Autoblog du Hollandais Volant

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Les trucs qui me font détester votre site web en 2020

Wed, 08 Jan 2020 19:16:12 +0100 - (source)

Logan : Go fuck yourself.
Après les articles en 2014, 2017 et 2019, voici de nouveau un listing des pratiques énervantes sur le web, histoire de bien débuter l’année avec tout ce qu’il ne faut pas faire (du moins si vous tenez à vos lecteurs et vos clients).

Les sites qui affichent 10 % d’un article et pas le reste

Pour pousser à s’abonner…

Je sais que c’est une façon comme une autre pour attirer des clients payant, et je ne reproche pas ça, mais c’est tout de même chiant et c’est totalement de nature me faire pas du tout revenir sur le site.

Et personnellement, ça ne m’a jamais fait m’abonner à quoi que ce soit. Les seuls sites où je suis abonné (ou j’ai été), c’est soit que j’approuve la ligne éditoriale et son sérieux, soit que j’avais vraiment envie de soutenir financièrement le site (en contrepartie d’une absence de publicité, même si j’ai conservé Adblock quoi qu’il arrive).

En ce qui me concerne, les sites qui mettent ça en place, je laisse tomber la lecture de l’article, voire son partage.

Les sites qui demandent le type de carte bancaire

Lorsqu’on paye par carte bancaire… Il faut bien-sûr renseigner le numéro de la carte.
Sur certains sites mal fichus, il faut en plus renseigner le type de carte (visa, mastercard…) cette étape est aussi inutile que de devoir retaper son e-mail une seconde fois : en fait, si on a le numéro de la carte, on a son type.

En effet, si le numéro débute par 4 c’est une Visa, si elle commence par 5, c’est une Mastercard, et pour American Express, la carte commence par 34 ou 37.

Pas besoin de nous le demander.

Les sites qui demandent le BIC en plus de l’IBAN

Cette fois, c’est quand on paye par prélèvement : la seule information requise, normalement, c’est l’IBAN.
Le BIC peut se retrouver avec l’IBAN grâce à des services externes (utilisées par les banques elles-mêmes). Il est inutile de le demander en plus.

Je rappelle que l’informatique est censée nous faciliter la vie. Idéalement, tout devrait être transparent.
L’utilisateur [de l’informatique] doit voir sa vie simplifiée par l’informatique. Pas constamment interrompue par l’incompétence ou la flemme des gens qui ne savent pas faire leur travail.

Est-il possible pour l’informatique de détecter le type de carte bancaire à partir du numéro ? Oui !
Est-il possible de retrouver le BIC à partir de l’IBAN ? Oui encore !

Alors faites votre taf et dites à mon ordinateur de le faire pour moi !

Quand je paye au supermarché, je n’ai pas besoin de dire si ma carte est Visa ou Mastercard : je met la carte, tape mon code et basta. Pourquoi ça devrait être différent en ligne ?

Mention spéciale pour le site de Suez, qui demande le code banque, code guichet, clé RIB, numéro de compte. Toutes ces infos ensembles forment l’IBAN : le site pourrait les retrouver avec 2 lignes de JavaScript. Mais non, faut qu’ils nous fassent chier en nous forçant à étudier l’anatomie d’un IBAN et savoir où termine le code banque et commence le code guichet. Vous pensez qu’on a que ça à foutre de nos soirées ?

Les sites qui obligent les notification

Ça j'avais encore jamais vu : un site qui t'oblige les notifs, en nous faisant croire que c'est c'est l'antispam.

Je pense à une chose, juste comme ça, ça vous dirait d’aller vous faire voir, peut-être ?

Les sites qui refusent des adresses e-mail valides

À votre avis, c’est quoi le point commun entre les adresses suivantes ?

Réponse : ce sont toutes les adresses e-mail valides.

Pourtant, en 2019, on trouve encore des sites qui les refusent.

Des sites qui sont donc codés avec des pieds par des idiots.

Les sites qui tronquent votre mot de passe

Vous avez un mot de passe, genre ça : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 ».
En dehors du fait que le site vous aura sûrement refusé les 3/4 des caractères, supposons qu’il limite le mot de passe à 10 caractères… mais sans vous le dire. Ce qu’il enregistre de son côté comme étant votre mot de passe, c’est donc ça : « /\1|>0©6є8 ».

Sauf que… quand vous vous connectez, vu que rien n’est signalé, vous tapez votre mot de passe : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 » qui est donc bien-sûr différent de ce que le site a dans ses fichiers : ça ne marche donc pas.

Pire, si vous demandez de changer le mot de passe, et que vous choisissez de remettre le même mot de passe, le site va le tronquer à nouveau : là, il verra qu’il est identique à l’ancien qu’il a en mémoire et refusera de le changer.

C’est très très très con, car en fait on tourne en rond mais à aucun moment on ne nous dit quoi que ce soit.

Ben certains sites trouve que tout ça, c’est une bonne idée.
Y compris des sites officiels du gouvernement Français, en 2019 (hello, l’URSSAF et ton site plus merdique qu’une merde de chien bouffé par un chat puis rechié derrière sur votre pallier !).

Ces sites sont merdiques.
Ceux qui les codent sont des merdes.
Ne faites pas comme ceux qui codent ces sites : ne soyez pas des merdes.

(En fait, ne bloquez pas certains caractères ; n’enregistrez pas non plus des mots de passe en clair ; ne tronquez pas les mots de passe, laissez l’utilisateur mettre ce qu’il veut ; et ne vérifiez pas si le nouveau mot de passe est identique à l’ancien : ça ne sert à rien et c’est dangereux).

Le scroll infini

Genre sur Youtube avec les commentaires : si t’arrives en bas des 20 premiers commentaires, les 20 prochains se chargent automatique et on scrolle de nouveau, et ainsi de suite. Twitter, Tumblr, Instagram et d’autres font pareil.

Ça peut semble sympa… jusqu’à ce que t’as besoin de cliquer sur les liens en bas de la page ! C’est… impossible !

Malin, non ? Non.

