouces Clevo qui tournent tous encore dans la famille. Leur choix en 15 pouces est plus réduit.

    Dell : j’ai un petit Dell XPS 13 depuis quelques temps, acheté d’occasion. Il se démonte (à part la Ram) et il est fulgurant de rapidité. J’ai une très bonne expérience avec ce petit PC et je veux la même chose sur un PC principal.
    Leur gamme Inspiron s’est améliorée avec le temps (niveau finitions) mais les configurations ne sont pas tout à fait à la hauteur de ce que je cherche (un peu de performance quand même, avec une carte graphique dédiée).

    Mon choix s’est donc porté sur le XPS-15 : un portable compact et puissant à la fois.

    Un avantage (largement mis en avant par Dell) du XPS-15, est qu’il se vante comme étant le plus petit PC 15 pouces au monde : en effet, la bordure de l’écran ne dépasse pas 6 mm en haut et sur les côtés (contre 1,0~1,5 cm sur les autres portables). C’est un détail, mais ça donne un 15 pouces dans un châssis de 14 pouces. Niveau mobilité, c’est un plus.

    Review

    Le châssis aluminium-carbone
    Si je commence par plus gros avantage, c’est le châssis : il est en aluminium (dessous) et en carbone (dessus), ce qui lui assure une grande légèreté, mais pas seulement !

    Ces matériaux dissipent la chaleur.
    Non seulement le portable reste froid et on ne se brûle pas les doigts ou la main sur le repose poignée (problème que j’avais sur mon Clevo W670, à cause du SSD à côté de la puce Wifi dans un recoin non ventilé), mais en plus il reste très silencieux. On a à peine un petit soufflement, très constant qui est complètement inaudible avec un casque sur les oreilles et qui est même caché par la frappe sur le clavier ou la musique.

    Les deux ventilateurs latéraux sont une très bonne configuration pour refroidir l’ensemble du PC. La prise d’air est sous le portable (toute la largeur) et la sortie se fait sur le dos, au niveau de la charnière de l’écran, là aussi, sur toute la largeur. En usage normal pour moi (bureautique/prog, musique, surf), le CPU est ainsi à 30~33 °C et le disque dur est là à 34 °C (la température ambiante est 24 °C). Comparé à mes précédents PC, c’est entre 5 et 10 °C en moins.
    Lors de tâches plus gourmandes en ressources (CPU et GPU), le CPU monte à environ 50 °C et le châssis également (~45 °C) mais là encore, c’est moins que les 50~60 °C brûlants sur certains de mes anciens PC.

    Certaines reviews disent que le portable chauffe, mais de mon expérience personnelle, c’est le portable qui chauffe le moins, et de loin (j’imagine que c’est toujours plus qu’un Mac, pris en référence généralement).

    Le clavier
    Beaucoup n’aiment pas les claviers de portables car le retour n’est pas assez important (1,3 mm sur le XPS, ce qui est vraiment très peu). Perso j’aime bien le clavier, ça doit venir de l’habitude des claviers de portables.
    Le clavier lumineux est bon, mais le clavier dans son ensemble n’est pas top et fait cheap. C’est en fait la structure entre les touches qui n’est pas égal partout et l’ensemble n’est donc pas plat. Pour un PC d’une telle gamme, ce n’est pas normal.

    Une fonction que j’ai pas encore cherché à configurer et que j’avais déjà sur le XPS 13, c’est que la lumière du clavier s’éteint doucement après 10 secondes d’inactivité (du clavier ou du clickpad). Je suis assez mitigé pour ça : parfois c’est pratique, parfois moins. Je vais laisser ainsi.

    Le clavier n’a pas de pavé numérique, ce qui pour moi est un gros plus : le bloc alphabétique est alors bien centré et pas décalé vers la gauche. En revanche, je maintiens qu’il manque des touches sur le clavier. Les boutons Home, PgUp/PgDn, Fin et la touche du menu contextuel sont absentes. À la place ce sont des touches de fonction, ce qui n’est pas vraiment pratique. Ils auraient pu ajouter une colonne de touches à droite avec ces quatre touches.
    C’est aussi dommage que les touches fléchées soient des demi-touches. Ça ne me gêne pas pour jouer (ZQSD powa), mais c’est totalement ridicule quand même.

    Divers
    Quand j’ai reçu le PC, il avait Windows 10 avec lui. La première action à faire au premier allumage c’est aller dans le BIOS et désactiver le Secure-Boot (touches pour le Bios : F12) qui bloque le lancement d’autres OS et pilotes que ceux prévu par le constructeur et Windows. Après ça, on peut installer Windows 10 (qui ne me servira que pour les jeux).

