Autoblog de klaire.fr

Ce site n'est pas le site officiel de klaire.fr
C'est un blog automatisé qui réplique les articles de klaire.fr

Canicule & pâtée pour chien

Fri, 07 Jul 2017 09:03:31 +0000 - (source)

Salut, eh bah figurez-vous que j’avais un peu de temps entre 5h et 7h ce matin (si seulement c’était une exagération), et que j’ai eu envie de faire un post ( ?) de blog ( ?) sur la canicule ( ?)
Oui, bah c’est comme ça écoutez.

Non, mais parce qu’en fait l’origine de la canicule c’est rigolo. Enfin rigolo-gros-GROS- guillemets-avec-les-doigts, vous allez voir.

 

Source icare – Source histoires de chiens –  Source étymologie

IMG : Pixabay.


Contrats, slip et quinoa.

Fri, 19 May 2017 08:13:59 +0000 - (source)

Et donc, je me dis, un énième extrait d’Hanouna qui donne envie de qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu. Et donc, un énième tweet-combat, tropbienpensantstélérama VS fansdebaba, où rien ne gagne à la fin, si ce n’est la bêtise affligeante d’un camp qui viendra nourrir à grande lampée  le mépris arrogant d’en face. Les twittos-journalistos-éditorialistos du hashtag (genre : moi, en plus je mange du quinoa.) sont des #teampremierdegrés, des pas d’humour, des bobosriencompris, des pisse-froidpascharlie, des rageux-pour-rien.

Je vous refais pas l’histoire, ou plutôt si, mais rapidos, parce que le quinoa froid, moi bof.

Je n’ai aucun problème avec le divertissement, ni même avec le divertissement bas de gamme. Que Nagui fasse un jeu de karaoké ou qu’on se jette en combi-scratch sur un mur gonflable d’Intervilles, moi, ça me va, mais alors très, très bien. Même – écoutez, ce n’est pas facile à dire, mais voilà – j’ai même acheté le jeu de plateau Tout le monde veut prendre sa place, un jour de mon plein gré. (Pire, j’y joue et j’aime ça, même si depuis la dernière fois le plateau ne se replie plus bien, il y a du quinoa coincé dedans.)

Mais long story short, l’émission d’Hanouna est différente au sens où son pitch initial – soumettre les émissions de tv à la critique,  how ironic– n’est plus qu’un lointain prétexte pour mettre en scène dans une auto-fiction permanente son Altesse la reine des mouches et ses drôles de dames du slip Panzani.

 

A quasi chaque extrait que je vois, c’est évidemment la mise en scène des rapports humains qui est réellement devenu le coeur de cette émission : tel « chroniqueur » clashant untel, ou « pris au piège », ou sommé de révéler tel ou tel secret intime, touché, embrassé, adulé, clashé, bashé par ses pairs, néo-bully ou néo-bullied de cour d’école, dans un immense jeu de dupe prenant le téléspectateur pour un blaireau sur toute la ligne, et des lignes, il doit en passer pas mal pour s’auto-supporter dans cette expérience de Milgram 2.0. Une Comedia dell’Arte moderne, version scripted-reality, dans laquelle les « chroniqueurs » n’ont depuis longtemps plus aucune fonction de chroniquer quoi que ce soit, seulement celle d’accomplir son rôle : de râleur, de pédé-de-service-mais-quoi-on-rigole, de rabat-joie, de séducteur, d’intello-chiant, de gros-seins-petit-cerveau,  darladidadada, je sais rien de nouveau sous le soleil, et en plus il pleut.

Et donc, comme à chaque fois, cette sensation violente que eh ben sissi, c’est grave, et que non, ce n’est pas « que de la télé », mais alors pas du tout, tant pis si ça fait de moi la Princesse du Ragistant, faites vous plaiz, mais dire que « c’est juste pour rire » ne suffit pas à annuler le fait que c’est faux  : c’est important et c’est grave. Parce que les rapports humain et hiérarchiques qui se jouent en riant devant ces caméras font écho à un monde qui lui, est bien réel.