Dans ce cas mettez les liens sur un côté, pas en bas, ou faites les choses de façon intelligente : attendez que l’utilisateur clique sur « voir la suite » après les 20 premiers commentaires (pas les fois d’après). Good Guy DeviantArt fait ça par exemple, DeviantArt est bien foutu. Faites comme DeviantArt.

Les sites qui se bloquent après quelques coups de scroll

L’inverse du scroll infini : le scroll limité. Typiquement : Pinterest ou Instagram version web.

La page marche… au début. Sauf que comme la page est un gigantesque mur d’images, tu défile vers le bas et… *paf* : un gros popup infermable qui te demande de t’inscrire pour continuer. Impossible de virer le message et la page n’est plus scrollable.

Le plus hideux dans l’histoire, c’est que c’est implémenté à bas coût : en effet, il suffit d’ouvrir les outils de développeurs, de virer la surcouche du popup et de réactiver le scroll. Là ça marche de nouveau. Cette manip se fait en 10 secondes, mais c’est chiant quand-même.

Après j’ai déjà vu aussi des sites qui ne fonctionnent plus quand on ouvre les outils de développement. Je ne sais pas comment ça marche, mais le JS effectue alors un point d’arrêt et le script du site se bloque complètement. Espérons que ça ne se répande pas trop.

Les sites qui partagent tes infos personnelles

Alors là, je dis chapeau à Free (le fournisseur internet).

Quand j’ai déménagé, j’étais incapable de retrouver le numéro téléphonique de la ligne de mon appartement. Personne ne l’avait.

Il existait des méthodes pour le retrouver à partir des tests d’éligibilité d’Orange ou de SFR, mais aucun ne marchent aujourd’hui. J’y suis parvenu, cela dit, mais grâce à Free.

Dans les requêtes réseau en Ajax, il était fait état d’une requête avec un numéro à 20 chiffres du style 30343730313233343536. Maintenant virez tous les « 3 » en position impaire et on obtient ça : 0470123456… soit le numéro de la ligne !
Fallait le voir, mais je l’ai vu… après deux jours, certes, et ça m’a aidé, mais c’est quand-même grossier.


Bonne 2020ème révolution circum-solaire de l’ère commune !

Wed, 01 Jan 2020 16:03:03 +0100 - (source)

Le Soleil dans le ciel.
Ça fait longtemps que je ne m’étais pas adonné à un « joyeux-whatever » sur ce site, mais il semble que ça ait manqué, donc me voici (c’est pour toi Enky !) :)

Donc après avoir passé un Newtonmas et avoir festoyé pour célébrer la fin des jours courts et la promesse astronomique des jours plus longs, j’espère que tout le monde a bien remis ça pour célébrer cette fois une date que l’on a arbitrairement posée là pour marquer le début d’une révolution de notre petite planète tellurique autour de notre petite étoile de type naine jaune.

Il semble que ce soit la deux mille vingtième célébration de ce genre depuis le début de ce qu’on appelle l’ère-commune.

D’ici quelques jours, bien-que personne ne fête ça (bizarrement), on pourrait recommencer ça une troisième fois car ça sera le début d’une nouvelle année anomalistique : la période séparant deux passages de la Terre par le périhélie. Le périhélie, c’est le point de l’orbite qui est au plus proche du Soleil et il tombe généralement dans les premiers jours du calendrier civil, en l’occurrence, cette année, ce sera le 5 janvier à 08h du matin (si vous avez des gosses qui vous réveillent en fanfare tous les matins du dernier jour de vos vacances de Newtonmas, ben c’est probablement pas ça qu’ils fêtent, mais au moins cette fois ils auront une bonne raison de le faire.

Ceci étant dit, j’espère que durant cette prochaine révolution de notre Terre, vous vivrez bien et en bonne santé et que vous pourrez faire ce que vous vouliez déjà faire l’an dernier avant d’être pris d’une crise de flemite tellement aiguë qu’elle ferait péter un verre en cristal rempli de jus de pomme qui pique.


En ce qui me concerne, et ce qui concerne mon (mes) sites, je ne promets pas de publier davantage, mais je vais essayer de reprendre un peu l’écriture ici.

L’an dernier, et l’année d’avant ont été un peu dures pour moi sur un plan personnel, mais j’espère avoir remis un peu d’équilibre dans les forces agissant dessus pour en diminuer l’entropie, me laissant ainsi du temps et de l’énergie pour faire ce que je veux faire moi-même ici.

Je remercie énormément ceux qui m’ont continuellement envoyé des messages, des e-mails (que je lis tous, même si je tarde parfois à répondre), voire des cadeaux (récemment un jeu Game-Boy Color que je recherchais depuis longtemps !), de la thune sur Tipeee, ou m’ont rendu service d’une façon ou d’une autre, en ligne ou hors-ligne.

L’an dernier, ce site a atteint ses 10 ans révolus. J’espère bien pouvoir continuer tout ça pour les 10 ans qui viennent, avec vous : je sais que certains d’entre vous me lisent depuis le début, et je trouve ça incroyable.

Juste quelques chiffres désormais : ce site seul (lehollandaisvolant.net) a enregistré 159 millions de pages vues depuis le début (environ 20 millions en 2019), pour plus d’un million de visiteurs uniques sur l’année. Et le mieux, c’est que mon blog scientifique (couleur-science.eu), est désormais depuis quelques temps déjà le plus visité. Le tout, sans publicité intrusive ni scripts tiers qui siphonnent vos données pour les revendre (pour le dire autrement : si j’avais eu juste un centime à chaque visite, j’aurais pu m’acheter une Tesla Roadster 2020 :p).


Pour conclure, ben, profitez de la vie, même si c’est parfois dur.
On est là, alors autant faire ce qu’on peut pour bien le vivre et faire en sorte que les autres y arrivent aussi.

À bientôt !

image de Chris Barbalis


Levez les yeux, observez le ciel nocturne !

Thu, 26 Dec 2019 14:41:16 +0100 - (source)

i
Ceci est la suite de ce post.
Pour résumer, j’ai par hasard pu voir une série de 60 satellites à la queue dans le ciel nocturne le jour de Noël. Ces satellites sont en orbite depuis moins d’un an (et probablement s’agit-il de la série lancée il y a à peine un mois) et c’est la première fois que je vois un truc comme ça.