    Autre chose, le PC vient avec un HDD d’un tera-octet (5400 tpm) et un petit SSD M.2 de 32 Gio pour un système très rapide.
    Ici, ce SSD n’était même pas formaté et Windows était sur le HDD. C’est un peu débile d’avoir fait comme ça de la part de Dell, mais au final ça m’a arrangé : le SSD est pour moi réservé à Linux Mint et ceci m’a évité le tracas de déplacer Windows 10 du SDD vers le HDD et éventuellement avoir une surprise de réactivation de Windows.

    Aussi, pour partitionner le HDD, vu que Windows 10 y a mis ses 7 partitions mal agencées avec espace libre entre les partitions (pas de doute, on est bien chez Microsoft), il faut passer par la gestion des disques de Windows (GParted ne peut rien faire sans effacer des trucs). Ceci est un problème mais l’outil de Windows 10 fonctionne très bien, donc ça allait.

    Le bloc d’alimentation ne possède pas de LED. Cette dernière est déportée sur le connecteur, qui se branche dans le PC. C’est assez stylé mais la LED reste bien trop forte et dérange si l’ordinateur se trouve dans la chambre.
    Concernant la batterie, l’appareil dispose d’un bouton sur le côté avec des LED pour voir la charge présente dans la batterie. Même éteint, on peut voir la charge qu’il reste (en 0 % et 100 %, par palier de 20 %, ce qui est largement suffisant). L’utilité reste à mon avis encore à démontrer, mais ça peut être lié à la fonction PowerShare des prises USB : on profite de l’alim USB même quand l’ordi est éteint.

    Niveau connectique, il n’y a que deux ports USB-3.0 (un peu juste) et un port USB-3.1-type C. Ce dernier est aussi un port Thunderbolt-3 (les deux sont unifiés et ont le même connecteur) mais il faut quand même acheter les adaptateurs à part (pour brancher une prise Lan ou DP dessus). Le port Thunderbolt-3 / USB-C a un débit de fou (40 Gb/s) qui permet de brancher des écrans 5K et d’autres trucs, mais à part ça, il ne sert à rien : il n’y a toujours pas beaucoup de matériel qui s’en sert. L’ordi a aussi une prise HDMI et Kensinton.

    Concernant la double carte graphique : le basculement entre la carte Intel et nVidia sous Linux Mint fonctionne (il faut juste redémarrer X, donc se déconnecter et se reconnecter après un changement manuel), mais les pilotes nVidia ne proposent pas la synchronisation verticale (wtf!). Les graphismes sont donc meilleures avec la carte Intel pourrie qu’avec la carte nVidia beaucoup plus puissante, ce qui est un peu navrant. Mais bon, perso je m’en fiche de ça : ce n’est le cas que sous Linux et je ne joue pas sous Linux, donc ma carte Intel suffit.
    Sous Windows 10, le bascullement sur la carte nVidia est automatique quand je lance un jeu. La carte est assez puissante pour lancer mes vieux jeux en 4K (Portal1/2, HL, IL2, Unreal tournament, LFS…).

    Une autre chose à noter sur ce PC (première fois que je vois ça) : à part le bouton de mise en route qui possède une LED, et le cordon d’alimentation donc, il n’y a aucun témoin lumineux. Ni pour le Wifi, ni pour les accès disques. Pas que ça me dérange, mais ça change. Je ne sais jamais vraiment si le disque dur gratte ou pas. Ce n’est pas problématique sous Linux Mint, mais sous Windows un peu plus (pas moyen de savoir quand l’OS a fini de charger).

    Conclusion

    Niveau performance, je n’ai rien à dire : j’ai pris ce portable également pour jouer il s’en sort bien pour faire tourner des jeux de ~5 ans sur du 4K (graphismes moyen-haut). Le seul regret c’est peut-être que le disque tourne à 5400 rpm. Comme j’ai souvent dit, un disque dur à 7200 rpm fait beaucoup de différence pour un investissement relativement faible (un SSD d’un tera-octet c’est déjà plus cher).

    Niveau hardware, à part la structure du clavier qui est un peu cheap et les touches « oubliées », c’est du bon. Le choix des matériaux et l’agencement des composants et des entrées d’air sont bien pensés et ont un but précis : refroidir la machine ; et ça marche très bien.

    Pour la compatibilité Linux : tout fonctionne, j’ai juste encore un petit problème de mise en veille : avec mon Kernel 4.4.0.22, la mise en veille ne se fait pas toujours. Mais quand ça marche, la sortie fonctionne bien. Je n’ai pas encore bien cherché la cause de ça, même si je vois que je ne suis pas le seul avec ce problème et qu’a priori, ça vient de la carte Wifi. Il faut encore que j’essaye avec une autre carte Wifi (celle de mon ancien PC).

    Enfin, comme d’hab, ma checklist Linux Mint a été mise à jour (LM18) et j’ai ajouté beaucoup de choses.

