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Serial encoders, soyez vigilants avec les licences partageables !

Mon, 31 Oct 2011 18:40:18 +0000 - (source)

Ceci est un journal-troll publié sur linuxfr.

Erratum:Vodo autorise bien la DHT sur ses torrents. Voir plus bas.

Bonjour, Nal !
Salut, moules !
Et mes DLFPiens, coincoin !

Nal, aujourd’hui je vais te raconter une petite histoire de droits d’auteur. Une vraie belle histoire comme on n’en fait plus : y’a de l’action, de l’amour, de l’infidélité, du sang, du massacre, de l’hémoglobine et des explosions, bref, tout ce qu’il faut pour un truc qui marche. :P

Péripéties…tout ça

Il y a quelques jours, j’ai installé un wiki sur un serveur. Oh, c’était pas vraiment un wiki au sens où tout le monde est autorisé à en modifier le contenu : je comptais d’abord en faire un espace d’expression et de réflexion personnel, plus malléable qu’un blog, plus adapté à des brouillons qu’à de vrais articles, plus orienté « release early, release often »… J’ai donc installé ce wiki, et j’ai commencé à éditer deux trois trucs, en interdisant la modification anonyme (fameuse méthode antispam bourrin), et sans en donner l’url à personne.

Mon idée première était de parler de culture partageable, de faire des listes d’œuvres partageables que j’aimais bien, puis éventuellement, si j’arrivais à faire un truc un peu propre, d’ouvrir mon wiki et d’appeler le reste du monde à contribuer. Le cas échéant, ce wiki resterait un espace personnel où j’aurais largué des idées en vrac.

La première chose dans laquelle je me suis lancé a été le fait de lister, sur une page, tous les contenus sous licence partageable que j’aurais rendus partageables en pratique en les convertissant dans un format ouvert. Par exemple, si je récupérais un pdf dans le domaine public disponible uniquement sur Scribd, si j’encodais en ogg une chanson sous LAL disponible uniquement en mp3, ou si j’encodais en WebM une vidéo sous Creative Commons disponible uniquement en Flash, tous ces contenus pouvaient atterrir sur mon wiki. Le but était de créer un espace pour rassembler tout ça.
J’ai commencé par créer une page dédiée à la vidéo, parce qu’il faut avouer que si encoder du mp3 en ogg est une activité plutôt frustrante, récupérer un mp4(H264+AAC) dans un bidule en flash pour le réencoder en WebM(VP8+Vorbis), en essayant de trouver le paramétrage optimal pour obtenir le meilleur rapport qualité/poids est une activité passionnante. Je trouve.
Pas vous ? Ah bon.

Bref, j’ai commencé par lister les vidéos que j’avais déjà eu l’occasion d’encoder : des conférences sous CC-BY-NC-ND, un tutoriel sous CC-BY-NC-SA, et quelques vidéos purement artistiques trouvées sur vimeo.

Parmi ces dernières se trouvaient trois vidéos de grande qualité sous CC-BY-NC-ND. J’ai d’ailleurs dû bidouiller pas mal les paramètres de ffmpeg pour perdre le moins de qualité d’image possible.
Je me suis assez vite rendu compte que ces vidéos possédaient des défauts que, dans le monde de l’encodage, il est de bon ton de rectifier avant publication. Les trois vidéos avaient des bandes noires « cinéma » en haut et en bas, et l’une d’entre elles avait des sous-titres incrustés (hardsubs) dans la bande du bas.
J’ai donc appliqué les « bonnes pratiques » de l’encodage qu’on applique déjà dans le monde du warez (sauf que là, il ne s’agissait pas de warez, mais de culture partageable), et ai rogné ces bandes noires, et recopié à la main les hardsubs dans un fichier SRT synchronisé. Je me suis même payé le petit luxe de rassembler les pistes dans un fichier MKV(VP8+Vorbis) (le conteneur WebM ne gère pas les pistes de sous-titres).