C’est à la fois flippant et magnifique : flippant car c’est la première fois qu’on voyait un truc comme ça (et heureusement qu’on savait ce que c’était), et magnifique car c’est juste le futur qui s’ouvre et qui traverse le ciel (qu’on n’aime ou non).

Mais c’est pas sur ça que je voulais insister dans cet article.

En fait, même si vous avez déjà levé les yeux et vu quelques étoiles, et si vous avez trouvé ça plutôt joli, alors refaites-le. Mais plus longtemps.

Si vous êtes à la campagne et que le ciel est dégagé, profitez-en : éteignez toutes les lumières extérieures et regardez le ciel pendant 15 minutes.
Laissez vos yeux s’acclimater à l’obscurité et voir de nouvelles étoiles, plus lointaines ou plus petites, en tout cas moins lumineuses, devenir visibles. Il y en a des milliers.

Si vous avez un smartphone, laissez-le éteint d’abord : sa luminosité risque de vous éblouir et vous ne verrez plus rien.
Prenez une boussole aussi, et tournez-vous vers le Nord. Cherchez la Grande Ourse (ou « grande casserole »). Si vous savez déjà la trouver, essayez de trouver la Petite Ourse : elle est plus haute dans le ciel, environ moitié moins grande, retournée par rapport à la Grande, et la queue de la casserole est courbée dans l’autre sens. Elle est nettement plus difficile à trouver, car ses étoiles sont moins lumineuses et cette partie du ciel est plus éclairée. Si vous la voyez, repérez alors l’étoile au bout de sa queue : c’est l’étoile polaire. Cette étoile permet de trouver le nord. Aussi, quand la terre tourne, les étoiles semblent se déplacer dans le ciel au cours de la nuit (comme le Soleil se déplace dans le ciel visible). L’étoile polaire, elle, restera globalement au même endroit.

Si vous voyez une bande lumineuse traverser le ciel (comme ici, presque dans le même axe que les satellites) ce ne sont pas des nuages. Enfin si, mais pas des nuages terrestres : il s’agit de la Voie Lactée, notre galaxie. Ce qu’on voit c’est le centre de la galaxie, nettement plus dense en étoiles et en poussière d’étoile que le reste du ciel. On voit le centre de la galaxie depuis la Terre, qui est elle-même environ aux 2/3 de son bord.

Une fois que l’observation à l’œil nu est finie, essayez avec une simple jumelle, n’importe lesquelles : Vous verrez encore plus d’étoiles !
Si la Lune est visible, observez-la aussi ! À l’œil, notre Lune est juste ronde et lumineuse avec des tâches, mais rien qu’avec les jumelles vous la verrez déjà bien mieux : vous verrez les montagnes, les reliefs, les monts et les plaines (qu’on appelle les « mers », bien qu’il n’y a pas d’eau).

Si la Lune est croissante ou décroissante c’est encore mieux : si vous observez à la jumelle la partie croissante, vous pouvez apercevoir l’ombre des montagnes éclairées par le Soleil (située sous l’horizon terrestre, donc) portée sur les plaines lunaires. Le contraste est très visible et c’est magnifique. Essayez !

Enfin, si votre téléphone portable a un appareil photo et dispose en plus d’un mode « manuel » (en plus des modes habituels « auto », « portrait », « panoramique », etc.), apprenez à bidouiller les paramètres que sont la luminosité, l’ISO, le temps d’exposition, le contraste… Regardez ce que ça fait sur vos photos (pas forcément de nuit) et apprenez à utiliser ça.

Sur mes photos du ciel nocturne, j’utilise un ISO élevé, avec une durée d’exposition très longue : le ciel nocturne en devient très lumineuse et on voit les satellites laisser leur signature lorsqu’ils se déplacent. Bien-sûr, l’image reste brouillée et pas spécialement nette : ça reste un téléphone avec un capteur photographique grand public, mais c’est déjà pas mal.
Évidemment, on peut prendre plein d’autres choses en photo comme et le résultat est parfois captivant (comme ce feu en très courte durée d’exposition, ou de nouveau des flammes avec une exposition prolongée).
Ce n’est pas forcément du grand art, mais c’est plutôt joli quand-même pour ce genre d’appareil et pour un utilisateur lambda sans formation photographique.

Et encore, tout ça c’est sans utiliser les filtres correctifs appliqués après le cliché : là aussi, apprenez à utiliser votre téléphone, votre appareil photo : ajustez la luminosité et le contraste (et souvent les deux en même temps) et voyez comment cela peut améliorer vos clichés. En jouant un peu, on peut obtenir ce genre de photos (ici le filament d’une lampe à incandescence). C’est plutôt pas mal.

Rien ne remplacera un bon photographe qui utilise activement son savoir-faire et son matériel pour immortaliser une scène quelconque en œuvre d’art, mais si vous avez déjà un smartphone avec un appareil photo, alors vous avez déjà de quoi faire des trucs sympas et hors du commun (genre ça, oui, encore du feu).

Pour résumer : observez le ciel nocturne, peut-être vous verrez des choses sympas et très probablement vous apprendrez quelque chose. Et apprenez à utiliser votre appareil photo de smartphone : tirez-en tout le potentiel possible : ça ne pourra toujours qu’être bénéfique, un jour ou l’autre, pour vos photos ! Même si ce n’est pas un appareil à 10 000 €, il est capable de bien plus que de prendre juste des photos standards, il faut le savoir.

Pour finir, quelques liens :

(Merci Philippe pour les liens !)


Firefox 71 : placer la barre personnelle verticalement

Fri, 13 Dec 2019 18:20:39 +0100 - (source)

i
C’est déjà la seconde fois que je fais un article pour cette astuce.
À chaque fois, je dois refaire ça car la mise à jour de Firefox casse le code précédent. Mais ce n’est pas trop grave.

Mon précédent article a un peu plus de deux ans et concernait Firefox 57.
L’astuce n’était pas parfaite, mais faisait son job. Ici, c’est une mise à jour du script.