    MÀJ : pour le problème de mise en veille, il suffisait de mettre à jour le kernel. Le bug ne semble plus être présent dans le 4.4.0.36. Sous Linux Mint, les kernel ne sont plus mis à jours comme avant, il faut les mettre à jour à la main dans le gestionnaire de mise à jour. Mint a choisis cette philosophie pour des raisons de stabilité du système.

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    Interdire tous les signes religieux ? Chiche !20160815163703-articlehttp://streisand.me.thican.net/lehollandaisvolant.net/index.php?20160815_163703_Interdire_tous_les_signes_religieux___Chiche__Mon, 15 Aug 2016 16:37:03 +0200Ah tiens, un Maire veut interdire les signes musul… religieux ostentatoires.
    Ben, je lui souhaite bonne chance. Certes, il interdira les burqas, les croix, les étoiles de David autour du cou. Mais bon, pourquoi s’arrêter là ?

    La culture française, et même occidentale dans son ensemble est largement basée sur une culture chrétienne. Inutile de le nier, c’est juste comme ça et on ne peut pas changer le passé. Alors changeons l’avenir : désormais, on n’a plus droit à rien qui soit d’origine religieux. Nul part.

    Alors commençons par le l’année. Nous sommes en 2016, non ? Et c’est 2016 après quoi ? Jésus Christ, tout à fait. C’est pas religieux ça ? Si ! Alors il faut redéfinir une nouvelle origine pour notre calendrier.
    Notre calendrier justement : nous autres utilisons tous le calendrier Grégorien. Il faudra le changer aussi car il porte le nom d’un pape, Grégoire XIII, qui l’a imposé partout où il faisait figure d’autorité en remplacement du calendrier Julien (nommé d’après Jules César), car plus précis.
    Au passage, avez-vu la date de publication de cet article ? Un 15 août. Ce jour ne sera plus férié dorénavant (comme une bonne partie d’autres jours fériés). Vous l’avez cherché.

    Ensuite, on va rester dans les dates encore : les jours de la semaine (lundi, mardi, mercredi…) et les mois de l’année, qui portent pour certains le nom de divinités greco-romaines : mercredi vient de Mercure, une divinité romaine, mars et mardi vient de Mars, mai vient de Maïa, vendredi vient de Vénus, qui est une autre divinité romaine, etc. Faudra changer tout ça, hein.

    Tiens, dites, vous avez regardé les étoiles filantes récemment ? Je parle des Perséides. D’ailleurs je vous interdit de parler comme ça : ce nom fait référence à Persée, fils de Zeus dans la mythologie grecque : encore de la religion, bon sang (pardon : ce juron est également d’origine religieux).
    Et puisqu’on a la tête dans les étoiles, il faudra aussi rebaptiser (oops, re-pardon) renommer les planètes et leurs lunes : toutes, à l’exception des lunes d’Uranus, portent le nom de divinités gréco-romaines.

    Revenons sur Terre et constatons que bon nombre de bâtiments ont une connotation religieuses : églises, cathédrales, mosquées, abbayes… Faudra démolir tout ça, hein. Même chose pour les monuments aux morts en forme de croix et les tombes dans les cimetières.
    On prendra soin également de renommer certaines villes : Saint Étienne, Saint Denis, Saint-Malo dont le nom évoque des personnalités religieuses, ce qui est intolérable dans un état qui refuse ce type de signes.

    Pour continuer sur les personnalités religieuses, l’on retirera le nom des calendriers et on demandera à tous ceux qui portent un de ces noms de bien vouloir — au choix — soit en changer, soit accepter d’être foutu dehors : on est un pays sans signe religieux, oui ma p'tite dame !

    Bon, j’arrête ici, mais vous avez, je l’espère, compris : deux millénaires d’histoire chrétienne ça fait beaucoup d’héritage culturel.
    Mais bon, c’est à vous de voir : on va remettre les années à zéro et renommer les jours de la semaine et les astres ? Et après on ira brûler les livres, les toiles, démolir les églises, les cathédrales, les mosquées, les châteaux ? On change le nom de toutes les personnes avec un nom venu calendrier ? Simplement pour avoir le droit de se dire « 100 % laïc » (ce qui, au passage, est débile, considérant la définition de « laïc ») ?

    Parce qu’on peut aussi garder tout ça et autoriser les signes religieux, dans leur ensemble. D’une communauté aseptisée reniant son histoire et celle des autres, on passerait plutôt pour une communauté ouverte, tolérante, multiethnique.

    Oh, oui, ça doit être horrible d’être tolérant et ouvert, sans doutes qu’on va tous mourir et que la société va s’effondrer dans les flammes et le sang. Mais on peut au moins essayer, non ?