Je suis resté quelque temps devant mon résultat, plutôt satisfait de ce que j’avais réussi à obtenir, avant qu’une question commence à me hanter… Les licences de ces vidéos contenaient une clause « ND », interdisant les œuvres dérivées…

Je m’étais déjà posé la question de la légalité de l’encodage d’un fichier sous clause ND, et, une œuvre dérivée se définissant comme une transformation, une modification ou une adaptation qui constitue par elle même une œuvre de l’esprit originale susceptible d’être protégée par le droit d’auteur, j’étais à peu près sûr que l’encodage d’une vidéo ne constituais pas une œuvre dérivée, mais entrait plutôt dans la définition d’une transformation purement mécanique.
D’autant plus qu’il me paraît totalement absurde d’autoriser le partage d’une œuvre tout en interdisant qu’on la rende interopérable.

Cependant j’avais un doute en ce qui concerne le rognage et la transformation de hardsubs en softsubs. J’avais le choix entre demander conseil à un homme de loi et demander son avis à l’artiste lui-même. Sachant que l’interprétation de la chose pouvait différer selon les individus, il m’a paru plus sage de poser la question à l’artiste.

Petit problème cependant : j’avais déjà encodé les vidéos. Ce n’est pas très honnête de demander la permission de faire quelque chose après l’avoir fait… Mais d’un autre côté, si je supprimais les liens de ma page de wiki, c’eût été mentir à mon interlocuteur (qui aurait d’ailleurs pu voir dans l’historique que j’avais déjà encodé les vidéos). Je choisissais donc de laisser la page telle quelle. Ainsi, mon interlocuteur aurait pu voir par lui-même le produit final et me dire ce qu’il en pensait.

De plus, me mettre hors-la-loi ne me dérangeait pas : ce dont je voulais m’assurer, c’est que les visiteurs de ma page de wiki ne se retrouvent pas dans l’illégalité malgré eux.

(Note : je précise que sur la page de wiki se trouvaient : le fichier MP4 d’origine, le fichier WebM sans filtre, le fichier WebM sans bandes noires et le fichier MKV avec sous-titres intégrés, avec à chaque fois un descriptif des paramètres d’encodage utilisés : si un encodeur plus expérimenté voulait faire mieux, il avait toutes les données nécessaires : une vrai démarche « open source » :) )

J’ai donc contacté l’auteur via l’interface de contact de vimeo (oui, j’ai un compte vimeo, je m’en sers pour récupérer certaines vidéos). Je pensais que s’il était partisan du partage de ses œuvres (comme le laissait penser la licence CC), il m’accorderait le droit de retirer les bandes noires lors de mon encodage.
Perdu.

L’auteur fut très choqué par ma demande. Il me demanda de retirer immédiatement ces vidéos de mon wiki : il voulait en contrôler la diffusion (j’en déduisais donc que ces vidéos, contrairement à ce que la licence indiquait, n’étaient pas partageables). Il souligna que le fait d’appliquer un filtre à une vidéo (le fait de retirer les bandes noires, donc) était un énorme sacrilège au respect de l’œuvre (j’en déduisais que la clause ND interdisait donc ce type de transformation lors d’un encodage).
Il ajouta qu’il n’appréciait pas que ses vidéos soient soumises à de tels traitements (notamment le fait d’en dégrader la qualité). J’en déduisais que…euh…là j’ai pas bien compris, en fait. Vimeo dégrade lui-même la qualité en réencodant les vidéos qu’on lui envoie en MP4 HD et en MP4 SD pour le streaming. Mais bref, ne nous torturons pas les neurones avec ça, ce n’est pas important.
Enfin, il précisa que si la diffusion centralisée de son travail via vimeo est importante, c’est parce que les statistiques de visionnage de ses œuvres sont importantes dans le cadre de son travail (on peut imaginer qu’il est payé sur cette base, ou que cela lui permet de trouver plus facilement des collaborateurs). Par contre je ne sais pas si quand on lit une vidéo en bypassant le lecteur flash (via un addon ou un script greasemonkey, par exemple), c’est comptabilisé dans les statistiques de vimeo.

Première chose que j’ai faite : supprimer les vidéos et les sous-titres de mon wiki, et mettre un texte explicatif disant que les vidéos supprimées n’étaient en fait pas partageables, et qu’il ne fallait pas se fier à la licence.

Deuxième chose que j’ai faite : avertir l’auteur qu’il avait fait une erreur en choisissant ces licences, et qu’il lui fallait absolument repasser sous un copyright classique et bien préciser que la vidéo n’est pas partageable, sans quoi d’autres risqueraient de faire la même erreur que moi.