Commencez par mettre toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets à true dans le about:config.

Ensuite, voici le nouveau code, à placer dans le fichier userChrome.css.

Ce fichier se trouve dans le dossier chrome/ du dossier de profil de Firefox.
Pour trouver le dossier du profile, copiez ceci dans la barre d’adresse et ça vous donnera le chemin vers le dossier du profile : about:profiles. Allez dans ce dossier, puis allez dans le sous-dossier chrome (s’il ne s’y trouve pas, créez-le).
Créez ensuite un fichier userChrome.css (attention : c’est un fichier .css, il ne faut pas qu’il y ait le .txt à la fin).

Copiez-collez-y ce code à la fin :

@namespace url("http://www.mozilla.org/keymaster/gatekeeper/there.is.only.xul");

:root {
	--barsize: 	35px;
}

/* ne garde plus que les icône, pas les étiquettes */
#personal-bookmarks .toolbarbutton-text {
	display:none!important;
}

#PersonalToolbar {
	position: fixed!important;
	right: 0!important;
	top: var(--barsize)!important;
	height: var(--barsize)!important;
	transform-origin: bottom right!important;
	transform: rotate(-90deg)!important;
	padding: 0!important;
	margin: 0!important;
	z-index: 1200!important;
	display: block!important;
}

#browser,
#browser-bottombox {
    margin-right: var(--barsize)!important;

}

#personal-bookmarks {
	height: 100%!important;
	width: 100%!important;
	padding: 0!important;
	margin: 0!important;
	transform: rotate(180deg)!important;
	transform-origin: 50% 50%!important;
}
#personal-bookmarks .bookmark-item {
	transform: rotate(-90deg)!important;
	height: 100%!important;
	width: var(--barsize)!important;
}

/* Hide the toolbar when in fullscreen mode */
#main-window[inFullscreen="true"] #PersonalToolbar {
  visibility: collapse !important;
}

#main-window[inFullscreen="true"] #browser,
#main-window[inFullscreen="true"] #browser-bottombox {
  margin-right: 0!important;
}

Le code pour le bug du plein écran provient de (merci à smokey desperado pour le lien).
Désormais, la barre ne sera plus visible ni en plein écran, ni avec une vidéo en plein écran.

Le résultat est comme le précédent, si vous utilisiez ça :

Capture d’écran de Firefox avec la barre de favoris verticale sur la droite.
Enjoy !


ÉDIT : si ça ne marche pas (en particulier sous Windows), vous pouvez voir ce fil : le code est tout ici (un grand merci, Amine !)


Ok Boomer

Thu, 12 Dec 2019 18:01:01 +0100 - (source)

Une voiture de Boomer.
Il n’aura pas fallu longtemps : l’expression « OK Boomer » est désormais officiellement de la discrimination anti-vieux.

J’imagine qu’ils vont faire une loi pour ça bientôt, vu que ceux qui les font sont tous des boomers.

Dans ce cas moi aussi je demande une loi.

Une loi qui condamne à six ans de retraite en moins, chaque articulation d’un « t’es trop jeune pour comprendre », de « c’est un peu court jeune homme » (et sa réponse appropriée), « le service militaire, ça vous ferait du bien » (ou sa variante : « une bonne guerre et vous arrêterez de râler ! »).

Voilà.

Boomer.


Autrement, selon moi, le « OK Boomer » n’est pas un truc anti-vieux. C’est pas sorti gratuitement à tous les vieux qu’on croise, que je sache.

C’est une réponse à ceux qui s’imaginent et qui le font savoir quotidiennement que le monde actuel (2020) est le même que le leur quand ils avaient notre âge (généralement des Boomers).
Une réponse à une idée qui avait de la valeur il y a un demi-siècle mais qui n’en a plus aujourd’hui, émise par quelqu’un pour qui ça avait marché dans sa jeunesse et qui pense que ça marchera aujourd’hui.

À savoir un monde :

À titre d’illustration, je ne citerais que ce Tweet :

Average family income, Canada:
1975: 50k
2015: 70k

Average house price, Toronto:
1975: 60k
2015: ~700k

Average tuition costs, Canada:
1975: $550
2015: $6200

Remember these numbers next time you tell someone younger than you that it just comes down to hard work.

(Et j’imagine qu’on peut très facilement transposer ça à la France et n’importe quel pays « occidental » avec les mêmes résultats)

Bref, la prochaine fois que vous avez envie de nous faire la morale à coup de « nous à l’époque on se salissait les mains », ou « la vie n’était pas aussi simple que maintenant », juste : fermez-la.
Vous ne voulez pas qu’on vous envoie balader avec un « OK Boomer », nous on en a déjà raz-le-cul de vos d’une autre époque.

image d’en-tête de Johnathan Petersson.


Non, respirer n’émet pas plus de CO2 dans l’atmosphère

Sat, 07 Dec 2019 11:41:38 +0100 - (source)

Une pompe à pétrole.
Je tombe ce matin sur ce tweet :

En pédalant ils effectuent un plus grand effort physique qu’en marchant soit un dégagement de CO2 expiré plus important.
L’idéal, pour le bilan carbone, serait que tout le monde soit obligé de marcher pour aller travailler ou se déplacer pour les loisirs

Ceci est faux, et pour plusieurs raisons.

Respirer n’augmente pas le CO2 dans l’atmosphère

Déjà, respirer n’est pas responsable de l’effet de serre. Même si on était 500 milliards sur cette planète, tout ce monde qui respire ne provoquera pas la montée du taux de CO2 atmosphérique.

Quand on respire, on inspire de l’oxygène. Cet oxygène est utilisé par nos cellules. Nos cellules utilisent également ce qu’on mange, à savoir des sucres, qui sont en réalité une source de carbone pour notre corps. Les cellules « brûlent » ces sucres avec l’oxygène pour nous réchauffer et entretenir notre métabolisme.

Le carbone du sucre avec l’oxygène de l’air est ensuite rejeté lors de l’expiration sous la forme de CO2.

Oui, respirer émet donc du CO2. Aucun doute sur ça.