[edit : je n’avais pas vu avant d’écrire ce billet, mais hier il s’est aussi passé cette séquence malaishomophobisante, je laisse d’autres gens en parler]

Hier, dans l’émission, Hanouna fait courir ses « chroniqueurs » pour valider leurs contrats pour l’année  prochaine. Alors, ils courent, ils courent, et à ce prix-là, j’aurais peut-être pas été la dernière à courir. (Pas donné les paniers bio, svp). Contrats cachés, le premier qui trouve à gagné, mais sans déconner. Vraiment, ce n’est que de la télé ?

 

S’il fallait vraiment faire un dessin, disons que je prendrais mon crayon orange pour dessiner une usine qui ferme – je mettrais Bernard Arnault en gris dessus, j’ai jamais aimé le crayon gris, qui aime le crayon gris-, un code du travail qu’il est désormais de bon ton de vouloir brûler au milieu, les misérables 3 euros des chauffeurs Uber en haut dans un coin, le revenu-universel-des-doux-rêveurs-c’est-impossible sur le côté, la loi travail, des manifs, des policiers, des gens qui se suicident au travail, et je crois que ma feuille est pleine. Sur la libéralisation du travail, on peut débattre, mais nul ne niera que le rapport au travail, la vision de ce qu’il doit être, est au coeur des enjeux. La France vient d’élire un homme dont la vision du travail est particulièrement claire, ultraséduisante pour les uns, archi-dangereuse pour les autres.

Eh mais sans dec, nom d’un chien, quand vous mettez en scène les rapports socio-hiérarchiques, quand vous faites LITTÉRALEMENT courir des employés après un contrat pour tester jusqu’où il sont prêts à aller, ne vous rendez-vous pas compte à quel point vous normalisez -pire, transformez en objet de divertissement- l’humiliation que cela représente ? Où c’est juste que vous vous en touchez les macaronis ?
Capture d’écran 2017-05-19 à 09.30.07

C’est drôle -qu’est ce que qu’on se marre- quand même, dans ce monde-là, cette époque-là, d’avoir appelé cette émission « Touche pas à mon poste ». Oh bien sûr, ref Harlem Désir, bien sûr, sous-entendu mon « poste… de télé ». Mais tout de même, à l’heure où il n’est question que d’en supprimer, des postes, parce que tout de même, la dette, quel titre.

Oh c’est rien, juste qu’à l’indécence de ce vous faites, le miroir du titre est d’une ironie grinçante. Krrrin, kriiin. (Merde, j’ai jamais su faire le bruit du grincement)

Bientôt, peut-être, une télé-réalité, « touche pas à mon poste à l’hopital », on verra courir une sage-femme, une cardiologue, et un infirmier, le premier qui arrive au fauteuil roulant sauve son poste. (Idéalement, il faudrait que l’infirmier soit gay mais fasse son coming out sur le trajet et que la cardiologue ait des gros nichons.) Plot twist : Cyril Hanouna offrirait une voiture au perdant quand même, parce qu’il est gentil, ouf, ah si, même qu’il fait des dons à @LeRefuge donc il peut faire des blagues sur les homos, baquoi, on rigole.

Tout ça pour dire, encore et encore. C’est bête. C’est grave. C’est honteux. C’est impactant. En mal. Ce n’est pas « que de la télé ». C’est irresponsable. Mangez du quinoa.

Salut.

 


NEON x Challenge Poésie

Thu, 29 Sep 2016 10:32:43 +0000 - (source)

Mais non voyons, je n’ai pas du tout délaissé ce blog, la preuve, voici ma dernière vidéo pour NEON, version #challengepoésie.

La version papier est dans les kiosques, aussi.

Le player est, comment dit-on poliment ? un petit peu capricieux, voilà. (Envoyez vos insultes à Neon, moi j’y suis pour rien tavu.)

Au revoir et cordialement.


Le TAFTA pour les nouilles.

Fri, 13 May 2016 13:55:13 +0000 - (source)

Note : cette planche est entièrement basée sur ce papier du Monde.fr.

Tafta_nouilles-01
Tafta_nouilles-02Tafta_nouilles-03


Image Nicolas Sarkozy : 
Creative Commons 3.0  www.kremlin.ru.

 


Des Salopards et des Hommes.

Wed, 04 May 2016 16:29:10 +0000 - (source)

http://www.klaire.fr/wp-content/uploads/2016/05/Salopards_Hommes.txt


Challenge Poésie : Lanceurs d’alertes.