Ce qu’il fit, avant de me répondre par un nouveau message, dans lequel il déclarait que l’art pouvait être gratuit, mais pas modifié à seul but de diffusion.
Je trouve cette déclaration très intéressante, parce qu’elle met en lumière une opposition entre deux modèles éthiques et économiques caractéristique de la façon dont nous considérons l’art, et l’information en général, dans le monde numérique au 21ème siècle. Il y a d’un côté les partisans du gratuit, de l’autre les partisans du partageable. Le premier possède des valeurs éthiques faibles, mais un modèle économique fort. Le second possède des valeurs éthiques fortes, mais un modèle économique faible. Et force est de constater que, paradoxalement, le premier modèle marche bien mieux auprès du public que le second. (*)
Mais je ne vais pas faire tout un discours là-dessus, je tenais juste à pointer du doigt ce détail, parce qu’il me semble qu’il serait intéressant de le creuser.

(*) Je viens de me rendre compte d’un truc avant publication : on peut utiliser ça comme un critère de différenciation plutôt fiable entre le véritable pirate et le kévin Michu wawamaniaque. Le kévin Michu aura tendance à se réjouir le jour ou un contenu propriétaire payant devient un contenu propriétaire gratuit, alors que le véritable pirate ne verra pas de changement, car il sait que seul compte le droit de partager.

Mon interlocuteur précisa qu’une œuvre modifiée était une nouvelle œuvre. Je ne sais pas s’il parlait du fait de retirer les bandes noires ou du simple encodage.

Il termina en me rappelant de toujours contacter l’auteur avant de faire quoi que ce soit.
Sur ce point là je ne peux que l’approuver. J’ai merdé.

De cette mésaventure, j’ai appris deux choses importantes. Nal, ouvre grand tes hublots. Les autres aussi.

1. Une licence partageable ne reflète pas forcément la volonté de l’auteur

Ne vous méprenez pas sur le titre, il est là pour provoquer, comme d’hab’. Je ne fais bien sûr aucun procès d’intention à l’auteur à qui j’ai eu affaire : il peut avoir eu des tas de raisons de mal choisir sa licence. Peut-être que son doigt a glissé en sélectionnant sa licence, peut-être qu’il a mal compris ce que signifiait la licence CC-BY-NC-ND, peut-être qu’il a été trompé par quelqu’un qui lui a présenté cette licence comme représentative d’une valeur de gratuité, et non d’une valeur de partage…

En tout cas son dernier message, où il me remerciait d’avoir soulevé la question, laisse penser qu’il était plus dans l’erreur que dans la malveillance.

Toujours est-il qu’on touche ici du doigt un problème important. Les licences partageables peuvent être mal utilisées, et sont parfois (souvent ?) mal utilisées.

Un auteur peut parfois ignorer totalement les conséquences du choix de sa licence : vous remarquerez par ailleurs qu’à l’heure actuelle, aucune plateforme de promotion d’œuvres culturelles partageables n’utilise de sous-réseau de diffusion totalement décentralisé. C’est soit du direct download, soit du bittorrent non fédéré (limité à 1 tracker, pas de DHT…), (cf. Jamendo, Vodo, freetorrent…), bref, du Minitel. Techniquement, on est bien dans un modèle de gratuité, et non de partage. Edit: Vodo autorise bien la DHT sur ses torrents. Et même s’ils prennent toujours soin de ne mettre que leur tracker dans les torrents qu’ils publient sur leur site, les responsables de Vodo copient eux-mêmes leurs torrents chez d’autres annuaires bittorrent comme The Pirate Bay et Isohunt (et là, bien sûr, plusieurs trackers sont disponibles). Très bon point pour Vodo.

Attention je ne parle pas là des artistes opportunistes. Les artistes qui utilisent les licences partageables par pur opportunisme peuvent être un vrai problème pour la culture partageable, c’est vrai. Je connais plein de libristes qui dépriment en voyant tous ces « artistes jamendo » sortir un album démo sous Creative Commons afin de se faire connaître et d’exhiber leurs statistiques au nez des « professionnels », puis rejoindre la première grosse major venue dès qu’ils en ont l’occasion, et sortir ensuite plein d’albums sous copyright classique.