Par contre, le carbone ne provient pas de nulle part : comme j’ai dit, il provient de notre nourriture. Et notre nourriture, dans le cas des fruits et des légumes, correspond à des végétaux. Ces végétaux ont poussé en absorbant le CO2 de l’atmosphère.

Le CO2 qu’on expire est donc du CO2 que la plante qu’on a mangé a puisé dans l’air. Il s’agit d’un cycle : le cycle du carbone, justement.

Notez que si l’on mange de la viande, ça revient à la même chose : le carbone dans la viande provient du carbone de l’herbe mangé par l’animal. Il y a juste une étape en plus.
Que l’on soit végan ou non, la chaîne alimentaire dans son ensemble est 100 % neutre en carbone. Bien-sûr, je parle ici seulement de la chaîne alimentaire (pas du transport de la nourriture avec des camions roulant au pétrole, ni des autres émissions de gaz à effet de serre comme le méthane par l’élevage animal, ou du carbone émis par les plantations de tomates sous serre éclairées à grâce à une centrale au charbon).

Si l’on respire davantage en faisant du vélo, oui, on émettra plus de CO2 en expirant plus. Mais ça n’est voir qu’une partie du cycle : si on fait du sport, on se dépense plus et on aura plus faim : on mangera plus pour refaire le stock de sucres et on aura besoin de planter davantage de plantes pour nous nourrir… ce qui va donc également absorber plus de CO2 dans l’air. Je l’ai dit : le cycle est neutre.

Donc non : respirer plus en faisant du vélo n’est pas responsable de la hausse du taux de CO2 dans l’air.

Faire du vélo réduit même la respiration

Ensuite, que l’on marche ou qu’on pédale, on respire toujours plus vite que si l’on reste assis. Normal, car on est actif : on transforme des glucides en chaleur en produisant un travail « utile ».
Maintenant, d’un point de vue purement énergétique, le déplacement à vélo est environ 4 fois plus efficace que la marche.

Que ce soit sur le plat ou non (en considérant le dénivelé global comme neutre, par exemple en revenant au point de départ après avoir fait un tour), faire du vélo vous fatigue environ 4 fois moins pour une distance parcourue identique. On brûle donc également moins de calories en vélo qu’à pied.

À pied, l’effort de marcher est moins intense, mais il est également bien plus long : on se déplace moins vite à pied qu’à vélo. Peut-être que faire 1 heure de vélo nous fatigue plus que 1 heure de marche, mais on aura parcouru bien plus de distance.
S’il s’agit juste d’aller au travail à pied ou en vélo, vous aurez respiré nettement plus durant les 40 minutes de marche que durant les 10 minutes de vélo (y compris en incluant les 30 minutes de repos après les 10 minute de vélo).

Si parcourir une certaine distance est le but recherché, il faut voir le nombre de calories consommées au kilomètre. Il sera bien plus faible en vélo qu’à pied.
Si vous souhaitez brûler des graisses pour maigrir, il faut alors compter en calories par heure. Et là ce sera plus élevé avec un vélo en pédalant comme un dingue que marcher, simplement parce que l’effort n’est plus le même, et ce n’est donc pas dans le cadre exprimé dans le tweet ci-dessus, qui parle explicitement du vélo comme un moyen de transport, pas comme un exercice physique destinée à brûler des calories.

D’où vient la hausse du CO2 dans l’air alors ?

La respiration, que ce soit celle de 1 milliard de gens ou de 100 milliards n’a pas d’effet sur le CO2 dans l’air. Le carbone expiré provient déjà de l’atmosphère par l’intermédiaire des plantes que l’on mange (ou de l’animal qu’on mange et qui lui avait mangé la plante).

Ce qui provoque une élévation du taux de CO2 dans l’air, c’est le fait d’ajouter du CO2 dans l’air dont la source initiale n’est pas l’air : par exemple le pétrole, le charbon ou le gaz.
Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) sont du carbone piégé dans le sol depuis des millions d’années. Quand on le brûle, on le libère dans l’air.

Même chose quand on fait du ciment : le ciment est fait à partir de carbonate de calcium que l’on mine dans le sol. Les cimenteries font réagir le carbonate de calcium en transforment ça en chaux vive et en rejetant du CO2 (le « carbonate » de « carbonate de calcium »).
Là aussi, le CO2 était dans le sol avant d’être jeté dans l’air.

Même remarque pour les volcans : bien que la contribution en CO2 des volcans soit risible à côté de la combustion d’énergie fossile et les cimenteries, il faut le mentionner ici pour être complet. Les gaz émis par les volcans proviennent des profondeurs de la terre et donc non initialement de l’air. Tout CO2 émis par l’activité volcanique contribue donc à son échelle au taux de CO2 dans l’air.

Mais ce charbon/calcaire/pétrole d’où vient-il ?

Le charbon, pétrole, gaz, provient de dépôts organiques d’il y a des millions d’années, d’une ère appelée à ce titre le carbonifère.

L’atmosphère était trente fois plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. Les plantes poussaient beaucoup plus rapidement. Un jour, les plantes ont commencé à produire du bois. Il a fallu attendre des millions d’années avant que les micro-organismes puissent décomposer ce bois. Le bois s’est donc accumulé massivement et a fini par se retrouver enfouie sous les autres sédiments. Le charbon, le pétrole, sont le résultat de processus comme celui-ci, où des matières organiques se sont accumulés plus rapidement qu’ils n’ont pu être dégradés.

Sous la pression exercée par les couches géologiques, les matières organiques se sont transformées en roche (charbon) ou en pétrole/gaz.

Les plantes ont donc utilisé du CO2 atmosphérique et l’ont transformé en bois qui est donc sorti du cycle du carbone durant des dizaines voire des centaines de millions d’années. En surface, la vie s’est adaptée à des niveaux de CO2 plus faible et des températures moins hautes. L’être humain fait partie de cette vie-là : celle qui est adaptée à un taux de CO2 faible.

Et la conséquence du trop plein de CO2 ?