Wed, 27 Apr 2016 14:13:39 +0000 - (source)

Voici un nouveau challenge poésie, c’est à dire une poésie réalisée avec 10 mots que vous m’avez donnés (5 sur twitter, 5 sur Facebook).

On parle lanceurs d’alertes.

En vidéo : 

En texte :

Il était une fois un jeune homme, un beau gosse

Qu’on appellera ici Monsieur Rhinocéros.

Prestataire au service d’un cabinet comptable

Monsieur Rhino décèle des pratiques minables

Sur la fiscalité de grandes entreprises

Aux patrons pas franchement emmerdés par la crise.

 

(Il y a anguille sous roche, cachalot sous gravier

Dans les impôts de boites qui amassent des milliers.)

 

Des patrons n’aimant pas tellement redistribuer

Magouillent au Luxembourg des deals pour éviter

De partager des parts du gâteau, de tailler

Quelques morceaux coulants de leur gros coulommiers.

 

Il faut dire que le grand duché est réputé

Pas vraiment pour sa langue au son particulier

(Sorte de Suisse-Allemand en crise de belgitude)

Mais plutôt pour son fisc arrangeant, pas trop rude

 

Monsieur Rhino a toutes les preuves de ces abus

Et refusant de mettre son mouchoir dessus

Il estime qu’il est de son devoir civique

De faire connaître ce carottage historique

Qui, s’il est bien légal, n’est que friponnerie

Et magots amassés sur le dos des pays,

Comme si d’sa salopette le plombier sortait

Un devis à 1000 balles, pour un joint à changer.

 

Ainsi Monsieur Rhino confie-t-il à la presse

Une brouette de preuves, qu’il a avec adresse

Subtilisé pour que la vérité éclate

Et qu’on agisse enfin, qu’on change les règles ingrates

Qu’a-t-il à y gagner sauf un coup de bambou

Rien, pourtant il le fait, pour la morale, pour nous

 

Alors, monsieur Rhino, et monsieur son compère

Le journaliste qui au monde révèle l’affaire

Sont-ils remerciés du service rendu ?

D’avoir sacrifié leur confort bien dodu

Pour nous alerter tous ? Pas vraiment ? Et plutôt

Que saluer leur courage on agite le cachot ?

Et de ceux qui ont su lever le point bien haut

On brise la clavicule et on casse les os ?

Tandis que des légions d’honneur sont accrochées

Au vestes des agents des pires atrocités

On traîne jusqu’en justice ces figures insolentes ?

Vos médailles ne sont, décidément, que fiente.


Les problèmes.

Wed, 23 Mar 2016 15:31:31 +0000 - (source)

J’ai lu plusieurs papiers qui tentaient de refléter le problème. Le problème, bien sûr que c’était le dernier attentat en date, mais c’était aussi, plus insidieusement, qu’il faille désormais préciser lequel. Le problème, c’était que le choc se teintait d’habitude, voire honteusement ; de quasi-lassitude. Le problème, c’était qu’une horreur isolée, on pouvait encore finir par la digérer, mais là, à force, on était drôlement ballonnés.

C’est moche, ballonné, quand il y a des morts et du sang, c’est mesquin, évidemment.

Le problème, c’était qu’on se détestait de se voir tomber dans la routine de l’attentat, de voir qu’on y avait nos habitudes, Jean-Mi, je te sers comme d’hab ? Oui, voilà, mets moi une récup raciste, deux textes de lois ultrasécuritaires, et un débat niveau CE2 sur le rétablissement de la peine de mort dans les coms facebook, comme d’habitude. Et puis comme d’habitude, tu me mettras du hoax, du complot et une photo gore dont on s’offusquera de la diffusion. Et puis, tu me mettras un slogan qui pète avec un dessin, un truc belge là, des frites ou quoi, des bières stuveux. Ah non, la bière, ça fait #jesuisterrasse, un peu, reste plutôt sur les frites, on va se mélanger les pinceaux, sinon. Non, pas vraiment les pinceaux hein, ça fait Charlie.

C’est là-dessus que j’ai lu plein de trucs. Sur la course au nouveau « Je suis charlie », le concours de celui qui se fendrait du logo d’attentat qu’il serait le plusse mieux. Il faut dire que ce bout de la lorgnette était assez révélateur du problème suscité, celui que les attentats et nous ça devenait un vieux couple qui ne fait plus trop l’amour mais sait d’avance ce que l’autre va vouloir regarder à la télé.