    Ou sinon, sinon on peut aussi interdire juste les signes musulmans, comme ils sont en train de faire maintenant.
    Mais dans ce cas je ne veux plus jamais entendre que la France est un pays tolérant ou laïc ou qu’elle n’est pas ouvertement raciste, les élus comme ceux qui votent pour eux, car ça serait un mensonge et une insulte à la définition de ces mots. Et va falloir assumer d’être la risée du monde et en tirer les conséquences, aussi.

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    Ah tiens, un Maire veut interdire les signes musul… religieux ostentatoires.
    Ben, je lui souhaite bonne chance. Certes, il interdira les burqas, les croix, les étoiles de David autour du cou. Mais bon, pourquoi s’arrêter là ?

    La culture française, et même occidentale dans son ensemble est largement basée sur une culture chrétienne. Inutile de le nier, c’est juste comme ça et on ne peut pas changer le passé. Alors changeons l’avenir : désormais, on n’a plus droit à rien qui soit d’origine religieux. Nul part.

    Alors commençons par le l’année. Nous sommes en 2016, non ? Et c’est 2016 après quoi ? Jésus Christ, tout à fait. C’est pas religieux ça ? Si ! Alors il faut redéfinir une nouvelle origine pour notre calendrier.
    Notre calendrier justement : nous autres utilisons tous le calendrier Grégorien. Il faudra le changer aussi car il porte le nom d’un pape, Grégoire XIII, qui l’a imposé partout où il faisait figure d’autorité en remplacement du calendrier Julien (nommé d’après Jules César), car plus précis.
    Au passage, avez-vu la date de publication de cet article ? Un 15 août. Ce jour ne sera plus férié dorénavant (comme une bonne partie d’autres jours fériés). Vous l’avez cherché.

    Ensuite, on va rester dans les dates encore : les jours de la semaine (lundi, mardi, mercredi…) et les mois de l’année, qui portent pour certains le nom de divinités greco-romaines : mercredi vient de Mercure, une divinité romaine, mars et mardi vient de Mars, mai vient de Maïa, vendredi vient de Vénus, qui est une autre divinité romaine, etc. Faudra changer tout ça, hein.

    Tiens, dites, vous avez regardé les étoiles filantes récemment ? Je parle des Perséides. D’ailleurs je vous interdit de parler comme ça : ce nom fait référence à Persée, fils de Zeus dans la mythologie grecque : encore de la religion, bon sang (pardon : ce juron est également d’origine religieux).
    Et puisqu’on a la tête dans les étoiles, il faudra aussi rebaptiser (oops, re-pardon) renommer les planètes et leurs lunes : toutes, à l’exception des lunes d’Uranus, portent le nom de divinités gréco-romaines.

    Revenons sur Terre et constatons que bon nombre de bâtiments ont une connotation religieuses : églises, cathédrales, mosquées, abbayes… Faudra démolir tout ça, hein. Même chose pour les monuments aux morts en forme de croix et les tombes dans les cimetières.
    On prendra soin également de renommer certaines villes : Saint Étienne, Saint Denis, Saint-Malo dont le nom évoque des personnalités religieuses, ce qui est intolérable dans un état qui refuse ce type de signes.

    Pour continuer sur les personnalités religieuses, l’on retirera le nom des calendriers et on demandera à tous ceux qui portent un de ces noms de bien vouloir — au choix — soit en changer, soit accepter d’être foutu dehors : on est un pays sans signe religieux, oui ma p'tite dame !

    Bon, j’arrête ici, mais vous avez, je l’espère, compris : deux millénaires d’histoire chrétienne ça fait beaucoup d’héritage culturel.
    Mais bon, c’est à vous de voir : on va remettre les années à zéro et renommer les jours de la semaine et les astres ? Et après on ira brûler les livres, les toiles, démolir les églises, les cathédrales, les mosquées, les châteaux ? On change le nom de toutes les personnes avec un nom venu calendrier ? Simplement pour avoir le droit de se dire « 100 % laïc » (ce qui, au passage, est débile, considérant la définition de « laïc ») ?

    Parce qu’on peut aussi garder tout ça et autoriser les signes religieux, dans leur ensemble. D’une communauté aseptisée reniant son histoire et celle des autres, on passerait plutôt pour une communauté ouverte, tolérante, multiethnique.

    Oh, oui, ça doit être horrible d’être tolérant et ouvert, sans doutes qu’on va tous mourir et que la société va s’effondrer dans les flammes et le sang. Mais on peut au moins essayer, non ?

    Ou sinon, sinon on peut aussi interdire juste les signes musulmans, comme ils sont en train de faire maintenant.
    Mais dans ce cas je ne veux plus jamais entendre que la France est un pays tolérant ou laïc ou qu’elle n’est pas ouvertement raciste, les élus comme ceux qui votent pour eux, car ça serait un mensonge et une insulte à la définition de ces mots. Et va falloir assumer d’être la risée du monde et en tirer les conséquences, aussi.

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