Si maintenant on commence à rejeter dans l’air tout le CO2 piégé depuis longtemps, on recrée en quelque sorte des conditions de vie d’il y a des centaines de millions d’années. Des conditions de vie pour lesquelles notre organisme n’est pas fait. Des conditions pour lesquelles notre société, notre civilisation n’est pas faite non plus.

Plus de CO2 signifie surtout un climat beaucoup plus chaud, type tropical avec ce qui va avec : cyclones, saisons humides, etc. Une très grande partie de notre civilisation n’est pas prête pour ça, ne serait-ce que pour les maisons européennes, qui ne sont pas prévues pour résister à un cyclone. Il en va donc bien au-delà de juste la température de l’air car tout le monde sera affecté.

Ça signifie aussi des océans plus chauds, et donc une montée de leur niveau. Sachant que 70 % des êtres humains vivent sur les littoraux, ça signifie qu’il faut délocaliser 5 milliards d’habitants (alors que c’est déjà une crise nationale quand il faut en déplacer 5 000 réfugiés et les accepter sur « notre » « territoire »).

Des océans plus chauds, signifie aussi des océans plus acides : l’eau chaude dissout nettement plus de CO2 que l’eau froide, et le CO2 dissout rend l’eau acide. La vie marine n’est pas adaptée à ça (les coraux ça parle à quelqu’un ?). Or c’est bien la vie végétale marine qui produit 70 % de l’oxygène qu’on respire.

Et puis, pas seulement la vie sera affectée : si les températures des océans change de trop, et en particulier si elle s’homogénéise et qu’il n’y a plus de pôles pour les refroidir et entretenir des différences de salinité, alors les courants marins vont changer voire s’arrêter et le climat européen si doux va devenir aussi froid que celui au Canada (qui est à la même latitude, je le rappelle, juste bien plus froid car non réchauffé par les océans).

L’eau en profondeur ne sera plus oxygénée : la vie anaérobique (sans oxygène) va se développer, et son produit de rejet à elle étant du H2S (au lieu du CO2), le taux de H2S va exploser. Ce gaz H2S, le sulfure d’hydrogène est juste mortel pour tous les êtres vivants qui ont besoin d’oxygène.

Tout ceci est déjà arrivé par le passé. On a appelé ça l’extinction permien-trias, qui a supprimé 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres.

Bien-sûr, la planète est toujours là et la vie s’en est remise. Mais les espèces individuelles, elles, ont pour la très grande majorité disparues. Éteintes. L’être humain est en train de s’infliger ça actuellement. Et rien n’indique que ça change, ni que ça va changer.

Et je ne suis pas ici en train de dire ce qu’il faut faire. Je dis simplement ce qui va arriver si on ne change rien.

image d’en-tête de Zbynek Burival


Résoudre le problème ? Nan, mais punir ceux qui le résolvent.

Fri, 29 Nov 2019 18:30:17 +0100 - (source)

La France traverse quand-même une époque formidable.

Y a des SDF dehors. C’est un fait. Il devrait être du rôle de l’État de faire son nécessaire pour les aider.
Mais non.
À la place, quand tu donnes une pièce à un SDF, on te colle une amende.

Autre exemple.

Le sol et les murs sont crades.
Plutôt que de taguer avec de la peinture, certains taguent ces surfaces sales avec des pochoirs et des karchers, un peu comme quand on écrit « sale » sur une vitre sale de voiture. Dans les faits, rien n’est dégradé, on est d’accord ? Pourtant, au-delà du message tagué, certaines villes, comme Montpellier, plutôt que de nettoyer les rues pour effacer ces tags trouvent le moyen de déposer des plaintes pour ces « tags ».

Encore ?

En informatique, quand on trouve un bug, généralement on le signale, le bug est corrigé et tout le monde est content. Certaines entreprises payent très cher ceux qui trouvent ainsi des bugs.
Ici, non : tu trouves un bug, on t’envoie devant le juge (ce cas, l’affaire Bluetouff, n’est pas isolé).

On continue.

Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les autres grosses boites du numérique (Über, etc.) ne payent pas leurs impôts. Plutôt que de faire appliquer des lois qui existent déjà et d’abolir les montages fiscaux le législateur préfère inventer des taxes pour les faire payer (chose qu’ils contournent facilement — et à raison, si vous voulez mon avis).

On a un problème dans ce pays, et pas forcément juste ici, ni maintenant, en fait c’est assez répandu : que quand on voit un problème, plutôt que de le solutionner immédiatement, on préfère taper sur ceux qui le dénoncent. Vous pensez que le problème va disparaître quand tout le monde fermera sa gueule à leur propos ?

Remarquez, oui, les dictatures en tout genre (Chine, Corée du Nord…) le font bien et ça marche : si personne ne parle du problème, c’est qu’il n’y en a pas, hein.

M’enfin, dans tous les cas c’est une mentalité que je ne pourrais jamais comprendre.

Ou si : corriger les problèmes, ça coûte cher. Et quand une banque gouverne, faut pas dépenser du fric pour des solutions alors qu’on peut régler ça avec un LBD pour faire le silence.

:(


Les OGM ne tuent pas. L’écologie bête et aveugle, si.

Sun, 27 Oct 2019 12:09:25 +0100 - (source)

Du riz.
Voir : Block on GM rice ‘has cost millions of lives and led to child blindness’

Si un poison vous tue si vous en mangez, les « vitamines » sont des substances dont c’est l’absence de consommation qui vous tue. Ce sont aussi des substances que le corps humain ne produit pas lui-même et qu’il doit donc trouver dans sa nourriture.

La vitamine A, par exemple, est présente dans les carottes, l’oseille, la patate douce et dans de nombreux poissons ou viandes. Sa carence provoque la cécité voire la mort.

Dans certains pays comme le Bangladesh, les carences en vitamine A sont responsables de 2 000 morts par jour et de la perte de la vue chez des millions de personnes, généralement des enfants.
L’aliment de base au Bangladesh, comme dans beaucoup de pays, c’est le riz. La science a donc mis au point un riz qui produit de la vitamine A : le riz jaune, destiné à ces populations pour réduire ces morts et ces maladies.

Sauf que… les autorités et les groupes « écologistes » sont partis en croisade contre les OGM et ont donc banni ce riz jaune.

