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La Raclette, c’est (presque) fini.

Tue, 05 Dec 2017 14:34:43 +0000 - (source)

J’avais envie de parler de tweets. C’est le boxon, mais voilà.

Pour tout vous dire, il y a d’abord eu ce tweet de Julien Ménielle, qui m’a pas mal contrariée :

Il y a eu ce papier de slate aussi, même si en bonne twitta, je le poste sans avoir lu l’article (la base) :

Bref, automne 2017, il fallait se rendre à l’évidence, la raclette était morte. Morte de quoi ? De nous, de son abus, de sa quasi-mèmisation. Morte d’avoir été trop élevée au rang de symbole du cool.
En réponse, Boulet en remet plein la gueule à la raclette.


Merde, il a raison. Il a raison, mais c’est un peu de sa faute, à Boulet, il a lui-même fait de la raclette (moisie et mutante) un élement de running-gag de ses Notes. Au point que des gens se targuent de l’avoir connu before it was cool-raclette.

Là-dessus, je découvre que cette histoire de raclette date de… 2005. PARDON. Ah quand même. Je comprends. J’abandonne. Effectivement, à l’aube de 2018, il est temps de dire adieu à la Raclette en tant que mythologie-mon-cul, la raclette en tant que licorne.

Et le truc bizarre, c’est pas que ce soit fini, c’est de réaliser que ça faisait longtemps que la blague était devenue tellement lourde, mais qu’on voulait pas le voir. Enfin, moi, je ne voulais pas le voir. Il y a des histoires d’amour, comme ça, dont on refuse de voir la fin, les yeux entre deux oeillères de pomme de terre-cornichon. Et à force de ne pas vouloir la voir, on se sent humilié quand l’évidence de la séparation est prononcé par d’autres.

Salut raclette, on reste amis mon cul.
Salut raclette, on s’est aimés comme on se quitte, tu rejoins le groupe des ex auquels on repense parfois avec une petite honte, un sentiment diffus d’avoir été, déjà, légèrement pathétique : les parodies de Bref, les blagues sur Morano, le clash chocolatine, le monsieur tout nu de la redoute.

(Ahh, le monsieur-tout-nu de La Redoute, il fallait trainer sur twitter en 2012, grande époque du « on RT en écrivant RT », c’est vous dire.)

Poussifs, déjà, on avait surexploité chacun de ces trucs sans vouloir voir qu’on forçait et qu’on finirait par haïr ce qu’on avait aimé.
Salut, Raclette. Ça faisait longtemps que c’était fini, c’est vrai.
En parlant de ça, eh.

Tout s’entremêle : le fait que je suis vieille et que Lafarge pour moi c’était un cimentier qui finançait Daesh, que je ne comprends pas grand chose au youtube game, ou peut-être bêtement que ça ne m‘intéresse pas tellement. Ça s’est joué à  quelques années, mais moi j’ai mis toute mon énergie de vingtenaire à comprendre les blogs, en avoir un, patouiller dedans, refaire 67 fois un thème moche, essayer de comprendre google analytics… j’ai aimé tout ça, mais j’ai la flemme de recommencer avec youtube.

Toujours est-il que ce couple a un succès monstrueux et qu’il se sépare, après avoir vécu son histoire ultra-publiquement. Bizarrement, j’ai de la peine et de la tendresse pour eux, ou plutôt, pour tout ce qu’il ne youtuberont pas, tout ce qu’on ne dit pas, surtout quand ton métier, c’est de dire des trucs.
Ce ne sont pas les premiers, ni les derniers, mais si vous voulez mon analyse : ils n’ont pas fini d’en chier.

David Lafarge Pokemon ne mange plus de raclette, et quand tu es David Lafarge Pokemon, il y a un papier des Inrocks dessus.

Un jour, il faudra statuer sur des histoires de garde de la chaîne youtube de couples séparés. Qui garde les abonnés ? On partage ? 50-50 ? Mais j’en ai fait plus que lui…  On poste une vidéo chacun notre tour ? Et à Noël ? Et si je veux faire des vidéos avec quelqu’un d’autre ? Et tiens, à ce propos :

Fascinée par cette problématique, car spontanément j’aurais pensé que la généralisation de la garde alternée pouvait être une avancée féministe – après tout, ça sonne meilleure répartition des tâches, dit comme ça- mais la réalité prouve que c’est le contraire. Il y a des questions de pognon, mais aussi de violence et d’emprise conjugales.

En parlant de ça, Titiou a mis a jour la liste macabre des victimes de meurtres conjugaux qu’elle tient depuis le début de l’année. C’est étouffant et il faut absolument le lire, du coup.

Devant, je me suis dit ça. « C’est presque fini ». Comme si à la fin de l’année, parce que la liste s’arrêtait, les violences s’arrêtaient.

Il y a les histoires d’amour qui se terminent en vous brisant le cœur, comme la fin de la Raclette. Des cartes Pokémon rangées dans une boite, un ticket de ciné. Un dessin d’enfant.

Il y en a d’autres qui brisent les os.

« C’est presque fini », mon cul.


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