Non, là je parle des auteurs qui à priori aiment bien les licences partageables mais qui en ont une interprétation inattendue, considérant que la clause ND s’applique à toute modification, fût-elle mécanique, ou bien que la clause NC ne permet pas de mentionner une œuvre sur un blog doté d’un bouton Flattr (par exemple).

C’est pourquoi je préconise :

Ces conseils sont applicables à tous les cas où l’engagement de l’auteur dans la culture partageable n’est pas flagrant (n’allez pas envoyer des mails à Ton Roosendaal et à Nina Paley pour savoir si vous pouvez partager Elephants Dream et Copying is not Theft…). Il est recommandé de les appliquer lorsque l’auteur s’appuie sur une plateforme qui mélange licences partageables et licences propriétaires (Vimeo, Bandcamp, Myspace, Soundcloud…) : ces plateformes sont connues pour mettre en avant les licences Creative Commons comme argument publicitaire, en reniant totalement les valeurs que celles-ci sont censées véhiculer.

2. La culture partageable non-modifiable ne vaut rien

Ouais, encore un gros titre provocateur bien poilu. Et totalement assumé.

Et encore, ça aurait pu être pire, j’ai pensé écrire : « La culture non-modifiable n’est pas partageable. ». Mais ça n’aurait pas été tout à fait exact.

En fait, quand je dis non-modifiable, ici, je ne parle pas vraiment de la clause ND, mais plutôt de l’interprétation que les auteurs en font, ou plutôt peuvent en faire.
Laissons tout de suite de côté les histoires de formats : quand un auteur refuse que son travail (sous licence partageable avec clause ND) soit converti/encodé dans un format ouvert, il est idiot et son travail ne mérite pas d’être partagé. Il est évident que dans ce cas, on ne peut pas considérer objectivement l’œuvre comme partageable : une œuvre n’est pas partageable si seulement certaines personnes peuvent la lire.
Concentrons-nous plutôt sur les cas qui prêtent à confusion, comme le fait d’appliquer les bonnes pratiques du warez (rognage des bandes noires, softsubs…) à un travail partageable doté d’un clause ND. Si le droit d’encoder une œuvre est parfaitement fondé, l’interopérabilité étant une condition nécessaire au partage comme je viens de l’évoquer, le droit de « nettoyer » une œuvre ne se fonde sur aucune nécessité objective.
Pourtant, la nécessité de ne partager que des fichiers « propres » est une constante dans le monde du warez, pour ne pas dire dans le monde du partageable en général.

L’individu qui souhaite partager un fichier, que ce soit légalement ou illégalement, sera révulsé à la perspective de partager une vidéo au son décalé, contenant des hardsubs, des bandes noires ou de l’entrelacement, ou de partager un album de musique compressé dans une archive, aux fichiers mal taggués, au gain non normalisé ou bien entièrement nommé et taggué dans un jeu de caractères Windows-1251…(*)
Exactement comme un développeur serait horrifié à l’idée de partager un code source non-modifiable (comme celui de NASA World Wind, ou un autre logiciel opensource non-libre) s’il se rendait compte que celui-ci a été écrit par un Pierre Tramo ayant des pieds à la place des mains.

(*) J’espère que vous avez votre dose d’horreur pour Halloween :P

Je sais qu’il y en a ici qui pensent que je m’exprime en tant que pirate ; je tiens à les rassurer : quand je parle de culture partageable, en général, c’est dans le respect du copyright et de la volonté des auteurs. Loin de moi l’idée de pousser qui que ce soit à violer des clauses ND, ce n’est pas du tout le propos que je veux tenir ici.
Je tiens à préciser aussi que je ne parle pas ici de philosophie, uniquement de technique.

Le propos que je tiens est le suivant : une culture où on ne peut pas modifier un minimum les fichiers, les formats et les métadonnées des œuvres pour les rendre suffisamment présentables dans le but de les partager est une culture qui ne vaut rien. Tout simplement parce qu’on n’est jamais à l’abri d’un auteur qui tagguera ses albums n’importe comment, n’autorisera leur diffusion que sous forme d’archive ou bien utilisera un format de fichier vidéo merdique.