Résultat : des millions de personnes continuent de mourir et autant d’enfants vivent sans voir le monde.

La science, la recherche, sauve des vies.
Refuser de voir ça et se cramponner à ses convictions occidentales qui n’ont pas ce problème, ça en revanche, ça tue.
Pire, après t’as les groupes écolos qui viennent dire que c’est la recherche et la science qui est responsable de tout ça.

En fait, j’imagine que ça se passe un peu comme ça :

– La médecine : « Les enfants des pays pauvres sont carencés en vitamine-A. »
– La biologie : « On est sur le coup. Voici du riz OGM, jaune, qui contient de la vitamine-A. »
– La médecine : « Super, voilà qui devrait sauver de la cécité des millions d’enf… »

– Les soi-disant écolos : « Nope, n’en veut pas. »
– Les hipsters : « Nope, nous non plus. »
– Les politiques : « Pareil, c’est non, autrement on perd des voix. »

– Les enfants : « On est aveugle ! »
– Les écolos, hipsters et politiques : « C’est la faute aux OGM. »

Mème avec Poutine.

J’ai déjà parlé plusieurs fois des OGM et sur pourquoi j’ai fini par changer d’avis sur ça. Et je ne suis pas le seul.
Je pense que quand certaines croyances et convictions profondes sont erronées et qu’elles tuent ou rendent d’autres gens malade, il faut arrêter et surtout les combattre.

Oui, je pense que les OGM (tout comme le nucléaire, les normes d’hygiène, la recherche scientifique et spatiale, le minage d’astéroïde…) sont (ou seront, pour le dernier) une avancée majeure dans l’avancement de notre espèce et notre civilisation.

Vous n’êtes pas obligés de penser comme moi, mais vous avez, comme moi, la responsabilité et le devoir en tant qu’être humain de reconnaître que ces technologies sauvent des vies, préviennent des morts et peuvent nous sauver de l’obscurantisme soi-disant écologique qui est en train de pousser toute la biosphère de cette planète droit dans le mur.

Image d’en-tête de Simone Bosotti


Mon installation de chargeur solaire pour téléphone

Tue, 08 Oct 2019 18:42:04 +0200 - (source)

J’ai parlé deux fois (ici et ) de ma petite installation solaire qui me sert à utiliser mon téléphone quasi-exclusivement sur l’énergie solaire depuis le début de l’été, et à chaque fois vous avez été plusieurs à me demander plus de précisions, donc voici un petit article avec quelques détails et des liens.

L’appareillage

Premièrement j’avais par le passé déjà acheté des petits chargeurs pour smartphone (à 5~10 €), environ de la taille d’un smartphone. Ces trucs n’ont jamais marché. C’étaient des petits panneaux solaires avec une batterie en dessous. La batterie est censée se charger grâce au Soleil, ou par USB. Inutile de dire que si vous achetez ça, vous ne l’utiliserez toujours qu’en USB.

Cette année, j’ai décidé d’acheter un vrai panneau solaire qui recharge en USB. Ces chargeurs n’ont pas de batterie : ils ne stockent pas d’énergie et on ne peut donc s’en servir qu’en journée. L’avantage, c’est qu’ils sont pliables et ne prennent pas de place :

Photo de mon panneau solaire.
Le panneau lui-même possède trois ports de charge USB :

L’ensemble est annoncé pour produire 25 W.

Histoire de le faire fonctionner la journée quand je suis au travail, et de pouvoir charger mon téléphone le soir et la nuit, je branche ma batterie de secours sur le panneau le jour et sur le téléphone la nuit. C’est une batterie conséquente de 26 000 mAh (99 Wh, pile à la limite de ce qu’il est possible d’apporter dans un avion — c’est pour ça que les batteries plus grandes sont bien plus rares, aussi).

Chez moi, le panneau est exposé au sud-ouest (j’ai utilisé des lattes en bois pour bricoler un support), à l’extérieur de la fenêtre. Un câble USB passe sous la fenêtre et je branche ce que je veux au bout à l’intérieur de la maison. Comme ça le téléphone lui-même n’est pas exposé en plein soleil et j’ai pas non plus besoin d’ouvrir la fenêtre à chaque fois.

Voici le support en bois (qui est ensuite accroché au mur) :
Le support de mon panneau solaire.

Et ça marche ?

Oui !

En plein été, le panneau recharge la batterie entièrement dans la journée sans aucun problème.
Cette batterie peut recharger à son tour mon téléphone la nuit ou le soir.

Parfois je branche aussi mon téléphone directement sur le panneau solaire. En plein soleil, le téléphone et la batterie rechargent en même temps. Il y a donc réellement de la puissance dans la lumière du soleil (quel scoop !). Le téléphone seul peut même recharger en "recharge rapide" si c'est supporté.

Nous sommes actuellement en octobre : les jours sont nettement moins longs et le soleil à la fois moins fort et moins présent.

Pourtant, j’arrive toujours à avoir une batterie pleine tous les soirs. Certes, elle n’est jamais vidée entièrement, parfois même pas à moitié, mais il y a toujours suffisamment de jus pour recharger mon téléphone tous les soirs et me retrouver avec 100 % de batterie le matin.

Je suis assez curieux de savoir si je vais pouvoir passer l’hiver sans charger une seule fois mon téléphone sur le secteur. S’il fait beau, je pense que oui (grâce à la bonne exposition du panneau). S’il neige ou est nuageux durant 15 jours de suite, je n’en serais pas aussi sûr.

L’avantage de la batterie, c’est qu’elle est peut recharger 6 à 8 fois mon téléphone : donc même s’il pleut pendant une semaine, la batterie seule suffit pour tenir. Il faut ensuite juste qu’il fasse beau durant quelques jours pour recharger la batterie (en hiver, il faudrait 2~3 jours, je pense).