J’ai vu, donc, quelques papiers retraçant sous forme de diapo, de top, ou d’analyse, les dessins de presses et montages élévés au rang de wannabe-je-suis-charlie. On s’y prenait la tête, un peu, à savoir si les uns ne cherchaient pas à se faire de la pub en publiant un dessin de frites en forme de doigt d’honneur, si les autres avaient le droit ou pas de dessiner Tintin, si untel et trucmuches ne s’étaient pas copiés en dessinant le Manneken Pis, si les moules contre les kalachs c’était impactant ou pas. Bref, on cherchait l’image qui rassemblerait, et si on ne la trouvait pas vraiment, c’est sûrement parce qu’aussi cruel et terrible qu’il soit de le constater, nos premiers émois de victimes du terrorisme s’étaient un peu émoussés, et que rest in peace la spontanéité. Mais on en avait besoin, de se regrouper sous un drapeau, alors on y allait quand même de notre frite levée bien haut en hommage, de notre drapeau belge de solidarité, de notre dessin de plantu, de notre Tintin qui chiale. On trouvait pas, mais on le cherchait, notre symbole. Notre image, qui ne changerait rien mais nous ferait un peu de bien.

Et puis, Johnny est arrivé.

Comment je me suis retrouvée sur le compte Twitter de Johnny, c’est une autre affaire. Mais visiblement, les grands médias étaient passés à côté de ça : Johnny, lui, avait trouvé.

Johnny avait tenu a rendre hommage, Johnny avait posté une image.

Des frites ? Un Peace&Love ? Des crayons contre des kalach ? Lalalalala, non, non.

Johnny a posté une photo de lui.

johnny_belgique

 

Moi, j’ai pas compris.

D’un autre côté, je ne suis plus trop sûre de comprendre grand chose.


Dans Ton Com : Happy End !

Wed, 09 Mar 2016 09:28:46 +0000 - (source)

Reveal_livret-01Clique-voyons

Reveal_livret-03

Alors, donc, pour acheter le livret en ligne, c’est par là.

La vidéo à l’origine de tout ceci est là.

Et voici le décompte : 

Sur ce, je file, j’ai manif.


#Journéedelafemme et fête du slip.

Tue, 08 Mar 2016 06:42:03 +0000 - (source)

Je vais vous la faire courte, parce que vous lirez toute la journée la même chose partout, à la fois tant mieux, à la fois tant pis.

J’ai reçu ce tract. « La femme mérite une journée qui dure une semaine »

jdf2016

Une réduc qui dure une semaine. Une réduc sur le rayon mode.  Une réduc pour la « journée de la femme ».

Et donc, il faut encore le redire, alors redisons-le.

« La  femme » ne mérite ni un jour ni sept de réducs sur les fringues, « la femme » s’en branle.

« La femme » mérite le même salaire que son homologue masculin, « la femme » mérite le même accès à l’éducation, « la femme » mérite de disposer de son corps librement, « la femme » mérite l’accès à l’IVG et la contraception, « la femme » mérite de ne pas être obligée de sortir couverte de la tête aux pieds, « la femme » mérite d’avoir le droit de conduire, « la femme » mérite de ne pas se faire lapider pour avoir montré une cheville, « la femme » mérite d’être considérée comme autre chose qu’un objet sacrifié au désir masculin, « la femme » mérite d’être autre chose qu’un réceptacle à pénis et une manufacture à bébés.

Alors « la femme », quand vous transformez cette journée de lutte pour l’égalité en réduction sur la lingerie, vous pisse à la raie.

Et laissez-moi vous dire qu’en terme de logistique et d’anatomie, c’est pas évident.




Allez, pour l’occasion, le #ChallengePoésie sur ce thème.


[NEON] Youporn, youpaye ?

Mon, 07 Mar 2016 14:10:04 +0000 - (source)

Salut jeunesse, le nouveau NEON est dans les kiosques, et nous, on parle porno.

Eh oui. PARLER_40-HD


Powered by VroumVroumBlog 0.1.31 - RSS Feed
Download config articles