Désormais, l’attitude que j’adopte et que je préconise face à un auteur rigide sur la clause ND est une attitude à la Linus Torvalds. De même que Linus Torvalds dirait à un contributeur : « Ok, ton code fait de bons trucs, mais il est dégueulasse ? Nettoie-le, sinon je ne l’intégrerai pas dans le kernel. », il faudrait dire à un auteur : « Ok, ton œuvre est sympa, mais le fichier est malpropre ? Donne-moi la possibilité d’en faire un truc qu’on peut partager sans rougir, sinon je ne le partagerai pas. ».

Bonus : « Et la clause NC ? », me diriez-vous… « Est-elle un obstacle au partage ? »
Je n’en sais rien. Pour assurer la résilience des gros fichiers, quand je ne peux pas héberger chez moi, il m’arrive de passer par des services minitel comme Mirorii ou Multiupload, qui eux font appel à des plateformes commerciales. Je ne sais pas qui est dans l’illégalité quand on met un fichier sous CC-BY-NC sur Mirorii. L’internaute uploadeur ? L’uploadeur intermédiaire (Mirorii) ? Les plateformes commerciales elles-mêmes ? Le downloadeur ?

Épilogue

La troisième chose que j’ai faite, après ma mésaventure, a été de contacter les autres intéressés. Cette fois, je vais donner leurs noms.

Il y a d’abord le collectif Rezonance, un réseau professionnel d’échange qui organise des conférence en Suisse romande. Ce réseau est surtout connu pour avoir l’hypocrisie de proposer des conférences de Richard Stallman sous CC-BY-NC-ND au format flash+mp4, et bien sûr sans qu’aucun libriste ne s’en offusque . Un problème que j’avais déjà résolu en proposant ces conférences au format WebM sur freetorrent.fr (à l’époque j’avais encore de l’estime pour freetorrent). J’ai quand même contacté les responsables de Rezonance via Vimeo pour savoir ce qu’ils pensaient du fait que je réencode leurs vidéos, et ils se sont montrés plutôt bienveillants, me félicitant pour mon initiative et plaçant les vidéo des quatre conférences sur le revenu universel sous CC-BY-NC.

Ensuite vient aerodark, l’auteur du tutoriel « Débutez dans la 3D avec Blender », sur le Site du Zéro. J’avais encodé sa vidéo « Chapitre 3 – Prenons en main l’interface de Blender ! » en supposant que celle-ci était placée sous une licence compatible avec celle du tutoriel (c’est-à-dire CC-BY-NC-SA ou une licence moins restrictive), la vidéo étant incluse dans celui-ci. Bon, c’est pas vraiment que je considère cette vidéo comme une œuvre d’art exceptionnelle, ni que j’ai une super estime dans le Site du Zéro, dont les responsables et les contributeurs ont prouvé à de nombreuses reprises qu’ils n’en avaient rien à taper du libre et des formats ouverts (dans les actes, hein, dans le discours ils sont clean). J’espérais secouer un peu la cervelle d’aerodark en lui faisant prendre conscience qu’il y a des gens qui aimeraient accéder à des vidéos dans des formats ouverts, mais je me suis un peu merdé. Bof.

Enfin, il y a Jonathan Musset, réalisateur. Il n’a pas encore répondu à mon message, donc je vous laisse juger du bonhomme en allant sur son blog : http://www.jonathanmusset.com/ , dont je recopie ici l’en-tête parce qu’il est parlant :

We are living a very exciting moment. Digital revolution is in march, the internet is changing everything, the open source way of thinking is also making the revolution possible… This blog is about all that stuff : independent filmmaking, DSLR cinema, new amazing DSLR techniques, film production processes, directing, cinematography, editing, low budget filmmaking, the openness and the innovation of free software spirit in the filmmaking world… @jomusset

Pour ceux qui savent pô, DSLR signifie « Digital Single-Lens Reflex ». En grolfrançais : « appareil photographique reflex numérique« .

Voilà, Nal, c’est la fin de mon histoire. :) Tu peux la mettre sous la licence que tu veux : WTFPL, LPRAB, Public Domain, Domaine Public, Unlicense, Beerware, LRL, CC0, Licence fais pas chier… de toute façon c’est publié sous anonymat.


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