Ceci démontre une chose : un panneau solaire c’est très cool et pratique, mais sans sa batterie qui permet d’accumuler l’énergie pour la restituer quand il y en a besoin, ça ne sert à rien. Ceci est un problème pour moi avec mon chargeur de téléphone, mais c’est également un problème pour les fermes de production d’énergie solaire à grande échelle. En journée, l’énergie produite dépasse la consommation, mais durant la nuit, c’est la demande surpasse l’offre… Et les énergies renouvelables basées sur la météo (vent, solaire…) tant prisées par les associations écologistes ont toutes ce problème !

Est-ce rentable ?

Non…

Il faut bien l’avouer : je ne dirais pas que ce soit rentable financièrement : le panneau + la batterie seraient rentabilisés après plusieurs années d’utilisation seulement. Il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent de fonctionner comme ça, mais ça demande tout de même un certain temps.

Cela ne veut pas dire que c’est inutile : le chargeur solaire est plutôt pratique et on peut le fixer partout (les panneaux sont tenus avec une structure en kevlar qui incluent 4 anneaux métalliques pour la sangler). Sur un sac à dos pour une randonnée, ou en vacances, au camping, dehors en ballade, dans la voiture en plein soleil (au lieu de brancher sur l’allume cigare).

C’est une source autonome d’énergie et en dehors du côté « écologique » ça permet aussi d’avoir son précieux smartphone chargé n’importe où (évitant d’avoir à sa poser à un Mc Do pour le recharger). En ce sens, ce genre de gadget restent pratiques.

Autrement, je l’ai aussi pris pour expérimenter : savoir quel panneau pour quels usages, que peut-on faire avec un petit panneau ? Est-ce que ça marche quand il pleut [oui] ? Est-ce que ça marche moins bien quand il pleut [oui aussi] ?

Bref, je suis assez content de ce projet et plutôt surpris de sa puissance, même en automne avec les jours déjà courts.

Je suis très fan de tous ces systèmes qui récupèrent de l’énergie perdue. Le panneau solaire est un de ces trucs (et là c’est quelque chose d’utile). Prochainement je publierais un autre article (et sur Couleur-Science aussi) pour un autre moyen de récupérer de l’énergie, mais pas pour son téléphone.

Liens

Le panneau et la batterie ont toutes les deux été achetées sur Amazon.

Je vous mets ici les liens (liens affiliés : si vous commandez via ce lien, je perçois un petit pourcentage en bon d’achat Amazon) et les références.

(Sérieusement : je recommande très largement la batterie. Elle est fine (pas comme les autres "pavés"), légère, avec une énorme capacité et avec plein de ports : USB-C (charge/décharge rapide), 2×USB (décharge), micro-USB (charge), Lightning (charge?)…

Et y a pas d’écrans ou de torches à la con qui vident la batterie pour rien : il y a juste 4 petites LED qui montrent le niveau de charge. Comptez une bonne nuit pour la recharger avec un chargeur 2A en micro-USB… ou bien une petite journée d’été avec un chargeur solaire ;-))


Brocoli VS steak

Tue, 27 Aug 2019 18:19:36 +0200 - (source)

Y a une image qui refait surface sur les rézosocio en ce moment :

Brocoli vs steak

On devrait en conclure que les brocolis sont moins gras et meilleurs pour la santé que le steak (ou la viande en général).

Alors non, l’image ne véhicule pas d’erreurs : les valeurs présentées sont justes (selon les sources, on peut trouver quelques différences, mais c’est pas grave).

Le truc qui me fait hurler à chaque fois, c’est que LES CALORIES NE SONT PAS UNE UNITÉ DE QUANTITÉ DE NOURRITURE.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte : 100 calories (soit environ 5 % des besoins journaliers pour un être humain adulte), correspondent à 300-350 grammes de brocolis. Ouais ouais :

Brocoli vs steak
Donc si vous voulez vous nourrir exclusivement de ça, libre à vous, mais j’espère que vous êtes prêts pour ingurgiter entre 6 et 7 kilos de brocolis par jour. Pour du steak, ça serait plutôt 800 grammes.

Poussons encore plus. Ces 6 kilos, ils viennent d’où ? Du supermarché ? Ok. Il est arrivé là comment ? En camion ? Ben il faut donc 9 fois plus de camions dans une société purement brocolivore par rapport à une société purement steakivore, et donc également 9 fois plus d’essence, de frigos, de pesticides, d’étales climatisées, de CO2 émis en transport…

Sur ce dernier point j’ai bien dit « en transport ».
Vous voyez, des comparaisons foireuses, je peux aussi en faire, hein, donc on va arrêter là.

Je tenais juste à rappeler de faire gaffe aux unités de ce genre « d’information ».


ÉDIT : il est clair que le message de départ est de dire que le brocoli contient plus de protéines que la viande de bœuf. Et en ce sens, je dirais que c'est faux.

C'est comme si je disais que toutes les 2CV du monde avaient plus de puissance que toutes les Ferraris du monde... au total ! C'est forcément vrai, car il y a infiniment plus de 2CV que de Ferraris. Le seul soucis c'est que cette façon de calculer ne rime à rien : ce n'est pas comme ça qu'on mesure la puissance d'une voiture.

Et ben pour le brocoli et le steaks, c'est pareil : on ne mesure pas leur qualité nutritionnelles par calorie, mais par portion ou par unité de masse.

On a le même problème avec les tic-tac (les bonbons). Ces trucs sont essentiellement du sucre, mais comme ils sont tout petits, la quantité de sucre est suffisamment basse pour qu'ils peuvent indiquer dessus "sans sucres". C'est risible, mais c'est ce qui arrive quand la législation est faite comme l'image de départ ici : de façon à tromper le consommateur.

ÉDIT-2 : https://lokoyote.eu/les-calories-cest-bien-mais-ca-sert-a-rien/
Très juste : j’avais oublié cet article ! Les « calories » contenues dans aliment sont calculés par une combustion totale… qui n’a rien à voir avec une digestion. Le nombre de calories chimiquement présents dans un aliment n’est absolument pas celui que le corps peut exploiter.

Et il y a plusieurs facteurs à ça : certains aliments ne se digèrent pas, d’autres mal, d’autres demandent même de l’énergie pour être digérés. Certains aliments demandent même plus d’énergies à être digérés qu’ils n’en fournissent à l’organisme…


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